vendredi 13 avril 2018

ETUDE RECHERCHEAnalyse de la mortalité et des causes de décès par secteur d’activité de 1976 à 2005.

Travail et santé
invs.santepubliquefrance.fr* Publié le 12/04/2018

Programme Cosmop : surveillance de la mortalité par cause selon l’activité professionnelle

Analyse de la mortalité et des causes de décès par secteur d’activité de 1976 à 2005.
Auteur(s) :
Geoffroy-Perez B, Fouquet A, Rabet G, Julliard S
Editeur(s) :
Santé publique France
Citation suggérée :
Programme Cosmop : surveillance de la mortalité par cause selon l’activité professionnelle. Analyse de la mortalité et des causes de décès par secteur d’activité de 1976 à 2005. Saint-Maurice : Santé publique France, 2018. 49 p.

RÉSUMÉ :
Le programme de surveillance Cosmop a pour objectif principal de décrire de façon systématique et régulière, à l’échelle de la population française, la répartition des décès pour différentes causes, selon des caractéristiques professionnelles.
Ce rapport dresse un bilan de l’exploitation des informations du Panel DADS de l’Insee, échantillon longitudinal représentatif de salariés en France, apparié aux causes médicales de décès du CépiDc de l’Inserm.
Les résultats présentés illustrent la grande variété des indicateurs qu’il est possible de produire à partir de ces sources en fonction des questions posées. Ces indicateurs permettent de disposer d’une image représentative des situations professionnelles couvertes par le champ de la déclaration annuelle des données sociales à l'échelle nationale et d’apporter des éléments d’argumentation en cas de d’émergence de signaux sanitaires à l’échelle d’une population réduite d’actifs.
La mise à jour régulière de ce type de base de données et leur exploitation périodique permettra d’étudier l’évolution de la mortalité en relation avec l’activité professionnelle sur  les périodes plus récentes, de détecter des modifications des caractéristiques épidémiologiques en population, et d’objectiver ainsi des situations les plus à risque afin de guider  la décision pour la mise en oeuvre de mesures préventives.

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Rapport  [pdf - 838,59 Ko]


extraits

6.2.2.4 Mortalité prématurée (< 65 ans) par causes externes selon le secteur d’activité
L’analyse de la mortalité relative pour les « causes externes » a été réalisée en fonction de l’exposition courante qui considère un individu exposé à un secteur d’activité s'il a effectivement travaillé dans le secteur d'intérêt au cours de l’année d’étude. Les résultats sont présentés dans le tableau 8 pour les accidents de transport, les chutes accidentelles et
les suicides.
On observe ainsi un risque accru de décès par accident de transport (RR=1,28) et par chute (RR=1,88) chez les salariés du secteur de la construction. On observe par ailleurs un excès de risque de décès par accident de transport dans le secteur des transports terrestres (RR=1,49) et dans celui du commerce et de la réparation automobile (RR=1,44). Les excès de risque de suicide sont observés dans le secteur de la santé et de l’action sociale (RR=1,37), le secteur de l’administration publique (RR=1,22) et celui des services fournis principalement aux entreprises (RR=1,19).




"6.3.3.4 Taux de mortalité par suicide
Ce type d’analyse avait également permis de faire un premier état des lieux sur la mortalité  par suicide en fonction de l’activité professionnelle en France [21]. Les taux de mortalité par suicide (standardisés sur l’âge) ont été calculés chaque année de 1976 à 2002 selon le secteur d’activité de l’employeur et la catégorie socioprofessionnelle du salarié, chez les
hommes entre 15 et 64 ans.
Sur la période 1976-2002, le taux standardisé de mortalité par suicide était estimé à 25,1/100 000 (contre 33,4/100 000 en population générale), sans évolution notable au cours du temps. En revanche, les taux de mortalité différaient sensiblement selon les secteurs d’activité. Le secteur de la santé et de l’action sociale présentait le taux de mortalité par
suicide le plus élevé (34,3/100 000) puis venaient ensuite les secteurs de l’administration publique (en dehors de la fonction publique d’État) (29,8/100 000), de la construction (27,3/100 000) et de l’immobilier (26,7/100 000). L’analyse par catégorie socioprofessionnelle montrait des taux de mortalité près de trois fois plus élevés chez les employés et surtout chez les ouvriers par rapport aux cadres.


références bibliographiques sur le sujet
14 Cohidon C, Santin G, Geoffroy-Perez B, Imbernon E. Suicide and occupation in France. Rev Epidemiol Sante Publique. 2010 Apr ; 58(2):139-50.

21 Cohidon C, Geoffroy-Perez B, Fouquet A, Le Naour C, Goldberg M, Imbernon E.  Suicide et activité professionnelle en France : premières exploitations de données disponibles. Saint-Maurice (Fra) : Institut de veille sanitaire, avril 2010, 8 p.  http://invs.santepubliquefrance.fr/content/download/2322/9412/version/1/file/rapport_suicide_activite_pro
fessionnelle_france.pdf


http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Travail-et-sante/COSMOP-surveillance-de-la-mortalite-selon-l-activite-professionnelle/Premiers-resultats

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