6 avr. 2023 #psychiatrie #santémentale #dépression Retrouvez la présentation du Dr Luc Pailloux lors d'une séance de bibliographie dans le service universitaire de psychiatrie du Pr Christophe Lançon @aphm . #psychiatrie #santémentale #dépression #sommeil #insomnies #suicideprevention
vendredi 14 avril 2023
Insomnie et conduites suicidaires dans la dépression - Dr Luc Pailloux La Psychiatrie du Soleil
6 avr. 2023 #psychiatrie #santémentale #dépression Retrouvez la présentation du Dr Luc Pailloux lors d'une séance de bibliographie dans le service universitaire de psychiatrie du Pr Christophe Lançon @aphm . #psychiatrie #santémentale #dépression #sommeil #insomnies #suicideprevention
jeudi 23 mars 2023
MàJ ETUDE RECHERCHE Quand les rêves annoncent la crise suicidaire
Des rêves altérés, présages d’une crise suicidaire
Sandrine Cabut
21/03/23 https://www.lemonde.fr/*
C’est peut-être un nouvel outil pour aider à prédire les risques suicidaires, et ainsi réduire le fardeau des décès volontaires qui, bien qu’en baisse, concernent environ 700 000 personnes par an dans le monde. Des travaux récents d’une équipe française montrent en effet qu’on retrouve une altération des rêves chez 80 % des personnes hospitalisées pour crise suicidaire (définie par des idées suicidaires ou par une tentative de suicide), avec une progressivité dans les mois qui la précèdent.
Le psychiatre et spécialiste du sommeil Pierre Geoffroy (hôpital Bichat-Claude-Bernard, AP-HP, GHU Paris) et ses collègues ont interrogé sur leurs nuits quarante personnes hospitalisées dans une unité de post-urgence psychiatrique pour crise suicidaire, rapportent-ils dans l’édition de janvier-février 2023 du Journal of Clinical Psychiatry.
. Les chercheurs se sont en particulier intéressés à trois types d’« événement » : les mauvais rêves (contenu désagréable), les cauchemars (mauvais rêves qui réveillent) et les cauchemars avec un scénario suicidaire. Résultats : parmi les 31 femmes et 9 hommes étudiés, âgés en moyenne de 29 ans, seulement 8 (20 %) n’avaient pas eu d’altération de leurs rêves avant la crise suicidaire. Et parmi les 32 évoquant des rêves altérés, soit 80 % de l’effectif, ils sont 27 (67,5 %) à avoir dit qu’ils avaient eu des mauvais rêves, 21 (52,5 %) des cauchemars et 9 (22,5 %) des cauchemars avec scénario suicidaire. Environ un sur six (17,5 %) avait eu les trois types d’altération du contenu des rêves.
Les deux groupes – sans ou avec rêves altérés – étaient comparables en matière d’âge, de sexe, d’activité physique, de conditions socio-économiques, précisent Pierre Geoffroy et ses collègues. Par ailleurs, la majorité des patients souffraient de troubles anxieux ou de dépression, et d’un sommeil de mauvaise qualité – voire de véritables insomnies pour 60 % d’entre eux.
Un repérage utile
Si des liens entre cauchemars et tentatives de suicide ont déjà été suggérés par plusieurs études, l’originalité des travaux publiés dans The Journal of Clinical Psychiatry est d’avoir examiné la trajectoire de l’altération des rêves. Les chercheurs français constatent ainsi que les mauvais rêves apparaissent en moyenne cent onze jours avant la crise suicidaire, les cauchemars quatre-vingt-sept jours avant, et les scénarios suicidaires rêvés quarante-cinq jours avant. Cette progression, avec jusqu’à trois étapes, qui commence donc près de quatre mois avant la crise conduisant à l’hospitalisation, devrait servir de signal d’alarme pour les principaux intéressés et leur médecin, estime le professeur Geoffroy. « Bien sûr, des mauvais rêves ou des cauchemars ne sont pas pathologiques en soi, rappelle-t-il. C’est leur apparition et leur répétition dans un contexte de dépression qui doit alerter, et plus encore l’intensité du vécu dans ces rêves altérés et leurs répercussions dans la journée. Certains de ces patients se sentent littéralement acculés par leurs scénarios suicidaires. »
Pour ce spécialiste, la prochaine étape pourrait être de reconnaître les altérations des rêves comme facteur de risque suicidaire, et les rechercher systématiquement à l’interrogatoire de ces patients. Un repérage d’autant plus utile qu’il existe des thérapies pour lutter contre les cauchemars. « Restaurer un sommeil de meilleure qualité peut aider à apaiser les angoisses diurnes et donc réduire les risques de passage à l’acte » , souligne Pierre Geoffroy.
Reste aussi à comprendre quels mécanismes intimes relient les mauvais rêves et les crises suicidaires. L’une des principales hypothèses évoquées par les auteurs de l’article est la continuité entre les réactions émotionnelles dans les rêves et à l’état d’éveil. Selon eux, les cauchemars pourraient résulter d’ « une défaillance de la fonction régulatrice de l’humeur des rêves » , en lien avec une hyperactivité de l’amygdale cérébrale et un dysfonctionnement des voies de régulation au niveau frontal. Ces deux zones du cerveau sont impliquées dans des affections psychiatriques comme la dépression et la schizophrénie, écrivent-ils.
« C’est une publication importante, qui conforte nos impressions cliniques et met l’accent sur la progressivité des mauvais rêves avant une crise suicidaire » , commente le docteur Edouard Leaune, praticien hospitalier au CHU de Lyon, qui n’a pas participé à l’étude. En suicidologie, on sait que le sommeil de façon générale est un indicateur, poursuit le psychiatre, mais prédire le risque suicidaire et évaluer le degré d’urgence selon lequel il faudrait intervenir reste complexe. « C’est avec ce type de travaux que l’on deviendra de plus en plus fins dans la prévention » , espère-t-il.
Aussi paru dans 21 mars 2023 - https://www.lemonde.fr/sciences/article/2023/03/21/quand-des-reves-alteres-annoncent-une-crise-suicidaire_6166412_1650684.html
***
Quand les rêves annoncent la crise suicidaire
Publié le 30 novembre 2022 https://www.ghu-paris.fr/fr
Les équipes du Centre ChronoS révèlent dans une étude publiée dans le Journal Of Clinical Psychiatry que l'altération des rêves pourrait permettre de prédire une crise suicidaire. 80% des individus altèrent leurs rêves dans les mois précédents une crise suicidaire !
Il existe une chronologie et progression de cette altération du contenu onirique : Mauvais rêves (4 mois avant crise suicidaire) —> cauchemars (3 mois avant) —> scénario suicidaire (1,5 mois avant)
Utilité de distinguer les mauvais rêves (rêves dysphoriques) des cauchemars (mauvais rêves qui réveillent le dormeur) et d’identifier la présence éventuelle du scénario suicidaire dans les rêves.
Actuellement les altérations du sommeil ne font pas partie des facteurs de risque recherchés dans la crise suicidaire, interroger les rêves et leur altération récente est à la fois très simple à réaliser en pratique clinique et représente un signal d’alerte important de la crise suicidaire.
Lien de la publication (en anglais) : https://www.psychiatrist.com/news/nightmare-timing-content-may-help-predict-suicide/
Centre CHRONOS Psychiatrie, chronobiologie & Sommeil - Secteur 75G22 - 18e arrondissement
Médecin responsable : Pr Pierre A. Geoffroy Psychiatre : Dr Julia Maruani
https://www.ghu-paris.fr/fr/publications/quand-les-reves-annoncent-la-crise-suicidaire
ARTICLE SUR LE SUJET :
Cauchemars et risque suicidaire écouter (3min)
C'est ma santé Martin Ducret et Géraldine Zamansky Le samedi à 7h21, 9h21 et 11h21
https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-ma-sante/cauchemars-et-risque-suicidaire_5584935.html
Martin Ducret, médecin et journaliste au "Quotidien du Médecin", détaille aujourd'hui une étude française récente sur la relation entre cauchemars et tentative de suicide. Une étude qui porte sur les rêves et cauchemars de patients très dépressifs.
Article rédigé par
Martin Ducret - franceinfo
Radio France
Publié le 22/01/2023 Temps de lecture : 2 min.
Selon une étude française récente, 80% des patients très dépressifs, interrogés dans cette étude, faisaient dans les quatre mois précédant leur tentative de suicide, d’abord des cauchemars, puis des rêves avec un scénario suicidaire. (Illustration) (DAVID WALL / MOMENT RF / GETTY IMAGES)
Et si l’analyse des rêves pouvait prédire une tentative de suicide ? C’est ce que suggère une étude française pilotée par le Professeur Pierre Geoffroy, psychiatre et médecin du sommeil à l'hôpital Bichat et au Centre ChronoS à Paris, qui a analysé la survenue de cauchemars chez des patients souffrant de dépression. Le suicide, actuellement dans le monde, fait plus de morts que les guerres, le VIH ou les meurtres.
Expliquez-nous précisément cette étude ?
Les auteurs de cette étude se sont demandé de quelle manière rêvent des patients très dépressifs, plusieurs mois avant qu’ils tentent de se suicider. Un peu à la manière de Sherlock Holmes, ils ont cherché à savoir si les cauchemars étaient des indices prédictifs d’une tentative de suicide.
Et la réponse est oui ! 80% des patients faisaient dans les quatre mois précédant leur tentative de suicide, d’abord des cauchemars, puis des rêves avec un scénario suicidaire, c’est-à-dire qu’ils rêvaient de comment ils allaient se suicider.
L’analyse des rêves s’avère donc un outil simple pour prédire une tentative de suicide ?
Oui, tout à fait. Le principal auteur de l’étude, le Pr Pierre Geoffroy, psychiatre à l’hôpital Bichat à Paris, m’a signalé “la difficulté à l’heure actuelle de prédire une tentative de suicide. L’étude des rêves est un outil facilement accessible. Il suffit simplement d’interroger les patients sur leur sommeil.”
Et quand on sait que le suicide fait plus de morts dans le monde que les guerres, le VIH ou les meurtres, particulièrement chez les jeunes, l’analyse des rêves pourrait surement sauver beaucoup de patients !
Au vu des résultats de cette étude, le contenu des rêves, et plus largement la qualité du sommeil, sont donc des marqueurs essentiels de notre état de santé ?
Oui, et pas seulement chez les personnes dépressives. D’ailleurs, j’essaye de poser systématiquement ces questions à mes patients : Etes-vous fatigué ? Dormez-vous bien ? Dormez-vous assez ? Je constate fréquemment que leur sommeil est négligé.
Et ce constat ne s’arrête pas aux portes de mon cabinet : le temps de sommeil moyen des Français est inférieur à 7 heures, et n’est pas toujours de bonne qualité. Un vrai problème de santé publique, sachant que le manque de sommeil augmente le risque de survenue d’un grand nombre de maladies.
Mais alors si on fait des cauchemars avec un scénario suicidaire, est-ce qu’on doit forcément aller voir un professionnel ?
Non, bien heureusement. Que les auditeurs se rassurent, faire des cauchemars de temps en temps, c’est tout à fait normal. Les rêves, bons ou mauvais, permettent de consolider notre mémoire, et de réguler nos émotions.
Ils sont une sorte de “thérapie nocturne” où l’on rejoue des scènes du quotidien, de manière surréaliste, pour se sentir mieux dans la vraie vie. Mais chez certaines personnes, la machine s’enraye, les cauchemars deviennent récurrents et la qualité du sommeil est altérée. C’est dans ce cas qu’il faut en parler à son médecin.
https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-ma-sante/cauchemars-et-risque-suicidaire_5584935.html
vendredi 10 mars 2023
ETUDE RECHERCHE Les marqueurs objectifs de sommeil comme facteurs de risque suicidaire : revue systématique et méta-analyse
P186 Les marqueurs objectifs de sommeil comme facteurs de risque suicidaire : revue systématique et méta-analyse
Alix Romier 1, ⁎
, Julia Maruani 1, Jorge Lopez-Castroman 2, Laura Palagini 3, Gianluca Serafini 4, Michel Lejoyeux 1, Marie-Pia D’Ortho 1, Pierre Geoffroy 1
Objectif
Confirmer les marqueurs objectifs de sommeil associés au risque suicidaire.
Méthodes
Nous avons réalisé une revue systématique et une méta-analyse des études scientifiques examinant le lien entre les marqueurs du sommeil et les comportements suicidaires en utilisant les bases de données PubMed, Cochrane Library et Web of Science. Les données d’actigraphie, de polysomnographie et d’électroencéphalographie nocturne étaient prises en compte.
Résultats
L’analyse qualitative a retenu 15 études originales, incluant 1179 participants (dont 939 avec un diagnostic de trouble psychiatrique), et 11 études ont été inclues dans la méta-analyse. Les comportements suicidaires actuels étaient associés à une diminution du temps total de sommeil (TTS) (différence moyenne standardisée, DMS = −0,35, [IC95 % : −0,66 à −0,04], p = 0,026, I2 = 39,8 %). L’évaluation des modérateurs potentiels de cette association montre que l’âge, le sexe et les scores de dépression n’ont pas d’effet. Aucune différence significative n’a été observée concernant la latence d’endormissement, l’efficacité du sommeil, la latence du sommeil paradoxal ou le pourcentage de sommeil paradoxal.
Conclusion
Parmi les marqueurs objectifs de sommeil étudiés, la diminution de la durée totale du sommeil apparaît comme le seul facteur prédictif significatif de suicide et peut être facilement utilisé en pratique clinique pour évaluer le risque suicidaire. Toute altération de la durée du sommeil habituelle devrait inviter les professionnels de santé à en rechercher la cause, et à proposer des interventions ciblées sur le sommeil pour prévenir le suicide.
mardi 13 avril 2021
ETUDE RECHERCHE USA : associations entre l'insomnie et les idées suicidaires, les tentatives de suicide et la psychopathologie de la schizophrénie
Selon une étude, l’insomnie pourrait augmenter les pensées suicidaires chez les schizophrènes – Science News.co.uk
Une nouvelle étude confirme l’existence d’un lien entre l’insomnie et l’augmentation des pensées ou des actes suicidaires ainsi que l’augmentation de l’anxiété et de la dépression chez les patients atteints de schizophrénie. Cette déclaration, publiée sur le site Web de l’université d’Augusta, suggère que le fait de surveiller la façon dont les patients schizophrènes dorment et d’intervenir lorsque leur sommeil est mauvais ou perturbé est très important pour leur santé mentale.
Comme le
rapporte Brian Miller, psychiatre spécialisé dans la schizophrénie au
Medical College of Georgia, une branche de cette université, un niveau
important d’insomnie peut accroître le risque de suicide chez les
patients schizophrènes. Cela signifie que si un schizophrène tacite
connaît des changements dans ses habitudes de sommeil, essentiellement
des insomnies, il est temps de faire quelque chose pour prévenir
d’éventuelles actions suicidaires.
Les chercheurs, qui ont publié
leur étude dans le Journal of Clinical Psychiatry, ont analysé les
données de 1494 sujets diagnostiqués schizophrènes, données concernant
principalement leurs pensées suicidaires et les tentatives faites ainsi
que le niveau de sévérité de leur maladie et le lien de ces conditions
avec l’insomnie.
Environ la moitié des sujets ont déclaré avoir des problèmes
d’interruption du sommeil ou des difficultés à s’endormir. Vingt-sept
pour cent des personnes interrogées ont déclaré souffrir d’une
« insomnie terminale », un type d’insomnie qui consiste à se réveiller
trop tôt et à ne pas pouvoir se rendormir.
Ils ont constaté que,
outre le fait que l’insomnie est un symptôme assez courant chez les
patients schizophrènes, le fait de se réveiller trop tôt pouvait être
lié à un plus grand nombre de pensées suicidaires, tandis que le fait
d’avoir des difficultés à s’endormir puis à rester endormi (donc de ne
pas se réveiller trop tôt) était lié à une probabilité plus élevée de
suicide au cours des six mois précédents.
Ils ont également constaté que le fait de se réveiller trop tôt
pouvait être lié à un niveau plus sévère de schizophrénie, avec des
symptômes plus graves, notamment la dépression et l’anxiété.
Selon
Miller lui-même, les perturbations des rythmes circadiens, dont on sait
qu’elles sont fréquentes chez les schizophrènes, sont probablement à
l’origine des troubles du sommeil des patients schizophrènes. Un état
d’excitation chez les patients qui entendent des voix ou qui sont
particulièrement paranoïaques pourrait également provoquer des troubles
du sommeil chez les schizophrènes : « Si vous entendez des voix qui
disent constamment des choses horribles et négatives, qui vous grondent,
qui interfèrent avec vos pensées et vos activités, il peut être
difficile de s’endormir », explique le chercheur.
Source https://metamag.fr/selon-une-etude-linsomnie-pourrait-augmenter-les-pensees-suicidaires-chez-les-schizophrenes-science-news-co-uk/
***
En savoir plus sur l'étude https://jagwire.augusta.edu/insomnia-associated-with-more-suicidal-thoughts-worse-disease-symptoms-in-schizophrenia/
Insomnia, Suicidal Ideation, and Suicide Attempts in the Clinical Antipsychotic Trials of Intervention Effectiveness
ABSTRACT
Objective: Insomnia occurs frequently in the clinical course of schizophrenia. There is a robust association between insomnia and suicide in other psychiatric disorders. Several previous studies found associations between insomnia and suicidal ideation, suicide attempt, and psychopathology in schizophrenia. We explored these associations in a cross-sectional study of a large sample of patients with schizophrenia.
Methods: In February 2020, we investigated relationships between current insomnia, suicidal ideation over the past 2 weeks, suicide attempt in the past 6 months (assessed by either the Calgary Depression Scale for Schizophrenia or self-report), and current psychopathology for subjects with baseline data from the Clinical Antipsychotic Trials of Intervention Effectiveness (DSM-IV schizophrenia trial conducted 2001–2004) using regression models.
Results: After controlling for multiple potential confounding factors, terminal insomnia was associated with significant, 2.7-fold increased odds of current suicidal ideation (OR = 2.7, 95% CI = 2.0–3.6, P < .001). Initial/middle insomnia was associated with a significant, 5.5-fold increased odds of suicide attempt in the past 6 months (OR = 5.5, 95% CI = 1.4–21.1, P = .013). Terminal insomnia was also a significant indicator of higher Positive and Negative Syndrome Scale total (β = 0.12, P < .001), positive subscale (β = 0.11, P < .001), and general psychopathology subscale (β = 0.14, P < .001) scores. There were no other significant associations between insomnia, suicidal thinking or behavior, and psychopathology.
Conclusions: Insomnia is associated with suicidal ideation, recent suicide attempt, and greater psychopathology in schizophrenia. Findings provide additional evidence that formal assessment of insomnia is relevant to the clinical care of patients with schizophrenia as an indicator of suicidal ideation and behavior, as well as symptom severity.
Trial Registration: ClinicalTrials.gov identifier: NCT00014001
J Clin Psychiatry 2021;82(3):20m13338
To cite: Miller BJ, McEvoy JP, McCall WV. Insomnia,
suicidal ideation, and suicide attempts in the Clinical Antipsychotic
Trials of Intervention Effectiveness. J Clin Psychiatry. 2021;82(3):20m13338.
To share: https://doi.org/10.4088/JCP.20m13338
© Copyright 2021 Physicians Postgraduate Press, Inc.
aDepartment of Psychiatry and Health Behavior, Medical College of Georgia, Augusta University, Augusta, Georgia
*Corresponding author: Brian J. Miller, MD, PhD, MPH,
Department of Psychiatry and Health Behavior, Augusta University, 997
Saint Sebastian Way, Augusta, GA 30912 (brmiller@augusta.edu).
vendredi 15 janvier 2021
MANIFESTATION Congrès de l'Encéphale 2021 Programme à la demande de l'Encéphale 2021 VIDEO A LA DEMANDE Tu dors ? 20/01/2021
Tu dors ?
Mercredi 20 Janvier 2021
Programme à la demande de l'Encéphale 2021
Tu dors ? Une conférence sur le sommeil et la santé mentale - Teaser
publié le jeudi 14 janvier 2021
"Nous connaissons l’impact qu’a le sommeil sur l’équilibre des humeurs, la balance énergétique, comment il participe aux processus de mémorisation, mais aussi la manière dont il affecte la santé mentale. Pierre A. Geoffroy présente cette session du congrès de l'Encéphale 2021 dédiée au sommeil qui s’intéressera en particulier à l’enfant et l’adolescent ainsi qu’aux patients suicidaires."
En savoir plus : https://www.encephale.com/Congres/Congres-de-l-Encephale-2021/Programme-a-la-demande-de-l-Encephale-2021/Tu-dors
Présidentes : Dalila BENMESSAOUD, Carmen SCHRÖDER
Conférencières : Dalila BENMESSAOUD, Julie ROLLING, Carmen SCHRÖDER
Conférenciers : Pierre-Alexis GEOFFROY, Jorge LOPEZ-CASTROMAN
00:00 • Dalila BENMESSAOUD
Introduction
00:00 • Julie ROLLING
Dette de sommeil chez l’enfant et l’adolescent : la goutte d’eau qui fait déborder le vase ?
00:00 • Pierre-Alexis GEOFFROY
Le sommeil peut-il être directement mortel ?
00:00 • Jorge LOPEZ-CASTROMAN
"Smart crises" : une double surveillance du sommeil pour les patients suicidaires ?
00:00 • Carmen SCHRÖDER
Conclusion
jeudi 10 décembre 2020
ETUDE RECHERCHE Impact d’un déficit du sommeil en pédopsychiatrie : de l’autisme aux adolescents suicidants
Source Publié le 08/12/2020 https://www.jim.fr/*
Le sommeil tenait une place de choix dans la programmation du 12ème Congrès français de psychiatrie. Il est vrai qu’il occupe aussi une grande place dans notre vie, puisque nous passons près d’un tiers de celle-ci à dormir. Le sommeil participe à la maturation cérébrale, et donc au développement, pendant l’enfance et l’adolescence, à la restauration énergétique et, tout au long de notre vie, à la consolidation mnésique (apprentissage, plasticité cérébrale). Au delà de ces fonctions, il contribue aussi au maintien de notre équilibre thymique, immunitaire et hormonal et l’on sait aujourd’hui que de nombreuses fonctions du corps sont soumises à l’horloge biologique et au rythme veille-sommeil. Rappelons que le besoin en sommeil est âge-dépendant, mais il est aussi génétiquement déterminé, avec, chez l’enfant comme chez l’adulte, des courts dormeurs et des longs dormeurs.
L’adolescence est un âge particulier, où le besoin de sommeil est encore important, alors que la structure du sommeil se modifie et que l’horloge interne a tendance naturellement à se décaler. Des travaux ont montré que la privation de sommeil peut avoir des conséquences importantes sur la santé mentale des adolescents. L’une des interventions du Pr Carmen Schröder était consacrée à ce sujet.
Les réveils nocturnes multiplient par 4 le risque de tentatives de suicide En 2015, Winsler montrait, sur une population de plus de 27 000 adolescents de 13 à 17 ans, qu’une heure de sommeil en moins, en semaine, était associée à une augmentation des idées suicidaires et des tentatives de suicide. Ceci pose un réel problème de santé publique, si l’on se souvient que les conduites suicidaires concernent 10 % des adolescents. Plusieurs facteurs responsables ont été identifiés et parmi eux, la durée du sommeil : plus elle est courte, plus il y a risque de tentative de suicide, alors qu’une durée de sommeil ≥ 9 heures a plutôt un effet protecteur. Le risque d’idées suicidaires augmente aussi quand il existe un décalage de plus de 2 heures entre la durée de sommeil pendant la semaine et le week-end (« jet lag social »). Mais les facteurs les plus impactant sont les réveils nocturnes fréquents, qui multiplient par 4 le risque de tentatives de suicide, et le sommeil décrit par l’adolescent comme « non réparateur » et qui multiplie le risque de tentative de suicide par 3.
44 min de sommeil en moins chez les adolescents suicidants
Une étude descriptive, comparative et transversale a été menée aux urgences pédiatriques et pédopsychiatriques du CHRU de Strasbourg et de Nancy. Elle inclut 58 adolescents ayant fait une tentative de suicide (âge moyen 14,3 ans). Ils étaient comparés à 225 sujets témoins du même âge. Il apparaît que les jours d’école, une durée de 44 minutes de sommeil en moins a été comptabilisée chez les suicidaires au cours du mois précédant le passage à l’acte, et une latence d’endormissement supérieure de 34 mn. Il s’agit d’une étude d’association, et la méthodologie fait que l’on ne peut pas écarter l’hypothèse qu’une certaine qualité de sommeil soit un trait qui peut fragiliser certains adolescents pour un trouble psychiatrique, ou que le déficit de sommeil soit déjà un symptôme du trouble dépressif associé. Mais il se peut aussi que le trouble du sommeil, quand il s’ajoute à un trouble pédopsychiatrique, précipite le passage à l’acte, notamment par une désinhibition au niveau frontal.
Cela confirme l’importance de la prévention, du repérage et de la prise en charge précoces des déficits en sommeil chez les adolescents.
Dr Roseline Péluchon
Référence
Pr Carmen Shröder – Impact d’un déficit du sommeil en pédopsychiatrie : de l’autisme aux adolescents suicidants. 12ème Congrès Français de Psychiatrie (e-CFP) –25- 28 novembre 2020
*https://www.jim.fr/medecin/actualites/congres/e-docs/un_lien_pourrait_exister_entre_les_troubles_du_sommeil_et_le_suicide_de_ladolescent_185557/document_actu_con.phtml
lundi 22 juin 2020
ETUDE RECHERCHE Troubles du sommeil : les inclure pour mieux évaluer cliniquement le risque de suicide
D’après leurs résultats, les plaintes du sommeil sont des facteurs prédictifs de conduites suicidaires, et ceci de manière indépendante de toute psychopathologie. La considération de ces troubles serait pertinente pour mieux évaluer le risque suicidaire des patients, et permettrait de faire progresser la prévention du suicide. Cette étude a été publiée dans la revue Molecular Psychiatry.
Le contexte
Des recherches antérieures suggèrent que les troubles du sommeil sont associés à un risque élevé de suicide. Cependant, ces troubles sont associés à un large éventail de troubles psychiatriques, et on ignore si cette association est indépendante de la psychopathologie.
Cette question est cruciale, car si les troubles du sommeil devaient augmenter le risque de tentative de suicide indépendamment des troubles psychiatriques, l'évaluation des symptômes du sommeil pourrait aider à mieux identifier les individus présentant un risque élevé de suicide et pourrait constituer une cible thérapeutique potentielle au-delà des troubles psychiatriques et faire ainsi progresser les stratégies de prévention du suicide.
Les résultats
Dans une vaste enquête prospective sur 3 ans, la National Epidemiologic Survey on Alcohol and Related Conditions (NESARC), les chercheurs ont utilisé une modélisation par équations structurelles pour examiner les effets communs et spécifiques de trois plaintes du sommeil différentes sur la fréquence des tentatives de suicide : les difficultés d'endormissement, le réveil matinal précoce et l'hypersomnie.
L’équipe a déjà précédemment montré que les troubles psychiatriques augmentent le risque de tentative de suicide, presque exclusivement par un facteur psychopathologique général représentant l'effet partagé des troubles psychiatriques. Les covariables comprenaient ce facteur psychopathologique général, les antécédents de tentative de suicide et un large éventail de caractéristiques sociodémographiques et cliniques.
À la suite de ces ajustements, les chercheurs montrent dans cette étude longitudinale pour la première fois que toutes les plaintes liées au sommeil sont associées de manière indépendante à un risque accru de tentative de suicide. Cette association n'est pas spécifique à un type de trouble du sommeil, mais plutôt médiée par un seul facteur latent, représentant des mécanismes communs à toutes les plaintes du sommeil.
Les perspectives
Comme toutes les plaintes liées au sommeil sont associées à un risque accru de tentative de suicide indépendamment de la psychopathologie, nos conclusions suggèrent l'intérêt potentiel d'inclure l'insomnie et l'hypersomnie dans l'évaluation clinique du risque de suicide.
De plus, ces symptômes peuvent constituer un biomarqueur potentiel du risque de comportement suicidaire et une cible thérapeutique préventive au-delà des troubles psychiatriques pour faire progresser de manière substantielle la prévention du suicide.
Références
- Sleep complaints are associated with increased suicide risk independently of psychiatric disorders: results from a national 3-year prospective study
-
Equipe Neophen, laboratoire NeuroDiderot, hôpital Robert Debré (unite Inserm 1141 / Université de Paris)
- Contact chercheur : pierre.geoffroy@inserm.fr
lundi 2 décembre 2019
ETUDE RECHERCHE L’insomnie, vigie du suicide
L’insomnie, vigie du suicide
Neurologie
Le Quotidien du Médecin
Pathologies du sommeil, lundi 2 décembre 2019
www.lequotidiendumedecin.fr/*
Les troubles du sommeil pourraient précéder le passage à l’acte suicidaire, indépendamment de toute pathologie dépressive, ce qui ouvre un axe de prévention.
Les troubles du sommeil constituent des facteurs de risque de conduites suicidaires mais aussi un prodrome de passage à l’acte. On estime que 60 % des décès par suicides avaient des troubles du sommeil lorsqu’ils sont passés à l’acte, les éléments les plus prédictifs étant le temps d’éveil et les cauchemars.
Les perturbations du sommeil et des rythmes biologiques sont étroitement liés à l’apparition de symptômes dépressifs, mais l’association entre anomalies du sommeil et risque suicidaire est indépendante du syndrome dépressif. Ces troubles sont bien entendu peu spécifiques, mais « l’apparition ou l’aggravation chez un dépressif – ou une personne en souffrance psychique quelle qu’en soit la cause – de cauchemars, d’insomnie ou d’un temps d’éveil nocturne augmenté peut annoncer un passage à l’acte suicidaire, alerte le Dr Pierre Alexis Geoffroy. On a donc là une fenêtre d’intervention, alors qu’on manque justement de marqueurs prédictifs du passage à l’acte. Cela ouvre des pistes de recherche, avec des montres ou autres objets connectés pour prendre en charge des anomalies du sommeil et prévenir le risque suicidaire. »
Les relations entre risque de suicide et troubles du sommeil sont vraisemblablement bidirectionnelles. Les idées suicidaires entraînent ruminations et hypervigilance qui favorisent réveils nocturnes et cauchemars, mais les insomnies ou la fragmentation du sommeil entraînent une altération de l’humeur, qui progressivement va dégrader l’état anxiodépressif. L’impulsivité, facteur de risque suicidaire, serait aussi aggravée par l’insomnie. « L’ensemble de ces données sont préliminaires, et bien que prometteuses, doivent être confirmées et précisées dans des études futures », ajoute le psychiatre.
Des perspectives thérapeutiques
Certains traitements centrés sur le sommeil et les rythmes circadiens ont montré leur efficacité sur les conduites suicidaires. Les thérapies cognitivocomportementales (TCC), qui constituent le traitement de référence de l’insomnie, ont fait la preuve de leur efficacité dans l’approche des symptômes suicidaires, de même que les thérapies rescénarisant les cauchemars.
Ces TCC n’agissant pas immédiatement, on peut envisager d’autres solutions pour passer le cap aigu, comme la kétamine qui modifie l’architecture du sommeil, la privation de sommeil, généralement associée à une avance de phase qui a un effet antidépresseur en aigu.
On peut associer des antidépresseurs ou des thymorégulateurs comme le lithium, qui a aussi des propriétés chronobiologiques. On peut envisager aussi des anxiolytiques ou des hypnotiques pour une courte période dans les états présuicidaires, même si le corrélat efficacité sur les troubles du sommeil et le risque suicidaire n’a pas été directement testé.
Des traitements agissant sur les anomalies de synchronisation de l’horloge interne comme la mélatonine et/ou la luminothérapie pourraient être intéressants, en association avec d’autres thérapeutiques dans la prévention du suicide.
Entretien avec le Dr Pierre Alexis Geoffroy (Paris)
https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/sante-publique/linsomnie-vigie-du-suicide
lundi 4 novembre 2019
ETUDE RECHERCHE USA Réduire les idées suicidaires par le traitement de l'insomnie (REST-IT): essai clinique randomisé
Publié le : Nov 1, 2019 https://blog.santelog.com/*
Le fait est que l'insomnie augmente considérablement le risque de dépression et vice versa, et la combinaison insomnie et dépression augmente considérablement le risque de suicide. Par ailleurs, de nombreuses études mettent à raison en garde contre l’abus de somnifères. Cette étude de l’Université d’Augusta (Géorgie) apporte une précision notable cependant : les personnes souffrant d'insomnie sévère peuvent tirer parti d'un sédatif pour les aider à contrôler leurs troubles du sommeil tout en réduisant leurs pensées suicidaires. L’étude, présentée dans l’American Journal of Psychiatry, conclut en substance que les somnifères peuvent bien, dans certaines situations, réduire les pensées suicidaires chez les patients souffrant d'insomnie sévère.
L’auteur principal, le Dr Vaughn McCall (visuel), directeur du Service de psychiatrie et de médecine comportementale au Medical College of Georgia de l'Université d'Augusta rappelle que l’insomnie est un facteur majeur de suicide : « Si vous avez un patient qui se plaint de troubles croissants du sommeil, vous pouvez vous interroger sur son risque de pensées suicidaires (…) Si votre patient dit que son problème de sommeil est très sérieux et qu'il a des pensées suicidaires, son insomnie doit être traitée de manière ciblée ».
En cas d’insomnie sévère, la prise d’un somnifère ?
Reconnaître le lien entre insomnie et risque de suicide en pratique clinique : plus de 30 études ont établi ce lien entre l'insomnie et des pensées suicidaires ou des tentatives de suicide (TS). Toutefois, la prévention du risque de suicide ignore dans la plupart des cas, la préexistence de troubles du sommeil. Ceux-ci sont largement négligés en pratique clinique, lors du traitement de de la dépression et du suicide. Cette nouvelle étude, REST-IT (pour Reducing Suicidal Ideation Through Insomnia Treatment) le premier essai clinique visant à déterminer si un traitement ciblé de l'insomnie réduit le risque de suicide, va sans doute contribuer à changer la donne.
Il ne s’agit pas de plaider en faveur d’une prescription systématique d'hypnotiques, y compris pour atténuer les idées suicidaires chez tous les patients déprimés souffrant d'insomnie. Cependant la question de la prescription d'un hypnotique lors de l'initiation d'un antidépresseur pourrait être bénéfique chez les patients suicidaires, en particulier chez les patients souffrant d'insomnie sévère.
L’étude est menée auprès de 103 participants âgés de 18 à 65 ans présentant un trouble dépressif majeur, une insomnie chronique et des pensées suicidaires. 30% des participants avaient déjà commis une TS mais les participants étant toujours dans une « démarche active et imminente de suicide ont été exclus de l’étude. Tous les participants ont pris un antidépresseur pendant les 8 semaines de suivi et la moitié des participants (groupe d’intervention) a pris du zolpidem (sédatif-hypnotique) au coucher. Les participants ont auto-évalué régulièrement la sévérité de leur insomnie et tenu un journal quotidien du sommeil pendant leur traitement, comprenant des détails tels que le nombre de réveils nocturnes, la durée effective de sommeil…Les chercheurs ont également évalué l’auto-évaluations des participants de leur sommeil, parfois déformée par rapport à la réalité-, les rêves, cauchemars, qui constituent parfois des signes prédictifs de pensées suicidaires. Enfin, les participants ont porté au poignet un dispositif de suivi de leur activité. La sévérité de la dépression a été évaluée lors de chaque visite d'étude par un psychiatre et à l’aide du Beck Hopelessness Scale. L’analyse de toutes ces données montre que :
La prise d’un somnifère, sans surprise, apporte une réduction significative à la fois immédiate et à long terme de la sévérité de l'insomnie ;
les 2 groupes présentent une réduction significative des niveaux d’anxiété et de désespoir, une amélioration de la qualité de vie, une réduction des cauchemars et des croyances erronées sur le sommeil, de l'insomnie et du risque de suicide, ces effets pouvant être mis sur le compte du traitement antidépresseur, au moins pour partie ;
la prise d’un somnifère permet une plus grande réduction des pensées suicidaires : cette aide au sommeil semble plus efficace à réduire les pensées suicidaires chez les patients souffrant d'insomnie sévère ;
aucun décès ni tentative de suicide n’a été constaté chez les participants au cours de l'étude.
Les chercheurs confirment la sécurité de l’usage de somnifères chez les patients ayant des pensées suicidaires -ainsi qu'une très bonne observance des protocoles de l’étude. Des essais supplémentaires vont être menés mais l’hypothèse retenue à ce stade -et durant cette étude- serait la prescription par semaine de somnifères d’aide au sommeil jusqu’à ce que les idées suicidaires s’atténuent. Ici, la prescription de somnifères a été arrêtée au bout de 8 semaines. Ensuite, l’état des patients est resté stable ou a même continué à s’améliorer. 2 semaines après la fin de l’étude, les 2 groupes d’étude ont poursuivi leurs progrès avec une réduction des scores de dépression et des pensées suicidaires, mais avec un bénéfice supplémentaire pour le groupe « somnifères ».
Il faudra mieux comprendre le processus sous-jacent à l’effet de l'insomnie sur le risque suicidaire et comment son traitement contribue à réduire ce risque.
Source : American Journal of Psychiatry 20 Sep 2019 DOI : 10.1176/appi.ajp.2019.19030267 Reducing Suicidal Ideation Through Insomnia Treatment (REST-IT): A Randomized Clinical Trial (Visuel Phil Jones, photographe senior, Université Augusta)
Équipe de rédaction Santélog
https://blog.santelog.com/2019/11/01/insomnie-severe-des-somniferes-contre-les-pensees-suicidaires/
lundi 18 février 2019
RECHERCHE ETUDE Sommeil et comportements suicidaires – résultats du baromètre santé 2017
A.Metlaine 1 C.Leon 2 D.Léger 1 J.-B.Richard 2 G.Solelhac 1 F.Sauvet 1 E.Du Roscoat 2
1 EA 7330 VIFASOM, Hôtel-Dieu, université Paris-Descartes, AP–HP-5, Paris, France
2 Santé publique France, Saint-Maurice, France
Médecine du Sommeil Volume 16, Issue 1, March 2019, Page 64
Available online 15 February 2019.
Objectif
L’association entre insomnie et comportement suicidaire a été souvent évoquée. Un mauvais sommeil aggrave les idées noires et la dépression est le plus souvent associée à un mauvais sommeil. Mais le risque suicidaire est-il lié au mauvais sommeil ou à un temps de sommeil insuffisant ? L’objet de cette analyse est d’éclaircir le lien entre temps de sommeil et comportements suicidaires.
Méthodes
Dans le cadre du baromètre santé, enquête en population générale, 126 370 individus de 18–75 ans ont été interrogés sur leurs comportements de santé et en particulier sur leur temps de sommeil mais aussi le risque suicidaire : en se basant sur trois questions :
– au cours des 12 derniers mois, avez-vous pensé à vous suicider ?
– au cours de votre vie, avez-vous fait une tentative de suicide ?
– cette tentative a-t-elle eu lieu au cours des douze derniers mois ?
Résultats
Dans notre groupe, 510 sujets avaient eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois et 832 ont fait une tentative de suicide dans leur vie dont 38 dans les 12 derniers mois. Les tentatives de suicide sur une vie sont significativement plus fréquentes chez les courts-dormeurs (< 30 mn/nuit) : 12,3 % vs 5,7 % pour les dormeurs (de 5 à 7 heures/nuit) (p < 10–4). Elles le sont aussi chez les sujets en dette de sommeil : 11 % vs. 5,7 % (p < 10–4). L’insomnie expose au risque suicidaire sur la vie : 16,1 vs 5,7 % (p < 10–4).
Conclusion
Les pensées et comportements suicidaires sont significativement plus fréquents chez les courts dormeurs, les sujets en dette de sommeil ou se plaignant d’insomnie.
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S176944931930130X
vendredi 28 décembre 2018
ETUDE RECHERCHE Le sommeil et les rythmes circadiens comme marqueurs possibles des tentatives de suicide dans les troubles bipolaires : Une étude d'actigraphie
F.Bellivier defgh P.A.Geoffroy defgh
a Univ. Lille, CNRS, CHU Lille, UMR 9193 – SCALab – Sciences Cognitives et Sciences Affectives, Lille F-59000, France
b Univ. Lille, CHRU Lille, Clinique de Psychiatrie, Unité CURE, Lille F-59000 France
c Univ. Lille, Hôpital Fontan CHRU Lille F-59000, France
d AP-HP, GH Saint-Louis – Lariboisière – F. Widal, Pôle de Psychiatrie et de Médecine Addictologique, Paris cedex 10 75475, France
e Inserm, U1144, Paris F-75006, France
g Université Paris Diderot, Sorbonne Paris Cité, UMR-S 1144, Paris F-75013, France
h Fondation FondaMental, Créteil 94000, France
Journal of Affective Disorders Volume 244, 1 February 2019, Pages 1-8
Background
The poor prognostic of Bipolar disorders (BD) is closely linked to deaths by suicide. Sleep and circadian abnormalities are observed during all phases of BD and are also associated with suicide attempt (SA). In this context, this study sought to identify specific sleep and circadian rhythms markers associated with suicidal attempt in euthymic patients with BD.
Methods The sample (N = 236) comprised 3 groups: 147 patients with BD including 57 with a history of SA and 90 without (NoSA), and 89 healthy controls (HC). All participants were recorded during 21 days with actigraphy.
Results SA was associated with women gender (p = 0.03), familial history of SA (p = 0.03), mixed episodes (p = 0.001), and benzodiazepines (p = 0.019). SA, compared to noSA, had a morning phase preference (p = 0.04), and were more vigorous on the circadian type inventory (p = 0.04), and tended to suffer more from insomnia (45% versus 25% respectively, p = 0.10). SA was also associated with an earlier onset of daily activity assessed with actigraphy (M10 onset: p = 0.01). Backward stepwise linear regression indicated that a combination of four variables (Gender, vigour, insomnia, M10onset) significantly differentiated patients with SA from NoSA (p = 0.03).
Limitations Cross-sectional design, and no examination of suicidal behaviors’ subgroups such as first attempters or repeaters, or violent suicide attempt.
Conclusions Woman gender, vigorous circadian type, insomnia and an earlier daily activity appeared independently associated with SA in BD. If these biomarkers are confirmed in prospective studies, they should be screened and used to prevent suicide, with the development of personal and targeted chronobiological treatments.
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0165032718310413