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mardi 11 mai 2021

VIDEO. Sarthe. Une carte interactive pour rester en contact avec un proche qui a besoin d'aide & campagne de crowdfunding.

VIDEO. Sarthe. Une carte interactive pour rester en contact avec un proche qui a besoin d'aide

Face au suicide, l'association #Ditesjesuislà lance une carte interactive pour rester en contact avec un proche qui a un moment de sa vie a besoin d'aide.
L'association #Ditesjesuislà qui mène des opérations de prévention face au suicide

L’association #Ditesjesuislà qui mène des opérations de prévention face au suicide (©Ditesjesuislà)
Actu Le Mans *

L’association #Ditesjesuislà qui mène des opérations de prévention face au suicide en Sarthe lance une carte interactive. L’objectif : rester proche d’un ami qui a un moment a besoin d’aide. Elle a lancé une cagnotte sur la plateforme Ulule pour financer ces cartes qui pourront notamment être distribuées aux étudiants. 

En octobre dernier, un infirmier à l’Établissement public de santé mentale d’Allonnes et membre de l’équipe des urgences psychiatriques de l’hôpital du Mans, Yann Massart, lançait une plateforme internet de prévention face au suicide nommée #DitesJeSuisLà. 

« Rester en contact réduit le risque suicidaire »

Depuis, l’association fait son chemin. Elle lance une carte interactive pour rester en contact avec un proche un membre de sa famille, un ami, un collègue qui, à un moment de sa vie, a besoin d’aide. 

"Il est démontré que rester en contact réduit le risque suicidaire. La visualisation du message de soutien d’un proche peut aider une personne à surmonter cette crise, lui montrant qu’elle n’est pas seule et qu’il y a d’autres issues que la mort en réponse à sa souffrance". 

Yann Massart

Les membres de #Ditesjesuislà ont ainsi imaginé une carte qui permet d’enregistrer une vidéo sur laquelle on enregistre un message et que l’on donner à un proche.

« Nous avons imaginé des cartes personnalisées avec un QR code unique redirigeant vers une interface disponible sans application et depuis tous les smartphones ».

Comment ça fonctionne ?

Chaque personne voulant garder le contact avec un de ses proches pourra flasher le QR code unique et enregistrer un message vidéo via cette interface. Ensuite, elle pourra donner cette carte personnalisée à son proche, qui aura accès à son contenu en illimité en passant son téléphone devant le QR code.
"https://www.youtube.com/embed/DzBMDiO7M5M"

Un message disponible à n’importe quel moment

Grâce à cette carte, les personnes traversant une crise suicidaire pourront se sentir soutenues. « Le message réconfortant sera disponible en continu, à n’importe quel moment du jour ou de la nuit ! »

Une campagne participative sur Ulule

Un projet qui a besoin de soutien, une cagnotte a été lancée via la plateforme Ulule pour financer l’achat des cartes qui seront imprimées chez ITF à Mulsanne. « Elles seront ensuite les mettre à disposition des étudiants notamment ».

Il est possible de les précommander sur Ulule

https://actu.fr/pays-de-la-loire/le-mans_72181/video-sarthe-une-carte-interactive-pour-rester-en-contact-avec-un-proche-qui-a-besoin-d-aide_41456764.html

jeudi 13 décembre 2018

INFORMATIONS ARS Nouvelle Aquitaine "Souffrance psychique - Comment repérer des proches en situation de mal être, et/ou à risque suicidaire ?"

jeudi 4 octobre 2018

Loudéac (22). ENTRETIEN. « Les aidants sont eux-mêmes en souffrance » & MANIFESTATION 5/10/2018

Loudéac. ENTRETIEN. « Les aidants sont eux-mêmes en souffrance »


Dr Sperlea, psychiatre au centre psychothérapeutique Lavergne. | OUEST-FRANCE
Par Ouest-France
Publié le 02/10/2018 

Les acteurs du collectif Misaco organisent vendredi 5 octobre un après-midi de sensibilisation à Loudéac (Côtes-d’Armor). D’abord à destination des professionnels pour un relais auprès des aidants du territoire.

Entretien avec le Dr Sperlea, psychiatre au centre psychothérapeutique Lavergne.

Pourquoi cette démarche de sensibilisation ?

Avec le collectif Misaco (Mission d’accompagnement de collectifs) qui agit pour la prévention de la souffrance psychique et du suicide en Centre-Bretagne, nous voulons faire connaître les structures existantes aux professionnels du territoire, afin qu’ils puissent le relayer aux aidants, qui sont souvent eux-mêmes en grande souffrance. On estime le nombre d’aidants à 8,3 millions de personnes en France. Et, par exemple, en psychiatrie, on estime qu’il est nécessaire d’avoir six aidants pour un malade.

Comment se manifeste la souffrance des aidants ?

Cela commence bien souvent par un épuisement. Par exemple, un aidant qui aide une personne schizophrène et va l’accompagner pendant plusieurs décennies. Cela engendre des troubles du sommeil, une dépression que l’on appelle dépression réactionnelle, dont on peut établir la cause, mais dont la prise en charge est difficile à mettre en place.

Donc, en voulant aider, on a à son tour besoin d’aide ?

70 % des aidants renoncent à leurs sorties, fini le restaurant, le cinéma, un aidant sur cinq annule un rendez-vous prévu chez le médecin, dans un territoire où il est long d’en obtenir un. Ce ne sont pas des professionnels, mais des gens du cercle intime, qui vivent avec le patient 24 heures sur 24. Les compagnes ou compagnons, mais aussi la fratrie, dont on ne parle pas assez. Ou bien un ami, un voisin qui s’implique dans un premier temps et devient un aidant par la force des choses. De nombreuses cellules familiales éclatent, notamment les pères, qui finissent par quitter le foyer.

Il y a donc aussi une fragilisation au plan professionnel ?

Évidemment, oui. Dans le cas des mères qui se retrouvent seules, c’est flagrant. Avec des conséquences sur le travail, puis financières, ce qui entraîne de grandes souffrances psychiques, des passages à l’acte, par manque de solutions, par épuisement.

Ce collectif cherche donc à donner des solutions ?

Nous allons présenter les structures existantes, les options qui s’offrent aux professionnels du territoire, qui pourront ainsi mieux relayer l’information, car nous ne sommes pas souvent directement au contact des aidants. Il existe de nouveaux dispositifs, trop méconnus, comme « l’espace aidant », à destination des aidants des patients en psychiatrie. Un accueil de jour existe pour les aidants des personnes souffrant d’Alzheimer, par exemple. Cette journée sera l’occasion de présenter tout cela.

Pratique : vendredi 5 octobre 2018. Amphithéâtre de Loudéac communauté Bretagne centre. 2e étage, 4-6, boulevard de la gare à Loudéac, de 13 h 30 à 16 h 30.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/loudeac-22600/loudeac-les-aidants-sont-eux-memes-en-souffrance-5996323

lundi 13 août 2018

USA Sondage de Boulder Valley souligne l'importance des relations avec les adultes pour réduire le risque de suicide chez les adolescentes

Le sondage de Boulder Valley souligne l'importance des relations avec les adultes pour réduire le risque de suicide chez les adolescentes D'après " Boulder Valley Survey highlights importance of adult relationships in reducing teen suicide risk" Par Amy BoundsPublié: 08/07/2018 18 Mis à jour 8/08/2018 sur dailycamera.com*Les élèves qui ont un parent avec lequel ils peuvent parler de problèmes sont beaucoup moins susceptibles de considérer ou de tenter de se suicider, sur la base des résultats d'une enquête menée en 2017 auprès des élèves du collège et du lycée de Boulder Valley.L’enquête anonyme Healthy Kids Colorado, menée à l’échelle de l’état tous les deux ans, fournit des données sur les comportements, notamment la consommation de drogues et d’alcool, les troubles de l’alimentation et les tentatives de suicide.
Boulder County Public Health s'est associé au district scolaire de Boulder Valley pour administrer le questionnaire depuis 2001. Il y a environ un an, le district scolaire a également commencé à travailler directement avec le département de santé et d'autres partenaires communautaires pour coordonner les services de prévention et d'intervention.L'enquête de 2017 a ajouté des questions sur la perception qu'ont les élèves des facteurs de protection, par exemple en demandant à un parent de parler de problèmes graves.
Les responsables du département de la santé ont déclaré que les données confirment le rôle important que jouent les parents dans la vie de leurs adolescents - même s’il semble qu’ils n’écoutent pas.Environ 15% des lycéens de Boulder Valley ont déclaré avoir sérieusement envisagé de se suicider au cours de l’année écoulée.Les élèves ayant déclaré qu'ils ne pouvaient pas demander de l'aide à un parent ou à un tuteur étaient quatre fois plus susceptibles d'affirmer qu'ils envisageaient sérieusement de se suicider que ceux qui pourraient se tourner vers un parent.
Environ 6% des étudiants ont déclaré avoir réellement tenté de se suicider - et les élèves qui ne pouvaient pas demander l'aide d'un parent étaient six fois plus susceptibles de signaler une tentative de suicide."Avoir un adulte à qui parler de ses décisions, de ses craintes et de ses espoirs peut vraiment les aider à prendre des décisions éclairées", a déclaré Allison Bayley, responsable du programme de prévention de la toxicomanie dans les communautés du département de la santé.Lorsque les adolescents n'ont pas de parents favorables à la communication, les enseignants, les entraîneurs et les mentors peuvent servir de modèles et d'adultes de confiance. Son conseil est de prendre au sérieux les préoccupations d'un adolescent, même si elles semblent triviales."Souvent, la meilleure stratégie est d’écouter, et non de tenter de réparer les choses", at-elle déclaré. "Il est important que vous gardiez les lignes de conversation ouvertes." Talia Brown, biostatisticienne de la santé publique du comté de Boulder, a déclaré que le département de la santé prévoit d'approfondir les résultats pour rechercher les tendances et les changements, mais globalement, il n’y a pas eu de grands changements par rapport aux années précédentes.La consommation déclarée de marijuana est à peu près la même que dans les années passées, environ 36% des lycéens ayant déclaré l'avoir essayée.Ils sont plus susceptibles de boire, 62% déclarant avoir déjà consommé de l'alcool. Pour l'usage courant, 35% des lycéens ont déclaré avoir consommé de l'alcool au cours des 30 derniers jours, contre 22% pour la marijuana.Vapeur, ou fumer des e-ciagrettes continue d'être plus populaire que de fumer des cigarettes traditionnellesEnviron 33% des élèves du secondaire ont déclaré fumer des cigarettes au cours des 30 derniers jours, tandis que 8% ont déclaré fumer des cigarettes.Au total, 46% des lycéens ont déclaré avoir déjà bu. Près de 90% des élèves du secondaire ont estimé que fumer des cigarettes était risqué, contre environ 50% pour le vapotage.La pratique du vapotage chez les adolescents devient de plus en plus préoccupante dans les écoles locales, les infirmières des écoles et le département de la santé ayant entendu parler d'une plus grande utilisation.Les fonctionnaires disent qu'il y a une perception que ce n'est que de l'eau mélangée à de l'arôme, mais la plupart des produits incluent la nicotine - que ce soit sur l'étiquette ou non.Stephanie Faren, directrice des services de santé de Boulder Valley, a déclaré que le district prévoyait que le nombre d'étudiants essayant de vapoter serait élevé, compte tenu des rapports des écoles.Au cours de la dernière année scolaire, les écoles secondaires ont proposé un programme d’intervention pour les élèves qui s’étaient fait prendre en train de fumer, de boire ou de consommer de la drogue au lieu de suspendre, a-t-elle ajouté.Sept infirmières travaillant à temps plein dans les écoles secondaires grâce à une subvention ont également dispensé une formation aux élèves et aux parents sur le vapotage - et prévoient poursuivre ces présentations au cours de l’année scolaire."Notre objectif est d'enseigner aux étudiants comment prendre de bonnes décisions", a déclaré Faren.Outre les préoccupations concernant les comportements à risque, l’enquête met en évidence des disparités pour les groupes d’étudiants, y compris les étudiants issus de minorités et les étudiants LGBQ.Les élèves LGBQ étaient presque deux fois plus susceptibles d'être victimes d'intimidation à l'école que leurs camarades hétérosexuels, et étaient plus susceptibles de signaler des actes d'automutilation, des tentatives de suicide et des symptômes de dépression.Le district scolaire de St. Vrain Valley a cessé de participer à l’enquête en 2015, administrant plutôt une enquête interne. Les responsables du district ont déclaré que les avantages d’une enquête interne étaient de récupérer les données plus rapidement et d’ajouter des questions sur le climat scolaire.source http://www.dailycamera.com/boulder-county-schools/ci_32056239/boulder-valley-survey-highlights-importance-adult-relationships-reducing

mardi 19 juin 2018

SUISSE Prévention du suicide: une campagne montre l'importance du soutien des amis chez les jeunes

Prévention du suicide: une campagne montre l'importance du soutien des amis chez les jeunes 
 18.06.2018 www.lacote.ch/*


De courtes vidéos sont au coeur de cette campagne. On y voit cinq jeunes adultes témoigner de leur expérience.
Campagne Parler de ses pensées suicidaires à ses amis. C'est le message de la nouvelle campagne de prévention du suicide lancée conjointement par Pro Juventute, les CFF et le canton de Zurich.
Une campagne nationale de prévention du suicide chez les jeunes a été lancée lundi par les CFF et le canton de Zurich en coopération avec Pro Juventute. Elle montre comment les jeunes peuvent demander de l'aide si un ami ou une amie a des pensées suicidaires.

De courtes vidéos sont au coeur de cette campagne. On y voit cinq jeunes adultes témoigner de leur expérience. L'objectif est de donner le courage d'aborder le thème du suicide et de demander de l'aide, ont indiqué lundi les CFF, le service de promotion de la santé et de prévention du canton de Zurich et Pro Juventute.


Le plus important lorsque quelqu'un à des pensées suicidaires et de "solliciter le dialogue, favoriser l'écoute et demander de l'aide". Les jeunes prêts à aider les personnes concernées doivent aussi penser à demander de l'aide pour eux-mêmes, car aborder ce thème est "lourd et exigeant", soulignent les initiants de la campagne.


Ne pas se taireMême si un jeune qui fait part de ses pensées suicidaires demande de garder le secret, il ne faut "en aucun cas se taire". Des personnes de confiance adultes peuvent proposer leur aide dans l'entourage privé, à l'école, auprès des services de conseil à la jeunesse ou du médecin de famille. Le service "conseils + aide 147" de Pro Juventute offre aussi gratuitement et de manière confidentielle un soutien de conseillers professionnels.
Pour atteindre les jeunes, la campagne utilise l'application de reconnaissance musicale "Shazam". Il est ainsi possible de scanner les affiches de la campagne avec son téléphone portable et une courte vidéo s'ouvre avec le témoignage d'un jeune ayant apporté son aide à une autre personne.


lundi 11 juin 2018

MàJ QUEBEC : Guide de prévention du suicide en milieu hospitalier de Association québécoise des infirmières et infirmiers en santé mentale

 Nouveauté du guide "Prévention et Gestion des conduites suicidaires en milieu hospitalier"
de l' AQIISM (Association Québecoise des infirmieres et infirmiers en Santé Mentale)
2018-05-14:
– Section planification du congé/Membres de l’entourage : dépliant « Comment accompagner une personne à risque suicidaire sans s’épuiser » voir
– Section planification du congé/Le plan de sécurité : dépliant « Prendre congé en toute sécurité » voir

Accès au Guide https://www.aqiism.org/prevention-du-suicide/

 ***
 Historique Post :
Association québécoise des infirmières et infirmiers en santé mentale
8 février 2018

L'AQIISM est fière de vous annoncer la mise en ligne du nouveau Guide de prévention du suicide en milieu hospitalier.

Ce guide propose une démarche clinique de la détection en passant par l’évaluation du risque suicidaire, les interventions et jusqu’à la planification du départ. Il a pour but de fournir de l’information sur les meilleures pratiques en matière de prévention et en gestion des conduites suicidaires en milieu hospitalier.

Il s’adresse principalement aux infirmières et infirmiers, mais il peut être utile pour tous les professionnels qui œuvrent auprès des usagers de 14 ans et plus. Nous vous invitons donc à le partager au sein de votre réseau!

Ce guide est accessible depuis la page d'accueil du site web de l'AQIISM et via le menu Publications.

https://www.aqiism.org/prevention-du-suicide/generalites/conception-realisation/

vendredi 11 mai 2018

CANADA Les premiers intervenants se tournent les uns vers les autres pour obtenir du soutien en matière de prévention du suicide.

Les premiers intervenants se tournent les uns vers les autres pour obtenir du soutien en matière de prévention du suicide.
Atelier à l'intention des familles, des collègues de travail des personnes aux prises avec le SSPT (, la dépression et le suicide.
article de Matthew Kupfer - CBC News - First responders turn to each other for support in suicide prevention Affiché : 08 mai 2018 http://www.cbc.ca*

Les ambulanciers de Prescott-Russell faisaient partie de la centaine de personnes qui ont assisté à un atelier sur la prévention du suicide organisé par la police d'Ottawa, les ambulanciers paramédicaux et les groupes de soutien par les pairs des pompiers. (Matthew Kupfer/CBC)

Les groupes de soutien par les pairs et les familles des premiers intervenants d'Ottawa ont tenu leur premier atelier sur la prévention du suicide à l'intention des personnes liées aux trois services d'urgence.

Selon Lorraine Downey, coordonnatrice du groupe de soutien par les pairs des ambulanciers d'Ottawa, le taux de suicide est plus élevé chez les policiers, les pompiers et les ambulanciers que dans la population en général, selon Lorraine Downey, coordonnatrice du groupe de soutien par les pairs des paramédics d'Ottawa.


"Tous les membres de la communauté des premiers intervenants ont perdu des amis et des pairs à cause du suicide et nous essayons vraiment d'empêcher cela d'aller de l'avant ", a dit M. Downey.

"Nous avons tendance à être ceux qui aident les gens, nous n'avons pas tendance à être ceux qui demandent de l'aide. Nous cherchons donc à changer ce stigmate."
Lorraine Downey, coordonnatrice du Ottawa Paramedic Peer Support Group, affirme qu'il est important de briser l'isolement que ressentent les premiers intervenants lorsqu'ils font face à des événements traumatisants. (Matthew Kupfer/CBC)

Le chef adjoint du Service des incendies d'Ottawa, Sean Tracey, a déclaré que les groupes de soutien par les pairs sont parmi les meilleurs moyens de joindre les premiers intervenants pour obtenir l'aide dont ils ont besoin.

"Les pompiers, les policiers, les ambulanciers .... qui sont les frères et sœurs de ces personnes au travail peuvent leur fournir du soutien, de l'aide, leur faire savoir qu'ils ne sont pas seuls avec ces pensées déprimantes ", a dit Tracey.


Les familles sont souvent les premières à repérer les symptômes du SSPT.
Video http://www.cbc.ca/player/play/1228250691568/
Jocelyn Bond et Dana Tapak, qui ont toutes deux un conjoint atteint du SSPT, affirment que les membres de la famille sont souvent les premiers à remarquer les symptômes, mais qu'ils ont besoin de ressources pour savoir comment aider. 1:17

Fournir des ressources familiales

Jocelyn Bond, dont le mari est policier, a mis sur pied le First Responder Family Resiliency Support Group en raison de l'expérience de son mari avec le stress post-traumatique.

"Mon mari avait une lettre de suicide dans son casier. Heureusement, il n'y a pas donné suite ", dit-elle.
Jocelyn Bond, animatrice du First Responder Family Resiliency Support Group, dit qu'elle s'est impliquée dans le soutien par les pairs après l'expérience de son mari comme policier d'Ottawa. (Matthew Kupfer/CBC)

Bond a dit qu'il y avait des signes que son mari n'allait pas bien plus tôt, mais qu'elle ne savait pas comment les identifier - comme des crises de colere et un manque de sommeil.

L'objectif du groupe de soutien est de donner aux membres de la famille les outils et les ressources nécessaires pour soutenir les premiers intervenants et aider à identifier et à traiter les symptômes des traumatismes liés au stress, a-t-elle dit.

"Je me sentais très seule en tant qu'épouse, j'avais l'impression d'être la seule ", dit-elle. "J'avais l'impression que je ne pouvais aller voir mes amis et ma famille et leur dire ce qui se passait,[et] comme s'ils ne comprenaient pas les symptômes avec lesquels je vivais avec mon conjoint.
Dana Tapak, membre du First Responder Family Resiliency Support Group, dit qu'elle travaille avec son mari, un pompier, pour faire face au SSPT. (Matthew Kupfer/CBC)

Dana Tapak, un autre membre du groupe de soutien, est mariée à un pompier qui a développé le SSPT alors qu'il servait dans les forces armées rwandaises.

Tapak a dit qu'elle et son mari parlent de ses appels pour aider à gérer le stress. Elle a dit que les conjoints ont besoin d'être équipés pour gérer l'information afin d'éviter le stress de seconde main.

"J'aime bien savoir s'il est affecté par l'appel, mais je n'ai pas besoin de connaître toute la saleté et la cruauté ", a-t-elle dit.

Les organisateurs affirment que l'événement de lundi à la Place Ben Franklin a été le premier d'une série de rencontres visant à franchir les barrières entre les services et à établir des liens sur les questions de santé mentale.

Besoin d'aide ? Voici quelques ressources en santé mentale dans la région de la capitale nationale :

    Association québécoise de prévention du suicide : 1-866-APPELLE (1-866-277-3553)
    Ottawa Suicide Prevention : 613-238-3311

http://www.cbc.ca/news/canada/ottawa/first-responders-ottawa-suicide-prevention-1.4652747

jeudi 26 avril 2018

BELGIQUE Guide " l'indispensable" à l'intention des membres de l'entourage d'une personne atteinte de maladie mentale

source info article : Claudine a un enfant qui souffre d'une maladie mentale: "Les soignants estiment souvent que c'est la famille qui créerait ces problèmes psychiques"
L'association SIMILES vient de sortir un guide intitulé "L'Indispensable". Ce petit manuel a été rédigé à l'intention des membres de l'entourage d'une personne atteinte de maladie mentale. Québécois à la base, c'est la première fois qu'une version belge de ce guide est éditée. Il permet à l'entourage d'une personne malade de savoir comment réagir, gérer la maladie, vers qui se tourner, mais aussi comment se protéger, gérer son anxiété et le regard des autres. Il est désormais disponible au siège de l'ASBL mais aussi dans certains cabinets et hôpitaux.

Qu'entend-on par "maladie mentale"?
44.000 personnes sont considérées en Belgique comme étant atteintes d'une maladie mentale: il s'agit de la schizophrénie (1% de la population), de troubles bipolaires (+ de 1%), en passant par la personnalité borderline (1%) ou encore les TOC. En 2016, en Belgique, 43.727 personnes ont été hospitalisées pour un diagnostic primaire et secondaire de pathologie mentale. Ce chiffre est relativement stable depuis une dizaine d'années. Mais l'OMS (organisation mondiale de la santé) s'attend à une augmentation des problèmes liés à la santé mentale dans le monde. Une tendance qui se confirme aussi en Belgique. Toujours selon l'OMS, 1 personne sur 4 souffrira d'un trouble de santé mentale au cours de son existence.

Les enfants souffriraient d'avantage de troubles mentaux
En France, les troubles mentaux sont devenus la première maladie qui impacte la santé des enfants (une telle donnée n'existe pas en Belgique). La dépression et l'anxiété touchent des enfants de moins de 10 ans. Une situation que l'OMS a constatée depuis plusieurs années mais qui est davantage traitée et médiatisée aujourd'hui. Aujourd'hui, les enfants sont diagnostiqués plus tôt. Même un bébé peut faire une dépression.

L'entourage des malades mentaux
Il y a quinze ans, Claudine se rend compte que son fils ne va pas bien: "Cela a commencé de manière relativement sournoise. C'est-à-dire qu'il s'est absenté peu à peu de l'école. Il avait de plus en plus de mal à se lever. Au fur et à mesure, son état s'est aggravé. Il en est arrivé à avoir des idées suicidaires", confie Claudine.
La maladie de leur enfant est un poids sur les épaules de Claudine et de son mari, mais ils sont aussi confrontés à l'opacité du personnel soignant. "Au cours de certaines hospitalisations, aucun contact n'est prévu avec la famille", raconte la mère.
Ces soignants les jugent parfois: "Il y a toute une tradition dans la formation des soignants où c'est effectivement la famille qui créerait ces problèmes psychiques et plus précisément la maman", déplore Claudine.
L'angoisse pour Claudine est permanente: "On est toujours un peu inquiet du lendemain, inquiet de l'avenir. Il y a une tension en nous qui est permanente".
Claudine fait partie de ces mamans qui ont dû arrêter de travailler: "Je n'arrivais plus à gérer mon travail correctement. On me téléphonait des hôpitaux quand je donnais cours. Ce n'était pas possible."
La maladie de son fils a littéralement changé sa vie.
"On peut dire qu'il y a l'avant et l'après", conclut Claudine.
Selon une étude, les familles qui ont un proche malade mental développent quatre fois plus d'ulcères (et maladies du genre) que les personnes "normales".
 * https://www.rtl.be/info/belgique/societe/claudine-a-un-enfant-qui-souffre-d-une-maladie-mentale-les-soignants-estiment-souvent-que-c-est-la-famille-qui-creerait-ces-problemes-psychiques--1016577.aspx


INFO +

en savoir plus sur le guide et association smiles http://wallonie.similes.org/
Présentation du guide http://wallonie.similes.org/2018/04/09/soccuper-de-son-proche-atteint-dun-trouble-psychique-au-quotidien-etre-aidant-proche/
Télécharger le guide http://similes.org/wallonie/wp-content/pdf/indispensable.pdf

lundi 12 mars 2018

Maladie psychiatrique: les frères et sœurs ont aussi besoin de soutien

Maladie psychiatrique: les frères et sœurs ont aussi besoin de soutien
Par  Pascale Senk Publié
Maladie psychiatrique: les frères et sœurs ont aussi besoin de soutien
Lorsque la schizophrénie, la dépression ou l’anorexie mentale entre dans la fratrie, celle-ci a besoin de soutien et d’information.
«C’est elle qui peu à peu disparaît, mais c’est vous qui cessez d’exister»: le psychologue Samuel Dock exprimait sur son blog, il y a quelques semaines, la souffrance générée par le trouble psychique dans la fratrie - ici l’anorexie mentale de sa sœur. «C’est dans ce paradoxe douloureux que nous absorbe l’anorexique: la quête du rien prend la place de tout, le vide la place de vous. (…). Vos réussites et vos échecs, vos moments de bonheur comme vos plus secrètes angoisses, votre vie qui continue, maintenant grise et mutique, plus rien n’importe lorsqu’une personne de votre entourage souffre de la pathologie psychiatrique la plus létale de toutes.»
Pascal-Henri Keller, professeur émérite de psychologie clinique à l’université de Poitiers et psychanalyste, s’exprime de manière analogue concernant la souffrance qui, sous le nom de «dépression», a amené son frère cadet à se tuer. «Je crois que son suicide a rendu mon frère omniprésent dans ma vie», confie celui qui a notamment publié une Lettre ouverte au déprimé (Éd. Dunod). «Ma carrière professionnelle, la manière dont ce drame familial a teinté ma clinique, mon expérience de la souffrance psychique, ma connaissance des effets secondaires, des antidépresseurs… Par maints aspects, j’ai parfois l’impression de revisiter avec certains patients ce que j’ai vécu avec mon cadet.»

Une formation pour les aider à connaître la maladie
Ces témoignages sont des signes des temps: alors que jusque-là les parents de malades étaient les premiers à s’exprimer et à être aidés, notamment via des associations comme l’Unafam (Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées), l’attention semble se porter aujourd’hui sur la fratrie.
Ainsi, le réseau ProFamille*, qui «dispense une approche cognitivo-comportementale visant à amener progressivement le patient atteint de schizophrénie et sa famille à passer d’un sentiment d’impuissance et d’une position de passivité ou de révolte à une position de collaboration active à travers une vision réaliste de la maladie», vient-il de lancer une formation spécifique à usage des frères et sœurs de malades… Un premier «groupe test» a réuni 16 frères et sœurs en région parisienne lors d’un week-end d’octobre dernier.
«Reprendre le contact avec ce frère qui a été violent et ne parle pratiquement pas n’est pas facile»
Anaïs
Pourquoi une formation spécifique? Ces proches ressentent le besoin de connaître la maladie, d’en comprendre les mécanismes et les répercussions sur leur frère/sœur sans pour autant vouloir s’entraîner à acquérir les savoir-faire et savoir-être nécessaires à l’accompagnement et à l’aide de la personne souffrante au quotidien. Dans la très grande majorité des cas, cette tâche est en effet assurée par les mères et pères.

Le témoignage d’Anaïs

Anaïs Oddoux, 25 ans, connaît cette ambivalence liée au lien particulier qui unit à un frère: «Depuis sept ans que mon frère est malade, j’ai vécu l’arrivée de la schizophrénie dans la famille à la fois de très près et de très loin, confie-t-elle. Je menais déjà ma vie quand cela lui est arrivé, donc ce qui s’est brisé n’est pas du même ordre que pour mes parents. Je crois que pour nous, de la même génération, le pardon est plus difficile.» Pardon? «Oui, pardonner à mon frère d’avoir ainsi tout fait exploser», ajoute cette jeune femme qui reconnaît suivre une psychothérapie pour vivre cette épreuve. «J’ai oublié une grande partie de ma vie depuis sept ans, j’ai abandonné mes études, je me suis sentie toute seule… Reprendre le contact avec ce frère qui a été violent et ne parle pratiquement pas n’est pas facile. Mais je recommanderais à n’importe quel frère ou sœur de garder le contact, d’éviter l’éloignement.»
«La souffrance psychique s’enracine toujours dans une histoire familiale singulière»
Pascal-Henri Keller, professeur émérite de psychologie clinique et psychanalyste
Anaïs, qui a fait partie des premiers participants au programme «Frères et sœurs» de ProFamille, reconnaît en avoir tiré beaucoup: «J’ai appris à comprendre comment mon frère fonctionne, comment il nous perçoit et quelles sont les meilleures façons de communiquer avec lui, notamment parce qu’il ne sait pas décoder nos expressions.» Un apprentissage qui ressemble à celui d’une langue nouvelle: «comme la langue des signes avec un frère sourd-muet», compare Anaïs. Surtout, ce nouveau programme développe de façon approfondie toutes les informations concernant les questions de génétique et de descendance, le statut juridique des patients et tout autre aspect pouvant aider à une prise de décision en cas de décès des parents.
Pour Pascal-Henri Keller, qui a une approche plus relationnelle, il importe que frères et sœurs parviennent à s’interroger sur des liens qui, à l’occasion de ce trouble, se redécouvrent, car, dit-il, «la souffrance psychique s’enracine toujours dans une histoire familiale singulière». Lorsque la culpabilité, le ressentiment ou la colère prennent trop de place, il y a sans doute intérêt à ce que ces différents regards se complètent.
* Information: http://c3rp.fr/profamille/ et http://www.promesses-sz.fr.

http://sante.lefigaro.fr/article/maladie-psychiatrique-les-freres-et-soeurs-ont-aussi-besoin-de-soutien/ 

lundi 5 février 2018

COMMUNIQUE DE PRESSE L’Unafam intensifie son action auprès des parents d’enfants et d’adolescents


#SISM2018 - 12-25 mars 2018 : « Santé mentale : Parentalité et Enfance »
L’Unafam intensifie son action auprès des parents d’enfants et d’adolescents


La 29ème édition des Semaines d'information sur la santé mentale (SISM) se déroulera dans toute la France du 12 au 25 mars 2018. Grâce à l'engagement de ses bénévoles très actifs pendant ces SISM, l'Unafam (Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) organise à cette occasion de nombreuses manifestations, seule ou en coopération avec ses partenaires dans des collectifs SISM locaux.
Sur le thème choisi cette année, "santé mentale : parentalité et enfance", seront développés les cinq objectifs des SISM : sensibiliser – informer - rassembler – aider - faire connaître.
Toutes les questions liées à la parentalité seront débattues. Par exemple :
- Quelles actions pour favoriser le bien-être des enfants et promouvoir la santé mentale ?
- Quels accompagnements à la parentalité pour les parents souffrant de troubles psychiques ?
- Enfants et adolescents : quels dépistages ? Quelles réponses ?
- Baby blues, dépression parentale – et les pères ?
Les conférences, ateliers, spectacles, ciné-débats, animations, expositions, opérations portes ouvertes… s'adresseront en priorité au grand public.
Le programme des événements est consultable sur notre site Internet.

A l’Unafam, un dispositif spécifique pour les parents d’enfants et d’adolescents ayant des troubles « psy »
Environ 20% des enfants et des adolescents dans le monde présentent des troubles psychiques et psychologiques (source :  OMS). Dans la moitié des cas, ces troubles se déclarent avant l'âge de 14 ans. En France, 1 enfant sur 8 présenterait des troubles psychiques (source : INSERM) . C'est pourquoi l'Unafam a mis en place un dispositif spécifique permettant d'accueillir et d'apporter information, aide et soutien aux familles d'enfants et d'adolescents :

  • Une permanence de professionnels :
    - Psychologue clinicien
    - Avocat
    - Bénévole spécialiste "École"
    - Assistante sociale spécialisée
    - Pédopsychiatre
    Consultations par téléphone ou en face-à-face - Uniquement sur rendez-vous au 01.53.06.30.43.
  • L'accueil par des pairs
    Dans de nombreux départements, les parents d’enfants et d’adolescents ayant des troubles psychiques ou psychologiques peuvent être accueillis par des bénévoles formés et concernés par la maladie d’un proche dans les délégations Unafam.

  • Des Journées d’information Ecole et troubles « psy » sont proposées par des professionnels aux parents d’élèves en questionnement ou en difficulté avec le parcours scolaire de leur enfant.

  • Un autre regard, la revue trimestrielle de l'Unafam, dont le prochain numéro consacré aux enfants et aux adolescents paraîtra le 5 mars 2018.
CONTACT PRESSE : Elsa Ansquer - elsa.ansquer@unafam.org - 01 53 06 30 92