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mardi 5 septembre 2023

A l’occasion de la journée mondiale de prévention du suicide, Santé publique France publie les résultats de l’évaluation du dispositif VigilanS

Prévention du suicide : VigilanS, un dispositif efficace face au risque de récidives des tentatives de suicide

A l’occasion de la journée mondiale de prévention du suicide, Santé publique France publie les résultats de l’évaluation du dispositif VigilanS.

Publié le 5 septembre 2023
 
Contacts presse

Son objectif est de réduire le risque de réitération suicidaire en maintenant le contact avec les personnes hospitalisées après une tentative de suicide. Les résultats montrent une réduction significative de ce risque chez les personnes ayant bénéficié de ce suivi. En complément, une étude médico-économique a permis de montrer qu’investir dans ce dispositif permettrait de générer des économies de santé. VigilanS s’inscrit dans la stratégie nationale de prévention du suicide du ministère en charge de la Santé et de la Prévention.

VigilanS : une réduction significative du risque de réitération suicidaire et un gain en coût de santé

Santé publique France a été missionnée par la Direction générale de la Santé pour évaluer l’efficacité du dispositif VigilanS sur la période 2015-2017 dans les 6 premiers territoires l’ayant expérimenté : Nord-Pas-de-Calais, Bretagne, Haute et Basse-Normandie, Languedoc-Roussillon et Jura.

L’évaluation a porté sur 23 146 patients ayant fait une tentative de suicide, dont la moitié exposée à VigilanS et l’autre non exposée. Dans le premier groupe, 3 214 réitérations suicidaires ont été identifiées contre 5 014 pour les patients non exposés. Ces résultats montrent une diminution de 38 % du risque de réitération suicidaire (passage aux urgences ou hospitalisation pour tentative de suicide ou décès par suicide) dans les 12 mois suivant leur tentative de suicide chez les patients VigilanS. L’efficacité du dispositif est observée quel que soit le sexe ou s’il s’agit de la première tentative de suicide de la personne ou non.

Par ailleurs, le montant total des sommes versées pour le dispositif VigilanS pendant la période de l’étude a été rapporté au coût des tentatives de suicide évitées sur la période. L’évaluation médico-économique a montré que 1 € investi dans le dispositif VigilanS permettrait d’économiser 2 € de coût de santé. En moyenne, 248 € de coûts de santé seraient ainsi économisés pour chaque patient inclus dans VigilanS.

VigilanS : maintenir le contact après une tentative de suicide

Lancé en 2015, le dispositif de recontact et de veille post-hospitalier de patients ayant effectué une tentative de suicide a pour objectif de réduire le risque de réitération suicidaire. Les patients qui bénéficient du dispositif sont contactés par une équipe de « vigilanseurs » sur une période allant de quelques jours à 6 mois après une tentative de suicide. Le contact peut se faire par téléphone ou par voie postale.

En 2023, on compte 32 centres VigilanS qui couvrent l’ensemble des régions françaises, y compris les territoires d’outre-mer (Océan Indien, Antilles, Guyane).

La prévention du suicide, un enjeu majeur de santé publique

Le suicide est évitable, sa prévention doit être une priorité. Santé publique France s’engage depuis plusieurs années dans la surveillance et la prévention des tentatives de suicide et des décès par suicide. L’agence soutient notamment, via ses travaux d’expertise, le dispositif VigilanS. L’évaluation positive de ce dispositif conforte les orientations de la stratégie nationale de prévention du suicide et doit pousser l’ensemble des acteurs à poursuivre les actions mises en place dans ce domaine.
Caroline Semaille, Directrice générale de Santé publique France

La France présente un taux de suicide supérieur à la moyenne des autres pays de l’Union européenne1. Même si le nombre de suicides tend à diminuer depuis 20 ans, on compte toujours près de 9 200 décès par suicide et environ 200 000 tentatives de suicide par an en France. Depuis le début de la crise sanitaire, une passages aux urgences pour pensées suicidaires a été observée en population générale.

Les personnes ayant déjà tenté de se suicider constituent une population particulièrement à risque de réitération suicidaire et de décès par suicide2. Il est donc primordial de déployer des actions de prévention en direction de cette population pour réduire ces risques.

1 Données Eurostat 2019 sur 27 pays de l’Union Européenne.

2 Goldacre M., Seagroatt V., Hawton K. Suicide after discharge from psychiatric inpatient care. The Lancet 1993; 342:283-6.

Des outils d’aide à disposition de tous

Le numéro national de prévention du suicide le 3114, accessible 24h/24 et 7j/7, gratuitement, en France, propose un accompagnement et une écoute par un professionnel du soin, spécifiquement formé à la prévention du suicide. Ce dispositif comporte également un site internet qui met à disposition des ressources pour mieux comprendre la crise suicidaire et des conseils pour la surmonter.

En complémentarité du 3114, de nombreuses associations proposent une aide et un soutien selon les problématiques spécifiques rencontrées. Santé publique France a créé un espace dédié à la santé mentale sur son site internet, permettant de recenser tous les dispositifs d’aide à distance, classés selon les populations (enfants, étudiants, personnes âgées...) ou thématiques (détresse psychologique, violence, deuil, addictions, parentalité…).

vendredi 21 avril 2023

4/05/23 et 16/05/23 Présentation du dispositif VigilanS 78-95

  VigilanS un dispositif de prévention du suicide.


"Depuis l’année dernière, notre département (le Val d’Oise) est doté d’un nouvel outil de prévention du suicide : le dispositif VigilanS 78-95.
Nous vous proposons de vous présenter ce dernier et de le situer dans le paysage national de prévention existant"

https://maillage95.sante-idf.fr/accueil/questionnaires/vigilans-webinaire-.html
 Retenez les dates (au choix) :
jeudi 4 mai 2023 de 18h-19h
ou mardi 16 mai 2023 18h-19h 

Aucune description alternative pour cette image 

inscription https://maillage95.sante-idf.fr/accueil/questionnaires/vigilans-webinaire-.html 

vendredi 2 décembre 2022

Extension de VigilanS Paris à de nouveaux territoires

Extension de VigilanS Paris à de nouveaux territoires
Déclinaison parisienne du dispositif Vigilans initié à Lille en 2015, VigilanS Paris est opérationnel depuis le 6 juin 2020. Composé de 3 infirmier-e-s vigilanseurs/seuses, d’une secrétaire et d’un médecin coordonnateur, il est installé au sein du GHU Paris psychiatrie & neurosciences (site Sainte-Anne) et rattaché au pôle CPOA-SMPR-PsyLine.

Publié le 30 novembre 2022  https://www.ghu-paris.fr*
VigilanS Paris, pour prévenir et limiter la récidive suicidaire

Le programme réalise une veille sanitaire auprès des patients ayant fait une tentative de suicide. Comme le prévoit le programme, basé sur le principe de « l’éthique de l’inquiétude », l’équipe rappelle de manière précoce après le geste et de manière plus éloignée (à 3 mois désormais) les patients suicidants (c’est à dire ayant fait une tentative de suicide). Il s’agit de créer et de garder un lien avec cette population fragile, à risque de récidive et de geste abouti, et qu’il est difficile d’orienter vers des soins. L’entretien vise à réaliser une évaluation du risque suicidaire ainsi que d’aider le patient à accéder aux soins. Plusieurs entretiens peuvent être programmés en plus des deux appels prévus par l’algorithme initial. Ces appels supplémentaires sont appelés appels intermédiaires. Ils concernent près d’un patient sur deux.

VigilanS 75 traite aussi les appels dits « entrants ». En effet, si l’essentiel du dispositif consiste en la réalisation d’appel programmés auprès de patients suicidants signalés par les structures d’une zone géographique donnée (en l’espèce Paris intramuros), le programme prévoit aussi de pouvoir accueillir des appels « entrants ». Il s’agit essentiellement de patients connus du dispositif et souhaitant s’entretenir avec un vigilanseur mais aussi de famille, d’amis ou de professionnels de santé. Ces appels entrants peuvent donner lieu à la programmation d’appel supplémentaires ou bien, dans 5 %, des cas à l’envoi des services de secours (SAMU, Pompiers).

VigilanS Paris en quelques chiffres

Dans le cas de VigilanS Paris c’est près d’une dizaine de structures prenant en charge des patients suicidants (essentiellement le CPOA ou bien les Services d’Accueil et d’Urgence de Paris) qui réfèrent les patients à notre structure. Avec plus de 2000 patients entrés dans le dispositif, dont 70 % de femmes, le dispositif s’inquiète d’un rajeunissement de sa population, déjà statistiquement significatif en un an d’observation. En effet plus de 60 % des patients entrés dans VigilanS en 2022 ont moins de 25 ans.

VigilanS Paris s'étend à la Seine Saint-Denis

Ouvert il y a 2 ans, et placé sous la responsabilité du Dr Liova Yon, VigilanS Paris va très prochainement couvrir le territoire de la Seine-Saint-Denis (au 1er décembre 2022) et travaille sur la déclinaison du dispositif à la Maison d’Arrêt de la Santé. Fin 2022 c’est l’ensemble de la région parisienne qui sera couverte par les dispositifs VigilanS, comme le prévoit la stratégie multimodale de prévention du suicide. 

https://www.ghu-paris.fr/fr/actualites/extension-de-vigilans-paris-de-nouveaux-territoires

vendredi 5 août 2022

NOTICE ARTICLE Bilan du dispositif VigilanS au centre hospitalier de Sevrey entre janvier 2020 et juin 2021

Bilan du dispositif VigilanS au centre hospitalier de Sevrey entre janvier 2020 et juin 2021
Pierre-Louis Nawrot, Jean-Christophe Chauvet-Gelinier, Maud Benetti, Lise Marin, Benoit Trojak, Yanni Andreou

Pierre-Louis Nawrot ,CHS de Sevrey, 55 rue Auguste-Champion, 71100 Sevrey, France
pierre-louis.nawrot@ch-sevrey.fr
Jean-Christophe Chauvet-Gelinier, CHU Dijon, Pôle de psychiatrie, F-21000, France
Maud Benetti, CHU Dijon, Pôle de psychiatrie, F-21000, France
Lise Marin, CHS de Sevrey, 55 rue Auguste-Champion, 71100 Sevrey, France
Benoît Trojak, CHU Dijon, Pôle de psychiatrie, F-21000, France
Yanni Andreou, CH la Chartreuse, Centre d’intervention précoce pour psychose, F-21000 Dijon, France
Cette publication est la plus récente de l'auteur sur Cairn.info.

Dans L'information psychiatrique 2022/6 (Volume 98), pages 455 à 464

En janvier 2020, le centre hospitalier spécialisé (CHS) de Sevrey a rendu opérationnel son dispositif VigilanS sur le département de Saône-et-Loire. Pour évaluer le fonctionnement de la prise en charge et d’en décrire les premiers résultats, nous avons réalisé une étude observationnelle. L’inclusion s’est faite sur une période d’un an à partir de l’analyse des dossiers médicaux. Un total de 134 patients a été suivi sur une période d’au moins six mois. Nous avons étudié leurs modalités de passage à l’acte suicidaire, leurs comorbidités psychiatriques. Cette évaluation montre une forte adhésion dans la prise en soin de ses patients à travers le dispositif VigilanS, nous permettant d’envisager avec intérêt le développement d’un tel suivi sur l’ensemble de la région. Il serait intéressant d’évaluer l’efficacité du dispositif à l’avenir.
https://www.cairn.info/revue-l-information-psychiatrique-2022-6-page-455.htm?contenu=article

jeudi 28 juillet 2022

À l’EPS Barthélemy Durand… Le dispositif VigilanS 91 et 77.

À l’EPS Barthélemy Durand… Le dispositif VigilanS 91 et 77.

28 juil. 2022 🎬 « À l’EPS Barthélemy Durand », la nouvelle série vidéos qui met à l’honneur les nouveaux départements et dispositifs spécialisés de l’EPS BD…Cette semaine découvrez le dispositif VigilanS 91 et 77 ! Pour faire face aux enjeux de santé publique, l’EPS Barthélemy Durand poursuit son engagement pour la prévention du suicide avec le lancement, du dispositif de recontact et d’alerte VigilanS 91 et 77 confié par l’Agence régionale de santé. Pour plus d’informations sur le dispositif VigilanS https://www.eps-etampes.fr/offre-de-s...

 


 

 

vendredi 8 avril 2022

ETUDE RECHERCHE Loss to follow-up in a population-wide brief contact intervention to prevent suicide attempts - The VigilanS program, France

 

Loss to follow-up in a population-wide brief contact intervention to prevent suicide attempts - The VigilanS program, France
Larissa Djembi Fossi  1   2 Christophe Debien  3   4   5 Anne-Laure Demarty  3 Guillaume Vaiva  3   4   5 Antoine Messiah 
1 INSERM, MOODS Research unit "Depression, Anxiety, Psychotraumatism and Suicide", Centre de recherche en Epidémiologie et santé des populations (CESP), Université Paris-Saclay, Hôpital Paul-Brousse, Villejuif, France.
2 INSERM, Sorbonne University, Institut Pierre Louis d'Épidémiologie et de Santé Publique, Social Epidemiology Team, Paris, France.
3 Department of Psychiatry, University Hospital of Lille, Lille, France.
4 Univ. Lille, Inserm, CHU Lille, U1172-LilNCog (JPARC)-Lille Neurosciences & Cognition, Lille, France.
5 Centre National de Ressources et Résilience Pour Les Psychotraumas (Cn2r Lille Paris), Department of Psychiatry, University Hospital of Lille, Lille, France.
Published: March 1, 2022  PLoS One . 2022 Mar 1;17(3):e0263379. doi: 10.1371/journal.pone.0263379. eCollection 2022. 


Abstract

Background

Brief Contact Interventions (BCIs) after a suicide attempt (SA) are an important element of prevention against SA and suicide. VigilanS generalizes to a whole French region a BCI combining resource cards, telephone calls and sending postcards, according to a predefined algorithm. However, a major obstacle to such real-life intervention is the loss of contact during follow-up. Here, we analyze the occurrence of loss of follow-up (LFU) and compare characteristics of patients LFU with follow-up completers.

Methods

The study concerned patients included in VigilanS over the period from 1st January 2015 to 31 December 2018, with an end of follow-up on 1st July 2019. We performed a series of descriptive analysis and logistic regressions. The outcome was the loss to follow-up, relative to the 6th month call marking the end of the follow-up; the predictive variables were the characteristics of the patient at entry and during follow-up. Age and sex were considered as adjustment variables.

Results

11879 inclusions occurred during the study period, corresponding to 10666 different patients. The mean age was 40.6 ± 15 years. More than a third were non-first suicide attempters (46.6%) and the most frequent means of suicide was by voluntary drug intoxication (83.2%). 8335 patients were LFU. After simple and multiple regression, a significant relationship with loss to follow-up was identified among non-first suicide attempters, alcohol consumers, patients having no companion on arrival at the emergency room, patients who didn’t make or receive any calls. An increased stay in hospital after a SA was a protective factor against loss of follow-up.

Conclusion

A majority of patients were lost to follow-up by the expected surveillance time of 6 months. Characteristics of lost patients will help focusing efforts to improve retention in the VigilanS program and might give insights for BCI implemented elsewhere.

https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0263379

 

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Source 


vendredi 1 avril 2022

Démarrage du dispositif national VigilanS 91 et 77

 

Démarrage du dispositif national VigilanS 91 et 77

L’EPS Barthélemy Durand poursuit son engagement pour la prévention du suicide avec le lancement, depuis le lundi 7 mars 2022, du dispositif VigilanS pour les départements de l’Essonne et de la Seine-et-Marne. Une mesure phare de la stratégie nationale de prévention du suicide.

Le lancement du dispositif VigilanS sur les départements de l’Essonne et de la Seine-et-Marne.

L’ARS d’Île-de-France a confié la mise en place du dispositif de recontact et d’alerte VigilanS, pour les départements de l’Essonne et de la Seine-et-Marne, à l’EPS Barthélemy Durand. Ce dispositif rentre en cohérence avec son projet d’établissement 2017-2022.

Ce dispositif se déroule en trois étapes :

  • L’inclusion – L’inclusion d’une personne suicidante au sein du dispositif VigilanS est réalisée par les professionnels du service de soins l’ayant pris en charge. À la sortie, le patient reçoit la carte ressource du dispositif comprenant le numéro de téléphone VigilanS, qu’il peut contacter afin de maintenir le dialogue.
  • Le recontact – Les « vigilanSeurs » contactent la personne par téléphone entre dix et vingt jours après sa sortie afin de s’informer de son état de santé et lui apporter du soutien. Sans réponse, le médecin traitant et/ou psychiatre référent sont alors contactés. Un système d’envoi de cartes postales personnalisées et de SMS est également mis en place.
  • La relance – Au bout de 6 mois, tous les primo suicidants suivis par VigilanS sont rappelés pour une évaluation téléphonique détaillée de leur situation et de leur état de santé mentale. À la suite de cette évaluation, si aucune récidive suicidaire n’est constatée, le patient peut sortir du dispositif. Dans le cas contraire, le suivi est prolongé.

Un contexte épidémiologique particulièrement défavorable dans le 91 et le 77

En France, la survenue d’une tentative de suicide multiplie par 4 le risque de suicide ultérieur et 75 % des récidives ont lieu dans les 6 mois suivant une tentative de suicide. Avec environ 9 000 décès par suicide par an, la France présente un des taux de suicide les plus élevés d'Europe.

 

jeudi 13 janvier 2022

MàJ CORSE (20) : À Castelluccio, un pôle régional de prévention du suicide / Stratégie régionale de prévention du suicide

Vigilans : un dispositif de prévention, veille et recontact des suicidants opérationnel en Corse, piloté par le CH de Castelluccio

11 janvier 2022

Un dispositif de prévention, veille et recontact des suicidants opérationnel en Corse à partir du 16 décembre 2021.
En France métropolitaine, les tentatives de suicide (TS) entrainent près de 100 000 hospitalisations et environ 200 000 passages aux urgences par an, soit environ 20 tentatives de suicide pour un décès.
Le risque suicidaire est majeur pour les personnes ayant un antécédent de TS (OMS, 2014) :
- 75% des récidives ont lieu dans les 6 mois suivant une TS1,
- La survenue d’une TS multiplie par 4 le risque de suicide ultérieur et par 20 dans l’année suivant la tentative.
La stratégie de maintien d’un contact avec ces personnes à risque de récidive, à partir des services d’urgences hospitalières, est reconnue comme efficace par la littérature internationale. Organiser une veille en sortie d’hospitalisation pour tentative de suicide, est l’une des interventions spécifiques les plus efficaces dans la prévention du suicide.
L’équipe du CHRU de Lille, qui a conçu et développé VigilanS, en 2015, a été missionné par le ministère des solidarités et de la santé pour assurer l’appui technique aux ARS et aux établissements référents lors du déploiement.
Ce dispositif VigilanS, s’est généralisé progressivement à l’ensemble des régions.
En Corse, Vigilans est piloté par la Communauté Psychiatrique de Territoire (CPT) : les centres
hospitaliers de Castelluccio, de Bastia et la clinique San Ornello.
Le Centre hospitalier de Castelluccio, est le centre régional référent pour la mise en œuvre.
Le dispositif VigilanS a pour objectif général de contribuer à faire baisser le nombre de suicides et le nombre de récidives de tentative de suicide. Ce dispositif consiste en un système de recontact et d'alerte en organisant autour de la personne ayant fait une tentative de suicide un réseau de
professionnels de santé qui assureront une veille et garderont le contact avec le patient. 

https://etablissements.fhf.fr/annuaire/hopital-actualite.php?id=1858

 

 

Le suicide est en grande partie évitable
17 décembre 2021 https://www.corse.ars.sante.fr*




La prévention du suicide est un enjeu majeur de santé publique.
Deux dispositifs sont désormais actifs en Corse: le 3114, numéro d’urgence , et VigilanS, un dispositif d’accompagnement pour les malades et leur entourage.
Retrouvez toutes les informations dans cette rubrique.

Le suicide en France et en Corse

Bien que le taux de suicide soit en baisse tendancielle depuis 20 ans, le suicide représente en France encore près de 9 300 décès et 200 000 tentatives de suicide par an, soit plus de 24 décès par jour. On compte ainsi un suicide toutes les heures, soit trois fois plus que les décès liés aux accidents de la route en France.
Le taux de suicide reste en France l’un des plus élevés d’Europe avec 14 suicides pour 100 000 habitants, pour une moyenne européenne de 10,3 pour 100 000 habitants.    
Le suicide en France concerne les hommes, avec un taux de suicide de 22 pour 100 000 habitants, et dans une moindre mesure les femmes avec un taux de suicide de 5,9 pour 100 000 habitants. A contrario, le nombre de tentatives de suicide, estimé en France à 200 000 par an, est plus important chez les femmes avec 110 000 tentatives.   
Chaque année le suicide est responsable de la mort de près de 400 adolescents en France, ce qui en fait la 2e cause de mortalité pour cette tranche d’âge. L’adolescence constitue également l’âge de la vie pour lequel les tentatives de suicide sont les plus fréquentes : de 1 à 4 % des jeunes de 15 à 19 ans ont dû être hospitalisés après un geste suicidaire. 

En Corse, en 2015, le taux standardisé de suicides s’élevait à 9,5 pour 100 000 habitants, inférieur au taux national (14/100 000). En moyenne, en 2017 en Corse, 1,2 recours quotidien et près de 5 tentatives de suicide pour 1 000 passages aux urgences toutes causes confondues,  ont été enregistrés.

  • Un numéro  unique : le 3114
  • Une continuité du service 24h/24 et 7j/7 
  • Partout en France : Que vous composiez ce numéro depuis la Métropole ou l’Outre-Mer, votre appel sera pris en charge [automatiquement dirigé vers le centre répondant 3114 disponible le plus proche de vous]
  • Des répondants professionnels, supervisés par un médecin spécialiste, formés à la prise en charge de la souffrance psychique et à la prévention du suicide et capables :
    • D’évaluer le niveau de souffrance,
    • D’écouter, sans jugement et avec bienveillance,
    • De soutenir et aider à résoudre la crise de façon adéquate,
    • D’orienter vers les acteurs du territoires pour une prise en charge adaptée aux situations,
    • De s’assurer que la personne n’est pas en situation de danger et, si tel est le cas, de mettre en place les mesures pour la protéger,
    • D’informer.
  • Un service proposé pour tous, notamment
    • Les personnes en souffrance
    • L’entourage inquiet pour un proche ou une personne en détresse
    • Les personnes endeuillées par suicide
    • Les professionnels
  • Confidentiel et gratuit
  • Confidentiel et gratuit, le 3114, numéro national de prévention du suicide, permet de répondre aux besoins immédiats des personnes en recherche d’aide : écoute, évaluation, intervention, urgence, orientation ou accompagnement. Il s’adresse également aux professionnels en contact avec des personnes en détresse ou en quête d’information sur le suicide et sa prévention.

Ce nouveau dispositif vise à réduire le nombre de suicides en France en offrant aux citoyens en grande souffrance une ligne téléphonique qui apporte une réponse professionnelle, 24h/24 et 7j/7, en lien avec les acteurs du territoires pour une prise en charge adaptée à chaque situation.


SA MISSION
    • Soulager la détresse psychologique de la personne suicidaire, de son entourage et des personnes endeuillées à la suite d’un suicide,
    • Aider les professionnels en contact avec des personnes en détresse,
    • Sensibiliser la population à la problématique du suicide et à sa prévention,
    • Promouvoir les efforts de prévention sur notre territoire,
    • S’inscrire et participer à un écosystème local sanitaire, social et médico-social.
 Plus d'infos sur www.3114.fr

L’Organisation régionale

Le centre hospitalier de Castelluccio sera le centre régional répondant pour la Corse à partir de 2022. Actuellement les appels sont transférés vers le centre de Montpellier qui réoriente les personnes vers les structures les mieux adaptées grâce à un annuaire des ressources locales disponibles en Corse.
L’équipe du centre répondant de Castelluccio (infirmiers ou psychologues, sous la supervision d’un psychiatre) sera formée, et à partir de février 2022, répondra aux appels téléphoniques, tous les jours week-end et jours fériés compris. La nuit, les appels sont automatiquement transférés au centre répondant de Montpellier.

En France métropolitaine, les tentatives de suicide (TS) entrainent près de 100 000 hospitalisations et environ 200 000 passages aux urgences par an, soit environ 20 tentatives de suicide pour un décès.  Le risque suicidaire est majeur pour les personnes ayant un antécédent de TS (OMS, 2014) :

  • 75% des récidives ont lieu dans les 6 mois suivant une TS1,
  • La survenue d’une TS multiplie par 4 le risque de suicide ultérieur et par 20 dans l’année suivant la tentative.

La stratégie de maintien d’un contact avec ces personnes à risque de récidive, à partir des services d’urgences hospitalières, est reconnue comme efficace par la littérature internationale. Organiser une veille en sortie d’hospitalisation pour tentative de suicide, est l’une des interventions spécifiques les plus efficaces dans la prévention du suicide.
L’équipe du CHRU de Lille, qui a conçu et développé VigilanS, en 2015, a été missionné par le ministère des solidarités et de la santé pour assurer l’appui technique aux ARS et aux établissements référents lors du déploiement.
Ce dispositif VigilanS, s’est généralisé progressivement à l’ensemble des régions.
En Corse, Vigilans est piloté par la Communauté Psychiatrique de Territoire (CPT) : les centres hospitaliers de Castelluccio, de Bastia et la clinique San Ornello.  
Le Centre hospitalier de Castelluccio, est le centre régional référent pour la mise en œuvre.

Le dispositif VigilanS a pour objectif général de contribuer à faire baisser le nombre de suicides et le nombre de récidives de tentative de suicide. Ce dispositif consiste en un système de recontact et d'alerte en organisant autour de la personne ayant fait une tentative de suicide un réseau de professionnels de santé qui assureront une veille et garderont le contact avec le patient.


VigilanS c'est qui ? Un réseau territorial
  • Une équipe opérationnelle portée par le Centre Hospitalier de Castelluccio, centre répondant régional, composée d'infirmiers ou de psychologues formés au repérage de la crise suicidaire, qui contactent les patients et réceptionnent leurs appels. Ils évaluent le risque suicidaire et coordonnent les recours disponibles pour le patient.
  • Une équipe de coordination, chargée d'organiser le dispositif, composée de deux médecins psychiatres, un cadre de santé et un secrétariat.

Comment ça marche ?

De la formation à la prévention du suicide

La formation en prévention du suicide est un élément clé de l’approche intégrée de la stratégie nationale déclinée en Corse. Il s’agit de structurer le repérage des personnes à risque pour leur proposer le plus rapidement possible des solutions adaptées à leurs problèmes et, si nécessaire, un accompagnement vers le soin.
L’actualisation en 2019 de ces formations, réalisée par le Groupement d’études et de prévention du suicide, avec le soutien du ministère des solidarités et de la santé, s’est faite dans le but de créer dans les territoires des réseaux de personnes-relais, capables de repérer les personnes en souffrance, et d’agir en lien avec les professionnels de la prise en charge. Les formations s’adressent donc d’une part à des personnes concernées par le mal-être des autres et à même d’entrer en relation avec eux, d’autre part aux professionnels prenant en charge les personnes en souffrance (médecins généralistes ou psychiatres, psychologues, infirmiers, etc.).
Une équipe de formateurs nationaux a été constituée (un binôme par région), chargée de former des professionnels de santé régionaux qui, à leur tour, formeront les intervenants de crise, les évaluateurs et les sentinelles.


Description: 
 
  • Trois rôles, donc trois fonctions, à articuler entre elles, ont été identifiés :
  • L’intervenant de crise qui a une fonction d’évaluation clinique du potentiel suicidaire mais qui a aussi des connaissances spécifiques pour désamorcer une crise suicidaire, éviter un passage à l’acte, et orienter la personne vers un accompagnement adapté.
  • L’évaluateur, qui peut faire une évaluation clinique du potentiel suicidaire de la personne et l’orienter vers le soin ou toute autre solution adaptée à ses besoins.
  • La sentinelle, qui est capable de repérer et d’orienter la personne (vers un évaluateur ou vers un intervenant de crise ou le SAMU).

Les deux premières formations requièrent une intervention spécialisée, ciblent des professionnels de santé ou des psychologues travaillant de manière régulière en suicidologie.
La troisième formation, sentinelle, s’adresse dans un premier temps à des professionnels non cliniciens, qui à leur tour formeront des citoyens.


Documents à télécharger
Stratégie régionale de prévention du suicide- DP 16612-2021-VF (pdf, 446.04 Ko) 

Source https://www.corse.ars.sante.fr/le-suicide-est-en-grande-partie-evitable

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Presse :
À Castelluccio, un pôle régional de prévention du suicide
Par: Isabelle Lançon-Paoli
Publié le: 19 décembre 2021 https://www.corsematin.com*

"La prévention du suicide est notre priorité, sauver des vies ne doit pas avoir de prix", a déclaré Marie-Hélène Lecenne, directrice de l'ARS de Corse.
Angèle CHAVAZAS


Le dispositif Vigilans et le numéro d'appel 3114 sont les deux outils de la stratégie de prévention des suicides.
Angèle CHAVAZAS

Deux dispositifs pour une stratégie régionale de prévention du suicide. Tels sont les nouveaux outils présentés jeudi au CH de Castelluccio. Un numéro d'urgence, et un dispositif d'accompagnement sont désormais actifs pour les malades et leur entourage

À l'échelle nationale, les morts par suicide représentent en moyenne 24 décès par jour, soit trois fois plus que les décès liés aux accidents de la route, selon les statistiques de Santé publique France. En Corse, les taux standardisés s'élevaient, en 2015, à 9,5 pour 100 000 habitants, en dessous de la moyenne nationale, à 14/100 000.

"La prévention du suicide est notre priorité, sauver des vies ne doit pas avoir de prix", expliquait, jeudi, Marie-Hélène Lecenne, directrice de l'Agence régionale de santé (ARS) de Corse, à l'occasion d'une conférence de presse donnée au centre hospitalier de Castelluccio.

Les dispositifs présentés "ont fait leur preuve sur le Continent", assure la directrice : " Ils s'articulent autour de deux logiques : le parcours, soit toutes les mesures pour éviter les tentatives de suicides, le retour en hospitalisation ; et la filière qui consiste à doter la Corse d'une organisation de soutien psychologique et des dernières avancées thérapeutiques."

Cette organisation comprend le centre hospitalier de Bastia, la clinique de San Ornellu et le centre de Castelluccio. Celui-ci aura pour rôle d'animer et de coordonner ce réseau.

Premier outil donc, un numéro de téléphone, le 3114, à destination des personnes suicidaires ou de leur entourage, leur permettant ainsi de demander de l'aide, ou de signaler le cas d'un proche aux prises avec des idées suicidaires. Il est actif 7 jours sur 7, confidentiel et gratuit, et ouvert à tous : les personnes en souffrance, leur entourage, les personnes endeuillées par un suicide mais aussi les professionnels.
Un numéro d'appel et un dispositif de suivi

"À ce jour, les appels depuis la Corse sont réceptionnés à Montpellier. Nous mettons en place actuellement une équipe pour que le centre d'appels régional soit constitué en Corse, ici au CH de Castelluccio. Ils devraient être opérationnels en février", expose Isabelle Acquaviva, cheffe de service du pôle de psychiatrie à Castelluccio

Les appels sont pris en charge par des infirmiers ou psychologue, qui ont une mission d'écoute mais aussi d'orientation vers les structures les mieux adaptées à leur situation.

"Les professionnels qui répondront aux appels reçoivent une formation spécifique, précise Élise Mosconi, psychiatre et médecin coordinateur, le 3114 a déjà reçu 18 000 appels depuis sa mise en place le 1er octobre dernier."

L'autre outil de prévention est le dispositif Vigilans. Piloté en Corse par la Communauté psychiatrique de territoire (CPT), qui regroupe les centres hospitaliers de Bastia, Castelluccio et la clinique San Ornellu. Ce dispositif permet un suivi pendant six mois des personnes ayant fait une tentative de suicide. Il s'appuie sur une stratégie de maintien de contact avec les personnes en souffrance. "La veille en sortie d'hospitalisation pour tentative de suicide est l'une des interventions spécifiques les plus efficaces dans la prévention du suicide" argumente Isabelle Acquaviva.
Castelluccio, centre référent

Ce réseau se compose d'une équipe opérationnelle, portée par le centre référent de Castelluccio. Elle compte notamment des infirmiers et des psychologues formés au repérage de la crise suicidaire, chargés de contacter les patients et recevoir leurs appels. Ils sont chargés d'évaluer le risque suicidaire et de coordonner les recours disponibles pour le patient.

Une équipe de coordination est, quant à elle, chargée d'organiser le dispositif. Elle se compose de deux médecins psychiatres, un cadre de santé et un secrétariat.

"L'objectif de ces dispositifs est d'impliquer et coordonner l'ensemble des services, et de mobiliser l'entourage. Cette stratégie englobe les services précités mais aussi les Samu 2A et 2B, les services d'urgence de tout le territoire, mais aussi le secteur privé et les médecins généralistes", conclut Élise Mosconi.


https://www.corsematin.com/articles/a-castelluccio-un-pole-regional-de-prevention-du-suicide-122354

lundi 20 décembre 2021

Le 18 octobre dernier, le CHRU a ouvert le dispositif VigilanS Centre-Val de Loire

UN DISPOSITIF NATIONAL
> LES ÉTAPES D’UN SUIVI VIGILANS
Communiqué de presse, le 14 décembre 2021
Le 18 octobre dernier, le CHRU a ouvert le dispositif VigilanS Centre-Val de Loire. Il s’agit d’un dispositif de veille et de recontact des personnes ayant fait une tentative de suicide, ou une récidive. VigilanS est situé à Tours, 19 rue Edouard Vaillant et l’activité a d’ores et déjà commencé pour les patients tourangeaux. En 2022, un déploiement du dispositif se fera progressivement à l’échelle départementale puis régionale.
VigilanS est un dispositif national de veille, de recontact des personnes ayant fait une tentative de suicide. Son objectif est de diminuer les récidives suicidaires et finalement le suicide. C’est un dispositif de prévention, mais qui fait également du soin et qui au décours de son activité peut être amené à prendre en charge des situations d’urgence.
Il s’adresse à tout patient qui est passé à l’acte, quel que soit son âge. Le dispositif VigilanS s’adapte à chaque patient et n’agira pas de la même manière selon si le patient identifié est à faible risque
de récidive, ou si au contraire le risque est élevé. En effet, la prise de contact sera renouvelée plus régulièrement selon les cas.
« VigilanS c’est : veiller, évaluer, soutenir, conseiller, orienter et désamorcer une crise suicidaire si besoin. »
Dr Dubois-Carmagnat (Médecin Coordinateur Psychiatre de VigilanS Centre-Val de Loire)
1. Après une Tentative de Suicide (TS) le patient volontaire est inclus dans le dispositif par le service de soins qui le prend en charge. Un numéro vert lui est remis et une veille sanitaire de 6 mois se déclenche. Le patient peut appeler en semaine de 9h30 à 17h30 quand il en éprouve le besoin avec le numéro qui lui a été remis.
2. Si le patient est un primo suicidant sans facteur de risque, il sera recontacté par courrier au bout de 3 mois, puis à 6 mois téléphoniquement.
3. Si le patient a déjà fait des TS ou s’il présente des facteurs de risque, un appel, 10 à 20 jours après la TS est effectué par un vigilanseur pour un entretien clinique afin de s’assurer de l’état de santé psychique du patient.
4. Un courrier aux professionnels de santé référent du patient est envoyé au moment de l’entrée dans le dispositif et après chaque entretien téléphonique.
5. Le patient est contacté par courrier pour garder le contact.
6. Une fin de veille est actée au bout de 6 mois avec le patient, si son état de santé le permet. Le numéro vert est conservé par le patient qui pourra rappeler à tout moment.
7. Si une récidive survient pendant la veille, le patient est réintégré dans le dispositif au point de départ de la prise en charge.
8. Si le patient est en difficulté, il est alors rappelé par un vigilanseur.
Les vigilanseurs utilisent un logiciel où ils renseignent les informations sur les patients qu’ils suivent, ce qui leur permet, grâce à un algorithme, d’obtenir le calendrier des prochaines prises de contact.
[Dispositif VigilanS]
Le CHRU lance VigilanS en Centre-Val de Loire :
le dispositif de veille et de recontact des personnes ayant fait une tentative de suicide
L’équipe est composée de 6 professionnels
1 médecin coordinateur psychiatre, 1 secrétaire médicale, 1infirmier, 2 psychologues à mi-temps, 1 cadre
Le dispositif grandissant, un recrutement est prévu prochainement.
Les vigilanseurs travaillent en binôme pour être en mesure de répondre à une situation d’urgence.
L’équipe de VigilanS Centre-Val de Loire a reçu plusieurs formations des équipes de Lille, entre autres sur la gestion de la crise suicidaire ; ainsi qu’une formation permettant d’appréhender le logiciel de suivi, etc.
En France métropolitaine, les tentatives de suicide entraînent près de 100 000 hospitalisations et environ 200 000 passages aux urgences par an, soit environ 20 tentatives de suicide pour un décès.
(Source : « Le dispositif de recontact VigilanS » - Ministère des Solidarités et de la Santé)
• 50% des personnes qui font une tentative de suicide ne passent pas par les urgences d’un hôpital (chiffre national)
• En 2020 en région Centre-Val de Loire, il y a eu 673 passages aux urgences psychiatriques de Trousseau pour tentative de suicide, dont 79 qui ont récidivé,
• Entre le 18 octobre et le 30 novembre 2021, 63 patients ont été inclus dans le dispositif, dont 13 mineurs de moins de 15 ans,
• 40% des personnes ayant fait une TS sont à risque de récidive,
• 66% passeront de nouveau à l’acte dans les 6 premiers mois.
CAnne-Karen Nancey - CHRU de Tours
02 47 47 37 57 / 07 87 97 92 71 - ak.nancey@chu-tours.fr - www.chu-tours.fr
Contact presse

source https://www.chu-tours.fr/wp-content/uploads/2021/12/CdP-2021-VIGILANS.pdf

Dispositif VigilanS Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne Ouest

Dispositif VigilanS | Un programme de veille pour prévenir la récidive suicidaire

15 déc. 2021Chaque année, environ 10 000 décès par suicide en France et entre 180 000 et 200 000 tentatives de suicides sont dénombrées en France. Des équipes de l’hôpital Bicêtre AP-HP, du groupe hospitalier Paul Guiraud et de l’Etablissement Public de Santé Erasme ont lancé conjointement le dispositif VigilanS pour les territoires des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne Ouest. Financé par l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France, ce dispositif territorialisé de veille sanitaire permet de maintenir un lien avec les personnes ayant réalisé un geste suicidaire et de leur proposer un appui tout au long de leur suivi. Rester connecté à l'AP-HP : Site : http://www.aphp.fr Facebook : https://www.facebook.com/assistancepu... Twitter : https://twitter.com/APHP LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/AP-HP Instagram : https://www.instagram.com/hopitauxdep...

 

 

 https://www.aphp.fr/contenu/dispositif-vigilans-un-programme-de-veille-pour-prevenir-la-recidive-suicidaire

jeudi 2 décembre 2021

VigilanS | Un dispositif de veille active pour les patients suicidants

VigilanS | Un dispositif de veille active pour les patients suicidants
Article publié le 01/12/2021

En tant que chef d’entreprise, Lionel Chaumeil, Président du Journal de l’éco est venu témoigner sa reconnaissance aux membres de VigilanS et du service Cellule Urgence Médico Psychologique du CHU de Clermont-Ferrand.

Hier, le 30 novembre, se tenait la journée nationale du dispositif VigilanS. A cette occasion, le Journal de l’Eco est allé à la rencontre du Dr. Julie Geneste-Saelens, psychiatre référente de la CUMP et du dispositif VigilanS et de Julien Héros, psychologue coordinateur du dispositif au CHU de Clermont-Ferrand pour comprendre l’intérêt et les enjeux de la mise en place de VigilanS.

VigilanS est un dispositif de veille post-hospitalière destiné aux patients suicidants. Ce dispositif, créé en 2015 dans les Hauts-de-France, a pour vocation de faire baisser le nombre de récidives de tentatives de suicide grâce à un système de recontact et d’alerte avec les patients dans un délai de 6 mois après leur hospitalisation et/ou leur passage aux urgences.

Ce système consiste également en la création d’un réseau de professionnels de santé autour du patient, qui leur permettra de garder le contact avec elle et ainsi de limiter les rechutes et réitérations suicidaires.

« Le dispositif est une ressource supplémentaire qui ne se substitue pas à la prise en charge des patients mais vient en complémentarité afin de les accompagner via un protocole de maintien du lien. », nous explique Julien Héros, psychologue coordinateur de VigilanS au CHU de Clermont-Ferrand.

Concrètement, toute personne ayant fait un passage aux urgences pour acte suicidant se voit proposer l’inclusion dans le dispositif VigilanS, symbolisé par une « carte ressource » sur laquelle figure un numéro vert gratuit, que les patients peuvent appeler en cas de crise. En parallèle, les équipes du dispositif organisent et mettent en place le protocole de veille active sur 6 mois qui se traduit par des appels téléphoniques dans un certain délai après l’hospitalisation du patient ou encore l’envoi de cartes postales personnalisées manuscrites.

A ce jour, le dispositif a une vocation nationale avec des dispositifs régionaux, à la demande du Ministère de la Santé.

« Le dispositif VigilanS a une vocation proactive, l’idée, c’est que ce soit nous qui allions vers les personnes en souffrance qui sont déjà passées par les urgences pour qu’elles ne réitèrent pas leur acte. », affirme le Dr. Julie Geneste-Saelens, psychiatre référente du dispositif à Clermont-Ferrand.

Pour elle, le dispositif VigilanS a également vocation à véhiculer un message d’espoir. « On sait que jusqu’à la dernière seconde avant le passage à l’acte, la personne reste ambivalente. Jusqu’à la dernière fraction de seconde, il y a de l’espoir. Si à ce moment-là, un coup de téléphone arrive, tout peut changer. C’est la culture du lien qui peut créer un déclic et permettre de les sauver. », ajoute-t-elle.

La crise de la Covid aura renforcé la fragilité de nombreuses personnes. Qu’elle soit économique ou psychologique, la fragilité peut frapper chacun. Chez les chefs d’entreprise, l’angoisse du lendemain existe aussi. Des procédures d’alerte et d’anticipation comme des consultations ou le dispositif VigilanS, peuvent ainsi contrer l’irrémédiable.

Depuis la mise en place opérationnelle de VigilanS à Clermont-Ferrand en janvier 2021, ce sont près de 360 personnes qui ont été inclues dans le dispositif.

En dehors du dispositif Vigilans, le 3114, nouveau numéro national de prévention du suicide, est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour toutes les personnes suicidaires et leur entourage, pour les personnes endeuillées à la suite d’un suicide et pour toutes les personnes en souffrance psychiques susceptibles d’avoir des idéations suicidaires.

Le Dr. Julie Geneste-Saelens et Julien Héros ont répondu à nos questions en vidéo sur la journée nationale du dispositif VigilanS qui se tenait hier à Montpellier.

Reporter, Clarisse Valleix


 

https://lejournaldeleco.fr/vigilans-un-dispositif-de-veille-active-pour-les-patients-suicidants/#close-ep

vendredi 3 septembre 2021

MàJ Présentation VIGILANS Paris

 


VigilanS Paris

Conduites suicidaires
VigilanS Paris
Médecin coordonnateur : Dr Liova Yon
Adresse : 1 Rue Cabanis
75014 Paris

Tél : 08 00 73 04 03

Qu'est-ce que c'est ?

Un dispositif de veille post hospitalière pour les suicidants de Paris.
Pourquoi ?

Pour prévenir et limiter la récidive suicidaire.
Pour qui et quand ?

Pour tout suicidant, à la sortie d'un service d'urgence ou d'une structure de soins. C'est à cet instant que la veille commence.

Le dispositif VigilanS Paris, déployé à ce jour dans 13 régions, est un dispositif de recontact des personnes ayant fait une tentative de suicide qui est une mesure phare de la stratégie nationale de prévention du suicide.

Pour mémoire, à Paris, il y a entre 5 000 et 7 000 tentatives de suicide par an.

Télécharger

plaquette_vigilans.pdf PDF 291.54 Ko
fiche_info_patients_vigilans.pdf PDF 504.56 Ko 

 

Source https://www.ghu-paris.fr/fr/annuaire-des-structures-medicales/vigilans-paris 

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 Post du 10/11/2020 :

CONDUITES SUICIDAIRES VigilanS Paris

Cliquez ici pour regarder la vidéo "VIGILANS PARIS : PREVENIR LA RECIDIVE SUICIDAIRE
"Qu'est-ce que c'est ? Un dispositif de veille post hospitalière pour les suicidants de Paris.
Pourquoi ? Pour prévenir et limiter la récidive suicidaire.
Pour qui et quand ? Pour tout suicidant, à la sortie d'un service d'urgence ou d'une structure de soins. C'est à cet instant que la veille commence. Le dispositif VigilanS, déployé à ce jour dans 13 régions, est un dispositif de recontact des personnes ayant fait une tentative de suicide qui est une mesure phare de la stratégie nationale de prévention du suicide.Pour mémoire, à Paris, il y a entre 5 000 et 7 000 tentatives de suicide par an.
Médecin coordonnateur : Dr Liova Yon1 Rue Cabanis75014 Paris tel : 08 00 73 04 03

URL de la page : https://www.ghu-paris.fr/fr/annuaire-des-structures-medicales/vigilans-paris-bientot-disponible

 

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Lancement de VIGILANS Paris avec Frank Bellivier
A l'occasion de la journée mondiale de la santé mentale, le GHU Paris a présenté, à Sainte-Anne, le nouveau dispositif VigilanS Paris mis en place au service des parisiens pour prévenir le suicide, enjeu phare de santé publique.

Publié le 13 octobre 2020


Le dispositif VigilanS, déployé à ce jour dans 13 régions, est un dispositif de recontact des personnes ayant fait une tentative de suicide qui est une mesure phare de la stratégie nationale de prévention du suicide.
Pour mémoire, à Paris, il y a entre 5 000 et 7 000 tentatives de suicide par an.

La nouvelle équipe de VigilanS Paris, créée en janvier 2020 et opérationnelle depuis le mois de juin, a reçu la visite du Pr Frank Bellivier. Cette équipe de 4 personnes rattachée au Pôle CPOA-SMPR-Vigilans du GHU Paris psychiatrie & neurosciences est en charge d’organiser le recontact et le suivi des personnes ayant fait une tentative de suicide dans les suites de leur sortie des urgences ou d’hospitalisation. En effet, les personnes ayant fait une tentative de suicide ont un risque accru de récidiver et 75% des récidives ont lieu dans les 6 mois.


Télécharger

Communiqué de presse VIGILANS 2020

Source https://www.ghu-paris.fr/fr/actualites/lancement-de-vigilans-paris-avec-frank-bellivier 

 

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A Paris, une cellule de suivi pour garder le lien avec les «survivants» du suicide
VigilanS Paris est une cellule installée à l’hôpital Sainte-Anne à Paris qui recontacte et qui suit les personnes rescapées d’une tentative de suicide. Objectif affiché : prévenir la récidive.
GHU Paris Psychiatrie et neurosciences (XIVe), jeudi 22 octobre. Le Dr Liova Yon, qui dirige l’équipe d’infirmiers appelants de VigilanS. LP/Elodie Soulié
Par Elodie Soulié
Le 10 novembre 2020

Garder le contact, leur faire savoir qu'ils et elles sont importants. Les maintenir à flot, en vie surtout, pour contrer cette vilaine statistique du risque accru de récidive après une première tentative de suicide : 40 % des personnes ayant cherché une première fois de mettre fin à leurs jours, risquent de recommencer. Et dans 75 % des cas, cette récidive intervient dans les 6 mois.

C'est à ce laps fragile que s'attelle la nouvelle cellule de « recontact » et de suivi VigilanS Paris, mise en place au sein du GHU Paris psychiatrie & neurosciences (XIVe, ex Sainte-Anne). Un dispositif phare de la « stratégie » nationale de prévention des suicides (10 000 par an en France), et déjà expérimenté dans 13 régions dont celle de Lille, où son équipe a permis de faire chuter de 13 % le nombre de récidives en 5 ans. Une première victoire qui donne de l'espoir aux soignants et aux familles des personnes en mal-être. À Paris elles sont entre 5 000 et 7 000 chaque année, « une population comparable à ce que l'on observe partout en France, en général beaucoup de 25 à 30 ans, et plus de femmes », précise le Dr Liova Yon, médecin coordonnateur et responsable de l'unité VigilanS Paris.

«On s'inquiète de leur bien-être»

Lancé en début d'année mais victime des aléas de la crise sanitaire, VigilanS Paris s'attaque désormais à ce nombre terrifiant avec des outils que d'aucuns imagineraient dérisoires, presque anachroniques à l'heure du multimédia : le téléphone, la carte postale, la parole simple et « le bon sens en action. Simplement le bon sens », sourit le Dr Yon. Son unité suit déjà 171 patients volontaires, tous sortis de services d'urgences ou d'hospitalisation de la capitale après une première « TS », et considérés comme des patients à risques. Quant aux conséquences des confinements et du reconfinement, elles seront difficiles à évaluer pour les spécialistes, car si effectivement « il y a eu un effondrement des consultations dans les services de psychiatrie, comme partout, il est impossible de quantifier s'il y a eu plus ou au contraire moins de tentatives et de suicides, les conséquences se feront sentir aussi d'autres façons, et à plus long terme », estime le médecin.

« Le dispositif s'appuie naturellement sur une méthode, un protocole, mais nous sommes à mille lieues du jargon que l'on peut entendre en psychiatrie, insiste le médecin. L'objectif est de garder le lien, parce que l'on sait d'expérience que garder le lien permet d'éviter que des gens meurent. Il faut avoir en tête qu'en cas de récidive, une personne sur 10 parviendra à ses fins… Les gens que nous suivons sont des survivants », rappelle-t-il gravement. « Notre rôle est de leur montrer qu'on s'inquiète de leur bien-être. On va au-devant de gens qui ne nous connaissent pas, mais que l'on va chercher, en leur montrant qu'ils sont importants ».

Premiers maillons du dispositif : les infirmiers appelants. Les « VigilanSeurs », ainsi qu'aime à les désigner le Dr Yon. « Nous contactons chaque patient entre 10 et 20 jours après sa sortie d'hospitalisation », explique Mehdi, que 7 ans au sein d'une fondation des étudiants de France, auprès de jeunes de 16 à 25 ans, ont rodé à la gestion de crise et à la question du suicide. « La première idée est de prendre des nouvelles, de discuter, d'évaluer leur état psychologique selon qu'ils ont un bon ou un mauvais sommeil, leur appétit, les idées noires qu'ils peuvent avoir etc., voire si ces idées aboutissent à un scénario morbide. Plus c'est scénarisé, plus on va vers l'urgence », souligne l'infirmier. « Les silences, le timbre de voix, les sons autour… Tout est important lorsque l'on a que le bruit pour se repérer, sans la personne en face », complète le Dr Yon.

La compétence professionnelle ne fait pas tout. Il faut de la finesse pour ainsi évaluer, par téléphone, l'état mental d'un « rescapé » du suicide. « Notre rôle c'est d'identifier rapidement les facteurs de vulnérabilité, les fragilités, tout ce qui pourrait amener à un événement déclencheur, mais aussi tout ce qui sera aidant et protecteur pour la personne », confirme Mounia, infirmière depuis 6 ans, dont 4 dans un service d'accueil de jeunes suicidaires.

Une carte postale personnalisée chaque mois

De cette évaluation clinique globale à « J + 10 », dépend la suite du dispositif, une intervention ou un nouvel appel à J + 20, puis dans le meilleur des cas 6 mois plus tard. À l'appui d'un compte rendu coordonné au médecin généraliste et au psychiatre référent, VigilanS relâche alors sa veille du patient à risques, ou peut la reconduire 6 mois
.La carte postale, une reproduction d'un papillon de C215, permet de garder le lien et est envoyé une fois par mois durant 4 mois, lorsque le patient ne répond pas aux appels. LP/Elodie Soulié

Si aucun de ces appels n'aboutit, si toutes les tentatives entre les 10e et le 20e « jour d'après » restent vaines pour joindre le patient, – qui a également reçu, à sa sortie, une « carte ressource » avec un numéro Vert à contacter en cas de besoin —, on lui envoie…. des cartes postales. « Une par mois pendant 4 mois », précise le Dr Yon.

Bizarrement, c'est ce petit média d'une autre époque qui peut faire mouche. « Cher…, lit-on dans cette écriture ronde presque enfantine, au dos d'une reproduction d'un papillon de C215, le street artiste qui a gracieusement décoré plusieurs établissements du GHU parisien de pochoirs colorés, l'année dernière. « Nous vous avons accueilli il y a quelque temps et nous espérons que les choses vont mieux pour vous […]. Si vous voulez prendre contact, nous serons heureux d'avoir de vos nouvelles… » Anodin? D'expérience, les soignants défendent l'inverse. « C'est de la veille, insiste le Dr Yon. La relation épistolaire est reconnue par les plus grands psychiatres, et cette lettre personnalisée comporte ce qui fait le cœur de VigilanS : elle montre qu'on s'intéresse, qu'on est là. Qu'on garde le lien ».
13 % de récidivistes en moins en 5 ans

Si le patient reste malgré tout aux abonnés absents, si aucun contact avec des proches n'a pu être noué, alors ce risque de crise suicidaire déclenche la consultation en urgence. « Entre les appels et les cartes, il y a aura eu 6 tentatives de contact en 6 mois, et pendant ce temps nous essayons aussi de passer par les personnes-ressources, les proches, le médecin traitant par exemple.

À Paris, l'équipe de VigilanS manque encore de recul pour voir la courbe du risque fléchir, mais s'appuie sur les cinq années d'expérimentation des premières unités, notamment dans le Nord. « 13 % de baisse des récidives, ce sont des dizaines de personnes sauvées, insiste le Dr Liova Yon. C'est un petit dispositif en effectifs, ici par exemple il mobilise quatre personnes, mais il est parmi les plus efficaces dans la prévention… C'est le bon sens en action pour pas cher ! », sourit le médecin. Le déploiement des unités VigilanS doit couvrir la France entière d'ici 2022.

https://www.leparisien.fr/paris-75/a-paris-une-cellule-de-suivi-pour-garder-le-lien-avec-les-survivants-du-suicide-10-11-2020-8407564.php


lundi 26 juillet 2021

ETUDE RECHERCHE Suicide reattempt in a population-wide brief contact intervention to prevent suicide attempts - the vigilans program, France

Suicide reattempt in a population-wide brief contact intervention to prevent suicide attempts - the vigilans program, France
Larissa Djemi Fossi 1 Christophe Debien 2 Anne-Laure Demarty 2 Guillaume Vaiva 2 Antoine Messiah 2
1 iPLESP - Institut Pierre Louis d'Epidémiologie et de Santé Publique
2 Service de Psychiatrie [CHRU Lille]
Abstract : Objective: Among the postcrisis suicide prevention programmes, brief contact interventions (BCIs) have been proven to be efficient. VigilanS generalizes to a whole French region a BCI combining resource cards, telephone calls and sending postcards, according to a predefined algorithm. However, a major problem in suicide prevention is the suicide reattempt, which can lead to final suicide. Here, we analyse the suicide reattempt in VigilanS. Methods: The study concerned patients included in VigilanS over the period from 1 st January 2015 to 31 December 2018, with an end of follow-up on 1 st July 2019. We performed a series of descriptive analyses, survival curves and regressions. The outcome was the suicide reattempt, and the predictive variables were the characteristics of the patient at entry and during follow-up in VigilanS. Age and sex were considered as adjustment variables. Results: 11879 inclusions occurred during the study period, corresponding to 10666 different patients, among which 905 reattempted suicide. More than half were primary suicide attempters (53.4%). A significant relationship with suicide reattempt was identified for the following characteristics: being a non-primary suicide attempter, having attempted suicide by voluntary drug intoxication and phlebotomy, alcohol consumption among primary suicide attempters, and having no companion at the Accepted manuscript: Authors' Copy ETHICS APPROVAL AND CONSENT TO PARTICIPATE emergency room visit among non-primary suicide attempters. Hanging (as suicide method), having made no call to VigilanS were protective factors. Conclusion: This study provides us with a valuable insight into the profiles of patients repeating a SA, which is important for suicide prevention in general.
Soumis le : lundi 19 juillet 2021 - 12:44:19
Dernière modification le : samedi 24 juillet 2021 - 03:47:12

Citation
Larissa Djemi Fossi, Christophe Debien, Anne-Laure Demarty, Guillaume Vaiva, Antoine Messiah. Suicide reattempt in a population-wide brief contact intervention to prevent suicide attempts - the vigilans program, France. European Psychiatry, Elsevier, 2021, pp.1-34. ⟨10.1192/j.eurpsy.2021.2221⟩. ⟨hal-03290362⟩

vendredi 21 mai 2021

Jura. À Dole, des « vigilanseurs » pour prévenir la récidive suicidaire

Jura. À Dole, des « vigilanseurs » pour prévenir la récidive suicidaire

C’est ici qu’est installé le service de suivi des personnes ayant fait une tentative de suicide pour l’ensemble de la Franche-Comté.
Claire-Marie Tainturier, coordinatrice, et Nathalie Haberkorn, cadre de santé.

Claire-Marie Tainturier, coordinatrice, et Nathalie Haberkorn, cadre de santé. (©Tony Le Pennec)
Voix du Jura

C’est un dispositif qui s’étend petit à petit au niveau national. Dans le Jura, il existe depuis 2016, et a été élargi à toute l’ancienne région Franche-Comté depuis juin 2020. « VigilanS », ce sont des infirmiers et des psychologues, qui, par téléphone ou par lettres, maintiennent un lien avec les personnes ayant tenté de se suicider. À Dole, quatre personnes, plus une coordinatrice, forment la cellule prenant en charge l’ensemble de la Franche-Comté: deux infirmières et deux psychologues formés à l’évaluation de la crise suicidaire, et le docteur Claire-Marie Tainturier, psychiatre, qui partage son temps entre la coordination de VigilanS et l’hôpital de Besançon.

Un protocole national

Pour le Jura, ce sont environ 300 personnes qui sont suivies dans le cadre de VigilanS. Pour l’ensemble de la Franche-Comté, les chiffres ne sont pas disponibles, le dispositif étant encore en phase de déploiement. L’objectif est que chaque patient sortant de l’hôpital après une tentative de suicide se voit proposer le dispositif ViglanS et remettre la carte indiquant le numéro du service.
Ensuite, c’est un protocole strict qui s’applique, élaboré pour toute la France au CHU de Lille.

« Nous appelons la personne une première fois de 10 à 21 jours après sa sortie de l’hôpital. Puis une deuxième à J + 90. Si nous n’avons pas de réponse, nous envoyons une carte postale. »

Claire-Marie TainurierCoordonnatrice du dispositif VigilanS à Dole

Enfin, une carte postale est également envoyée à 180 jours de la sortie de l’hôpital, pour prévenir que le dispositif s’arrête.

« Mais le dispositif est adaptable. Certains, qui avaient refusé de l’intégrer à leur sortie de l’hôpital, nous appellent finalement plus tard », précise Nathalie Haberkorn, cadre de santé au Centre hospitalier Saint-Ylie de Dole, où sont installés les « vigilanseurs ».
VigilanS n’a en aucun cas un objectif de soin à proprement parler, et ne se substitue pas au suivi médical.

« C’est un travail de veille, d’évaluation de la crise suicidaire et d’orientation. Le but de l’appel est de garder un lien, de faire le point sur le niveau de crise suicidaire, pour éventuellement avancer un rendez-vous psy, orienter vers une assistante sociale si besoin, et en cas d’urgence, appeler le 15. »

Nathalie Haberkorn

Des postes éprouvants

Les vigilanseurs sont ainsi en contact, toujours avec l’accord du patient, avec les professionnels qui le suivent.
La nature du travail des infirmières et psychologues est particulièrement éprouvante, notamment quand la détresse ressentie chez la personne au téléphone est telle qu’il faut appeler le Samu pour une intervention en urgence. Une situation rare, mais qui s’est déjà posée à Dole, explique Claire-Marie Tainturier.

Du fait de cette spécificité, le protocole national conseille que ces postes soient occupés à mi-temps. C’est le cas à Dole, où les vigilanseurs partagent tous cette tache avec un autre poste. Et que les vigilanseurs travaillent en binômes, idéalement infirmière/psychologue, pour pouvoir échanger sur les situations rencontrées.
Avec un objectif : que la tentative de suicide de la personne suivie soit la dernière.

Si vous vous sentez mal, ou qu’une personne de votre entourage vous inquiète, il est conseillé de consulter un médecin traitant, ou de téléphoner à la ligne nationale d’écoute pour les difficultés psychologiques : 08800 130 000. Et en cas de crise grave, se rendre aux Urgences.

https://actu.fr/bourgogne-franche-comte/dole_39198/jura-a-dole-des-vigilanseurs-pour-prevenir-la-recidive-suicidaire_42001422.html

vendredi 16 avril 2021

RETOURS SUR MANIFESTATION : AP-HM Le direct - Prévention du suicide et dispositif VigilanS

AP-HM Le direct - Prévention du suicide et dispositif VigilanS

Émission enregistrée en direct le jeudi 15 avril 2021


 AP-HM - Hôpitaux Universitaires de Marseille

Avec le Dr Jean-Marc Henry psychiatre et responsable du dispositif VigilanS en Paca et le Dr David Soffer, pédopsychiatre et directeur d'ASMA (Association Suicide et Mal-être de l'Adolescent). Le suicide est un phénomène de santé publique extrêmement important qui associe des drames personnels et des drames familiaux. Avec 800 000 morts tous les ans dans le monde, 9 000 en France, 650 dans notre région, le suicide est la première cause de mortalité chez 25 – 34 ans et la deuxième chez les 15 – 25 ans. En France, chaque année, 200 000 tentatives de suicide ont lieu. Pour éviter les récidives suicidaires, l’AP-HM a lancé en janvier 2021, VigilanS, un dispositif de veille éprouvé et efficace qui s'intéresse au public qui a récemment effectué une tentative de suicide. Émission enregistrée en direct le jeudi 15 avril 2021

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Inroduction 02:04 Qu’est-ce que le programme VigilanS ? 07:48 Comment ça fonctionne ? 14:22 Quel est le bénéfice pour les personnes touchées ? 18:13 Est-ce que ce dispositif s’adresse aussi aux familles et aux proches ? 20:03 Comment les patients sont-ils suivis ? 22:28 Comment vous contacter ? 24:28 Est-ce que le suicide touche plus les hommes ou plus les femmes ? 25:06 Est-ce que le suicide existe aussi chez les enfants ? 26:38 Est-ce qu’il y a des facteurs de risque ? 29:35 Mon ami a fait une tentative de suicide, qu’est-ce-que je peux faire ? 32:18 Qu’est-ce qui pousse des personnes à tenter de mettre fin à leur vie ? 33:30 Comment reconnaître les signes avant-coureurs ? 37:48 Mon frère est déprimé en ce moment, j’ai peur qu’il passe à l’acte. Comment l’aider ? 40:32 C’est quoi une crise suicidaire ? 42:53 Est-ce que le harcèlement au collège ou au lycée peut mener au suicide ? 44:46 Est-ce que le COVID, les confinements et les restrictions sociales ont un impact sur les tentatives de suicide ? Sur la santé mentale en général ? 49:12 Ma fille est attirée par la mort, est-ce que je dois m’inquiéter ? 53:40 Comment prévenir le suicide chez l'adolescent ? 55:51 Comment peut-on différencier un état dépressif de la bipolarité ? 57:40 Quand est-ce que les risques pycho-sociaux seront abordés en milieu hospitalier ? 59:24 Pour ceux qui ont vécu le suicide d'un proche et vont mal, existe-t-il un soutien psychologique ? 01:01:21 Comment encourager une personne qui a des idées suicidaires à consulter un spécialiste, lorsque celle-ci refuse une aide médicale ? 01:04:09 Quel type d'activité proposer pour des personnes en souffrance psychologique ? 01:06:17 Conclusion