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jeudi 22 décembre 2022

Suisse Prévention: Un artiste genevois tatoue pour briser le tabou sur le suicide

Suisse Prévention: Un artiste genevois tatoue pour briser le tabou sur le suicide

«Prends soin de toi»
Il tatoue ces mots pour prévenir du suicide chez les jeunes
Un tatoueur genevois vient de lancer un projet en collaboration avec l’association Stop Suicide. Touché par la problématique, il souhaite, à sa mesure, œuvrer pour la prévention du suicide chez les jeunes. C’est ainsi que le projet «Prends soin de toi» est né.
Publié: 20.12.2022 https://www.blick.ch/*
Avant d'être tatoueur, Kevin travaillait dans le social. Il s'occupait notamment de jeunes en foyer ou de personnes en situation de précarité.
Mathilde Jaccard

«Prends soin de toi.» Quoi de plus banal que de finir un message avec ces quelques mots. Mais est-ce qu’on le fait vraiment? Est-ce que, vraiment, tu prends soin de toi?

Cette réflexion, Kevin l’a souvent eue. Ainsi, ce tatoueur genevois de 27 ans, de son nom d’artiste la vie rapide, a imaginé un projet en collaboration avec l’association Stop Suicide. Encrer dans la peau ces quelques mots - «ce slogan d’espoir» comme il le nomme - pour faire la prévention du suicide chez les jeunes. Car pour rappel, c'est la première cause de décès chez les 15-29 ans, selon l’association Stop Suicide.

On n'en parle pas assez»

Cette douloureuse réalité, Kevin l’a vécue personnellement. Après le suicide d’un proche, il a souhaité davantage s’investir. Et les nombreux échanges avec ses clientes et clients, lui font réaliser que tout le monde est concerné. «Les personnes me parlent à cœur ouvert. La question de la santé mentale revient souvent. Plus je tatoue des gens, plus je me rends compte que ce sujet est omniprésent et touche beaucoup d’entre nous. Pourtant, on n’en parle pas assez.»

Après six mois de travail et de réflexion avec l’association, le projet voit le jour. Il a d’abord pris la forme d’une vidéo dans laquelle l’artiste genevois livre un discours poignant: «(...) Je veux juste te dire que si tu as besoin d’aide, parce que même si en ce moment tu vois tout noir les yeux ouverts, et que tu sens la vie quitter ton regard, sache qu’il y a toujours une main tendue pour toi.»

Les nombreux retours ont motivé le jeune homme et l’association à poursuivre l’aventure.



Un tattoo à prix libre

Comment continuer le projet? Comment faire sens de tous ces témoignages? C’est au milieu de la nuit, à 4h du matin, que Kevin prit sa plume et se mit à écrire la deuxième partie du projet: Encrer dans la peau «Prends soin de toi». Le concept n’est finalement pas très compliqué, comme l’explique l’artiste. «Je tatoue à prix libre cette phrase pour celles et ceux qui en ont envie ou besoin. Et tout l’argent va à l’association.» Le prix libre permet à tout un chacun de participer selon les limites de son porte-monnaie. Ainsi, les prix ont varié entre 20 et 150 francs.

Mais Kevin ne souhaite pas s’attribuer de mérite particulier. Pour lui, c’est aussi un rappel personnel: «Oui, c'est bien de prendre soin des autres, mais il faut aussi prendre soin de soi», lance-t-il depuis le coin de son studio de tattoo, à l’espace de création Le Grain à Genève. Il a été surpris de voir que son idée plaisait, et que de nombreuses personnes voulaient écrire cette histoire commune entre lui et l’association. Depuis le lancement du projet, plus d'une vingtaine de personnes ont déjà poussé la porte de son studio.

«L’avoir dans la peau me force à aller mieux»

Mais quel est le profil des personnes qui viennent le voir? Sont-ce uniquement des personnes qui ont des pensées suicidaires? « Pas du tout», lance Kevin. Évidemment, il y a des personnes touchées de près ou de loin par le sujet, mais aussi des personnes qui ont simplement été sensibles à la singularité du projet.

Pour Clémentine, une graphiste indépendante de 23 ans, c’est un mélange de tout cela. «J’ai décidé de me faire tatouer pour faire partie du projet, car c’est un sujet qui me tient à cœur.» C’est également un moyen pour elle de se réconcilier avec son passé, ses anciennes blessures et ses cicatrices, avoue-t-elle. Graver ce «slogan» permet d’affirmer que «oui, cela peut arriver à tout le monde, mais on peut aller mieux».

Emy a choisi son avant-bras, pour toujours l'avoir sous les yeux.

C’est cette dimension qui a séduit Emy, une étudiante en art de 23 ans. «Avoir en permanence ces mots gravés dans ma peau me permet de vraiment faire attention à ma santé mentale.» Pour la jeune femme, encrer cette phrase est aussi un moyen d’ouvrir la discussion, et de sensibiliser son entourage. D’autant plus que le tatouage attire de plus en plus de personnes: «C’est un bon moyen de rendre visible le suicide et de briser le tabou.»

Clémentine a choisi de s'inscrire ces quelques mots sur sa cuisse, en dessous de ses cicatrices.

Pour l’association Stop Suicide, qui cherche davantage de visibilité, cet aspect était déterminant. Collaborer avec de jeunes artistes permet de toucher leur communauté et ainsi faire connaître l'association et ses objectifs. «Nos activités principales sont la prévention, la déstigmatisation et la sensibilisation, précise Léonore Dupanloup, chargée de communication pour l’association. Comment aborder le thème du suicide? Comment repérer les signaux d’alerte? On souhaite appuyer sur tous les leviers de la prévention.» L’association est d’ailleurs présente sur les réseaux sociaux, mais également dans les écoles.

Créer un espace bienveillant

Lors d'interventions en classe, le rôle principal de l’association est d'offrir aux élèves un espace de dialogues. Pour Léonore Dupanloup, il faut briser le tabou. «On nous disait à l’époque 'Il ne faut surtout pas en parler, cela va donner des idées aux jeunes'.» Et pour cause, les enseignants et les institutions avaient peur du passage à l’acte.

Mais la chargée de communication insiste: « Si on n’en parle pas, les jeunes vont s’informer eux-mêmes et trouver autant de bonnes que de mauvaises informations. Faire comme si de rien n'était alimente le problème.»

En voulant faire quelque chose de concret, Kevin participe à lever le voile sur le sujet. Grâce à son initiative, beaucoup ont trouvé un espace de parole. « Il y a même des personnes en détresse psychique qui ont découvert l’association grâce à mon projet. Elles ont ainsi pu être accompagnées et prises en charge.»

L’artiste n’y gagne pourtant rien, financièrement parlant. Mais pour lui, la valeur est ailleurs. «J'établis une relation de confiance avec ces personnes. C'est incroyable. Ça vaut tout l’argent du monde. Je gagne personnellement. Je grandis.»

Sa tête est remplie d’autres projets, qu’il garde pour l’instant secrets. Cette richesse de partage, Kevin n’a pas prévu d’y mettre un terme. «Prends soin de toi» a pris vie. «Ce slogan d’espoir» est intemporel.
En savoir plus sur l'association Stop Suicide

L’association œuvre dans toute la Suisse romande, notamment dans le canton de Neuchâtel. Elle passe dans toutes les classes de 11e harmos et le bilan est plutôt positif, selon Léonore Dupanloup. «Après chaque intervention, tout le monde semble heureux et soulagé. On leur apporte de nombreuses clés pour pouvoir appréhender le sujet de la meilleure manière possible.» L’association est d’ailleurs toujours accompagnée d’un ou d'une psychologue si un élève souhaite se confier directement.

Depuis sa création en 2000, l'association est davantage visibilisée. Les écoles sont toujours plus intéressées à accueillir Stop Suicide dans leurs établissements. Et finalement, le taux de suicide est en baisse chez les jeunes depuis les années 80. Il reste toutefois une préoccupation, puisqu’en 2020 en Suisse, 972 personnes, tout âge confondus, ont mis fin à leurs jours, selon l'observatoire suisse de santé. Chez les jeunes entre 15-29 ans, le nombre de suicide est de 138.

https://www.blick.ch/fr/news/suisse/prends-soin-de-toi-il-tatoue-ces-mots-pour-prevenir-du-suicide-chez-les-jeunes-id18145307.html

lundi 14 novembre 2022

INITIATIVE Pays-de-la-loire Pour prévenir le suicide des jeunes, ces amis sportifs créent une pièce de théâtre

Pour prévenir le suicide des jeunes, ces amis sportifs créent une pièce de théâtre

Ouest-France (site web)
pays-de-la-loire, dimanche 13 novembre 2022  Mathieu CHARRIER.

Pour aider un ami à « rester debout » après le suicide de son fils, une bande de copains sportifs a lancé une nouvelle association de swim and run, une discipline suédoise. Ensemble, ils ont voulu aller plus loin dans la prévention du suicide des jeunes en créant une pièce de théâtre. Elle sera jouée la semaine du 14 novembre 2022, à Laval et à Mayenne.

Il y a Sophie, Bénédicte, Cathy, Bruno et les autres copains. Tous réunis par la passion du sport. Certains préfèrent la nage, d’autres la course à pied. Ensemble, ils ont créé l’association Laval swim and run (LSR), du nom de cette discipline suédoise qui combine la course à pied et la natation en milieu naturel .

Le réconfort par le sport

« On se connaît depuis des années, raconte Sophie Duranty, membre active de l’association. On partage tous la même passion pour le sport. » Un drame va renforcer leur amitié. « Mon fils s’est suicidé il y a trois ans et demi. Il s’appelait Robin, il était étudiant, il avait 18 ans », témoigne Bruno Capponi.

« Le sport a été un bon moyen de rester debout, d’être avec Bruno, sans utiliser de mots qui paraissent parfois inutiles », se souvient Sophie Duranty. « Le sport a été un véritable vecteur de résilience », confirme le papa endeuillé.

Ils créent Laval swim and run avec d’autres amis, dont le frère de Bruno Capponi, Christophe, devenu président de l’association qui compte 25 licenciés.

« Dans cette discipline, on évolue à deux, reliés par une corde, apprécie Cathy Dion, membre de LSR. Le lien est physique et on surveille toujours comment évolue l’autre. »

Une première compétition est programmée le 17 juin 2023 entre Montflours et Laval, avec une course plus longue pour les habitués et une plus courte pour faire découvrir la discipline. Un podium sera également réservé aux étudiants.

« Encore cette peur de la contagion »

Car les amis sportifs ont décidé d’aller plus loin dans la prévention du suicide des jeunes. « Depuis le début, cette course s’inscrit dans un projet global », confirme Bénédicte Le Renard, trésorière de LRS. Pour atteindre une dimension plus sociale et culturelle, les amis décident de créer une seconde association, Le Labo de Garoulet. L’idée d’une pièce de théâtre autour du suicide germe.

La première représentation de Fragile par la compagnie Un étrange été a eu lieu à Cossé-le-Vivien, jeudi 3 novembre 2022. Les prochaines, réservées aux scolaires, sont attendues lundi 14 et mardi 15 novembre au théâtre de Mayenne. Une séance tout public est programmée le lundi à 20 h (entrée à 5 €, gratuit pour les moins de 26 ans).

« Cette pièce est un bon prétexte pour échanger sur le sujet, espère Bruno Capponi, professeur dans un lycée de Mayenne où il sensibilise déjà les élèves, avec le soutien de son établissement. On sent un mal-être encore important chez les jeunes, même après le Covid . Il y a beaucoup d’anxiété liée à notre actualité. Pour être jeune aujourd’hui, il faut être costaud. »

Le père de famille prévient : « Nous ne sommes pas des spécialistes de la question du suicide, mais on veut en parler pour briser ce tabou. Il y a encore cette peur de la contagion, comme si en parler pouvait donner des idées à nos jeunes. »

Les deux associations lavalloises ont reçu le soutien de plusieurs établissements universitaires de l’agglomération. La pièce Fragile sera jouée dans l’amphithéâtre de l’Estaca, l’école d’ingénieurs, mercredi 16 novembre, à 18 h et 20 h.

Inscription en linge demandée à cette adresse : helloasso.com/associations/le-labo-du-garoulet

lundi 27 juin 2022

Projet "Why So Sad?" une Nike Dunk SB pour sensibiliser et ouvrir davantage la discussion à propos des problèmes de santé mentale

Un premier aperçu de la Why So Sad? x Nike SB Dunk Low

Il y a 1 semaine https://www.lesitedelasneaker.com/*

Photos via jfgrails

Le skater écossais, John Rattray, continue de nous sensibiliser sur la santé mentale avec une nouvelle Why So Sad? x Nike SB Dunk Low.

Why So Sad? est un projet mené depuis quelques années par le grand John Rattray. Celui-ci a pour objectif de récolter des fonds pour différentes associations qui luttent contre le suicide à l’image de la Association for Mental Health ou encore de la Grassroots Suicide Prevention. La natif d’Aberdeen a d’ailleurs déclaré:

"J'espère qu'un jour, nous pourrons parler de la dépression, de l'anxiété et même des pensées suicidaires de la même manière dont nous parlons d'un arc-en-ciel. J'espère que chacun d'entre nous aura les compétences nécessaires pour s'aider et aider les autres à traverser la tempête lorsque les choses deviennent difficiles."

John Rattray

Afin de soutenir cette bonne cause, Nike Skateboarding s’est associé au talent écossais sur une édition spéciale de la populaire Nike SB Dunk Low. Celle-ci affiche une tige en cuir bleu ciel, ainsi que des superpositions en daim bleu marine et rouge. Le swoosh latéral, quant à lui, dispose d’une sous-couche jaune et fait ostensiblement référence aux problèmes de santé mentale que beaucoup cachent à leur entourage. Un oiseau en train de skater sur le talon, ainsi qu’une semelle blanche et une outsole icy, couronnent l’ensemble. Sachez enfin que des decks et des tee-shirts désignés par Jon Horner seront également disponibles.

La nouvelle Why So Sad? x Nike SB Dunk Low arrivera au cours de l’année 2022 sur Nike.com et chez certains skateshops. Le tarif, pour sa part, avoisinera les 100€. Stay tuned!

https://www.lesitedelasneaker.com/2022/06/preview-why-so-sad-nike-sb-dunk-low/ 


Why So Sad? et la marque au Swoosh s’allient pour une édition spéciale

Publié le 22 juin 2022

Le projet Why So Sad? mené par le célèbre skater écossais John Rattray va mettre la Nike Dunk SB en avant. Prévue pour cette année, cette collaboration avec Nike Skateboarding a pour ambition de sensibiliser et ouvrir davantage la discussion à propos des problèmes de santé mentale et ainsi collecter des fonds pour différentes associations. Découvrez-la sans plus attendre !

 

samedi 2 avril 2022

AUTOUR DE LA QUESTION Redon (35). Une exposition sur la santé mentale, qui permet « aux jeunes d’en être acteur »

Redon. Une exposition sur la santé mentale, qui permet « aux jeunes d’en être acteur »
Vendredi 01 avril 2022

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Corentin, en charge de l’exposition, a fait le tour des lieux fréquentés par les jeunes de Redon, afin d’installer des affiches de l’exposition et expliquer les modalités de participation. © Ouest-France

Le référent santé de la Mission locale, Corentin Caillard, organise une exposition participative sur le thème de la santé mentale. Elle s’adresse aux jeunes, de 12 à 25 ans, qui ont jusqu’au 16 mai 2022 pour envoyer leurs œuvres.

Corentin Caillard, ambassadeur santé en service civique à la Mission locale de Redon (Ille-et-Vilaine), épaulé par Marine Kunstmann, chargée de mission pour l’amélioration de l’offre de soin de proximité, met en place une exposition participative, intitulée Intra-muros, sur le thème de la santé mentale.

Cette exposition s’adresse aux jeunes de 12 à 25 ans, qui ont jusqu’au 16 mai pour s’inscrire et envoyer par mail leurs œuvres. Une initiative de plus pour le pays de Redon, qui contribue, en partenariat avec la Mission locale et les professionnels de santé du centre hospitalierde Redon, à améliorer l’accompagnement psychologique des jeunes.

Des jeunes dans le besoin

« La pandémie a exacerbé les problématiques de santé, et particulièrement celle de la santé mentale, explique Marine Kunstmann. Il a un vrai problème de prises en charge et d’accès aux soins ici. » Selon ses dires, en Bretagne, « les jeunes sont ceux qui sont le plus éloignés de l’offre de soins, particulièrement ceux qui sont en situation d’exclusion ou précaire ».

C’est Corentin Caillard qui a choisi le thème de l’exposition, car « ça m’intéressait ». Mais c’est aussi au fil des discussions qu’il a avec les jeunes qu’il accompagne lors de rendez-vous médicaux et qu’il épaule dans leurs démarches médicales, qu’il a compris que la question de la santé mentale était très présente chez eux.



La Mission locale et Redon agglo se sont alliés pour organiser cette exposition « Intra-muros », sur la santé mentale. Elle s’adresse aux jeunes de 12 à 25 ans. © Ouest-France

Se réapproprier le sujet

Le but de cette exposition participative, qui sera exposée à la Maison Confluences, le 1er juin 2022, c’est aussi que les jeunes puissent se réapproprier leur santé mentale. Pour Marine Kunstmann, « cette expo va permettre aux jeunes d’être acteur de leur santé mentale, et pas simplement la subir ».

Les adolescents ont carte blanche sur la forme que pourra prendre leur œuvre. Les deux organisateurs espèrent avoir entre vingt et trente participants, mais, soulignent-ils, « le but c’est qu’ils s’éclatent et que le thème fasse écho en eux ».

Une fois la date d’exposition du 1er juin passée, Corentin et Marine espèrent que certaines des œuvres pourront être exposées dans d’autres lieux du département et de la région, et ce pendant une année, afin que le plus grand nombre puisse les voir.

Pour participer, il faut envoyer à : concours-jeunesse@redon-agglomeration.bzh
Annah BLOUIN-FAVARD. Ouest-France
https://pontivy.maville.com/actu/actudet_-redon.-une-exposition-sur-la-sante-mentale-qui-permet-aux-jeunes-d-en-etre-acteur-_dep-5157797_actu.Htm

samedi 22 janvier 2022

CANADA Une communauté virtuelle créée pour les endeuillés par suicide

Une communauté virtuelle créée pour les endeuillés par suicide
Par Johannie Gaudreault 21 janvier 2022
https://www.lemanic.ca/*



Du 30 janvier au 5 février se déroulera la 32e édition de la Semaine nationale de prévention du suicide sous le thème Parler du suicide sauve des vies. Photo courtoisie

Le Centre de prévention du suicide (CPS) Côte-Nord lancera le 31 janvier une communauté virtuelle pour les endeuillés par suicide de la région. Ce projet a pour objectif d’amener la prise de parole à un autre niveau.

« C’est sous la forme d’un groupe Facebook dans lequel le CPS agira à titre de modérateur que les Nord-Côtiers touchés par le suicide d’un proche pourront se retrouver et échanger sur les défis particuliers qu’apporte le deuil par suicide », précise la responsable des communications et du développement au CPS Côte-Nord, Kim Bouchard.

Selon l’organisme, cette action a pour but « d’apporter soutien, écoute et réconfort dans les moments plus difficiles vécus par ces endeuillés, mais surtout de démontrer qu’à travers le temps il est possible d’aller mieux ».

Une autre démarche sera initiée prochainement par le CPS régional. « Puisque les jeunes et les aînés ont été plus impactés par les effets des mesures sanitaires des derniers mois », comme le rappelle Mme Bouchard, le CPS offrira des boites culturelles aux maisons des jeunes et centres de jour pour aînés de la région afin de prendre part au mouvement aROCHEmoiunSOURIRE.

« Chaque boite contient une pierre et du matériel artistique et permet à l’artiste de créer l’œuvre de son choix. Puis, une fois terminée, la pierre est cachée dans un espace public du territoire dans l’espoir de faire sourire celui ou celle qui la trouvera », explique la responsable des communications.

Notons que le mouvement aROCHEmoiunSOURIRE, connu via son groupe Facebook, compte plus de 82 000 adeptes et arbore maintenant des vêtements promotionnels dont les profits sont remis au Regroupement des centres de prévention du suicide du Québec.

Semaine nationale

Du 30 janvier au 5 février se déroulera la 32e édition de la Semaine nationale de prévention du suicide sous le thème Parler du suicide sauve des vies. « Il est nécessaire de parler pour agir en prévention du suicide. Individuellement, mais aussi en tant que société solidaire, c’est en prenant la parole et en valorisant la demande d’aide que nous arriverons à bâtir un Québec sans suicide », déclare Kim Bouchard.

Les objectifs de la Semaine de prévention du suicide sont de sensibiliser et mobiliser les citoyens et les décideurs à l’ampleur à la problématique du suicide, d’augmenter la connaissance des ressources d’aide, soit la ligne 1-866-APPELLE et le www.suicide.ca, de normaliser et encourager la demande d’aide, et finalement, de favoriser la prise de parole en lien avec le suicide et guider dans les façons préventives d’en parler.

Rappelons que le service numérique québécois en prévention du suicide www.suicide.ca « constitue un outil technologique essentiel pour tous ceux et celles qui sont confrontés de près ou de loin par la problématique du suicide. En plus d’offrir bon nombre d’outils en ligne, la plateforme donne accès à un intervenant 24/7 par SMS ou par clavardage », fait savoir la porte-parole.

Dans le cadre de cette semaine nationale, les citoyens sont invités à poser des gestes simples dans leurs milieux afin d’ouvrir la discussion et de sensibiliser leurs pairs à l’importance de la prévention du suicide.

https://www.lemanic.ca/2022/01/21/une-communaute-virtuelle-creee-pour-les-endeuilles-par-suicide/

lundi 13 décembre 2021

Un Strasbourgeois entame un court-métrage sur le suicide

Strasbourg Un Strasbourgeois entame un court-métrage sur le suicide

Gaspard Liberman, étudiant à Metz en licence d’arts du spectacle spécialité cinéma et originaire de Strasbourg, se lance dans un court-métrage intitulé « Les suicidés » après avoir obtenu le prix CNC Talent. Son projet est soutenu par l’Union nationale de prévention du suicide (UNPS).

Par Amélie RIGO - 13/12/2021 https://www.dna.fr*
Le jeune réalisateur, étudiant à Metz, a découvert sa passion pour le cinéma à Strasbourg où il a grandi.  DR /Franck Le Lévrier

À 20 ans, il a déjà réalisé plusieurs courts-métrages. Gaspard Liberman, étudiant à Metz en licence d’arts du spectacle spécialité cinéma, qui a grandi à Strasbourg, prépare un court-métrage sur la question du suicide intitulé « Les suicidés ». Le jeune réalisateur a obtenu le prix CNC Talent, le fonds d’aide aux créateurs vidéo sur Internet, en 2020. « Je me suis dit qu’il fallait que j’écrive le film le plus profond que j’ai jamais fait, confie-t-il. Je me suis inspiré de ma vie. »

« Est-ce qu’on arrive à sauver ses amitiés ? »

Le pitch : Oscar saute d’un pont, ses amis plongent avec lui. « La question de ce film, c’est “est-ce qu’on arrive à sauver ses amitiés ?” » En clair, il s’agit de montrer que le suicide n’est pas qu’individuel, qu’il a des conséquences collectives. Le projet est soutenu par l’Union nationale de prévention du suicide (UNPS).

L’équipe d’acteurs est notamment composée de Jules Poirier, révélation masculine aux César 2021, et d’Emma Jaubert, l’une des interprètes du film « Adolescentes » qui a reçu le prix Louis-Delluc 2020. Pour le moment, Gaspard Liberman a lancé un financement participatif en ligne sur Kisskissbankbank pour pouvoir compléter l’aide du CNC. Il espère pouvoir débuter son court-métrage début 2022.
https://www.dna.fr/culture-loisirs/2021/12/13/un-strasbourgeois-entame-un-court-metrage-sur-le-suicide

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Les Suicidés


Les Suicidés, Un Drame collectif
Les Suicidés comme son nom l'indique c'est l'histoire de plusieurs personnages, Oscar celui qui passe à l'acte mais aussi ses proches qui plongent avec lui. Nous voulons montrer que le suicide n'est pas qu'un acte individuel mais qu'il a des causes et des conséquences collectives.
Multiplier les points de vue nous permet de croiser les regards et de laisser le spectateur tirer ses propres conclusions. On a tous envie de juger les amis qui nous déçoivent dans les mauvais moments, en accordant un temps équivalent à l'écran aux différents personnages, on arrive mieux à se mettre à leur place.

Un Projet engagé
Lorsqu'on veut traiter une thématique aussi complexe il faut bien se renseigner et bien s'entourer. Notre scénario a donc été soumis à l' qui nous accorde son soutien.
Story-board réalisés par Louise Poulain.

mardi 9 novembre 2021

INITIATIVE MOBILISATION Retour sur la participation de Marjorie Vandenkerkhove au Marathon 2021 au profit de Suicide Écoute

Retour sur la participation de Marjorie Vandenkerkhove au Marathon 2021 au profit de Suicide Écoute
source Par Suicide Écoute - Publié le 8 novembre 2021  https://www.carenews.com/suicide-ecoute*

4 heures 23 minutes et 44 secondes : c’est dans ce temps que Marjorie a achevé l’édition 2021 du Marathon de Paris. Au-delà de cette remarquable performance, Marjorie a décidé de courir pour soutenir Suicide Écoute et pour faire passer « un message d’espoir pour les personnes qui ont perdu un proche par suicide et qui pensent ne jamais pouvoir sortir de ce chagrin, difficilement compréhensible par les autres ».

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Marjorie court lors du Marathon 2021

Suicide Écoute : Marjorie, qu’est-ce qui vous a motivé à vous impliquer auprès de l’association Suicide Écoute via une participation au Marathon de Paris le 17 octobre dernier ?

Marjorie Vandenkerkhove : J’ai été touchée personnellement par le suicide d’un proche. Cela a donné un but à ma participation et une motivation supplémentaire. Face à cette situation douloureuse, les proches sont souvent démunis. Moi je me suis sentie démunie alors j’ai voulu agir. C’est pour cela que j’ai pris contact avec l’association et également rencontré des bénévoles. Alors j’ai mis en place une cagnotte sur HelloAsso pour récolter des dons et donner la totalité à l’association. Je voulais contribuer de la meilleure des manières.
 

SE : Comment vous êtes-vous préparée ?

MV : Je me suis mise à courir il y’a moins d’1 an. Courir sans avoir de but ça ne m’allait pas : c’est comme ça que m’est venue l’idée d’un marathon. Mon ami Thibault m’a présenté un de ses amis qui faisait de la course. Cette personne m’a aidée dans ma préparation et je m’entraînais entre 3 à 4 fois par semaine ce qui m’a permis d’acquérir une certaine discipline. Ce qui m’a aidé aussi, ce sont les nombreux messages de soutien reçus durant cette période. Les encouragements et les gens qui participaient à la cagnotte m’ont fait prendre conscience je n’étais pas seule dans le projet. J’ai eu du soutien à tous les niveaux : avec les dons, les commentaires, les relais de ma cagnotte sur les réseaux. Cela m’a fait comprendre que je pouvais toucher les gens et faire de la prévention autour de la question du suicide. Le fait d’en parler avec ce projet, c’était aussi pour faire en sorte que le suicide ne soit pas un tabou. Il ne faut pas avoir honte d’en parler, ne pas avoir honte de dire : « J’ai perdu mon Papa qui est décédé d’un suicide ». Je veux que les gens aient plus de facilité à en parler.

SE : Quel message souhaitez-vous faire passer aux personnes qui veulent s’impliquer dans la prévention du suicide ?

MV : Ce que je veux leur dire c’est que s’engager permet de se relever. On peut transformer un événement traumatique en quelque chose de positif. Et surtout ce que je veux dire c’est qu’il ne faut pas avoir honte de parler. Je sais que pour les proches, c’est difficile d’en parler et c’est plus compliqué d’être soutenu. Il n’y a pas beaucoup de choses mises en place et on a l’impression que les gens qui n’ont pas vécu cette situation ne peuvent pas comprendre. On a le sentiment d’être seul et c’est compliqué d’en discuter. Mais, il faut garder espoir : on n’est pas seul dans ces situations. Beaucoup de gens sont touchés et même si on passe par un moment difficile, il faut parler. Le chemin est parfois long et compliqué, mais peut donner une force qu’on aurait peut-être jamais eue. Une force qui nous fait faire des choses qu’on aurait peut-être jamais faites, comme courir un marathon.

L’ensemble des bénévoles de Suicide Écoute félicite chaleureusement Marjorie et la remercie pour son engagement précieux !


Suicide Écoute
Suicide Écoute est une association fondée en 1994 par un groupe de bénévoles expérimentés dans l'écoute de personnes en souffrance psychologique. Son action se consacre entièrement à la prévention du suicide. L’association propose une écoute anonyme, apolitique et aconfessionnelle, 24 heures sur ...
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https://www.carenews.com/suicide-ecoute/news/retour-sur-la-participation-de-marjorie-vandenkerkhove-au-marathon-2021-au

vendredi 22 octobre 2021

AUSTRALIE : Partenariat des jeunes dans la recherche sur la prévention du suicide / un guide co-conçu pour les jeunes ayant des expériences d'automutilation ou suicidaires. " Visiter votre médecin généraliste : un guide pour les jeunes ayant vécu une expérience d'automutilation et de suicide

Partenariat des jeunes dans la recherche sur la prévention du suicide : un guide de médecine générale co-conçu pour les jeunes ayant des expériences d'automutilation ou suicidaires.
d’après article Youth partnership in suicide prevention research: A co-designed GP guide for young people with self-harm or suicidal experiences 11/10/201 http://www.powertopersuade.org.au


« Chaque enfant a le droit d'exprimer ses opinions, ses sentiments et ses souhaits sur toutes les questions qui le concernent, et de voir ses opinions considérées et prises au sérieux » (Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant, article 12, 1989) .

Les jeunes ayant une expérience vécue de l'automutilation ou du comportement suicidaire devraient être au premier plan de la conception, de l'évaluation et de la mise en œuvre de la recherche sur la prévention du suicide.

Controversé ? Impossible à réaliser ? Risqué ? Vous l'avez dit. En tant que chercheur en prévention du suicide, j'ai tout entendu... de la part des bailleurs de fonds, des comités d'éthique, des comités de santé et de sécurité de l'enseignement supérieur, pour n'en citer que quelques-uns. Dans ce blog, je partage mon expérience de travail en partenariat avec des jeunes ayant une expérience vécue de l'automutilation et du comportement suicidaire pour la co-conception d'un guide intitulé « Visiter votre médecin généraliste : Un guide pour les jeunes ayant une expérience vécue d'auto- préjudice et suicidalité » .

De nombreux jeunes pensent à se faire du mal ou à mettre fin à leur vie. Ces pensées peuvent être très pénibles, déroutantes et contraignantes. Nous savons que de nombreux jeunes ont beaucoup de mal à trouver les mots justes pour décrire ce qu'ils ressentent et cherchent de l'aide et du soutien lorsqu'ils se sentent suicidaires. Notre recherche  à l'Université de Birmingham a montré que la peur d'être rejeté, la difficulté à comprendre et à articuler la détresse, et les inquiétudes concernant la confidentialité sont les obstacles les plus fréquemment signalés par les jeunes lorsqu'ils demandent de l'aide à un médecin généraliste. Nous avons été surpris de constater à quel point certains jeunes de notre étude étaient incertains quant au rôle du médecin généraliste en tant que source de soutien en matière de santé mentale. Certains jeunes, comme Hayley ci-dessous, se sont retrouvés dans la confusion quant à la raison pour laquelle ils étaient assis dans une salle d'attente du médecin généraliste :

« Je me souviens m'être assis dans la salle d'attente, et ce n'était pas agréable parce que les gens toussaient et éternuaient, et je me disais « pourquoi suis-je ici ? Je ne tousse ni n'éternue ». J'avais beaucoup de stigmatisation intériorisée à propos du médecin généraliste, sans vraiment le savoir. » (Hayley)

J'ai présenté les résultats de cette étude au Youth Advisory Group (YAG) de l'Institute for Mental Health de l'Université de Birmingham. Le YAG se compose de 18 jeunes âgés de 18 à 25 ans ayant une expérience ou un vif intérêt pour la santé mentale des jeunes, qui travaillent en collaboration avec des chercheurs pour créer, façonner et remettre en question la recherche sur la santé mentale des jeunes, y compris l'automutilation et la prévention du suicide.

« Que faisons-nous des résultats de cette étude ? », « Quelles devraient être nos prochaines étapes ? » étaient quelques - unes des questions soulevées lors de nos réunions du YAG. Les jeunes ont clairement indiqué dès le départ que les résultats de notre recherche ont ouvert des opportunités pour fournir un soutien et des conseils pratiques aux jeunes lorsqu'ils parlent à leur médecin généraliste d'automutilations et d'expériences suicidaires. Sur une période de six mois, nous avons travaillé en partenariat avec des jeunes pour co-concevoir un guide pour faire exactement cela : apporter un soutien aux jeunes ayant vécu une expérience d'automutilation ou de comportement suicidaire lorsqu'ils demandent de l'aide à leur médecin généraliste ; et, les préparer à leur consultation de médecin généraliste.

Bien qu'il n'y ait pas de règles strictes sur la manière d'impliquer les jeunes dans la recherche, le fait d'avoir des termes de référence clairement définis et mutuellement convenus garantit que les jeunes sont impliqués de manière sûre, inclusive, solidaire et respectueuse tout au long du processus. À ce stade, je dois mentionner qu'il est essentiel d'avoir un responsable de la participation des jeunes qui peut aider les jeunes et les chercheurs à naviguer dans le processus de participation des jeunes et de co-conception. Ceci est pertinent pour toutes les activités de recherche, mais particulièrement pour celles qui pourraient être perçues comme sensibles ou potentiellement pénibles. Notre responsable de la participation des jeunes, qui était présent lors de nos ateliers, a offert un soutien et des conseils précieux en matière de protection, en veillant à ce que les activités et le processus soient sûrs et éthiques.

Notre approche de co-conception du guide GP a été fortement influencée par les modèles internationaux de partenariat et de co-conception des jeunes, y compris les principes clés de co-conception d'Orygen et la boîte à outils du Partenariat de la jeunesse. Au cœur de notre approche, il y avait :
 i) reconnaître que chacun d'entre nous apporte un ensemble différent de compétences et d'expériences qui sont uniques, respectées et de valeur égale ; ii) avoir des attentes claires concernant les objectifs du guide et le processus de co-conception ; et des rôles clairement définis. En raison des restrictions imposées par le COVID-19, nos ateliers se sont déroulés à distance, ce qui signifie que deux éléments étaient importants pour garantir que la participation des jeunes soit faisable, acceptable et significative : la flexibilité et la créativité. Nous avons proposé aux jeunes un certain nombre de moyens différents pour partager leurs idées, notamment le courrier électronique, les outils médiatiques et les chats en ligne. Nous avons reconnu que les jeunes s'engageraient à des degrés divers en fonction de leur disponibilité, de leurs capacités et de leurs intérêts. Certains jeunes ont souhaité contribuer à l'élaboration du contenu en fournissant des citations ou en rédigeant des ébauches, tandis que d'autres ont choisi de s'impliquer dans les activités de diffusion et de sensibilisation, comme ce podcast animé par l'un des membres de notre YAG.

Une fois le contenu du guide finalisé, les jeunes ont soulevé la question suivante : Comment donner vie à ce guide ?  L'idée de créer une vidéo pour soutenir une diffusion plus large du guide a été très populaire au sein de notre groupe et nous nous sommes rapidement retrouvés à travailler avec un consultant en création numérique. L'objectif principal était de s'assurer que les voix non filtrées des jeunes transparaissaient dans la vidéo.

À l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide (10 septembre 2021), nous avons officiellement lancé notre nouveau guide  Visiting your General Practitioner: a guide for young people with lived experience of self-harm and suicidality  et une video pour soutenir la diffusion du guide. Les deux ressources ont été conçues par des jeunes pour des jeunes dans le but de fournir un soutien et des conseils pour faire le premier pas vers l'aide d'un médecin généraliste.

Le guide offre des informations et des conseils essentiels sur

    Ce qu'il faut envisager avant de consulter votre médecin généraliste, y compris la préparation des questions, la prise de rendez-vous et la présence d'une personne pour vous soutenir.

    Comment gérer la consultation, quels sont vos droits en matière de confidentialité, quelles sont les questions que votre médecin peut vous poser, et comment gérer les discussions sur les médicaments, comment co-créer un plan de sécurité avec votre médecin ; et, l'orientation vers des services de santé mentale.

    Que faire après la consultation avec le médecin généraliste, y compris comment accéder à un soutien et à des ressources professionnelles, comment obtenir le soutien de la famille et des amis, et que faire si vous n'êtes pas satisfait du déroulement de la consultation.

Des progrès dans la recherche et la mise en œuvre de la prévention du suicide ne peuvent être réalisés sans la participation significative de la voix des jeunes. Faire participer les jeunes à des recherches qui les concernent peut enrichir de manière tangible la qualité de notre travail et créer des opportunités de changement transformationnel.
 

Ce blog a été rédigé par le Dr Maria Michail qui passera deux ans à travailler avec Orygen dans le cadre d'une bourse mondiale de trois ans Marie Skłodowska-Curie Actions visant à étendre la prévention du suicide .

Source http://www.powertopersuade.org.au/blog/youth-partnership-in-suicide-prevention-research-a-co-designed-gp-guide-for-young-people-with-self-harm-or-suicidal-experiences/11/10/2021

vendredi 8 octobre 2021

CANADA Un « stream-o-thon » pour la prévention du suicide

Un « stream-o-thon » pour la prévention du suicide


L'organisme à but non lucratif Lan JDL en est à son second marathon du genre.
Photo : Lan JDL
Radio-Canada
2021-10-07
Des instavidéastes du Québec se donnent rendez-vous en fin de semaine à Saint-Apollinaire, ainsi que sur YouTube et Twitch, afin de participer à un marathon de diffusion pour sensibiliser les gens à la détresse psychologique des internautes.

Un peu plus d’une trentaine de personnalités québécoises influentes sur Twitch et YouTube – dont Gurky, Steelhorse, Deadmeurt, AchilleFPS et Roxy – ont déjà confirmé leur présence à cet événement organisé par l’organisme Lan JDL.

Pendant le marathon de quatre jours, chaque instavidéaste diffusera le contenu de son choix – discussions, partie de jeux vidéo, etc. – sur sa propre chaîne, selon son horaire.

Il n’y a pas de minimum d’heures demandées [...], tout le monde peut s'inscrire et diffuser dans le contexte du stream-o-thon, précise François Savard, président de la Fondation des gardiens virtuels, qui intervient en ligne auprès des joueurs et joueuses en détresse.


François Savard est actif dans le domaine du sport électronique et des communautés en ligne depuis 2002.
Photo : JEREMY HAMEL

Les personnes participantes auront pour défi d’amasser l’ambitieuse somme de 50 000 $, bien au-delà du record de 16 000 $ récolté lors du premier « stream-o-thon » en 2020.

Nous sommes choyés d’avoir autant de soutien de la part des streamers pour le stream-o-thon. Nous leur offrons les outils et le lieu pour nous rassembler. Mais en fin de compte, ce sont eux qui font le spectacle, a souligné Jeoffroy Noël, fondateur du Lan JDL, par voie de communiqué.

Les fonds seront distribués à l’Association québécoise de prévention du suicide et à la Fondation des gardiens virtuels.

Le suicide n’est jamais une option. Si vous avez besoin d’aide ou que ça ne va pas une journée, il y a des ressources pour vous, dont nos intervenants sur Twitch ou Discord, ou encore la plateforme suicide.ca (Nouvelle fenêtre).Une citation de :François Savard

Les instavidéastes qui souhaitent participer à ce marathon, décrit comme un rassemblement de personnes passionnées par les jeux vidéo, peuvent s’inscrire sur le site du Lan JDL (Nouvelle fenêtre).

Le « stream-o-thon » de Lan JDL se déroule du 8 au 10 octobre prochain.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1830088/stream-o-thon-prevention-suicide-gardiens-virtuels-lan-jdl


***


Weekend de l’Action de grâces – Des gamers se mobilisent pour la prévention du suicide
Dans Actualité
6 octobre 2021 https://vingt55.ca/*
Éric Beaupré

DRUMMONDVILLEC’est avec leurs manettes que des centaines d’adeptes de jeux vidéo se mobiliseront durant le weekend de l’Action de grâces pour soutenir la prévention du suicide. Trois groupes de gamers de partout au Québec ont en effet choisi d’amasser des fonds pour l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) en tenant des activités de jeu en ligne et en présentiel, entre le 8 et le 11 octobre.

« Nous sommes heureux de constater l’engagement de ces communautés de gamers envers la prévention du suicide », souligne Jérôme Gaudreault, directeur général de l’AQPS. « Au-delà des sommes amassées, ces initiatives citoyennes permettent d’ouvrir le dialogue sur la prévention du suicide dans les plateformes numériques; c’est une opportunité d’aller le rejoindre là où ils sont gamers, streamers et autres internautes », ajoute-il.

L‘AQPS pilote d’ailleurs la plateforme suicide.ca qui a pour but de prévenir le suicide au moyen des technologies numériques, en informant et en aidant les personnes vulnérables au suicide, les proches et les endeuillés par suicide. Le Service numérique, gratuit, confidentiel et bilingue, est également une référence pour les intervenants qui travaillent auprès de ces clientèles.

Les initiatives
STREAM-O-THON LAN JDL PARRO INFO
Les 8, 9 et 10 octobre plus de 40 streamers (instavidéastres) unissent leur force pour sensibiliser et solliciter les gens à donner généreusement pour deux causes, soit celle de l’Association québécoise de prévention du suicide et celle de la Fondation des Gardiens virtuels. Tous engagés dans le milieu des jeux vidéo, ils utiliseront la plateforme Twitch afin de rejoindre un vaste auditoire de joueurs de tous âges. Les installations du Lan JDL Parro Info leur permettront d’offrir un spectacle de qualité qui mettra en avant leur créativité en plus d’offrir plus de 25 000$ de cadeaux aux spectateurs.
Pour faire un don

GRAND LAN DRUMMOND
Un rassemblement de 250 gamers qui s’unissent pour la prévention du suicide! Les participants sont invités à s’amuser tous ensemble à leurs jeux électroniques, en personne et effectuer un « stream-o-thon » pour une belle cause! C’est l’occasion rêvée pour eux de rencontrer leurs streamers préférés dont certains venant de France.
Pour faire un don

MARATHON NIVEAU SUIVANT
Niveau suivant est un groupe d’amis amateurs de jeux vidéo organisant des marathons dans le but d’amasser des dons pour des organismes de bienfaisance du Québec. Depuis 2015, à chaque marathon, ils abordent un thème autour duquel est faite la sélection de leurs jeux.
Pour faire un don

Besoin d’aide?
A Drummondville Le Centre d’écoute et de prévention suicide. Drummond. Ligne d’écoute 819-477-8855 – 8h30 à 22h 7j/7. Intervention de crise suicidaire 819-477-8855 – 24h/7j ou sur le web : Accueil – Le Centre d’écoute et de prévention suicide Drummond (cepsd.ca)

Des intervenants sont disponibles partout au Québec, 24/7
Téléphone : 1 866 APPELLE (277-3553)
Texto : 1 855 957 5353
Clavardage, information et outils : suicide.ca

SOURCE Association québécoise de prévention du suicide et Vingt55

https://vingt55.ca/weekend-de-laction-de-graces-des-gamers-se-mobilisent-pour-la-prevention-du-suicide/










lundi 27 septembre 2021

Montpellier : Le CHU renforce sa présence auprès des patients hospitalisés suite à une tentative de suicide avec la mise en place de la “prescription sociale”


Montpellier : Le CHU renforce sa présence auprès des patients hospitalisés suite à une tentative de suicide

Alix Drouillat
13 septembre 2021 - 14:01

Le Département d’Urgence et Post Urgence Psychiatrique (DUPUP) du CHU de Montpellier met en place un nouveau dispositif d’accompagnement des patients hospitalisés suite à une tentative de suicide.

« L’épidémie de suicides déclenchée par la pandémie de Covid-19 est prévisible et évitable », soutient le CHU de Montpellier. À l’occasion de la journée mondiale de prévention du suicide, vendredi 10 septembre, le Département d’Urgence et Post Urgence Psychiatrique (DUPUP) a présenté un nouveau dispositif d’accompagnement mis en place dès la rentrée pour les patients suicidaires pris en charge dans ses services.

En comparaison avec les années précédentes, le nombre d’hospitalisations est resté stable durant l’année 2020. Mais le CHU de Montpellier craint une augmentation des conduites suicidaires allant jusqu’à + 8 % dans les prochaines années. « La pandémie et son cortège de conséquences économiques et sociales sont un terreau fertile à l’émergence de troubles psychiatriques chez les personnes vulnérables », explique-t-il.

Accompagnement plus adapté

Avec le soutien de l’Agence Régionale de Santé Occitanie, l’équipe du DUPUP renforce son accompagnement auprès des patients hospitalisés après une tentative de suicide. Lorsqu’ils sont admis aux urgences, ils bénéficient tout d’abord d’une prise en charge par l’équipe afin de procéder à une évaluation clinique. Par la suite, une hospitalisation peut être proposée dans l’unité de soins dédiée de l’Hôpital Lapeyronie. Le patient sera alors accompagné par une « équipe spécialisée dans la crise suicidaire et pourra bénéficier des innovations pharmacologiques actuelles », poursuit le CHU de Montpellier. Après le retour à domicile, des consultations médicales et infirmières sont organisées régulièrement durant quelques semaines.

Mise en place de la “prescription sociale”

L’innovation dans ce dispositif consiste à mettre en place une “prescription sociale”. Au-delà des soins médicaux apportés par les équipes, l’objectif est de prendre en compte les facteurs favorisant le passage à l’acte dans l’environnement du patient, comme « les violences, l’insécurité économique, l’isolement social et la solitude”, explique le CHU. Ainsi, un travailleur social aura pour mission de l’accompagner quotidiennement afin de l’aider à restaurer ses besoins essentiels en le connectant directement aux ressources institutionnelles ou associatives existantes. « La perspective souhaitée sera de développer des collaborations avec les services de la Métropole pour optimiser ces possibilités de soutien social auprès des patients », ajoute le CHU de Montpellier.

De plus, les patients bénéficient désormais du “dispositif Vigilans”, qui permet de maintenir le lien par contact téléphonique ou postal avec les professionnels de santé. En cas de nouvelle crise suicidaire, une équipe dédiée pourra réagir plus rapidement pour éviter le passage à l’acte.


Alix Drouillat

https://www.lejournaltoulousain.fr/occitanie/herault/montpellier-chu-aide-suicide-129409/

vendredi 30 juillet 2021

INITIATIVE Une traversée Marseille-Calvi pour la prévention du suicide


Une traversée Marseille-Calvi pour la prévention du suicide
Par: Serena Dagouassat
Publié le: 21 juillet 2021 https://www.corsematin.com*


Toute l'équipe est arrivée dimanche aux alentours de 7 h 45 sur la plage de Calvi. S. D.

Deux jeunes navigateurs sont venus à bout des aléas climatiques en accostant dimanche dans le port de Calvi, à bord d'un dériveur 420 après presque deux jours de traversée. Un projet dont l'objectif était de sensibiliser la population au problème du suicide chez les ados


Ils préparaient ce projet depuis l'été dernier. Mathias Depeyre-Grimaldi et Sylvestre De Giuli Morghen sont des passionnés de sport nautique et disposent d'ores et déjà d'une solide expérience en la matière. Tout juste âgés de 18 ans, ces deux amis rêvaient d'une traversée Marseille-Calvi à bord d'un dériveur 420. Bien plus qu'un défi sportif, c'est un véritable rêve pour eux d'avoir pu parcourir près de 300 kilomètres en bravant des conditions météorologiques parfois délicates.

"Il s'agit d'un rêve que partagent beaucoup de marins que nous connaissons, explique Mathias Depeyre-Grimaldi. Un dériveur 420 n'est pas vraiment une embarcation propice à ce type de traversée. Mais grâce à notre volonté ainsi qu'à une grosse préparation, nous nous sommes lancé ce défi qui restera longtemps ancré dans nos mémoires." Afin de se préparer au mieux, les deux jeunes hommes ont appliqué les conseils d'un ami navigateur qui les a accompagnés durant le périple.

"La première fois que j'ai rencontré Jérémy, nous avons échangé durant plusieurs heures. C'est quelqu'un qui dispose d'une solide expérience dans la voile et qui a effectué une traversée Marseille-Carthage, il y a quelques années." Conditions météorologiques, fatigue, technicité de l'embarcation, rien n'a été laissé au hasard pour permettre aux deux amis de concrétiser leur rêve.

"Il nous a donné un certain nombre de conseils, complète Sylvestre De Giuli Morghen. Chaque étape était essentielle au bon déroulement de la traversée. En plus de nos entraînements habituels, nous avons préparé des cordages de secours en cas de casse et nous avons également doublé les câbles afin d'assurer notre sécurité."
Une équipe soudée

À travers ce projet, les deux navigateurs ont aussi voulu rendre un hommage à un ami disparu trop tôt et ainsi sensibiliser la population au problème du suicide notamment chez les jeunes. Une noble cause dont ils parlent avec beaucoup d'émotion.

"Notre principal objectif était de faire passer un message clair et universel. Nous avons décidé d'inscrire sur notre embarcation la phrase 'En parler peut tout changer'. Il est essentiel de pouvoir parler de ces problèmes sans en avoir honte. La famille, les amis ou encore des professionnels de santé peuvent réellement accompagner la personne afin de la conseiller et de lui donner des perspectives d'avenir." Dans cette optique, l'équipe est partie de Marseille avec un navire accompagnateur, vendredi en fin de matinée, sous les nombreux applaudissements de leurs proches et de leurs amis. Un véritable périple qui n'a pas été de tout repos dès le début de la traversée.

"Le début a été très compliqué notamment en raison du vent qui soufflait approximativement à plus de soixante-dix km/h. Au bout d'une heure, nous avons chaviré à cause d'une forte mer. Fort heureusement, nous ne nous sommes pas découragés et nous avons continué notre parcours. Après avoir passé le cap Sicié, le vent est brusquement tombé." De nouvelles conditions climatiques qui n'étaient pas forcément idéales. En effet, l'absence de vent a forcé les deux jeunes hommes à faire du sur-place pendant un moment.

"Nous n'avons pas avancé durant 4 heures. La fatigue commençait également à se faire sentir et il n'était pas toujours évident de rester concentrés. Fort heureusement, nous avons réussi à dormir quelques heures afin de recharger les batteries." Malgré les aléas climatiques, Mathias et Sylvestre ont rencontré de nombreuses espèces marines dont une baleine à la recherche de plancton qui est passée juste sous leurs yeux.

"Quand Mathias était en train de récupérer, j'admirais la Méditerranée quand j'ai vu du plancton. Très peu de temps après, j'ai entendu un énorme bruit. Il s'agissait d'une baleine qui passait juste à côté de moi. Indépendamment de la beauté du moment, j'ai quand même eu un moment de panique au vu de la taille de l'animal." Après quarante-quatre heures et cinquante-huit minutes de traversée, les deux amis ont finalement accosté au port de Calvi dimanche matin. Fiers d'avoir réussi un tel exploit, ils souhaitent maintenant que d'autres marins effectuent ce type de périple à bord d'un dériveur.

"L'ambition de cette traversée était de nous confronter à nos limites, de voir si nous étions capables de monter un tel projet autour de la voile. Aujourd'hui, nous sommes très fiers d'avoir pu le mener du début à la fin."

https://www.corsematin.com/articles/une-traversee-marseille-calvi-pour-la-prevention-du-suicide-119156

lundi 15 mars 2021

EXPERIENCE INTERESSANTE Une permanence éphémère discrète sur les droits des femmes et des familles à Vernon

Discrète et plus efficace
Paris-Normandie Eure Vernon, lundi 15 mars 2021

Société. La permanence du centre d'information des droits des femmes et des familles de l'Eure s'est déplacée pendant une semaine au centre E. Leclerc de Vernon. Une première sur le territoire. Explications.

L'endroit est atypique. C'est entre cartons et échantillonnages de la réserve de la parapharmacie du centre E. Leclerc de Vernon que les juristes du Centre d'information sur les droits des femmes et des familles ont installé une permanence la semaine dernière. Un simple bureau improvisé sur lequel est posé un ordinateur. Nous sommes bien loin de l'atmosphère habituelle de ce type de rendez-vous.

L'information a été discrète. Un message imprimé sur les tickets de caisse en début de mois, quelques affiches placardées sur les portes vitrées de la galerie marchande, des prospectus à proximité des produits désinfectants pour les chariots...

Confinement et tensions

Une discrétion assumée et souhaitée pour inciter les victimes à faire un premier pas, en tout anonymat, « dans un lieu très ouvert, mais discret pour être reçu et récupérer une information. Le contexte de huis clos généré par le confinement exacerbe et accroît des tensions qui peuvent exister dans les familles », insiste la sous-préfète de l'arrondissement des Andelys, Virginie Sené-Rouquier, à l'occasion de cette première permanence éphémère sur son territoire.

Le message a été entendu. Treize personnes (10 femmes et trois hommes), ont pris contact durant la semaine avec l'un des trois juristes du CDIFF présents au supermarché, dont six physiquement. « Aujourd'hui [samedi, Ndlr], un monsieur s'est présenté. Il avait l'impression de tourner en rond dans sa situation. Le juriste lui a permis de faire un état des lieux. »

D'autres témoignages sont plus sensibles, comme celui d'un enfant de 10 ans aux idées suicidaires, ou cette femme maltraitée qui n'a pas pu se déplacer physiquement au supermarché à cause de fractures consécutives à des coups.

« Faire prendre conscience »

« Nous ne sommes pas là pour les conseiller, mais pour les informer sur leurs droits et les démarches à suivre, explique l'une des juristes, à peine son téléphone raccroché. " Le plus difficile est de faire prendre conscience qu'elles sont victimes de violences souvent banalisées, pas que physiques, mais aussi psychologiques."

Mais quid du suivi ? " Les juristes recontactent les personnes" , rassure l'association, en réponse à la demande de l'adjointe au maire de Vernon Juliette Rouilloux-Sicre. Rappelons que la Ville a signé une convention de lutte contre les violences conjugales, sexuelles et sexistes faites aux femmes avec la sous-préfecture, l'Académie, le Département et la procureure de la République d'Évreux, en octobre 2020.

La police nationale est également très engagée dans cette lutte. Le commissariat accueille d'ailleurs une intervenante sociale dans ses locaux.

Karine Leroy avec D. G.

Espace laïc vernonnais (29, rue de la Poterie) : quatrième mardi du mois, de 13 h 30 à 16 h 30. Tél. 02 32 33 44 56.
Maison de justice et du droit (93, rue Sadi-Carnot) : deuxième mardi du mois, de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 16 h 30. Tél. 02 32 33 44 56 ou 02 32 71 28 10.
Espace Simone-Veil (15, boulevard d'Aylmer) : premier mardi du mois, de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 16 h 30. Tél. 02 32 64 39 15.
Espace information et médiation (10, rue des Grands Renards) : quatrième mardi du mois, de 9 h 30 à 12 h 30. Tél. 02 32 64 21 30.
CIDFF : www.eure.cidff.info

Des numéros utiles
39 19 : le Département met en relation la victime avec des lieux d'hébergement d'urgence, où elle sera conduite gratuitement en taxi depuis son domicile.
17 : en cas d'urgence, le numéro de la police et de gendarmerie est à privilégier. 114 : pour les sourds et malentendants, par SMS, visiophonie et chat.
0800 05 95 95 : Viols femmes informations.


Illustration(s) :
Les différentes parties prenantes de la permanence en ont dressé le bilan samedi soir.

https://www.paris-normandie.fr/id173665/article/2021-03-14/une-permanence-ephemere-discrete-sur-les-droits-des-femmes-et-des-familles

samedi 13 février 2021

INITIATIVES Centre de Psychothérapie « Les Marronniers » (62) réunions d’échanges « soignants-soignés » : Parler du suicide sauve des vies !

Parler du suicide sauve des vies !

A l’occasion de la 31ième Semaine nationale de prévention du suicide qui s’est déroulée du 31 janvier au 6 février 2021, le Centre de Psychothérapie « Les Marronniers » a ouvert encore davantage le dialogue avec les patients.

Chaque année en France 10 500 personnes décèdent par suicide. C’est l’accumulation de plusieurs facteurs à un moment particulier dans la vie d’une personne qui peuvent l’amener à vivre de la détresse, du désespoir et à avoir des idées suicidaires. 

Mais la crise suicidaire est temporaire et réversible, il y a toujours des solutions. Chacun peut aider à prévenir le suicide. 

Ainsi, lors de réunions d’échanges « soignants-soignés », un temps de parole a été dédié à cet enjeu majeur de Santé Publique qu’est la prévention du suicide.

A qui s’adresser face à une crise suicidaire ? 

 

Les CMP (centres médico-psychologiques) sont présents en première intention en cas de crise

Source https://www.ahnac.com/parler-du-suicide-sauve-des-vies/

vendredi 12 février 2021

Prévention Des copains bienveillants et volontaires agissent pour éviter le harcèlement à l’école

Prévention
Des copains bienveillants et volontaires agissent pour éviter le harcèlement à l’école

Publié le 10/02/2021 • Par Nathalie Perrier prévention sécurité, Innovations et Territoires, Régions Service prévention police municipale de Mougins
Des élèves des classes du primaire et des collèges de Mougins dans les Alpes-Maritimes repèrent et signalent les agressions sur leurs pairs.

Ma Gazette

[Mougins (Alpes-Maritimes) 18 500 hab.] A Mougins, les enfants ne sont pas seulement victimes, auteurs ou complices de harcèlement, ils peuvent aussi être acteurs de la prévention. Selon le ministère de l’Education nationale, un élève sur dix serait victime de harcèlement à l’école, soit 700 000 élèves. Par honte ou peur des répressions, la plupart se taisent. Pour les inciter à rompre le silence, la ville expérimente depuis 2019 le dispositif « copains bienveillants ».

Le principe ? Des élèves, volontaires, attentifs et vigilants, prêts à recueillir les confidences d’un camarade en difficulté, repérer les situations problématiques et en référer aux adultes de la communauté éducative. « Le harcèlement est un fléau, avec des conséquences souvent dramatiques : absentéisme, décrochage scolaire, isolement, voire suicide, constate Richard Galy, le maire. La principale difficulté étant le repérage des victimes, nous avons voulu trouver parmi leurs pairs des personnes ressources à qui elles pourraient plus facilement se confier. »

Des policiers formés

En janvier 2019, la ville envoie deux de ses policiers municipaux participer à la formation « harcèlement en milieu scolaire » proposée par la brigade de prévention de la délinquance juvénile de la gendarmerie (BDPJ) de Cagnes-sur-Mer qui teste un dispositif proche dans un collège du département. Quelques mois plus tard, « copains bienveillants » est mis en place dans les écoles primaires. Piloté par la police municipale en partenariat avec l'Education nationale, il se déploie dans les six écoles (niveaux CM1 et CM2) et les deux collèges de la ville (de la sixième à la troisième), soit auprès de 2 000 élèves. « Nous avons adapté le dispositif de la BDPJ aux plus jeunes, dès la fin du primaire, explique Hervé Houste, brigadier-chef principal du pôle prévention de la police municipale. Plus nous abordons tôt le problème, plus nous désamorçons des comportements, on dédramatise l'entrée en classe de 6E et nous tissons des liens avec les enfants que nous suivrons au collège. »

« Pas des balances »

Concrètement, en début d'année, Hervé Houste et son complice Anthony Maccario, brigadier du service « prévention », interviennent dans les classes pour expliquer ce qu'est le harcèlement - « à ne pas confondre avec des chamailleries ». Ils insistent sur l'importance du dialogue - « vous n'êtes pas des balances » - et présentent les adultes ressources à qui les enfants peuvent s'adresser au sein de leur établissement. En primaire, une première heure de sensibilisation a auparavant été dispensée aux élèves par la psychologue scolaire. « Nous travaillons à l'aide de supports qui parlent aux élèves : le clip Fragile du chanteur Soprano, le single Ma jolie de Claudio Capeo, la vidéo de la campagne de 2019 Non au harcèlement, explique Hervé Houste. Le but, c'est de libérer la parole, d'amener les enfants à nous parler d'eux, de situations de harcèlement dont ils ont été victimes, témoins ou auteurs. »

L'an dernier, les copains bienveillants ont repéré et signalé cinq situations de harcèlement. Immédiatement traitées par la communauté éducative ou la police, elles ont aussitôt pris fin.

Contact : pôle « prévention » de la police municipale, serviceprevention@villedemougins.com

Une violence répétée
Moqueries, insultes, surnoms désobligeants, coups... Le harcèlement prend plusieurs formes. Il s'agit, selon la définition de l'Education nationale, d'une violence physique ou psychologique répétée qui s'exerce sur une personne souvent isolée, dans une relation de dominant /dominé. En France, 700 000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire, dont 380 000 de manière sévère. La plupart n'osent pas se confier. Le harcèlement scolaire peut avoir des
conséquences dramatiques : absentéisme, décrochage scolaire, troubles, changement de comportement. 

https://www.lagazettedescommunes.com/720533/des-copains-bienveillants-et-volontaires-agissent-pour-eviter-le-harcelement-a-lecole/


mardi 12 janvier 2021

#2021HHChallenge Défi : Lutte contre l'isolement et prévention du suicide (LIPS)

#2021HH Challenge du mouvement Hacking Heath https://www.hhlyon.org/#contact
Défi
#6C  Lutte contre l'isolement et prévention du suicide (LIPS)

 
Alors que l'isolement social constitue un facteur de risque majeur de conduites suicidaires, il est aujourd'hui nécessaire d'innover dans le champs des outils numériques et sociaux permettant de prendre contact avec les personnes isolées.



youtube
Quel problème tentez-vous de résoudre?
L'isolement social constitue un facteur de risque majeur pour la santé mentale, notamment en ce qui concerne les conduites suicidaires. Il est ainsi fondamental de pouvoir proposer des outils numériques et sociaux dédiées à la lutte active contre l'isolement social.
How you plan to solve it?
La création d'outils numériques et sociaux est un enjeu fondamental. Notre service de prévention du suicide (Centre de Prévention du Suicide - CH Le Vinatier) constitue un dispositif d'accès facilité à une aide par des professionnels de santé (infirmiers, psychologues, psychiatres) en cas de crise suicidaire. L'isolement social empêche cependant certaines personnes d'avoir connaissance de notre dispositif et d'accéder aux soins nécessaires. Il apparaît donc primordial de créer des outils numériques et sociaux permettant de prendre contact avec les personnes isolées en crise suicidaire.

À la recherche de : Développeur, Professionels de santé, Project manager, Patient.e.s, Aidant.e.s

Équipe : Leaune Edouard responsable, Tamara VERNET Steven Verard Benoit Chalancon Maxime Vieux 

#2021HHChallenge Défi #6C ➡️ Lutter contre l'isolement et prévention suicide - LIPS ✊ Prévenir le suicide au quotidien ✊ Entrer en contact avec les personnes malgré l'isolement ✊ Proposer aide, accompagnement et soutien aux personnes qui en ont besoin _ Retrouvez ce défi et tous les autres sur le sparkboard : https://hhlyon2020.sparkboard.com/ _ Plus d'infos : https://www.hhlyon.org/


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mardi 29 décembre 2020

TEMOIGNAGE/ INITIATIVE : Un defi personnel au profit d'une organisation caritative

UN DÉFI PERSONNEL :

Faire 500 miles (805 km) à vélo avant Noël (débutant le 1er novembre)
Sonda d’Alton, Irlandaise, à Paris depuis 20 ans

"1990 C'est l'année où j'ai tenté de me suicider, il y a presque trente ans jour pour jour.

Chose difficile à croire peut-être mais en 1990 le suicide était toujours un crime en Irlande.

C'était une année exaltante où tout semblait possible et où je me sentais invincible. Je venais de terminer une licence universitaire et je suis partie aux États-Unis avec des amis pour vivre la vie et gagner assez d'argent pour voyager et retourner à l'université pour des études de Postgrad.
J'ai eu plusieurs emplois différents : serveuse à la Harvard Business School, sous-chef d'une grande entreprise de restauration, professeur de planche à voile, nettoyeuse de maisons, etc. Je me levais presque tous les jours à 4 heures du matin pour commencer mon travail de traiteur. Je passais souvent d'un emploi à l'autre. 
Certains jours, je me suis présentée au mauvais endroit. 
Souvent, je ne dormais que quatre heures et je trouvais cela normal.
Les amis avec lesquels je suis allée aux US semblaient avoir une vie très ennuyeuse et nous ne semblions plus penser de la même façon.

Finalement, les vacances sont arrivées et j'ai pris plus de vingt avions en changeant régulièrement de fuseau horaire. Ma vie était bouleversée, mais je ne m'en rendais pas compte.

Je suis rentrée chez moi en Irlande et les problèmes ont commencé, pas de rythme de sommeil - plus de sommeil, de l'anxiété, un sentiment d'incapacité à faire face, la tête envahie par des pensées négatives qui tournoyaient sans cesse en prenant le contrôle de mes pensées.

Cela a conduit à une tentative de suicide, à quatre jours de soins intensifs, à deux mois d'hôpital psychiatrique et à un diagnostic de trouble bipolaire. 

Au cours des 10 dernières années ma santé mentale a été mise à l'épreuve à plusieurs reprises: cancer de la thyroïde (2011), accident grave - renversée par une collègue dans le parking de mon nouveau travail et traînée de 8 m en marche arrière avec ma moto sous l'arrière de sa voiture (2012), licenciée par mon employeur pour dissimuler l'accident (2013), TGI et Prud'hommes (2014-2017). Ce furent des jours sombres, en effet, marqués par un grave PTSD et je n’ai pas pu travailler pendant presque deux ans. Le traumatisme ne disparaît pas, mais il faut apprendre à vivre avec.

Une bonne décision que j'ai prise pendant cette période a été d'adopter un chat. Je ne peux pas sous-estimer l'importance d'avoir autre chose que soi pour vivre. Une autre bonne décision était de faire du bénévolat. Tout ce qui oblige à regarder en dehors de soi est bon.

Sous traitement continu (médicaments et séances de thérapie) depuis trente ans et très soucieuse de ma santé mentale et de la manière de prendre soin de moi, je comprends l'importance de se rendre compte quand les choses vont mal (dépression) ou trop bien (exaltation).  C'est compliqué d'être bipolaire; compliqué avec/pour des amis car ils ne comprennent pas le parcours que nous traversons.  C'est également compliqué sur le lieu de travail, car nous avons tendance à dire exactement ce que nous pensons.

Mon sauveur personnel a été le sport, ainsi que le fait de me fixer des objectifs réguliers.

L'année 2020 a été difficile pour moi (à la maison seule et en télétravail depuis mars).  Heureusement, j'ai mon chat ! J'ai cependant décidé, pour ma propre santé mentale, de me lancer un défi au profit d'une organisation caritative irlandaise ‘Cycle Against Suicide’ (une association qui développe des programmes pour les écoles, primaires et secondaires, afin d'éduquer les enfants sur la bonne santé mentale et comment affronter les maladies mentales).  Par ailleurs à noter également une augmentation de 19% dans le taux de suicide dans la Republique d'Irlande en 2019 (donc avant Covid)

Et 421 suicides pour une population de 4 millions dans la République d'Irlande.

Mon défi a été compliqué par le confinement soudain - j'ai dû faire les premiers 400 kilomètres en respectant la règle du rayon de 1 km.   J'ai terminé le cycle le 20 décembre après avoir récolté plus de 2 000 euros pour l’association ‘Cycle Against Suicide’

Je serais ravie si vous pouviez soutenir cette merveilleuse association caritative.www.idonate.ie/Cycle500km

 J'ai été accueillie au Trocadéro par un groupe de mes amis irlandais à Paris, armés de ‘mince pies’ (tartes traditionnelles irlandaises) et de vin chaud.

 Ce fut un moment merveilleux qui m'a rappelé une fois de plus qu'il faut savoir reconnaître rapidement les problèmes, chercher de l'aide et donner une autre chance à la vie.

 Sonda d’Alton, Irlandaise, à Paris depuis 20 ans