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lundi 12 février 2018

Séoul : une brigade maritime & prevention du sucide

Séoul : une brigade de la dernière chance tente de sauver les désespérés
Un contenu vidéo est disponible pour cet article" http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1083349/seoul-coree-du-sud-brigade-suicide
Le reportage d'Anyck Béraud

En Corée du Sud, la quête de l'or olympique se déroule dans un pays où la recherche de l'excellence et de la performance peut virer au cauchemar. Dans ce pays qui a l'un des taux de suicide les plus élevés de l'OCDE, l'échec est perçu comme une humiliation, si bien qu'une brigade maritime participe aux efforts pour tenter de dissuader les désespérés.
Un texte d’Anyck Béraud, correspondante en Asie
Au rythme des alertes sonores les avertissant qu’un accident ou un acte désespéré est peut-être sur le point de se produire, les pompiers de cette escouade maritime sont toujours prêts.
Lorsqu’ils ne sont pas en train de sauver une vie, ces fiers soldats de l'eau se préparent comme d'autres brigades le long de la rivière Han à toute éventualité, en bravant toutes les conditions.
Lors de notre passage, l’alarme les amène vers le pont Mapo, surnommé le pont des suicidés, d’où sautent le plus grand nombre de Séouliens. Il se situe au cœur du quartier financier.
Ce jour-là, une personne tangue dangereusement. En attendant que les sauveteurs arrivent, 25 caméras surveillent ses mouvements comme le lait sur le feu.
« Une alarme est déclenchée dès qu'il y a une tentative d'enjamber la balustrade. L'an dernier, il y a eu 1500 alertes et la majorité était des suicides », explique le chef d'équipe, Heo Jeong Ok.
La personne suivie depuis quelques minutes a finalement changé d'avis. Mais de l'aveu même de leur chef d'équipe, ces pompiers vivent un stress permanent, sachant qu’ils ne peuvent pas sauver tout le monde.
 Un agent surveille un individu qui s'apprêtait à sauter du pont.
En Corée du Sud, l'échec est perçu comme une humiliation. C'est l'une des raisons qui poussent au suicide. Photo : Radio-Canada
Un téléphone de la dernière chance
Ceux et celles qui se rendent sur le pont Mapo avec l'idée de commettre l'irréparable peuvent lire des messages qui se succèdent comme pour les accompagner, comme si une personne les suivait pour leur parler et les inviter à prendre un café par exemple.
À mi-chemin, un téléphone, celui de la dernière chance est utilisable. Il permet d’appeler un conseiller d'un centre anti-suicide.
« Ce téléphone a été installé parce qu'on a beaucoup de suicides en Corée du Sud, et de personnes qui souffrent de troubles compulsifs obsessionnels », précise le chef d'équipe.
Un téléphone  relié au centre anti-suicide pour tenter d’empêcher l’irréparable.
Un téléphone relié au centre anti-suicide pour tenter d’empêcher l’irréparable. Photo : Radio-Canada
Au pays du miracle économique, de la performance et de l'ultra-compétitivité, un échec est souvent perçu comme une humiliation. C’est l'une des raisons qui poussent au suicide, car la pression est trop forte.
Image de cette pression, une vedette de la K-pop en pleine gloire, Kim Jong-Hyun, a causé l’émoi en décembre en s’enlevant la vie à l’âge de 27 ans. Il se disait « cassé de l’intérieur ».
Depuis, le gouvernement a annoncé en janvier dernier un plan quinquennal d'action contre le suicide, dans cette Corée du Sud où il y a de grandes inégalités sociales.

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1083349/seoul-coree-du-sud-brigade-suicide

lundi 15 janvier 2018

Australie : GFWA engagé pour la prévention contre les suicides dans la construction

Australie : GFWA engagé pour la prévention contre les suicides dans la construction
source www.soletanche-bachy.com*


Fin 2017, GFWA (filiale australienne de Soletanche Bachy) a obtenu le label Mates In Construction (MIC), seul label australien reconnu pour la prévention contre les suicides dans l'univers de la construction.

Mates In Construction (MIC) est une organisation australienne indépendante, à but non lucratif, qui propose des formations de sensibilisation pour la prévention du suicide au sein de l'industrie de la construction. Elle a été fondée il y a plusieurs années, dans le Queensland, après que Jorgen Gullestrup, l’actuel responsable de l’association, ait perdu un ami très proche qui s’était suicidé sans que personne sur son travail n’en pressente les signes.
Au sein de GFWA, 100% des équipes ont été formées afin d'obtenir l'accréditation, non seulement les ouvriers sur chantier mais aussi le personnel du Siège et les fonctions Support. La majorité des collaborateurs a suivi le GAT Training (General Awareness), une session initiale généraliste qui permet de disposer d’une première sensibilisation pour comprendre les enjeux, le processus suicidaire, les signaux d’alerte et les facteurs de risque.

Une dizaine de collaborateurs a suivi le stade supérieur de formation, le Connector Training. Cette formation, plus poussée, a été délivrée à celles et ceux qui se sont portés volontaires pour être des référents, des « connecteurs », c’est-à-dire des personnes formées aux attitudes à privilégier pour aider, accompagner un collègue en situation de crise ou le diriger vers les bonnes personnes au sein de MIC en les « connectant » à une aide des professionnels de santé.

Les intervenants de MIC ont souligné l’engagement, le professionnalisme et l’intérêt des équipes de GFWA durant ces formations. Début décembre, le label a été délivré aux équipes du chantier de Bayswater qui participent à la construction du Forrestfield-Airport Link (FAL) commandée par l'entité de tutelle du transport ferroviaire en Australie-Occidentale. D’autres chantiers ont été « accrédités » dans le courant du mois, et la filiale s’est engagée à poursuivre les échanges et à proposer de nouvelles actions sur nos chantiers, dans nos ateliers et au sein de nos bureaux.

Pour en savoir plus : http://matesinconstruction.org.au/


http://www.soletanche-bachy.com/sbf/sbf.nsf/webNews/E8F2D04B28BE5B0FC1258213003392A9

samedi 28 octobre 2017

USA Un accréditeur publie des directives sur les mesures de protection de l'environnement pour prévenir le suicide

USA : Un accréditeur publie des directives sur les mesures de protection de l'environnement pour prévenir le suicide
info tirée de
AHA News Now *
"The Joint Commission" a publié aujourd'hui des lignes directrices pour aider les hôpitaux et les inspecteurs à déterminer ce qui constitue des mesures de protection environnementales adéquates pour protéger les patients ayant des idées suicidaires contre les blessures à soi meme. Mises au point par un groupe d'experts comprenant des représentants des organisations prestataires et des centres de services Medicare & Medicaid, ce guide aborde uniquement les questions les plus débattues et controversées liées aux risques environnementaux dans les unités psychiatriques hospitalières, les établissements hospitaliers médico-chirurgicaux généraux et les services d'urgence.
«Au cours de l'année écoulée, il y a eu plusieurs situations où inspecteurs de la Commission conjointe et / ou des organismes d'État n'étaient pas d'accord sur ce qui constitue un risque de ligature et quelles stratégies d'atténuation sont acceptables». «Il faut un consensus sur ces questions pour que les organismes de soins de santé sachent quels changements ils doivent apporter pour assurer la sécurité des patients et que les arpenteurs puissent évaluer de façon fiable la conformité des organismes aux normes.» La Commission mixte continuera de convoquer son groupe d'experts pour discuter des questions liées à la prévention du suicide et ajouter des informations supplémentaires aux directives dès qu'elles seront disponibles.Sujet: Plaidoyer et politique publique liens vers  le Rapport spécial: Prévention du suicide dans les milieux de soins de santé de The Joint Commission   https://www.jointcommission.org/issues/article.aspx?Article=GtNpk0ErgGF%2b7J9WOTTkXANZSEPXa1%2bKH0%2f4kGHCiio%3d
Source
http://news.aha.org/article/171027-accreditor-issues-guidance-on-environmental-safeguards-to-prevent-suicide

vendredi 25 août 2017

USA Arizona Les badges d'identité des étudiants locaux portent maintenant un numéro de prévention du suicide

Les badges d'identité des étudiants locaux portent maintenant un numéro de prévention du suicide
article source 
"Local students’ ID badges now carry suicide prevention number


Students at Desert Vista High School now have joined their Mountain Pointe High counterparts in carrying ID badges that include the Teen Lifeline number in case they need to talk to someone. 
Les étudiants de Desert Vista High School ont maintenant rejoint leurs homologues de Mountain Pointe High pour porter des badges d'identité incluant le numéro Teen Lifeline au cas où ils devaient parler à quelqu'un.
Les étudiants déprimés dans le district scolaire de Tempe Union ne doivent pas être trop loin pour obtenir de l'aide en cas de crise personnelle.
C'est juste sur leurs badges d'identification.
Les ID standard portés par les étudiants à Mountain Pointe et Desert Vista à Ahwatukee, ainsi que ceux des cinq autres écoles secondaires du district, portent maintenant un numéro de l' organisation nationale de prévention du suicide.
Les badges dits d'identité  portent le numéro de téléphone de
Teen Lifeline (602-248-8336) et un message: "si vous craquez ? S'il vous plait, ne le faites pas.
L'année dernière, les étudiants de Marcos de Niza et de Mountain Pointe avaient le numéro sur leurs identifiants. Cette année, tous les 14 000 étudiants du district, y compris Desert Vista High, auront le numéro sur leurs badges.
«C'est un effort global pour se concentrer sur le bien-être social et émotionnel de nos étudiants», a déclaré Jennifer Liewer, porte-parole du district.
Tempe Union est l'un des quatre districts scolaires de la vallée à faire partie du programme préconisé par Teen Lifeline, une organisation de 30 ans dont le but déclaré est «de mettre fin au suicide chez les adolescents, de fournir un« lien d'espoir »aux adolescents en crise et Pour responsabiliser nos jeunes pour prendre des bonnes bonnes décisions. "
Il dit que mettre son numéro sur les identifiants d'étudiants constitue «une action simple et vitale qui reliera tous les adolescents en Arizona pour aider et espérer.
«Les étudiants qui se sentent stressés à propos de l'école, du sport, de la vie familiale ou de tout autre raison ont un accès facile à la hotline de crise de Teen Lifeline et aux conseillers pairs qui ont été formés pour relier leurs pairs à des ressources qui sauveront leur vie», ajoute-t-il.
Teen Lifeline a commencé après un film fait pour la télévision de 1985 pour devenir le premier à aborder la question du suicide chez les adolescents.
"En conséquence, les organismes de santé mentale ont commencé à examiner le problème du suicide chez les adolescents. On a alors découvert que le taux de suicide chez les adolescents en Arizona était le double de la moyenne nationale. L'Arizona s'est classé deuxième dans la nation pour le taux de suicide chez les adolescents ", a déclaré Teen Lifeline sur son site web, teenlifeline.org.
"Il fallait faire quelque chose, alors Teen Lifeline a été développé une solution innovante pour aborder le suicide chez les adolescents dans la région de Phoenix", déclare-t-il.
Le problème a été amené chez les responsables du Syndicat de Tempe en 2015 lorsqu'un étudiant de Corona del Sol s'est suicidé sur le campus.
"Étant donné que nos étudiants sont tenus de porter visiblement leur identité d'étudiant sur un cordon séparateur, incluant, " You're Not Alone "et le numéro de téléphone Teen Lifeline à l'arrière de chaque carte d'identité d'étudiant, c' était un moyen simple et symbolique de mettre ces services dans les mains de nos étudiants tous les jours », a déclaré Troy Bales, surintendant adjoint du district scolaire unifié Paradise Valley, l'un des autres districts utilisant les carte d'identité Teen Lifeline.
Liewer a déclaré que les cartes d'identité étaient "un moyen simple de faire savoir aux élèves qu'il y a des gens qui veulent aider et veulent vous parler".
Teen Lifeline dit que ses conseillers pairs fournissent une «connexion d'espoir» à plus de 19 000 jeunes en détresse chaque année sur sa ligne téléphonique 24 heures sur 24 ainsi que par un nouveau service de messagerie texte qui fonctionne de 9 à 19 heures. au quotidien.
Pourtant, malgré les efforts du groupe, un rapport mené plus tôt cette année par
Arizona Child Fatality Review Program a déclaré que les suicides chez les adolescents dans l'état ont augmenté de 81 p. 100 entre 2009 et 2015, les données de la dernière année disponibles.


Environ 98 pour cent de suicides ont été déterminés par l'équipe de PCP pour être évitables, l'usage de drogue étant identifié comme facteur le plus généralement évitable suivi de discorde de famille et une histoire de divorce parental.
* http://www.ahwatukee.com/news/article_eec0a890-8396-11e7-b9fd-4394d059674d.html

vendredi 13 mai 2016

CANADA AVIS du INSPQ Mesures préventives : Prévention des intoxications volontaires par médicaments accessibles sans ordonnance -

Extraits, résumé :
Prévention des intoxications volontaires par médicaments accessibles sans ordonnance
avis de l' INSPQ Centre d'expertise et de référence en santé publique - mai 2016


Messages clés
Avant -propos L’ensemble des interventions envisageables pour prévenir le suicide et les tentatives de suicide , incluant les intoxications volontaires par médicaments sans ordonnance, doit comprendre des actions à divers niveaux allant de la promotion de la santé mentale jusqu’à la réduction de l’accès aux moyens en passant par le traitement adéquat de la dépression, la détection précoce des situations à risque et la mise sur pied de projets de formation de sentinelles en milieu de travail  et dans la communauté

Chaque année, on dénombre au Québec environ 174 suicides par intoxication médicamenteuse dont 15 suicides par médicament sans ordonnance.
Une proportion importante de suicides et de tentatives de suicide par médicament incriminent plusieurs substances.
Les suicides par médicaments accessibles sans ordonnance dénombrés sont une sous-estimation puisque dans les cas où plusieurs médicaments ont été ingérés, seule la substance présumée avoir causé le décès est considérée pour déterminer la cause la plus probable du décès.
Contrairement à plusieurs pays européens, il n’y a pas au Canada (incluant le Québec) de restriction quant aux quantités maximales par contenant vendus en pharmacie
La stratégie d’intervention la plus souvent étudiée pour réduire les intoxications volontaires par médicaments accessibles sans ordonnance concerne des médicaments spécifiques et consiste à réduire le nombre de comprimés par contenant et par achat. Les résultats des études réalisées au Royaume-Uni indiquent que ce type de mesure a réduit de façon significative les suicides et les tentatives de suicide liées à ces médicaments, ainsi que les empoisonnements accidentels avec ce produit. Toutefois, il existe peu d’études sur le sujet et il y a de nombreuses contraintes méthodologiques. Il est difficile de conclure avec certitude qu’une telle mesure a un impact sur le taux d’intoxication volontaire par ces médicaments spécifiques, malgré que plusieurs recherches aient suggéré des bénéfices.
Les autres mesures de réduction des intoxications par ces médicaments spécifiques décrites dans la documentation scientifique relèvent surtout de l’opinion d’experts. Elles concernent l’empaquetage, la réduction des doses par comprimé, l’étiquetage, l’éducation du public, la restriction des lieux de vente, la vente sous ordonnance seulement et l’ajout de produits pour diminuer la toxicité hépatique.
À la lumière de la documentation scientifique consultée et des délibérations du comité d’experts, un certain nombre de mesures sont recommandées pour le Québec, soit :
  • Établir un format d’emballage maximal pour ces médicaments spécifiques accessibles en vertu de l’annexe III du Règlement sur les conditions et modalités de vente des médicaments.
  • Promouvoir le recours au Centre antipoison du Québec auprès de la population et des professionnels de la santé afin d’intervenir rapidement à la suite d’une intoxication qu’elle soit volontaire ou pas.
  • Inclure la problématique des intoxications volontaires par médicaments sans ordonnance dans toute stratégie intégrée de prévention du suicide.
D’autres mesures pourraient également être envisagées, soit :
  • Mieux sensibiliser et informer la population sur l’usage judicieux des médicaments accessibles sans ordonnance en étant très prudent dans les messages véhiculés de manière à ne pas susciter le recours à ces médicaments pour se suicider;
  • Mettre en place un programme québécois officiel de récupération des médicaments périmés ou inutilisés aux fins de destruction sécuritaire.
  • Limiter la dose unitaire maximale pour certains médicaments accessibles sans ordonnance.
  • Établir un format d’emballage maximal pour certians médicaments spécifiques.
  • Établir une quantité maximale par vente pour certains médicaments accessibles sans ordonnance.
  • Reclassifier certains médicaments accessibles sans ordonnance en conservant leur accessibilité (les classer dans l’annexe II sous le contrôle du pharmacien).

Info extraite de l'Avis : Prévention des intoxications volontaires par médicaments accessibles sans ordonnance - INSPQ Centre d'expertise et de référence en santé publique - mai 2016
Auteur(s):  Louise Marie Bouchard Élise Chartrand Pierre-André Dubé Dominique Gagné Mathieu Gagné Gilles Légaré Pierre Maurice Anne-Claire Panneton
Type de publication:  Avis scientifique Date de publication:  10 mai 2016


jeudi 12 novembre 2015

ACTU Prevention du suicide dans la Police Nationale

Le 10 novembre 2015 s’est tenu le séminaire sur la prévention du suicide au sein de la Police Nationale, place Beauvau, au ministère de l'Intérieur, la troisième réunion de l’année depuis le lancement du plan ministériel le 28 janvier 2015.

Le ministre de l’intérieur est venu clôturer les travaux du séminaire qui a rassemblé membres de l’administration, professionnels de santé et psychologues, présidents de mutuelles et représentants des organisations syndicales représentatives, qui ont échangé au travers de cinq ateliers de réflexion: partage des bonnes pratiques managériales, conditions de la réactivation du tissu associatif, actions de prévention des conduites addictives, conditions réussies d’un accompagnement des personnels en fragilité, accompagnement du policier dans le cadre d’une gestion individualisée des carrières.

Revue de Presse


Bernard Cazeneuve. Baisse des suicides de policiers et gendarmes
France - 10 Novembre http://www.ouest-france.fr/bernard-cazeneuve-baisse-des-suicides-de-policiers-et-gendarmes-3829644

Les suicides de policiers et de gendarmes, qui avaient connu un pic en 2014, ont diminué depuis début 2015, a annoncé Bernard Cazeneuve.

Il y a eu 40 suicides de policiers depuis le début de l'année contre 48 à la même période en 2014, a indiqué le ministre qui a conclu un séminaire consacré à ce sujet. Mais le nombre de suicides de gendarmes est de 22 depuis janvier 2015 contre 19 en 2014 à la même époque.

« Les choses vont dans la bonne direction », a déclaré le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui entend inscrire cette tendance « dans la durée ».

Un plan ministériel qui porte ses fruits

Le ministre a détaillé le suivi des 23 mesures adoptées en janvier 2015 après un pic de suicides enregistrés parmi les forces de l'ordre en 2014, 55 policiers (contre 40 en moyenne annuellement) et une trentaine de gendarmes. Cela avait suscité une vague d'émotions dans leurs rangs. « Ce plan ministériel et global » a donné ses « premiers résultats », a assuré le ministre.

Il a évoqué parmi les mesures de ce plan le recrutement supplémentaire de psychologues ou l'expérimentation de nouveaux cycles de travail des policiers.

Il a également dit vouloir persévérer sur l'expérimentation dans certains départements du dépôt des armes de service au commissariat par les policiers avant de regagner leur domicile. Selon M. Cazeneuve, « un policier sur trois se suicide chez lui avec son arme ». Cette mesure avait suscité des critiques de syndicats de police arguant de la nécessité d'être armé en permanence « face au risque terroriste ».
Un sujet sensible et récurrent

« Il y a une part de mystère » dans les suicides, a aussi fait valoir le ministre, et « aucun plan ne pourra répondre à lui seul à la complexité des situations ». « Mais nous avons des marges de manœuvre », a-t-il dit en se félicitant de ce plan.

Les suicides sont un sujet sensible et récurrent parmi les forces de l'ordre. Les quelques études officielles ont démontré qu'il s'agit souvent de raisons « d'ordre privé ».


***

Selon le ministre de l'Intérieur, qui concluait un séminaire consacré au sujet, il y a eu 40 suicides de policiers depuis le début de l'année contre 48 à la même période en 2014. En revanche, le nombre de suicides de gendarmes est de 22 depuis janvier 2015 contre 19 en 2014 à la même époque.

«Les choses vont dans la bonne direction», a déclaré Bernard Cazeneuve, qui entend inscrire cette tendance «dans la durée». Le ministre a également détaillé le suivi des 23 mesures adoptées en janvier 2015 après un pic de suicides enregistrés parmi les forces de l'ordre en 2014 et qui avait suscité une vague d'émotions dans leurs rangs. «Ce plan ministériel et global» a donné ses «premiers résultats», a assuré le ministre.

«Aucun plan ne pourra répondre à lui seul à la complexité des situations»

Parmi les mesures de ce plan, il a évoqué le recrutement supplémentaire de psychologues ou l'expérimentation de nouveaux cycles de travail des policiers. Il a également dit vouloir persévérer sur l'expérimentation dans certains départements du dépôt des armes de service au commissariat par les policiers avant de regagner leur domicile, car, selon Bernard Cazeneuve, «un policier sur trois se suicide chez lui avec son arme.»

Cette mesure avait suscité des critiques de syndicats de police qui avaient fait valoir la nécessité d'être armé en permanence «face au risque terroriste». Pour l'instant, cette expérimentation est menée notamment dans le Val d'Oise, à Guéret (Creuse), Châteauroux (Indre) et Bourges (Cher) où des casiers réservés au dépôt des armes ont été installés à grand frais.

«Il y a une part de mystère» dans les suicides, a aussi fait valoir le ministre, et «aucun plan ne pourra répondre à lui seul à la complexité des situations (...) mais nous avons des marges de manoeuvre». Les quelques études officielles ont en effet démontré que les raisons de ces gestes sont souvent «d'ordre privé».

lundi 29 juin 2015

CANADA L'Association des hôpitaux de l'Ontario commence son travail sur la prévention du suicide

L'Association des hôpitaux de l'Ontario commence son travail sur la prévention du suicide

source http://www.newswire.ca/fr/story/1563099/l-association-des-hopitaux-de-l-ontario-commence-son-travail-sur-la-prevention-du-suicide

TORONTO, le 26 juin 2015 /CNW/ - Le groupe d'étude sur les normes en matière de prévention du suicide nouvellement créé par l'Association des hôpitaux de l'Ontario (OHA) a commencé aujourd'hui son travail visant à élaborer des normes obligatoires en matière de prévention du suicide pour les hôpitaux de l'Ontario. L'OHA a été mandatée plus tôt cette année par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée pour élaborer ces nouvelles normes obligatoires.
« Les hôpitaux de l'Ontario s'engagent à protéger les patients tout en prodiguant des soins de qualité supérieure », a déclaré le Dr Ian Dawe, président du groupe d'étude sur les normes en matière de prévention du suicide, médecin-chef au Centre des sciences de la santé mentale Ontario Shores, et chef de l'unité de santé mentale et des dépendances au RLISS du Centre-Est. « Alors que des politiques rigoureuses sont déjà en place pour évaluer et surveiller le risque de suicide, les hôpitaux de l'Ontario sont des chefs de file en matière de soins aux patients et s'engagent à analyser régulièrement nos processus afin de s'assurer que nous respectons les normes les plus élevées en matière de sécurité des patients et de soins. »
Le groupe d'étude de l'OHA étudiera les politiques et protocoles pour la prévention du suicide qui sont actuellement en vigueur dans les hôpitaux de l'Ontario et examinera les pratiques exemplaires appliquées partout dans le monde. D'ici 2016, il aura établi de nouvelles normes cohérentes qui pourront être appliquées à l'échelle de la province pour réduire le nombre de personnes qui meurent par suicide pendant qu'elles reçoivent des soins à l'hôpital.
L'amélioration des services et des soins destinés aux personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de dépendance fait partie du Plan d'action en matière de soins de santé, Priorité aux patients du gouvernement et de la Stratégie ontarienne globale de santé mentale, Esprit ouvert, esprit sain.
Selon le ministère de la Santé et des Soins de longue durée, environ 30 % des Ontariens connaîtront un problème de santé mentale ou de toxicomanie au cours de leur vie, et un Ontarien sur 40 présentera un grave problème de santé mentale.
« Le suicide est un acte extrêmement tragique et dévastateur pour la famille et les amis du patient, ainsi que pour les fournisseurs de soins », a affirmé Anthony Dale, président-directeur général, Association des hôpitaux de l'Ontario. « La sécurité des patients est la priorité absolue des hôpitaux de l'Ontario et nous travaillons constamment avec ceux-ci pour améliorer les soins prodigués. »
L'OHA collabore étroitement avec le gouvernement depuis un certain nombre d'années pour améliorer les soins en santé mentale. En 2011, l'Institut canadien pour la sécurité des patients et l'OHA ont publié un document pour aider les organismes de soins de santé canadiens à normaliser le processus d'évaluation du risque de suicide en leur présentant un cadre de travail et en créant un inventaire d'outils d'évaluation fréquemment utilisés.
Les membres du groupe d'étude sur les normes en matière de prévention du suicide comprennent les suivants :
  • Dr Ian Dawe, médecin-chef, Centre des sciences de la santé mentale Ontario Shores et chef de l'unité de santé mentale et des dépendances, RLISS du Centre-Est (président du groupe d'étude de l'OHA);
  • Margaret Doma, directrice, Risques, Affaires légales et médicales, Centre de soins de santé St-Joseph, Hamilton;
  • Dre Jennifer Brasch, professeure agrégée, Département de psychiatrie et de neurosciences comportementales, Université McMaster;
  • Ann Pottinger, directrice, Qualité, sécurité des patients et risque, Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH);
  • Dr David Koczerginski, chef de psychiatrie, directeur médical, Santé mentale et dépendances, William Osler Health System
  • Beth Hamer, éducatrice et experte-conseil auprès du personnel infirmier, Centre de santé mentale Waypoint
  • Dr Paul Links, président/chef, Département de psychiatrie, St. Joseph's Health Care, London et London Health Sciences Centre
  • Mark Henick, chef des programmes, La santé mentale au travail, Association canadienne pour la santé mentale, Ontario
  • Dr Simon Hatcher, Services de santé Royal Ottawa
  • Penny Knapp, fondatrice de Survivor of Suicide Loss - au Canada et dans le monde
  • Dre Mary Ann Mountain, directrice en santé mentale communautaire, St. Joseph's Care Group, Thunder Bay
  • Paivi Kattilakoski, spécialiste en matière d'agrément, Agrément Canada
L'OHA
L'Association des hôpitaux de l'Ontario (OHA) est la voix des hôpitaux publics de l'Ontario. Fondée en 1924, l'OHA vise à bâtir un système de soins de santé solide, innovateur et viable pour tous les citoyens de l'Ontario, par la promotion des droits, l'éducation et l'établissement de partenariats.

Document d'information de l'OHA : groupe d'étude sur les normes en matière de prévention du suicide
  • L'Association des hôpitaux de l'Ontario (OHA) élabore actuellement de nouvelles normes en matière de prévention du suicide afin d'améliorer les soins prodigués aux patients dans les hôpitaux.
  • En mai 2015, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée a demandé à l'OHA d'élaborer de nouvelles normes en matière de prévention du suicide destinées aux hôpitaux de l'ensemble de l'Ontario. La première réunion du groupe d'étude sur les normes en matière de prévention du suicide a eu lieu le 26 juin 2015.
  • Le groupe d'étude de l'OHA, présidé par le Dr Ian Dawe, éminent spécialiste en santé mentale, veillera à établir des pratiques médicales sécuritaires pour les patients présentant un risque, en examinant les pratiques exemplaires et en travaillant avec des patients et des personnes qui ont été touchées par le suicide. Il examinera les politiques et protocoles actuels des hôpitaux pour la prévention du suicide et l'évaluation des patients, puis établira des normes d'ici 2016.
  • Selon le ministère de la Santé et des Soins de longue durée, environ 30 % des Ontariens connaîtront un problème de santé mentale ou de toxicomanie au cours de leur vie, et un Ontarien sur 40 présentera un grave problème de santé mentale.
  • Selon Statistique Canada, 3 500 personnes se sont suicidées en 2006 au Canada.
  • À l'échelle mondiale, l'Organisation mondiale de la Santé a signalé une hausse du taux de suicide depuis 1950, jusqu'à 268 % chez les hommes de 15 à 24 ans. En outre, un plus grand nombre de gens ont été hospitalisés pour une tentative de suicide, soit 23 000 hospitalisations au Canada en 2001, selon l'Institut canadien d'information sur la santé.
  • L'amélioration des services et des soins destinés aux personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de dépendance fait partie du Plan d'action en matière de soins de santé, Priorité aux patients du gouvernement et de la Stratégie ontarienne globale de santé mentale, Esprit ouvert, esprit sain, et l'OHA est fière d'aider le gouvernement à transformer le système de santé mentale.
  • En novembre dernier, le gouvernement de l'Ontario a annoncé la deuxième phase de sa Stratégie de santé mentale. Il a créé le Conseil consultatif pour le leadership en santé mentale et en lutte contre les dépendances et offre un soutien accru aux partenaires communautaires des services en santé mentale dans le continuum de soins.
  • S'appuyant sur ce plan, en février, le gouvernement a annoncé l'octroi de 28 millions de dollars aux organismes de santé mentale et de lutte contre les dépendances afin de fournir des soins « plus près du domicile ». La phase suivante de cette stratégie comprend 138 millions de dollars sur trois ans destinés aux agences communautaires afin de financer les améliorations aux services de santé mentale et de lutte contre les dépendances par l'intermédiaire des RLISS.
  • L'OHA collabore étroitement avec le gouvernement depuis un certain nombre d'années pour améliorer les soins en santé mentale. En 2011, l'Institut canadien pour la sécurité des patients et l'OHA ont publié Guide d'évaluation du risque de suicide : Une ressource pour les organismes de santé pour aider les organismes de soins de santé canadiennes à normaliser le processus d'évaluation du risque de suicide en leur présentant un cadre de travail et en créant un inventaire d'outils d'évaluation fréquemment utilisés.
SOURCE Association des hôpitaux de l'Ontario
Renseignements : Michelle MacLeod, Spécialiste, Affaires publiques, 416-205-1588, mmacleod@oha.com

samedi 14 février 2015

VIENNE : PROJET MALLETTE PEDAGOGIQUE pour développer les compétences psychosociales des enfants


Action de promotion de la santé mentale auprès des Animatrices du Réseau des Relais Assistantes Maternelles du Nord de la Vienne
LE PROJET : Constituer et créer « une mallette pédagogique »

source Colloque "Pourquoi développer les compétences psychosociales de la petite enfance à l'adolescence" 7 janvier 2015, Lycée Saint Jacques de Compostelle, Poitiers de l'IREPS


 

Page 111 : Action de promotion de la santé mentale auprès des Animatrices du Réseau des Relais Assistantes Maternelles du Nord de la Vienne.
LE PROJET : Constituer et créer « une mallette pédagogique »
Les acteurs de ce projet :
• La Coordination territoriale prévention du suicide , promotion de la santé mentale du Centre Hospitalier Henri Laborit.
• Un groupe de travail avec les animatrices des relais assistantes maternelles du Réseau Nord Vienne, un conteur professionnel un illustrateur-infographiste se réunit 6 fois par an pour construire ensemble les ouvrages (l’écriture et l’illustration des histoires).
 • Des assistantes maternelles volontaires pour la création de fiches pratiques. Les partenaires :
 Pourquoi ce projet ?
Plusieurs Constats :
• Chez les adolescents, 15 % des 11-18 ans vont très mal.
• Le suicide demeure la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans en France.
• En France, près de 10 % des tentatives de suicide accueillies sont réalisées par des enfants âgés de 8 à 11 ans.
• La région Poitou-Charentes est en situation de surmortalité.

Les travaux de recherche mettent notamment en lumière : - l’importance d’intervenir de façon précoce, la nécessité de développer les compétences psychosociales particulièrement des enfants et des jeunes - et le besoin de soutenir les parents dans leur rôle éducatif.

Ce qui existe : Un programme canadien « les amis de Zippy » vise le développement des compétences d’adaptation par les enfants de 5 à 7 ans en six modules. Six histoires autour de Zippy, un insecte domestiqué, l’ami d’un groupe d’enfants qui vivent des situations de vie de tous les jours.

Contenu des 6 modules Module 1: Les sentiments – Séance 1: être triste, être heureux – Séance 2: être en colère – Séance 3: être jaloux – Séance 4: être nerveux Module 2 : La communication – Séance 1: améliorer la communication – Séance 2: écouter – Séance 3: qui peut nous aider – Séance 4: dire ce qu’on veut dire Module 3 : Établir et mettre fin à des relations – Séance 1: comment garder ses amis – Séance 2: briser la solitude et le rejet – Séance 3: comment résoudre les conflits – Séance 4: comment se faire des amis Module 4: La résolution des conflits – Séance 1: identifier une bonne solution – Séance 2: l’intimidation et les menaces – Séance 3: résoudre les problèmes – Séance 4: aider à résoudre des conflits Module 5 : Les changements et les pertes – Séance 1: changements et pertes font partie de la vie – Séance 2: s’adapter aux changements – Séance 3: s’adapter aux pertes – Séance 4: ce qu’on apprend des changements et des pertes Module 6 : On s’adapte – Séance 1: divers façons de s’adapter – Séance 2: comment aider les autres – Séance 3: s’adapter à de nouvelles situations – Séance 4: la fête

Objectifs du projet :  Promouvoir la santé, prévenir les problèmes émotionnels, relationnels, comportementaux et de développement chez les enfants en améliorant les connaissances, les capacités, la confiance en soi et l’autonomie des parents. Créer une mallette pédagogique destinée à être utilisée par les animatrices des Relais au cours des ateliers qu'elles mènent avec les assistantes maternelles et les enfants qui fréquentent régulièrement chaque RAM (Relais Assistantes Maternelles).
Constitution de cette mallette : 12 histoires écrites autour de 6 modules
• 12 livres pour les 0-3 ans (avec beaucoup d'illustrations plus adaptées aux enfants.
• 6 livres pour les 3-6 ans reprenant les thèmes abordés pour chaque module.
• Un enregistrement sonore viendra compléter les ouvrages.
• Créations de fiches pratiques d'ateliers pouvant être utilisées auprès des enfants pour enrichir les histoires lues. Elles viennent illustrer les thèmes abordés proposant des exercices et des jeux .

Perspectives Faire une phase d'utilisation et d'évaluation de son impact chez les enfants. Par la suite, nous envisageons une extension aux 37 relais assistantes maternelles de la Vienne existant ce jour (en lien avec la CAF, la MSA, la PMI et le Conseil Général). De plus d'autres structures petite enfance (crèches, halte-garderies) peuvent être intéressées par ce projet. Il pourrait éventuellement s'étendre aux écoles maternelles (en lien avec le rectorat).

vendredi 30 janvier 2015

Prévention des suicides dans la police nationale mesures

Prévention des suicides dans la police nationale
M. Bernard CAZENEUVE, Ministre de l’Intérieur, a réuni ce soir Place Beauvau les représentants des syndicats de la police nationale, afin de leur présenter les mesures destinées à renforcer la prévention des suicides dans la police. En effet, 55 suicides ont été recensés en 2014, contre une quarantaine en moyenne les années précédentes.

Le Ministre de l’Intérieur a notamment décidé :
  • Le recrutement, dès le mois de février, de 7 psychologues au sein du Service de Soutien Psychologique Opérationnel, la cellule dédiée à l’écoute des agents en souffrance ;
  • La création de 6 postes supplémentaires de psychologues cliniciens, dans le cadre de l’accompagnement des élèves policiers de tous grades durant leur scolarité ;
  • La diffusion d’une instruction rappelant l’obligation qu’ont les chefs de service de s’assurer que les policiers répondent réellement aux convocations des médecins de prévention ;
  • L’identification d’un « référent de l’accompagnement des personnels », agent volontaire spécifiquement formé et susceptible de les assister et de les orienter le cas échéant vers les professionnels de soutien ;
  • La signature d’une convention entre la Direction Générale de la Police Nationale et l’établissement de soin Le Courbat, d’ici la fin du 1er semestre, dans le cadre du suivi des retours en service après un congé maladie long ;
  • La poursuite de l’expérimentation du dispositif permettant aux policiers de déposer leur arme de service à la fin de leur vacation grâce aux casiers individuels. Ceux-ci équiperont dans quelques jours l’ensemble du département du Val d’Oise (10 suicides sur les 3 dernières années). Au total, 2300 casiers auront été déployés ;
  • La refonte des cycles de travail pour améliorer la conciliation entre vie professionnelle et vie privée.
L’ensemble de ces mesures fera l’objet d’un suivi et d’une évaluation tous les quatre mois, en présence des syndicats de la police nationale. Le Ministre de l’Intérieur rappelle sa détermination et son engagement pour que tous les policiers puissent vivre leur métier, si important pour la sécurité des Français, dans les meilleures conditions.

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presse

Police nationale : Bernard Cazeneuve dévoile son plan anti-suicide

Recrutements de psychologues supplémentaires, casiers individuels où déposer son arme à la fin du service, refonte des cycles de travail pour ménager la vie privée..le ministre d' l'Intérieur dévoile une série de mesures pour prévenir les suicides dans les rangs de la police :

Adrien Cadorel | 28 Janv. 2015 http://www.leparisien.fr/faits-divers/police-nationale-bernard-cazeneuve-devoile-son-plan-anti-suicide-28-01-2015-4486727.php
Phénomène décrit au sein des forces de l’ordre comme « tabou » et «particulièrement préoccupant », la question des suicides dans les rangs de la police nationale semble préoccuper davantage le gouvernement. A l’issue d’une réunion avec les organisations syndicales, et alors même qu’une policière marseillaise de 43 ans s’est donnée la mort ce matin avec son arme de service, portant à 56 le triste chiffre des suicides chez les policiers depuis janvier 2014, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve annonce ce soir une série de mesures destinées à s’attaquer à cette triste réalité.



Recrutements de psychologues
En premier lieu, Bernard Cazeneuve a annoncé le recrutement de 7 psychologues supplémentaires « affectés prioritairement dans les départements de l’Hexagone insuffisamment couverts au regard des effectifs ». Un renfort de psychologues cliniciens dont devraient également bénéficier les futurs fonctionnaires lors de leur scolarité, où six psychologues dédiés seront envoyés dans les écoles de police. Dans le même temps, Bernard Cazeneuve s’est montré favorable à ce qu’un fonctionnaire ayant suivi « une formation ad hoc », soit identifié par ses collègues comme « référent de l’accompagnement des personnels », afin de les « assister et de les orienter, si nécessaire, vers des professionnels de soutien ».
Des casiers nominatifs de dépôts des armes
 

Afin de contrer le nombre de passage à l’acte répertorié aux domiciles des fonctionnaires, le ministre de l’Intérieur s’est dit favorable à l’expérimentation de casiers nominatifs permettant de déposer les armes à la fin du service, à l’image des 2 300 casiers mis en place dans le département du Val d’Oise.
Enfin, Bernard Cazeneuve s’est également prononcé pour l’instauration de mesures visant à « améliorer la qualité de vie au travail ». Evoquant plus particulièrement les actes de courage des fonctionnaires au cours de ces dernières semaines, celui-ci a demandé au directeur général de la police nationale Jean-Marc Falcone, de « poursuivre sur la voie de la valorisation de la police et de son image », afin que le slogan « Merci la police », apparu en marge de la manifestation républicaine du 11 janvier dernier, « résonne en de multiples occasions ».

Concilier vie professionnelle et vie privée
Bernard Cazeneuve a expliqué que, concernant «l’amélioration des conditions de travail », il n’était pas « insensé d’envisager une éventuelle refonte des cycles de travail dans la police nationale, pour améliorer la conciliation entre vie professionnelle et vie privée des policiers ». Une piste de réflexion qui ne manquera pas de faire réagir dans les rangs policiers.

« C’est un sujet complexe, mais c’est la première fois qu’il y a un vrai travail de concertation sur la prise en compte du problème » note Jean-Pierre Colombies, secrétaire régional adjoint du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI). « Il y a de nombreuses interrogations à l’heure actuelle de l’ensemble des policiers – tous corps confondus – sur les conditions de travail ainsi que sur les contours des missions qui leur incombe ».


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Des mesures pour lutter contre le suicide dans la police

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/01/28/01016-20150128ARTFIG00444-des-mesures-pour-lutter-contre-le-suicide-dans-la-police.php
Par Christophe Cornevin
Mis à jour le 28/01/2015

2014 est à marquer d'une pierre noire pour la police qui a enregistré dans ses rangs pas moins de 55 suicides en douze mois, contre une quarantaine en moyenne les trois années précédentes. Lors d'une réunion exceptionnelle, Bernard Cazeneuve a dévoilé mercredi une batterie de mesures.
2014 est à marquer d'une pierre noire pour la police nationale qui a enregistré dans ses rangs pas moins de 55 suicides en douze mois, contre une quarantaine en moyenne les trois années précédentes. Ce mercredi, une femme de 43 ans, affectée à «L'Évêché», le commissariat central de Marseille, s'est donnée la mort avec son arme de service à son domicile.
Ce terrible bilan a été révélé à l'occasion d'une réunion «exceptionnelle» organisé par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avec les représentants des organisations syndicales pour définir les voies et moyens de faire baisser ce chiffre dans la durée. Insistant sur un «triste constat», l'hôte de la place Beauvau a observé que «chaque semaine en 2014, un policier s'est donné volontairement la mort» sachant qu'il faut remonter à 1998 pour trouver un nombre de suicides plus important dans la police nationale (59 suicides).
Alors que le taux de suicide en France est de 18 pour 100.000, selon rapport de l'Observatoire national remis à Marisol Touraine en décembre 2014, celui qui touche la police nationale a franchi le cap des 38 pour 100.000 l'année dernière. Soit plus du double. Ce chiffre a en outre bondi de 10 points par rapport à 2013, ce qui en fait une des profession les plus exposée au suicide de ses agents.
Psychologues cliniciens et médecins recrutés
90 % des suicides dans la police nationale concernent les hommes, avec taux record de 45 cas pour 100.000. Face à ce constat dramatique, le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone, avait réuni, le 5 novembre dernier, tous les syndicats pour recueillir de premières observations.
Pour endiguer ce fléau, le ministre de l'Intérieur dévoile un vaste plan de prévention. La première mesure consiste à «renforcer et améliorer les dispositifs de soutien» en créant, dès cette année, sept postes de psychologues cliniciens appelés à être mobilisés «prioritairement au bénéfice des départements insuffisamment couverts au regard des effectifs». Par ailleurs, les débriefing psychosociaux jusqu'alors réservés aux élèves commissaires à l'issue de leur premier stage seront étendus à tous les élèves gardiens de la paix, lieutenants et commissaires de police d'ici à la fin de cette année. «Le décalage éventuel entre les idéaux avant l'entrée en école et la prise de conscience de la réalité doit pouvoir être verbalisé et entendu, dans le cadre d'un entretien neutre, indépendant et sans rapport avec l'évaluation de fin de scolarité», estime le premier flic de France qui rappelle en outre que «les chefs de service doivent s'assurer que les policiers répondent réellement aux convocations des médecins de prévention». Ces derniers font aussi faire l'objet campagne de recrutement.
Des casiers individuels pour entreposer les armes.
Soucieux de «limiter les risques» notamment lié au nombre de suicides commis au domicile avec l'arme de service, Bernard Cazeneuve propose en outre la généralisation de casiers individuels permettant au policier de «déposer son arme de service à la fin de sa vacation, s'il le souhaite». Au total, 2300 casiers ont déjà été déployés dans les postes de police du Val d'Oise, théâtre de dix suicides de policiers en trois ans.
Enfin, espérant surfer sur la vague de gratitude dont ont bénéficié les forces de l'ordre lors de la vague d'attentats, Bernard Cazeneuve a demandé au directeur général de la police nationale de «poursuivre sur la voie de la valorisation du policier et de son image». En martelant cette idée: «Il faut que le slogan «Merci la police» résonne en de multiples occasions». Les chefs de service sont quant à eux invités à «mieux gérer les tensions qui peuvent exister dans un service et générer un mal être chez les fonctionnaires».
Enfin, le ministre n'a pas jugé «insensé d'envisager une éventuelle refonte des cycles de travail dans la police nationale, pour améliorer la conciliation entre vie professionnelle et vie privée des policiers».

 

samedi 15 novembre 2014

CANADA TORONTO RECOMMANDATIONS MESURES PREVENTIVES : barrières antisuicides dans le métro et restreindre la disponibilité de médicaments sans ordonnance fréquemment utilisés lors de surdoses.

D'après article "Toronto Des barrières antisuicides dans le métro de Toronto?
TORONTO – Le Conseil de la santé de la Ville de Toronto pourrait approuver lundi une proposition visant l’installation de barrières sur les quais du métro afin de prévenir les suicides.
Un rapport sur la prévention du suicide remis au Conseil lui recommande de demander à la Ville de donner à la Commission des transports de Toronto le financement requis pour l’installation de barrières antisuicides le long des quais des stations existantes. De plus, de telles barrières devraient être incluses dans le design des nouvelles stations qui seront construites au cours des prochaines années, écrit-on.
La mesure, si elle devait aller de l’avant, pourrait coûter de 5 millions $ à 10 millions $ par station de métro.
Le rapport suggère aussi aux membres du Conseil de presser les autorités nationales en santé pour restreindre la disponibilité de médicaments sans ordonnance fréquemment utilisés lors de surdoses.
L’étude note que le suicide est la principale cause de mortalité prématurée à Toronto. Il y en aurait environ 200 par année, soit plus de quatre fois le nombre de meurtres comptabilisés, précise-t-on.
Le Dr David McKeown, médecin-hygiéniste en chef de la Ville de Toronto, a dit que le suicide peut être évité.
«Ce rapport montre qu’il existe des manières efficaces pour prévenir le suicide en limitant les accès aux manières courantes pour s’enlever la vie, comme les rames de métro et certains médicaments. Le tout, jumelé avec l’éducation publique et l'aide des professionnels de la santé», a-t-il expliqué