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mardi 4 août 2020

ETUDE RECHERCHE Croyances anticipatoires, axées sur le soulagement et permissives chez les patients ayant des comportements suicidaires: une étude cas-témoin exploratoire

Article
Anticipatory, Relief-Oriented and Permissive Beliefs in Patients with Suicidal Behaviors: An Exploratory Case-Control Study
Del-Monte, Jonathan ; Graziani, Perluigi

Jonathan Del-Monte and Perluigi Graziani Université de Nîmes, Nîmes; Laboratoire de Psychologie Sociale Aix-Marseille Université, France.

Correspondence concerning this author should be addressed to Del Monte Jonathan Laboratoire de Psychologie Sociale, University of Nîmes, Rue du Dr Georges Salan, Nîmes 30000, France. Email: jonathan.del-monte@unimes.fr



Archives of Suicide Research, , Vol.ahead-of-print (ahead-of-print), p.1-12
Sujet Decision-making  suicidal ideation  Suicidal ambivalence  suicide crisis
Description
Objective: The objective is to propose a specific understanding of decision-making in suicidal behavior by using a psychometric instrument, namely the Suicidal Ambivalence Scale (SAS). The SAS, initially used in addictive disorders, allows to distinguish 3 types of thoughts: first anticipatory beliefs [A] (positive expectations regarding behavior); second relief-oriented beliefs [R] (aim to reduce the feeling of suffering) and finally, permissive beliefs [P] (authorize the passage to the act). In addictions disorders, these thoughts favor craving and the act of consumption. We make the hypothesis that the processes of suicidal thoughts function similarly to thought processes in addiction and that all thoughts [A, S and P] are significantly more present in suicidal patients. Methods: 120 suicidal crisis patients and 161 healthy controls were compared on clinical dimensions (levels of depression, hopelessness). Anticipatory, relief-oriented and permissive beliefs were evaluated with the suicidal ambivalence scale. Results: Patients have statistically more of beliefs in favor of suicidal behavior to compared healthy controls (t = 2.375, p = 0.019, d = 0.57), more particularly, anticipatory and permissive beliefs. Conversely, patients have statistically less of protective thoughts against the suicidal behavior to compared healthy controls (t = 2.195, p = 0.03, d = 0.499). Conclusion: This study showed the role of anticipatory, relief-oriented and permissive beliefs in the suicidal crisis and the need to create a simple and easy to use clinical tool for more accurate assessments of beliefs in patients with the suicidal crisis.











jeudi 24 janvier 2019

ETUDE RECHERCHE Contraintes psychosociales et organisationnelles : analyse qualitative auprès de 51 médecins hospitaliers

Contraintes psychosociales et organisationnelles : analyse qualitative auprès de 51 médecins hospitaliers
Aurélia Urcun 1


1 AMU MED - Aix-Marseille Université - Faculté de médecine
thèse p
our obtenir le grade de Docteur en Médecine D.E.S. de MÉDECINE DU TRAVAIL

Résumé : Introduction : les taux de burnout et de mortalité par suicide sont significativement plus élevés chez les médecins comparés à ceux observés dans la population générale. Peu d’études ont cherché à déterminer les facteurs professionnels pouvant être en cause dans l’altération de la santé psychique des médecins. L’objectif de cette étude est d’identifier, par une approche qualitative, les contraintes psychosociales et organisationnelles (CPO) perçues par les médecins hospitaliers. Matériel et méthodes : des entretiens semi-dirigés individuels et collectifs ont été conduits au sein d’un centre hospitalier du Sud de la France. Une analyse manuelle du contenu des entretiens a été réalisée puis complétée par une analyse syntaxique informatisée. Une comparaison du discours a été réalisée entre les sous-groupes de médecins répartis selon le genre, la spécialité et l’expérience professionnelle. Résultats : au total, 51 médecins ont participé à l’étude comportant 37 entretiens individuels et 3 discussions en groupe. Leur discours est globalement homogène et diverge peu entre les sous-groupes. La plupart des médecins rapportent être satisfaits de leur travail tout en estimant que ce dernier a un impact délétère sur leur santé. L’analyse manuelle et informatisée a permis d’identifier 5 thématiques de CPO perçues : 1. Des relations et une communication au travail satisfaisantes avec l’ensemble du personnel médical et paramédical mais détériorées avec l’administration 2. Un statut professionnel insatisfaisant 3. Une structure organisationnelle priorisant des objectifs financiers et limitant leur pouvoir décisionnel dans l’organisation des soins 4. Des horaires trop étendus, un rythme et une charge de travail excessifs 5. Des conditions matérielles insatisfaisantes, en particulier une dysfonction du matériel informatique, une déficience des interfaces logicielles et un emploi excessif des outils connectés. Conclusion : le travail en équipe apparait être une source de satisfaction des médecins hospitaliers. La communication avec l’administration et l’implication de ces derniers dans l’organisation des soins semblent à promouvoir. Un effort pourrait être porté sur l’adaptation des outils informatiques à leur activité et sur la limitation de l’utilisation 
des outils connectés.
https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01961047
Soumis le : mercredi 19 décembre 2018 - 16:41:14
Dernière modification le : mercredi 23 janvier 2019 - 01:21:23
Fichier Thèse CPO chez 51 PH-1 URCUN ... 

Source https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01961047

lundi 29 décembre 2014

Adolescences et comportements à risques: les nouveaux enjeux de la prévention baromètre annuel baromètre annuel


Adolescences et comportements à risques: les nouveaux enjeux de la prévention

Publié le 26/12/2014 http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/adolescences_et_comportements_a_risques_les_nouveaux_enjeux_de_la_prevention_149494/document_actu_pro.phtml



Depuis 2005, la Fondation Pfizer organise les « forums Adolescences » offrant une tribune d'expression et de dialogue aux jeunes. Elle diffuse, en parallèle, un baromètre annuel qui suit l’évolution du bien-être des 15-18 ans, repère les souffrances et les inquiétudes de cette génération.
L’analyse de ces outils indique un maintien du bien-être global des adolescents depuis 10 ans. 85 % des jeunes sondés affirment pouvoir facilement parler avec leurs parents, 85 % savent à qui s’adresser en cas de difficultés personnelles, 72 % se sentent bien à l’école. En novembre 2013, 74 % se disaient satisfaits de leur vie, soit 5 poins de plus que l’an passé. Ces bons résultats ne doivent cependant pas masquer la propension au mal-être d’une franche de cette population. Ainsi 30 % des jeunes disent se sentir souvent mal dans leur peau, soit 5 points de plus qu’en 2012. Les adolescents les plus vulnérables se retrouvent principalement parmi les collégiens (41 %), les enfants non scolarisés (45 %) et issus de couples séparés ou divorcés (37 %). Les études montrent que ce sont ces ados en difficulté qui, cherchant à exprimer leur mal-être, adoptent le plus souvent des comportements risqués et destructeurs, les mécanismes identifiés du passage à l’acte étant la recherche de sensations fortes, le dépassement des limites, la pression du groupe et la banalisation du danger.

Une prévention à améliorer sur les risques sociaux

Une récente étude quantitative Fondation Pfizer/Ipsos Santé révélait toutefois que 89 % des adolescents avaient conscience des risques auxquels ils pouvaient être confrontés. Signe que les actions de prévention et de sensibilisation sur les comportements à risques ont porté leurs fruits, 93 % des ados déclarent avoir été informés des dangers de la route au cours de leur scolarité, 85 % des risques relatifs à la sexualité, 73 % sur la cigarette, 72 % sur le cannabis et 69 % sur l’alcool. Si ces risques dits physiques (ayant un impact sur la santé) sont bien connus des jeunes, il n’en est pas de même pour les risques « sociaux » qui peuvent provoquer des difficultés d’insertion sociale, voire des phénomènes d’exclusion. Pour preuve, 73 % déclarent n’avoir eu aucune prévention sur le suicide, 61 % sur le harcèlement, 54 % sur le racket, 51 % sur les relations filles-garçons, 48 % sur la discrimination et 38 % sur le bon usage d’Internet.
Autres chiffres témoignant de l’importance d’agir sur ce terrain : 70 % des adolescents sont soucieux de la violence (discrimination, harcèlement, racket), 38 % avouent avoir partagé des infos personnelles sur Internet au cours de l’année écoulée et 23 % témoignent être victimes d’agressions physiques, verbales ou psychologiques  à l’école.

Des scénarios de prévention pour parler à ses pairs

La Fondation Pfizer s’est donnée pour objectif en 2014 de travailler sur ces nouvelles problématiques en faisant de l’adolescent un « acteur de la prévention ». Cette démarche participative s’inspire des critiques que les jeunes adressent aux campagnes actuelles de prévention: des messages conçus par les adultes, éloignés du vécu des jeunes et teintés d’un discours moralisateur. Plus de 150 lycéens volontaires issus de 8 académies ont été invités à réfléchir sur le sujet de prévention de leur choix (violence, dépendance affective, harcèlement, exposition de soi sur Internet, alcool) et à élaborer, sous la forme d’un scénario, un message de prévention utilisant les mots, les images et la réalité des jeunes. Sur les 16 projets de scénarios, 3 ont été primés par un jury composé de membres de la Fondation Pfizer, du Ministère de l’Education nationale et de personnalités du monde des médias et de la prévention/santé. LC



info ++

Découvrez les enseignements de "Prévention Ados" et de l'enquête Fondation Pfizer/Ipsos Santé 2014

https://www.fondation-pfizer.org/actualites/a-la-une/resultats-enquete-fondation-pfizer-ipsos-2014.aspx 

Dans le cadre de l'initiative "Prévention Ados, tout un scénario", la Fondation Pfizer et Ipsos Santé publient les résultats d'une enquête nationale menée auprès de 798 adolescents, âgés de 15 à 18 ans (interrogés online entre le 1er et le 14 octobre 2013 - échantillon représentatif de cette population, selon la méthode des quotas, d'après les données actualisées de l'INSEE et de l'Education nationale).

Elle révèle que près de 9 ados sur 10 sont conscients des risques qui les entourent. Un grand nombre d'ados indiquent avoir déjà été sensibilisés à un certain nombre de risques: 93% des ados déclarent avoir reçu des informations sur la sécurité routière, 85% sur la sexualité, 72% sur le cannabis, 69% sur l’alcool. Pour autant, les jeunes regrettent de ne pas avoir eu de prévention sur les risques « sociaux » comme le suicide (73%) ou le harcèlement (63%).
Il existerait donc un hiatus entre les attentes des ados en termes de prévention des comportements à risque et les informations qui leur sont faites (par les adultes), puisque les risques "sociaux" tels que le harcèlement ou l’exposition de soi sur Internet préoccupent fortement les adolescents mais ne font paradoxalement que pas ou peu l’objet d’actions de prévention.


Laïla Idtaleb, Directrice adjointe d’Ipsos Santé, constate en outre : « les adolescents impliqués dans cette initiative ont partagé leur conviction qu’une prévention efficace nécessite des ingrédients clés : une mobilisation collective, une parole libre sur des sujets pouvant être difficiles et une bonne dose de solidarité pour aider les plus vulnérables à ne pas glisser. Dans notre étude, une frange de 10% d’adolescents avec une plus forte appétence au risque a été isolée. Nous avons aussi analysé à partir de notre baromètre "Bien-être Adolescents" que les ados au niveau de bien-être faible sont aussi ceux qui sont le plus sur cette pente des risques. »

Pour en savoir plus sur les grands enseignements de "Prévention Ados, tout un scénario" et de l'enquête Fondation Pfizer/Ipsos Santé, consultez notre infographie, notre communiqué et notre dossier de presse accessibles dans l'espace Presse de la Fondation.

Et retrouvez toutes les informations sur l'initiative "Prévention Ados" et le palmarès 2014 dans la brochure "Prévention Ados, tout un scénario".

vendredi 14 mars 2014

RECHERCHE FRANCE NOTICE Prévalence des risques de comportements suicidaires et communication des idéations suicidaires à un professionnel de santé

Prévalence des risques de comportements suicidaires et communication des idéations suicidaires à un professionnel de santé, résultat d'une étude sur une population adulte française
Titre original : Lifetime Risk of Suicidal Behaviors and Communication to a Health Professional About Suicidal Ideation Results From a Large Survey of the French Adult Population, Crisis - The Journal of Crisis Intervention and Suicide Prevention 33, 3 (2012) 127-36

Gaëlle Encrenaz1,2, Viviane Kovess-Masféty3, Fabien Gilbert4, Cédric Galéra2,5,
Emmanuel Lagarde2, Brian Mishara1, and AntoineMessiah2
1Center for Research and Intervention on Suicide and Euthanasia, Université du Québec à Montréal,
Montréal, Canada,
2Equipe prévention et prise en charge des traumatismes, Centre de recherche
INSERMU897 “Epidémiologie et Biostatistiques,” Université Victor Segalen Bordeaux 2, France, 3EA
4069 Paris Descartes University, dpt Epidemiology EHESP School of High Studies in Public Health, Paris,
France, 4FondationMGEN pour la Santé Publique, Paris, France, 5Child Psychiatry Department,
University Victor Segalen Bordeaux 2, Bordeaux, France
contact  : gaelle.encrenaz@u-bordeaux4.fr

Article en Anglais

résuméCONTEXTE :
Il est actuellement un manque d'information sur le rôle des soins de santé dans l'idéation suicidaire chez les adultes .OBJECTIFS:
Pour évaluer les fréquences , les motifs et les facteurs associés à la communication des idées suicidaires vers un professionnel de la santé .MÉTHODES :
Les participants proviennent d'une enquête transversale française de 22 133 adultes choisis au hasard . Les durées de vie des comportements suicidaires et les troubles de comportements mentaux
des 12 mois ont été évalués à l'aide de la forme courte du Composite International Diagnostic Interview . On a demandé aux participants avec des idées suicidaires si ils en avaient parlé et si oui , à qui .RÉSULTATS :
Environ 20% des personnes ayant des idées suicidaires avait parlé de cette détresse à un professionnel de la santé . Il était plus fréquent pour les personnes ayant des comportements suicidaires plus sévères ( plan ou une tentative antérieur ) , chez les femmes , les personnes âgées de 30 ou plus , les personnes souffrant d' un épisode dépressif majeur , d'un trouble de panique , ou de trouble d'usage de drogue . Surtout, il était plus fréquent chez ceux qui en avaient aussi parlé à des amis ou des parents .
CONCLUSIONS :
Les stratégies de prévention qui encouragent les personnes suicidaires à demander de l'aide pour leur détresse , quel qu'il soit , peuvent être les stratégies les plus importantes à développer .


http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00935449
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22450035

mardi 19 novembre 2013

Les jeunes conjuguent bonne santé et comportements à risque - publication insee

Les jeunes conjuguent bonne santé et comportements à risque dans France, portrait social - édition 2013, insee
Au cours du passage à l’âge adulte, souvent source d’inquiétudes, la santé est rarement au cœur de la préoccupation des jeunes. La plupart se déclarent en bonne santé et plutôt bien informés en matière de prévention. Pourtant, cette transition vers l’indépendance, ponctuée d’expérimentations, peut fragiliser leur état de santé physique et mentale. Addictions, troubles alimentaires, conduites routières dangereuses, ces comportements n’exposent pas nécessairement les jeunes à un risque de décès immédiat mais peuvent avoir des répercussions sur leur santé, de la marginalisation sociale aux risques accrus de maladies et de troubles psychiques à l’âge adulte.
Les évolutions récentes incitent à la vigilance. La consommation quotidienne de tabac est repartie à la hausse depuis 2008. Aujourd’hui, près d’un tiers des jeunes de 17 ans fument tous les jours. Les épisodes d’ivresse ont progressé depuis 2005, particulièrement chez les jeunes filles. À 17 ans, plus d’une sur deux déclare avoir déjà été ivre en 2011. Par ailleurs, les prévalences du surpoids et de l’obésité augmentent depuis les années 2000 chez les 18-24 ans.
Dans cette recherche de transgression des règles, les garçons paient un lourd tribut avec près de 2 300 décès chez les 15-24 ans en 2010, des décès associés à des morts violentes (accidents de la route et suicides). Chez les fille s, le corps est l’expression de leur mal-être : en classe de 3 e
, 42 % se perçoivent trop « grosses », une insatisfaction qui peut les conduire
vers des troubles alimentaires et s’accompagne parfois de pensées suicidaires voire de tentatives de suicide (2 % des filles âgées de 15 à 19 ans en 2010).



A télécharger http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/FPORSOC13f_VE6_sante.pdf