Mise en œuvre des recommandations des services de santé mentale en Angleterre et au Pays de Galles et les taux de suicide, 1997-2006: une étude d’observation transversale avant et après.
Parution dans la revue The Lancet 2 fevrier 2012.Titre original : Implementation of mental health service recommendations in England and Wales and suicide rates, 1997–2006: a cross-sectional and before-and-after observational study
David While PhD,Harriet Bickley BA,Alison Roscoe MSc,Kirsten Windfuhr PhD,Shaiyan Rahman MRCPsych,Prof Jenny Shaw FRCPsych,Prof Louis Appleby FRCPsych,Prof Navneet Kapur FRCPsych
The Lancet - 2 February 2012
DOI: 10.1016/S0140-6736(11)61712-1
Des chercheurs britanniques ont analysé les données pour les personnes qui se sont suicidés entre 1997 et 2006 de certaines parties de l'Angleterre et au Pays de Galles qui ont été en contact avec les services de santé mentale dans les 12 mois avant la mort. Ils ont cherché à examiner la mise en œuvre des recommandations principales par les services de santé mentale au fil du temps et à étudier l'association entre leur application et les taux de suicide.
D'après leur résultat le nombre moyen de recommandations mises en œuvre est passée de 0,3 par service en 1998 à 7,2 en 2006. La mise en œuvre des recommandations a été associée à des taux de suicide plus faible dans les deux transversales avant et après les analyses. La prestation de soins 24 h crise a été associée à la plus forte baisse des taux de suicide.
D'après leurs résultats les Services qui ne mettent pas en œuvre les recommandations avaient peu de réduction de suicide. La plus grosse chute dans le taux de suicide semble être dans les services des régions les plus défavorisées.
voir présentation de l'étude en Anglais : http://www.lancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2811%2961712-1/fulltext
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vendredi 3 février 2012
vendredi 13 janvier 2012
Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) schizophrènie & prévention du suicide
A quoi peuvent servir les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans le domaine de la santé mentale ?
(sur www.cnr-sante.fr)
Extraits:
"En octobre dernier étaient organisées à l’initiative du CNR-Santé en partenariat avec l’association IA Innovation Alzheimer du professeur Philippe Robert, les premières rencontres autour des « Technologies de l’Information et de la Communication pour la Santé Mentale ».
un exemple d'Applications et expériences en santé mentale
"Chez l’adulte, la schizophrénie - David MISDRAHI
David MISDRAHI rappelle les trois objectifs complémentaires à atteindre grâce à l’aide des TIC dans la prise en charge du patient schizophrène (600 000 cas en France, maladie longue se déclarant entre 15 et 30 ans) : réduire la morbidité (prévention de la rechute et du risque suicidaire) ; aider à l’autonomie et au maintien à domicile ; réduire les coûts en optimisant et développant les hospitalisations à domicile.
La schizophrénie ne se traduit pas forcément par un destin dramatique comme l’enfermement. L’enjeu est de convaincre les patients de se prendre en charge et de contrôler leur maladie afin de ne pas retourner à l’hôpital, d’autant plus que les centres de suivi des patients sont trop peu nombreux en France.
Pour développer de nouvelles pratiques, David MISDRAHI présente les 2 PHRC nationaux qu’il dirige. Le premier correspond à la mesure de la qualité de la prise du traitement (pilulier électronique) et le second consiste en une nouvelle méthode d’intervention utilisant un appareil électronique portable. Ces deux projets doivent permettre de mesurer l’impact de solutions technologiques permettant de réduire la rechute et d’augmenter l’observance.
Les premiers résultats ont démontré que l’emploi de la téléphonie mobile accroit l’efficacité de la prévention du risque suicidaire en retour d’hospitalisation avec des niveaux d’acceptabilité supérieurs à 90% pour les patients souffrant de troubles mentaux. A titre d’exemple, cet usage permet de favoriser les relations interpersonnelles ou bien d’améliorer l’atteinte d’objectifs (observance, venue à un RDV, …) simplement par la réception de SMS. L’utilisation d’un support de type tablette tactile pour le suivi des traitements permet une approche éducative et proactive.
David MISDRAHI, Praticien Hospitalier – Pôle 347 de Psychiatrie Adulte – CH Charles Perrens – BORDEAUX
(sur www.cnr-sante.fr)
Extraits:
"En octobre dernier étaient organisées à l’initiative du CNR-Santé en partenariat avec l’association IA Innovation Alzheimer du professeur Philippe Robert, les premières rencontres autour des « Technologies de l’Information et de la Communication pour la Santé Mentale ».
un exemple d'Applications et expériences en santé mentale
"Chez l’adulte, la schizophrénie - David MISDRAHI
David MISDRAHI rappelle les trois objectifs complémentaires à atteindre grâce à l’aide des TIC dans la prise en charge du patient schizophrène (600 000 cas en France, maladie longue se déclarant entre 15 et 30 ans) : réduire la morbidité (prévention de la rechute et du risque suicidaire) ; aider à l’autonomie et au maintien à domicile ; réduire les coûts en optimisant et développant les hospitalisations à domicile.
La schizophrénie ne se traduit pas forcément par un destin dramatique comme l’enfermement. L’enjeu est de convaincre les patients de se prendre en charge et de contrôler leur maladie afin de ne pas retourner à l’hôpital, d’autant plus que les centres de suivi des patients sont trop peu nombreux en France.
Pour développer de nouvelles pratiques, David MISDRAHI présente les 2 PHRC nationaux qu’il dirige. Le premier correspond à la mesure de la qualité de la prise du traitement (pilulier électronique) et le second consiste en une nouvelle méthode d’intervention utilisant un appareil électronique portable. Ces deux projets doivent permettre de mesurer l’impact de solutions technologiques permettant de réduire la rechute et d’augmenter l’observance.
Les premiers résultats ont démontré que l’emploi de la téléphonie mobile accroit l’efficacité de la prévention du risque suicidaire en retour d’hospitalisation avec des niveaux d’acceptabilité supérieurs à 90% pour les patients souffrant de troubles mentaux. A titre d’exemple, cet usage permet de favoriser les relations interpersonnelles ou bien d’améliorer l’atteinte d’objectifs (observance, venue à un RDV, …) simplement par la réception de SMS. L’utilisation d’un support de type tablette tactile pour le suivi des traitements permet une approche éducative et proactive.
David MISDRAHI, Praticien Hospitalier – Pôle 347 de Psychiatrie Adulte – CH Charles Perrens – BORDEAUX
jeudi 12 janvier 2012
PREVENTION DU SUICIDE ET TOXICOMANIE
La METHamphétamine associée au risque de suicide – Drug and Alcohol Dependence -
Publié le 08/01/2012 blog.santelog.com
Cette étude, l'une des plus grandes cohortes américaines sur le sujet, démontre que des efforts de prévention du suicide doivent être un volet clé des programmes de traitement de la toxicomanie. En particulier, lorsqu'il s'agit de méthamphétamine, très significativement associée au comportement suicidaire. Ces chercheurs de l'Ecole Mailman de l'Université Columbia et de l'Université de la Colombie-Britannique nous révèlent que les usagers de methamphétamine ont un risque accru de 80% de tentative de suicide (TS) par rapport aux autres usagers de drogues par injection. Des résultats publiés dans l'édition de décembre de es résultats de l'étude sont publiés dans le numéro de Décembre de Drug and Alcohol Dependence.
L'étude suggère la responsabilité d'une combinaison de mécanismes neurobiologiques, sociaux et structurels.
"Comparés aux usagers d'autres drogues injectables, il est possible que les usagers de méthamphétamine soient aussi plus isolés, plus pauvres et aient moins accès aux systèmes de soutien social», explique l'auteur principal, le Dr. Brandon Marshall, chercheur à l'École Mailman. «Le taux élevé de tentatives de suicide observé dans cette étude suggère que les efforts de prévention du suicide doivent être partie intégrante des programmes de traitement de la toxicomanie ».
Cette étude de 7 ans, la Vancouver Injection Drug Users Study couvre les effets de la toxicomanie, les maladies infectieuses, l'environnement urbain et la santé des populations urbaines. Achevée en mai 2008, elle a été menée par le biais du bouche à oreille, dans la rue, par questionnaire sur les caractéristiques sociodémographiques, la consommation de drogues, la prise de traitements et les comportements à risque. Les chercheurs ont ainsi pu suivre 1.873 participants âgés en moyenne de 31 ans, à 36,2% des femmes. Au total, 8% des participants à l'étude ont commis une tentative de suicide.
«C'est l'une des plus grandes cohortes d'Amérique du Nord d'utilisateurs de drogues injectables, et parmi les premières études longitudinales à examiner les TS chez ces usagers de drogues par injection», explique le Dr Marshall. « La plupart de ces 5.000 usagers est concentrée dans un quartier très petit, ce qui en fait un environnement logique pour ce type d'étude. Parce que notre étude est l'un des principaux points d'accès aux soins de santé pour cette population, elle a bénéficié d'un important taux de suivi. »
Le Dr Marshall et ses collègues ont découvert que l'injection de méthamphétamine lorsqu'elle est rare est un simple prédicteur de TS, alors que de fréquentes injections sont associées à un risque très élevé.
Source: Drug and Alcohol Dependence, Volume 119, Issues 1-2, 1 December 2011, Pages 134-137 Injection methamphetamine use is associated with an increased risk of attempted suicide: A prospective cohort study
Publié le 08/01/2012 blog.santelog.com
Cette étude, l'une des plus grandes cohortes américaines sur le sujet, démontre que des efforts de prévention du suicide doivent être un volet clé des programmes de traitement de la toxicomanie. En particulier, lorsqu'il s'agit de méthamphétamine, très significativement associée au comportement suicidaire. Ces chercheurs de l'Ecole Mailman de l'Université Columbia et de l'Université de la Colombie-Britannique nous révèlent que les usagers de methamphétamine ont un risque accru de 80% de tentative de suicide (TS) par rapport aux autres usagers de drogues par injection. Des résultats publiés dans l'édition de décembre de es résultats de l'étude sont publiés dans le numéro de Décembre de Drug and Alcohol Dependence.
L'étude suggère la responsabilité d'une combinaison de mécanismes neurobiologiques, sociaux et structurels.
"Comparés aux usagers d'autres drogues injectables, il est possible que les usagers de méthamphétamine soient aussi plus isolés, plus pauvres et aient moins accès aux systèmes de soutien social», explique l'auteur principal, le Dr. Brandon Marshall, chercheur à l'École Mailman. «Le taux élevé de tentatives de suicide observé dans cette étude suggère que les efforts de prévention du suicide doivent être partie intégrante des programmes de traitement de la toxicomanie ».
Cette étude de 7 ans, la Vancouver Injection Drug Users Study couvre les effets de la toxicomanie, les maladies infectieuses, l'environnement urbain et la santé des populations urbaines. Achevée en mai 2008, elle a été menée par le biais du bouche à oreille, dans la rue, par questionnaire sur les caractéristiques sociodémographiques, la consommation de drogues, la prise de traitements et les comportements à risque. Les chercheurs ont ainsi pu suivre 1.873 participants âgés en moyenne de 31 ans, à 36,2% des femmes. Au total, 8% des participants à l'étude ont commis une tentative de suicide.
«C'est l'une des plus grandes cohortes d'Amérique du Nord d'utilisateurs de drogues injectables, et parmi les premières études longitudinales à examiner les TS chez ces usagers de drogues par injection», explique le Dr Marshall. « La plupart de ces 5.000 usagers est concentrée dans un quartier très petit, ce qui en fait un environnement logique pour ce type d'étude. Parce que notre étude est l'un des principaux points d'accès aux soins de santé pour cette population, elle a bénéficié d'un important taux de suivi. »
Le Dr Marshall et ses collègues ont découvert que l'injection de méthamphétamine lorsqu'elle est rare est un simple prédicteur de TS, alors que de fréquentes injections sont associées à un risque très élevé.
Source: Drug and Alcohol Dependence, Volume 119, Issues 1-2, 1 December 2011, Pages 134-137 Injection methamphetamine use is associated with an increased risk of attempted suicide: A prospective cohort study
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