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jeudi 7 février 2019

ETUDE RECHERCHE SLOVENIE/AUSTRALIE Deux à trois fois plus de suicide chez les jeunes des minorités sexuelles

Deux à trois fois plus de suicide chez les jeunes des minorités sexuelles…
Poštuvan V & al.
Lancet Child Adolesc Health
21 janv. 2019  de Nathalie Barrès
Résumé d’articles  5 févr. 2019  https://www.univadis.fr*
Les jeunes qui se reconnaissant dans les minorités sexuelles ne sont pas épargnés par les discriminations et les atteintes homophobes. Ces jeunes présentent globalement plus de facteurs de risque délétères pour leur santé mentale, font plus souvent des dépressions et abusent plus fréquemment de certaines substances que les autres. Une revue publiée dans The Lancet Child & Adolescent Health apporte un éclairage sur le sujet à partir de données chiffrées. Trente-quatre articles ont contribué à la réalisation de cette revue ayant adopté un point de vue à trois niveaux : sociétal, tissu social et individuel. Plusieurs phénomènes entrent en jeu pour expliquer l’augmentation du risque de suicide à l’adolescence chez ces sujets. Le développement de problèmes de santé mentale à l’adolescence (sentiment de dépression et d’anxiété) ou l’adoption d’habitudes à risque (tel que l’abus de certaines substances) sont souvent accompagnés d’impulsivité. Les facteurs psychologiques ainsi que les traits de personnalité, le sentiment d’espoir ou le soutien sont également des déterminants importants du risque suicidaire à cette période clé de la vie. L’orientation sexuelle (attirance physique, émotionnelle, sexuelle) et l’identité de genre constituent également un risque de suicide chez les jeunes adolescents.

Quels sont les points clés liés au risque suicidaire chez les jeunes LGBTIQ ?

Cette revue considère l’ensemble des minorités dans leur ensemble (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, intersexes ou queers - LGBTIQ). Les points clés qui en ressortent sont les suivants :
Les jeunes appartenant à ces minorités sexuelles ont un risque plus élevé de comportement suicidaire que les jeunes hétérosexuels.
L’augmentation de ce risque est une combinaison complexe de facteurs de risques communs et spécifiques en lien avec leur orientation et identité sexuelle, à l’acceptation sociale et au soutien dont ils bénéficient.
L’acceptation sociale et le soutien peuvent se retrouver au niveau sociétal, notamment à travers les attitudes publiques en lien avec les droits dont les minorités sexuelles doivent bénéficier. L’acceptation de l’environnement pourrait contribuer à prévenir les comportements suicidaires des jeunes des minorités sexuelles.
L’acceptation et le soutien sont particulièrement importants concernant les relations proches tels que les amis, les parents. Des attitudes d’acceptation par les proches contribueraient à prévenir les comportements suicidaires de ces jeunes. Par exemple, selon les auteurs de cette revue, une réaction positive et l’acceptation de la mère constitue un facteur protecteur important. L’acceptation de la famille permet au jeune adulte non seulement d’avoir une plus grande estime de lui-même, un meilleur soutien social et une meilleure santé au sens large, mais c’est également une protection contre la dépression, l’abus de substances, et les tentatives de suicide.
A contrario, l’absence d’acceptation de l’identité sexuelle de la part de la société ou du tissu social le plus proche favorise la stigmatisation au niveau individuel et est reliée aux comportements suicidaires.
Des programmes permettant une meilleure intégration des minorités sexuelles dans nos sociétés sont importants pour en favoriser l’acceptation sociale.

Les études randomisées, contrôlées permettant de documenter avec un haut niveau de preuve l’efficacité de différentes interventions sont encore rares dans le domaine. Il serait par ailleurs intéressant que de futurs travaux s’intéressent également aux effets synergiques des interventions menées aux trois niveaux précédemment cités.

Voir l'abstract
Références
Disclaimer


Poštuvan V, Podlogar T, Zadravec Šedivy N, De Leo D. Suicidal behaviour among sexual-minority youth: a review of the role of acceptance and support. Lancet Child Adolesc Health. 2019 Jan 21 [Epub ahead of print]. doi: 10.1016/S2352-4642(18)30400-0. PMID: 30679139

https://www.univadis.fr/viewarticle/deux-a-trois-fois-plus-de-suicide-chez-les-jeunes-des-minorites-sexuelles-654206

jeudi 28 septembre 2017

ETUDE RECHERCHE SLOVENIE/ EUROPE

Le soutien social communautaire comme facteur de protection contre le suicide: une étude écologique sexospécifique sur 75 régions de 23 pays européens
Titre original : Community social support as a protective factor against suicide: A gender-specific ecological study of 75 regions of 23 European countries
Nuša Zadravec Šedivy a, , , Tina Podlogar a, David C.R. Kerr b, Diego De Leo a
a University of Primorska, Andrej Marušič Institute, Slovene Centre for Suicide Research, Muzejski trg 2, SI-6000 Koper, Slovenia
b School of Psychological Science, College of Liberal Arts, Oregon State University, Reed Lodge 213, 2950 SW Jefferson Way, Corvallis, OR 97331, USA
contact auteur principal : nusa.sedivy@iam.upr.si

Received 17 January 2017, Revised 4 September 2017, Accepted 12 September 2017, Available online 23 September 2017
Dans Health & Place Volume 48, November 2017, Pages 40–46

SujetPoints forts
Le soutien social peut avoir un effet protecteur contre le suicide.
L'accroissement du soutien social dans les communautés pourrait constituer un élément précieux de la prévention.
Le plus grand bénéfice d'un soutien social plus élevé pourrait être noté parmi les hommes.
L'amélioration du soutien social peut être très bénéfique dans les régions de taux de suicide élevés.En étudiant les différences de taux de suicide entre différentes régions géographiques, on peut identifier des facteurs liés aux comportements suicidaires au niveau régional. De nombreuses études se sont concentrées sur les facteurs de risque, alors que l'on en sait moins sur les facteurs de protection, comme le soutien social. En utilisant les taux de suicide et les données de l'Enquête sociale européenne (ESE), nous explorons l'association entre les indicateurs de soutien social au niveau régional et les taux de suicide dans 23 pays européens en 2012.  Les analyses ont révélé des relations inverses entre l'évaluation moyenne du soutien social et les taux de suicide chez les deux sexes, avec certains indices d'une relation plus forte chez les hommes. Le soutien social peut avoir un effet protecteur contre le suicide au niveau régional. Ainsi, l'augmentation du soutien social pourrait être un objectif efficace des activités préventives, ce qui entraînerait une réduction des taux de suicide, avec des résultats attendus plus élevés chez les hommes.
 

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1353829217300436

mardi 14 janvier 2014

SLOVENIE : TRIPLE I in suicidology Conférence 2014 Mai 2014

TRIPLE  I in suicidology  Conférence 2014:"Intuition, imagination et innovation en suicidologie"13 au 14 mai, 2014 , Piran ( Slovénie )
 

logo - triple i in suicidology

PLUS D'INFORMATION
http://zivziv.si/triple-i/

SCSR Contact

University of Primorska Institute Andrej Marušič
Muzejski trg 2, 6000 Koper, Slovenia, EU
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Fax: +386 5 611 75 92

Slovene Center for Suicide Research
Kettejeva 1, II/8, 6000 Koper, Slovenia, EU
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Cell phone.: +386 40 490 580
Email: info.scsr@upr.si