Affichage des articles dont le libellé est MEDECINE MEDICO-LEGALE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est MEDECINE MEDICO-LEGALE. Afficher tous les articles

mardi 3 août 2021

ETUDE RECHERCHE Analysis of suicide in Toulouse: Recommendations on suicide prevention


Analysis of suicide in Toulouse: Recommendations on suicide prevention - 23/05/21
Analyse du suicide à Toulouse: recommandations pour la prévention du suicide
Doi : 10.1016/j.medleg.2021.02.006

N. Feki a, ⁎ , C. Guilbeau Frugier b, M. Vergnault b, R. Costagliola b, F. Savall b, N. Telmon b

a Service de Médecine Légale, Centre Hospitalier Universitaire Habib Bouguiba, 3029 Sfax, Tunisie
b Service de Médecine Légale, Centre Hospitalier Universitaire Rangueil, avenue du Professeur Jean Poulhès, 31059 Toulouse cedex 9, France 

Vol 12 - N° 2

P. 84-90 - juin 2021 Revue de Médecine légale


Summary
Worldwide, suicide remains a major public health problem whose impact in human and economic terms is important. Many studies have been carried out on this subject, including the study of risk factors for suicide. Nevertheless, in the absence of an effective and strengthened collaboration between the forensic institutes and the Epidemiological Centre on the Medical Causes of Death (CépiDc), epidemiological data concerning suicide in France remain underestimated, which impedes the implementation of an effective and necessary means of prevention against this scourge. In this work, we conducted an epidemiological profile of suicides at the forensic institute of Toulouse for 3 years. During the study period 715 cases of suicide were collected, with an overwhelming male predominance of 534 men (75%) and 181 women (25%). The average age was 53.94 years, with extremes of 12 and 101 years. Hanging was the most common method of suicide (41.7%) for both sex. Seasonal variations in the frequency of suicides were also reported during our study: lower frequencies in winter and higher frequencies in summer. Among the determinants of suicidal acts, depression (34.7%) was predominant among mental disorders in suicides.Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Résumé


Dans le monde, le suicide demeure un problème majeur de santé publique dont l’impact en termes humains et économiques est important. Maintes études se sont intéressées à ce sujet notamment l’étude des facteurs de risque de suicide. Néanmoins, en l’absence d’une collaboration efficace et renforcée entre les instituts médico-légaux et le Centre épidémiologique des causes médicales de décès (CépiDc), les données épidémiologiques concernant le suicide en France restent sous-estimées, ce qui entrave la mise en place des moyens de prévention efficaces contre ce fléau. Le but de notre étude est de dresser le profil épidémiologique des victimes de suicide survenant à l’institut médico-légal de Toulouse pendant 3 ans. Nous avons colligé 715 cas de suicide durant la période d’étude. La prédominance masculine a été particulièrement marquée avec 534 hommes (75 %) et 181 femmes (25 %). L’âge moyen dans notre série a été de 53,94 ans avec des extrêmes allant de 12 ans à 101 ans. La pendaison était le mode de suicide le plus fréquent (41,7 %) chez les deux sexes. Des variations saisonnières des fréquences de suicide ont également été rapportées durant notre étude: des fréquences plus faibles en hiver et des fréquences plus élevées en été. Pour les déterminants du passage à l’acte suicidaire, la dépression (34,7 %) a occupé une place prépondérante parmi les troubles mentaux chez les suicidés.Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Keywords : Suicide, Forensic epidemiology, Method of death, Thanatology

Mots clés : Suicide, Épidémiologie médico-légale, Méthode de décès, Thanatologie

Plan
Introduction
Materials and methods
Type of study and target population
Data collection
Statistical analysis
Results
Age and sex
Season
Method of suicide
Suicide risk factors
Communication of suicidal intent
Discussion
Conclusions
Disclosure of interest

https://www.em-consulte.com/article/1447297/analysis-of-suicide-in-toulouse-recommendations-on

vendredi 29 janvier 2021

Interview du Pr Michel Debout : « La médecine légale ne se réduit pas à la salle d’autopsie »

Interview du Pr Michel Debout : « La médecine légale ne se réduit pas à la salle d’autopsie »

Le Pr Michel Debout, médecin légiste et psychiatre en fin de carrière, publie son « Journal incorrect d’un médecin légiste » (éditions de l’Atelier / Fondation Jean-Jaurès) le 28 janvier. Une plongée au cœur du métier fascinant de médecin légiste, au fil de différentes affaires qui ont marqué sa carrière. 

WUD : Qu’est-ce qui vous plaisait le plus dans l’exercice de votre spécialité ? 
Michel Debout
 : Je vais vous répondre par un paradoxe : je trouvais que la médecine légale était la discipline la plus vivante de toute la médecine. Au sens que la vie humaine est étayée de moments éruptifs, de moments difficiles, violents et que le médecin légiste est celui qui a à traiter de toutes ces violences sur les personnes et sur leur santé. Ce qui m’a le plus passionné, c’est la rencontre des familles après les situations de mort violente, notamment les morts par suicide. Lorsque j’ai démarré mon activité à Saint-Etienne, j’ai mis en place un rendez-vous avec les familles des personnes décédées dont on m’avait confié le corps. Je me suis aperçu que toutes les familles venaient à ce rendez-vous, y compris celles qui vivaient très loin. J’ai essayé d’en comprendre la signification, au-delà de celle de donner des explications apparentes sur ce qu’il s’était passé pour leur proche.
 
WUD : Cette rencontre était-elle facilitatrice du travail de deuil ?  
MD
 : Effectivement, j’ai compris que le médecin légiste devenait pour ces familles le dernier témoin d’une mort sans témoin. Cette rencontre permettait aux familles de se représenter le moment de la mort au plus près de ce qu’il s’était passé, et de passer ensuite à autre chose. Le cas échéant, elles auraient cherché toute leur vie à se représenter cette mort, souvent de façon plus tragique que la réalité, et avec une impossibilité à dépasser cette question. Quand on dit « faire son deuil », cela ne veut pas dire oublier le mort, mais vivre avec le souvenir de la personne vivante. Tant que le deuil n’est pas fait, on garde en soi le moment de sa mort. 
 
WUD : Comment devenir apte à endosser ce rôle face aux familles ? 
MD :
 Quand on a compris ce que c’est être une personne humaine et que la mort n’est pas extérieure à la vie, mais fait partie de la vie. On retrouve la notion d’humanisme médical, que j’évoque beaucoup dans mon ouvrage, et la médecine légale comme discipline de la vie. Le médecin a pour mission de faire en sorte que la mort arrive le plus tard possible, en fonction de l’état de son patient, bien sûr, mais il doit aussi l’intégrer au parcours de vie de cette personne. Un médecin est médecin jusqu’à la sépulture de son patient. 
 
WUD : Pensez-vous que l’image de la médecine légale, comme spécialité des corps morts, peut faire peur et nuire au choix de cette spécialité ? 
MD :
 Oui, si elle s’arrête à la vision du cadavre et donne lieu à des mécanismes de protection, comme on en observe chez les carabins. Médecin ou pas, on a tous une réaction de fascination et d’effroi face à un corps mort. Il faut pouvoir le dépasser, avec un travail sur ses propres émotions. Tous les soignants sont amenés à le faire. Contrairement aux idées reçues, 80% de l’activité du médecin légiste se fait auprès de personnes vivantes, qui ont subi des violences (agressions, violences sexuelles, traumatismes, accidents…). Nous sommes donc avant tout des médecins de la vie et non de la mort. 
 
WUD : Quels conseils donneriez-vous aux jeunes médecins intéressés par la médecine légale ?
MD
 : Je leur conseillerai d’être curieux et de se renseigner sur les différentes facettes de cette spécialité : les lésions anatomiques, l’imagerie médico-légale, l’anthropologie médico-légale, etc… Il y a mille manières d’exercer ce métier. Le médecin légiste est amené à donner son expertise dans les situations très variées entraînant des souffrances et des blessures, pas seulement la mort. C’est un exercice au carrefour de plusieurs disciplines. Il ne faut pas le réduire à la salle d’autopsie. 
 
WUD : Votre conclusion est titrée « Alerte sur un métier en voie de disparition ». Quels sont vos principaux motifs d’inquiétude ? 
MD
 : Il y a de moins en moins de médecins légistes formés. La réforme de 2011 a eu certains bons côtés, mais elle a transformé la médecine légale en une spécialité complète. Or, tout son intérêt était d’être pratiquée à la fois par des médecins légistes exclusifs et par des médecins d’autres spécialités, ce qui donnait de la richesse à nos équipes. 
Par ailleurs, les médecins légistes font face à un risque très inquiétant, celui de perdre leur indépendance, comme on l’observe déjà dans les pays anglo-saxons. Je mets en garde contre la dérive technocratique et scientiste de la police scientifique. Nous devons conserver notre indépendance face à la police et aux magistrats comme la prunelle de nos yeux. Il est urgent de couper le lien scandaleux entre l’Institut médico-légal de Paris et la Préfecture de police de Paris. C’est insupportable lorsqu’il y a des affaires de violences policières. Cela fait 30 ans que je le dis et que je l’écris.

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/interview-du-pr-michel-debout-la-medecine-legale-ne-se-reduit-pas-la-salle-dautopsie

vendredi 26 juin 2020

ETUDE RECHERCHE De l’intérêt des bases de données médico-légales dans la prévention des suicides

Lettre à la rédaction
De l’intérêt des bases de données médico-légales dans la prévention des suicides - 25/03/20
The value of Police databases in preventing suicides
Doi : 10.1016/j.encep.2019.07.007 
E. Drouin

 Centre d’études de la Renaissance Tours, 59, rue Néricault-Destouches, BP 12050, 37020 Tours cedex 1, France
L'Encéphale
Volume 46, Issue 2, April 2020, Pages 164-166

extrait
"Alors que les Agences Régionales de Santé (ARS) ont toutes validé à l’été 2018 leur projet régional de santé de seconde génération (PRS2) en lien avec la stratégie nationale de santé (SNS), ces agences continuent l’élaboration des parcours « santé mentale » avec les Projet Territoriaux de Santé Mentale (PTSM). Nombre d’entre elles réalisent des diagnostics partagés à l’échelle de leur conférence territoriale de santé (CTS), le plus souvent à limite départementale, qui comprend désormais une commission santé mentale et une commission des usagers. Dans l’Orne, il nous a semblé important d’étudier les suicides à partir des bases de données de la police (Alençon, Flers et Argentan) et de la gendarmerie, afin d’avoir une vision complémentaire à celles des données du PMSI-MCO (avec l’accord préalable du Procureur de la République de l’Orne)."


jeudi 27 décembre 2018

USA l'utilisation des données medico legales pour des actions de prevention du suicide locales

D'après article County discovers allies in suicide fight: animal shelters de
MOLLY HARBARGERle 25 décembre 2018 https://apnews.com*

Le comté découvre des alliés dans la prévention du suicide : les refuges pour animauxLe refuge pour animaux du comté de Washington n'est pas souvent la première ligne de défense contre le suicide. Mais au cours des trois derniers mois, le personnel du refuge est intervenu auprès de sept personnes qui avaient prévu de se suicider.

La plupart des personnes envisageant de se suicider diront oui si on leur demande si elles envisagent de se suicider. Le problème est de savoir quand poser la question.

Une collaboration inhabituelle entre le département de la santé publique du comté de Washington et le bureau du médecin légiste a permis de trouver un moyen simple de le faire. Cela semble porter ses fruits.

Kimberly Repp, épidémiologiste, a reçu des éloges à l’échelle nationale pour un formulaire qu’elle a mis au point et que les enquêteurs sur les décès remplissent lorsqu’ils déterminent la cause d’un décès suspect. Les informations fournissent des données plus récentes sur les suicides dans le comté de Washington que les systèmes de déclaration étatiques ou fédéraux. La base de données est ensuite utilisée pour identifier les tendances susceptibles de renforcer les services de prévention du suicide du comté de Washington.

Par exemple, plusieurs enquêteurs sur les décès en un mois ont écrit que le sujet avait donné un animal de compagnie au refuge avant de mourir.

Repp a communiqué cette information au personnel de l'abri pour animaux, aux volontaires et aux vétérinaires, qui ont accepté d'être formés pour identifier les personnes susceptibles de se blesser et pour savoir comment intervenir.

Son modèle prend environ deux minutes pour collecter les données, et les responsables disent qu'il sauve des vies.

UNE RECHERCHE DE MEILLEURES DONNÉES

Il y a cinq ans, Repp avait été chargé de l'enquête annuelle sur les besoins en matière de santé menée par chaque comté dans l'ensemble de l'État.

Au cours de ce processus, les habitants du comté de Washington ont répété à maintes reprises que le suicide était l'une de leurs principales préoccupations.

Repp a donc commencé à examiner ce qu'elle pouvait glaner des données de l'État et des données nationales pour aider les efforts de prévention du suicide dans la région. Elle était coincée.

L'Oregon est l'un des membres fondateurs du système de déclaration des décès par violence, une initiative nationale visant à fournir aux États des informations sur les morts violentes, y compris les suicides, afin de contribuer à l'élaboration d'une politique de santé et guider l'application de la loi.  Mais le temps qu'un agent de santé publique local puisse avoir accès à cette information, il y a environ 3 ou 4 ans.

Les statistiques de l'état civil dans les certificats de décès n'indiquaient à Repp que les personnes les plus susceptibles de se suicider, et non les raisons.

De plus, le comté de Washington n'est pas bien représenté par les données des États, car ses données démographiques ont tendance à être superlatives. Le comté a la population la plus diversifiée en termes de race et d’appartenance ethnique, le taux de natalité le plus élevé et le taux de mortalité le plus bas.

Repp avait besoin de meilleures données - une surprise dans un État où les taux de suicide étaient parmi les plus élevés du pays.

Un rapport fédéral publié cet été indiquait qu'en moyenne deux personnes par jour se suicident en Oregon. Le taux a augmenté de 17,8 personnes pour 100 000 habitants par rapport à l’année précédente.

Cela place l'Oregon avec le 16ème taux de suicide le plus élevé du pays, mais la tendance est nationale. Selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies, tous les États, sauf un, ont enregistré une augmentation du nombre de décès par suicide.

L’Oregon Health Authority a accordé la priorité à la prévention du suicide, en particulier chez les enfants et les jeunes adultes.

Les responsables de la santé publique conviennent que le suicide est en grande partie évitable. Mais Repp voulait comprendre comment.

Un partenariat inhabituel

La réponse se trouvait de l'autre côté du couloir.

Charles Lovato est enquêteur sur les décès médico-légaux depuis 32 ans. Il a rejoint le bureau du médecin légiste du comté de Washington il y a sept ans.

Son travail, avec une équipe d'enquêteurs sur les décès, est de se rendre sur les lieux de tout décès violent ou suspect et de déterminer la cause probable du décès.

Pour ce faire, il examine le corps et les preuves sur place, interroge les témoins et retrouve les amis et la famille. Il rédige ensuite un rapport avec un récit de ce qu'il pense être arrivé et le soumet au médecin légiste.

Une grande partie de cette information est récupérée dans les bases de données étatiques et fédérales, puis agrégée.

Mais le travail de Lovato s'étend souvent au-delà de ce qui apparaît dans le rapport. Son travail a toujours été d'évaluer toutes les informations qu'il recueille d'une manière binaire, qu'elles soient pertinentes ou non à la cause du décès. Si ce n'est pas le cas, il ne se retrouve généralement dans aucun des ensembles de données résultants.

Repp voulait savoir ce qui ne se trouvait pas dans ces données. Elle a donc contacté l’équipe des enquêtes sur les décès  et a posé une question à laquelle peu de gens se posent: est-ce qu’elle pourrait suivre certaines scènes de crime?

M. Lovato a été surpris de constater que toutes ces informations qui ne font jamais l'objet d'un rapport pourraient être utiles au-delà des discussions au bureau. Il savait qu'une grande partie de ce qu'il rapporte est utilisée dans les lignes de tendance étatiques et nationales, mais il n'avait jamais travaillé avec des responsables de la santé publique auparavant et ne savait pas ce qui pourrait améliorer ses données.

Repp s'est retrouvé sur environ 200 scènes de crime pour observer le processus.
Elle a travaillé avec les enquêteurs sur les décès pendant environ 16 mois pour préparer le formulaire. Il recueille une grande partie des informations déjà posées par les enquêteurs, mais veille à ce que ces réponses soient systématiquement enregistrées.

Le médecin légiste de l'État a approuvé l'ensemble du projet.

Aujourd'hui, le comté dispose de quatre années de données indiquant si une personne décédée par suicide était l'auteur ou la victime de violences domestiques au cours des 30 derniers jours précédant son décès ou si elle avait été maltraitée dans son enfance. si cette personne a connu une crise de santé mentale, physique, financière ou familiale au cours des deux dernières semaines; qu'ils soient aux prises avec un problème juridique, scolaire ou professionnel à l'époque.

Le coin inférieur droit du formulaire permet aux enquêteursd’écrire des notes ou des observations qui ne sont pas notées dans la série de questions "oui ou non". C’est là que la tendance des abris pour animaux est apparue.

Repp a également découvert que 25% des personnes qui s'étaient suicidées avaient été expulsées deux semaines avant leur décès. Elle a donc collaboré avec le bureau du shérif du comté de Washington pour ajouter le numéro d’une ligne téléphonique spéciale pour les cas de suicide aux documents d’expulsion que le comté est légalement tenu de livrer. De plus, un travailleur en santé mentale vient maintenant pour s'occuper de la paperasse.


"Ces interventions ne coûtent pas très cher et fonctionnent", a déclaré Repp. "Nous avions juste les bonnes données à leur fournir."

LES SUCCÈS PRÉSENTÉS À CE JOUR

Le travail de Repp a attiré l'attention nationale. En octobre, elle a remporté un prix prestigieux de la National Association of Medical Examiners.

Entre le moment où elle est descendue de l'avion et son retour à son bureau d'Aloha, elle a reçu 200 demandes d'États -- Dakota du Nord et Utah -- ou comtés -- King à Washington et Humboldt en Californie -- intéressés à créer leurs propres bases de données.

Mais Repp avertit que le formulaire ne peut être utile que si le bureau du médecin légiste local s’engage, car c’est cette équipe qui doit collecter les données.

«C’est une sorte de relâchement de pression pour nous», a déclaré l’enquêteur Lovato. "Nous essayons toujours de rechercher des choses qui, selon vous, sont un peu plus axées sur la communauté."

Le bureau du médecin légiste du comté de Multnomah n’utilise pas le formulaire et le médecin légiste de l’État de l’Oregon a déclaré à un porte-parole qu’elle estimait que le plan de Repp était excellent, mais laisserait à chaque comté le soin de décider s’il souhaitait ou non incorporer le formulaire dans son travail.

Pour ceux qui le font, Repp est disposé à envoyer une copie du formulaire et de la base de données du comté de Washington pour qu’une juridiction locale puisse s’adapter. De nombreux endroits ont ajouté des décès liés aux opioïdes à la collecte de données, car bon nombre des facteurs de risque sont les mêmes.

Une fois qu’il est utilisé, les changements nécessitent également une adhésion. Elle a contacté des employés de motel à faible budget dans le comté de Washington pour leur demander s'ils participeraient à une formation en prévention du suicide, parce que les données montrent que les gens s'y rendent souvent pour se tuer.

Repp a déclaré que même les employés de la réception pourraient aider à prévenir le suicide s'ils prenaient le temps.

"Cela ne nécessite pas une production importante", a déclaré Repp. "Vous devez juste avoir le courage de poser la question."

Les données étant locales et en temps réel, elles ont également été adoptées par le conseil de prévention du suicide du comté de Washington et d’autres groupes qui peuvent adapter leurs efforts aux besoins de la population locale. Beaucoup de régions de l'Oregon verront que les hommes blancs âgés constituent un groupe démographique important, comme dans le comté de Washington également, mais la population latino-américaine croissante fait que les efforts de prévention du suicide doivent être spécifiques à la culture et en espagnol.

"Cela fonctionne parce que c'est local", a déclaré Repp. Et, parce que c'est relativement facile une fois que les bonnes personnes savent à qui s'adresser. "Je demande tout le temps aux gens. Ils doivent penser que je suis bizarre. Ce que je suis."

https://apnews.com/1810dcfad1b1495ebac53b218a1b2019

lundi 5 mars 2018

RECHERCHE ETUDE Etude des déterminants de l'obstacle médico-légal en médecine générale dans les cas de suicide dans la région Nord-Pas-de-Calais

Etude des déterminants de l'obstacle médico-légal en médecine générale dans les cas de suicide dans la région Nord-Pas-de-Calais
Auteur : Romain Baroux; Erwan Le Garff; Université du droit et de la santé (Lille).
Dissertation: Thèse d'exercice : Médecine générale : Lille 2 : 2017.
Résumé:
Introduction : Le suicide est la première cause de mort violente en France. Les recommandations préconisent que ces situations suicidaires fassent l'objet d'un obstacle médico-légal à l'inhumation. En pratique, l'obstacle médico-légal n'est retenu qu'entre 37 à 61% des cas selon les études. Objectif : Evaluer l'attitude des médecins généralistes et des internes du Nord Pas de Calais devant des cas cliniques de suicide. Evaluer leurs connaissances et leur formation sur le sujet en tentant de mettre en évidence des facteurs influençant le choix de retenir ou non l'obstacle médico-légal. Méthode : Un questionnaire électronique composé de 5 cas cliniques fictifs de suicide a été envoyé prospectivement par courriel à des internes de médecine générale et des médecins installés de la région Nord Pas de Calais. Le recueil de données a été effectué entre mars 2016 et juillet 2016. Ce questionnaire évaluait l'attitude des répondants vis à vis de l'obstacle médico-légal, la formation suivie en médecine légale et listait les facteurs incitant à retenir ou à ne pas retenir l'obstacle médico-légal selon les cas. Résultats : 125 questionnaires ont été obtenus. L'obstacle médico-légal a été retenu dans 67,7% des cas. Aucun des médecins n'a déclaré avoir suivi de formation en médecine légale et notamment concernant l'obstacle médico-légal. Seulement 29% des internes déclaraient avoir bénéficié d'une telle formation. L'âge, la violence du décès et l'absence d'écrit d'intention sont des facteurs qui influencent le fait de retenir un obstacle médico-légal. Certains facteurs incitent à ne pas cocher l'obstacle comme un antécédent de dépression, la présence d'un écrit sur place et des facteurs environnementaux (domicile verrouillé, organisé) et enfin, le fait que l'examen du corps ne retrouve que des lésions compatibles avec un suicide. Discussion et conclusion : Le médecin rédacteur d'un certificat de décès doit normalement se baser sur les recommandations existantes. Notre étude montre que ces recommandations ne sont pas suivies en pratique. Les facteurs non médicaux (personnels propres au défunt ou environnementaux) influencent la décision de retenir ou non un obstacle médico-légal dans les cas de suicide. Selon les personnes interrogées, la formation en médecine légale paraît peu présente au sein du cursus universitaire et des organismes de formation médicale continue.

Documents http://pepite-depot.univ-lille2.fr/nuxeo/site/esupversions/31df6ed1-6bf7-442e-a00e-a39e27562a3f

source http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/SRCH?IKT=12&TRM=224550632
et http://www.chu-rouen.fr/page/detail/fr/PUB_2471 

vendredi 21 août 2015

RECHERCHE ETUDE FRANCE Autopsie médico-légale des personnes suicidées en 2002 et en 2012: Comparaison des données épidémiologiques et sociologiques

Titre original : FORENSIC Autopsy of People Having Committed Suicide in 2002 and in 2012: Comparison of Epidemiological and Sociological Data
Auteurs Angélique Franchi M.D. 1, Jacques Bagur M.D.1,*,  Patrick Lemoine Ph.D. 3,  Delphine Maucort-Boulch Ph.D. 2,  Daniel Malicier Ph.D. 1 and
Géraldine Maujean M.D. 1
Author Information
1 Service de Médecine Légale de Lyon, Lyon, France
2 Service de Biostatistiques des Hospices Civils de Lyon, Lyon, France
3 Clinique Lyon-Lumière, Lyon, France
* Jacques Bagur, M.D. Hôpital Edouard Herriot Hospices Civils de Lyon - Unité Médico-Judiciaire 12 Avenue Rockefeller Lyon 69008 France
E-mail: Jacques.bagur@chu-lyon.fr


Article first published online: 14 AUG 2015
DOI: 10.1111/1556-4029.12888
© 2015 American Academy of Forensic Sciences
Issue   Journal of Forensic Sciences

Ce travail compare les données épidémiologiques et sociologiques des personnes qui se sont suicidées en 2002 et en 2012 grâce à une étude rétrospective de tous les cas de suicide ayant conduit à une autopsie à l'Institut de médecine légale de Lyon en 2002 et en 2012.
L'étude a inclus
des données sociodémographiques, les données médicales, et des données toxicologiques.
Un total de
486 cas ont été inclus (242 cas en 2002 et 244 cas en 2012). Les gens qui se sont suicidés étaient plus âgés en moyenne en 2012 par rapport à 2002 avec une plus grande proportion des plus de 55. Il y avait aussi une augmentation de la proportion des antécédents psychiatriques (p <0,001). Quelle que soit la date du décès par suicide, la tranche d'âge la plus touchée est celle des 45-54. Les résultats mettent en évidence la nécessité de renforcer les plans de prévention, en particulier pour les personnes de plus de 45.



source : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/1556-4029.12888/

vendredi 21 novembre 2014

RECHERCHE FRANCE : Aspect suicidaires, criminels et accidentels des décès par immolations : une revue de la littérature

Aspect suicidaires, criminels et accidentels des décès par immolations : une revue de la littérature
La Revue de Médecine Légale, In Press, Corrected Proof, Available online 6 November 2014
S. Laborderiea, S.S. Pratb, c, , d,
a Centre ressource des intervenants auprès des auteurs de violences seuxelle (CRIAVS), CHRU de Tours, 37044 Tours cedex 9, France
b Department of Psychiatry and Behavioural Neurosciences, McMaster University, Hamilton, Canada
c Forensic Psychiatry Program, St Joseph's Healthcare, Hamilton, Canada
d E.A. 2114, psychologie des âges de la vie, université François Rabelais de Tours, 37041 Tours cedex 1, France
Auteur correspondant. E-mail address: sebastienprat@hotmail.fr (S.S.Prat)

Résumé

La prise en charge des victimes de lésions dues au feu, d’un point de vue médical ou médico-légal, incite à s’interroger sur le mode de survenue de ces lésions (acte accidentel, suicidaire ou criminel). Les caractéristiques personnelles et circonstancielles peuvent donner de nombreux éléments permettant de connaître l’origine de l’évènement. L’utilité se trouve donc tant dans les investigations médico-légales que dans le repérage d’une conduite suicidaire masquée. Notre revue de la littérature nous a permis de mettre en évidence des différences relatives aux données sociodémographiques, antécédents, circonstances et investigations médico-légales.

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1878652914000819