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lundi 20 mai 2019

ETUDE RECHERCHE Déterminants des suicides aboutis et trajectoire de soin en santé mentale : étude par autopsie psychologique en population générale française


Déterminants des suicides aboutis et trajectoire de soin en santé mentale : étude par autopsie psychologique en population générale française - 19/05/19

Doi : 10.1016/j.amp.2019.04.015 
Frédéric Peter a, , Frédéric Hassan b, Guillaume Geslin b, Michel Nguyen c
a Équipe mobile de prévention suicide, unité sanitaire en milieu pénitentiaire, EPSM de la Sarthe, rue du 19 mars 1962, 72700 Allonnes, France 
b Équipe mobile de prévention suicide, EPSM de la Sarthe, rue du 19 mars 1962, 72700 Allonnes, France 
c Pôle transversal externe, EPSM de la Sarthe, rue du 19 mars 1962, 72700 Allonnes, France 

Auteur correspondant.

Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le dimanche 19 mai 2019

Résumé

Nous utilisons la méthode d’autopsie psychologique pour identifier les déterminants des suicides en population générale, ainsi que d’éventuelles failles dans le processus de soin. Sur un an, on recense 146 suicides en Sarthe ; 47 ont pu être analysés. Les deux tiers ont eu un contact en santé mentale sur la vie entière ; la moitié lors de la dernière année de vie. Au moment du décès, 87,2 % présentent un trouble mental. Un quart a été placé/abandonné durant l’enfance, 70 % a été victime de carences affectives précoces. Les trois quarts des actifs disent souffrir d’une détresse psychique majeure et durable au travail. Les experts estiment que la maladie mentale est le déterminant le plus important du suicide. La majorité des personnes souffrant d’éthylisme n’est pas suivie ; les personnes abandonnées durant l’enfance échappent totalement aux soins. L’expertise souligne le besoin d’une approche thérapeutique de type antidépresseurs plus psychothérapie, en actant les bénéfices de l’ambulatoire de crise.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.


Mots clés : Autopsie psychologique, Enquête rétrospective, Facteur de risque, Pathologie psychiatrique, Profil psychologique, Sarthe, Suicide

Plan

lundi 28 avril 2014

Peut-on faire devier les trajectoires suicidaires? par Monique Seguin, Québec

Peut-on faire dévier les trajectoires suicidaires?: Monique Seguin



Publiée le 18 avr. 2014, TEDx Talks
Docteure en psychologie, Monique Séguin est professeure au département de psychologie et psychoéducation de l'Université du Québec en Outaouais. Elle est chercheure au Groupe McGill d'études sur le suicide, et chercheure au Réseau québécois de recherche sur le suicide, la dépression et les troubles associés. Elle s'intéresse aux trajectoires de vie de personnes suicidaires. Elle a écrit plusieurs ouvrages sur la crise suicidaire. Elle a été invitée en tant qu'experte à une conférence de consensus sur la crise suicidaire dirigée par la Fédération Française de Psychiatrie. À la demande de la Direction Générale de la Santé en France, elle a formé un réseau de formateurs à l'intervention de crise suicidaire. Elle s'intéresse également au deuil à la suite d'un suicide, et a développé une expertise en postvention en milieu scolaire qui a fait un consensus auprès des intervenants du Québec. Une communauté de pratiques en regard des interventions suite au deuil par suicide est née au Québec en est issue. Monique Séguin a reçu le Prix de la recherche décerné par l'Association Canadienne pour la Prévention du Suicide, et un prix d'excellence de l'Association Québécoise de Prévention du Suicide, en reconnaissance de ses travaux de recherche sur le suicide. Son message, « Nous connaissons tous, de près ou de loin, une personne qui a pu avoir des conduites suicidaires. C'est la raison pour laquelle il me semble important de sensibiliser la population au fait que le suicide est un problème social. La réponse qui permettrait de diminuer la souffrance de ceux qui pensent au suicide doit venir de chacun d'entre nous, car la prévention du suicide, ça nous concerne tous. »