Affichage des articles dont le libellé est MAROC. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est MAROC. Afficher tous les articles

mardi 7 février 2023

MàJ : MAROC Suicide des jeunes : Sourire de Reda lance sa campagne nationale

Prévenir le suicide : Une affaire de tous

Sourire de Reda a réussi son pari en lançant, avec le concours des acteurs de la santé publique, sa campagne annuelle de lutte contre le suicide. Un tabou de plus vient de tomber.
Prévenir le suicide

L’initiative a démarré dans le sillage de la Journée nationale de prévention du suicide que marque le 5 février de chaque année. Une conférence de presse tenue à cet effet a constitué une rencontre inédite, puisque c’est pour la première fois que l’association s’adresse aux médias, aux côtés des acteurs publics concernés. Dr Omar Bouram, spécialiste en santé publique et directeur du service de la santé mentale au sein du ministère de la Santé, ainsi que le professeur de psychiatrie Mohamed Agoub, chef de service de psychiatrie au CHU Ibn Rochd de Casablanca et président de la Ligue pour la santé mentale, y ont été présents.

A cette occasion, O. Bouram a exprimé l’engagement de ministère pour mettre en place la Stratégie nationale de prévention du suicide au Maroc, en plus des principes d’actions pour une mise en œuvre efficace. La mobilisation des institutions s’inscrit d’ailleurs dans le cadre des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la promotion et la coordination de plans d’action intersectoriels, afin de prévenir contre les comportements suicidaires « aux niveaux national, régional et local ».

Pour rappel, l’OMS avait recommandé aux Etats membres d’établir « des partenariats avec de multiples secteurs publics, tels que la santé, l’éducation, l’emploi, la justice, les ménages et la protection sociale, et d’autres secteurs, notamment privés ».

M. Agoub a présenté à cette occasion des données chiffrées, sur la base d’études au sein du Centre hospitalier universitaire (CHU) Ibn Rochd. Le spécialiste est revenu aussi sur les modalités d’intervention des différents acteurs au niveau de la santé, afin de mettre en œuvre les recommandations de l’OMS « au niveau des institutions et des systèmes de santé, notamment en facilitant l’accès au soin, la disponibilité des traitements appropriés réduisant le risque de comportement suicidaire, une meilleure définition des parcours de soin mais aussi la diffusion d’éléments de langage et de messages adaptés, inscrits dans les politiques de formation et repris dans la pratique au quotidien des prestataires de soin ».

Meryeme Bouzidi Laraki, Présidente-fondatrice de l’association Sourire de Reda, s’est félicitée de « cette prise en compte au plus haut niveau institutionnel », d’autant que la prévention contre les comportements suicidaires s’est longtemps inscrite surtout dans le cadre d’initiatives associatives. « Aujourd’hui, que de chemin parcouru ! Il y a aujourd’hui une véritable prise de conscience de la société et des pouvoirs publics en particulier », a-t-elle relevé.

Pour l’associative, la mise en place de la Stratégie nationale pour « répondre à ce que l’OMS qualifie d’état d’urgence mondial » constitue « une étape majeure de ce combat qui doit être l’affaire de tous ».

Sourire de Reda, membre de la task force Enfance Maroc Cyberconfiance, a lancé il y a deux ans de cela la première plateforme de signalement des violences en ligne dans le pays, au vu notamment du poids grandissant du cyberharcèlement sur la santé mentale, particulièrement chez les enfants, les adolescents et les jeunes utilisateurs des réseaux sociaux.

Avec la campagne nationale 2023 de Sourire de Reda, un nouveau pas est désormais franchi, dans le cadre d’un processus institutionnalisé, avec le ministère de la Santé et de la protection sociale.

 https://perspectivesmed.com/prevenir-le-suicide-une-affaire-de-tous/

 

***

 

Suicide des jeunes : Sourire de Reda lance sa campagne nationale

Hajjar El Haïti, 31 janvier 2023 https://lematin.ma*


 

Conférence de lancement de la campagne annuelle Sourire de Reda pour la prévention du suicide des jeunes.

Comme chaque année, l’association Sourire de Reda lance, durant le mois de février, sa campagne de communication et d’information, à l’occasion de la Journée nationale de prévention du suicide des jeunes célébrée le 5 février. Cette année, l’association a pu mobiliser à ses côtés les acteurs de la santé publique, ce qui lui permettra d’avoir un impact plus important sur les populations ciblées.

Le Maroc célèbre le 5 février prochain la Journée nationale dédiée à la prévention du suicide des jeunes. Un fléau qui continue de faire beaucoup de victimes dans le monde. D’après les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 800.000 personnes mettent fin à leurs jours chaque année, soit plus de morts que les homicides et les guerres pris ensemble. Au Maroc, les dernières statistiques de l’OMS en 2019 révèlent un taux de 7,3 cas pour 100.000 habitants.

Heureusement, prévenir le suicide et protéger les nombreuses personnes en souffrance qui pourraient passer à l’acte est possible. Il suffit d’être sensibilisé pour détecter les signes d’alerte et savoir agir au bon moment. Dans ce sens, l’association Sourire de Reda a lancé, hier mardi 31 janvier, sa campagne annuelle de communication et d’information sur le thème «Prévention du suicide : tous mobilisés». C’est, en effet, la première fois que l’association active depuis 13 ans fait participer les acteurs de santé publique à sa campagne. «Lorsque nous avons commencé à nous mobiliser sur la problématique de la souffrance des jeunes et de la prévention du risque suicidaire, nous étions seuls. Mais nous pouvons nous réjouir aujourd’hui de la prise de conscience de la société et des pouvoirs publics en particulier. Faire partie des rares pays – moins de 40 – ayant mis en place une véritable stratégie nationale pour répondre à ce que l’OMS qualifie d’état d’urgence mondial, est très important. C’est une étape majeure de ce combat qui doit être l’affaire de tous», a souligné Meryeme Bouzidi Laraki, présidente et fondatrice de Sourire de Reda, lors de la conférence de lancement de sa campagne annuelle.
La prévention des risques suicidaires fait partie de la stratégie nationale

Au cours de cette rencontre, Dr Omar Bouram, spécialiste en Santé publique, Service de la Santé mentale, au sein de la Direction épidémiologie et lutte contre maladies au ministère de la Santé, a présenté les principaux axes de la Stratégie nationale de prévention du suicide 2023-2030 ainsi que les actions qui accompagneront sa mise en œuvre. «La stratégie nationale s’articule autour de la connaissance et de la sensibilisation, à travers la formation des leaders d’opinion institutionnels et collectifs sur les conduites suicidaires en vue de les impliquer dans des campagnes de sensibilisation. La stratégie sera également axée sur la prévention des risques suicidaires en œuvrant notamment à la limitation de l’accès aux moyens de suicide, notamment aux produits chimiques toxiques, et en préparant des programmes éducatifs pour renforcer les compétences sociales et psychologiques des enfants et des adolescents», a précisé Dr Bouram lors de son intervention. Et d’ajouter que «cette mobilisation institutionnelle s’inscrit dans le cadre des recommandations de l’OMS visant à promouvoir, à coordonner et à soutenir des plans d’action et des programmes intersectoriels de prévention des comportements suicidaires».

De son côté Pr Mohamed Agoub, chef de Service de psychiatrie au CHU Ibn Rochd, Centre Collaborateur OMS en Santé mentale et président de La Ligue pour la santé mentale, a détaillé la façon dont les acteurs intervenant dans le cadre de la santé mentale peuvent mettre en pratique les recommandations de l’OMS en matière de prévention du suicide, notamment en facilitant l’accès aux soins des personnes en souffrance et en assurant la disponibilité des traitements appropriés réduisant le risque de comportements suicidaires.

Pr Agoub a également insisté sur l’importance de garder des relations personnelles saines et une cohésion familiale solide en luttant contre la stigmatisation de la demande d’aide. Sourire de Reda appelle, en outre, à la création d’un Observatoire national de prévention du suicide chargé d’harmoniser la collecte des données sur le suicide et les tentatives de suicide au Maroc et de les consolider dans le temps. D’après l’association, cet organisme serait le garant de la fiabilité, la validité et la disponibilité publique des données à l’échelle du pays, permettant de définir des plans d’action ciblés et de mesurer l’efficacité des actions menées à l’échelle nationale.
https://lematin.ma/express/2023/suicide-jeunes-sourire-reda-lance-campagne-nationale/386146.html

***

Mercredi 01 Fevrier 2023
Prévention du suicide : L’association Sourire de Reda plaide pour la création d’un Observatoire national

Les comportements suicidaires sont de plus en plus courants au Maroc. Au niveau populationnel, une étude réalisée dans la région métropolitaine de Casablanca indique que 2,1% des personnes âgées de 15 ans et plus, ont rapporté avoir fait une tentative de suicide au cours de leur vie.

Activement engagée, depuis des années, dans la lutte contre le suicide chez les jeunes au Maroc, l’association Sourire de Reda a lancé, mardi 31 janvier 2023 à Casablanca, à l’occasion de la Journée nationale dédiée à la prévention du suicide des jeunes, sa campagne annuelle, à travers l’organisation d’une conférence sous le thème : «Prévention du suicide : tous mobilisés».

Intervenant à cette occasion, Omar Bouram, spécialiste en santé publique au sein du service de la santé mentale, relevant du ministère de la Santé, a tout d’abord rappelé les chiffres relatifs à ce phénomène de société, notant que le suicide est un grave problème mondial de santé publique. «Chaque année, près de 800.000 personnes se suicident à travers le monde. Selon l’OMS, le taux de suicide mondial a atteint en 2019, 9,0% pour 100.000 habitants. C’est l’une des principales causes de décès dans le monde, avec plus de décès qu’avec la guerre et les homicides. La réduction de la mortalité par suicide a été priorisée par l’OMS en tant que cible mondiale et incluse en tant qu’indicateur dans les objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies sous la cible 3.4, ainsi que dans le 13ème programme général de travail de l’OMS 2019-2023 et dans le Plan d’action de l’OMS pour la santé mentale 2013-2030».

Par ailleurs, Dr. Omar Bouram a rappelé les principaux axes de la Stratégie nationale de prévention du suicide, notamment la sensibilisation et la compréhension, le renforcement de la prévention des populations vulnérables, l’intervention et la post-vention, la réduction de l’accès aux moyens du suicide, l’engagement des médias et la mobilisation du système de santé.

De son côté, Mohamed Agoub, professeur de psychiatrie, chef de service de psychiatrie au CHU Ibn Rochd, centre collaborateur OMS en santé mentale et président de la Ligue pour la santé mentale, a affirmé que «les personnes qui évoquent le suicide, lancent peut-être un appel à l’aide. Bon nombre de ceux qui pensent au suicide sont anxieux, déprimés, désespérés et ont l’impression de ne pas avoir d’autre choix».

Et de poursuivre : «La majorité des suicides sont précédés de signes annonciateurs, oraux ou comportementaux. Il existe évidemment des cas soudains mais il est important de comprendre les signaux d’alarme et de savoir les repérer. Par ailleurs, en raison de la stigmatisation très répandue associée au suicide, la plupart des personnes qui envisagent de se suicider, ne savent pas vers qui se tourner. Aborder ouvertement le sujet n’incite pas à se suicider. Au contraire, cela ouvre d’autres possibilités à la personne concernée, ou lui laisse le temps de revenir sur sa décision, ce qui peut éviter un suicide», explique le spécialiste.

Pour sa part, Meryeme Bouzidi Laraki, présidente et fondatrice de Sourire de Reda, s’est félicitée de cette prise en compte au plus haut niveau institutionnel : «Lorsque nous avons commencé à nous mobiliser sur la problématique de la souffrance des jeunes et de la prévention du risque suicidaire, nous étions seuls. Aujourd’hui, que de chemin parcouru ! Il y a aujourd’hui une véritable prise de conscience de la société et des pouvoirs publics en particulier. La mise en place d’une Stratégie nationale pour répondre à ce que l’OMS qualifie d’état d’urgence mondial, est une étape majeure de ce combat qui doit être l’affaire de tous», précise-t-elle.

Dans ce sens, l’association Sourire de Reda appelle à la création d’un Observatoire national de prévention du suicide, chargé d’harmoniser la collecte de donnés sur le suicide et les tentatives suicidaires au Maroc et de les consolider dans le temps. Selon les meilleures pratiques internationales, cet organisme serait le garant de la fiabilité, la validité et la disponibilité publique des données à l’échelle du pays, permettant de définir des plans d’action ciblés et de mesurer l’efficacité des actions menées à l’échelle nationale.

https://laquotidienne.ma/article/infos-societe/prevention-du-suicide-l-association-sourire-de-reda-plaide-pour-la-creation-d-un-observatoire-national




vendredi 18 novembre 2022

ETUDE RECHERCHE NOTICE ARTICLE Les tentatives de suicide chez les femmes suivies en psychiatrie au niveau de la région de l’Oriental marocain


Les tentatives de suicide chez les femmes suivies en psychiatrie au niveau de la région de l’Oriental marocain
Rajae Chlihfane, Mohammed Maimouni, Jihane Moussaoui, Mohammed Barrimi
Dans L'information psychiatrique 2022/8 (Volume 99), pages 693 à 700


Les tentatives de suicide présentent un problème de santé publique mondial particulièrement chez les femmes. Cependant, elles sont rarement étudiées dans cette population. Objectifs : Étudier la prévalence et les facteurs associés aux tentatives de suicide chez les femmes suivies en psychiatrie au niveau de la région de l’Oriental marocain. Méthode : Étude transversale à visée descriptive et analytique auprès des patientes suivies au service de psychiatrie au CHU Mohammed VI d’Oujda au Maroc. Résultats : 204 patientes suivies pour un trouble psychiatrique ont été recrutées dans cette étude. La prévalence des tentatives de suicide était de 25 %. La méthode de tentative de suicide la plus courante était l’ingestion médicamenteuse (37,3 %). Les tentatives de suicide étaient significativement plus élevées chez les femmes célibataires, divorcées et veuves. Les patientes ayant des antécédents personnels de tentatives de suicide avaient une prévalence significativement plus élevée de consommation d’alcool (p = 0,04), d’antécédents personnels de maltraitance physique à l’enfance (p = 0,03), d’antécédents personnels de maltraitance psychique à l’enfance (p = 0,02), d’antécédents personnels de viol (p = 0,001), d’antécédents personnels d’hospitalisation en psychiatrie (p = 0,0003), d’antécédents familiaux de troubles psychiatriques (p = 0,01), et d’antécédents familiaux de tentative de suicide (p = 0,003). Conclusion : Nos résultats justifient la nécessité de fournir un soutien spécialisé aux patientes psychiatriques présentant des facteurs de risque de tentative de suicide.

https://www.cairn.info/revue-l-information-psychiatrique-2022-8-page-693.htm

vendredi 22 novembre 2019

MAROC Présentation à Rabat d’un guide de prévention du suicide en milieu carcéral

Présentation à Rabat d’un guide de prévention du suicide en milieu carcéral

jeudi, 21 novembre, 2019 lactu24.com/*

Rabat – La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGPAR) a présenté, jeudi à Rabat, le guide de prévention en matière de suicide, de tentatives de suicide et d’atteinte à l’intégrité physique dans les établissements pénitentiaires.

Ce guide dont l’élaboration a été lancée il y a trois ans dans le cadre d’un partenariat entre la DGPAR et l’institut danois de lutte contre la torture, s’inscrit dans le projet visant à rendre les établissements pénitentiaires un espace pour l’introspection et la rééducation du détenu dans l’optique de sa réintégration utile dans la société.

Le chef de la division de protection sociale à la DGPAR, Toufiq Abtal, a indiqué que grâce a ce guide, l’institution dispose aujourd’hui d’un mécanisme permettant à tous les employés d’identifier les cas de suicide potentiels de manière à contribuer à la réduction de leur nombre.

Dans une déclaration à la MAP, M. Abtal a souligné que ce guide est le fruit d’une relation de partenariat avec l’organisation danoise conformément à une convention signée avec la Délégation générale au titre de la période 2017-2019, avant la signature ce jeudi d’un deuxième accord de reconduction pour la mise en œuvre du projet de prévention des cas de suicide et d’atteinte à l’intégrité physique dans les établissements pénitentiaires.

Le guide repose sur les approches sécuritaire et de requalification aux fins d’une meilleure protection de l’intégrité physique et mentale des détenus ainsi que sur le développement des capacités du personnel pour être en mesure d’identifier les personnes exposées au risque.

Cette rencontre, au cours de laquelle les parties ont signé la convention de reconduction, a été marquée par l’organisation d’un atelier de formation au profit de 38 directeurs d’établissements pénitentiaires, centré sur la mise en œuvre du guide.

Source http://lactu24.com/la-prevention-du-suicide-en-milieu-carceral-mise-en-avant/

lundi 14 octobre 2019

"Le Maroc, deuxième pays arabe où les femmes se suicident le plus"

Société
Le Maroc, deuxième pays arabe où les femmes se suicident le plus
Par Aziza belouas Le 12 Oct, 2019
https://www.lavieeco.com/*
Selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé, le Maroc est le deuxième pays arabe après le Soudan et le premier au Maghreb où les femmes se suicident le plus. Le taux de suicide féminin s’élève ainsi à 3,6 pour 100000 habitants. Deux femmes racontent leur tentative et une mère livre sa souffrance après le suicide de sa fille…

Avec du recul, soit trente ans après sa tentative de suicide, Rachida, on l’appellera ainsi, rit de son acte qu’elle qualifie de «stupide et [d]’irréfléchi». Abandonnée par son ami alors qu’elle était enceinte et âgée à peine de 17 ans, Rachida a paniqué et n’avait, raconte-t-elle, «d’autre choix que de mettre fin à ses jours pour éviter la honte dans la famille, dans le quartier Sbata et face à ses camarades de classe. Rentrée chez moi, j’ai avalé dix pilules et j’ai allumé la télévision et je me suis allongée sur mon lit attendant la mort…Un quart d’heure après, j’avais des sueurs, le vertige, mal au ventre et à la poitrine…C’est ma sœur qui m’a trouvée, évanouie…». Rachida sera sauvée, quelques heures plus tard, au service des urgences du CHU de Casablanca. La famille a pu compter sur un voisin, infirmier major dans ce même hôpital ce qui a, souligne Rachida, favorisé une rapide prise en charge. «Le lendemain, j’allais mieux et j’avais perdu le bébé. J’étais soulagée parce que je n’étais plus enceinte, mais j’étais angoissée parce que je devais expliquer mon acte à mes parents à qui notre voisin infirmier n’avait pas parlé de ma grossesse mais l’assistante sociale, elle, a tenu à la leur révéler», dit Rachida. Aujourd’hui encore elle se souvient avec stupéfaction de la réaction de sa maman qui lui dit : «Il fallait me parler de ta relation avec ce garçon, me demander conseil avant d’avoir des relations intimes et surtout me parler de ta grossesse. J’aurai pu t’aider…». Son père, beaucoup moins compréhensif, ne lui adressa plus la parole durant plusieurs mois. Et ce n’est que le jour où elle décrocha son bac qu’il l’a prise dans ses bras pour lui dire que «si tu étais morte de ton acte stupide et h’ram, je m’en serais voulu toute la vie. Ne recommence plus, s’il te plaît!». Les larmes aux yeux, Rachida reconnaît avoir eu la chance que sa tentative de suicide n’ait pas abouti et aussi la chance d’avoir des parents compréhensifs. Mais elle déplore le manque de communication qui a conduit à cet acte malheureux. C’est pourquoi cette jeune soutient aujourd’hui toutes les actions de l’association «Sourire de Réda» et sa campagne «Ana M’3ak» destinée à aider les jeunes pour qu’ils ne se sentent pas seuls et abandonnés face à leurs problèmes.

L’histoire de Rachida relève de la fiction pour Nawal, autre jeune fille ayant tenté de se suicider en 2009. Dans son village de Guisser, non loin de Settat, où les mères de familles restent aujourd’hui encore hermétiques, selon Nawal, aux problèmes de leurs filles. «Elles n’ont pas le temps de discuter, de communiquer et encore moins comprendre les besoins des jeunes et de les aider». Sa mère comme les autres femmes de son village ne peut pas contester ou discuter une décision de son mari. Celui-ci avait «donné sa parole» à un cousin pour marier Nawal à son fils. Une parole qu’il doit tenir en dépit du refus de sa fille et des diverses interventions de certains proches attirant son attention sur la différence d’âge entre les futurs mariés et l’existence d’une première épouse.

L’entêtement du père se solda par une tentative de suicide de Nawal le jour même de ses noces. «Je me suis jetée sous les roues d’un grand taxi sur la grande route du village. Je n’en suis pas morte mais j’ai perdu ma jambe ! Et pire encore j’ai perdu mon père qui ne me parle plus depuis cet incident…Il m’a chassée de la maison et j’ai vécu chez mes grands-parents paternels jusqu’à mon mariage, à Casablanca, en 2012». Communiquer, Nawal en fait un devoir quotidien vis-à-vis de ses deux enfants, Hiba et Hamza. «Tous les deux scolarisés dans le primaire, je leur parle de tout : des personnes étrangères dont il faut se méfier, des bonbons qu’il ne faut pas acheter dans la rue etc. Je veux rester proche de mes enfants pour ne pas avoir, un jour, à revivre les malheurs d’une fugue ou d’un suicide».

De leurs tentatives de suicide, ces deux jeunes femmes, rencontrées grâce à l’assistante sociale d’un centre d’écoute à Sidi Moumen, ont tiré une leçon qu’elles qualifient de «mouhimma bezzaf» ou très importante : c’est le poids des pressions sociales et le manque de communication qui poussent, en particulier les jeunes filles, à passer à l’acte. Elles ajoutent également que le suicide demeure aujourd’hui un tabou en raison du regard des autres et de la religion.

Qui tente de se suicider ?

Pour ces deux raisons, nombreuses sont les familles qui n’osent pas parler des suicides de leurs proches et encore moins de les déclarer. Khadija, âgée de 70 ans, raconte comment elle a dû enterrer sa fille seule avec son mari et ses deux fils. «Personne de la famille n’est venue nous voir, à l’exception d’une voisine qui nous a préparé à manger durant trois jours. Même le fqih du village n’a pas voulu accompagner mon mari et mes fils au cimetière». La fille de Khadija était instable et souffrait d’une maladie mentale, mais les gens de son village, Had Hrara, dans la région de Safi, n’ont pas compris son acte et ont, indique la mère, «raconté beaucoup de choses sur ma fille disant qu’elle avait perdu sa virginité, qu’elle était enceinte et certains sont même allés jusqu’à dire que l’un de ses frères abusait d’elle…». Plusieurs versions donc pour justifier un suicide dû à une dépression. Khadija et sa famille, avant de quitter définitivement leur village natal, ont tenu à ramener un certificat de chez le médecin qui suivait leur fille et une ordonnance attestant de sa maladie mentale. «J’ai remis ces papiers à l’unique voisine qui nous a soutenus durant cette épreuve. Pour nous, c’était important, il nous fallait laver l’honneur de notre fille et de préserver la réputation de la famille». Le suicide, Khadija dit ne le souhaiter à personne, «même pas à mon pire ennemi. Car au-delà de la perte de mon enfant, j’ai aussi perdu confiance en ma famille qui nous a lâchés et en la vie tout simplement. Car un acte irréfléchi peut à tout moment tout faire basculer. Depuis 2010, je suis sous antidépresseur, je n’arrive plus à dormir, mon mari a eu un diabète et mes fils craignent de tomber malades comme leur sœur !».

Si un lien étroit existe entre suicide et troubles mentaux (en particulier la dépression), un suicide peut également avoir lieu de manière impulsive dans un moment de crise ou de souffrance face aux vicissitudes et au stress de la vie, en raison de problèmes financiers, d’un divorce, de conflits conjugaux, d’une maladie grave ou d’un décès d’un proche.

Par ailleurs, on peut noter que le suicide est souvent dû à des causes psychologiques, notamment le désespoir accompagné de solitude ou d’isolement social, et souvent un trouble mental tel que le trouble bipolaire, la schizophrénie, l’alcoolisme ou l’abus de substances.

Plusieurs thèses de doctorat traitant du sujet retiennent que les suicidaires sont généralement des jeunes ayant autour de 30 ans, les jeunes filles désespérées suite à une grossesse non désirée ou un viol, les chômeurs, les célibataires et enfin des patients souffrant de problèmes psychiatriques. Par ailleurs, une étude réalisée en 2010 par le ministère de la santé et le Centre hospitalier universitaire de Casablanca et citée par de nombreux psychiatres, révèle que 40 à 70% de cas de suicide émanent de personnes qui présentent un syndrome dépressif. Les conclusions de ce travail soulignent aussi que le taux de récidive est important : une personne sur quatre va faire une seconde tentative. Autre conclusion à retenir: les tentatives ont souvent lieu l’après-midi ou le soir, et à domicile.

Selon le récent rapport de l’OMS, 800 000 personnes mettent fin à leurs jours chaque année dans le monde, soit un suicide toutes les 40 secondes. Qu’en est-il au Maroc ? Toujours selon les conclusions livrées par l’OMS, le taux de suicide au Maroc est de 5,3 pour 100 000 personnes. Avec 2,5 cas de décès par suicide pour 100000 habitants, le Maroc a le plus faible taux de suicide dans le monde arabe, selon une cartographie de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cependant, au niveau du Maghreb, le Royaume est au premier rang des pays maghrébins où les femmes se suicident plus que les hommes : sur les 1 014 cas de suicide enregistrés en 2016, année de référence du rapport, 613 ont concerné des femmes. Alors qu’en Algérie, ce sont 339 femmes qui se sont suicidées contre 960 hommes et en Tunisie, 132 femmes se sont donné la mort contre 250 hommes.

Par ailleurs, le rapport de l’Organisation mondiale de la santé note que c’est au Soudan, au Maroc, au Bengladesh, en Chine, au Lesotho que les femmes se suicident plus que les hommes. Cette organisation indique également que le suicide est la deuxième cause de décès, au Maroc, chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans. On retiendra aussi que les personnes âgées de 15 à 34 ans font partie des catégories les plus fragiles.

Pour nombre de psychiatres, ces chiffres sont alarmants et nécessitent une prise en charge régulière des personnes à risque et un suivi au niveau du milieu familial. Un suicide est précédé, selon les praticiens, par plusieurs tentatives devant alerter les proches qui doivent être vigilants car la majorité des suicides ont lieu à la maison. Les thèses de doctorat traitant du suicide ont recensé divers moyens de suicide. On retiendra, en premier lieu, les intoxications médicamenteuses, notamment des psychotropes ou bien des antibiotiques. Et ce sont les femmes qui recourent le plus à ces produits. Tout comme elles recourent également à des produits naturels pour un usage externe. Il y a ensuite les produits utilisés pour l’agriculture, les insecticides, les raticides; l’ingestion des produits ménagers comme l’eau de javel ou l’acide. Parmi les moyens de suicide, il y a également les chutes de hauteurs élevées ainsi que la défenestration. Durant ces dix dernières années, on notera que l’utilisation des armes à feu et l’immolation sont de plus en plus fréquentes.
Seulement 38 pays disposent d’une stratégie nationale de prévention du suicide

Pour l’Organisation mondiale de la santé, le suicide est une priorité de santé publique. C’est pourquoi dans son programme d’action pour la santé mentale 2013-2020, les États membres de l’OMS se sont engagés pour la réduction de 10% du taux de suicide dans les pays d’ici 2020. Selon les indicateurs communiqués, le taux mondial est de 10,5 pour 100 000 habitants et il varie d’un pays à l’autre, allant de 5 à 30 décès pour 100000 habitants.

Ce plan d’action doit aussi encourager les pays à mettre en place ou à renforcer des stratégies nationales de prévention du suicide. Aujourd’hui, l’organisation constate que 38 pays seulement déclarent s’être dotés d’une stratégie nationale de prévention du suicide. Et pour cela, il faut commencer par l’amélioration du traitement et procéder à l’actualisation des données sur le suicide. Les experts préconisent la mise en place des registres nationaux des tentatives de suicide, l’enregistrement des données d’état civil pour le suicide et la réalisation d’enquêtes nationales sur les tentatives de suicide. Ce qui n’est pas chose aisée, puisque la forte stigmatisation du suicide empêche les personnes concernées à parler de leur mal-être, à se faire aider et donc à parler de leurs tentatives.

Outre ces mesures, il faut également agir au niveau des populations concernées et en particulier les jeunes en adoptant des politiques de lutte contre l’alcoolisme et l’usage des drogues, de sensibilisation en milieu scolaire et de renforcement du dépistage et de la prise en charge des maladies mentales. Par ailleurs, il faut réglementer, en vue d’une limitation, l’accès à certains produits dangereux comme par exemple les pesticides. Enfin, il est préconisé de mener des campagnes régulières au niveau des médias sur le suicide

https://www.lavieeco.com/societe/le-maroc-deuxieme-pays-arabe-ou-les-femmes-se-suicident-le-plus/

vendredi 15 février 2019

MAROC PRESSE Suicide des adolescents : Comprendre l’impensable

Suicide des adolescents : Comprendre l’impensable

Chady Chaabi Vendredi 15 Février 2019 www.libe.ma/*

Dans la série des douleurs humaines, il en existe une qui s’affiche en tête de liste. Période charnière et souvent troublée entre l'enfance et l'âge adulte, l'adolescence constitue un cap difficile à passer. Au point que certains tentent de mettre fin à leurs jours. Ainsi, un jeune qui se suicide est un drame terrifiant auquel se rattachent des sentiments de culpabilité et d’impuissance extrêmes. Un acte tellement insupportable, que la majorité des parents et des proches ne sauront jamais comment s’en remettre. Alors, comment expliquer un tel acte ? Comment le voir venir ? Que faire si votre ado a des idées suicidaires ? Layoussifi Elkhansa, psychiatre-addictologue au Centre d’addictologie du CHU Ibn Rochd et secrétaire générale adjointe de la Ligue pour la santé mentale, fait le point.

Qu’est-ce qui pousse un adolescent au suicide ?
Quand on apprend qu’un adolescent a mis fin à ses jours, on ne peut qu’être consterné et se demander ce qui a bien pu le pousser à un tel geste. Comme l’explique Layoussifi Elkhansa, cet acte n’est pas attribuable à une seule cause, mais plutôt à la combinaison de plusieurs facteurs. D’abord, il existe des facteurs pathologiques, à savoir les maladies psychiatriques. Ensuite, il y a la dépression. Beaucoup de jeunes connaissent des épisodes dépressifs et, malheureusement, leur entourage ne s’en rend pas compte. D’autant plus que ces ados sont réticents à en parler. Tout bonnement car ils ne savent pas comment aborder le sujet. Donc, dans ce cas, la suicidalité* apparaît sur un nid de dépression : une maladie qui a un début et une fin. Un traitement et une prise en charge. Il y a évidemment des facteurs qui la déclenchent, tels une rupture amoureuse, un échec scolaire ou tout simplement un conflit avec les parents. Ces derniers peuvent déclencher une dépression, en s’appuyant notamment sur des facteurs de type héréditaire ou biologique, mais aussi psychologique et même environnemental.
Par ailleurs, il existe des tentatives de suicide qui se font dans d’autres circonstances. Sans qu’il y ait dépression ou maladie mentale sous-jacente. Elles sont à mettre sur le compte de l’impulsivité qui caractérise l’état émotif de certains adolescents. Dans ce cas-là, le passage à l’acte peut être facile, à l’instar de la prise d’une drogue. Que le jeune soit addict ou bien juste sous l’effet d’une substance utilisée pour la première fois. Enfin, il convient de mettre en lumière le danger émanant d’Internet et qui prend corps dans des challenges morbides qui peuvent le pousser au suicide. Pour exemple, le défi de la baleine bleu (voir notre édition du 9 janvier 2018). Cet effet de mode est dangereux dans le sens où faire comme l’autre, s’identifier à autrui, est un processus d’identification et une étape qui existe pendant l’adolescence.

Comment "repérer" un adolescent suicidaire?
Les sentiments de culpabilité et d’impuissance extrêmes qui rongent les parents d’un jeune ayant commis un acte suicidaire sont certainement dus à leur incapacité à repérer les signes avant-coureurs ou plutôt les symptômes qui poussent à nous poser des questions, rectifie Layoussifi Elkhansa. Pour elle, il y en a certains qui ne trompent pas, comme des changements importants de comportement. Généralement, un jeune en bonne santé et en pleine effervescence est fait pour être avec ses pairs, ses semblables. Il va sortir avec ses copains et passer du temps avec eux. Du coup, s’il commence à s’isoler, à préférer la solitude, à fuir ses amis et éviter toute discussion avec les membres de sa famille, les parents doivent se poser des questions. Tout comme quand leur fille ou leur fils, manque de concentration quant à ses travaux scolaires, avec des résultats à la baisse ou ne mange plus correctement et commence à perdre du poids, à faiblir et à blêmir. Là, il y a sûrement quelque chose qui ne tourne pas rond chez lui ou chez elle. Et justement, la maman a un rôle important à jouer dans ce sens, puisqu’elle est douée pour constater et percevoir les changements de comportement de ses enfants.

Que faire si votre ado a des idées suicidaires?
En présence de l’un ou de plusieurs de ces symptômes, on se doit d’aller lui poser la question. Mais avec la manière, précise notre interlocutrice. Directement ou indirectement via une personne de confiance dans son entourage. Il ne faut surtout pas le laisser livré à lui-même. Même si les parents ont tendance à se dire qu’il commence à grandir et qu’il a besoin d’intimité et donc ’’laissons-le tranquille’’. Effectivement, il a besoin d’intimité sauf qu’il a aussi besoin de se sentir soutenu et en sécurité. En fait, les ados ont une folle envie d’indépendance, tout en ayant un fort besoin d’être soutenus et accompagnés. Cette dualité est la définition même d’un adolescent. Il faut trouver le bon équilibre. Ne pas être trop intrusif, ne pas le gaver avec trop de questions, mais en parallèle, il ne faut pas totalement s’en désintéresser. Ce sont deux attitudes extrêmes à bannir.
Si les parents n’arrivent pas à établir un contact, il va leur falloir s’appuyer sur une personne de confiance dans l’entourage de l’enfant. Il y a toujours une tante, un oncle ou un cousin, qui est plus proche de lui et plus empathique. Ce dernier doit avoir la capacité de l’écouter et lui exprimer son soutien. Lui poser des questions ouvertes pour l’amener à se confier. Et surtout le message à transmettre est : «Je suis là pour toi si tu as besoin d’aide».
En réalité, dans sa tête, l’ado qui a des idées suicidaires se trouve dans un tunnel sans fin. Il y broie du noir avec la sensation d’un horizon bouché. Il culpabilise, en se disant qu’il ne mérite pas cette vie pour une raison ou pour une autre. Pour lui, l’unique moyen d’échapper à cette souffrance intérieure serait le suicide. J’aimerais insister sur cette notion. Pendant la phase d’adolescence, le cerveau émotionnel prend de l’ampleur par rapport au cerveau rationnel. En d’autres termes, l’adolescent ne possède pas toutes les capacités de prendre les bonnes décisions d’un point de vue rationnel et objectif. Donc la personne qui va lui parler doit combler ce déséquilibre et lui offrir d’autres alternatives. Une lueur d’espoir.


* Tentatives de suicide ou idées suicidaires, sans forcément qu’il y est passage à l’acte réussi.


Un registre des suicides inexistant

Selon des chiffres annoncés par le ministère de la Santé en 2014, 14% des Marocains âgés entre 13 et 14 ans ont déjà fait une tentative de suicide. Depuis, plus rien. Ses statistiques n’ont pas été actualisées. Et pour cause, d’après le docteur Layoussifi Elkhansa, et à l’inverse de plusieurs autres pays, dont ceux scandinaves « il n’existe aucun registre des suicides au Maroc. Plusieurs raisons à cela : l’absence d’unité suicide dans les hôpitaux psychiatriques. Le facteur culturel joue aussi, puisque le sujet est tabou. S’il y a tentative de suicide, c’est parfois un acte dissimulé par la famille. Comme lorsqu’on se trouve face à des morts suspectes, sans qu’il y ait de raisons évidentes, surtout quand c’est un jeune bien portant et qui n’a a priori aucun problème de santé. Cependant, toutes les morts suspectes ne déclenchent pas automatiquement une procédure et une expertise supplémentaire ou une autopsie. Et quand bien même il y en aurait une, elle reste sommaire en l’absence d’analyse psychologique. En tout cas, il y a certains cas entourés énormément d’interrogations. Bref, impossible d’avoir une estimation exacte, sauf si on s’adresse aux autorités. Mais on reste dans le cadre de l’estimation. Du coup, on se rabat sur les chiffres de l’OMS. En tout cas, je peux vous assurer, de par mon expérience, que la suicidalité est assez fréquente lors de nos consultations psychiatriques ».

https://www.libe.ma/Suicide-des-adolescents-Comprendre-l-impensable_a106090.html

jeudi 7 février 2019

MàJ MAROC Sourire de Reda lance «#ana_m3ak» pour la prévention du suicide des jeunes au Maroc

«#ana_m3ak»
c’est le message d’espoir adressé par des artistes et des influenceurs aux jeunes en souffrance pour la nouvelle campagne de sensibilisation de Sourire de Reda

COMMUNIQUE DE PRESSE





Article sur le sujet

Société Publié Le 29/01/2019 yabiladi.com*


DR


Mobilisée depuis plusieurs années au Maroc autour de la prévention du suicide des jeunes, l’association Sourire de Reda revient cette année en lançant le mouvement solidaire «#ana_m3ak». Cette dernère est rejoint par des acteurs de la société civile et des jeunes leaders d’opinion.

«Ainsi, artistes et influenceurs, humoristes, animateurs TV, graffeurs, comédiens, YouTubeurs ont accepté de se mobiliser bénévolement à travers une vidéo qui sera massivement relayée sur les réseaux sociaux», indique l’ONG dans un communiqué parvenu ce mardi à Yabiladi.

Elle décrit une vidéo «porteuse de messages d’espoirs et de prévention» et qui «aidera chacun de nous à oser faire ces gestes simples – une main tendue, un regard, un mot, un sourire – qui peuvent changer la vie d’un enfant ou d’un adolescent traversant une période difficile et se trouvant confronté à la souffrance et, souvent, à l’impossibilité de communiquer».

Meryeme Bouzidi Laraki et Véronique Fima, respectivement présidente et directrice de Sourire de Reda, les membres de l’association et plusieurs des influenceurs ayant participé à la vidéo #ana_m3ak organiseront également un point de presse le mardi 5 février 2019, à 16h30 au restaurant La Sqala de Casablanca.

«Depuis 10 ans, Sourire de Reda mobilise l’opinion publique sur les enjeux d’une mobilisation auprès des jeunes en souffrance, et notamment chaque 5 février depuis 2013, dans le cadre de la Journée nationale de prévention du suicide des jeunes», poursuit le communiqué.

Sourire Reda rappelle qu’«avec l’aide cruciale des médias, l’association a contribué à lever le tabou sur ce sujet sensible et à fédérer les énergies pour permettre à chacun de devenir un relais de prévention».

...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/73937/sourire-reda-lance-m3ak-pour.html

jeudi 27 septembre 2018

Maroc-OMS : La santé mentale au menu des entretiens de M. Doukkali à New York

Société : Maroc-OMS : La santé mentale au menu des entretiens de M. Doukkali à New York le 25 septembre 2018 //lnt.ma/*

Le ministre de la Santé, M. Anas Doukkali, s’est entretenu, lundi au siège de l’ONU à New York, avec Mme Svetlana Akselrod, Sous-Directrice générale chargée du Groupe Maladies non transmissibles et santé mentale à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en marge des travaux de la 73ème session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies.
Au cours de ces entretiens, qui se sont déroulés en présence notamment du Pr. Abderrahmane Maaroufi, Directeur de l’Institut Pasteur, le ministre a exposé les progrès accomplis par le Maroc sur les Maladies non transmissibles (MNT), notamment dans le domaine du cancer et les défis à relever durant les prochaines années, en particulier en ce qui concerne la promotion des modes de vie sains (activité physique, cessation de tabac, alimentation saine, etc).
Il a mis en avant l’approche intégrée du ministère en matière des MNT visant le développement des filières de soins primaires qui permettent le dépistage et la prévention, avant l’orientation des patients vers les centres de référence ou de traitement.
Rappelant que le Maroc a déjà concrétisé cette approche pour le cancer, à travers toutes les étapes de prise en charge de cette maladie, le ministre a souligné la nécessité de l’étendre à d’autres maladies, comme le diabète et les maladies cardiovasculaires.
La responsable de l’OMS a exprimé sa disposition à travailler avec le Maroc sur la thématique et s’est engagée à accompagner le Royaume dans la lutte contre les MNT.
A cet effet, l’OMS a fait part de son intérêt à identifier au Maroc des centres collaborateurs de l’OMS en matière de formation, d’expertise et de recherche sur les MNT, notamment dans le domaine du cancer.

Pour cela, l’Organisation va dépêcher dans les prochains jours une délégation de haut niveau pour travailler avec la partie marocaine à nommer des centres marocains collaborateurs de l’OMS.
Ces centres seront d’excellents outils de la coopération sud-sud dans le domaine de la prévention et le contrôle des MNT.
Au sujet de la santé mentale, M. Doukkali a rappelé que le Maroc a adopté une approche biopsychosociale dans la prise en charge de la maladie mentale, relevant, toutefois, les défis relatifs à la stigmatisation et à l’intégration de la famille du patient dans l’accompagnement.
A cet égard, la sous-directrice de l’OMS a exprimé la disposition de son organisation à envoyer une mission de responsables de la santé mentale au Maroc pour approfondir les discussions et étudier les moyens d’y dupliquer les expériences réussies ailleurs dans le monde.
Mme Akselrod s’est également engagée à accompagner le Maroc dans le développement et la mise en œuvre d’une stratégie nationale de prévention du suicide.
Le ministère de la Santé et l’OMS se sont mis d’accord à collaborer pour réaliser une enquête épidémiologique sur la santé mentale pour aider à renforcer la planification stratégique en la matière.

samedi 1 juillet 2017

MAROC Interview de Omar Battas: « Beaucoup de cas de suicides ne sont pas déclarés »

Interview de Omar Battas: « Beaucoup de cas de suicides ne sont pas déclarés »

OMAR BATTAS, chef du Centre psychiatrique universitaire Ibn Rochd à Casablanca
De 2.200 à environ 2.900, un bond de 32% en une année. C’est l’évolution alarmante des suicides et tentatives de suicide qu’a connue le Maroc entre 2015 et 2016, selon une récente note du Centre antipoison et de pharmacovigilance. Une situation inquiétante qui tire la sonnette d’alarme sur un phénomène encore enveloppé du drap de l’interdit.
La hausse exponentielle des cas de suicide au Maroc selon les chiffres révélés par le Centre antipoison et de pharmacovigilance en dit long sur l’ampleur de ce phénomène. Qu’en est-il vraiment?

Inquiétante, oui. Mais exponentielle, on n’en sait rien puisque nous n’avons pas de statistiques antérieures sur lesquelles on peut se baser pour comparer. Et c’est d’ailleurs l’un des problèmes qui se posent au Maroc. Dans ce sens où nous n’avons pas de registre national du suicide comme celui dont disposent les pays développés. Dans le monde, et selon l’OMS, il y a 68 pays qui ont un registre du suicide et qui donnent des chiffres fiables. Ceci dit, je félicite les responsables qui ont pu publier ces chiffres parce qu’on manquait de chiffres nationaux et d’indicateurs lorsqu’on enseigne le suicide à nos médecins qui ont choisi la spécialité psychiatrique.
Ce chiffre est un indicateur d’abord pour attirer l’attention de tout le monde étant donné que c’est un sujet qui n’interpelle pas que les autorités sanitaires mais aussi tous les acteurs de la vie publique. C’est un sujet très complexe qui touche tous les pays, toutes les cultures et qui existe depuis la nuit des temps.
Est-ce que le profil du suicidaire a changé au fil des années?

Normalement, la courbe du suicide suit l’âge. L’on enregistre une augmentation des cas de suicide au-delà de 55 ans. Mais, ces dernières années, on commence à avoir des pics, notamment chez les jeunes entre 15 et 24 ans.
Même au niveau mondial, l’OMS considère le suicide comme la deuxième cause de mortalité chez les jeunes. Il y a un suicide dans le monde toutes les 40 secondes et 800.000 suicides par an. Ce chiffre est multiplié par dix si l’on parle de tentatives de suicides.

Pour ce qui est des cas de suicide, l’on compte le plus de victimes parmi le sexe masculin. Cependant, concernant les tentatives de suicide échouées, c’est le sexe féminin qui prédomine. Heureusement, les femmes échouent souvent. Malheureusement, les hommes réussissent souvent.
Est-ce que les chiffres avancés reflètent la réalité?

Il m’est très difficile de dire si les chiffres reflètent la réalité. C’est uniquement un aspect de tout un iceberg. Ce sont des gens qui ont attenté à leur vie par des moyens chimiques. Il y en a d’autres qui attentent à leur vie par d’autres moyens. Il reste quand même un indicateur important. Peut-être qu’on aura besoin d’autres études. Et comme le suicide est illégal et demeure un tabou et un interdit dans toutes les religions monothéistes, beaucoup de cas de suicides ne sont pas déclarés. Ainsi, les chiffres peuvent être en-deçà de la réalité.
Se référant aux chiffres du Centre antipoison, qu’est-ce qui peut expliquer cette hausse des cas de suicide?

Maintenant, face à l’augmentation des cas de suicide entre 2015 et 2016, on ne peut que formuler des hypothèses. Avec l’évolution de notre société et de l’hyper-connexion, on commence à s’en informer plus spontanément et plus facilement. Dans ce contexte, il y a beaucoup de facteurs de risque. Dans une société en transition démographique, économique, sociale… il y a des moments de stress.

L’on assiste à l’émergence de l’individualisme, ce qui entraîne un effritement des liens sociaux et familiaux. Chose qui est considérée par les psychiatres, les psychologues, les sociologues et les anthropologues comme un facteur majeur de suicide. La vérité, c’est qu’on a besoin de sociologues et d’anthropologues pour faire des études sur notre société. Par ailleurs, il y a un lien important entre le suicide et les troubles psychiques. Le premier facteur de suicide au monde (70 à 80%), c’est la dépression. Il y a ensuite la schizophrénie (10 à 15% des cas), qui touche 1% de la population, puis il y a la toxicomanie.
Existe-t-il des cas qui sortent de l’ordinaire?

Effectivement. Il y a des personnes normales, indemnes, équilibrées, mais qui dans des situations de stress extrême d’origine familiale, économique, financière, sociale… n’ont plus l’aptitude d’adopter des stratégies d’adaptation aux situations stressantes. Parfois, il y a des situations qui dépassent leur capacité. Conséquence, ils passent à l’acte suicidaire.
En un instant, le suicide apparaît comme une solution. C’est une mauvaise solution pour un vrai problème. D’ailleurs, lors de la crise économique de 1929 et même récemment dans la crise économique de 2008, la courbe du suicide a connu un pic. Globalement, pour synthétiser, le profil du suicidaire est celui d’un Homme (homme et femme) d’un âge mûr qui est en situation de détresse qui peut être d’origine psychiatrique, économique ou sociale.
Le fait de négliger un cas de dépression, petite soit-elle, est-il dangereux?

En Suède, les autorités sanitaires ont dépisté tous les cas dépressifs d’une petite localité et les ont traités. Ainsi, elles ont constaté que le taux de suicide a nettement chuté. Donc, il y a un lien direct entre dépression et suicide. Il faut donc évaluer un patient dépressif. Pour cela, il faut former le personnel médical et paramédical pour détecter les problématiques psychologiques ou les signes révélateurs qui peuvent être le prélude d’un acte de suicide. Les démunis, face à une injustice sociale, deviennent vulnérables. Et parmi les risques qui les guettent, il y a le suicide.
Une précarité culturelle, économique ou sociale ajoutée à une précarité sanitaire devient un facteur de suicide. Il y a un rapport très intéressant de l’OMS publié en 2015 sur la prévention du suicide qui présente une cartographie du suicide dans le monde. Il faut que les autorités sanitaires du pays pensent un jour à mettre en place un observatoire national du suicide pour développer, d’une part, des stratégies de prévention et collecter, d’autre part, les informations et les statistiques leur permettant d’avoir une idée sur l’ampleur réelle du suicide au Maroc. L’OMS recommande de déclarer le suicide comme une priorité nationale. Ce n’est pas encore le cas au Maroc comme dans d’autres pays, où le suicide demeure un tabou pas uniquement religieux, mais multidimensionnel.
* http://fr.khabarpress.com/38392-interview-de-omar-battas-beaucoup-de-cas-de-suicides-ne-sont-pas-declares.html

mardi 21 mars 2017

SUITE INITIATIVE MAROC «Les murs du sourire» pour aider les jeunes en détresse et prévenir le suicide

«Les murs du sourire» pour aider les jeunes en détresse et prévenir le suicide

 Casablanca, le 13 mars 2017 COMMUNIQUE DE PRESSE Les Murs du Sourire : L’association Sourire de Reda s’associe à ED et Placebo, street artistes marocains, pour réaliser deux Murs du Sourire à Casablanca


 
LIRE LE COMMUNIQUE 



 ***


Article sur le sujet
source 22/02/2017 yabiladi.com*

Allier l’art à l’humanitaire, tel est le pari réussi de Placebo Studio, une société spécialisée dans le street-art, et de l’association «Sourire de Reda». Une fresque a été réalisée dans un mur du marché central, en face de la Bodega à Casablanca.




Le street-art peut-il aider à prévenir contre le suicide ? Le duo Placebo Studio l’a fait en réalisant une fresque sur un mur du marché central de Casablanca pour la campagne intitulée «Les murs du sourire», lancée par l’association «Sourire de Reda» qui vient en aide aux jeunes en souffrance et œuvre pour la prévention contre le suicide.

«Le suicide des adolescents est un sujet très dur qui est difficile à aborder», concède Meryeme Laraki, présidente de l’association «Sourire de Reda», contactée par Yabiladi. «On s’est rendu compte que ce sentiment relayé par la thématique pouvait nous freiner dans notre action, alors qu’on œuvre justement pour sortir les jeunes de l’isolement. On travaille avec beaucoup de joie parce qu’on croit à notre projet», explique la présidente. «Aider quelqu’un n’est pas forcément triste, c’est aussi du positif», ajoute-t-elle.

Propager du positif

De là est née l’idée de communiquer à travers «Les murs du sourire». Meryeme Laraki de préciser : «On veut amener la communauté à associer la prévention du suicide à du positif.» Fouad, du duo Placebo Studio, a eu «le feeling» avec l’association. «J’ai vu qu’ils étaient sincères. Si je donne de mon temps et de mon travail, c’est parce que j’ai eu un coup de cœur», insiste-t-il. C’est le premier travail à vocation sociale que mène Placebo Studio. «Beaucoup d’associations nous sollicitent, mais celle-ci en particulier m’a touché. Ils sont les seuls à traiter cette problématique», raconte Amine, l’autre artiste derrière la fresque. «J’ai beaucoup aimé leur vision. L’histoire de Reda met en lumière une réalité, celle de la détresse qui peut toucher n’importe qui.»

«Le dessin représentent une adolescente qui tient une fleur, celle-ci représentant la vie», raconte Fouad, plein d’inspiration. «Les pétales s’envolent, un peu comme la vie qui a plusieurs facettes. A la base, la fleur est une graine qui devient une plante, c’est ainsi qu’est symbolisé le cycle de la vie», décrit-il. Amine, quant à lui, a une autre interprétation de ce dessin : «Cette jeune fille, c’est comme si elle t’offrait une fleur.»

La fresque a été réalisée en quatre jours, malgré la pluie. La conception a été riche en partages pour les deux artistes puisqu’ils ont reçu beaucoup d’aide des personnes aux alentours du marché central de Casablanca. «On nous ramenait du thé, même le gardien des voitures nous a apporté son aide», se souvient Amine. «Le plus important c’est qu’à la fin, quand les gens passaient devant la fresque, ils souriaient. Ça égaye l’endroit où les murs sont très sales», dit l’artiste de 31 ans. L’objectif de cette fresque est de se dire qu’il y a une lumière au bout du tunnel, de symboliser l’espoir.

L’association «Sourire de Reda» n’en est pas à sa première fresque dans le cadre des «Murs du sourire». Une autre a été peint dans la rue Bahria à Casablanca. La présidente de l’association, créée il y a huit ans, raconte : «Le suicide de Reda a révélé plusieurs choses. Le harcèlement existe, les jeunes peuvent beaucoup souffrir», dit-elle. «Mais ils peuvent aussi souffrir dans le mutisme. Le suicide des enfants et des adolescents existent. C’est ce qui a révélé le drame», explique Meryeme Laraki.

L’association est née «certes après le suicide de Reda, parce qu’au même moment, on recevait des jeunes qui souffraient de la même manière», ajoute la présidente de l’ONG. «Même si on parle aux adolescents, on vise aussi les adultes. On veut dire ‘tu souffres, c’est important que tu ne restes pas tout seul, parles-en’», conclut-elle.

Le duo de Placebo Studio ressort plein d’espoir de ce projet puisque les Fouad et Amine envisagent de continuer à faire des gestes pour les associations humanitaires. Objectif ? Faire de l’art une manière d’égayer la vie des gens et de la rendre plus belle.



Zaïnab Aboulfaraj
Journaliste Yabiladi.com
...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/51260/murs-sourire-pour-aider-jeunes.html

24 févr. 2017

vendredi 3 février 2017

MAROC Communiqué de l'Association Sourire de Reda Campagne annuelle à l'occasion du 5 février, Journée nationale de prévention du suicide des jeunes




Top départ pour un mois de février riche en actions de communication et de sensibilisation.
 

Campagne annuelle à l'occasion du 5 février, Journée nationale de prévention du suicide des jeunes 

Initiée en 2015, la campagne STOP AU SILENCE, réalisée par l'agence Mosaik et la société de production Sigma, souligne l’importance pour les jeunes d’exprimer leur souffrance afin de se sentir mieux et ​ainsi ​éviter​ l'isolement qui peut conduire​ ​au​ passage à l’acte. 

La campagne démarre aujourd'hui sur Hit Radio avec les premiers spots.
Meryeme Bouzidi Laraki, Présidente de Sourire de Reda, sera l'invitée de Doc Samad dans son émission "On t'écoute" à minuit.

Grâce à la générosité de nos partenaires médias :
- Diffusion de nos spots radio sur Atlantic Radio, Chada FM, Hit Radio, Med Radio, MFM et Radio Mars à partir du 5 février.
- Annonces-presse dans Assabah, L'Economiste, Nafs et Telquel.
- Bannières et capsules vidéos sur plusieurs site web comme, Avito, Chouf TV, Hibapress, El Botola, SanTeV, We Love Buzz.
- Des affiches 4x3 dans Casa.





Samedi 4 février : Pièce de théâtre à la FOL "A mon âge je me cache pour fumer"
Merci à la troupe Kalima'T qui se produit à la Fol samedi soir au profit de Sourire de Reda.
Une très belle pièce, engagée et pleine d'émotions.
50 dirhams. Billes en vente sur place


Dimanche 5 février à partir de 11h : Ateliers - Brunchs créatifs et sensoriels à la FOL

Un dimanche original, créatif et plein de saveurs !

Des professionnels passionnés animeront bénévolement 8 ateliers sur l'expression des émotions : Argile, Collage, Mandala, Maquillage, Danse impro,Théâtre d'improvisation, Parcours sensoriel et Espace d'expression.
Trois espaces pour le brunch régaleront vos papilles :
- Beldi avec La Sqala
- Healthy avec Ish
- Vegan avec Damanjot
Sans oublier la présence du studio Y'a Pas Photos.

N'hésitez pas à nous rejoindre, seul, en couple ou en famille !




Les Murs du Sourire 

Bien que notre thématique soit grave, nous souhaitons développer des actions porteuses de valeurs joyeuses et positives. 
C'est pourquoi nous nous sommes associés à ED et Placebo, célèbres artistes du street art, pour créer des Murs du Sourire. 
Ces talents au grand coeur vont réaliser une performance sur le thème «Créer – Sourire – Vivre» en graffant des murs de Casablanca. Leur créativité donnera lieu à deux magnifiques fresques urbaines que vous pourrez découvrir la semaine prochaine à la Médina et au Marché Central.
Ce sera l'occasion pour le réalisateur Actarus de faire deux belles vidéos qui seront diffusées sur les réseaux sociaux.
Merci également à l'Association Sqala, la Fondation Noufissa Pharma5 et L'Uzine pour leur précieux soutien.




Conférence de presse à La Sqala jeudi 9 février à 9h
- Bilan de notre activité et chiffres clés.
- Présentation des premières photos des murs. 
- Animation par Younes Lahiaoui, Directeur Général de Nafs et consultant en développement personnel, d'un atelier spécialement destiné aux journalistes sur "les bonnes pratiques de communication et d’utilisation de l’image dans le traitement médiatique du suicide".

Nous remercions chaleureusement tous nos partenaires sans qui ces actions n'auraient pu être menées ainsi que tous ceux qui nous soutiennent tout au long de l'année, entreprises et bénévoles. 
Merci d'être à nos côtés. 
Nous sommes tous engagés pour aider les jeunes en souffrance à retrouver le sourire.

Meryeme Bouzidi-Laraki et Véronique Fima

-- 
Sourire de Reda
Association marocaine, pour venir en aide aux jeunes en souffrance et prévenir le suicide
Administration
Tel: + 212 5 22 87 47 40 Gsm: + 212 6 62 58 95 70