Prévention du mal être et du risque suicidaire en agriculture : Installation d’un comité de pilotage publié le 7 décembre 2022 https://daaf.reunion.agriculture.gouv.fr/*
La prévention du mal être et du risque suicidaire en agriculture est un enjeu fort qui est une préoccupation majeure de l’Etat. Une mission interministérielle est pilotée au niveau national avec une feuille de route déclinant différents outils à mettre en œuvre pour repérer, accompagner les agriculteurs concernés.
La déclinaison de cette feulle de route à la Réunion est impulsée par le préfet, avec l’installation d’un comité de pilotage le 28 novembre comprenant différents services de l’Etat : DEETS, DAAF, CGSS, ARS ainsi que le Centre Régional de Prévention du Suicide et la Chambre d’Agriculture.
Les objectifs visés au titre de l’année 2023 ont été validés et sont les suivants : Créer de la connaissance sur la thématique mal être et suicide en agriculture à la Réunion Communiquer auprès des agriculteurs sur les dispositifs d’accompagnement existant Renforcer le partenariat pour un meilleur accompagnement des agriculteurs (économique, social, voire prise en charge de soins) Etendre un réseau de sentinelles formées à la reconnaissance de signes de mal être psychologique, au sein du monde agricole afin de mieux repérer les agriculteurs en souffrance et les orienter vers une prise en charge adaptée
Aujourd’hui, tout agriculteur souhaitant un accompagnement peut contacter la cellule « agriculteurs en difficulté » de la Chambre d’Agriculture au 0262 94 25 94. Tout agriculteur en situation de souffrance ou ayant des idées suicidaires peut contacter le centre de prévention suicide au 3114, disponible 7 jours/7 et 24h/24
La Préfecture de La Réunion crée un comité pour lutter contre les risques suicidaires chez les agriculteurs
La Réunion By Press On Déc 8, 2022 https://thenews.re*
Suite à la mission interministérielle pilotée au niveau national
destinée à accompagner les agriculteurs et prévenir les risques
suicidaires, le préfet de La Réunion a installé un comité afin de
développer ces outils localement.
Dans son communiqué en date du 8 décembre, la Préfecture de La Réunion informe :
“La prévention du mal-être et du risque suicidaire dans le milieu
agricole fait partie des préoccupations majeures de l’État. Une mission
interministérielle pilotée au niveau national développe différents
outils à mettre en œuvre pour repérer et accompagner les agriculteurs
concernés.
Jérôme Filippini, préfet de La Réunion, a installé le 28 novembre
2022 un comité de pilotage afin de décliner localement ces outils,
comprenant différents services de l’État ; à savoir la direction de
l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DEETS), la
direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF), la
caisse générale de sécurité sociale (CGSS), l’agence régionale de santé
(ARS) ainsi que le centre régional de prévention du suicide et la
chambre d’agriculture.
Les objectifs du comité sont les suivants :
– créer de la connaissance sur la thématique “mal-être et suicide en agriculture à La Réunion” ;
– communiquer auprès des agriculteurs sur les dispositifs d’accompagnement existants ;
– renforcer le partenariat pour un meilleur accompagnement des
agriculteurs (économique, social, voire prise en charge de soins) ;
– étendre un réseau de sentinelles formées à la reconnaissance de
signes de mal-être psychologique au sein du monde agricole, afin de
mieux repérer les agriculteurs en souffrance et les orienter vers une
prise en charge adaptée.
Aujourd’hui, tout agriculteur souhaitant un accompagnement peut
contacter la cellule « agriculteurs en difficulté » de la chambre
d’agriculture au 02 62 94 25 94.
Tout agriculteur en situation de souffrance ou ayant des idées
suicidaires peut contacter le centre de prévention suicide au 3114,
disponible 7 jours/7 et 24h/24.”
Regards croisés sur le suicide et les conduites suicidaires dans les DROM : une étude pour mieux appréhender le phénomène en Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte. Actualité ORSG * du 03-17-2022
Contexte La Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES) a proposé un appel à projets de recherche « Le suicide et sa prévention » comprenant 3 axes dont le premier consiste à disposer de connaissances sur les « Spécificités des conduites suicidaires dans les Départements et Régions d’Outre-Mer (DROM) et Collectivités d’Outre-mer français ».
Dans le cadre de ce premier axe, la Fédération Nationale des Observatoires Régionaux de la Santé (FNORS) et les Observatoires Régionaux de la Santé (ORS) de Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte ont proposé un diagnostic interrégional pluri-thématique sur les conduites suicidaires dans ces cinq territoires. Le projet d’étude, à la fois quantitatif et qualitatif, a été retenu et se déroulera sur 20 mois. Objectifs
L’objectif principal du projet est de réaliser un diagnostic interrégional sur les spécificités des conduites suicidaires et leurs déterminants dans les DROM.
Les objectifs plus spécifiques sont de :
– Recenser les données et les études spécifiques sur les conduites suicidaires et leurs déterminants en Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte ;
– Faire une analyse croisée de ces données pour identifier les similarités et spécificités de chacun des territoires ;
– Proposer des recommandations en termes d’actions.
Méthode
Afin d’identifier les similitudes et les différences interrégionales, le projet d’étude s’articulera autour de quatre axes thématiques : (1) dispositifs d’observation et de connaissances, (2) facteurs de risques et déterminants, (3) représentations et facteurs culturels, (4) environnement sanitaire ; et se scindera en deux phases :
Une recherche d’information se basant sur la mobilisation des partenaires, de recherches sur le web, d’une analyse des résultats de différentes études quantitatives réalisées à partir des données issues du Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI) sur les séjours hospitaliers pour tentatives de suicide, des données issues des passages aux urgences, à partir du réseau Oscour et dans les bases de données des ORS sur les 4 axes thématiques, permettra de réaliser :
– Une présentation du contexte sociodémographique et un recensement des données épidémiologiques, des données culturelles, des données sanitaires et des dispositifs d’observation disponibles en région ;
– Un recensement de la littérature scientifique et de la littérature grise concernant les 4 axes exposés plus haut ;
– Un recensement régional et infrarégional des actions de prévention et des personnes/structures ressources régionales.
En complément, une revue de presse rétrospective sur les trois années précédant le démarrage du projet et une veille pendant la durée du projet sera effectuée sur les articles des presses locales traitant de la thématique du suicide.
La seconde phase s’appuiera sur une étude qualitative réalisée auprès de différents acteurs de terrain afin d’explorer les axes de questionnement et recueillir leurs perceptions et représentations du suicide.
En fonction des dispositifs et acteurs présents et des éléments de contexte spécifique à chaque territoire, deux modalités de recueil seront mises en œuvre :
– Des focus group (à raison de trois en moyenne par territoire) ;
– Des entretiens semi-directifs individuels (à raison de cinq en moyenne par territoire).
La grille d’entretien sera le support utilisé par les personnes chargées de mener les entretiens. Le choix de nous centrer sur les professionnels et/ou représentants d’usagers permettra d’avoir une vision globale du phénomène et correspondra également à des choix opérationnels facilitant la réalisation des entretiens (la réalisation d’entretiens auprès de suicidants ou de familles directement touchées nécessitant du personnel spécifiquement formé à ce type de recueil).
Les entretiens seront analysés sur la base d’une grille d’analyse commune des principaux thèmes abordés lors des entretiens. L’analyse permettra d’identifier les éléments clés et les singularités propres à chacun des DROM au regard des axes définis précédemment.
Les informations recueillies seront synthétisées selon chaque axe thématique et feront l’objet d’une analyse croisée entre les cinq territoires.
Les résultats permettront d’identifier les besoins spécifiques ou communs à ces territoires et de définir des recommandations afin d’orienter les stratégies de prévention du suicide dans les DROM globalement et selon les particularités de chaque territoire ultramarin.
Une équipe projet pluridisciplinaire 1 Responsable scientifique 8 experts en santé publique 1 sociologue 1 anthropologue 2 documentalistes 1 animatrice en charge du suivi administratif et financier
Où en sommes-nous ?
La première phase, qui a débuté en juin 2021, touche aujourd’hui à son terme et la seconde phase débute ce mois-ci (mars 2022) avec les premiers entretiens.
L’artiste Réunionnais WAROOX et l’EPSMR coopèrent pour la prévention du suicide
LINFO.RE – créé le 5.02.2021
Marine Magnien https://www.linfo.re*
Aujourd’hui, vendredi 05 février 2021, c’est la journée nationale sur la prévention du suicide.
A cette occasion, l’Equipe VIGILANS de l’EPSMR souhaite mettre en avant le travail
cette
unité dédiée et une collaboration artistique qui a été tout particulièrement avec
un artiste réunionnais.
Une collaboration artistique
Le projet artistique Dans le cadre de la stratégie régionale de prévention du suicide, l’équipe du dispositif VigilanS Océan Indien de l’EPSMR a contacté l’artiste WAROOX pour un projet de communication.
Il a accepté avec enthousiasme de collaborer à ce projet.
2 axes de travail ont été établis
À la fois la création d’une série de cartes postales à destination des
patients bénéficiant de la veille du dispositif VigilanS, mais aussi la
création de posters ayant pour objectif de communiquer auprès du grand
public.
Pour cela, WAROOX a créé une série de 8 cartes postales avec des
illustrations différentes. Ces cartes ont pour objectif de rappeler à
leurs destinataires que l’équipe du dispositif VigilanS est présente
pour eux et à leur écoute en cas de besoin. Il a aussi créé des posters
autour d’un champ lexical transmis par les équipes de vigilanseurs de
l’EPSMR.
Ces posters reprennent le design des cartes postales, en les personnalisant
avec des phrases en créole pour plus de proximité : “tien bo nou lé la”
(slogan de VigilanS Océan Indien), “ensanm lé mwin difisil” ou encore
“zordi mi pli, domin mi revey”. Ces posters
seront visibles dans les services intra et extra hospitaliers de l’EPSMR, les services
d’urgences, les salles d’attente des professionnels de santé...Les
objectifs
Les objectifs de ce projet de communication grand public sont multiples
Sensibiliser la population par le biais d’illustrations artistiques et
communiquer un message fort autour d’un sujet douloureux, dans un but de
prévention ; mais aussi, leur rappeler quele suicide n’est pas une
fatalité et qu’il est possible d’agir pour le prévenir. En effet, il
existe des ressources d’aide
disponibles sur le territoire ; dans un premier temps leur médecin traitant, et en cas
d’urgence le 15.
Evoquer la problématique du suicide n’est pas simple, mais ce moyen de
communication nous aide à sensibiliser un plus grand nombre de
personnes. L’EPSMR tenait à travailler avec un artiste réunionnais
souhaitant apporter sa contribution à la prévention du suicidesur son
île.
Le but est de transmettre un message d’espoir à travers une œuvre artistique,
car communiquer autour de la prévention du suicide, c’est sauver des
vies.
"Stop Blues" : une appli pour pour prévenir les suicides LINFO.RE – créé le 10.02.2020 Manuel Yepes
Présentée à Saint-Paul, une application mobile vient compléter les dispositifs de prévention du suicide existants.
Voir video https://www.linfo.re/la-reunion/sante/stop-blues-une-appli-pour-pour-prevenir-les-suicides 2 personnes tentent de se donner la mort en moyenne par jour à La Réunion. Pour tenter d’enrayer ce fléau une nouvelle application est dévoilée à Saint-Paul ce lundi 10 février, comme l’explique le docteur Erick Gokalsing, psychiatre à l’Établissement public de santé mentale de La Réunion (EPSMR).
Cette application, développée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), s’adresse aux jeunes en particulier, qui sont les premières victimes. L’objectif est de compléter ou remplacer les moyens existants. Dario Babet, coordinateur santé à la mairie de Saint-Paul.
"La mairie de Saint-Paul s’est engagée depuis plusieurs années à proposer de l’éducation de la promotion de la santé auprès de sa population. Nous sommes partis plus loin en 2018 via la signature du contrat local de santé mentale. À ce titre, nous nous sommes engagés sur la mise en œuvre d’un nouveau dispositif, l’appli Stop Blues qui peut être utilisée par tous et notamment par les personnes qui sont en mal-être oui qui ont des troubles psychiques." "Les personnes ne savent pas vers qui s’orienter"
Le coordinateur santé de poursuivre : "Souvent les personnes sont désemparées et ne savent pas vers qui s’orienter. Il y a un quiz, un questionnaire, beaucoup de vidéos et surtout la possibilité via le GPS de voir qui sont les acteurs à proximité de soi." Plus de 10 000 suicides chaque année en France
Avec plus de 10 000 décès par an et 200 000 tentatives, la France est l’un des pays d’Europe les plus touchés par le suicide. Inciter à chercher de l’aide
L’appli Stop Blues est à la disposition de toute personne majeure en souffrance psychique, présentant un risque suicidaire ou souhaitant soutenir un proche ; dans le but de l’inciter à chercher de l’aide. Les utilisateurs y trouveront des solutions concrètes telles que des vidéos d’information notamment sur le mal-être, des questionnaires d’auto-évaluation, une cartographie de l’aide de proximité ainsi qu’un plan de soutien en cas de crise.https://www.linfo.re/la-reunion/sante/stop-blues-une-appli-pour-pour-prevenir-les-suicides
HISTORIQUE
***
Un dispositif qui s’applique contre la dépression
Publié le 31/08/2019
Paris, le samedi 31 août 2019 – La majorité des personnes concernées par la prise en charge de la souffrance mentale partage le sentiment que les outils numériques ne pourront jamais remplacer le rapport humain. Cependant, notamment à l’heure de l’engorgement des services dédiés, ils peuvent être des dispositifs de soutien précieux. En France, ces systèmes demeurent rares, alors que les applications consacrées à la prévention primaire de la dépression et à l’accompagnement des patients sont nombreuses aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, comme le constatait récemment, cité par France TV Info le professeur Antoine Pelissolo, psychiatre à l’hôpital Henri-Mondor (Créteil, AP-HP).
Un anonymat rassurant
Il y a un peu plus d’un an des chercheurs de l’INSERM conduits par Karine Chevreul ont voulu corriger cette lacune et ont lancé Stop Blues. Cette application veut répondre à plusieurs écueils de la prise en charge des personnes atteintes de dépression : la réticence des patients à consulter et leur difficulté à définir leur souffrance. Grâce à l’anonymat de l’outil numérique, il est plus facile d’accepter de se "confier" et de mesurer si ses symptômes divers doivent ou non alerter. C’est ainsi que Stop Blues repose notamment sur différents Quiz. « Ceux-ci ont été mis au point grâce à l’abondante littérature scientifique disponible en la matière, dont le test PHQ-9, très efficace et qui évaluent en seulement neuf questions la présence et la sévérité de la dépression » expliquait citée dans un communiqué de l’INSERM Karine Chevreul.
Géolocalisation et suivi
En fonction des résultats de ces évaluations, l’application recommande diverses options. Dans certaines localités, notamment à Bondy depuis cet été, elle propose même un système de géolocalisation qui permet d’identifier les professionnels et les services les plus adaptés les plus proches de soi. Puis, parallèlement à la prise en charge, le dispositif peut fonctionner comme un outil de suivi, notamment pour apprécier ses progrès, ce qui peut être particulièrement utile dans le cadre d’un long parcours, tandis que la rubrique « Trucs et astuces » contribue également à une gestion personnalisée.
Est-ce que ça marche ?
Stop Blues est également un outil de sensibilisation alors qu’aujourd’hui la France manque encore de démarches efficaces de prévention primaire du suicide. Grâce à différentes vidéos didactiques, il a pour ambition de permettre à tous de mieux comprendre la dépression et les moyens dont on peut disposer pour y faire face pour soi-même et pour ses proches. Enfin, les données enregistrées dans l’application sont collectées anonymement et contribuent à alimenter les recherches des équipes spécialisées afin notamment d’évaluer l’efficacité de ce type d’outil.
L’appli de la semaine : appréhender son spleen avec StopBlues
Des chercheurs de l’Inserm ont mis au point une application
permettant de faire le point sur son mal-être psychologique. Les données
collectées – anonymement – sont destinées à faire avancer la recherche.
Par Lily Savey Publié 28/08/2019
Le
message premier des chercheurs reste que pour soigner son mal-être, il
faut s’en remettre à un professionnel. Tommaso D'Incalci/Ikon
Images/PhotononstopHonte, peur, déni... nombreux sont les facteurs qui empêchent les victimes de mal-être psychologique de mettre des mots sur leurs souffrances et de demander de l'aide. Ce tabou, qui constitue un obstacle à la prévention de comportements à risque, des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) souhaitent le lever. Dans le cadre du programme de recherche intentionnelle et évaluative mené pour la prévention du suicide (« Printemps »), ils ont lancé l'application StopBlues, consacrée à la sensibilisation autour des problèmes de déprime passagère et de dépression.
Les avantages
Simple d'utilisation, l'appli se divise en rubriques permettant d'aborder la souffrance psychologique sous différents angles, étape par étape. Dans « Tout sur le blues », on apprend à reconnaître et à interpréter les signes, et la rubrique « Des solutions » propose des moyens d'action pour commencer à se sentir mieux. Que l'on se renseigne pour soi ou pour aider un proche, StopBlues offre un accès à des informations utiles et variées. Le format vidéo permet aux professionnels et aux témoins partageant leur expérience de s'exprimer de manière simple et accessible.
Les quiz psychologiques de la rubrique « Où en suis-je ? » peuvent être actualisés au cours du temps, les résultats étant enregistrés et présentés sous forme de graphique. Le « plan de soutien » permet de faire une liste de ses propres symptômes et des solutions personnalisées. Une individualisation de l'expérience qui permet de mieux se comprendre et de se sentir écouté. Pour inciter à libérer la parole, l'application propose une carte géolocalisée qui recense les interlocuteurs à proximité et met à disposition un « bouton d'urgence » permettant d'appeler à l'aide en cas de nécessité.
Les inconvénients
Si l'application cherche à aider les personnes victimes de mal-être psychologique, elle vise aussi à faire avancer la recherche de l'Inserm en matière de prévention des comportements suicidaires. Aussi, pour accéder aux rubriques personnalisées, il est nécessaire de se créer un compte et d'accepter que ses données soient collectées anonymement et utilisées dans le cadre d'une enquête visant à évaluer la pertinence des services proposés.
« Il semble que vous présentez les signes d'une dépression modérée », « Votre état de bien-être psychologique n'est pas parfait ... Les cases dans lesquelles nous classent les quiz ne sont pas toujours très parlantes et ne valent pas un vrai diagnostic médical, ce qui ne manque pas d'être rappelé. Si la rubrique « Trucs et astuces » propose des activités pour gérer son stress, et même des jeux accessibles directement depuis l'application, elle ne doit pas occulter le message premier des chercheurs : pour soigner son mal-être, il faut s'en remettre à un professionnel.
Appli gratuite, disponible sous iOS et Android. Stopblues.fr
StopBlues : une appli pour prévenir la dépression https://www.francetvinfo.fr*
Mise
au point par des chercheurs de l’Inserm, StopBlues est une application
gratuite. Elle apporte notamment des solutions concrètes, comme la
localisation des professionnels de santé spécialisés.
Cette appli gratuite propose plusieurs outils pour combattre la dépression "La santé mentale
est encore aujourd’hui un immense tabou et le grand public ne sait pas
reconnaître les signes de la souffrance psychique, explique Karine Chevreul, chercheuse en santé publique à l'Inserm. Une
appli peut permettre aux gens de faire reconnaître leur souffrance sans
s’exposer, dans l’anonymat, sans avoir besoin de se dévoiler. Le but de
cette appli est de faire savoir que la dépression est un incident de la vie qui peut arriver à tout le monde".Trouver un spécialiste près de chez soi Cette chercheuse et son équipe ont mis au point en avril dernier StopBlues,
une application gratuite et un site internet destinés à aider les
patients. StopBlues est accessible à tous, mais depuis cet été, la ville
de Bondy, en Seine-Saint-Denis, en fait la promotion auprès de ses
habitants. La commune a cartographié l’ensemble des lieux pouvant être
utiles aux personnes en souffrance psychique, comme des adresses de
professionnels de santé. Les patients connectés sont géolocalisés et orientés vers les lieux de consultation. L’appli propose également des vidéos expliquant les causes et les signes de dépression (fatigue, troubles de la concentration, troubles du sommeil, tristesse). "Combattre le déni" "En informant, on peut beaucoup aider à la prise en charge des patients, explique Karine Chevreul. L’objectif est de combattre le déni, précise-t-elle.
80% à 90% des personnes qui se suicident sont allées consulter un
médecin, mais pour tout autre chose. Elles n’ont pas osé se confier.
Evoquer un mal-être est associé à une faiblesse et les patients ne
parlent pas jusqu’au jour décisif… " regrette la chercheuse. L'une
des difficultés dans la prise en charge de la dépression est la variété
des symptômes. Selon les individus, elle peut se manifester par de l’anxiété, de la tristesse, de l’irritabilité, un sentiment d’inutilité, d’impuissance ou encore par des problèmes d’addiction ou des troubles alimentaires. Des quizz pour s'auto-évaluer Lorsqu’une
personne a des doutes sur ce qu’elle ressent, l’auto-évaluation peut
être une solution. C’est pourquoi l’appli propose de nombreux quizz pour
évaluer précisément le bien-être psychologique, l’anxiété et la qualité
de vie, le risque suicidaire etc. "Ces quizz ont été mis au point grâce à l’abondante littérature scientifique, précise la chercheuse. Ces
outils permettent aussi aux personnes de suivre l’évolution de leur
mal-être une fois qu’elles sont prises en charge. Constater des
changements peut se révéler très encourageant dans le processus de
guérison". "Une première étape pour un patient sans diagnostic" StopBlues
propose par ailleurs des témoignages de patients qui ont vaincu leur
maladie et des « trucs et astuces » comme de la musique de relaxation. A l’avenir, les chercheurs espèrent améliorer cette application. "Nous
avons le projet de développer une application spécifiquement dédiée à
la prévention du suicide chez les 15-25 ans, pour lesquels les
conditions du mal-être ne sont pas les mêmes que dans la population plus
âgée, ainsi qu’une application en lien avec les souffrances psychiques
liées au travail", explique Karine Chevreul. "Cette application peut être une solution, un outil parmi d'autres qui rend un vrai service, estime le Pr Antoine Pelissolo, psychiatre à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil (AP-HP). Certes,
elle sera inutile dans le cas d'un patient atteint d'une dépression
majeure paralysante, mais elle peut être considérée comme un coup de
pouce en cas de dépression lègère. Cela peut être par exemple une
première étape pour un patient sans diagnostic qui est réticent à
consulter ou encore une béquille pour un patient déjà suivi qui en marre
de voir son psy mais qui ne peut pas arrêter toute prise en charge". Des applis très en vogue aux Etats-Unis "Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ce genre d'application est très développé, souligne le chef de service. C'est un outil pour mettre en place des thérapies comportamentales et cognitives.
Des modules incitent à l'activité physique ou encouragent le patient
dans ses progrès par exemple. Dans ces pays, ces applications sont
utilisées comme support d'accompagnement entre deux consultations, voire
même en remplacement total d'un thérapeute. Ce qui n'est ni
souhaitable, ni envisageable en France." Chaque année, en France, on recense 200 000 tentatives de suicide et 10 500 décès par suicide, soit près de trois fois plus que par accidents de la circulation. https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/stopblues-une-appli-pour-prevenir-la-depression_3575387.html
***
Bondy : cette application vous aide à prévenir la dépression
Développé
par l’Inserm, « StopBlues » vise à identifier les signes, les causes et
apporter des solutions y compris locales au mal-être des habitants.
La ville de Bondy promeut l’application StopBlues, mise au point par
l’Inserm, pour lutter contre les troubles de l’anxiété et la dépression. LP/Claire Guédon
Par C.G.
Le 11 août 2019 à 16h57, modifié le 11 août 2019 à 22h16
C'est un dispositif novateur que promeut depuis cet été, la ville de Bondy auprès de ses habitants : une application dénommée « StopBlues
», téléchargeable gratuitement sur un smartphone et destinée à lutter
contre la dépression et les troubles de l'anxiété. L'appli a été mise au
point par l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche
médicale) qui s'est ensuite appuyé sur 36 communes en France, dont
Saint-Denis, Montreuil et maintenant Bondy, pour en informer
progressivement le grand public.
«
Nous avons intégré trois groupes expérimentaux de villes pour assurer
la promotion de StopBlues à différents stades de son développement,
confirme Jean-Jacques Rémond, coordinateur à Bondy du conseil local de
santé mentale. Nous avons un rôle de relais, notamment auprès de nos
partenaires du secteur de la psychiatrie. »
Les services locaux d'aide cartographiés
La
commune a fourni un gros travail complémentaire en cartographiant
l'ensemble des endroits pouvant recevoir et aiguiller des personnes en
souffrance, et qui en feraient la demande. « Ces lieux englobent à la
fois certains services de la ville, comme les équipes de la maison de Marianne,
et les structures de soins et professionnels de santé, comme les
médecins généralistes ou pharmacies », ajoute Jean-Jacques Rémond.
La
carte est accessible depuis le smartphone : l'application se sert du
GPS pour localiser les différents services susceptibles de venir en aide
aux habitants ainsi que leur niveau de spécialisation. StopBlues
dispose même d'un bouton d'urgence, qui appelle les secours.
Les
grands objectifs de l'appli sont de permettre aux personnes
d'identifier les signes (comme la tristesse, le goût à rien, la fatigue,
les troubles du sommeil, de la concentration et de l'alimentation) ,
les causes et aussi d'apporter des solutions au mal-être. Quiz pour
savoir où vous en êtes (il faut créer un compte pour les faire),
évaluation de son humeur, trucs et astuces (jeux, exercices de
relaxation et psychologie positive) défilent sur l'application, ainsi
que des témoignages concrets qui expliquent par exemple comment franchir
le pas pour en parler ou comment aider un proche.
10 500 suicides chaque année en France
Pas
détectés et pas soignés, les idées noires, les troubles de l'anxiété et
la dépression peuvent conduire au pire. En France, on estime à 10 500
le nombre de décès par suicide, soit près de trois fois plus que dans
des accidents de la circulation.
En
Ile-de-France, l'Agence régionale de santé (ARS) avait recensé près de
800 suicides en 2015. En 2017, plus de 8 000 tentatives ont été prises
en charge dans les hôpitaux de la région parisienne, dont près de 750 en
Seine-Saint-Denis.
Le programme est financé par l'agence Santé Publique France, à hauteur de 950 000 €.
ET BIENTÔT, DES VERSIONS POUR LES JEUNES
Le
mal-être et la dépression peuvent toucher toutes les générations. La
version actuelle de l'application StopBlues est généraliste et la
volonté de l'Inserm est d'en faire plusieurs déclinaisons, notamment
auprès des jeunes.
«
En fonction des tranches d'âges, on ne va pas s'adresser de la même
façon aux 12-15 ans et aux 18-25 ans, par exemple », souligne Karine
Chevreul, professeure de santé publique à l'AP-HP et chercheuse à
l'Inserm.
Ces
projets, qui ont reçu un nouveau financement de Santé Publique France,
devraient aboutir en 2020. Une version consacrée aux risques
psycho-sociaux au travail sera développée dans un deuxième temps.
La crainte d'une « stigmatisation »
Karine
Chevreul a choisi de travailler à la mise au point d'une appli, parce
que selon elle, il s'agit d'un « outil d'évaluation intime avec des
questionnaires validés scientifiquement. » Les personnes en souffrance
ont en effet du mal à extérioriser leurs difficultés, y compris auprès
de leur médecin.
«
Les gens sont dans le déni parce qu'ils redoutent la stigmatisation,
analyse Karine Chevreul. Ces maladies autour du mal-être et de la
dépression sont associées à la fragilité et à la faiblesse. Bien
souvent, les personnes qui consultent le font en disant avoir mal au
ventre ou au dos. Jamais qu'elles se sentent déprimées. Le but est aussi
de leur faire comprendre que ce qui leur arrive n'est pas si grave,
qu'elles n'ont pas à avoir honte. »
Mulhouse : Une appli pour chasser la déprime
Christophe Schmitt
21 août 2018 à 17h54 par Simon Haberkorn mplusinfo.fr
Un coup de blues, une
sensation de déprime ou de solitude ? L’application Stop Blues,
développée par l’Inserm avec le soutien de la Ville de Mulhouse, permet
d’accéder rapidement et gratuitement aux informations, outils et
solutions pour aller mieux.
Anxiété, fatigue, stress, irritabilité, insomnie, déprime,
découragement… Autant de symptômes d’un sentiment de mal-être, qui non
reconnu et pris en charge, peut entraîner des troubles plus importants
tels que la dépression et des envies suicidaires. La solution ? Se faire
aider, ne pas rester seul avec ses idées noires et être accompagné.
Un dispositif novateur
« Tout le monde peut un jour se
sentir triste, malheureux, déprimé, sans énergie, seul et en souffrir…
Il n’est pas toujours évident de mettre des mots sur les maux, il n’est
pas toujours facile de le reconnaître, mais le mal-être peut s’aggraver
très vite, s’il n’est pas pris en charge. »
Partant de ce constat, et des 200 000 tentatives de suicide annuelles
en France, les chercheurs de l’Inserm (Institut national de la santé et
de la recherche médicale) en lien avec des professionnels de santé et
des partenaires institutionnels comme la Ville de Mulhouse et le Conseil
local de santé mentale, ont développé l’application Stop Blues. Soit un
dispositif novateur de prévention de la souffrance psychologique et des
risques suicidaires, financé par Santé publique France et bénéficiant
du haut patronage des ministères de la Santé et de la Recherche. Se faire aider anonymement
Gratuite, anonyme et confidentielle, cette application, disponible sur l’App Store et Google Play et également via le site www.stopblues.fr,
est destinée aux personnes de plus de 18 ans, qui peuvent la consulter
pour eux-mêmes ou pour un proche. On y retrouve des questionnaires
d’auto-évaluation validés scientifiquement pour faire le point sur son
état psychologique et suivre son évolution, ainsi que des vidéos
d’informations sur les signes et les causes du mal-être et les solutions
pour en sortir. Des conseils et des exercices pour se détendre et
prendre du recul sont aussi proposés. L’application permet également de
trouver de l’aide autour de soi et propose un plan de soutien en cas de
crise.
Télécharger Stop Blues sur l’App Store d’Apple ou sur Google Play, consulter le site www.stopblues.fr
StopBlues, un site et une appli pour prévenir le mal-être
Science 19.04.2018 www.inserm.fr*
Une équipe Inserm a développé
StopBlues, un dispositif numérique pour agir sur le mal-être
psychologique qui, s’il n’est pas reconnu, peut conduire à des troubles
plus sévères comme la dépression ou le suicide
Chaque année on compte en
France 200 000 tentatives de suicide et 10 500 décès par suicide, soit
près de trois fois plus que par accidents de la circulation... Sans
compter que ces chiffres sont forcément sous-évalués, tant le tabou en
la matière est grand. La prévention, elle, reste complexe. "Il y a
deux façons d’intervenir pour prévenir le suicide : soit on agit sur
toute la population, ce qui permet au final d’atteindre les personnes
cibles, soit on agit a posteriori sur la population qui a déjà
fait une tentative de suicide. Jusqu’à aujourd’hui les actions se
focalisaient sur ce deuxième axe, qu’on appelle la prévention secondaireElle vise à réduire la gravité d’un problème de santé.. Mais rien n’existait pour prendre en charge la souffrance avant qu’une personne ne passe à l’acte",
explique Karine Chevreul, directrice adjointe de l’unité Épidémiologie
clinique et évaluation économique appliquées aux populations
vulnérables* à Paris. Pour combler le manque de prévention dite
"primaire", la chercheuse et ses collègues ont développé une approche
originale : StopBlues.
Cet outil de e-santé vise à combattre le mal-être qui, s’il n’est pas
reconnu, peut conduire à des troubles plus sévères comme la dépression ou le suicide. Un site Internet
et une application mobile permettent d’accéder à tout un ensemble
d’informations et d’outils, comme des vidéos sur la dépression, des
quiz, des solutions telles que des exercices de relaxation ou de
psychologie positive, ainsi qu’une cartographie des ressources locales –
médecins, associations... – vers lesquelles se tourner pour se faire
prendre en charge. Combattre le déni Si les scientifiques ont eu l’idée de se tourner vers ces deux outils
numériques aussi bien universels qu’anonymes, c’est avant tout pour
dépasser un des principaux obstacles auxquels se heurte la prévention. "Aujourd’hui
les personnes en souffrance psychologique sont dans le déni : 80 à 90%
des personnes qui se suicident sont allées consulter un médecin, mais
pour tout autre chose... Elles n’ont pas osé se confier, observe Karine Chevreul. Ressentir
un mal-être ou évoquer le suicide est encore associé à une faiblesse,
alors les personnes en souffrance n’en parlent pas, jusqu’au jour
décisif..." Pour lutter contre ce déni, StopBlues véhicule l’idée,
au travers des explications sur les signes et les causes multiples du
mal-être, que celui-ci peut toucher tout le monde et qu’on en est en
rien responsable.
Et parce que cette culture de dénigrement du mal-être psychologique
ne touche pas que les personnes qui en sont victimes, des informations
sont aussi destinées à leurs proches. "Quand une personne qui ne va
pas bien se décide enfin à le partager avec sa famille, ses amis,
ceux-ci doivent être en mesure de l’accueillir de façon appropriée,
notamment pour ne pas entretenir le sentiment de faiblesse et le déni, précise la chercheuse. Sur StopBlues, nous expliquons par exemple comment réagir, quels mots utiliser, comment orienter ses proches vers un médecin..." Évaluer le mal-êtreLes quiz sont au centre du dispositif. Subit-on un mal-être ? Quelle
est sa sévérité ? Ces questions sont souvent difficiles à aborder avec
un médecin, sans compter que les manifestations variées du mal-être
n’aident pas à poser soi-même un diagnostic : selon les individus, le
sentiment de malaise peut s’exprimer par l’anxiété, la tristesse, la
fatigue, l’irritabilité, les troubles du sommeil, un sentiment d’échec,
d’inutilité, de dévalorisation, l’impuissance à trouver des solutions à
ses problèmes en passant par des troubles addictifs ou du comportement
alimentaire..."Lorsqu’une personne a des doutes sur ce qu’elle
ressent, l’auto-évaluation reste possible au travers de questionnaires.
Ceux-ci ont été mis au point grâce à l’abondante littérature
scientifique disponible en la matière, dont le test PHQ-9, très efficace
et qui évalue en seulement neuf questions la présence et la sévérité de
la dépression, décrit la spécialiste. C’est également un outil
qui permet aux personnes de suivre l’évolution de leur mal-être une
fois qu’elles sont prises en charge, car ce test est très sensible au
changement. Et constater des améliorations peut se révéler encourageant
dans le processus de guérison."
Les chercheurs n’entendent pas s’arrêter là : "Nous avons
également le projet de développer une application spécifiquement dédiée à
la prévention du suicide chez les 15-25 ans, pour lesquels les
conditions du mal-être ne sont pas les mêmes que dans la population plus
âgée, ainsi qu’une application en lien avec les souffrances psychiques
liées au travail", décrit Karine Chevreul.Consulter le site web StopBlues Télécharger l'application iOSD’après un article du magazine Science&Santé n°39
Note *ECEVE, unité 1123 Inserm/Université Paris Diderot
Vannes. La Ville expérimente StopBlues, outil de prévention contre le suicide
Sous la forme d’un smartphone, StopBlues vise à aider les utilisateurs à mieux reconnaître les signes de déprime, blues ou de mal-être. | Ouest-France
Fleury VUADIAMBO 12/04/2018
La municipalité a lancé jeudi 12 avril une campagne d’informations autour de l’outil numérique StopBlues. Sous la forme d’un site ou application mobile, le dispositif vise à aider les utilisateurs à mieux reconnaître les signes de déprime, blues ou de mal-être.
Après Rennes et Brest, c’est au tour de Vannes d’être en première ligne dans la lutte contre la souffrance psychique. La municipalité a lancé, jeudi 12 avril, une campagne d’informations autour de l’outil numérique StopBlues.
Le dispositif a été développé, l’année dernière, par une équipe de recherche de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), en collaboration avec « des psychiatres et des personnes qui ont été en souffrance », indique Sophie Becquet, coordinatrice du Relais prévention santé.
Sous la forme d’un site ou application mobile, StopBlues présente plusieurs rubriques avec des fonctionnalités complémentaires. L’accès est gratuit. Le futur utilisateur doit juste créer un compte pour découvrir toute une panoplie de renseignements sur le blues, la dépression et le mal-être.
L’expérience va durer dix-huit mois
S'informer sur la souffrance psychique, reconnaitre les signes de dépression et déterminer ses causes. « L’usager peut consulter des vidéos thématiques expliquées par différents professionnels de santé. Mais aussi des personnes qui racontent leur vécu », explique Sophie Becquet.
Avec StopBlues, l’utilisateur suit l’évolution de son moral en répondant aux quizz sur son état psychologique. Ce qui ne l’empêche pas de solliciter des professionnels de santé. Il peut accéder à une carte indiquant la localité de médecins, psychologues et autres associations. Enfin, les appels aux urgences sont facilités en un seul clic.
Affiches, flyers et dépliants seront déployés visant à faire connaître le dispositif. L’expérience va durer dix-huit mois, annonce la municipalité. « Tous les trois mois, on fera une réunion pour faire le point », ajoute Sophie Becquet.
image: http://www.letelegramme.fr/images/2018/04/17/christine-penhouet-entouree-des-professionnels-de-sante_3907477.jpg Christine Penhouët, entourée des professionnels de santé.
La ville de Vannes a rejoint le dispositif StopBlues, développé
par l'Institut national de santé et de recherche médicale. Il s'agit
d'une application sur smartphone gratuite, accessible 24 h/24 h et à
télécharger sur Apple Store ou Google Play. Lors de la réunion, à la
mairie, jeudi après-midi 12 avril, Christine Penhouët, maire-adjointe,
entourée de professionnels de santé a rappelé que ce dispositif est
adopté par 42 collectivités en France et que Vannes est la troisième
ville bretonne à y adhérer après Rennes et le Pays de Fougères.
Les jeunes particulièrement touchés
La
Bretagne reste la région la plus touchée en France et le suicide est la
deuxième cause de mortalité chez les 15-25 ans. Les objectifs de
StopBlues sont d'informer sur la souffrance psychique, de permettre de
s'autoévaluer par des tests, de s'informer sur les solutions existantes
et de mettre des moyens à disposition. Cet outil de prévention permet de
créer un compte personnel privé et propose une cartographie des
structures locales aptes à répondre aux questions des personnes en
souffrance. En lien avec les professionnels de santé et les
généralistes, ce nouveau dispositif est expérimenté pendant 18 mois au
niveau national.
METZ Isabelle Mouric, psychiatre à Jury & application stopblues à Metz
vendredi 6 avril 2018
SANTÉ Isabelle Mouric, psychiatre à Jury : « Le suicide, 2e cause de mortalité chez les 15-24 ans »On compte un cas toutes les 40 secondes dans le monde. Pour
Isabelle Mouric, psychiatre à l’hôpital de Jury, le suicide, qui peut se
prévenir, est l’affaire de tous.
Le 05/04/2018 www.republicain-lorrain.fr/*
Photo HD
Isabelle Mouric, psychiatre à Jury : « En 2015, on a
compté 75 000 tentatives de suicide en France. » Photo Gilles WIRTZ
Pour quelle raison le suicide est-il une priorité de santé publique ?
Isabelle MOURIC, psychiatre à l’hôpital de Jury :
« C’est une priorité de santé publique depuis plus de dix ans. Le
suicide touche toutes les populations. C’est la deuxième cause de
mortalité chez les adolescents de 15 à 24 ans. »
Concerne-t-il plutôt les hommes ou les femmes ?
« Nous
n’avons pas de réponse formelle. Mais les moyens utilisés par les
hommes sont plus violents. En général, ils portent encore l’image
culturelle d’être solide et de toujours faire face à toutes les
situations. Du coup, il y a des choses plus difficiles à supporter. Ne
dit-on pas encore Sois fort mon fils. »
Comment expliquer ces gestes ?
« Il
n’y a pas de cause unique. C’est une accumulation d’événements. La
personne est dans une telle souffrance, qu’elle veut que ça s’arrête. »
Le suicide est-il une conséquence de certaines pathologies ?
« Il
intervient fréquemment dans des épisodes dépressifs. On sait aussi que
les maladies psychiatriques augmentent les risques. »
Qu’est-ce qu’une dépression ?
« Ce
n’est pas être triste suite à une mauvaise nouvelle. C’est la tristesse
dans sa durée, liée à des troubles du sommeil, la perte d’appétit. Les
personnes dépressives perdent le plaisir à faire les choses. »
Peut-on prévenir ?
« Il
faut connaître les facteurs de risques. La vigilance revient à tout un
chacun, dans le domaine familial, professionnel, des loisirs. Ne pas
négliger des phrases anodines du genre « Si je partais, ce serait une
bonne chose ». Prêter attention aux personnes en situation de rupture :
perte d’emploi, d’un conjoint, rupture amoureuse. »
Il paraît difficile d’évaluer les risques ?
« Difficile
quand on ne sait pas évaluer. D’où l’importance d’une formation à la
prévention du suicide, qui s’adresse aux professionnels de santé, de
l’éducation, de la gendarmerie, de la police à l’administration
pénitentiaire. »
En quoi consiste cette formation ?
« À
repérer et gérer la crise suicidaire. On apprend les facteurs de
risques et le processus de suicide, à dépister des scénarios établis. On
met en place des stratégies pour prévenir. »
Comment repérer les souffrances ?
« Ce
sont des changements de comportements. Une personne calme qui devient
subitement agressive ou triste alors qu’elle est habituellement
enjouée. »
Si on dépiste, comment agir ?
« Écoute
et soutien sont fondamentaux. On peut conseiller un professionnel de
santé, voire un médecin généraliste qui oriente la personne vers un
psychiatre. L’entourage familial, le milieu associatif peut être un
soutien. »
Les médecins généralistes sont-ils assez formés ?
« Ils
ont besoin de formation car les prises en charge tout comme les
traitements médicamenteux ont évolué. C’est d’autant plus important que
les médecins généralistes sont les premières personnes à qui on évoque
ses soucis. »
Comment agir face à une tentative de suicide ?
« Ce
n’est pas un acte anodin, il impose donc une prise en charge médicale
et une hospitalisation d’au moins 24 heures. Il ne faut jamais banaliser
un geste suicidaire. »
Des populations plus fragiles
La France présente, parmi les pays européens, un des taux de
suicide les plus importants derrière les pays de l’Est, la Finlande et
la Belgique. Qui sont les personnes les plus vulnérables ?
•
Personnes âgées : « Elles sont particulièrement touchées par la volonté
de mettre fin à leur jour », précise Isabelle Mouric, psychiatre.
Maladie, perte d’autonomie ou simple désir de rejoindre un conjoint
peuvent être à l’origine de cette décision. Pour l’année 2014, le taux
de suicide chez les plus de 74 ans s’élève à 59,4 cas pour 100 000
hommes.
• Les jeunes : le suicide est la deuxième cause de
mortalité chez les 15-24 ans (7,5 pour 100 000). Le nombre de tentatives
est nettement supérieur. L’Observatoire national des suicides (ONS)
constate que les pratiques numériques peuvent jouer « dans
l’amplification du phénomène » pour les plus fragiles.
• Les
agriculteurs et le personnel pénitentiaire sont les professions les plus
à risque (plus de 20 % de la moyenne nationale). Pour la seconde
catégorie, de gros efforts ont été faits pour la formation à la
prévention du suicide.
Stopblues, une application pour reconnaître les signes de la dépression
La ville de Metz a été sollicitée par l’Inserm (Institut national
de la santé et de la recherche médicale) pour participer à un projet de
recherche sur la prévention de la souffrance psychique et du suicide »,
détaille Catherine Morel, adjointe chargée de la santé à la mairie de
Metz. Cette démarche s’inscrit dans un axe du contrat local de santé de
Metz, qui vise l’amélioration du bien-être psychique. « Metz, reprend
l’adjointe au maire, compte 225 hospitalisations pour tentatives de
suicide entre 2013 et 2015. » Des chiffres inquiétants puisqu’ils
dépassent la moyenne nationale.
L’application Stopblues est
disponible depuis le mois de février. Elle permet à toute personne
majeure en souffrance psychique ou présentant un risque suicidaire à
rechercher de l’aide.
En effet, Stopblues permet de définir le
blues, la déprime, le mal-être, la dépression. Des vidéos informent sur
les signes et les causes. Des quiz permettent d’évaluer l’état
psychologique de la personne qui consulte. Comment en parler ? À qui ?
L’application évoque des solutions et renvoie par le biais d’une carte
vers des structures d’aide sur le bassin messin. Elle fournit encore des
outils pour que chacun puisse créer son propre plan d’action, gérer son
moment d’angoisse par des exercices de relaxation, voire appeler les
urgences. « Ce programme d’études sera disponible jusqu’en
juillet 2019 », précise Catherine Morel. Les élus estimeront ensuite
s’il sera pérennisé. Ou non.
Le chiffre : 8 885
C’est le nombre de décès par suicide et par an en France. Le
nombre de tentatives de suicide est bien supérieur : 78 000 personnes
hospitalisées. Et on ne parle pas des personnes qui n’ont pas recours
aux soins.
Stopblues, un nouvel outil de prévention du suicide présenté à Metz La semaine dernière, la Ville de Metz a présenté le premier dispositif d'e-santé gratuit de prévention du suicide en France.
Publié le mercredi 04 avril 2018 par La rédaction de http://www.lorfm.com/*
La semaine dernière, la Ville de Metz a
présenté le premier dispositif d'e-santé gratuit de prévention du
suicide en France. Un outil qui s’appelle Stopblues et a été développé
par l’INSERM. Il est destiné à toutes les personnes majeures qui se
trouvent en souffrance psychique ou souhaitant soutenir un proche.
Stopblues, s’inscrit dans le cadre du Contrat Local de Santé de la
Ville de Metz, car la prévention du suicide fait parti des priorité en
matière de santé publique.
Précisions de Catherine Mergen-Morel, Conseillère municipale déléguée à la Santé :
Priorite sante publique
Le fait que ce soit un outil numérique permettra à ceux qui ont besoin d’obtenir de l’aide à n’importe quel moment.
Précisions de Précisions de Catherine Mergen-Morel, Conseillère municipale déléguée à la Santé :
E sante
Il est déjà possible de s’inscrire sur le site www.stopblues.fr et l’application sera bientôt disponible sur smartphone.
Antibes est l'une des 42 communes de France qui va expérimenter une application mobile pour éviter le suicide
Publié le 16/01/2018 http://www.nicematin.com*
Application STOP BLUES de prévention contre le suicide, testée sur la ville d'Antibes.
Photo Sébastien Botella
L’application StopBlues sera prochainement testée dans la cité des Remparts. Une solution qui aiguille les utilisateurs selon leur degré de déprime vers les relais de proximité.
Parce que les causes de suicide
sont multiples et parfois insondables, seules les personnes en
souffrance psychique elles-mêmes peuvent se relever.
Une application mobile, sorte de "compagnon virtuel, chargé d'accompagner, de renseigner et de rassurer les utilisateurs en souffrance" a
été inventée. Baptisée Stopblues, bientôt disponible pour tous les
Antibois, deviendra un relais de taille pour penser les bleus à l’âme... "Gratuite et éthique"Bientôt
fonctionnel, l’outil numérique dédié à la prévention du mal-être et de
la souffrance psychique sera testé à travers quarante-deux villes
pilotes.
La cité des Remparts s’est portée volontaire
pour faire partie de l’expérimentation. Une démarche suivant la
cohérence du Conseil local de santé mental de la commune créé en 2016. "L’application est gratuite et respecte l’éthique et la confidentialité", explique l’adjoint à la santé, Eric Duplay, avant d’exposer le projet: "Quand
on ouvre l’outil on trouve de l’information sur les différents maux que
l’on peut ressentir par exemple. Mais le cœur du concept réside dans
l’auto-évaluation."http://www.nicematin.com/faits-de-societe/antibes-est-lune-des-42-communes-de-france-qui-va-experimenter-une-application-mobile-pour-eviter-le-suicide-200012
***
Expérimentation/ Avec StopBlues, Don’t worry, be appli
À la une En ville Expérimentation/ Avec StopBlues, Don’t worry, be appli
Jeudi 01 février 2018
Linda Maziz lejsd.com
Pour
prévenir les souffrances psychiques et le risque suicidaire, l’Inserm
lance une application mobile et un site Internet dont l’intérêt sera
évalué dans plusieurs communes de France, dont Saint-Denis. Initialement
prévu pour être disponible début février, un problème d'ordre technique
survenu le 31 janvier a retardé le lancement du projet d'environ trois
semaines.
En se connectant
au site ou à l'application, l’utilisateur accède à une panoplie de
vidéos et d’outils pour s’informer sur le blues, le mal-être et la
souffrance psychique.
En se connectant
au site ou à l'application, l’utilisateur accède à une panoplie de
vidéos et d’outils pour s’informer sur le blues, le mal-être et la
souffrance psychique.
Il y a des jours comme ça, où ça ne va pas. C’est la déprime, le moral dans les chaussettes, les idées noires… « C’est quelque chose qui peut arriver à tout le monde. D’ailleurs, ça arrive à tout le monde »,
relativise d’emblée Kathleen Turmaine, chargée de recherche auprès de
l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). En
fonction de chacun, ce mal-être peut s’exprimer de différentes façons :
anxiété, tristesse, fatigue, troubles du sommeil, sentiment d’échec,
d’inutilité, dévalorisation, isolement…
Mais aussi banal et fréquent que soit ce phénomène, il faut être vigilant. «
Parfois ces situations ne peuvent pas être surmontées seul et
nécessitent une intervention extérieure pour éviter de rentrer dans un
cercle infernal où on se retrouve à aller de plus en plus mal. » Et
c’est justement tout l’enjeu de l’outil numérique « StopBlues » que de
chercher à prévenir la souffrance psychologique, la dépression et plus
encore le risque suicidaire, qui occasionne chaque année en France près
de 11 000 décès et pas moins de 200 000 tentatives.
Aux côtés de 41 autres collectivités et communes de France, de la
petite bourgade à la grosse agglomération, Saint-Denis s’est portée
volontaire pour expérimenter pendant 18 mois cette solution interactive.
Non pas parce que le taux de suicide est sur le territoire
particulièrement élevé – c’est même l’inverse, la Seine-Saint Denis
compte parmi les départements où le taux de suicide est le plus bas –
mais parce qu’« il y a un enjeu à communiquer autour de la question des souffrances psychiques », estime Stéphane Jung, coordinateur du Conseil local de santé mentale.
Si cet outil de e-santé a été pensé pour offrir des solutions pour la
population en général, il peut aussi être une ressource pour les
personnels des Maisons de quartier, des administrations, des
associations, qui, sans être des structures de soins, peuvent être
confrontées dans leur quotidien à l’expression de ces souffrances, sans
trop savoir quoi dire, quoi faire ou vers qui orienter quelqu’un qui
manifestement ne va pas bien. « Donner de l’information et renseigner aussi bien les personnes
concernées que leur entourage, pour comprendre ce qu’est le mal-être, en
connaître les signes, les causes et avoir une idée des actions
possibles à mettre en place », c’est, comme l’explique Kathleen
Turmaine, l’une des vocations du projet StopBlues. Initialement prévu
pour être disponible début février, un problème d'ordre technique a
obligé l'Inserm à retarder son lancement d'environ trois semaines.
Élaboré avec des psychiatres et entièrement financé par les pouvoirs
publics, via Santé Publique France, il repose sur la mise à disposition
d’une application mobile et d’un site Internet www.stopblues.fr,
accessibles gratuitement depuis n’importe quel ordinateur, tablette ou
smartphone. En s’y connectant, l’utilisateur accède à une panoplie de
vidéos et d’outils pour s’informer sur le blues, le mal-être et la
souffrance psychique. Il est également possible de se créer un compte
pour s’auto-évaluer, bénéficier de conseils personnalisés et mieux
repérer les ressources médicales ou médico-sociales qui se trouvent à
proximité. À ces fonctionnalités s’ajoutent différents trucs et astuces
pour améliorer son état psychologique : exercice de relaxation,
introduction à la méditation et autres petits jeux pour focaliser son
attention. http://www.lejsd.com/content/avec-stopblues-don%E2%80%99t-worry-be-appli
Prévention du suicide : De plus en plus de gramounes touchés par le "papy blues" et l'isolement Jeudi 6 Février 2020 https://www.zinfos974.com/*
Le dispositif d'accompagnement de SOS Solitude a permis de dresser le constat d'une société réunionnaise en mutation sur la question de la place des personnes âgées
La société réunionnaise change et son rapport aux séniors se transforme également. La place que nous accordons aux gramounes tend à se rapprocher de celle laissée dans l’Hexagone. "Les personnes âgées souffriraient de plus en plus de solitude", indiquent Catherine Saminadin, présidente de l’association SOS Solitude et David Goulois, psychologue clinicien.
Afin de faire le point sur ce "papy blues", qui peut amener jusqu’au suicide, l’association organise cette année son colloque sur le thème du "Bien-être et mal-être psychologiques chez les séniors". En présence du président de l’Union Nationale pour la Prévention du Suicide (UNPS) le docteur Marc Fillatre, une dizaine d’intervenants, orthophoniste, infirmière, psychiatre, psychosociologue ou encore sophrologue, vont ainsi partager leurs expériences et leurs recherches sur l’accompagnement psycho-social du vieillissement. L’objectif est de "nourrir le réseau des différents professionnels, que chacun sorte de son carcan pour échanger et s’améliorer", le tout dans une approche transculturelle, précise David Goulois également superviseur sud de l’association.
502 appels par mois en 2019
Perte d’autonomie, deuil, maltraitance, isolement, précarité…l’association qui prodigue une écoute téléphonique bienveillante, a reçu 502 appels par mois en 2019 en moyenne et jusqu’à 1295 appels par mois à l’approche des fêtes et les semaines suivantes.
"Beaucoup de solitude, de moins en mois de lien social. Le profil des appelants est très varié", confie l’une des trente bénévoles de SOS Solitude. Fondée sur le principe de l’anonymat des appelants comme des bénévoles, l’écoute téléphonique mais aussi via les réseaux sociaux a pour objectif la prévention du suicide en rompant avec l’isolement et l’angoisse. Une mission qui implique de faire appel aux bonnes volontés et ainsi répondre au "besoin de partager un moment d’humanité". ——————— Dans le cadre de la Journée nationale de prévention Suicide, l’association SOS Solitude organise ainsi son colloque le vendredi 21 février 2020 de 8h30 à 17h à l’Université du Tampon, Amphi 350. Entrée gratuite sur inscription.
Prévention du suicide : une stratégie régionale au plus près des personnes à risque suicidaire Communiqué de presse prévention 26 novembre 2019 sur www.ocean-indien.ars.sante.fr*
Avec 8 885 décès et 200 000 tentatives de suicide chaque année en
France, la prévention du suicide est un enjeu majeur de santé publique,
réaffirmé par la feuille de route « santé mentale et psychiatrie ».
A La Réunion, on dénombre en moyenne une centaine de décès
chaque année et plus de 2 tentatives de suicide par jour. La part des
suicides chez les 15-24 ans est deux fois plus importante qu’en
métropole. L’ARS Océan Indien déploie une stratégie de prévention en
étroite collaboration avec l’Etablissement Public de Santé Mentale de la
Réunion (EPSMR) et les acteurs locaux, avec un objectif commun :
repérer et maintenir le lien avec les personnes à risque suicidaire. Le suicide est un phénomène complexe qui résulte de l’interaction de
divers facteurs. Ses déterminants biologiques, psychologiques et
environnementaux sont de mieux en mieux connus. On considère qu’un suicide endeuille en moyenne 7 proches et impacte
plus de 20 personnes. Il est aussi démontré que le risque de suicide
augmente significativement dans l’entourage d’une personne suicidée
(famille, camarades de classe, collègues de travail, etc.). Le suicide est en grande partie évitable, ce qui en fait un enjeu
majeur de santé publique. La prévention du suicide est donc une priorité
qui doit être développée en intersectoriel et dans tous les lieux de
vie. Ainsi, un ensemble d’actions de prévention intégrées, simultanées et
territorialisées sont soutenues par l’ARS Océan Indien et mises en œuvre
par les professionnels de La Réunion. Cette nouvelle stratégie, dite
multimodale, a comme objectif de faire en sorte de repérer et de
maintenir le lien avec les personnes en souffrance et de les orienter
vers les ressources appropriées. Il s’agit :
du maintien du contact avec la personne qui a fait une tentative de suicide (dispositif VigilanS) ;
de la formation au repérage, à l’évaluation et à l’intervention de crise suicidaire ;
de la prévention de la contagion suicidaire (programme Papageno) ;
d’une meilleure information du public.
Dans le cadre du déploiement de cette stratégie de prévention du
suicide, les Professeurs Guillaume VAIVA, référent national du
dispositif VigilanS, et Pierre GRANDGENEVRE, référent national du
programme Papageno, sont à La Réunion du 25 au 29 novembre pour apporter
leurs compétences et expériences aux acteurs locaux.