Sortie officielle du Guide Ressources
mardi 31 octobre 2023
Guide de ressources « Personne à risque suicidaire » Pays de Saint-Brieuc , réalisé par le collectif Misaco et Cap Santé Est Armor.
Acces guide https://coordination-sante.com/2023/09/28/sortie-officielle-du-guide-ressources-personne-a-risque-suicidaire-vers-qui-orienter-pays-de-saint-brieuc/
lundi 30 octobre 2023
Côtes-d'Armor et Finistère Suicide et mal-être en agriculture : la MSA réagit
Suicide et mal-être en agriculture : la MSA réagit
Depuis plusieurs années, la MSA d'Armorique (Côtes-d'Armor et Finistère) aide ses ressortissants et les accompagne face à une situation de souffrance ou de détresse.
La MSA d’Armorique recevait Olivier Demaisin (troisième personne en partant de la droite) coordinateur national interministériel du Plan de prévention en mal-être en agriculture. ©Manon LE YAN
Par Manon Le Yan Publié le 24 Oct 23 https://actu.fr/*
« Le suicide en agriculture est un sujet récurrent depuis de nombreuses années. La MSA a réagi en travaillant de son côté. C’est un sujet tabou qui a été brisé en 2019 avec la sortie du film d’Edouard Bergeon, Au nom de la terre. Diffusé dans les ministères, il a permis d’ouvrir les yeux des politiques et de débloquer des choses », explique Olivier Demaisin, coordinateur national interministériel du Plan prévention mal-être en agriculture.
La MSA d’Armorique (Côtes-d’Armor et Finistère) recevait, la semaine dernière à Plestin-les-Grèves, l’ancien député.
L’occasion de rappeler les grands chantiers de son programme de lutte contre le mal-être des populations agricoles, ainsi que les actions et les moyens qu’elle déploie au quotidien.
Une feuille de route nationale
C’est en novembre 2021 que le Gouvernement a dévoilé la feuille de route élaborée pour accompagner les agriculteurs, leurs salariés et leur famille en situation de mal-être. Cette feuille de route se situe dans le prolongement du Rapport Demaisin dans lequel 29 propositions ont été formulées pour améliorer les actions de sensibilisation et d’accompagnement des agriculteurs en difficulté.
La MSA, répond présent et poursuit le déploiement d’actions et d’initiatives depuis 2011, notamment dans le cadre des plans d’actions contre le suicide.
« Il y a un coordinateur nommé par le préfet dans chaque département. C’est un appui énorme. Chaque département a ses spécificités. Ce ne sont pas les mêmes problématiques selon les territoires. Nous organisons des échanges, des temps de sensibilisation. Chaque secteur a sa façon de travailler. Nous devons harmoniser le tout, garder ce qui est bon et améliorer ce qui l’est moins. Nous mettons tout en réseau pour qu’on aille tous ensemble vers le mieux-être », note Olivier Demaisin.
Sept étapes
Le premier chantier concerne la prévention des actes suicidaires. L’objectif est de mettre en œuvre la stratégie nationale de prévention du suicide dans le monde agricole.Vidéos : en ce moment sur Actu
Second chantier, l’accès au droit. Il s’agit de lever les obstacles qui bloquent l’accès aux droits.
L’absorption des chocs sur le revenu est le thème du troisième chantier. Il est question d’étaler les dettes et les dispositifs de prises en charge en cas de perte ou baisse soudaine de revenu.
La MSA joue le jeu et propose l’étalement quand cela est possible.
Chantier numéro quatre : la reconnaissance des maladies professionnelles. Les agriculteurs voient rarement le médecin. Il faut améliorer la prise en charge et prendre en compte les pathologies psychiques liées au travail.
Chantier cinq : santé, sécurité et qualité de la vie au travail. L’objectif : intégrer la prévention du mal-être (risques psychosociaux) dans la politique de santé au travail pour des salariés et des agriculteurs.
Sixième étape, conciliation vie personnelle et familiale/vie professionnelle. « Des exploitations viables, mais aussi vivables », formule Marc Fesneau.
Enfin, chantier accompagner les transitions agricoles pour en diminuer les risques psychosociaux.
La déclinaison régionale du plan mal-être
Dans chaque département, le préfet met en place un comité « plénier » dédié à la prévention du mal-être agricole avec : les administrations de l’État concernées, la MSA, les collectivités locales, la chambre d’agriculture, etc.
Ce comité se réunit deux fois par an et il garantit la feuille de route du plan interministériel, facilite la coordination entre les acteurs impliqués et les partenaires, garantit l’offre de service sur le territoire, lève les difficultés rencontrées, dresse le bilan des mesures prises selon les indicateurs spécifiques, valorise les actions partenariales engagées sur le territoire.
Dans chaque département, le comité plénier est doté d’un comité « technique » qui doit dans un premier temps élaborer un diagnostic partagé et faire un recensement des outils disponibles à l’échelon territorial.
Ce comité n’a pas vocation à traiter de sujets individuels en lien notamment avec des situations de mal-être. Le traitement de ces situations se fait au sein de la cellule de prévention du suicide de la MSA, des accompagnements des travailleurs sociaux et pour la partie économique, dans le cadre des cellules.
Le réseau sentinelle
En juillet 2013, la MSA d’Armorique, qui avait créé une cellule de prévention suicide en 2012, met en place un réseau de sentinelles dont l’objectif est de compléter le maillage Prévention déjà existant sur ses territoires et d’améliorer le filet de sécurité pour aider les personnes en souffrance.
Les sentinelles sont des personnes anonymes bénévoles (professionnelles ou non, retraités, conseillers en prévention, élus, travailleurs sociaux, etc.) volontaires, majeures, formées et soutenues par des professionnels de la prévention pour tenir un rôle de repérage et d’orientation des personnes en situation de mal-être, repérer les signes précurseurs et intervenir en amont.
Elles constituent un relais entre la personne en difficulté et les structures spécialisées (en soins, aide sociale, économique).
La MSA d’Armorique compte 170 sentinelles formées, dont 41 nouvelles en 2022.
« Nous proposons des solutions pour les agriculteurs en souffrance. Notre dynamique est d’ » aller vers » », précise Bernard Simon, président de la MSA d’Armorique.
Pratique. Le 28 novembre, formation sentinelle à Châteaulin. Conférence sur la Qualité de vie et des conditions de travail à destination des actifs agricoles, le 9 novembre à Landrévarzec, le 16 novembre à Landivisiau à 20 h 30. Agri’Ecoute : 09 69 39 29 19, accessible 24 h/24, 7j/7, gratuit. Numéro national de prévention du suicide : 31 14.
lundi 10 juillet 2023
La CPTS Brest Santé Océane & Prévention du suicide
Prévention du suicide
Sur https://brestsanteoceane.fr/*
Accueil / Nos actions / Développer des actions territoriales de prévention / Prévention du suicide
Contexte territorial
Près de 700 bretons se suicident chaque année, et la Bretagne est la région la plus touchée par le suicide chez les hommes comme chez les femmes. Le suicide est la deuxième cause de mortalité des 15-24 ans après les accidents de la route. Le taux standardisé de recours à l’hospitalisation en court séjour pour tentative de suicide est particulièrement élevé pour Brest et sa métropole.
Le PTSM29 (projet départemental de santé mentale 29), qui vise l’organisation du parcours de santé et de vie de qualité et sans rupture dans le champ de la santé mentale, a réalisé un diagnostic territorial partagé afin de repérer et comprendre les ruptures de parcours en santé mentale sur le Finistère. Les principales problématiques rencontrées sont les suivantes :
- Le cloisonnement entre les secteurs, qui empêche de penser le parcours des personnes de façon globale et sans rupture.
- La répartition inégale de l’offre sanitaire, sociale et médico-sociale sur le territoire.
- Un manque de formation et de sensibilisation des professionnels soignants et non soignants à la santé mentale.
- La capacité à répondre dans des délais acceptables.
- La question récurrente de la prise en charge de l’urgence et de la gestion de crise.
- Un besoin de communication et de coopération renforcées entre les médecins généralistes et équipes de psychiatrie, et de manière générale entre les professionnels concernés par la santé mentale.
- Un effort de prévention et de promotion de la santé mentale à soutenir et à renforcer.
- La stigmatisation des personnes souffrant de troubles de la santé mentale.
- Le manque d’accompagnement et de soutien des proches aidants.
Un programme multimodal de prévention du suicide, le programme CQFD-I, est déployé actuellement sur Brest Métropole. Il s’agit de la combinaison de cinq stratégies mises en œuvre simultanément, parmi lesquelles un site web d’information, des actions de formations des professionnels et le dispositif VigilanS, un dispositif régional de veille des patients suicidants par téléphone. Il a pour objectif de faire baisser la mortalité par suicide et de diminuer le nombre de récidives.
La CPTS Brest Santé Océane souhaite soutenir ces initiatives et intervenir sur la prévention du suicide à travers des parcours gradués et coordonnés.
Objectifs de l’action
- Augmenter l’adressage de patients souffrant de problèmes psychiques aux psychiatres.
- Développer une collaboration entre la médecine de ville et les services spécialisés de psychiatrie.
- Favoriser un parcours de soins gradué et coordonné.
- Favoriser la formation des professionnels du territoire sur la prévention du suicide.
- Contribuer à faire connaître aux professionnels du territoire les dispositifs existants.
Déploiement de l’action
- Communiquer sur le Programme CQFD-I et notamment sur le dispositif VigilanS.
- Communiquer sur le futur numéro spécifique de prévention du suicide, dont les permanences téléphoniques 24h/24 vont être basées à Lille, Montpellier et Brest.
- Promouvoir les formations en e-learning (ex : affichage dans les officines).
- Organiser des journées de sensibilisation pour des professions ciblées (ex : pharmaciens ou infirmiers).
- Diffuser les informations du site internet dans les cabinets (affiches/ flyers) et dans les officines.
- Répertorier les ressources existantes pour les professionnels.
- Mettre en place des parcours gradués et coordonnés entre soins primaires et soins spécialisés en psychiatrie.
- Agir sur la coordination des soins pour les troubles de l’humeur, afin d’avoir l’avis rapide d’un confrère (ex : savoir qui fait de l’éducation thérapeutique dans le cas d’une dépression).
- Agir sur le volet addictions avec les pharmaciens : proposer une consultation « bilan » aux patients qui prennent des anxiolytiques depuis plusieurs années pour faire le point sur leur santé psychique et leurs traitements.
- Mettre en place un outil de coordination pour permettre un échange sécurisé sur des patients à risque suicidaire.
Numéro national de prévention du suicide : 3114
Numéros dédiés à la psychiatrie
Parcours troubles de l’humeur
- Centre expert dépression résistante : 02 98 01 52 06 ; cedr@chu-brest.fr
- Centre expert trouble bipolaire : 02 98 01 52 06 ; cetb@chu-brest.fr
- Stimulation Magnétique Transcrânienne répétée : 02 98 34 77 34 ; secretariat-psychiatrieliaison-cavaleblanche@chu-brest.fr
https://brestsanteoceane.fr/actions/developper-des-actions-territoriales-de-prevention/prevention-du-suicide/
lundi 5 décembre 2022
PRESENTATION pour les professionnels EMIS Equipe Mobile Intervention Suicide de L' EPSM SUD BRETAGNE Centre hospitalier Charcot - Larmor-Plage (56)
Document destiné aux professionnels
https://www.ch-charcot56.fr/wp-content/uploads/sites/12/2022/12/flyer_emis.pdf
lundi 18 juillet 2022
ETUDE RECHERCHE Suicide et culture sociétale en Bretagne
Suicide et culture sociétale en Bretagne
Ronan Le Coadic 1
1
CELTIC-BLM - Centre d'études des langues,
territoires et identités culturelles - Bretagne et langues minoritaires
Domaine : Sciences de l'Homme et Société / Sociologie
Soumis le : samedi 9 juillet 2022 - 11:22:37
Fichier
Suicide et culture sociétale...
Citation
Ronan Le Coadic. Suicide et culture sociétale en Bretagne. 2022. ⟨hal-03718791⟩
lundi 13 juin 2022
MSA Armorique Détection au risque suicidaire : un nouveau groupe de "sentinelles" en cours de constitution
Détection au risque suicidaire : un nouveau groupe de "sentinelles" en cours de constitution
Mis à jour le 24/05/2022sur https://armorique.msa.fr/l*
La MSA d'Armorique veut élargir son réseau de sentinelles, un réseau de veille et de prise en charge des agriculteurs et des salariés agricoles en situation de grande fragilité. Le réseau va continuer de s'étendre en 2022.
Il existe en Bretagne un réseau de sentinelles mis en œuvre sur le territoire de la MSA d'Armorique depuis 2013 avec pour mission de prévenir le risque de crise suicidaire chez les agriculteurs et agricultrices. Ce sont des femmes et des hommes qui dans l'anonymat sur un territoire donné sont à l'écoute, prêts à aider en cas de difficulté. Leur rôle est de détecter les situations de fragilité, de prévenir les situations de détresse en aidant les personnes à se diriger vers un dispositif d'accompagnement adapté ou en lançant l'alerte auprès des services compétents.
Sur le Finistère et les Côtes d'Armor, une centaine de "sentinelles" sont entrées volontairement dans le réseau pour leur "capacité d'écoute innée", leur "maturité", leur "expérience de vie". "On n'arrive pas là par hasard", reconnaissent des sentinelles interrogées. Des groupes se sont constitués depuis 2013, en 2016, en 2017, 2019, 2021, 2022 et un nouveau groupe verra le jour prochainement.
Une formation indispensable
"Une sentinelle est un citoyen qui a des qualités humaine d'écoute, d'entraide et qui a bénéficié d'une formation pour repérer et accompagner une personne en crise", décrit Mélanie Coquelin, psychologue au sein de la cellule prévention suicide de la Fondation Bon-Sauveur à Bégard. C'est lorsque la douleur psychologique devient intolérable, plus que la personne ne peut supporter, que le passage à l'acte peut se produire.
"Cela demande d'être qualifiée par la personne, d'écouter, de prendre les éléments livrés, d'affiner l'appréciation d'une souffrance psychique et de l'idée suicidaire", décrit le docteur psychiatre Jacques Bernard.
Accompagnés par des psychiatres et psychologues * pendant deux jours consécutifs, les futures sentinelles sont formées au repérage et à la prise en charge du mal-être. "Cela donne du confort et de la technique afin d'être moins démuni face à la détresse". Lors de la formation, les personnes sont également guidées afin d'oser aborder directement la question suicidaire auprès de la personne en état de souffrance.
Salariés, personnes du milieu associatif, élus avec un mandat (MSA, maire, conseiller municipal...), ces personnes ont forcément un lien avec la ruralité. Tous ne sont pas élus MSA.
Un réseau qui se renforce
Au premiers trimestre 2022, 13 nouvelles sentinelles se sont formées à la prise en charge sur du mal-être dans les Côtes d'Armor. Le rôle des sentinelles est réaffirmé dans le cadre du plan mal-être développé par la CCMSA à la suite du rapport Damaisin sur le suicide des agriculteurs.
Les prochaines formations ont lieu les 23 et 24 mai 2022 dans les Côtes-d’Armor et les 27 et 28 juin 2022 dans le Finistère.
N’hésitez pas à vous renseigner en nous adressant un mail à : animationelus.blf@armorique.msa.fr
* ainsi qu'infirmier en psychiatrie, comme Laurent LE GOFF formant les sentinelles depuis 2013 avec sa collège psychiatre sur le Finistère et qui formera le nouveau groupe a Châteaulin le 27/28 juin 2022
vendredi 18 février 2022
BRETAGNE Mutualité sociale agricole : des sentinelles en première ligne
Mutualité sociale agricole : des sentinelles en première ligne
Publié par Claire Marion le 16 février 2022
Dans le cadre de la prévention du risque suicidaire, des bénévoles mais aussi professionnels (travailleurs sociaux, collaborateurs chargés des relations avec les assurés, du recouvrement, du contrôle…) sont formés à détecter les « signaux faibles ». (Photo d’illustration Franck Beloncle)
Le mal-être agricole est une réalité. La prévention du risque suicidaire, une évidence pour la MSA des Portes de Bretagne qui forme notamment des « sentinelles ». Ces hommes et femmes apprennent à détecter les « signaux faibles », pour que soit mis en place un accompagnement et éviter le pire.
1 Prévenir et accompagner
Dans une région où l’agriculture représente 4 % des emplois (deux fois plus qu’au niveau national), « les acteurs du monde agricole breton ont développé de longue date des actions de prévention et d’accompagnement des difficultés », explique Alain Foret, directeur des territoires et de l’innovation à la MSA des Portes de Bretagne.
Économie, santé physique ou psychique, problèmes familiaux, épuisement professionnel… « Notre boulot, c’est d’identifier les raisons du mal-être et d’essayer d’apporter des solutions, aussi bien aux exploitants qu’aux salariés agricoles ».
Et ça commence dès la formation initiale. « Réfléchir très tôt à l’organisation de son activité, ça contribue à prévenir les risques », explique encore Alain Foret. Prévenir, c’est aussi « financer et proposer des alternatives de répit. Ça permet de se reposer, de réfléchir et de repartir sur une bonne dynamique ».
En lien avec les chambres d’agriculture, la MSA organise aussi des sessions collectives pour « permettre aux professionnels de se poser, de s’interroger sur leur évolution et leur éventuelle reconversion ». Avec ses partenaires, l’organisme finance également des dispositifs pour accompagner le retour à l’emploi après un long arrêt maladie.
2 Des sentinelles spécialement formées
« Le mal-être agricole est une réalité ». La prévention du risque suicidaire, une évidence. Dans l’éventail des dispositifs de la MSA, il y a la plate-forme Agri’écoute. Une écoute téléphonique anonyme et gratuite, coordonnée avec la ligne 31 14, le numéro national de prévention du suicide déployé depuis le mois d’octobre. « Si l’appelant s’identifie comme venant du monde agricole, il est dirigé vers la MSA », précise Alain Foret.
Et puis, il y a le réseau des « sentinelles ». Ces bénévoles et ces professionnels, en contact avec le monde agricole, font remonter à la MSA les situations à risque qu’ils identifient. Il y en a 150 en Bretagne. Ce sont des élus de l’organisme, en activité ou à la retraite, mais aussi des professionnels : « Travailleurs sociaux, collaborateurs chargés des relations avec les assurés, du recouvrement, du contrôle… Ils sont formés à détecter les « signaux faibles »», explique Alain Foret. Ces sentinelles bénéficient aussi d’un accompagnement et d’un suivi avec un psychologue. « Leur engagement n’est pas anodin. Ils peuvent être confrontés à une grande souffrance, des situations dramatiques ».
Dès que la situation est signalée, elle est analysée. « S’il s’agit d’une urgence, on active le 15, le Samu ou les pompiers… Dans les autres cas, les travailleurs sociaux prennent le relais ».
3 La parole se libère
« Deux tiers des signalements aboutissent à un accompagnement », souligne Alain Foret. Si le mal-être agricole est une réalité, « ces difficultés ne concernent, finalement, qu’un nombre limité de professionnels ». Et surtout, un nombre qui n’évolue pas, selon lui : « Depuis 2016, chaque année, on compte entre 80 et 120 situations identifiées comme à risque dans les départements de l’Ille-et-Vilaine et du Morbihan ». Ce qui a changé, par contre, c’est que « la parole se libère progressivement. Demander de l’aide est de moins en moins tabou ».
Contact
MSA des Portes de Bretagne, 3 rue des Trois-Frères-Le-Forestier, à Pontivy. Tél. 02 97 46 52 73, site internet : portesdebretagne.msa.fr
Lorraine Fortin, spécialisée dans l’accompagnement individuel des actifs fragilisés : tél. 02 97 46 93 47 ou 06 76 32 91 22.
Autres arit
Solidarité paysans : « Le burn-out, ça existe aussi chez les agriculteurs »
Les référents agricoles de la gendarmerie à l’appui des exploitants en pays de Pontivy
Réseau agri-médiation : « C’est important de pouvoir vider son sac »
Ils veillent au grain dans le pays de Pontivy
jeudi 20 janvier 2022
MSA Armorique Suicide des agriculteurs : un nouveau groupe de "sentinelles" en cours de constitution
Suicide des agriculteurs : un nouveau groupe de "sentinelles" en cours de constitution - MSA Armorique
La MSA renforce son réseau Sentinelles
Mis à jour le 17/01/2022
La MSA d'Armorique veut accroître son réseau de sentinelles, un réseau de veille et de prise en charge des agriculteurs en situation de grande fragilité.
Il existe en Bretagne un réseau de sentinelles mis en œuvre sur le territoire de la MSA d'Armorique depuis 2013 avec pour mission de prévenir le risque de crise suicidaire chez les agriculteurs et agricultrices. Ce sont des femmes et des hommes qui dans l'anonymat sur un territoire donné sont à l'écoute, prêts à aider en cas de difficulté. Leur rôle est de détecter les situations de fragilité, de prévenir les situations de détresse en aidant les personnes à se diriger vers un dispositif d'accompagnement adapté ou en lançant l'alerte auprès des services compétents.
Sur le Finistère et les Côtes d'Armor, 75 "sentinelles" sont entrées volontairement dans le réseau pour leur "capacité d'écoute innée", leur "maturité", leur "expérience de vie". "On n'arrive pas là par hasard", reconnaissent des sentinelles interrogées. Des groupes se sont constitués depuis 2013, en 2016, en 2017, 2019, 2021 et un nouveau groupe verra le jour prochainement.
Une formation indispensable
"Une sentinelle est un citoyen qui a des qualités humaine d'écoute, d'entraide et qui a bénéficié d'une formation pour repérer et accompagner une personne en crise", décrit Mélanie Coquelin, psychologue au sein de la cellule prévention suicide de la Fondation Bon-Sauveur à Bégard. C'est lorsque la douleur psychologique devient intolérable, plus que la personne ne peut supporter, que le passage à l'acte peut se produire.
"Cela demande d'être qualifiée par la personne, d'écouter, de prendre les éléments livrés, d'affiner l'appréciation d'une souffrance psychique et de l'idée suicidaire", décrit le docteur psychiatre Jacques Bernard.
Accompagnés par des psychiatres et psychologues pendant trois jours dont deux jours consécutifs, les futures sentinelles sont formées au repérage, à l'évaluation et à l'orientation de la crise suicidaire. "Cela donne du confort et de la technique afin d'être moins démuni face à la détresse". Lors de la formation, les personnes sont également guidées afin d'oser aborder directement la question suicidaire auprès de la personne en état de souffrance.
Des personnes immergées dans le monde agricole
Salariés, personnes du milieu associatif, élus avec un mandat (MSA, maire, conseiller municipal...), ces personnes ont forcément un lien avec la ruralité. Tous ne sont pas élus MSA.
Un réseau qui se renforce
Au dernier trimestre 2021, 15 nouvelles sentinelles se sont formées à la prise en charge sur du mal-être. Le rôle des sentinelles est réaffirmé dans le cadre du plan mal-être développé par la CCMSA à la suite du rapport Damaisin sur le suicide des agriculteurs.
Les prochaines formations auront lieu les 21 et 22 mars 2022 dans le Finistère et les 23 et 24 mai 2022 dans les Côtes-d’Armor.
N’hésitez pas à vous renseigner en nous adressant un mail à : animationelus.blf@armorique.msa.fr
samedi 15 janvier 2022
PRESSE En France, la santé mentale se dégrade fortement et la Bretagne est particulièrement impactée, selon le dernier Observatoire de la Mutualité française.
Santé mentale : la Bretagne peut s’inquiéter
https://www.letelegramme.fr* Publié le 14 janvier 2022 à 06h00
Un nombre de tentatives de suicides inquiétant, un manque de professionnels préoccupant et des indicateurs qui le sont tout autant : en France, la santé mentale se dégrade fortement et la Bretagne est particulièrement impactée, selon le dernier Observatoire de la Mutualité française. (Claude Prigent)
Un nombre de tentatives de suicides inquiétant
(Observatoire de la Mutualité française)La France a un taux de suicides nettement supérieur à la moyenne européenne (13,2 pour 100 000 habitants, contre 10,5 dans l’UE). Les hospitalisations pour tentative de suicide concernent avant tout les 12-18 ans, ainsi que les plus de 65 ans et, en France, la Bretagne est particulièrement impactée.
Si, sur l’ensemble du territoire, le taux est de 16,1 pour 100 000 jeunes, il monte à 18,5 en Bretagne, avec un taux supérieur à la moyenne nationale dans chaque département (22,2 dans les Côtes-d’Armor, 19 dans le Finistère, 18,2 dans le Morbihan et 16,3 en Ille-et-Vilaine).
Concernant les plus âgés (65 ans et plus), le taux en Bretagne (6,8) est également supérieur à la moyenne hexagonale (5,4). Dans le détail, 7,8 dans les Côtes-d’Armor, 7,5 dans le Finistère, 6,1 dans le Morbihan et 6 en Ille-et-Vilaine.
(Observatoire de la Mutualité française)L’Observatoire de la Mutualité françaiseUn manque de psychiatres et de pédopsychiatres préoccupant
(Observatoire de la Mutualité française)En 2019, la France comptait 15 479 psychiatres, soit 23 pour 100 000 habitants… mais avec de très fortes disparités selon les régions (de 9 à 34 en province et 99 à Paris). Avec 15 psychiatres pour 100 000 habitants, la Bretagne n’atteint pas la moyenne nationale et ce taux est encore plus inquiétant dans les Côtes-d’Armor (13, -43 %) et le Morbihan (16, -30 %) que dans le Finistère (21, -9 %) et l’Ille-et-Vilaine (22, -4 %).
Si, au 1er janvier 2020, la Bretagne comptait, pour 100 000 enfants de 0 à 14 ans, un taux de pédopsychiatres supérieur à la moyenne française (6 dans la région, 5 sur l’ensemble du territoire), les disparités sont également importantes entre les départements. Ainsi, l’Ille-et-Vilaine en compte cinq pour 100 000 enfants bretilliens et le Morbihan n’en compte… aucun.
(Observatoire de la Mutualité française)Un nombre de lits satisfaisant
La Bretagne manque de professionnels, mais elle n’est pas à la traîne pour accueillir ses malades par rapport aux autres régions. En nombre de lits et de places en établissements psychiatriques pour 100 000 habitants (indicateurs de 2018), le taux régional grimpe à 171, alors qu’il est de 137 sur l’ensemble du territoire (+25 %). Ici encore, les habitants des Côtes-d’Armor sont les moins dotés (111) quand les autres départements sont bien au-dessus de la moyenne : 158 pour l’Ille-et-Vilaine (+15 %), 200 pour le Finistère (+46 %) et 201 pour le Morbihan (+47 %).
L’alcool, un marqueur important
(Observatoire de la Mutualité française)La consommation répétée de substances psychoactives est l’une des principales causes des troubles de santé mentale. En France, la consommation d’alcool et de cannabis est supérieure, en moyenne, à celle des pays européens comparables, selon l’OCDE. Concernant le cannabis, 21,8 % des Français âgés de 15 à 34 ans disent en avoir consommé au cours des 12 derniers mois ; la moyenne dans l’UE tombe, elle, à 14,4 %.
Et quand la moyenne d’alcool pur bue par an et par personne est de 8,9 litres (l’équivalent de 100 bouteilles de vin), elle est de 11,7 litres en France.
Au niveau breton, la jeunesse est particulièrement touchée par cette addiction, et plus particulièrement par l’hyper-alcoolisation rapide (le « binge drinking »). 21,8 % des jeunes bretons de 17 ans ont indiqué avoir connu au moins trois épisodes au cours des 30 derniers jours quand la moyenne nationale est de 16,4 %.
La pandémie, un facteur aggravant
En France, comme ailleurs, la pandémie a aggravé les troubles de santé mentale. En 2019, 9,8 % des Français déclaraient un état dépressif, ils étaient 22,7 % en février 2021. Même constat pour l’anxiété (13,5 %/22,7 %) et les troubles du sommeil (49,4 %/66 %).
https://www.letelegramme.fr/sante/sante-mentale-la-bretagne-peut-s-inquieter-14-01-2022-12904078.php
lundi 13 décembre 2021
Mà J MANIFESTATION 16/12/2021 Territoire Lorient-Quimperlé (56) (29) Conférence sanitaire grand public Sensibilisation au risque suicidaire chez l’adulte
Débat Public sur le thème "Sensibilisation au risque suicidaire chez l'adulte" du 16 décembre 2021.
Une conférence sur le thème « Sensibilisation au risque suicidaire chez l’adulte » aura lieu le Jeudi 16 Décembre 2021, de 19H30 à 21H30 à l’Université de Bretagne Sud de Lorient (Amphithéâtre Massiac).
Cet évènement s’inscrit dans le cadre des conférences d’informations organisée par le Conseil Territorial de Santé Lorient-Quimperlé, sur le territoire de santé n°3. Elles ont vocation à informer le grand public sur différents sujets de santé qui les concernent, partager l’information entre usagers et professionnels de santé et mettre en avant l’action des acteurs.
Cette conférence s'adresse au grand public, professionnels de santé ou non, souhaitant bénéficier d'une sensibilisation au risque suicidaire chez l'adulte.
Dans une première partie, les équipes de l'EPSM CHARCOT reviendront sur les représentations et les idées reçues autour du suicide avant de sensibiliser aux signes d'alerte et au repérage de la crise suicidaire.
Dans une seconde partie, un temps d'échange sera proposé entre les participants et les professionnels afin de présenter l'offre et les dispositifs de soins spécifiques à la prise en charge du suicide au niveau national et sur le territoire (Vigilans, numéro national...)."
1er post : 29/11/2021 :
Conférence sanitaire grand public
Sensibilisation au risque suicidaire chez l’adulte
16 décembre 2021
Territoire Lorient-Quimperlé
19h30 -21h30
UBS Lorient-Paquebot Rue Jean Zay Lorient- Amphi Massiac
Avec la participation de professionnels de l’EPSM Charcot Dr Céline Besancenot, Dr Sabine Texier, Dr Olivier Laurini, Morgane Dubois, cadre de santé et, du Dr Jean-Marc Le Romancer, Clinique St-Vincent
Entrée libre et gratuite
Plus d'info & source https://bretagne.france-assos-sante.org/wp-content/uploads/sites/6/2021/11/Invitation_conference_suicide_T3.pdf
vendredi 3 décembre 2021
Lorient (56). A l’hôpital, le risque suicidaire existe aussi
Lorient. A l’hôpital, le risque suicidaire existe aussi
Catherine JAOUEN.
Ouest-France (site web)
Régions/Bretagne/Morbihan/Lorient, jeudi 2 décembre 2021
Laurent Le Goff et Sophie Gaillanne, dans le hall de l’hôpital du Scorff
à Lorient : « On se rend compte que les gens ne connaissent pas les
lieux auxquels s’adresser quand ils vont mal. »
Dans le cadre de la semaine de la sécurité des patients, dans les différents sites du Groupe hospitalier Bretagne Sud, des professionnels rencontrent public et soignants pour échanger autour du risque suicidaire.
Chaque année, le Groupe hospitalier Bretagne Sud – comme d’autres établissements de santé – participe à la semaine de la sécurité des patients.
La plupart du temps, il est question du risque infectieux, et des manières de s’en prémunir. Cette fois, la direction du GHBS a souhaité mettre l’accent sur la prévention du risque suicidaire.
Une réalité qui est méconnue alors que, sur le plan national, « 2 à 3 % des suicides aboutis dans l’année se passent à l’hôpital général » , décrit Laurent Le Goff, infirmier au centre médico-psychologique de Quimperlé (site du GHBS).
« Ces derniers temps, beaucoup de choses fragilisent, poursuit-il. Le Covid a aggravé des situations déjà sensibles. On le voit à l’échelle des centres médico-psychologiques, où les prises en charge se multiplient, et de l’activité des urgences psychiatriques (*) . »
3114, le numéro de prévention du suicide
Depuis le 1er octobre, un numéro national – le 3114 – est opérationnel 24 h sur 24. Il est destiné aux personnes en souffrance, à leur entourage inquiet, aux personnes endeuillées par un suicide, aux professionnels.
Des professionnels formés répondent, écoutent et orientent si nécessaire, en fonction de la situation rencontrée et de son degré d’urgence.
Le triste record breton
Avec 729 suicides enregistrés sur une année, la Bretagne est la première région de France touchée.
A l’échelle du groupe hospitalier, une procédure a été mise en place pour aider le personnel à repérer le risque suicidaire. « Que dois-je faire face à un patient qui affiche des pensées suicidaires ? Qui prend le relais ? Comment procéder ?, interroge Laurent Le Goff. La première chose à faire lorsque l’on repère un patient/résident présentant ces difficultés est d’amorcer le dialogue avec lui pour rechercher les signes d’alerte. L’hôpital ne protège pas du risque suicidaire. »
Repères
L’infirmier anime aussi des sessions de formation à l’intention du personnel du GHBS. « Avec le centre de simulation en santé, nous faisons des mises en situation sur une journée, adaptées à chaque service. En pédiatrie ou en gériatrie, on ne repère pas les mêmes choses… »
Le personnel hospitalier, lui aussi, peut être en détresse psychologique. D’autant que la période épidémique que l’on connaît depuis près de deux ans s’avère particulièrement éprouvante pour les professionnels de santé.
(*). Pour le territoire de Lorient, ce volet est géré par l’EPSM Charcot. Cet article est paru dans Ouest-France (site web)
mardi 21 septembre 2021
Bégard (22). Alinéa accompagne les proches endeuillés par suicide
Bégard. Alinéa accompagne les proches endeuillés par suicide
Désormais, dans les territoires de Guingamp et Lannion (Côtes-d’Armor), les proches frappés par un suicide pourront être accompagnés par la cellule Alinéa. Un dispositif innovant et collaboratif mis en place par la Fondation Bon Sauveur de Bégard.
Le dispositif Alinéa est opérationnel depuis le vendredi 10 septembre 2021. Sous la houlette de la Fondation Bon Sauveur de Bégard (Côtes-d’Armor), les proches endeuillés par suicide pourront bénéficier d’un regard et d’un accompagnement particulier et gratuit de la part de professionnels.
Une veille et un accompagnement
Il s’appelle Alinéa. Le nouveau dispositif de veille et d’accompagnement des proches frappés par un suicide, mis en place par la Fondation Bon Sauveur de Bégard, est opérationnel depuis vendredi10 septembre 2021. Il vise à ne pas laisser dans la détresse les familles, les amis, voire les collègues de travail qui ont perdu un ou une des leurs par suicide.
« Nous nous sommes basés sur l’enseignement de nos expériences pour monter ce dispositif », note d’emblée Mélanie Coquelin. Avec cette psychologue coordinatrice, Kristel Martin, infirmière, et le Dr Sarah Lécuyer, médecin psychiatre, composent cette cellule basée dans les locaux de Bon Sauveur à Bégard.
Une démarche innovante
Traditionnellement, les personnes en souffrance disposent de contacts qu’elles peuvent appeler pour se faire aider. Avec Alinéa, ce n’est pas le cas. 150 gendarmes des Côtes-d’Armor et les 60 policiers du commissariat de Lannion, « qui ont reçu une formation spécifique », remettront aux proches endeuillés par suicide, lors de leur intervention, une plaquette présentant Alinéa.
« Si les familles ne s’y opposent pas, les représentants des forces de l’ordre transmettront « une fiche alerte » à Alinéa, développe Mélanie Coquelin. Les proches seront appelés par un professionnel une à deux semaines après pour mettre un accompagnement en place si cela s’avère nécessaire. » Mais une personne s’inquiétant pour un de ses proches touchés par un tel drame pourra aussi prendre contact avec cette cellule.
Un dispositif collaboratif
Si les forces de l’ordre sont concernées au premier chef, des associations d’écoute, les municipalités, les pompiers, la Mutualité sociale agricole et l’Éducation nationale pourront apporter leur concours. Ce dispositif, « soutenu et validé par la préfecture des Côtes-d’Armor et le procureur de la République de Saint-Brieuc » bénéficie d’un soutien opérationnel et financier de l’ARS (Agence régionale de santé) Bretagne, Lannion-Trégor Communauté, Guingamp -Paimpol Agglomération et Leff Armor Communauté.
En vigueur dans ces territoires, « cette expérimentation sera évaluée, remarque Nathalie Le Formal, directrice de la santé publique à l’ARS. Avant d’être plus largement déployée. »
Contact : tél. 06 70 62 63 19 (appel gratuit) ou alinea@fondationbonsauveur.fr
Source https://www.ouest-france.fr/bretagne/begard-22140/begard-alinea-accompagne-les-proches-endeuilles-par-suicide-45b13108-1257-11ec-b833-99ca1e7b742e
samedi 31 juillet 2021
Groupes de soutien aux endeuillés par suicide au CH La Valette (22)
Groupes de soutien aux endeuillés par suicide
L’Unité d’Actions Contre le Suicide du CH La Valette organise tous les mois avec le centre Ecoute et Soutien, des groupes de soutien pour les personnes endeuillées par suicide.
Contact : 06.14.22.06.13 / 05 55 23 49 95 – uacs@ch-st-vaury.fr / ecouteetsoutien19@orange.fr
vendredi 2 juillet 2021
Coopération Québec-France Contre la Dépression et l’Isolement (CQFDI) programme multimodal de prévention du suicide
Coopération Québec-France Contre la Dépression et l’Isolement (CQFDI)
Le ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec et le Ministère des Solidarités et de la Santé en France ont élaboré un programme multimodal de prévention du suicide qui est la combinaison de plusieurs stratégies mises en œuvre simultanément. Sous le nom de Coopération Québec - France contre la Dépression et l'Isolement (CQFD-I), ce programme combine des interventions s’appuyant sur des données validées de la science et les meilleures pratiques :
- Interventions préventives universelles : portail web qui offre des informations à toute la population sur la dépression et sur comment y faire face;
- Interventions sélectives : formations des professionnels pour mieux dépister les personnes à risque de passage à l’acte suicidaire;
- Interventions ciblées : suivi auprès des personnes à risque de passage à l'acte suicidaire ou celles ayant déjà fait un passage à l’acte.
Le programme multimodal sera mis en œuvre à partir de 2021 dans la région de Brest en France et la région de l'Outaouais au Québec.
En savoir plus https://mieuxdansmatete.org/
vendredi 16 avril 2021
ETUDE RECHERCHE Approche qualitative et quantitative du passage à l’acte suicidant des femmes en Bretagne
CommunicationApproche qualitative et quantitative du passage à l’acte suicidant des femmes en Bretagne
Virginie Jacob Alby a b Sylvie Lemonnier ab Céline Kopp-Bigault ac
b Laboratoire RPpsy (EA4050), composante UCO Angers, Angers, France
c Laboratoire Teams MOODS Inserm U1178 CEPS – Université Paris-Saclay, Le Kremlin-Bicêtre, France
Available online 16 April 2021.
Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique
Résumé
Les femmes, dans leur passage à l’acte suicidaire, ne sont plus à envisager comme des hystériques qui mentent aux médecins et dont la psychanalyse se proposerait de donner la vérité du symptôme. Confrontées, dans nos recherches, à des chiffres particulièrement élevés en Bretagne quant au passage à l’acte suicidant des femmes, nous avons retenu trois cas cliniques de femmes décédées pour repérer, dans leurs trajectoires de vie, les facteurs de vulnérabilité qui les auraient menées au suicide. En référence au texte centenaire de Freud Au-delà du principe de plaisir, nous nous sommes particulièrement intéressées au contexte de précipitation de l’acte et de ce besoin impératif de faire cesser le vivant en excès.
Mots clés Bretagne Femmes Maternel Suicides Vivant
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0003448721001244
lundi 15 février 2021
SUICIDES ET TENTATIVES DE SUICIDE EN BRETAGNE - février 2021
SUICIDES ET TENTATIVES DE SUICIDE EN BRETAGNE - février 2021
INDICATEURS EN LIGNE
Dernière mise à jour février 2021
Ces chiffres-clés sont extraits de l'espace en ligne sur le site de l'ORS Bretagne
Phénomène suicidaire en Bretagne
Dernières données disponibles
Données de mortalité : 2016
Données de morbidité hospitalière : 2019
Voir les autres publication de l'ORS : https://orsbretagne.typepad.fr/ors_bretagne/suicides/
vendredi 29 janvier 2021
JNPS 17/02/2021 Misaco - Prévention de la souffrance psychique et du suicide : Webconférence et Vidéo, BRETAGNE
A l'occasion de la Journée Nationale de Prévention du Suicide, une visioconférence "Repérer la souffrance" est proposée le mercredi 17 février 2021 de 14h à 17h.
Elle s'adresse aux professionnels, élus et bénévoles amenés à être en relation avec le public et à accueillir leurs paroles et souffrances.
Visuel ci-joint.
MISACO et la Mutualité Française Bretagne informent également de la parution d'une vidéo dessinée illustrant la chaîne de prévention du suicide :https://www.dailymotion.com/video/k3gX5CkjGCsm5zwB48k
Un dessin vaut souvent mieux qu’un long discours. Qu’est-ce que « la chaîne de prévention du suicide » ?
3 minutes pour comprendre avec une vidéo dessinée, créée par la Mutualité Française Bretagne à destination de tous ses partenaires et acteurs de prévention de la souffrance psychique et du suicide. Ainsi, professionnels, élus et bénévoles concernés peuvent comprendre que, dans ce vaste domaine, chacun a un rôle à jouer !
Cette vidéo sera intégrée au futur site internet « Ensemble Veillons » destiné aux acteurs de la prévention du suicide en Bretagne. Il est actuellement en cours de création et paraîtra au premier semestre 2021.
Informations contact :
Pauline LE FAUCHEUR,
Chargée de prévention
Mutualité Française Bretagne
07-87-74-72-27
plefaucheur@bretagne.mutualite.fr
vendredi 18 décembre 2020
BRETAGNE Retour sur le colloque « Suicide au travail »
Publié le 16 décembre 2020
L’ISSTO, la Dirrecte et la Carsat mobilisés pour lutter contre ce risque majeur
Spécialiste
des risques psycho‐sociaux (RPS) à la Carsat Bretagne, Hélène Gouesnard
était invitée au colloque sur le suicide en lien avec le travail.
Ce colloque, organisé en novembre par l’Institut des Sciences Sociales
du Travail de l’Ouest (ISSTO) de l’Université Rennes 2 et la Direccte
Bretagne a permis aux différents acteurs de faire le point sur cette
thématique complexe.
Quel état des lieux sur le sujet, quels acteurs, instances actionner
dans l’entreprise, quelles synergies possibles entre les acteurs de la
santé au travail ?
Retrouvez les différentes interventions
Pour rappel, les RPS
désignent « des risques pour la santé mentale, physique et sociale,
engendrés par les conditions d’emploi et les facteurs organisationnels
et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental
».
Ils se catégorisent en 6 groupes de facteurs de risques : l’intensité et
le temps de travail, l’exigence émotionnelle, le manque d’autonomie,
des rapports sociaux au travail dégradés, un conflit de valeurs et
l’insécurité de la situation de travail.
Les symptômes des RPS sont des troubles du sommeil, de la concentration,
de l’irritabilité, des palpitations, de la nervosité ou une fatigue
importante. Le suicide étant le risque majeur.
Les RPS ont un impact sur le fonctionnement des entreprises : absentéisme, turn‐over, ambiance de travail.
lundi 19 octobre 2020
Les gendarmes de Saint-Malo (35) mobilisés sur l’accompagnement des chefs d’entreprise en difficulté
Les gendarmes de Saint-Malo mobilisés sur l’accompagnement des chefs d’entreprise en difficulté
Publié le 13 octobre 2020 https://www.letelegramme.fr*
La crise n’est pas que sanitaire, elle est aussi économique. Les gendarmes de Saint-Malo sont formés pour accompagner au mieux les chefs d’entreprise en détresse, psychologique notamment.
Dans le contexte actuel de crise, la gendarmerie est engagée au-delà de sa mission fondamentale de protection des personnes et des biens. Elle se mobilise notamment aux côtés des entreprises qui se retrouveraient en difficulté. En partenariat avec les Chambres de commerce et d’industrie (CCI), les gendarmes accompagnent les chefs d’entreprise en difficulté, en les redirigeant vers les structures pouvant leur apporter des solutions.
Un rôle de sentinelle
« Qui n’est jamais intervenu sur un suicide au cours de sa carrière ? », demande le commandant Aubry. Sur la vingtaine de gendarmes présents dans la salle de formation, une seule lève la main. Les gendarmes, parfois seuls représentants de l’État sur un territoire rural, interviennent régulièrement sur des tentatives de suicide. Depuis le début de la crise, ils sont particulièrement vigilants. « Pour le moment, les entreprises en difficulté sont sous perfusion, mais on craint le pire d’ici la fin de l’année », s’inquiète Jean-Pierre Macé, président de la chambre des procédures collectives au tribunal de commerce.
Détecter les signes
Face à cette situation, les gendarmes apprennent à détecter les signes de détresse chez les chefs d’entreprise en difficulté, des personnes qui se retranchent sur elles-mêmes et ne parviennent plus à maîtriser la situation. « La détresse psychologique s’accompagne souvent d’une augmentation de la consommation d’alcool et de l’agressivité », indique Katia Milza, de l’association Rebond 35.
De nombreuses solutions existent pourtant, comme s’adresser à la CCI, à la chambre de prévention du tribunal de commerce de Saint-Malo, ou bien à l’association Rebond 35, proposant un soutien psychologique gratuit. Autant de structures vers lesquelles les gendarmes peuvent rediriger les patrons en détresse.
jeudi 30 avril 2020
MANIFESTATION webconférences de la La Mutualité Française Bretagne 14/05 et 28/05
29 avril 2020
La Mutualité Française Bretagne s’adapte elle aussi à cette période de confinement et innove pour vous proposer prochainement deux actions de prévention à distance en webconférence
« Confinés à la maison depuis le 17 mars pour limiter la propagation du Covid19, chacun s’adapte autant qu’il le peut à cet isolement. Pour autant, cette période n’est pas toujours facile à vivre pour soi-même ou ses proches.
La Mutualité Française Bretagne vous propose deux actions de prévention à distance, soit des webconférences :
Confinement/ déconfinement… et vous comment ça va ? – le jeudi 14 mai à 11h
Cette conférence permettra d’échanger sur les impacts du confinement, comprendre et normaliser ses émotions, se préparer au déconfinement, obtenir quelques conseils pour aller bien ou mieux ou encore prendre connaissance des ressources existantes.
Comment repérer des signes de mal être chez ses proches ? – le jeudi 28 mai à 11h
Il n’est pas toujours simple de repérer la souffrance chez un membre de sa famille, un ami, un collègue, d’oser en échanger ou encore de savoir comment agir. Aussi, cette conférence permettra d’aborder les signes pouvant alerter, de montrer l’importance du dialogue mais aussi de mettre en lumière les soutiens pouvant exister : professionnels, associations…
Ces conférences interactives seront animées par une psychologue-formatrice au repérage de la crise suicidaire : Catherine MERCIER.
Inscription gratuite sur le site happyvisio.com avec le code « HAPPYMFB », ce dernier offrant un espace personnalisé, avec possibilité d’accéder en plus, à l’ensemble des contenus proposés sur le site (conférences, activités physiques, quizz, replays etc.). »
source https://bretagne.mutualite.fr/actualites/la-mutualite-francaise-bretagne-sadapte-elle-aussi-a-cette-periode-de-confinement/





