vendredi 15 février 2019

Mamers (72) Projet expérimental de «  repérage et d’activation d’un réseau de soutien des familles  »

Sarthe
Le Mans, lundi 11 février 2019 Ouest-France
Prévenir le  suicide autour de Mamers
Secrétaire de mairie, aide à domicile, gendarme, élu, infirmière scolaire, assistante sociale, facteur, coiffeur… Tous peuvent se retrouver face à une personne en mal-être, en grande souffrance psychique, voire suicidaire. Ou à sa famille endeuillée. Sans savoir comment agir.
Avec, en moyenne, 150 suicides par an (un tous les deux jours et demi), la Sarthe reste le département des Pays de la Loire le plus touché par le suicide.
Face à la demande croissante d’accompagnement, L’Arc-en-ciel a lancé un projet expérimental de «  repérage et d’activation d’un réseau de soutien des familles  » . Il est ciblé à Mamers et ses alentours (53 communes).

Un collectif, soutenu par le maire de Mamers, le conseil départemental et Familles rurales, a été créé en avril : «  Ensemble prévenir le suicide : agir en Maine-Saosnois  ». Il est ouvert aux acteurs associatifs et de proximité. Arc-en-ciel met son expertise à leur service.

Reste à définir ensemble les modalités pour apprendre à repérer les signes qui doivent alerter afin d’orienter la personne en mal-être au bon endroit, au bon moment. Et construire des actions de prévention, notamment en milieu scolaire
 INFO  +
En savoir plus sur Arc en ciel http://asso-larcenciel.fr/larc-en-ciel-sengage-dans-la-prevention-du-suicide/

SUISSE GENEVE MAL À TA VIE : UNE EXPOSITION UNIQUE AU SERVICE DE LA PRÉVENTION DU SUICIDE DES JEUNES

MAL À TA VIE : UNE EXPOSITION UNIQUE AU SERVICE DE LA PRÉVENTION DU SUICIDE DES JEUNES

EXPOSITION ITINÉRANTE

LES DATES ET LIEUX

12 au 21 février 2019
Uni Mail - Genève





7 CABINES TÉLÉPHONIQUES

7 ARTISTES :

Sylvie Auvray
Hicham Berrada
Sol Calero
Benjamin Renoux
Issam Rezgui
Barthélémy Toguo
Sislej Xhafa


Children action et HUG Hopitaux Universitaires Geneve




En savoir plus https://www.expo-malatavie.ch/

MANIFESTATION Draguignan (83) 28/02/2019 Souffrance psychique et risque suicidaire des adolescents et des jeunes adultes

Souffrance psychique et risque suicidaire des adolescents et des jeunes adultes
Du 28/02/19 18:00 jusqu'au 28/02/19 20:30
À Complexe Saint Exupery  Rue Auguste Renoir, 83300 Draguignan
Catégories: Conférence, Santé
Par le Dr Xavier Pommereau, Psychiatre, chef du pôle aquitain de l'adolescent (Centre Abadie) au CHU de Bordeaux.
Entrée libre


Source https://www.ville-draguignan.fr/flux-2/evenement/681-souffrance-psychique-et-risque-suicidaire-des-adolescents-et-des-jeunes-adultes

USA Ronda Rousey aide à ouvrir un centre de prévention du suicide

Ronda Rousey aide à ouvrir un centre de prévention du suicide
7 fevrier 2019

(Pratiquante d'arts martiaux mixtes (MMA) et une catcheuse américaine. Elle travaille actuellement à la World Wrestling Entertainment WWE, dans la division Raw, où elle est l'actuelle championne féminine de Raw.


La championne de la WWE Raw, Ronda Rousey, a contribué à l’ouverture d’un tout nouveau centre de prévention du suicide à Los Angeles, rapporte TMZ.

Ci-dessous, une vidéo de Rousey à l’ouverture du centre.
Le grand-père et le père de Ronda se sont suicidés, et c’est aussi un problème qu’elle a elle-même traversé par le passé.



Cette nouvelle succursale des services de santé mentale Didi Hirsch ouvrira officiellement ses portes le vendredi 22 février. Elle sera située au 10277 Olympic Boulevard Los Angeles, ajoutant ainsi une thérapie individuelle et familiale aux services déjà proposés par le centre. Cela leur permettra également de presque doubler le nombre de personnes auxquelles on répond sur leur ligne d'écoute Suicide Crisis Line

Ronda Rousey travaille avec Didi Hirsch Mental Health Services depuis plusieurs années et a reçu le prix Erasing the Stigma Leadership Award en 2014.

Elle a admis qu'après sa défaite face à Holly Holm à l'UFC, elle s'était également battue contre des idées suicidaires. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, Ronda encourage les gens à demander de l'aide en leur disant: "My message that I would give is reach out don't tough it out,"

Info tirée de https://wrestletalk.com/news/ronda-rousey-helps-open-suicide-prevention-centre/

MAJ ETUDE RECHERCHE CANADA risque de dépression et de comportement suicidaire chez les jeunes consommateurs de cannabis

Le pot peut-il causer la dépression et le suicide?
Publié le 14 février 2019 www.lapresse.ca/* Philippe Mercure

Une étude québécoise publiée hier, mercredi, dans la prestigieuse revue JAMA Psychiatry établit un lien entre consommation de cannabis, dépression et comportement suicidaire. Mais attention : ça ne veut pas dire que le pot cause la dépression ni qu'il faut craindre outre mesure que son ado qui fume un joint de temps à autre commette l'irréparable. Le point en quatre questions.
Q : En quoi consiste l'étude publiée hier ?
R : L'analyse regroupe 11 études internationales comptant en tout 23 317 individus qui ont été suivis sur plusieurs années. Les chercheurs ont interrogé les participants sur leur consommation de cannabis lorsqu'ils avaient moins de 18 ans, puis ont surveillé s'ils développaient une dépression à l'âge adulte. L'anxiété, les idées suicidaires et les tentatives de suicide ont aussi été étudiées. Les chercheurs de McGill ont ensuite regardé si les consommateurs de cannabis étaient plus susceptibles que les autres d'être touchés par les problèmes étudiés. « Les liens entre psychose et cannabis ont beaucoup été étudiés, mais il existe beaucoup moins de recherches sur la dépression », souligne la Dre Gabriella Gobbi, chercheuse au Programme en réparation du cerveau et en neurosciences intégratives à l'Institut de recherche du CUSM et professeure de psychiatrie à l'Université McGill, qui a dirigé l'étude.
Q : Quels sont les résultats ?
R : Les chercheurs de McGill ont noté que les consommateurs de cannabis étaient plus touchés que les autres par la dépression et par les idées suicidaires et qu'ils commettaient plus de tentatives de suicide. Ils ne sont toutefois pas significativement plus nombreux à souffrir d'anxiété. Par « consommateur de cannabis », l'équipe de la Dre Gobbi a considéré les fumeurs qui prennent du pot au moins une fois par semaine. Le Dr Didier Jutras-Aswad, psychiatre au CHUM, n'a pas participé à cette recherche. Il fait remarquer que les différences entre consommateurs et non-consommateurs sont « relativement faibles ». « Ce sont des associations qui ne sont pas si impressionnantes », estime-t-il.
Q : Est-ce que ça veut dire que le pot cause la dépression et le suicide ?
R : Non, et c'est sans doute là le principal piège quand vient le temps d'interpréter ce genre d'études. « Il faut parler d'associations, et non de relations de cause à effet », convient la Dre Gobbi. Bref, l'étude montre que les fumeurs de pot sont plus nombreux à souffrir de dépression, mais pas que le pot est le facteur qui a déclenché ces dépressions. Les chercheurs de McGill ont tenté d'éliminer l'influence de variables comme l'âge, le sexe, le statut socioéconomique et la présence d'anxiété et de dépression lors de la première prise de contact avec les jeunes. Mais bien d'autres variables, comme la prédisposition génétique ou la consommation d'autres drogues, ont pu jouer.
« Il est pratiquement impossible de départager l'influence du cannabis de celle de la consommation d'alcool (voire d'autres drogues), qui est présente chez presque tous les consommateurs, particulièrement les consommateurs les plus lourds et à risque », illustre par exemple Jean-Sébastien Fallu, professeur à l'École de psychoéducation à l'Université de Montréal.
Comme pour contredire cette analyse, les chercheurs de McGill s'avancent bel et bien, dans la partie « discussion » de leur étude, et attribuent une part des dépressions au cannabis. Après des « calculs épidémiologiques », ils estiment que cette proportion se chiffre à 7 % des diagnostics. Cela voudrait dire que 25 000 jeunes Canadiens souffrent de dépression « en raison » de leur consommation de cannabis. En entrevue à La Presse, la Dre Gobbi a convenu qu'il s'agissait d'« estimations ».
« On peut remettre ça en question », dit quant à lui Didier Jutras-Aswad, du CHUM.
Q : Un consommateur de pot devrait-il s'inquiéter pour sa santé mentale ?
R : « Il ne faut pas partir en peur, répond le Dr Justras-Aswad. Ce que cette étude vient nous dire, comme d'autres études l'ont montré avant, c'est que les gens qui consomment du cannabis sont plus susceptibles de souffrir de problèmes de santé mentale. C'est intéressant à savoir, mais il faut rester prudent. Le cannabis peut sans doute contribuer à la dépression, mais ce n'est pas parce que l'on consomme du cannabis qu'on devient déprimé. »
Quant au suicide, le psychiatre rappelle que les raisons qui conduisent un individu à commettre l'irréparable sont complexes. Le pot peut faire partie de l'équation, mais déterminer le rôle exact joué par la drogue n'est pas simple. L'expert rappelle aussi que le type de pot consommé et la fréquence de consommation influencent les risques. La Dre Gabriella Gobbi estime quant à elle que le risque individuel de dépression et de suicide associé au cannabis est peut-être « modeste », mais qu'il se traduit en véritable enjeu de santé publique, considérant le nombre de jeunes Canadiens qui consomment du pot.
« Nous espérons que nos conclusions inciteront les organismes de santé publique à adopter des stratégies visant à réduire la consommation de cannabis chez les jeunes », dit-elle.
 https://www.lapresse.ca/actualites/sante/201902/14/01-5214705-le-pot-peut-il-causer-la-depression-et-le-suicide.php


Post initial :

Augmentation du risque de dépression et de comportement suicidaire chez les jeunes consommateurs
de cannabis

Une nouvelle étude révèle qu’un certain pourcentage de jeunes consommateurs de cannabis courent un risque de dépression ou de comportement suicidaire

Montréal – La consommation de cannabis à l’adolescence serait liée à un risque plus élevé de dépression et de comportements suicidaires au cours de la vie des jeunes adultes, selon les résultats de la première méta-analyse conduite sur le sujet par une équipe de scientifiques de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) et de l’Université McGill, en collaboration avec chercheurs des universités d’Oxford et de Rutgers–Camden. Leur étude est publiée aujourd’hui dans le journal JAMA Psychiatry.
Dre Gabriella Gobbi
Dre Gabriella Gobbi
Ces conclusions ont été rapportées par une équipe dirigée par la Dre Gabriella Gobbi, chercheuse au Programme en réparation du cerveau et en neurosciences intégratives (RCNI) de l’IR-CUSM et professeure de psychiatrie à la Faculté de médecine de l’Université McGill, à la suite d’un examen systématique et à une méta-analyse d’études internationales, comprenant 23 317 individus. Les chercheurs ont conclu que la consommation de cannabis à l’adolescence pourrait être dommageable pour la santé mentale, même chez les jeunes qui ne présentaient pas de symptômes dépressifs avant de commencer à consommer du cannabis.
Peu d’attention a été portée, à ce jour, à l’analyse des conséquences de la consommation de cannabis chez les adolescents et au risque qu’ils courent de développer des symptômes dépressifs et des troubles de l’humeur, compte tenu du fait que leur cerveau est en développement jusqu’à l’âge de 25 ans.
Les jeunes adultes sont une population particulièrement à risque en Amérique du Nord, y compris au Canada, où le pourcentage d’adolescents consommant du cannabis est l’un des plus élevés des pays développés. Les Canadiens ayant entre 15 et 25 ans représentent la majorité des consommateurs de cannabis de tous les groupes d’âge, soit entre 20 et 33 %, alors que plus de 20 % des adolescents des États-Unis affirment consommer du cannabis mensuellement.
Conclusions surprenantes quant au comportement suicidaire
Les chercheurs ont analysé le risque de dépression, d’anxiété, de pensée suicidaire et de tentatives de suicide dérivant de la consommation de cannabis dont la fréquence allait de quotidienne à occasionnelle.
« L'étude suggère que le diagnostic de dépression chez environ 7 % des Canadiens et des Américains âgés de 18 à 30 ans est imputable au cannabis, ce qui signifie que 25 000 jeunes Canadiens et 400 000 Américains souffrent de dépression en raison d'une consommation de cannabis à un plus jeune âge », dit Nancy Mayo, professeure aux départements de médecine et à de physiothérapie et d’ergothérapie de l’Université McGill, et chercheuse au Centre de recherche évaluative en santé de l’IR-CUSM.
En contrepartie, les chercheurs ont rapporté une faible association avec l’anxiété.
« Lorsque nous avons entrepris l’étude sur les effets de la consommation de cannabis chez les adolescents, nous nous attendions à ce que la dépression soit un facteur attribuable à la consommation de cette substance ; nous avons toutefois été très surpris de constater l’ampleur des comportements suicidaires, car nos résultats ont montré qu'un pourcentage significatif des tentatives de suicide chez les jeunes sont attribuables au cannabis », explique la Dre Gobbi, qui est aussi psychiatre au CUSM.
Le secteur public doit lancer des projets de prévention
Les conclusions de l’étude font ressortir l’importance des démarches de prévention, axées sur la sensibilisation des adolescents aux risques liés au cannabis, tout comme l’acquisition de compétences pour résister à la pression des pairs.
« Il est évident que beaucoup de jeunes gens qui consomment du cannabis courent le risque de développer une dépression et un comportement suicidaire; il est très important pour les autorités d’être plus proactives en matière de campagnes de prévention, poursuit la Dre Gobbi. Nous espérons que nos conclusions inciteront les organismes de santé à adopter des stratégies visant à réduire la consommation de cannabis chez les jeunes. »

À propos de l’étude
Les coauteurs de l’étude intitulée « Association of Cannabis Use in Adolescence and
Risk of Depression, Anxiety, and Suicidality in Young Adulthood – A Systematic Review
and Meta-analysis » sont Gabriella Gobbi (auteure principale); Tobias Atkin;
Tomasz Zytynski; Shouao Wang; Sorayya Askari; Jill Boruff; Mark Ware;
Naomi Marmorstein; Andrea Cipriani; Nadine Dendukuri; et Nancy Mayo.
DOI : 10.1001/jamapsychiatry.2018.4500
Ces travaux de recherche ont été financés par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et par le Réseau québécois sur le suicide, les troubles de l’humeur et les troubles associés.
  
Contacts presse :
 Julie Robert
Relations médias (recherche)
Centre universitaire de santé McGill
514.971.4747 (cellulaire)
julie.robert@muhc.mcgill.ca

https://cusm.ca/newsroom/nouvelles/augmentation-du-risque-d%C3%A9pression-et-comportement-suicidaire-chez-les-jeunes-consommateurs

MAROC PRESSE Suicide des adolescents : Comprendre l’impensable

Suicide des adolescents : Comprendre l’impensable

Chady Chaabi Vendredi 15 Février 2019 www.libe.ma/*

Dans la série des douleurs humaines, il en existe une qui s’affiche en tête de liste. Période charnière et souvent troublée entre l'enfance et l'âge adulte, l'adolescence constitue un cap difficile à passer. Au point que certains tentent de mettre fin à leurs jours. Ainsi, un jeune qui se suicide est un drame terrifiant auquel se rattachent des sentiments de culpabilité et d’impuissance extrêmes. Un acte tellement insupportable, que la majorité des parents et des proches ne sauront jamais comment s’en remettre. Alors, comment expliquer un tel acte ? Comment le voir venir ? Que faire si votre ado a des idées suicidaires ? Layoussifi Elkhansa, psychiatre-addictologue au Centre d’addictologie du CHU Ibn Rochd et secrétaire générale adjointe de la Ligue pour la santé mentale, fait le point.

Qu’est-ce qui pousse un adolescent au suicide ?
Quand on apprend qu’un adolescent a mis fin à ses jours, on ne peut qu’être consterné et se demander ce qui a bien pu le pousser à un tel geste. Comme l’explique Layoussifi Elkhansa, cet acte n’est pas attribuable à une seule cause, mais plutôt à la combinaison de plusieurs facteurs. D’abord, il existe des facteurs pathologiques, à savoir les maladies psychiatriques. Ensuite, il y a la dépression. Beaucoup de jeunes connaissent des épisodes dépressifs et, malheureusement, leur entourage ne s’en rend pas compte. D’autant plus que ces ados sont réticents à en parler. Tout bonnement car ils ne savent pas comment aborder le sujet. Donc, dans ce cas, la suicidalité* apparaît sur un nid de dépression : une maladie qui a un début et une fin. Un traitement et une prise en charge. Il y a évidemment des facteurs qui la déclenchent, tels une rupture amoureuse, un échec scolaire ou tout simplement un conflit avec les parents. Ces derniers peuvent déclencher une dépression, en s’appuyant notamment sur des facteurs de type héréditaire ou biologique, mais aussi psychologique et même environnemental.
Par ailleurs, il existe des tentatives de suicide qui se font dans d’autres circonstances. Sans qu’il y ait dépression ou maladie mentale sous-jacente. Elles sont à mettre sur le compte de l’impulsivité qui caractérise l’état émotif de certains adolescents. Dans ce cas-là, le passage à l’acte peut être facile, à l’instar de la prise d’une drogue. Que le jeune soit addict ou bien juste sous l’effet d’une substance utilisée pour la première fois. Enfin, il convient de mettre en lumière le danger émanant d’Internet et qui prend corps dans des challenges morbides qui peuvent le pousser au suicide. Pour exemple, le défi de la baleine bleu (voir notre édition du 9 janvier 2018). Cet effet de mode est dangereux dans le sens où faire comme l’autre, s’identifier à autrui, est un processus d’identification et une étape qui existe pendant l’adolescence.

Comment "repérer" un adolescent suicidaire?
Les sentiments de culpabilité et d’impuissance extrêmes qui rongent les parents d’un jeune ayant commis un acte suicidaire sont certainement dus à leur incapacité à repérer les signes avant-coureurs ou plutôt les symptômes qui poussent à nous poser des questions, rectifie Layoussifi Elkhansa. Pour elle, il y en a certains qui ne trompent pas, comme des changements importants de comportement. Généralement, un jeune en bonne santé et en pleine effervescence est fait pour être avec ses pairs, ses semblables. Il va sortir avec ses copains et passer du temps avec eux. Du coup, s’il commence à s’isoler, à préférer la solitude, à fuir ses amis et éviter toute discussion avec les membres de sa famille, les parents doivent se poser des questions. Tout comme quand leur fille ou leur fils, manque de concentration quant à ses travaux scolaires, avec des résultats à la baisse ou ne mange plus correctement et commence à perdre du poids, à faiblir et à blêmir. Là, il y a sûrement quelque chose qui ne tourne pas rond chez lui ou chez elle. Et justement, la maman a un rôle important à jouer dans ce sens, puisqu’elle est douée pour constater et percevoir les changements de comportement de ses enfants.

Que faire si votre ado a des idées suicidaires?
En présence de l’un ou de plusieurs de ces symptômes, on se doit d’aller lui poser la question. Mais avec la manière, précise notre interlocutrice. Directement ou indirectement via une personne de confiance dans son entourage. Il ne faut surtout pas le laisser livré à lui-même. Même si les parents ont tendance à se dire qu’il commence à grandir et qu’il a besoin d’intimité et donc ’’laissons-le tranquille’’. Effectivement, il a besoin d’intimité sauf qu’il a aussi besoin de se sentir soutenu et en sécurité. En fait, les ados ont une folle envie d’indépendance, tout en ayant un fort besoin d’être soutenus et accompagnés. Cette dualité est la définition même d’un adolescent. Il faut trouver le bon équilibre. Ne pas être trop intrusif, ne pas le gaver avec trop de questions, mais en parallèle, il ne faut pas totalement s’en désintéresser. Ce sont deux attitudes extrêmes à bannir.
Si les parents n’arrivent pas à établir un contact, il va leur falloir s’appuyer sur une personne de confiance dans l’entourage de l’enfant. Il y a toujours une tante, un oncle ou un cousin, qui est plus proche de lui et plus empathique. Ce dernier doit avoir la capacité de l’écouter et lui exprimer son soutien. Lui poser des questions ouvertes pour l’amener à se confier. Et surtout le message à transmettre est : «Je suis là pour toi si tu as besoin d’aide».
En réalité, dans sa tête, l’ado qui a des idées suicidaires se trouve dans un tunnel sans fin. Il y broie du noir avec la sensation d’un horizon bouché. Il culpabilise, en se disant qu’il ne mérite pas cette vie pour une raison ou pour une autre. Pour lui, l’unique moyen d’échapper à cette souffrance intérieure serait le suicide. J’aimerais insister sur cette notion. Pendant la phase d’adolescence, le cerveau émotionnel prend de l’ampleur par rapport au cerveau rationnel. En d’autres termes, l’adolescent ne possède pas toutes les capacités de prendre les bonnes décisions d’un point de vue rationnel et objectif. Donc la personne qui va lui parler doit combler ce déséquilibre et lui offrir d’autres alternatives. Une lueur d’espoir.


* Tentatives de suicide ou idées suicidaires, sans forcément qu’il y est passage à l’acte réussi.


Un registre des suicides inexistant

Selon des chiffres annoncés par le ministère de la Santé en 2014, 14% des Marocains âgés entre 13 et 14 ans ont déjà fait une tentative de suicide. Depuis, plus rien. Ses statistiques n’ont pas été actualisées. Et pour cause, d’après le docteur Layoussifi Elkhansa, et à l’inverse de plusieurs autres pays, dont ceux scandinaves « il n’existe aucun registre des suicides au Maroc. Plusieurs raisons à cela : l’absence d’unité suicide dans les hôpitaux psychiatriques. Le facteur culturel joue aussi, puisque le sujet est tabou. S’il y a tentative de suicide, c’est parfois un acte dissimulé par la famille. Comme lorsqu’on se trouve face à des morts suspectes, sans qu’il y ait de raisons évidentes, surtout quand c’est un jeune bien portant et qui n’a a priori aucun problème de santé. Cependant, toutes les morts suspectes ne déclenchent pas automatiquement une procédure et une expertise supplémentaire ou une autopsie. Et quand bien même il y en aurait une, elle reste sommaire en l’absence d’analyse psychologique. En tout cas, il y a certains cas entourés énormément d’interrogations. Bref, impossible d’avoir une estimation exacte, sauf si on s’adresse aux autorités. Mais on reste dans le cadre de l’estimation. Du coup, on se rabat sur les chiffres de l’OMS. En tout cas, je peux vous assurer, de par mon expérience, que la suicidalité est assez fréquente lors de nos consultations psychiatriques ».

https://www.libe.ma/Suicide-des-adolescents-Comprendre-l-impensable_a106090.html

jeudi 14 février 2019

ETUDE RECHERCHE USA Les jeunes enfants qui expriment des idées suicidaires comprennent la mort mieux que leurs pairs

D'apres Young children who express suicidal ideation understand death better than their peers
12 février 2019 sur https://www.sciencedaily.com/*
Les jeunes enfants qui expriment des idées suicidaires comprennent la mort mieux que leurs pairs

Les résultats réfutent les hypothèses courantes selon lesquelles les enfants déprimés qui expriment des idées suicidaires ont une compréhension «moins mature» de la mort
La source:     Elsevier


Graphique illustrant les niveaux de réaction de quatre émotions: tristesse, anxiété, frustration et intérêt pour les récits sur le thème de la mort.
Crédit: Elsevier

Les enfants de quatre à six ans qui expriment des pensées et des comportements suicidaires comprennent mieux ce que signifie mourir que la majorité de leurs pairs, rapporte une étude récemment publiée dans le Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry (JAACAP).


Les auteurs ont constaté que les enfants exprimant des pensées suicidaires, phénomène connu sous le nom d'idéation suicidaire, étaient 3,6 fois plus susceptibles de décrire la mort comme étant causée par la violence que les enfants déprimés sans idées suicidaires.

"C’est un sujet difficile à aborder, et à bien des égards, je pense qu’il est plus facile de supposer que les enfants ne savent pas vraiment ce qu’ils disent, et qu’ils ne peuvent donc pas dire exactement la même chose que les adultes quand ils parlent de vouloir mourir », a déclaré l’auteur principale Laura Hennefield, PhD, chercheuse postdoctorale à l’Université de Washington à St. Louis, MO, États-Unis.

"Nous avons toutefois constaté que même les enfants de quatre ans et plus qui exprimaient des idées suicidaires comprenaient parfaitement ce que signifie mourir", a ajouté le Dr Hennefield. "Bien qu'il soit difficile de déterminer comment évaluer pleinement le risque dans ces circonstances, nos conclusions soulignent la nécessité de prendre au sérieux les expressions de pensées et de comportements suicidaires des enfants."

Les résultats sont basés sur les données d'un essai contrôlé randomisé de développement des émotions de la thérapie par interaction parent-enfant visant à traiter la dépression préscolaire. L'échantillon comprenait 22 enfants déprimés ayant des idées suicidaires; 57 enfants déprimés sans idées suicidaires; et  et 60 pairs en santé du même âge.

Au cours de leur évaluation initiale (avant traitement), les enfants ont passé une interview dirigée par un experimenter-led afin de mesurer leur compréhension de cinq concepts de la mort, à savoir:

    L'universalité (tous les êtres vivants finissent par mourir);
    spécificité (seuls les êtres vivants meurent);
    irréversibilité (la mort est permanente);
    cessation (à la mort, les processus corporels cessent de fonctionner); et
    causalité (il y a des événements qui peuvent causer la mort).

Les enfants déprimés ayant des idées suicidaires démontraient une meilleure compréhension de ces composantes de la mort que les deux groupes de pairs. En outre, 100% des enfants déprimés présentant des idées suicidaires ont été en mesure de décrire un événement raisonnable susceptible de causer la mort, par rapport à 61% des enfants déprimés sans idées suicidaires et à 65% des enfants en bonne santé.

De manière quelque peu inattendue, les auteurs ont également constaté que l'âge et l'expression d'idées suicidaires prédisaient de manière indépendante l'attribution de la mort à des causes violentes chez les enfants.

"Lorsqu'on leur a demandé de décrire un événement susceptible de causer la mort, les enfants plus âgés et les enfants exprimant des idées suicidaires étaient beaucoup plus susceptibles de décrire une cause violente telle que tirer, poignarder ou être empoisonné", a déclaré le Dr Hennefield.

L’auteur principal Joan Luby, MD, chercheur principal de l’étude et directeur du programme Early Emotion Development à la faculté de médecine de l’Université de Washington, a ajouté: «Nous avons lancé cette enquête après avoir constaté des taux d'idées suicidaires plus élevés que prévu dans notre étude sur les traitements. ce que nous n'avions pas vu auparavant dans des études antérieures sur la dépression préscolaire.

"Cela nous a amenés à ajouter des mesures pour étudier la signification de ce symptôme afin d'aider les soignants et les cliniciens à y répondre. Très semblables aux études antérieures sur la dépression chez les enfants d'âge préscolaire menées dans le cadre du Programme de développement affectif des jeunes enfants et ailleurs, nos constatations suggèrent que les enfants plus jeunes sont plus conscients de leurs émotions et ont de meilleures capacités émotionnelles qu'on ne le croyait auparavant."

Source de l'histoire:

Materials provided by Elsevier. Note: Content may be edited for style and length.

Journal Reference:
Laura Hennefield, Diana J. Whalen, Grace Wood, Mary C. Chavarria, Joan L. Luby. Changing Conceptions of Death as a Function of Depression Status, Suicidal Ideation, and Media Exposure in Early Childhood. Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 2019; DOI: 10.1016/j.jaac.2018.07.909

Cite This Page:
Elsevier. "Young children who express suicidal ideation understand death better than their peers: Findings refute common assumptions that depressed children who express suicidal ideation have a 'less mature' understanding of death." ScienceDaily. ScienceDaily, 12 February 2019. https://www.sciencedaily.com/releases/2019/02/190212094901.htm

Santé des hospitaliers : l'alerte des médecins du travail

AU COEUR DU METIER
Santé des hospitaliers : l'alerte des médecins du travail
12.02.19 par Bernadette Fabregas. Mise à jour le 13.02.19
https://www.infirmiers.com*
Ils sont bien placés pour le savoir parce qu'ils l'observent. Les médecins du travail, dans les hôpitaux où ils sont encore présents, sont les témoins d'une souffrance de plus en plus marquée des professionnels de santé. Alors que les signaux d'alerte clignotent maintenant depuis plusieurs années, ils alertent leurs tutelles. L'Association Nationale de Médecine du Travail et d’Ergonomie du Personnel des Hôpitaux* interpelle par courrier en date du 9 février 2019 la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn ainsi que la Direction générale de l'offre de soins.
casser les oeufs
Les médecins du travail, dans les hôpitaux où ils sont encore présents, sont les témoins d’une souffrance de plus en plus marquée des professionnels de santé. Ils lancent l'alerte auprès de leurs tutelles.
Le suicide sur son lieu de travail d'un praticien hospitalier, chirurgien bariatrique à l'hôpital Avicenne (AP-HP), a souligné, une fois encore, même si les raisons précises de cet acte désespéré ne sont pas établies - et notamment celles en lien avec des conditions de travail dégradés et des tensions fortes avec la hiérarchie -, que l'hôpital est devenu un lieu qui, bien souvent, malmène les professionnels de santé qui exercent leurs missions avec engagement. Comme le souligne l'Association Nationale de Médecine du Travail et d’Ergonomie du Personnel des Hôpitaux (ANMTEPH) dans cette lettre adressée à Agnès Buzyn, espérons en mémoire de ce médecin qu’une enquête approfondie permettra de comprendre les raisons de son geste. Et si des raisons professionnelles y ont participé, qu’une réelle attention y soit portée pour que d’autres drames soient évités.
Faire de la prévention, ne pas d’être des « caisses enregistreuses » des maladies et des accidents de travail
L'initiative de l'Association n'est pas de polémiquer mais simplement de témoigner de ce que qu'elle constate dans les établissements de santé. En effet, écrit-elle, les médecins du travail, dans les hôpitaux où nous sommes encore présents, sont les témoins d’une souffrance de plus en plus marquée des professionnels de santé. Il n’est plus rare de voir en consultation en santé au travail, à leur initiative ou à celle d’un collègue inquiet, des médecins épuisés, des soignants perdus, perdant pied. Les raisons sont connues de tous, dénoncées lors de chaque mouvement social et dernièrement encore de celui du monde infirmier, le 20 novembre 2018 : des charges de travail trop importantes, des objectifs financiers devenus prioritaires, des restructurations pas toujours comprises, des équipes de soignants trop changeantes pour instaurer la confiance nécessaire dans le travail en équipe... Et l'ANMTEPH de souligner que l’hôpital tient encore par la motivation de ceux qui y travaillent (médecins, paramédicaux, administratifs, techniques) mais combien y laissent leur santé ?
Nous alertons au niveau des établissements mais la culture de la Prévention est tellement éloignée des pratiques que souvent nous avons l'impression de brasser de l'eau.
L'Association rappelle à la ministre que sa mission principale est de faire de la prévention, pas d’être des « caisses enregistreuses » des maladies et des accidents de travail. A cet effet,
faire de la prévention ne peut être qu’une démarche participative, qui nécessite courage, volonté et réalisme. La Présidente de l'ANMTEPH, le Dr Hélène Beringuier, le défend avec conviction : tous les personnels qui à ce jour ont payé de leur santé méritent bien que directions, représentants des personnels médicaux et non médicaux et préventeurs y travaillent de concert avec l’implication des ARS et de la DGOS, et avec des évaluations objectives des résultats. Et de rajouter, mais ce n’est peut-être qu’une utopie, les médecins du travail n'étant présents aujourd'hui que dans de très rares hôpitaux...

*L’ANMTEPH, Association Nationale de Médecine du Travail et d’Ergonomie du Personnel des Hôpitaux, a pour objectif de former et d’informer les médecins et équipes pluridisciplinaires de santé au travail (infirmiers, psychologues, ergonomes...), exerçant en établissements de santé publics et privés sur l’actualité professionnelle, médicale et réglementaire, de faciliter les échanges entre adhérents pour favoriser le partage d’expériences de terrain et rompre l’isolement, de promouvoir les métiers en santé au travail et d’entretenir des liens avec les Ministères de tutelle et les Institutions, les Universitaires et les partenaires impliqués dans la santé au travail. L’association assure tout au long de l’année des formations thématiques (entretiens infirmiers, radioprotection, ergonomie…) et une fois par an, les journées nationales qui se déroulent chaque année dans une ville différente.


Autre Article 


"Il y a un lien entre la souffrance au travail des praticiens hospitaliers et les réformes"
www.whatsupdoc-lemag.fr*

Depuis dix ans, de plus de praticiens hospitaliers consultent des médecins du travail.

À la suite du suicide du professeur Christophe Barrat le 3 février dernier, la président de l'association nationale de médecine du travail et d'ergonomie du personnel des hôpitaux (ANMTEPH), le Dr Hélène Beringuier, a adressé un courrier à Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des affaires sociales, pour l'avertir de la dégradation de la santé des praticiens hospitaliers. Hélène Beringuier, pour WUD, revient sur dix années de

What's up Doc. Votre lettre a été motivée par le suicide du Professeur Barrat. N'aviez-vous pas été tenté de tirer la sonnette d'alarme avant cela ?

Dr Hélène Beringuier. Lors de précédentes alertes, nous nous étions posé la question : devions-nous en parler ? J’ai été tenté d’en parler lors de la CHSCT (Commission hygiène sécurité et conditions de travail) de la FPH (fonction publique hospitalière) mais là, l’on s’aperçoit que rien ne bouge. Il y a de l’émotion dans ces moments-là, et la première communication de la direction de l'établissement du professeur Barrat a été maladroite. Peut-être est-ce une manière pour les directions de se protéger, en évoquant sa maladie, comme étant la possible cause de son geste. Pour notre part, nous demandons aux pouvois publics de prendre désormais en compte les signalements de souffrance au travail des praticiens hospitaliers pour que cela débouche sur des actions, notamment de prévention. Il ne plus en rester au simple constat.
WUD. Suite à un suicide d'un médecin anesthésiste-réanimateur en 2013, certains syndicats avaient réclamé la mise en place d’un CHSCT pour les médecins. C’est une proposition qui a été abandonnée ?

Dr H. B. Ça a été abandonné, il n'y a pas de CHSCT spécifique au praticiens hospitaliers. Dans les CHSCT classiques des hôpitaux, il y a un ou deux médecins qui siègent, choisis par la CME des hôpitaux. Ils participent plus ou moins à ces CHSCT et lorsqu’ils y participent ils ne relatent pas forcément l’expérience des médecins et de leurs souffrances. La présence actuelle des médecins dans les CHSCT n’a pas de sens en terme de résolution des problèmes de conditions de travail des médecins. Ils sont là pour répondre à des questions de syndicats non médicaux sur les problématiques des équipes soignantes. Là, j’ai vu qu’ils allaient faire comme dans le secteur privé, en rejoignant CTE et CHSCT. Pour le moment, le représentant médical au CTE ne dit pas grand chose non plus.

WUD. Vous avez dit que la santé des praticiens hospitaliers semble s’aggraver depuis quelques années. Depuis quand ? Pourquoi ?

Dr H. B. Nous, les médecins du travail, avons commencé à voir des médecins venir consulter il y a huit à dix ans. Avant ils venaient très peu, et s’ils venaient, c’étaient essentiellement pour des vaccination ou des accidents d’exposition au sang. Mais on ne les voyait que très peu. Il y a huit ans nous avons commencé à en voir et c’est allé crescendo. Soit ils viennent spontanément, soit c’est un collègue qui les accompagnent dans nos services. Je pense qu’il y a peu de médecins du travail qui tiennent une comptabilité du nombre de médecins qui viennent les voir, mais on ressent très bien qu’avant c’était très marginal et que maintenant c’est beaucoup plus important. Nous constatons aussi que de nombreux médecins quittent l’hôpital public.

Nous avons commencé à voir des médecins venir consulter il y a huit à dix ans

WUD. Pensez-vous que vous voyez beaucoup plus de médecins parce que les conditions de travail se sont déteriorés ou alors parce que les médecins, sous le coup des campagnes de prévention, hésitent moins à consulter ?

Dr H. B. Je pense que c’est avant tout dû à l’aggravation des conditions de travail. Je pense en effet que l’aggravation des conditions de travail a permis de lever le tabou de la consultation médicale. Nous constatons aussi que du côté des médecins libéraux, ça ne va pas très fort non plus. Ils n’ont pas de relais auprès de médecins du travail qu’ils pourraient joindre, donc ils se confient à des associations qui ont mis en place des numéros d’appel comme l’association Mots qui travaille avec le Cnom.


WUD. Vous avez noté que les médecins consultent de plus en plus depuis huit à dix ans. Cela correspond à la mise en place de la nouvelle gouvernance hospitalière issue de la loi HPST. Ces deux événements - souffrance au travail des PH et nouvelle gouvernance hospitalière - sont-ils liés ?

Dr H. B. On peut mettre en relation la souffrance au travail et les différentes réformes qui sont arrivées ces dernières années, compliquées, qui bouleversent le fonctionnement des médecins. Surtout, le côté financier est mis en avant. Maintenant vous avez des DIM (directeurs de l'information médicale) qui vous présentent des tableaux de résultats, on se croirait chez Renault, les médecins sont assimilés à des vendeurs, à qui on fixe un certain nombre d'objectifs à atteindre. C’est vrai que les hôpitaux ont besoin d’argent pour fonctionner, mais la ministre a bien noté que ça n’avait pas de sens, avec la T2A, d’aller vers cet excès-là. Mais c’est très prégnant sur le fonctionnement médical car cela augmente les tâches administratives, qui les éloignent du patient. Aussi, il est important maintenant de ne pas oublier de coder un soin, un acte, car cela aura des répercussions financières sur leurs services, donc ils sont obligés de faire attention à cela. Mais leur métier c’est de soigner des gens, si bien que les médecins sont sous le coup d’injonctions paradoxales : ils doivent soigner tous ceux qui arrivent, et être parfaits de manière qualitative, mais il ne faut pas non plus dépenser trop.


WUD. Qu’attendez-vous des pouvoirs publics avec la lettre que vous avez écrite ?

Dr H. B. Je veux que l’on passe des belles paroles à l’action. Au CHSCT de la fonction publique hospitalière, nous entendons sans arrêt que la prévention est importante, on passe des matinées à discuter mais concrètement il est difficile de faire en sorte que ces réunions deviennent des réalités tangibles. En 2018 par exemple la DGOS a rédigé une instruction sur le travail et la grossesse pour les soignants. Ils ont fait un vrai travail en répertoriant toute la législation qui s’applique en la matière dans les établissements de santé, pour que les soignantes enceintes soient protégées à ce moment là. Sauf que cette instruction est adressée aux ARS qui transmettent aux directions, mais pas dans tous les cas. Mais elle n’est pas diffusée au sein des CHSCT et elle ne vit pas, elle n’a même pas été évaluée. Pourtant, c’est un beau travail qui a été effectuée. Rien n’a été mis en place suite à la publication de cette instruction. La prévention n’est pas dans la culture des hôpitaux. Je pense qu’il est plus facile de faire de la prévention des risques professionnels dans les usines que dans les hôpitaux.

Luttons contre l’isolement des personnes en deuil tribune A l’initiative de l’association Empreintes

Luttons contre l’isolement des personnes en deuil
"A l’initiative de l’association Empreintes, diverses personnalités appellent, en amont des premières Assises du deuil, le 12 avril au Palais du Luxembourg, à une mobilisation pour que l’impact et le coût du deuil en France soient enfin reconnus."
En signant cette tribune parue dans le journal Le Monde daté du 13 février 2019, vous plaidez pour un meilleur soutien des personnes en deuil en France.
Pour relayer & signer cette tribune  : http://www.empreintes-asso.com/tribune/
Le deuil échappe aux politiques publiques de prévention et de soutien aux personnes vulnérables. Agissons ensemble, pour mieux accompagner les personnes en deuil et pour former les professionnels.

Le deuil fait peur. Personne ne veut y penser, en parler, s’en occuper. En France, on recense chaque année 600 000 décès dont 8 500 suicides, soit un décès toutes les 54 secondes. 4 Français sur 10 se déclarent en deuil, 5 millions sont veufs ou veuves. En établissement scolaire, un élève par classe est orphelin comme le sont également 20 % des élèves placés à l’aide sociale à l’enfance. Nous le savons, nous l’oublions le plus souvent : tout être vivant est destiné à mourir. Or, chaque mort impacte 5 à 7 personnes proches, qui seront durablement fragilisées.
Vécu en société, le deuil reste considéré comme exclusivement intime. Sa définition, sa nature, son évolution sont liées aux représentations et aux croyances. Mais rappelons ici que le deuil est un processus de cicatrisation utile, naturel et bénéfique. Chacun devrait pouvoir le vivre à son rythme, selon son lien au défunt, selon les circonstances du décès, selon sa propre histoire. Souvent associé à l’oubli, le deuil risque d’être prolongé, voire bloqué. Idées reçues, injonctions et silences témoignent du malaise collectif face au deuil. Par action, par omission ou par déni, notre société ajoute de la douleur à la douleur du deuil.
Si le deuil a un impact humain que chacun mesure à l’aune de son vécu, il a aussi un coût sanitaire que l’on commence à quantifier, mais également un coût économique et social qui doivent être pris en compte.
Le soutien de deuil doit s’inscrire de façon transversale dans les domaines de l’éthique, du soin, de l’éducation, du travail, de la dépendance, du handicap, de l’aide aux aidants et aux victimes, de la prévention du suicide, mais aussi de la recherche scientifique. Il mérite un cadre, une formation, des moyens et une place dans les politiques publiques. A ce jour, aucune ligne budgétaire n’est dédiée à l’accompagnement des personnes en deuil. Et si la loi de 1999 sur l’accès aux soins palliatifs énonçait un droit au soutien pour l’entourage du patient y compris après son décès, ce droit n’a pas été repris en 2005 et 2016 par les lois ultérieures sur la fin de vie. Des avancées législatives sont nécessaires en la matière.
Il existe à ce jour un corpus de connaissances et d’expériences cliniques partagé par des professionnels et des associations spécialisées. Ces compétences permettent de définir ce qu’est un deuil, d’évaluer si le deuil est “normal”, compliqué (environ 20%) ou pathologique (5%), de repérer les personnes à risque, d’orienter vers une prise en charge adaptée – thérapeutique ou de soutien. Mais trop rares sont ceux qui en bénéficient ! Quels salariés en deuil accèdent à un dispositif de et d’accompagnement au sein de leur entreprise ? A l’école, à l’aide sociale à l’enfance, quels outils ont les enseignants et les éducateurs pour comprendre les enfants en deuil ? Quels hôpitaux et quels EHPAD forment leurs équipes et proposent une offre systématique de soutien de deuil ? Parmi les victimes du terrorisme, qui éclaire les personnes en deuil sur ce vécu, au-delà des prises en charge liées à leur statut ?
Les risques consécutifs à un deuil sont connus : dans la première année de veuvage, la mortalité est accrue de 80 % chez les hommes et de 60 % chez les femmes ; 58 % des actifs en deuil ont été en arrêt de travail plus d’une semaine, 29 % l’ont été plus d’un mois ; 77 % des élèves orphelins déclarent des impacts négatifs sur leur scolarité.
Pour que l’impact et le coût du deuil en France soient reconnus, pour lever ce tabou et pour qu’une action politique soit entreprise, combien faudra-t-il de décès par maladie, suicide, accident, addiction ; combien de personnes désocialisées, isolées, précarisées ; combien de familles monoparentales fragilisées ; combien d’enfants en échec scolaire ; combien de personnes âgées perdent leur autonomie après la mort de leur conjoint et restent sans soutien ?
Prévenir les risques liés au deuil nécessite motivation, courage, audace, professionnalisme. Et si, pour commencer, dans chaque entreprise, chaque établissement scolaire ou universitaire, chaque service social, médico-social ou hospitalier, un référent sur le deuil était formé ?
Nous avons à construire, grâce à une prise de conscience et une volonté collective fortes, une solidarité pour lutter contre l’isolement des personnes en deuil.
Ensemble, parlons-en et agissons ! Le deuil, c’est la vie. Le deuil, c’est l’affaire de tous.
Alors, dans le cadre d’une mobilisation nationale, les premières Assises du Deuil – organisées par l’association Empreintes – auront lieu le 12 avril 2019 au Palais du Luxembourg à Paris, sous la présidence du sénateur Bernard JOMIER, sous le haut patronage du Ministère des Solidarités et de la Santé et du Ministère de l’Education Nationale. Ces Assises sont soutenues par nos partenaires : la Chambre Nationale Syndicale de l’Art Funéraire, l’Action Sociale de Klésia, la Fondation OCIRP.


Signataires : Pr Régis Aubry, soins palliatifs CHU Besançon ; Dr Carole Bouleuc, soins de supports Institut Curie ; Pierre Cahuc, économiste Sciences-Po Paris ; Dr Laure Copel soins palliatifs Diaconesses C. St Simon ; Karine Dusfour, réalisatrice ; Marie Darrieussecq, auteure ; Anny Duperey actrice ; Philippe Duperron, Président association 13 onze 15 ; Pr Emmanuel Gyan Professeur des Universités-Praticien Hospitalier (PU-PH) en Hématologie-Transfusion ; Dr Christophe Fauré, psychiatre ; Laurence Ferrari, journaliste ; Pr François Goldwasser, cancérologue APHP ; Serge Guérin, sociologue ; Bernard Jomier, Sénateur ; Marie L. Tournigand et Hélène Lalé, association Empreintes ; Michèle-Hélène Salamagne, co-fondatrice de la SFAP ; Georges Saline, association 13 onze 15 ; Audrey Pulvar, auteure ; Hélène Romano, Dr en psychopathologie ; Pr Christophe Tournigand, cancérologue APHP et CHIC…
Sources et statistiques nationales disponibles sur ce site.
Le choc du veuvage à l’orée de la vieillesse : vécus masculin et féminin Delbès Christiane, Gaymu Joëlle, INED, Population n° 6, 2002 – page 879
Enquête Unaf-Favec, 2011
Etude CREDOC/CSNAF 2016
Etude Ecole et orphelins, IFOP/OCIRP 2017
INED MORTA_NIV : Tables de mortalité par sexe, âge et niveau de vie 2018

http://www.empreintes-asso.com/tribune/

ROYAUME UNI dans un rapport, le Royaume-Uni trace le futur de sa santé numérique

Bientôt des assistants vocaux pour prévenir les suicides ?
source
High-tech  Jusqu'où ira l'intelligence artificielle ?
"ALEXA, SAUVE-MOI" - Traiter la douleur par la réalité virtuelle, inviter les robots dans les blocs opératoires : dans un rapport, le Royaume-Uni trace le futur de sa santé numérique. C'est parfois surprenant, notamment quand il imagine un assistant vocal pensé pour détecter des tendances suicidaires et éviter le passage à l'acte.
À Londres, la numérisation de la santé est en marche, et ce n'est pas nouveau. Dès le début des années 2000, le NHS, le système de santé britannique, avait été le premier à publier sur son site web le premier assistant d'auto-diagnostic en ligne, capable de vous dire si votre mal de tête nécessite une simple aspirine, une visite chez votre médecin de famille ou l'attention immédiate des services d'urgence. Dans tous les cas, ce passage au digital poursuit les mêmes buts : désengorger les urgences, limiter les actes et les ordonnances inutiles et faire des économies, sans passer à côté de pathologies graves.

Dans cette optique, le contenu du dernier rapport de préconisations sur la santé numérique commandé par le NHS est une suite logique, parfois étonnante. Logique, quand il estime que 80% des emplois dans la santé requerront des compétences numériques d'ici à 2040 ou quand il fait la place belle à l'intelligence artificielle dans l'analyse d'imagerie médicale. Logique encore quand il préconise le séquençage du génome de patients atteints de pathologies graves pour imaginer des traitements sur mesure et faire avancer la recherche.

Là où le rapport surprend, c'est par exemple quand il imagine à court terme des usages médicaux pour la réalité virtuelle. Celle-ci pourrait être utilisée pour distraire les patients de leur douleur et du stress post-opératoire, comme elle l'est déjà, au moins à titre expérimental, pour traiter les vertiges et certaines phobies.

Mais c'est du côté de la santé mentale que les propositions posent le plus de questions. Devant le succès des assistants vocaux, qu'ils soient signés Google, Amazon ou Apple, Eric Topol, le médecin auteur du rapport, les imagine mis au service du dépistage des dépressions sévères et des tentations suicidaires, assez efficacement pour éviter les passages à l'acte.

Ici, plusieurs hypothèses : créer des "robots de triage", des assistants conversationnels capables d'avoir une conversation avec le patient pour estimer son état d'esprit, son degré d'anxiété et la sévérité des troubles. Plus intrigante, l'idée d'installer chez le patient un assistant vocal qui analyserait ses conversations du quotidien, ses réflexions à voix haute, pour y trouver les mots-clés, les inflexions, les sautes d'humeur qui peuvent alerter d'un possible geste suicidaire.

L'écoute silencieuse existe déjà chez Facebook

Si le principe d'une écoute silencieuse existe déjà ailleurs -Facebook, par exemple, recherche dans les pages de ses utilisateurs certains mots-clés caractéristiques de tentations suicidaires-, le faire en tâche de fond dans le monde réel pose question. D'abord, parce que les assistants vocaux existants ne sauraient pas le faire, eux qui n'interprètent vos commandes qu'après avoir entendu "Alexa" ou "Ok Google". Surtout, le procédé devrait éviter les fausses détections positives, en comprenant le contexte de ce qu'il écoute et en reconnaissant la personne qui parle, pour éviter par exemple d'interpréter les dialogues des séries que vous regardez.

Enfin, et comme le reste des initiatives autour de la santé connectée, l'idée pose la question de la sécurité des données, leur stockage et savoir qui pourra y accéder. Pour autant, l'irruption de plus de technologie dans notre santé au quotidien ressemble à un mouvement irrépressible, et pas seulement outre-Manche.

Le rapport Topol est disponible en intégralité ici.

Présentation étude Escapad Pensées et actes suicidaires chez les adolescentes

Pensées et actes suicidaires en augmentation chez les adolescentes
Valérie Devillaine
11 février 2019 francais.medscape.com*

Paris, France – Selon les résultats 2017 de l’étude Escapad, menée chez tous les adolescents français de 17 ans, 3 % de ces jeunes auraient fait une tentative de suicide ayant conduit à une hospitalisation au cours de leur vie. Un chiffre en augmentation chez les jeunes et plus particulièrement chez les jeunes filles depuis 2011 et qui peut avoir plusieurs explications (stress scolaire, réseaux sociaux, attentats…), selon le Dr Nicole Catheline, pédopsychiatre au CHU de Poitiers et présidente du conseil scientifique de la société française de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et disciplines associées (voir encadré).

20 % de ces jeunes ont un syndrome dépressif modéré à sévère

L’enquête Escapad (Enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense) est réalisée régulièrement depuis 2000 par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT). Ce sont donc 39 115 adolescents français âgés de 17 ans qui ont été interrogés via un questionnaire auto-administré lors de leur journée défense et citoyenneté en mars 2017. Les résultats de cette édition sont publiés dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 5 février 2019, un numéro consacré aux données épidémiologiques récentes sur le suicide et les tentatives de suicide en France[1].
« En France, comme à l’international, le suicide demeure la deuxième cause de décès parmi les jeunes de 15-24 ans », commence par rappeler l’article. Côté résultats : « plus d’un cinquième des adolescents de 17 ans présentaient un syndrome dépressif (modéré pour 16,6 % et sévère pour 4,5 % d’entre eux). Près de 3 % de déclaraient avoir fait au cours de leur vie une tentative de suicide ayant entraîné une hospitalisation, et plus d’un jeune sur 10 déclarait avoir pensé au moins une fois au suicide au cours des 12 derniers mois. Le syndrome dépressif, les pensées suicidaires et, plus encore, les tentatives de suicide sont davantage le fait des filles », rapportent les auteurs.
Le suicide demeure la deuxième cause de décès parmi les jeunes de 15-24 ans.

Augmentation du taux de suicide chez les jeunes et en particulier chez les filles

Ainsi, en 2017, 14,8 % des filles déclaraient avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 mois précédant l’enquête, contre 8,2 % des garçons. En 2011, elles n’étaient que 13,7 contre 7,8 % des garçons. Quant aux tentatives de suicide, 4,3 % des filles affirmaient en avoir fait une ayant entraîné une hospitalisation au cours de leur vie, contre 1,5 % des garçons. Des chiffres respectivement de 3,3 % et 1,3 % en 2011. En augmentation pour les deux sexes donc, mais bien plus marquée chez les filles.
Plus de suicides chez les jeunes : les explications du Dr Nicole Catheline
Dr Nicole Catheline
« On est dans un monde où on a accès à l’information et où l’information est anxiogène, commente le Dr Nicole Catheline, pédopsychiatre au centre hospitalier Henri-Laborit, à Poitiers, et présidente du conseil scientifique de la société française de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et disciplines associées. Avec la mondialisation et les réseaux sociaux, les adolescents sont plus souvent que par le passé confrontés à des événements anxiogènes. Ils ont également conscience que le monde est devenu exigeant et difficile en termes de formation professionnelle, d’accès au travail. Il faut rappeler que la France est championne du stress scolaire. Enfin, depuis 2011, il y a eu les attentats et on a des retours de beaucoup, beaucoup de jeunes qui nous disent que ça a eu un fort impact sur leur vision de l’avenir. Par ailleurs, ces difficultés pèsent bien plus sur les filles qui ont des capacités émotionnelles bien différentes de celles des garçons. Le fait d’être programmées pour s’occuper des bébés à la naissance rend certainement compte d’un intérêt pour les autres plus important et donc d’une plus grande sensibilité à leur environnement auquel elles cherchent à s’adapter. Alors que les garçons ont plus fréquemment la conviction qu’ils pourront faire ce qu’ils veulent dans ce monde en mutation, qu’ils auront la capacité de faire face et d’y réaliser leurs rêves ».
La spécialiste ajoute qu’« on est dans un monde d’hyperparentalité où les parents veulent le mieux pour leurs enfants et où ils les surprotègent. Je pense que c’est bien sur le long terme. Ils en verront les effets positifs quand les enfants auront 30 ou 40 ans. Mais en attendant, ceux-ci ne sont pas habitués à l’adversité et l’adolescence reste une transition difficile qu’il faut accompagner. Il ne faut pas s’alarmer mais avoir des adultes qui croient en eux, leur dire qu’ils traversent un moment difficile mais que c’est un moment, et leur proposer des activités qui les mettent en responsabilité en dehors des études : humanitaire, service civique, sport, activités créatives… Cela va agir sur la représentation qu’ils ont d’eux-mêmes et les aider à trouver ce qu’ils sont, autrement que par la réussite scolaire. »
Avec la mondialisation et les réseaux sociaux, les adolescents sont plus souvent que par le passé confrontés à des événements anxiogènes Dr Nicole Catheline

Repérer les facteurs de gravité et les facteurs de risque

Sur le plan clinique, Le Dr Catheline invite à être attentifs aux facteurs de gravité : des idées suicidaires qui ne passent pas (qui durent sur plusieurs mois, qui se répètent régulièrement) et qui se cumulent avec d’autres éléments comme une recherche de moyens d’y parvenir ou des moments d’agressivité.
Dans le détail, l’étude montre aussi que la prévalence des pensées suicidaires et des tentatives de suicide est plus importante chez les jeunes qui ont redoublé, ou qui sont sortis du système scolaire, ceux souffrant de dépression, qui sont en insuffisance pondérale ou en surpoids/obésité, de familles monoparentales ou recomposées, de milieux très modestes, et enfin chez ceux qui consomment quotidiennement du tabac, de l’alcool, du cannabis ou d’autres substances illicites. « Cela fait 30 ans qu’on dit que les problématiques de dépendance font partie de l’adolescence. Quand on se détache de ses parents, qu’on doit prendre ses décisions tout seul, on transforme cette difficulté en la transférant sur une substance en se disant qu’on n’est pas dépendant, qu’on arrête quand on veut… », rapporte encore le Dr Catheline.
Les événements traumatiques vécus dans l’enfance pèsent d’un poids très lourd dans le bien-être à l’adolescence Dr Catheline 
Elle souligne par ailleurs que ces études populationnelles sont « une très bonne chose, mais ne tiennent pas compte de certains éléments, comme les expériences de vie. On peut avoir été élevé par des parents d’une catégorie socioprofessionnelle très favorisée mais d’une manière abandonnique ou dans un milieu modeste mais très chaleureux. Or, les événements traumatiques vécus dans l’enfance pèsent d’un poids très lourd dans le bien-être à l’adolescence ».
Enfin, elle rappelle que le nombre de suicides d’adolescents a baissé de 50 % en un quart de siècle, selon une étude du Conseil économique social et environnemental publiée en 2013 mais « le nombre de tentatives, lui, a augmenté. On repère donc sans doute mieux les choses graves, mais pas assez les moments de flottement, de transition difficiles »… Ce que confirment les auteurs : « Un axe d’investissement majeur, au regard de nos résultats, doit concerner le repérage et la prise en charge précoces des états dépressifs chez les adolescents afin d’en réduire les impacts, en particulier en termes de passage à l’acte suicidaire. Cet axe est repris dans la feuille de route santé mentale et psychiatrie 2018 du ministère de la Santé, qui vise à expérimenter les conditions d’un repérage et d’une prise en charge psychothérapeutique précoce remboursée au profit des jeunes en situation de “souffrance psychique”, afin de prévenir l’installation et l’aggravation de troubles psychiatriques. À ce titre, nos données confirment que les usages de substances psychoactives sont des indicateurs potentiels pour le repérage d’un risque accru de conduites suicidaires ».
Le nombre de suicides d’adolescents a baissé de 50 % en un quart de siècle mais le nombre de tentatives, lui, a augmenté.

1. Santé Publique France. Suicide et tentatives de suicide : données épidémiologiques récentes. Bulletin épidémiologique hebdomadaire. 5 février 2019


* https://francais.medscape.com/voirarticle/3604752#vp_1


en savoir plus sur Santé Publique France. Suicide et tentatives de suicide : données épidémiologiques récentes. Bulletin épidémiologique hebdomadaire. 5 février 2019 http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/3-4/index.html

MàJ : Veille stratégique de l’Observatoire National du Suicide réalisée par Monique Carrière, DREES-MiRe, Ministère des Solidarités et de la Santé

L’essentiel de l’actualité documentaire consacrée au suicide

Le sommaire de la veille se présente sous la forme d’une carte mentale proposant sept champs sémantiques (Prévention, Effet de la crise et Inégalités sociales, Groupes à risque, Psychiatrie & Santé mentale, Facteurs psychosociaux, Colloques/Formation, Étonnant).

Miroir des concepts apparus au fur et à mesure du processus de recherche bibliographique, depuis la création de l’Observatoire, elle permet d’avoir un aperçu rapide des champs sémantiques relatifs au suicide, jugés prioritaires par les membres...


Veille Stratégique ONS N°9 (14 février 2019)
Veille Stratégique ONS N°8 (18 janvier 2019)
Veille stratégique ONS N°7 (28 décembre 2018)
Veille stratégique ONS n°6 (14 décembre 2018)
Veille stratégique ONS n°5 (29 novembre 2018)
Veille stratégique ONS n°4 (19 novembre 2018)
Veille stratégique ONS n3 (26 octobre 2018)
Veille stratégique ONS n°2 (15 Octobre 2018)
Veille stratégique ONS n°1 (1er octobre 2018)

Vous pouvez également consulter et télécharger les veilles stratégiques sur le site Web de l’Observatoire National du Suicide à l’adresse suivante :
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/la-drees/observatoire-national-du-suicide-ons/article/veille-strategique-de-l-observatoire-national-du-suicide

Source et Page ONS : Observatoire National du Suicide ONS

ETUDE RECHERCHE suicide et mortalité périnatale, un risque insuffisamment pris en compte.

Psychiatrie  Congrès Encéphale : le suicide, premier motif de mortalité maternelle à un an
Un décès maternel sur 3 serait secondaire au suicide dans l’année suivant une grossesse, un risque insuffisamment pris en compte.
Le suicide après la grossesse était considéré comme exceptionnel. En réalité, les données de l’enquête nationale confidentielle sur les morts maternelles (ENCMM), mise en place depuis 1996 en France, révèlent que cet événement n’est malheureusement pas si rare lorsqu’on prend en compte, comme le recommande depuis 2012 l’Organisation mondiale de la santé (OMS) une période d’un an après l’accouchement, a expliqué le Dr Catherine Deneux-Tharaux (Paris), en charge de cette étude.
Ainsi, 62 suicides ont été constatés pour la période 2007-2009, dont 7 % durant la grossesse, 7 % au cours des 42 jours du post-partum et 86 % entre 42 et 365 jours (ce qui correspond pour l’OMS à la définition de mort maternelle tardive), en médiane à 179 jours. Les données relevées sur les périodes ultérieures vont dans le même sens. "Ces chiffres sur 1 an conduisent à estimer que le suicide représente 20 % de la mortalité maternelle. Ce qui en fait le premier motif de mortalité maternelle." Des études danoise et britannique ont rapporté des taux de respectivement 18 % et 13 %.
"Il faudrait sensibiliser les équipes obstétricales, psychiatriques, les sages-femmes et les médecins généralistes qui voient les femmes en ville à ce risque, qui survient chez des femmes avec ou sans des antécédents psychiatriques (dépression, psychose)", a insisté le Dr Deneux-Tharaux. L’analyse de cas suggère en effet que "certains de ces suicides étaient évitables".
Des recherches devront aussi être entreprises pour comprendre pourquoi ces suicides surviennent souvent bien après le délai de survenue des dépressions du post-partum et pour identifier des facteurs de prévention.
Sources : 
D’après la communication de C. Deneux-Tharaux (Paris), lors du congrès de l’Encéphale (Paris 23-25 janvier 2019).
 

MàJ JNPS 2019 Journée Nationale de Prévention du Suicide Février 2019

Thème JNPS (Journée Nationale de Prévention du Suicide) 2019 de l'UNPS (Union Nationale pour la prévention du suicide): "suicide et violences - violence du suicide" Argumentaire UNPS




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Manifestations par régions & pays (en cours) 
En rouge les dernières mises à Jour  


AUVERGNE RHÔNE ALPES (Grenoble) (Voreppe) (Saint Étienne)  ( Lyon, Villeurbanne) (La Roche Sur Foron)- BOURGOGNE FRANCE COMTE (Besançon) BRETAGNE (Rennes) - CENTRE VAL DE LOIRE (Argenton-sur-Creuse, Issoudun) (Tours) (Orléans) - GRAND EST (Reims) (Strasbourg) -  ILE DE FRANCE (Paris*2) (Colombes) - ILE DE LA RÉUNION (Le Tampon) - NOUVELLE AQUITAINE (Poitiers (Saint Benoît) (Bordeaux) - OCCITANIE (Montpellier -Toulouse) (Castres) - PAYS DE LOIRE (Angers) (Le Mans)



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  • AUVERGNE RHÔNE ALPES


SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 & MARDI 5 FÉVRIER 2019, GRENOBLE (38)

Le Collectif isérois pour la prévention du suicide organise les Journées Nationales pour la Prévention du Suicide dans l’Agglomération Grenobloise

Le suicide, en parler pour le prévenir ! 

Deux actions de sensibilisation (avec le soutien de AG2R LA MONDIALE) :
- A la rencontre du Public : le samedi 2 février 2019 de 14h à 17h
Rue Félix Poulat – Tram Victor Hugo

- Film et débat : le mardi 5 février 2019 de 20h15 à 22h30
au cinéma Le CLUB, 9 Bis du Phalanstère - Grenoble
Documentaire « La vie après le suicide d’un proche » de Katia CHAPOUTIER suivi d’un débat « Le suicide, en parler pour le prévenir ! » avec la réalisatrice.


Communiqué de presse

Flyer JNPS 2019

Flyer JNPS verso
Flyer JNPS recto

Argumentaire  Le suicide n’est pas une réponse, c’est un geste de désespoir. D.W. WINNICOTT
La plupart des personnes qui réalisent une tentative de suicide sont attachées à la vie.
Arrêter de souffrir, c’est ce qu’elles veulent avant tout !  Chacun de nous peut proposer à une personne en souffrance son écoute et/ou de rencontrer quelqu’un : ce sont les premiers gestes à faire pour la protéger.  Les associations du Collectif isérois* se mobilisent sur la question de la prévention du suicide depuis de nombreuses années. Au-delà de ces journées nationales, les bénévoles et professionnel.le.s de ce réseau d'acteurs du sanitaire, médico-social et social, se réunissent pour partager leurs réflexions et connaissances sur ce sujet et réfléchir aux moyens de sensibiliser le plus grand nombre à la prévention du suicide. Ils participent également à des formations sur ce thème qui ont lieu chaque année.

*ADPA Grenoble, AG2R LA MONDIALE, Apprivoiser l’Absence, Associations Familiales Protestantes, APSYGé, Centre Communal d’Action Sociale de Grenoble, Centre de lutte contre l’isolement, Centre de Prévention Bien Vieillir Agirc-Arrco, Centre Hospitalier Alpes-Isère, CHU de Grenoble, ETAVIDADO (Et ta vie d’ado ?!), JALMALV Grenoble-Espace Ecoute Deuil, Jonathan Pierres Vivantes Isère, l’Oreille du Cœur, Les petits frères des Pauvres, Psys du Cœur, RHRA, SOS Amitié Isère, UNAFAM 38.




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VENDREDI 8 FÉVRIER 2019, VOREPPE (38)

Le Conseil Local de Santé Mentale du Pays Voironnais vous propose une soirée CINÉ DÉBAT
au CINÉMA LE CAP - VOREPPE 
"Partir, revenir ou l’ambiguïté de la vie Un film de Juliette Warlop"

En présence de la réalisatrice et du Dr B. Godechot, médecin psychiatre hospitalier

Affiche


VENDREDI 8 FÉVRIER 2019
Accueil > 20H
Projection du film > 20H30
ENTRÉE GRATUITE
Inscriptions > 04 76 93 16 54 Dans la limite des places disponibles
Ensemble, osons parler du suicide !
marie.petit@paysvoironnais.com


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JEUDI 7 FÉVRIER 2019, SAINT ÉTIENNE (42)

Jeudi 7 février 2019 de 8h30 à 17h30 à Saint-Étienne
Colloque organisé par Loire Prévention Suicide
"Violences sexuelles et suicide".
À destination des professionnels, les inscriptions sont obligatoires.
Programme et modalités d’inscription / Affiche.

Informations, contacts :
Loire Prévention suicide
contact@loire-prevention-suicide.fr
- 04 77 21 05 05
https://loire-prevention-suicide.fr/




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LUNDI 11 FÉVRIER & MARDI 12 FÉVRIER 2019, LYON, VILLEURBANNE (69)


Dans le cadre des JNPS 2019, la fondation ARHM et le Centre Hospitalier du Vinatier organisent deux évènements sur la prévention et la postvention du suicide :


· 11 février 2019 de 18h30 à 20h30 : Conférence grand public : « Suicide tous concernés »

Affiche
Teaser en LSF

Une personne sur 20 fait une tentative de suicide au cours de sa vie et 9 000 personnes se suicident chaque année en France. Parce que ces drames sont le plus souvent tus alors que des solutions existent, rompre le silence c'est déjà lutter pour sauver des vies.

Cette conférence grand public propose de faire un premier pas pour informer le grand public sur les moyens d'agir. Les Drs Christophe DEBIEN, Charles-Edouard NOTREDAME, Anne-Fleur PEREZ et Edouard LEAUNE animeront au cours de la conférence des temps de réflexion sur les mythes entourant le suicide, sur les moyens de soutenir les personnes en crise suicidaire et les dispositifs existant pour apporter une aide effective par des professionnels et des bénévoles.

Conférence gratuite, ouverte à tous, inscription obligatoire ici : https://www.inscription-facile.com/form/yZnLGHyvnwkxkdgTAlw2



· 12 février 2019 de 9h15 à 17h40 à Villeurbanne : Colloque « Postvention : Accompagner, Soutenir et Intervenir après un Suicide Pré-programme
Affiche

Ce colloque portera sur la prise en charge des endeuillés par suicide et les réponses institutionnelles au suicide d’un patient dans un service de santé ou médico-social. L'impact sur les professionnels impliqués dans la prise en charge d'un patient décédé par suicide et sur la communauté sera notamment évoqué.

Les inscriptions sont gratuites mais obligatoires (nombres de places limitées) auprès de yamina.lagha@ch-le-vinatier.fr


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MARDI 19 MARS 2019, LA ROCHE SUR FORON (74)

Dans le cadre des Journées Nationales de Prévention du Suicide 2019 
Le Réseau 74 de Prévention des Conduites Suicidaires organise un Ciné-Débat
Ouvert à tout public 
autour du film 1:54 de Yan England

le 19 mars 2019 à 19h30
au cinéma Le Parc à la Roche sur Foron

Le débat qui suivra le film autour des conduites suicidaires à l’adolescence sera animé par M-C Bernier, infirmière scolaire, F. Dulac, médecin pédopsychiatre, S. Poisson, psychologue et F. Strappazzon, assistante sociale scolaire.

Affiche

 
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  • BOURGOGNE FRANCHE COMTE
JEUDI 31 JANVIER 2019, BESANÇON

Besançon - Jeudi 31 janvier à l'IRTS de Franche-Comté 1 rue Alfred de Vigny
Cette journée est organisée en partenariat avec la Coordination Besançon Prévention Suicide, la MSA de Franche-Comté et l’Association Santé Education et Prévenvion sur les Territoires Franche-Comté / Bourgogne (ASEPT FC/B).
Inscription et contact - Programme


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  • BRETAGNE


MERCREDI 6 FÉVRIER 2019, RENNES (35)


Le Collectif Ensemble prévenons le suicide - Ille et Vilaine (CoEPS 35) et l'association PeGAPSe relaient en Bretagne, comme chaque année depuis 2008, la Journée nationale de prévention du suicide.
En 2019, la thématique retenue est "Suicide & Violence : des impacts croisés, une prévention liée ?"
Le colloque se déroulera le mercredi 6 février 2019 à la chambre des métiers et de l'artisanat de Rennes.
Programme détaillé et les modalités d'inscription.


 Informations, contacts :
PeGAPSe – CoEPS 35
Mutualité Française Bretagne
Service Prévention
20 Square de Broglie
CS 74 348
35043 RENNES Cedex
Tel : 02.99.67.88.06
06.26.78.68.24
pegapse@laposte.net
col.preventionsuicide35@laposte.net  



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  • CENTRE VAL DE LOIRE 

 MERCREDI 27 MARS 2019 ARGENTON-SUR-CREUSE & MARDI 2 AVRIL 2019, ISSOUDUN (36)

Soirées Théâtre Débat idées reçues sur le suicide et si l'on faisait la lumière ? ouvert à tous
27 mars des 20h Argenton-sur Creuse
2 avril des 20h Issoudun

Le CODES 36 (Comité Départemental d’éducation pour la Santé de l’Indre) est porteur de la coordination départementale de prévention du suicide. Il anime à ce titre le comité de pilotage qui réunit les partenaires concernés par ce problème de santé publique.
Chaque année, nous relayons la journée nationale de prévention du suicide en organisant différentes manifestations, qui s’inscrivent dans les Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM).
Pour 2019, les membres du comité de pilotage organisent un théâtre-forum afin d’ouvrir le débat sur les idées reçues liées à ce phénomène.
Le collectif La Lucarne-Théâtre animera deux soirées : le mercredi 27 mars 2019 à L’Avant-Scène, salle de spectacle à Argenton-sur-Creuse, et le mardi 02 avril 2019 au Centre des Congrès à Issoudun.
http://codes36.org/index.php/2019/01/04/evenement-deux-soirees-theatre-a-ne-pas-rater-en-2019-dans-lindre/

POUR PLUS D’INFOS, CONTACTEZ LE CODES DE L’INDRE :
accueil@codes36.org ou 02 54 60 98 75




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JEUDI 7 FÉVRIER 2019, TOURS (37)

23ème journée annuelle de prévention du suicide proposée par le réseau VIES 37 


Le 7 février 2019 aura lieu la 23ème journée annuelle de prévention du suicide proposée par le réseau VIES 37. Dans le sillage de l'UNPS, Union Nationale pour la Prévention du Suicide, le réseau VIES 37 œuvre à la prévention du suicide en Indre-et-Loire.

L'après midi est réservée aux professionnels de santé.

A 19h : conférence grand public :
Prévention du suicide : tous acteurs
ouverte aux professionnels, bénévoles et grand public

Conférencière : Dr Florence Dubois Carmagnat, psychiatre au CHU de Tours et responsable formations du réseau VIES 37
Une conférence pour doter le public de quelques clés afin de repérer des signes de risque suicidaire chez les personnes que nous côtoyons.
Parce que la prévention du suicide est l'affaire de tous, de chacun de nous.


Le thème de cette année : suicide et violences
Depuis un siècle, le regard que nous portons sur le suicide s'est profondément modifié. De la criminalisation, à la « sociétalisation » du regard sur le geste, en passant par la psychiatrisation, les étapes ont été nombreuses. Aujourd'hui, pour la plupart des personnes, le suicide n'est plus une faute ni même une erreur. Il est plutôt perçu comme le témoin d'une profonde souffrance, d'une impasse, d'une difficulté à être soi-même ou simplement à se sentir exister et à trouver son identité, sa place dans une société de plus en plus complexe. Société moderne qui est ressentie comme contradictoire, vide de sens et de perspectives, insupportable et violente.



Communiqué de Presse

Information contact programme inscription

http://vies37.psrc.fr/ 
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MARDI 26 FÉVRIER 2019, ORLÉANS (45)

JPV  45,18,36,37,41,72
Conférence “l’adolescence, période à risque?”  animée par le Docteur Linette Erminy, psychiatre.
Date(s) - 26/02/2019  : 18:30 - 20:30   Grand public
Lieu  Auditorium de la médiathèque d'Orléans
Informations flyer https://www.anjpv.org/events/jpv-451836374172-2018-fevrier-26-conference-ladolescence-periode-a-risque/

La soirée se déroulera en 2 temps: 3/4 d’heure de conférence suivis d’un temps de questions et d’échanges durant 1h 1/4.


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  • GRAND EST

VENDREDI 15 FEVRIER 2019, REIMS (51)

Projection De toutes mes forces

Journée Nationale de Prévention du Suicide

Un film de Chad Chenouga.
France, 2016, 1h34. Avec Yolande Moreau et Khaled Alouach.
Nassim est en première dans un grand lycée parisien et semble aussi insouciant que ses copains. Personne ne se doute qu'en réalité il vient de perdre sa mère et rentre chaque soir dans un foyer. Malgré la bienveillance de la directrice, il refuse d'être assimilé aux jeunes de ce centre. Tel un funambule, Nassim navigue entre ses deux vies qui ne doivent à aucun prix se rencontrer.

Une soirée proposée en partenariat avec SOS Amitié Reims, avec la participation de Didier Martz, philosophe.

Journée Nationale de Prévention du Suicide Un film de Chad Chenouga. France, 2016, 1h34. ...
Lieu Médiathèque Jean Falala
2 rue des Fuseliers
51100 ReimsSur Réservation : Non
Contact / Réservation
Organisateur : Réseau des bibliothèques et médiathèques de Reims
Téléphone : 03 26 35 68 00
site web :
Tarifs  Gratuit
Date et horaires  Le 15-02-2019 à 19h
 
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LES 1, 2, 4 5 FÉVRIER 2019, STRASBOURG (67)


Journée Nationale de la Prévention du suicide/SOS Amitié
«Silence, on en parle» : SOS Amitié Strasbourg et le club CinéPsy présentent et animent un débat sur le suicide après la projection du film de Stephen Daldry. Cette projection-débat a été organisée dans le cadre de la Journée nationale de prévention du suicide (JNPS).
Cinéma - Projection  «Silence, on en parle» : «Virgin Suicides»  
le 01/02/2019 de 20h15 à 22h00  cinéma L'Odyssée  3 rue des Francs-Bourgeois, Strasbourg
Plein tarif : 4.50 €
Cinéma - Projection   «The Hours», un film et un débat sur le suicide  le 02/02/2019 de 20h15 à 22h00  Cinéma Odyssée 3 rue des Francs Bourgeois  Strasbourg Plein tarif : 4.50 €
Cinéma - Projection «Umberto D.», un film et un débat sur le suicide
le 04/02/2019 de 20h15 à 22h00 Cinéma Odyssée 3 rue des Francs Bourgeois Strasbourg Plein tarif : 4.50 €
Conférence  «Allô, je veux en finir»... Et après...  conférence sur le suicide des adolescents et le deuil des proches le 05/02/2019 de 19h30 à 22h00  église protestante Saint-Pierre-le-Vieux  3 place Saint-Pierre-le-Vieux  Strasbourg

Organisateur
SOS Amitié Strasbourg
03.88.39.91.81



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  • ILE DE FRANCE

MARDI 5 FÉVRIER 2019, PARIS (75)


Organisée par l'UNPS 

« Suicide et violences  - Violence du suicide»
Mardi 5 février 2019  Ministère de la justice Auditorium Olympe de Gouge 35 rue de la gare  75019 Paris Argumentaire



Informations, contacts :

Union Nationale pour la Prévention du Suicide
UNPS
33 rue Linné 75005 Paris
téléphone : 09 66 83 58 03
Email : contact@unps.fr
www.unps.fr


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MARDI 5 FÉVRIER 2019, PARIS (75)

A l'occasion de la prochaine Journée Nationale de Prévention du Suicide
l'association AREMEDIA  organise avec le soutien de la Mairie  la projection d'un court-métrage original de sensibilisation (produit par AREMEDIA) principalement destiné aux acteurs de prévention des conduites à risque, suivie d'un débat avec la participation d'un expert reconnu, le Pr Frank BELLIVIER (hôpital Fernand-Widal, AP-HP).

Mardi 5 février à 18h
Salle des Fêtes de la Mairie du 10éme
72 rue du Fbg St Martin

Formulaire d'inscription obligatoire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeVJOcO-z2x2JcNggLIMLj2U8ni6vFaia1aET96kmiqWBRpKA/viewform?usp=sf_link

Informations contact présentation
https://aremedia.org/



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MARDI 12 FÉVRIER 2019, COLOMBES (92)

Rencontre fil-débat organisée dans le prolongement de la Journée Nationale de Prévention du Suicide dont le thème est cette année « Suicide et violences, violence du suicide »

« Despuès de Lucia » de Michel Franco

Mardi 12 février à 19h

Cinéma de la MJC – Théâtre de Colombes
Le parvis des droits de l’homme
96/98, Rue Saint-Denis 92700 Colombes

Cette rencontre est une initiative d’acteurs locaux mobilisés et rassemblés depuis plusieurs années sur cette priorité de santé publique qui concerne tous les âges et tous les milieux.

La préoccupation que l’Astrolabe et le Centre Médico-Psychologique de l’Hôpital Louis Mourier, l’Espace Santé Jeune, le Service Prévention Santé et le Dispositif de Réussite Educative de la Ville de Colombes, le Conseil Départemental des Hauts de Seine, l’Institution Jeanne d’Arc et nous-mêmes partageons, est d’informer, de sensibiliser, d’alerter et d’échanger sur ce sujet difficile et douloureux qui demeure encore aujourd’hui tabou.
« Il est difficile d’en parler, … douloureux de se taire ».

Cette rencontre est ouverte aux professionnels et au grand public.
Le film est interdit au moins de 12 ans.

Inscription auprès du secrétariat d’Entr’actes : 01 47 85 65 48 ou entractes4@orange.fr
Affiche


Information, Contact 

Pour Prévention Suicide Colombes
Unité de psychothérapie - ENTR'ACTES
association-entractes.blogspot.fr
01 47 85 65 48
entractes4@orange.fr

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  • ILE DE LA RÉUNION

VENDREDI 22 FÉVRIER 2019, LE TAMPON (974)

L'association SOS Solitude organise son colloque lors de la Journée Nationale de Prévention Du Suicide sur le thème "Adolescence et mal être".
le vendredi 22 février 2019 à l'amphithéâtre 300 à l'université du Tampon.
De 8h30 à 17h00.
L'entrée est libre sur inscription.
Information programme inscription : http://www.sos-solitude.fr/evenements
Pour tout renseignement jnps.sossolitude@gmail.com

Informations, contacts :



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  • NOUVELLE AQUITAINE


JEUDI 28 FEVRIER 2019, BORDEAUX (33)

Dans le cadre de la 23 ème journée Nationale de la prévention du suicide, l'association Phénix Écoute et ParoleS/SOS suicide phénix organise une soirée-débat autour du film « Mr. OVE » le 28 FEVRIER 2019 20:30 à l’Utopia Bordeaux.

" Redonner la parole à nos ainées pour briser la violence du suicide"

Débat animé par Muriel RAINFRAY, professeur des Universités-praticien Hospitalier, responsable des unités de Médecine Gériatrique et consultation mémoire au CHU de Bordeaux
Cyril Barriquault, psychologue, Formateur
Contacts Informations
Association Phénix Ecoute et Paroles :
10 ave Bel-Air 33200 Bordeaux tél 05 56 02 24 01
phenix.bordeaux@outlook.fr
https://sos-suicide-phenix.org

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MARDI 29 JANVIER 2019, SAINT BENOIT (86)

18ème Journée d'Etudes de la Coordination Territoriale de la Vienne « Prévention du Suicide et de la Dépression Promotion de la Santé Mentale » -

Journée organisée dans le cadre de la 23ème Journée Nationale pour la Prévention du Suicide 2019
« SUICIDE ET VIOLENCES VIOLENCE DU SUICIDE »


En savoir plus

Entrée gratuite, inscription obligatoire

Informations, contacts :

Centre Hospitalier Henri Laborit
Pavillon Pierre Janet CS 10587 86021 POITIERS Cedex
Marie Claire COTTIN
Tel 05 49 44 58 13 Mail :Marie-claire.cottin@ch-poitiers.fr


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  • OCCITANIE

MARDI 5 FÉVRIER 2019 MONTPELLIER (34) & JEUDI 7 FÉVRIER TOULOUSE (31)



dans le cadre de la Journée Nationale de Prévention du Suicide en Région Occitanie
deux manifestations se tiendront en 2019 en Occitanie :


A MONTPELLIER
Une soirée cinéma débat se tiendra
Mardi 5 février 2019
au Cinéma Diagonal
Verdun
A 18 : 00
(entrée au tarif Cinéma)
A TOULOUSE
La journée tiendra à Toulouse
Jeudi 7 février 2019
A l’hôtel de région Occitanie
(Salle d’assemblée)
22, bd du Maréchal Juin
de 8h30-16h30
(entrée libre et gratuite)



Informations Contacts :
Prévention du Suicide en Midi-Pyrénées
3 bis rue Berthelot
31500 Toulouse
06 45 47 71 13
preventionsuicide.mp@laposte.net

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MARDI 5 FÉVRIER 2019, CASTRES (81)

Journée nationale de prévention du suicide en Occitanie

Dans le cadre de la 23e Journée Nationale de Prévention du Suicide en Occitanie sur le thème « Violences et suicide », le CHIC Castres-Mazamet propose un stand d’information le mardi 5 février à partir de 9h au sein du Hall d’Accueil de l’hôpital du Pays d’Autan

A cette occasion, des professionnels de santé (psychologue, assistante sociale, aide-soignante, médecin et cadre de santé) se relaieront tout au long de cette journée afin d’informer patients, usagers ainsi que les personnels de l’Etablissement.
Des flyers d’informations ainsi que les coordonnées des associations de prévention seront à disposition du grand public du lundi 4 au vendredi 8 février sur un espace prévu à cet effet.
http://www.chic-cm.fr/
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  • PAYS DE LA LOIRE

MARDI 5 FÉVRIER 2019 ANGERS (49) 

A l'occasion de la Journée Nationale de Prévention du Suicide, le Collectif Prévention Suicide 49 organise un ciné-débat autour du thème "Décès d'un proche ... la vie après".
Il commencera par la diffusion du documentaire "La vie après le suicide d'un proche" de Katia Chapoutier.   Il se poursuivra ensuite par des échanges avec Romain Pager, psychologue clinicien, et avec les associations Au Coeur des Flots, Dialogue & Solidarité et SoinsSanté - REVIVRE .
L'entrée est gratuite dans la limite des places disponibles.
Cette soirée a été rendue possible par le soutien de la Ville d'Angers
Les associations membres du collectifs sont : AAVAS, ACVS 49 - Harcèlement scolaire, cyberharcèlement, pratiques à risques, ATLAS, Au Coeur des Flots, CIDFF 49, Association CONTACT Maine-et-Loire, Soins Santé REVIVRE, S.O.S Amitié Région Angers / Antenne de Saumur et Quazar, Centre LGBT d'Angers.
L'association Le Refuge Pays de la Loire est également association ressource du collectif.

Le 05/02/19 à 19h30 au Centre Jean Vilar Jeunesse 1 bis rue Henri Bergson, 49000 Angers
Plus d'infos https://www.facebook.com/events/367690203787244/ …

Information Contact :
tel 06 79 23 31 85
preventionsuicide49@gmail.com



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MARDI 5 FEVRIER 2019, LE MANS (72)

Cafés Rencontres l'arc en ciel > Journée Nationale de Prévention du Suicide : soirée rencontre à l’arc en ciel
5 février 2019  19 h 00 – 21 h 00

Où :  Maison de l'arc en ciel 4 Rue Edouard Belin 72100 Le Mans France
Coût :  Gratuit

"L’arc en ciel est engagée dans la lutte contre l’isolement et les situations de mal-être pouvant conduire à des situations de crise suicidaire.
Nous le savons tous, le thème du suicide est un sujet tabou alors qu’il nous concerne tous, de près ou de loin.
Pour contribuer à se sentir moins seuls, pour oser en parler sans se sentir jugés, pour se rendre compte qu’on est parfois bien démunis face à une telle situation,
Nous vous invitons à se retrouver, dans la convivialité, en veillant à ce que chacun apporte une collation.
Pour optimiser l’organisation, merci de vous inscrire en cliquant sur le lien ci-dessous".

S'inscrire  http://asso-larcenciel.fr/event/journee-nationale-de-prevention-du-suicide-soiree-rencontre-a-larc-en-ciel/?instance_id=252

information contact
Aude ROUSSEAU  0684881755
http://asso-larcenciel.fr



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OUTILS JNPS 2019

Argumentaire UNPS

#JNPS2019

Suicide et violences – Violence du suicide

Depuis un siècle, le regard que nous portons sur le suicide s’est profondément modifié. De la criminalisation, à la « sociétalisation » du regard sur le geste, en passant par la psychiatrisation, les étapes ont été nombreuses. Aujourd’hui, pour la plupart des personnes, le suicide n’est plus une faute ni même une erreur. Il est plutôt perçu comme le témoin d’une profonde souffrance, d’une impasse, d’une difficulté à être soi-même ou simplement à se sentir exister et à trouver son identité, sa place dans une société de plus en plus complexe. Société moderne qui est ressentie comme contradictoire, vide de sens et de perspectives, insupportable et violente.
Notre vision du suicide a évolué. Nous ne sommes plus dans la condamnation morale, nous cherchons à mieux comprendre ce qui a pu amener une personne à commettre ce geste. Ainsi nous cherchons à saisir ce qui n’a pas pu se dire, ce qui n’a pu être entendu, ce qui n’a pas pu se construire entre soi et les autres.  Il y a cette impression que la personne s’est heurtée au mur de la société dans une sorte de protestation ultime, sans avoir trouvé d’autres ressources pour le dire. Face à ce dialogue impossible, sidéré par des souffrances indicibles et inaudibles, il semble ne rester que la violence, celle que l’on ressent, que l’on retourne contre soi et qu’on renvoie à l’autre et au monde.
La violence est indissociable de la question du suicide. Mais doit-on pour autant s’arrêter à ce constat ? Ne pourrait-on pas aller chercher plus loin ? Il semble difficile d’interroger cette violence, comme si elle était forcement vide de sens.  Comme la représentation du suicide est violente, douloureuse, elle fait violence. Face à ce qui fait violence, l’attitude est souvent d’éviter de s’y confronter ou de condamner.
Pour aller plus loin dans nos missions de prévention, si nous souhaitons mieux comprendre notre démarche de prévention du suicide et, mieux aider les personnes endeuillées par suicide, nous devons analyser ce qui peut faire violence et ce qu‘il y a derrière la violence. En effet, la violence n’est pas neutre. Elle manifeste souvent ce que nous ne pouvons pas entendre, ni penser. Elle est comme un signal d’alerte ultime de situations qui dysfonctionnent. Il faut d’ailleurs parler des violences tant les situations peuvent être multiformes.
Nous sommes donc face à un double constat contradictoire : la violence est centrale dans la question du suicide et en même temps parler de cette violence en elle-même, l’analyser est peut-être ce qu’il y a de plus difficile. Le risque est de culpabiliser les acteurs de la prévention et les proches.  Comment alors poser la question du sens de la violence, sans être violent ? Quel sens cela peut avoir d’interroger cette notion dans la cadre de la prévention du suicide ? Pour quel objectif ? De quelle manière pourrions nous l’interroger sans ajouter  de la violence?
A l’occasion des Journées Nationales pour la Prévention du Suicide 2019 l’UNPS vous propose de réfléchir ensemble à ces questions  autour de 3 axes : 
- Violence ressentie par la personne :
Confrontée à des situations  de vie insupportables .et convaincue de l’absence de perspectives d’effacement d’une douleur devenue intolérable, elle voit dans la mort par suicide la seule façon d’échapper à cette souffrance.
Comment mieux prendre en compte dans la prévention du suicide, l’ensemble des facteurs sociaux et environnementaux qui sont souvent mis au second plan et ne pas se contenter de dire juste qu’il faudrait améliorer le lien social et rompre l’isolement ?
- Violence que l’acte suicidaire impose aux entourages :
Parfois privés de toute explication, ils s’interrogeront durablement sur quelle fut leur éventuelle responsabilité : ce que l’on n'a pas vu, pas entendu, ce que l’on n'a pas voulu entendre, ce qui n’était pas entendable et repérable.
Comment mieux prendre en compte dans la prévention  ce que vivent et ressentent les entourages ?
Peut-on réfléchir à des nouvelles pratiques d’accompagnement des suicidants et des endeuillés ?
- Violence faite aux intervenants professionnels ou bénévoles :
Confrontés à une personne prête à se tuer pour cesser de souffrir, les intervenants vivent le paradoxe d’éviter la non-assistance[1] tout en respectant l’autonomie de cette personne. Sans compter la violence induite par divers protocoles qui peuvent apparaître de plus en plus rigides.
Comment tenir compte de ce que vivent et ressentent les intervenants ?

Finalement, comment (ré)interroger les manières de faire de la prévention, de la postvention[2], les méthodes d’intervention et les pratiques ?
Sur toutes ces questions et sur bien d’autres, l’UNPS vous invite à venir réfléchir dans les très nombreux lieux en France avec les équipes qui organisent ces rencontres.

[1] C’est la notion de non assistance à personne en danger
[2] Intervention menée après un suicide, prenant essentiellement la forme d'un soutien aux personnes en deuil.

Source https://www.unps.fr/theme-_r_89.html