Affichage des articles dont le libellé est PARUTION. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est PARUTION. Afficher tous les articles

jeudi 6 juillet 2023

A PARAITRE La folie du suicide La mort volontaire comme objet médical en France au XIXème siècle

 Eva Yampolsky (Auteur) La mort volontaire comme objet médical en France au XIXème siècle  

Paru le 13 octobre 2023 Scolaire / Universitaire (broché)

La folie du suicide

La folie du suicide - 1
  •  
  •  
Ce livre explore la manière dont le suicide est devenu un objet psychiatrique au 19e siècle en France. Il examine les définitions et les théories médicales, les pratiques thérapeutiques, et les enjeux sanitaires de la prévention, à l’aube de la sociologie et de la suicidologie contemporaine. Un ouvrage qui explore comment le suicide est devenuun objet psychiatrique.Eva Yampolsky travaille depuis plusieurs années sur l’histoire de la folie aux époques moderne et contemporaine, en articulant l’histoire de la médecine et l...
Date de parution

13/10/2023

Editeur Bhms
Source https://www.fnac.com/a18308110/Eva-Yampolsky-La-folie-du-suicide
INFO + sur https://www.chuv.ch/fileadmin/sites/ihm/RECHERCHE-Resume-These/Resume_these_Eva_Yampolsky.pdf
 Eva Yampolsky
Thèse de doctorat
Université de Lausanne
Faculté des Lettres, section d’histoire
Sous la direction du Professeur Vincent Barras
La folie du suicide. Une histoire médicale de la mort volontaire en France au XIXe siècle
Résumé
Dans cette thèse en histoire de la médecine, j’étudie comment, dès la naissance de la
psychiatrie moderne en France au tournant du XIX e siècle, le suicide devient un véritable objet
médical. Cette étude concerne les théories médicales sur le suicide au XIXe siècle, et plus
précisément de la dépénalisation de cet acte en 1791 jusqu’à la fin du Second Empire. Dès sa
dépénalisation émerge un postulat selon lequel tout suicide constitue un acte de folie. Il ne
s’agit donc plus de prouver une coïncidence entre le suicide et la folie, comme on le constate
avant 1791, mais de faire de tout suicide un acte de folie. Mon objectif est d’étudier comment,
selon quels critères, motifs, arguments et influences, la médecine mentale parvient à inscrire
cet acte dans le cadre médical. Bien que la position médicale sur la pathologie du suicide se
transforme au cours du XIXe siècle, cet acte continue à dépendre d’abord et avant tout de
l’expertise médicale. À partir de là, j’essaie de montrer que les positions médicales et
psychiatriques sur la pathologie du suicide sont déterminées autant par des développements
médicaux (tout particulièrement en médecine mentale, en médecine légale et en hygiène
publique), que par des influences sociales (morales et religieuses, politiques, économiques et
médiatiques).
Cette thèse se base essentiellement sur une analyse de textes médicaux publiés et
manuscrits (articles de revues spécialisées, dictionnaires de médecine, traités, mémoires pour
des prix, thèses de médecine). Cette analyse permet de comprendre comment le suicide comme
objet médical se construit au moment même où la psychiatrie se constitue en branche médicale
à part entière. Dès lors que le suicide s’érige en objet médical, la médecine mentale reconsidère
tout un ensemble de questions. S’agit-il d’une maladie, d’un symptôme, d’un acte libre ?
Comment les aliénistes articulent-ils les causes physiques et psychiques aux causes sociales et
morales ? Quel rôle la morale et la religion jouent-elles dans la théorisation médicale du
suicide, et comment sont-elles intégrées dans la conception médicale et hygiéniste de cet acte ?
Pour comprendre comment le suicide se transforme d’un crime à une psychopathologie
chronique et une maladie sociale, j’aborde également les contributions déterminantes de
l’hygiène publique et de la médecine légale. J’analyse enfin les différentes mesures préventives
et thérapeutiques qui ont été élaborées au cours du XIXe siècle.

jeudi 21 juillet 2022

AVIS D'INFOSUICIDE.ORG NOTES DE LECTURE Oser dire la honte de Karine Baechler Renou

Oser dire la honte

Karine Baechler Renou Du traumatisme à la créativité Paru le 9 juin 2022 Essai (broché)
 
Oser dire la honte


Résumé

« La honte et la rage m'ont bâillonnée pendant longtemps : honte d'avoir un père alcoolique, rage qu'il se soit suicidé à 35 ans, honte d'en avoir été jugée responsable, rage que personne n'ait pris ma défense. En racontant mon père et en racontant les conséquences que son chemin de vie a eu sur moi, j'ai cherché à refaire lien avec lui. Au fur et à mesure que j'écrivais mes chapitres, je les ai partagés avec les personnes les plus proches. Elles ont réagi, elles ont pleuré, elles ont aimé, elles se sont indignées... Certaines ont trouvé des résonances avec leur histoire. J'ai reçu de manière inattendue, comme un cadeau inespéré, ces échos qui m'avaient toujours manqué. À travers ce manuscrit, j'ai cherché à rendre cette matière attrapable par un lecteur pour partager avec un large public la nécessité de mettre des mots sur ce qui est vécu et de répondre aux besoins relationnels... C'est souvent grâce aux échos que le récit trouve en l'Autre que les victimes peuvent restaurer leur image fragilisée par le traumatisme. En apportant mon témoignage, j'espère pouvoir répondre au besoin de mutualité de certaines victimes. Savoir que d'autres ont un vécu similaire au nôtre nous permet de nous sentir moins seul, moins éloigné du monde. »
Date de parution 09/06/2022
Éditeur : Chronique Sociale / Collection : Comprendre les personnes


AVIS D'INFOSUICIDE.ORG 
Cet ouvrage nous a été envoyé par les éditions Chronique sociale, que nous remercions. 
 
Nous avons trouvé ce témoignage touchant et intéressant et nous pensons que relayer sa parution a toute sa place sur infosuicide.org. Nous pensons qu'il peut contribuer à libérer la parole et à déstigmatiser les problématiques suicidaires dont celle des deuils par suicide.



vendredi 15 juillet 2022

MàJ : PARUTION L'effet Werther–Stars, médias et contagion suicidaire, Clément Guillet


Le suicide est-il (également) contagieux ? Entretien avec le psychiatre Clément Guillet
Entretien
Propos recueillis par Marion Messina
Publié le 12/07/2022 https://www.marianne.net*

Dans « L'effet Werther. Stars, médias et contagion suicidaire » (Éditions universitaires de Dijon), le psychiatre Clément Guillet s'est penché sur le lien établi entre suicide de célébrités et rebond du taux de suicide dans la population civile.

Marianne : Vous évoquez les pics de suicides qui font suite au suicide d’une célébrité, les « modes » de suicide, la médiatisation. Parmi les exemples qui jonchent votre livre, on découvre, non sans surprise, que le suicide de Kurt Cobain a fait davantage d’émules en France qu’aux États-Unis.

Clément Guillet : Le suicide est un drame intime dans lequel la pathologie mentale joue un rôle fondamental. Mais on sait depuis Durkheim qu’il s’agit aussi d’un fait social, influencé par mouvements et les crises de la société. Plus récemment, il a été mis en évidence des phénomènes d’imitation suicidaire : lorsqu’une star se suicide, sa mort peut en entraîner d’autres. C’est ce qu’on appelle l’ « effet Werther », en référence au livre Les Souffrances du Jeune Werther de Goethe. À sa publication en 1774, il provoqua une épidémie de suicides, certains suicidés s’étant habillés comme le héros, gardant à côté d’eux le livre ouvert à la page fatale.

Les récits médiatiques de suicide et notamment les suicides de stars sont particulièrement à risque de susciter ces imitations chez des personnes fragiles. On estime qu’il y a en moyenne 13 % d’augmentation du taux de suicide après le suicide d’une star. Cela a été le cas avec Marilyn Monroe, Dalida ou encore Robin Williams. Des patients qui ont survécu, dont certains que j’ai pris en charge, y font clairement référence comme l’événement déclencheur de leur passage à l’acte.

« Il y existe une possibilité de contenir cet effet Werther. »

La contagion suicidaire est un phénomène connu au sein des collectivités : dans les écoles, les entreprises (cela a été évoqué pour France Telecom) ou encore les services psychiatriques. Mais c’est aussi un phénomène qui peut intervenir à une échelle beaucoup plus large. Le star system – qui joue sur le besoin d’identification – et les médias peuvent ainsi avoir des conséquences sur notre santé mentale, jusqu’au suicide.

Mais il y existe une possibilité de contenir cet effet Werther, notamment par une « médiatisation responsable » qui limiterait la communication relative aux détails morbides et insisterait sur les ressources disponibles afin d’obtenir de l’aide. L’exemple de Kurt Cobain est marquant. Lorsqu’il se suicide en 1994 à Seattle, le chanteur de Nirvana est l’idole de la génération X. Conscient du risque d’imitation, les autorités et les médias locaux prennent alors des précautions. Résultat : pas d’effet Werther à Seattle. Alors qu’en France, on dénombre près d’une centaine de suicides en plus, chez les personnes de cette tranche d’âge.

Vous mettez en évidence les aspects « valorisants » invoqués par certains survivants au suicide pour expliquer leur passage à l’acte : partir avec élégance, user de sa liberté individuelle, ne plus être un poids pour les autres, éviter des souffrances prévues au début d’une maladie. Pourtant, le monde européen longtemps marqué par le christianisme a toujours condamné sans équivoque le suicide. Faut-il y voir ici un recul de la religion, une fin de la « sanctuarisation » de l’existence humaine ?

Ce sont plutôt de fausses idées sur le suicide. Les personnes qui font une tentative de suicide ne témoignent pas d’un choix rationnel ; elles ne se sentent pas libres : elles ne voulaient pas mourir, mais ne plus souffrir. On retrouve dans 90 % des cas, des troubles psychiatriques tels que la dépression ou une addiction. Leur prise en charge permet d’amender les idées suicidaires et d’envisager la possibilité d’un avenir. Le suicide n’est pas monocausal, ce n’est ni un acte de force ni de faiblesse, c’est un acte de détresse. Une solution définitive à des problèmes qui sont souvent temporaires.

L’interdit religieux joue un rôle protecteur certain. Mais il s’agit aussi d’un tabou qui peut empêcher l’accès aux soins lorsqu’il existe des idées suicidaires. Dans certains pays très religieux, les suicidés ne sont tout simplement pas déclarés comme tels pour éviter que la honte ne retombe sur la famille.

À travers de nombreux exemples, vous illustrez comment des décisions politiques ont limité le nombre de suicides (l’exposition des corps, l’humiliation post-mortem, l’interdiction de sépultures). Aujourd’hui, l’incitation au suicide est considérée comme un crime. Quelles autres mesures légales, médicales, éducatives pourraient être prises selon vous ?

Il existe des possibilités d’intervention à plusieurs niveaux que ce soit par les soignants, les autorités ou les médias. Des mesures peuvent être prises en amont d’un suicide : limiter l’accès aux moyens létaux (comme les armes à feu) ou sécuriser les endroits où beaucoup de personnes se suicident. Un suicide évité est un suicide qui n’aura peut-être jamais lieu ailleurs. Plus généralement, il faut faciliter l’accès aux soins de santé mentale. La prévention doit être collective, mais elle peut l’être aussi au niveau individuel : aborder avec ses proches des questions de santé mentale ne provoque pas un passage à l’acte, mais peut au contraire contenir la tentation.
« Les maladies mentales font encore l’objet d’un tabou. »

Après une tentative de suicide, il faut prévenir la récidive en assurant le suivi : des dispositifs de rappels de patients commencent à se mettre en place récemment au niveau national. Après le suicide d’une star, c’est la responsabilité des journalistes d’aborder le sujet de manière mesurée pour limiter les imitations. Ces mesures ont un impact : le suicide a baissé de 25 % en 30 ans en France. Mais avec 9 000 morts par an et 200 000 tentatives de suicide, il reste encore beaucoup à faire.

Le suicide en France trahit-il selon vous une méconnaissance des maladies mentales et des problèmes dans la prise en charge au sein des institutions psychiatriques ?

Les maladies mentales font encore l’objet d’un tabou. Trop souvent, c’est la crise suicidaire qui va déclencher le début de la prise en charge – tandis que des soins en amont auraient évité un passage à l’acte. Cependant, depuis quelques années, la parole se libère au travers de témoignages de sportifs ou de célébrités. Quand une star fait son « coming out psychiatrique » et évoque la manière dont elle a surmonté ses envies de suicide, cela peut entraîner une baisse du taux de suicide, par imitation toujours. C’est l’inverse de l’effet Werther que l’on appelle l’effet Papageno. « Je suis pas tout seul à être tout seul, ça fait déjà ça de moins dans la tête. » Lorsque Stromae chante L’Enfer au JT de TF1 en évoquant ses idées suicidaires à une heure de grande écoute, son intervention est suivie d’une augmentation de +13 % des appels sur les lignes anti-suicide.


* Clément Guillet, L'effet Werther. Stars, médias et contagion suicidaire, Éditions universitaires de Dijon, 164 p., 10 €
https://www.marianne.net/agora/entretiens-et-debats/le-suicide-est-il-egalement-contagieux-entretien-avec-le-psychiatre-clement-guillet

 ***

 1er post : 02/06/22

De Marilyn Monroe à Robin Williams: ces suicides qui en ont entraîné d'autres

Clément Guillet — 1 juin 2022 slate.fr
Dans «L'effet Werther–Stars, médias et contagion suicidaire», le psychiatre Clément Guillet s'est penché sur les célébrités aux idées suicidaires. Celles qui, en passant à l'acte, déclenchent des vagues de décès et celles qui, en brisant le tabou, sauvent des vies.


Selon David Philips, le suicide de Marilyn Monroe aurait été suivi d'une augmentation de 12% du taux de suicide aux États-Unis le mois suivant sa mort (+303 suicides). | Michèle Eckert via Unsplash


De Marilyn Monroe à Robin Williams en passant par Dalida, la mort de plusieurs célébrités a déjà provoqué des contagions suicidaires: c'est l'effet Werther. Par effet d'imitation, les stars peuvent influencer le public et, parfois, le mener à se donner la mort. À l'inverse, les célébrités qui surmontent leur crise suicidaire peuvent avoir un effet protecteur en libérant la parole sur le sujet encore tabou du suicide.

Après un essai sur les fans, Clément Guillet, médecin psychiatre, publie L'effet Werther–Stars, médias et contagion suicidaire, premier livre sur le sujet, aux Éditions universitaires de Dijon. Nous en publions des extraits.

«J'ai parfois eu des pensées suicidaires et j'en suis peu fier. On croit parfois que c'est la seule manière de les faire taire, ces pensées qui nous font vivre un enfer.»

Et Stromae créa le buzz. Le 9 janvier 2022, le chanteur est invité au JT de TF1 pour la promotion de son nouvel album après huit ans d'absence. À une question sur son mal-être, il répond avec sa chanson «L'Enfer». Soudain, le suicide, ce drame qui reste un tabou, s'invite en direct chez 8 millions de téléspectateurs. Une séquence qui deviendra virale. «C'est le meilleur clip de prévention du suicide», clament les acteurs de la prévention du suicide. «Cela va sauver des vies!», et le patron de l'OMS de féliciter le chanteur belge d'avoir osé aborder un sujet aussi délicat qu'important.

Les stars auraient-elles une telle influence qu'elles pourraient sauver des vies en chantant? Conséquence directe de cet instant télévisuel, un pic d'appels au 3114, la ligne nationale d'écoute et de prévention du suicide. Plusieurs personnes évoquent l'intervention de Stromae comme élément déclencheur de leur demande d'aide. Ceux-là, heureusement, ne passeront pas à l'acte. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde.

[…]


Marilyn Monroe

En 1962, Marilyn Monroe est tout en haut de l'affiche. Norma Jeane Baker, de son vrai nom, a alors 36 ans. Dix ans auparavant, sa notoriété a explosé avec des films comme Les hommes préfèrent les blondes. La carrière de l'actrice américaine, sex-symbol et star d'Hollywood, est alors à son acmé. Mais derrière le strass et les paillettes, l'actrice souffre d'une grave dépression pour laquelle elle a déjà été hospitalisée en février de la même année. Elle a déjà fait plusieurs tentatives de suicide. «Oui, il y avait quelque chose de spécial chez moi. J'étais le genre de fille qu'on retrouve morte dans une chambre minable, un flacon de somnifères vide à la main», écrit-elle dans Confession inachevée, des mémoires qui ne seront publiées qu'après sa mort. Le 5 août 1962 dans la nuit, elle est retrouvée par son psychiatre, décédée. Si sa mort reste entourée de mystère, elle sera présentée par la presse comme un suicide. L'un de ceux ayant entraîné la plus forte imitation.

Selon le sociologue David Philips, le suicide de Marilyn Monroe aurait été suivi d'une augmentation de 12% du taux de suicide aux États-Unis le mois suivant sa mort (+303 suicides) et de 10% en Angleterre et au Pays de Galles (+60 suicides) par rapport au chiffre attendu dans les deux mois qui ont suivi son décès. Certains auteurs ont même avancé une augmentation de 40% des suicides à Los Angeles –la ville du décès– le mois suivant la mort de l'actrice.


Même chose en 2014, lorsque Robin William se suicide. Dans les cinq mois qui suivirent le décès de l'acteur du Cercle des poètes disparus, c'est cette fois un chiffre record de 1.841 suicides en plus par rapport aux années précédentes qui ont été dénombrés, soit une hausse de près de 10%: l'un des plus forts effets Werther recensés à ce jour. Avec une identification nette: ce sont en majorité des hommes qui sont passés à l'acte. On note même une imitation de la méthode de suicide –la pendaison– utilisée par Robin Williams, qui est souvent citée dans les articles: elle a fait un bond de 32,3%… Incarnant à l'écran des personnages souvent drôles ou profondément humains, l'acteur a entraîné à sa mort le plus fort effet Werther jamais recensé.

L'effet Werther en France

«It's better to burn out than to fade away» («Mieux vaut brûler rapidement que de s'éteindre à petit feu»). Lorsque Kurt Cobain est retrouvé mort, sa lettre d'adieu cite ces vers de Neil Young, résumant son destin de comète du rock. Après ce décès retentissant, de nombreux adolescents l'imitent. Au Liban, en Italie ou encore aux aux États-Unis, des jeunes se tuent en faisant référence au feu follet grunge.

La France aussi est atteinte d'un phénomène de mimétisme. Trois ans plus tard, en 1997, à Somain dans le Nord, Valentine et Aurélie, 13 et 14 ans, se suicident ensemble en faisant clairement référence à Kurt Cobain et de la même manière que lui. Elles sont retrouvées, enfermées dans leur chambre, une balle dans la tête, le fusil du père de l'une d'elles à leur côté. Depuis plusieurs semaines, les deux adolescentes avaient prévenu leurs amies de leur intention de «rejoindre Kurt Kobain». C'était devenu une obsession. «Une fascination amoureuse pour Kurt Cobain», dira le procureur de la République de Douai, Jean-Marie Descamps, qui les «aura poussées, par un phénomène de mimétisme, à agir comme il l'avait fait». Avant d'ajouter: «Cela devrait nous amener à réfléchir.»
Après le suicide de Kurt Cobain, on recense 93 suicides en plus (+9,14%). Avec une augmentation des suicides chez les personnes de même âge ou de même sexe.

Initialement, l'effet Werther a été mis en évidence pour des stars américaines. Mais qu'en est-il dans l'Hexagone? De Dalida à Kurt Cobain, selon l'une des rares études françaises sur le sujet, plusieurs suicides de célébrités ont bien entraîné un effet Werther en France. Par exemple, après le suicide de Pierre Bérégovoy, 187 suicides excédentaires ont été retrouvés le mois suivant par rapport au nombre attendu, soit une augmentation de 17,69% du taux de suicide.

Après le suicide de Kurt Cobain, on recense 93 suicides en plus (+9,14%). Avec une forte identification, c'est-à-dire une augmentation des suicides chez les personnes de même âge ou de même sexe. Pour le rockeur de 27 ans, on note une augmentation de 23,8% des suicides pour les 15-29 ans et de 21,2% pour les 30-44 ans.

Pour Sœur Sourire et Dalida aussi, on retrouve un effet d'âge. Pour la première, l'augmentation touche surtout les femmes (+13,68%). Alors que pour Dalida, morte à 54 ans, c'est dans la classe d'âge des 45-59 ans que se situe l'excédent du nombre de suicides (+23,5%).

[…]
Identification verticale et horizontale: star et working class heroe

Dalida, Kurt Cobain, Bérégovoy et Sœur Sourire, les stars ayant entraîné un effet Werther en France sont des chanteurs et un homme politique. Deux types de célébrités particulièrement à même de susciter des identifications à la fois verticales –de type admiration– et horizontales –de type projection. Un phénomène appelé l'identification différentielle: on s'identifie plus facilement aux personnes à la fois socialement valorisées et dont nous sentons proches.

Pour les chanteuses ou les acteurs, cela paraît évident: les stars de l'entertainment ont un fort pouvoir identificatoire. Particulièrement médiatisés, symboles de réussite, glorifiés pour leur talent artistique, ils entraînent une identification de type admiration: c'est l'identification verticale. Mais à travers les journaux people, les réseaux sociaux, mais aussi les médias généralistes, leur vie privée est exposée au public qui peut alors s'y reconnaître: ce qui entraîne une identification horizontale. D'autant plus si la star est d'origine populaire, un working class heroe comme Kurt Cobain, par exemple. Le public se projette dans les personnages incarnés par les acteurs et à travers les chansons des musiciens.

Le phénomène d'identification différentielle –à la fois horizontale et verticale– marche alors à plein régime. Les stars sont ainsi particulièrement susceptibles d'être un vecteur d'imitation, de susciter un désir mimétique. D'où l'utilisation pour la publicité: en achetant un produit incarné par une célébrité, c'est un peu du rêve et des paillettes de la star que l'on tire à soi. Mais ce qui est efficace pour vendre un café ou un parfum l'est aussi pour propager l'effet Werther.

[…]

«Moi qui ai tout choisi dans ma vie/Je veux choisir ma mort aussi.» Celle qui interprétait «Mourir sur scène», Dalida, la chanteuse aux 85 millions d'albums vendus et aux millions de fans se suicide à 54 ans. C'est logiquement la catégorie des 45-59 ans qui subit alors de plein fouet l'effet Werther. Comme si ceux qui grandirent avec sa musique ont pu s'identifier plus fortement à elle avant de passer à l'acte. Les commentaires des médias de l'époque, emplis de pathos, imprègnent sa mort d'une touche sacrificielle («elle se donnait corps et âme au spectacle»), n'évoquant presque jamais les troubles psychologiques de la chanteuse. Pourtant, la star évoquait déjà sa dépression et ses tentatives de suicide de façon explicite dans «Téléphonez-moi»:


«C'était la plus belle fille du monde/Elle était riche, elle était blonde/Pourtant au dernier coup de minuit/Adieu la vie/Téléphonez-moi, téléphonez-moi/C'est pas des histoires/Avant qu'il soit trop tard/Téléphonez-moi les pilules d'espoir.»

[…]

La quête de modèle est intrinsèquement humaine, mais peut entraîner des collages identitaires parfois dramatiques. Outre les différentes identifications d'âge ou de genre, l'effet Werther dépend aussi de la population touchée, de la star concernée et surtout du traitement médiatique.

Si vous avez des idées suicidaires, appelez le 31 14.

http://www.slate.fr/story/228631/bonnes-feuilles-effet-werther-stars-suicide-clement-guillet-editions-universitaires-dijon-marilyn-monroe-dalida-robin-williams-stromae

samedi 2 avril 2022

PARUTION Figures du suicide et problématiques dépressives, Catherine Delaunay

Figures du suicide et problématiques dépressives
Catherine Delaunay

Ce livre s'intéresse aux problématiques de la dépression et aux représentations du suicide en tant que symptôme de celle-ci. Il oriente le lecteur vers de nombreuses pistes de réflexions, en confirme certaines de façon convaincante et en amorce d’autres. Il s’adresse aux psychologues et aux chercheurs intéressés par l’énigme du suicide, mais aussi aux patients et à toute personne touchée de près ou de loin par cet acte et en quête de lui donner un sens.



Figures du suicide et problématiques dépressives

Catherine Delaunay

« Celui qui se donne la mort voudrait vivre. » Cette vérité, mise au jour par Schopenhauer, je n’ai eu de cesse de l’entendre dans le discours des survivants au suicide que j’ai rencontrés, sous la forme « je ne voulais pas mourir, je voulais que ça s’arrête », « ça » désignant la souffrance. Et si, paradoxalement, le suicide interrompu signifiait une volonté de survivre psychiquement ? Suicide interrompu car l’intention de mourir est bien ici déterminante : c’est parce qu’il y a eu intervention d’un tiers, la réanimation médicale, que la mort du sujet n’est pas advenue. La clinique des survivants révèle en effet cet étrange paradoxe : se tuer physiquement pour survivre psychiquement à la souffrance engendrée par la perte de l’objet aimé. C’est bien parce qu’il est confronté à la menace d’un effondrement que le sujet décide de se tuer, le suicide apparaissant alors comme une défense contre l’angoisse, en d’autres termes, comme un symptôme de la dépression. Il s’agit donc d’appréhender ce paradoxe en interrogeant non seulement les symptômes dans leur rapport aux problématiques dépressives, mais aussi la place de la mort dans la vie psychique. Attribuer un sens à la mort, l’intégrer à la vie psychique, la lier au vivant, apparait en effet comme un élément indissociable de toute forme de guérison possible pour ce type de fonctionnement psychique.

https://presses-universitaires.parisnanterre.fr/index.php/produit/figures-du-suicide-et-problematiques-depressives/


Source Mis à jour le 30 mars 2022 sur https://presses-universitaires.parisnanterre.fr/index.php/produit/figures-du-suicide-et-problematiques-depressives/

vendredi 26 novembre 2021

PARUTION ÉTUDIANTS EN SOUFFRANCE PSYCHIQUE Une jeunesse déboussolée, Clément Rizet

ÉTUDIANTS EN SOUFFRANCE PSYCHIQUE
Une jeunesse déboussolée
Clément Rizet
Avec la collaboration de Nelly Dubet-Levalet

Couverture Étudiants en souffrance psychiquePeu d’ouvrages se penchent spécialement sur les formes psychopathologiques de la souffrance d’une jeunesse, entre surenchère des écrans et sentiment de solitude, familles éclatées et institutions sans répondant.
Au regard du malaise de la société contemporaine, une génération entière est aujourd’hui concernée par la vie universitaire. Celle-ci participe à la fois de certaines difficultés et d’une construction sublimatoire nécessaire. Parce que cette construction a manqué dans le temps suspendu de la pandémie virale, elle a révélé ce paradoxe plus que jamais.
Cet ouvrage se donne pour objectif de décrire qui sont les étudiants, s’il existe chez eux une psychopathologie spécifique, quelle aide psychothérapique on peut leur apporter et quel travail de prévention peut être envisagé.
Un livre important pour les personnels de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur, pour les professionnels de santé et les travailleurs sociaux qui prennent en charge les étudiants.
Clément Rizet, psychologue clinicien, docteur en psychologie clinique et psychopathologie, exerce dans le service de santé pour étudiants de l’université de La Rochelle et en privé.
Nelly Dubet-Levalet, psychologue clinicienne et psychologue de l’Éducation nationale, exerce dans une circonscription de La Rochelle et en tant qu’expert judiciaire près la Cour d’appel de Poitiers.
Tous deux sont formateurs agréés en prévention du suicide et ont mis en place des formations « Sentinelles » au repérage et à l’orientation des étudiants en difficulté pour les personnels des universités (enseignants, enseignants-chercheurs, administratifs et pairs).
Illustration de couverture : Nathan Rizet.
ISBN : 978-2-343-23882-1
26 €
Date de publication : 17 septembre 2021
https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/couv/aplat/9782343238821.pdf

 

https://www.editions-harmattan.fr/livre-etudiants_en_souffrance_psychique_une_jeunesse_deboussolee_clement_rizet-9782343238821-71081.html 

vendredi 22 octobre 2021

PARUTION Les Suicidés du bout du monde de Leila Guerriero

Les Suicidés du bout du monde
Leila Guerriero (Auteur) Maïra Muchnik (Traduction) Chronique d'une petite ville de Patagonie 

Paru le 6 octobre 2021 Roman (broché)

 





Résumé

Dans cette chronique saisissante d'une ville fantôme de Patagonie frappée par une épidémie de suicides de jeunes gens, Leila Guerriero, figure majeure du journalisme narratif en Amérique latine, mène l'enquête avec une empathie profonde pour trouver une explication à ce geste ultime et toujours incompréhensible. Est-ce une secte, l'ennui, l'alcool, la violence, la solitude, la religion, le climat ? Parcourant les rues désertes de ce bout du monde arasé par le vent et le froid, sorte de far west moderne où viennent échouer les pionniers misérables du pétrole, elle pose en réalité la question de ce qui nous tient en vie. Sa réponse se situe du côté de la solidarité, du lien aux autres, à la communauté.

vendredi 27 août 2021

A PARAITRE : Figures du suicide et problématiques dépressives, Catherine Delaunay

À paraître :
Figures du suicide et problématiques dépressives
Catherine Delaunay
Résumé

"Celui qui se donne la mort voudrait vivre". Cette vérité, mise au jour par Schopenhauer, je n'ai eu de cesse de l'entendre dans le discours des survivants au suicide que j'ai rencontrés, sous la forme "je ne voulais pas mourir, je voulais que ça s'arrête" , "ça" désignant la souffrance. Et si, paradoxalement, le suicide interrompu signifiait une volonté de survivre psychiquement ? Suicide interrompu car l'intention de mourir est bien ici déterminante : c'est parce qu'il y a eu intervention d'un tiers, la réanimation médicale, que la mort du sujet n'est pas advenue.
La clinique des survivants révèle en effet cet étrange paradoxe : se tuer physiquement pour survivre psychiquement à la souffrance engendrée par l'expérience de la perte de l'objet aimé. C'est bien parce qu'il est confronté à la menace d'un effondrement que le sujet décide de se t psychouer, le suicide apparaissant alors comme une défense contre l'angoisse, en d'autres termes, comme un symptôme de la dépression.
Il s'agit donc d'appréhender ce paradoxe en interrogeant non seulement les symptômes dans leur rapport aux problématiques dépressives, mais aussi la place de la mort dans la vie psychique. Attribuer un sens à la mort, l'intégrer à la vie psychique, la lier au vivant, apparait en effet comme un élément indissociable de toute forme de guérison possible pour ce type de fonctionnement psychique.

Édition Première édition
Éditeur Presses universitaires de Paris Nanterre
collection : Libellus
Support Livre broché 

domaines :
Psychologie, Éducation
Nb de pages Notes .
ISBN-10 2840163667
ISBN-13 9782840163664


Date de parution
09/09/2021

Source https://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100561910&fa=description

lundi 28 juin 2021

PARUTION SOINS PSYCHIATRIE Dossier : Prévenir le suicide

SOINS PSYCHIATRIE
Vol 42 - N° 334 - mai 2021 P. 1-47
© Elsevier Masson

Dossier : Prévenir le suicide
·Des préjugés à la prévention du suicide

Christophe Peroche  : Infirmier
 Centre psychothérapique de Nancy, 1 rue du Docteur-Archambault, BP 11010, 54521 Laxou cedex, France
Page :11

·Le suicide, une entité à part en psychiatrie
Clément Vansteene  : Praticien hospitalier
 Service d’accueil des suicidants et d’addictologie, clinique des maladies mentales et de l’encéphale de l’hôpital Sainte-Anne, groupe hospitalier universitaire de Paris Psychiatrie et neurosciences, 1 rue Cabanis, 75014 Paris, France
Page :12-16
Résumé Plan 


·Prévenir la récidive : simple comme un coup de fil ?

Christophe Debien  : Praticien hospitalier, membre de la mission d’appui au déploiement national du dispositif VigilanS, Jardon Vincent : Praticien hospitalier, coordonnateur VigilanS Hauts-de-France
 Centre hospitalier régional universitaire de Lille, rue André-Verhaeghe, 59000 Lille, France
Page :17-20
Résumé Plan  

·Une plateforme pour guider les proches de personnes suicidaires
Pauline Boudin : Psychiatre, membre du collège scientifique de Dites je suis là, Frédéric Hassan : Psychiatre, membre du collège scientifique de Dites je suis là, Yann Massart : Infirmier, délégué général de Dites je suis là, Gabrièle Mugnier  : Psychiatre, référente du comité de rédaction de Dites je suis là, Frédéric Peter, Psychologue clinicien, PhD, membre du collège scientifique de Dites je suis là, Julie Veillon, Psychologue clinicienne, référente du collège scientifique de Dites je suis là

 Association Dites je suis là, 38 avenue François-Mitterrand, 72000 Le Mans, France
Page :21-23
Résumé Plan  

·Art, empathie et prévention du suicide
Philippe Courtet a, b,  : Professeur de psychiatrie, chef de département d’urgence et posturgence psychiatrique

a Université de Montpellier, 163 rue Auguste-Broussonnet, 34090 Montpellier, France 
b Hôpital Lapeyronie, centre hospitalier universitaire de Montpellier, 371 avenue du Doyen-Gaston-Giraud, 34295 Montpellier cedex 5, France
Page :24-27
Résumé Plan  

 
·Vers une liberté à revendiquer le droit à mourir
Françoise Chastang a, , b, c, d  : Psychiatre, Pierre Gerard e : Psychiatre, Cécile Omnes c, f : Psychiatre, Jacques Vedrinne c : Psychiatre, Michel Walter c, g, h : PU-PH

a Unité d’urgences psychiatriques, CHU de Caen Normandie, 14033 Caen cedex, France 
b Espace de réflexion éthique de Normandie, université de Caen Normandie, PFRS–Bureau PS1-045, 2 rue des Rochambelles, 14032 Caen cedex 5, France 
c Université Claude-Bernard Lyon 1, 43 boulevard du 11-Novembre-1918, 69100 Villeurbanne, France 
d Recherches en éthique et épistémologie, Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations, faculté de pharmacie, université Paris Sud–Paris-Saclay, 5 rue Jean-Baptiste-Clément, tour D1, 2e étage, 92296 Chatenay-Malabry cedex, France 
e Urgences psychiatriques, CHU de Caen Normandie/EPSM de Caen, avenue de la Côte- de-Nacre, CS 30001, 14033 Caen cedex 9, France 
f Centre hospitalier Charcot, 30 avenue Marc-Laurent, 78370 Plaisir, France 
g Unité de recherche clinique intersectorielle, service de psychiatrie adulte, CHRU de Brest, hôpital de Bohars, route de Ploudalmézeau, 29280 Bohars, France 
h Soins primaires, Santé publique, registre des cancers de Bretagne occidentale, EA 7479, université de Bretagne occidentale, 22 rue Camille-Desmoulins, CS 93837, 29238 Brest cedex 3, France
Page :28-31
Résumé Plan  

 
·Prévenir le suicide en médecine générale
Elkhan Tahmazov a,  : Psychiatre, Christophe Lemey a, b, c : Psychiatre, Michel Walter a, b, d : Professeur des universités-praticien hospitalier

a Unité de recherche clinique intersectorielle du service de psychiatrie adulte, centre hospitalier régional universitaire de Brest, hôpital de Bohars, route de Ploudalmézeau, 29820 Bohars, France
b
 Soins primaires, Santé publique, registre des cancers de Bretagne occidentale, EA 7479, université de Bretagne occidentale, 22 rue Camille-Desmoulins, CS 93837, 29238 Brest cedex 3, France
c
 IMT Atlantique, Lab-STICC, campus de Brest, technopôle Brest-Iroise, CS 83818, 29238 Brest cedex 3, France
d
 Groupement d’études et de prévention du suicide, 67 route des Groges, 86280 Saint-Benoît, France
Page :32-35

Résumé
Plan  

 
·Prendre en charge la crise suicidaire en unité de suicidologie

Julie Mougeolle  : Infirmière DE, Alexandre Devault : Infirmier DE
 Clinique de la maladie mentale et de l’encéphale, service d’accueil des suicidants et suicidaires, centre hospitalier Sainte-Anne, 1 rue Cabanis, 75014 Paris, France
Page :36-39
Résumé Plan 
 

·La prévention du suicide en milieu agricole
Tiphaine Bouldoires a,  : Psychiatre, formatrice régionale prévention suicide, Laurent Le Goff b : Infirmier DE, formateur régional prévention suicide

a Établissement public de santé mentale du Finistère Sud, 18 rue Hent-Glaz, CS 16003, 29107 Quimper cedex, France 
b Service psychiatrie, CH Quimperlé, 20 bis avenue Maréchal-Leclerc, BP 134, 29391 Quimperlé cedex, France
Page :40-43
Résumé Plan

PARUTION OUVRAGE : j'aurai ma peau, Antoine Courtecuisse

J'aurai ma peau
Antoine Courtecuisse (Auteur) Antoine Devos Paru le 12 mars 2021 Roman (broché)




Antoine Courtecuisse est psychiatre de secteur et responsable de l’équipe mobile psychiatrie précarité Interface à Boulogne-sur-Mer


Phénomène complexe des conduites suicidaires adolescentes, un livre libère des mots psy pour s’y plonger et comprendre le mal-être jeune. Embarquer et plonger dans la peau de Monique puis de Jess, à travers le vécu d’un jeune thérapeute. Des histoires, un fil continu qui permettra aux lecteurs de s’ouvrir à elles deux. Sans jargon psy, sans jugement.


Résumé

Monique : Un feu me sert de dossier. Chercher la croix. À moins que j'y sois. Au mieux je demande. Ma voix déraille lorsque je pose cette question à une dame. - Pardon, je n'ai pas compris Mademoiselle. ­- Non ce n'est pas grave. Pas la force d'insister. Je ne m'entends pas. Peut-être ne suis-je pas audible. En faisant le tour du carrefour, sous les sifflets grotesques des automobilistes, je retrouve le fameux panneau de tout à l'heure. Une éternité s'est écoulée. Jessie : Nous étions comme collés. Désormais nous sommes regardés. Elle me drague là ou bien ? Ai-je bien entendu ce qu'elle vient de dire à l'infirmière ? Le temps que je réalise, j'ai déjà blindé l'affaire. Je lui parle du cadre, du groupe de parole, de mon départ... Depuis, je me sauve, j'esquive. Force m'est-il de constater qu'il s'agit bien de cela. Dix ans après, j'en ris. À l'époque, je ne riais pas. Monique et Jessie, deux récits, deux voix, deux écrits pour dire combien l'autre n'existe pas seul. Deux adolescentes, deux psychiatres, une même peau. Préface de Thierry Lebrun.

jeudi 25 mars 2021

PARUTION Prévenir la réitération suicidaire revue Santé mentale N° 256 - Mars 2021

N° 256 - Mars 2021

Prévenir la réitération suicidaire

La réitération suicidaire désigne la répétition d’un geste suicidaire dans les jours, semaines ou mois qui suivent une tentative de suicide. Dans ce contexte, comment évaluer la détermination d’une personne à passer à l’acte ? Construits sur une éthique de l’inquiétude, les dispositifs de prévention du suicide reposent avant tout sur le « rester en lien » avec les personnes en crise, afin d’assurer un sentiment de (re)connexion. Partage d’expériences.
22,00 €
Le Numéro papier
21,00 €


Le Numéro téléchargeable
Articles du dossier à l'unité

Accès en ligne : Payant Gratuit
Accès par la Revue papier

Au sommaire du n°256

La réitération suicidaire désigne la répétition d’un geste suicidaire dans les jours, semaines ou mois qui suivent une tentative de...
Nombre de pages : 1

Prévention du suicide : avancées et perspectives
Quels sont les enjeux actuels de la prévention du suicide ? Comment se déploie la stratégie globale qui permet de répondre à la complexité et à la multifactorialité des...
Auteur(s) : Édouard LEAUNE, praticien hospitalo-universitaire, et Guillaume VAIVA, professeur des Universités
Nombre de pages : 8

Pourquoi la répétition du geste suicidaire
La prise en charge psychothérapique des patients ayant déjà fait plusieurs tentatives de suicide est très éprouvante. Obsédés par le désir ou le geste suicidaire, ils sont...
Auteur(s) : Marguerite CHARAZAC-BRUNEL, psychologue et psychanalyste
Nombre de pages : 5

Petit lexique des notions entourant la crise suicidaire
Auteur(s) : Édouard LEAUNE, praticien hospitalo-universitaire
Nombre de pages : 1

Évaluer le risque de réitération suicidaire
Comment évaluer la détermination d’une personne à passer à l’acte suicidaire ? Il faut avant tout établir un lien de confiance puis documenter la situation en...
Auteur(s) : Erwann NOUVEL, infirmier, Yuliia OHIICHUK, chargée de communication, et Sofian BERROUIGUET, psychiatre
Nombre de pages : 5

VigilanS, un dispositif de veille
Initié dans les Hauts-de-France, le dispositif de recontact VigilanS consiste à mettre en place une veille autour de la personne suicidante. Construit sur une éthique de...
Auteur(s) : Christophe DEBIEN, psychiatre, et Maxime VIEUX, psychologue
Nombre de pages : 5

« Chère équipe, je vous remercie... »
Le dispositif VigilanS permet de déployer un « artisanat de l’accompagnement de la crise suicidaire ». Chaque prise en charge est à la fois très structurée et singulière,...
Auteur(s) : Benoît CHALANCON, infirmier de recherche clinique, et Élise CLEVA, infirmière
Nombre de pages : 6

« Mon plan de protection contre le suicide... »
Co-construit avec le patient, le plan de protection est un outil précieux pour prévenir les passages à l’acte suicidaire. Organisé en six étapes liées à l’intensité...
Auteur(s) : Tamara VERNET, infirmière référente, et Benoît CHALANCON, infirmier de recherche clinique
Nombre de pages : 6

Suicide : travailler avec l'entourage
Face à des conduites suicidaires, il est essentiel de prendre en considération tous les proches, au sens large, y compris les équipes soignantes endeuillées par le suicide...
Auteur(s) : Michèle PACAUT-TRONCIN, psychiatre, et Patrick POLO, psychologue
Nombre de pages : 6

États limites, suicide et entraînement méditatif
Camille, 25 ans, présente un fonctionnement de type borderline. Elle entretient systématiquement des relations interpersonnelles surinvesties et houleuses. Après une tentative...
Auteur(s) : Déborah DUCASSE, psychiatre, et Véronique BRAND-ARPON, infirmière
Nombre de pages : 8

Autour de la promesse du lien
La promesse du lien dans le soin traduit-elle l’accompagnement, l’engagement du soignant dans le champ de la prévention du suicide ? Si oui, de quelle(s) manière(s) ? Et que...
Auteur(s) : Élodie CAMIER-LEMOINE, chargée de mission scientifique, et Édouard LEAUNE, praticien hospitalo-universitaire
Nombre de pages : 6

E-santé mentale en prévention du suicide
S’agissant de la prévention des conduites suicidaires, l’une des plus-values majeures des applications et objets connectés (AOC) tient aux facilités d’interpellation et...
Auteur(s) : Margot MORGIÈVE, chercheuse en sciences sociales, Charles-Édouard NOTREDAME, psychiatre de l'enfant et de l'adolescent, et Philippe COURTET, professeur de psychiatrie
Nombre de pages : 6

« Ça a été un choc, je me sentais coupable... »
Si la confrontation au suicide d’un patient constitue un évènement particulièrement déstabilisant au cours de l’internat en psychiatrie, il s’avère possible de le...
Auteur(s) : Christine DURIF-BRUCKERT, chercheuse en psychologie sociale et anthropologue, Bruno CUVILLIER, chercheur en psychologie du travail, Édouard LEAUNE, praticien hospitalo-universitaire
Nombre de pages : 6
Pour en savoir plus du n°256 Nombre de pages : 2

jeudi 11 février 2021

PARUTION Figures du suicide et problématiques dépressives, Catherine Delaunay

Figures du suicide et problématiques dépressives - Poche Catherine Delaunay

Résumé

"Celui qui se donne la mort voudrait vivre". Cette vérité, mise au jour par Schopenhauer, je n'ai eu de cesse de l'entendre dans le discours des survivants au suicide que j'ai rencontrés, sous la forme "je ne voulais pas mourir, je voulais que ça s'arrête" , "ça" désignant la souffrance. Et si, paradoxalement, le suicide interrompu signifiait une volonté de survivre psychiquement ? Suicide interrompu car l'intention de mourir est bien ici déterminante : c'est parce qu'il y a eu intervention d'un tiers, la réanimation médicale, que la mort du sujet n'est pas advenue.
La clinique des survivants révèle en effet cet étrange paradoxe : se tuer physiquement pour survivre psychiquement à la souffrance engendrée par l'expérience de la perte de l'objet aimé. C'est bien parce qu'il est confronté à la menace d'un effondrement que le sujet décide de se tuer, le suicide apparaissant alors comme une défense contre l'angoisse, en d'autres termes, comme un symptôme de la dépression.
Il s'agit donc d'appréhender ce paradoxe en interrogeant non seulement les symptômes dans leur rapport aux problématiques dépressives, mais aussi la place de la mort dans la vie psychique. Attribuer un sens à la mort, l'intégrer à la vie psychique, la lier au vivant, apparait en effet comme un élément indissociable de toute forme de guérison possible pour ce type de fonctionnement psychique.

Date de parution
11/02/2021 

Editeur
PU Paris Ouest

Collection
Libellus

L'éditeur en parle
Cet ouvrage est une étude riche en informations sur un élément récurent de notre société : le suicide. On y découvre les théories de différents penseurs que ce soit des spécialistes, des écrivains ou artistes. L'auteure donne aussi à voir des récits de patients de la Pitié-Salpêtrière tout en mettant en lumières cette pratique révélatrice de mal être... 


jeudi 7 janvier 2021

MàJ PARUTION Le Suicide Collection: Que sais-je? Nathalie de Kernier

Critique «Le Suicide», en cause de désespoir

Par Geneviève Delaisi de Parseval — 6 janvier 2021 https://next.liberation.fr/*
La psychanalyste Nathalie de Kernier décrypte le délitement narcissique à la base du passage à l’acte, notamment chez les personnes âgées.

L'essai de Nathalie de Kernier est loin de n'être que théorique.

«Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide», écrivait Camus dans le Mythe de Sisyphe. Certains ont des souvenirs des ouvrages de sociologie de Durkheim et de Halbwachs datant des années 30. Pour ces lecteurs-là, et pour d’autres, ce petit livre est un must, car l’abord du sujet est radicalement différent, même si l’autrice, une des meilleures spécialistes françaises du sujet, connaît les chiffres. Nathalie de Kernier, psychanalyste, voit dans certains éléments extérieurs négatifs (échecs, séparations, deuils) autant de variables qui entrent en jeu et risquent d’empêcher la transformation nécessaire du fonctionnement psychique des sujets concernés. Autant d’événements qui exposent en effet ces sujets à une disqualification du soi, au risque de déliter leurs bases narcissiques (rappelons que le narcissisme est l’énergie psychique - positive ou négative - que nous plaçons en nous-mêmes).

Ce remarquable petit livre est loin de n’être que théorique ; les contextes différents qui émaillent une vie sont finement analysés : on trouvera notamment un chapitre important sur le suicide des personnes âgées qui représentent (au-delà de 65 ans) la tranche de population la plus à risque. A contrario des sociétés traditionnelles qui accordaient une dignité particulière aux vieux, la tendance actuelle de les «regrouper» en Ehpad, qui accentue les vécus de solitude et de dépendance, sans un étayage suffisant, peut susciter des passages très insécurisants, violents parfois. Les hommes semblent vivre plus difficilement ces changements (leur taux de suicide est estimé trois fois supérieur à celui des femmes, même cinq fois au-delà de 80 ans). Où l’on voit que la vieillesse n’est pas forcément un «problème» ou un «risque» contre lequel la société devrait à tout prix se prémunir… Ce livre donne à penser. Geneviève Delaisi de Parseval

Nathalie de Kernier Le Suicide Préface de François Ladame. PUF «Que sais-je ?», 128 pp., 9 € (ebook : 6,99 €).
https://next.liberation.fr/livres/2021/01/06/le-suicide-en-cause-de-desespoir_1810487


1 er post : 11/12/2020



Psychologie et Psychanalyse »
Le Suicide



Le Suicide
Nathalie de Kernier
François Ladame
Collection:
Que sais-je?
Discipline:
Psychologie et Psychanalyse
Catégorie:
Livre
Date de parution:
09/12/2020


Résumé
« Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. » En ouvrant ainsi Le Mythe de Sisyphe, Camus dit qu’on se suicide quand on juge que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue.
Problème majeur de santé publique en France et dans de nombreux pays, ce phénomène est un défi pour la pensée. Comment aider ceux qui envisagent un geste désespéré ou qui l’ont tenté ? Quel rôle l’environnement social, familial et médical ont-ils à jouer ?
Des stoïciens jusqu’aux travaux actuels, Nathalie de Kernier revient sur les diverses façons d’appréhender un problème éminemment existentiel. Par son expérience du terrain hospitalier et ses propres recherches, elle ouvre des pistes et s’appuie sur des exemples cliniques variés, dégageant ainsi des perspectives préventives et thérapeutiques. Sa démarche ? Se fonder sur la quête de sens qui anime toute vie humaine.

Caractéristiques

Nombre de pages:
128
Code ISBN:
978-2-7154-0087-0
Numéro de tome:
4175
Numéro d'édition:
1

Format
11.5 x 17.6 cm

Sommaire

Autour de l'auteur

Maître de conférences habilitée à diriger des recherches à l’université Paris-Nanterre, Nathalie de Kernier est psychologue clinicienne, psychothérapeute et psychanalyste. Elle a notamment exercé à l’hôpital Necker-Enfants malades et est lauréate du premier prix scientifique de la Société française de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et disciplines associées (2015).

Préface de François Ladame, psychanalyste (membre de la Société suisse de psy­chanalyse) et ancien professeur de psychiatrie à la faculté de médecine de Genève.


Source https://www.puf.com/content/Le_Suicide_1

vendredi 10 janvier 2020

PARUTION Un GPS pour éviter le suicide

Un GPS pour éviter le suicide 
Daniel COUTANT

Éditeur : Vérone éditions
178 pages ; 21 x 14,8 cm ; broché
ISBN 979-10-284-0972-2
EAN 9791028409722
Parution 19/12/2019
Résumé : Selon l’Observatoire national du suicide, 8 885 décès par suicide ont été enregistrés en France métropolitaine, en 2014, soit près de 24 décès par jour. Malgré une baisse de 26 % du taux de suicide entre 2003 et 2014, la France présente l’un des taux de suicide les plus élevés en Europe. Cette tendance à la baisse du nombre de suicides, qui n’est pas propre à la France, reste inexpliquée. On note toutefois que, face à ce problème de santé publique, s’est développé un tissu d’associations, qui se sont donné pour mission la prévention du suicide. C’est le cas du Groupe de prévention du suicide de la communauté de communes de Sèvre-et-Loire. Un GPS pour éviter le suicide décrit le processus qui a permis la coconstruction d’une démarche en santé publique réunissant des habitants, des élus et des professionnels de santé convaincus que la prévention du suicide ne peut se faire qu’en lien avec les associations présentes sur le terrain. Le docteur Daniel Coutant a exercé pendant plus de vingt ans la médecine générale à Saint-Nazaire, en exercice libéral et en centre de santé ; il a ensuite accompli la deuxième partie de sa carrière comme chargé de mission en prévention dans une grande mutuelle à Nantes. Il reste aujourd’hui investi sur l’exercice pluriprofessionnel coordonné au niveau des maisons de santé. Il est le coauteur de deux ouvrages : Le Centre de santé de Saint-Nazaire : hier, une médecine pour demain aux éditions Syros Alternatives, et La Médecine générale, une spécialité d’avenir aux Presses de l’EHESP.



https://www.editions-verone.com/auteur/daniel-coutant/un-gps-pour-eviter-le-suicide/

mardi 22 octobre 2019

OUVRAGE Le suicide. Regards croisés, François-Xavier Putallaz et Bernard Schumacher (dir.), Cerf, 2019,

Le suicide. Regards croisés, François-Xavier Putallaz et Bernard Schumacher (dir.), Cerf, 2019, 570 p., 25 €.
scienceshumaines Nicolas Journet Novembre 2019
  Bien que soucieux de participer aux débats contemporains sur le « droit à mourir », les directeurs de ce volume ont pris un large recul pour réunir ces vingt-deux contributions sur la question du suicide. Leurs auteurs sont philosophes, historiens, juristes, psychologues et théologiens : cela donne un recueil de points de vue variés, mais largement dominés par la réflexion sur l’acceptabilité éthique du suicide, plutôt que sur ses causes et raisons. Violemment condamnée par les Pères de l’Église et longtemps punie par la justice laïque, la possibilité de se donner la mort a néanmoins été soutenue par les philosophes stoïciens, par certains penseurs des Lumières, par Friedrich Nietzsche et par des libéraux anglo-saxons. Il est clair, comme le montre la partie historique de ce livre, que sa criminalisation a évolué au fil du changement des idées, des esthétiques et des lois. Ainsi, la Révolution française abolit-elle les vexations auparavant infligées au corps et à la famille des suicidés, mais maintient la condamnation morale : se donner la mort, n’est-ce pas se soustraire à ses devoirs envers la nation ? La tradition éthique anglo-saxonne, souvent plus individualiste, maintient contre le suicide les devoirs envers soi-même. L’Allemagne, elle, a oscillé entre la raison kantienne qui le condamne, le romantisme qui l’esthétise, ou encore un Nietzsche qui y voit un geste naturel pour qui n’a plus le goût de vivre. Cependant, au 19e siècle, la psychiatrie s’en mêle, et stigmatise le suicide comme la conséquence d’une pathologie mentale. Cette thèse continue de faire l’objet de recherches en neuropsychologie. Aujourd’hui, le droit à mourir est une revendication de principe qui fait débat en France à propos de l’euthanasie assistée : active ou passive, cette dernière met en cause la responsabilité d’un tiers, et interpelle la profession médicale. Jusqu’à présent, seule l’euthanasie passive a pu être ouvertement assumée, mais la demande pour un droit plus large ne cesse de croître
 

lundi 2 septembre 2019

PARUTION BELGIQUE Sa guitare et son chat, Betty Leruitte

Vient de paraître aux Éditions Academia

Betty Leruitte, Sa guitare et son chat. L'histoire de Mike.
Mon fils Mike a vingt-deux ans quand il se fait tabasser par une bande de jeunes dans un quartier chaud de Bruxelles. C’est le début d’une longue descente aux enfers, à travers laquelle une phrase devient son leitmotiv : « Ma vie, c’est ma guitare et mon chat ! ». Son chat, c’est Spoutnik, rencontré au coin d’une rue et aussi atypique que son maître. Sa guitare, c’est la même que celle de Jimi Hendrix, son idole absolue.
Diagnostiqué borderline et considéré comme marginal aux yeux de la société, Mike verra le mal qui le ronge avoir le dessus, un jour d’octobre 2008…
Son parcours se termine là où le mien commence…
Comment vivre après le suicide d’un fils ?

Betty Leruitte vit à Bruxelles en compagnie de son piano et de son chat. Après une carrière dans le secteur bancaire, elle partage son temps entre la lecture, l’écriture et la musique. Elle est également bénévole dans un groupe de parole qui accueille les personnes endeuillées par le suicide d’un proche.

Présentation de l'éditeur et courte vidéo de l’auteure :
https://www.editions-academia.be/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=63213



Collection Echo
Parution 15/06/19
Prix 13,50€
ISBN 978-2-8061-0464-9
Format 13,5*21,5 cm
Pages 120






jeudi 29 novembre 2018

PARUTION Actualités sur les maladies dépressives

Vient de paraître

Actualités sur les maladies dépressives
Collection Psychiatrie dirigée par Jean-Pierre OLIÉ

Coordonné par Frank BELLIVIER et Emmanuel HAFFEN

608 pages - 17 x 24 cm - ISBN : 978-2-257-20733-3 - 65 €

Cet ouvrage est disponible dans les librairies spécialisées et sur le site de Lavoisier

Réunissant l’expérience et les recherches de plus d’une centaine d’auteurs, spécialistes reconnus de leur domaine, l’ouvrage offre un panorama détaillé et complet des avancées les plus récentes dans le champ des maladies dépressives, en explorant :
• l’évolution des idées sur la dépression
• les aspects sémiologiques et les formes cliniques
• l’évaluation de la dépression
• les différentes comorbidités
• l’évolution de la maladie
• les biomarqueurs états et les biomarqueurs traits
• les prises en charge, qu’elles soient médicamenteuses, psychothérapeutiques, de stimulation, sans oublier l’éducation thérapeutique et l’accompagnement du patient et de son entourage.
Cet ouvrage est destiné aux psychiatres, en exercice et en formation, et à tous les praticiens confrontés à la prise en charge d’un patient souffrant d’une dépression.

Les auteurs ont travaillé sous la direction du Professeur Frank Bellivier (Professeur des Universités, Praticien hospitalier, département de Psychiatrie et Médecine addictologique, hôpital Fernand-Widal, Paris) et du Professeur Emmanuel Haffen (Professeur des Universités, Praticien hospitalier, service de Psychiatrie, CHRU, Besançon).

Persuadés que cette synthèse intéressera vos lecteurs, nous vous remercions par avance de l'accueil que vous lui réserverez.






extraits de la table des matières
Chapitre 15 Dépression et Conduites suicidaires par Lucile Villain et Philippe Courtet
Quelques définitions
Epidémiologie
Facteurs de risque liés à la dépression
Facteurs de vulnérabilité individuelle et de stress
Facteurs de protection
Physiopathologie du suicide
prise en charge