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vendredi 22 octobre 2021

AUSTRALIE : Partenariat des jeunes dans la recherche sur la prévention du suicide / un guide co-conçu pour les jeunes ayant des expériences d'automutilation ou suicidaires. " Visiter votre médecin généraliste : un guide pour les jeunes ayant vécu une expérience d'automutilation et de suicide

Partenariat des jeunes dans la recherche sur la prévention du suicide : un guide de médecine générale co-conçu pour les jeunes ayant des expériences d'automutilation ou suicidaires.
d’après article Youth partnership in suicide prevention research: A co-designed GP guide for young people with self-harm or suicidal experiences 11/10/201 http://www.powertopersuade.org.au


« Chaque enfant a le droit d'exprimer ses opinions, ses sentiments et ses souhaits sur toutes les questions qui le concernent, et de voir ses opinions considérées et prises au sérieux » (Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant, article 12, 1989) .

Les jeunes ayant une expérience vécue de l'automutilation ou du comportement suicidaire devraient être au premier plan de la conception, de l'évaluation et de la mise en œuvre de la recherche sur la prévention du suicide.

Controversé ? Impossible à réaliser ? Risqué ? Vous l'avez dit. En tant que chercheur en prévention du suicide, j'ai tout entendu... de la part des bailleurs de fonds, des comités d'éthique, des comités de santé et de sécurité de l'enseignement supérieur, pour n'en citer que quelques-uns. Dans ce blog, je partage mon expérience de travail en partenariat avec des jeunes ayant une expérience vécue de l'automutilation et du comportement suicidaire pour la co-conception d'un guide intitulé « Visiter votre médecin généraliste : Un guide pour les jeunes ayant une expérience vécue d'auto- préjudice et suicidalité » .

De nombreux jeunes pensent à se faire du mal ou à mettre fin à leur vie. Ces pensées peuvent être très pénibles, déroutantes et contraignantes. Nous savons que de nombreux jeunes ont beaucoup de mal à trouver les mots justes pour décrire ce qu'ils ressentent et cherchent de l'aide et du soutien lorsqu'ils se sentent suicidaires. Notre recherche  à l'Université de Birmingham a montré que la peur d'être rejeté, la difficulté à comprendre et à articuler la détresse, et les inquiétudes concernant la confidentialité sont les obstacles les plus fréquemment signalés par les jeunes lorsqu'ils demandent de l'aide à un médecin généraliste. Nous avons été surpris de constater à quel point certains jeunes de notre étude étaient incertains quant au rôle du médecin généraliste en tant que source de soutien en matière de santé mentale. Certains jeunes, comme Hayley ci-dessous, se sont retrouvés dans la confusion quant à la raison pour laquelle ils étaient assis dans une salle d'attente du médecin généraliste :

« Je me souviens m'être assis dans la salle d'attente, et ce n'était pas agréable parce que les gens toussaient et éternuaient, et je me disais « pourquoi suis-je ici ? Je ne tousse ni n'éternue ». J'avais beaucoup de stigmatisation intériorisée à propos du médecin généraliste, sans vraiment le savoir. » (Hayley)

J'ai présenté les résultats de cette étude au Youth Advisory Group (YAG) de l'Institute for Mental Health de l'Université de Birmingham. Le YAG se compose de 18 jeunes âgés de 18 à 25 ans ayant une expérience ou un vif intérêt pour la santé mentale des jeunes, qui travaillent en collaboration avec des chercheurs pour créer, façonner et remettre en question la recherche sur la santé mentale des jeunes, y compris l'automutilation et la prévention du suicide.

« Que faisons-nous des résultats de cette étude ? », « Quelles devraient être nos prochaines étapes ? » étaient quelques - unes des questions soulevées lors de nos réunions du YAG. Les jeunes ont clairement indiqué dès le départ que les résultats de notre recherche ont ouvert des opportunités pour fournir un soutien et des conseils pratiques aux jeunes lorsqu'ils parlent à leur médecin généraliste d'automutilations et d'expériences suicidaires. Sur une période de six mois, nous avons travaillé en partenariat avec des jeunes pour co-concevoir un guide pour faire exactement cela : apporter un soutien aux jeunes ayant vécu une expérience d'automutilation ou de comportement suicidaire lorsqu'ils demandent de l'aide à leur médecin généraliste ; et, les préparer à leur consultation de médecin généraliste.

Bien qu'il n'y ait pas de règles strictes sur la manière d'impliquer les jeunes dans la recherche, le fait d'avoir des termes de référence clairement définis et mutuellement convenus garantit que les jeunes sont impliqués de manière sûre, inclusive, solidaire et respectueuse tout au long du processus. À ce stade, je dois mentionner qu'il est essentiel d'avoir un responsable de la participation des jeunes qui peut aider les jeunes et les chercheurs à naviguer dans le processus de participation des jeunes et de co-conception. Ceci est pertinent pour toutes les activités de recherche, mais particulièrement pour celles qui pourraient être perçues comme sensibles ou potentiellement pénibles. Notre responsable de la participation des jeunes, qui était présent lors de nos ateliers, a offert un soutien et des conseils précieux en matière de protection, en veillant à ce que les activités et le processus soient sûrs et éthiques.

Notre approche de co-conception du guide GP a été fortement influencée par les modèles internationaux de partenariat et de co-conception des jeunes, y compris les principes clés de co-conception d'Orygen et la boîte à outils du Partenariat de la jeunesse. Au cœur de notre approche, il y avait :
 i) reconnaître que chacun d'entre nous apporte un ensemble différent de compétences et d'expériences qui sont uniques, respectées et de valeur égale ; ii) avoir des attentes claires concernant les objectifs du guide et le processus de co-conception ; et des rôles clairement définis. En raison des restrictions imposées par le COVID-19, nos ateliers se sont déroulés à distance, ce qui signifie que deux éléments étaient importants pour garantir que la participation des jeunes soit faisable, acceptable et significative : la flexibilité et la créativité. Nous avons proposé aux jeunes un certain nombre de moyens différents pour partager leurs idées, notamment le courrier électronique, les outils médiatiques et les chats en ligne. Nous avons reconnu que les jeunes s'engageraient à des degrés divers en fonction de leur disponibilité, de leurs capacités et de leurs intérêts. Certains jeunes ont souhaité contribuer à l'élaboration du contenu en fournissant des citations ou en rédigeant des ébauches, tandis que d'autres ont choisi de s'impliquer dans les activités de diffusion et de sensibilisation, comme ce podcast animé par l'un des membres de notre YAG.

Une fois le contenu du guide finalisé, les jeunes ont soulevé la question suivante : Comment donner vie à ce guide ?  L'idée de créer une vidéo pour soutenir une diffusion plus large du guide a été très populaire au sein de notre groupe et nous nous sommes rapidement retrouvés à travailler avec un consultant en création numérique. L'objectif principal était de s'assurer que les voix non filtrées des jeunes transparaissaient dans la vidéo.

À l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide (10 septembre 2021), nous avons officiellement lancé notre nouveau guide  Visiting your General Practitioner: a guide for young people with lived experience of self-harm and suicidality  et une video pour soutenir la diffusion du guide. Les deux ressources ont été conçues par des jeunes pour des jeunes dans le but de fournir un soutien et des conseils pour faire le premier pas vers l'aide d'un médecin généraliste.

Le guide offre des informations et des conseils essentiels sur

    Ce qu'il faut envisager avant de consulter votre médecin généraliste, y compris la préparation des questions, la prise de rendez-vous et la présence d'une personne pour vous soutenir.

    Comment gérer la consultation, quels sont vos droits en matière de confidentialité, quelles sont les questions que votre médecin peut vous poser, et comment gérer les discussions sur les médicaments, comment co-créer un plan de sécurité avec votre médecin ; et, l'orientation vers des services de santé mentale.

    Que faire après la consultation avec le médecin généraliste, y compris comment accéder à un soutien et à des ressources professionnelles, comment obtenir le soutien de la famille et des amis, et que faire si vous n'êtes pas satisfait du déroulement de la consultation.

Des progrès dans la recherche et la mise en œuvre de la prévention du suicide ne peuvent être réalisés sans la participation significative de la voix des jeunes. Faire participer les jeunes à des recherches qui les concernent peut enrichir de manière tangible la qualité de notre travail et créer des opportunités de changement transformationnel.
 

Ce blog a été rédigé par le Dr Maria Michail qui passera deux ans à travailler avec Orygen dans le cadre d'une bourse mondiale de trois ans Marie Skłodowska-Curie Actions visant à étendre la prévention du suicide .

Source http://www.powertopersuade.org.au/blog/youth-partnership-in-suicide-prevention-research-a-co-designed-gp-guide-for-young-people-with-self-harm-or-suicidal-experiences/11/10/2021

mardi 12 janvier 2021

#2021HHChallenge Défi : Lutte contre l'isolement et prévention du suicide (LIPS)

#2021HH Challenge du mouvement Hacking Heath https://www.hhlyon.org/#contact
Défi
#6C  Lutte contre l'isolement et prévention du suicide (LIPS)

 
Alors que l'isolement social constitue un facteur de risque majeur de conduites suicidaires, il est aujourd'hui nécessaire d'innover dans le champs des outils numériques et sociaux permettant de prendre contact avec les personnes isolées.



youtube
Quel problème tentez-vous de résoudre?
L'isolement social constitue un facteur de risque majeur pour la santé mentale, notamment en ce qui concerne les conduites suicidaires. Il est ainsi fondamental de pouvoir proposer des outils numériques et sociaux dédiées à la lutte active contre l'isolement social.
How you plan to solve it?
La création d'outils numériques et sociaux est un enjeu fondamental. Notre service de prévention du suicide (Centre de Prévention du Suicide - CH Le Vinatier) constitue un dispositif d'accès facilité à une aide par des professionnels de santé (infirmiers, psychologues, psychiatres) en cas de crise suicidaire. L'isolement social empêche cependant certaines personnes d'avoir connaissance de notre dispositif et d'accéder aux soins nécessaires. Il apparaît donc primordial de créer des outils numériques et sociaux permettant de prendre contact avec les personnes isolées en crise suicidaire.

À la recherche de : Développeur, Professionels de santé, Project manager, Patient.e.s, Aidant.e.s

Équipe : Leaune Edouard responsable, Tamara VERNET Steven Verard Benoit Chalancon Maxime Vieux 

#2021HHChallenge Défi #6C ➡️ Lutter contre l'isolement et prévention suicide - LIPS ✊ Prévenir le suicide au quotidien ✊ Entrer en contact avec les personnes malgré l'isolement ✊ Proposer aide, accompagnement et soutien aux personnes qui en ont besoin _ Retrouvez ce défi et tous les autres sur le sparkboard : https://hhlyon2020.sparkboard.com/ _ Plus d'infos : https://www.hhlyon.org/


source info :  https://hhlyon2020.sparkboard.com/project/5fc7a5148300a2003ba84037

mardi 13 novembre 2018

INITIATIVE APPEL AU TEMOIGNAGE PROJET PHOTOGRAPHIQUE Paris Portraits de suicidants


Tayla Corney, photographe documentaire étudiant actuellement à Paris, recherche pour son projet, des personnes qui ont tenté de se suicider, et qui ont par la suite retrouvé une raison de vivre, dans le cadre d'un projet photographique

En quoi consiste le projet :
"Ce projet documentaire cherche à associer des visuels et des textes pour rendre hommage aux individus qui ont tenté de se suicider, et qui ont par la suite retrouvé une raison de vivre. Pour honorer ces battants et mettre en lumière le chemin qu’ils parcourent je souhaite leur donner une voix, espérant aussi atteindre ceux qui sont actuellement dépressifs ou suicidaires.
Une immense partie de leur douleur est rendue invisible au monde extérieur, refoulée pour s’extraire au regard d’une société complexe, pour tenter de survivre. Cette mise en retrait exacerbe encore le sentiment d’isolement et de mise en marge. Mon travail cherche à montrer que cette souffrance invisible et ce mal-être peuvent-être abordés sous un jour positif en révélant la force vitale qui émane de ces combats intérieurs.
Les mots sont démesurément puissants pour ceux qui sont aux prises avec ces sentiments, pour ceux qui souhaiteraient mieux les comprendre. J’ai constaté que la compréhension visuelle est tout autre que celle d’un texte écrit. Les langages diffèrent, tout le monde n’est pas apte à se représenter la souffrance d’individus par le biais des mots. La représentation visuelle a le pouvoir universel et intuitif de réunir au-delà des cultures, des perspectives et des niveaux de compréhensions.
Je comprends à quel point que les blessures endurées sont profondes et extrêmement personnelles, et je prendrai toutes les précautions nécessaires pour présenter chaque individu de la manière qu’il choisira, car sa voix, surtout, est importante. S’ouvrir soi-même pourrait aussi aider à amener d'autres personnes à parler de la douleur qu'elles endurent.
L’œuvre qui résultera de ce projet sera exposée à la Galerie Parisienne de Magnum Photos, en Juin 2019. Magnum Photos est l'une des agences photographique les plus emblématiques et les plus renommées au monde. Pour mieux comprendre leur travail et leur histoire, j'ai joint le lien ci-dessous.
https://www.magnumphotos.com/

Pourquoi ce projet :
Vers l'âge de 19 ans, j'ai reçu un message m'informant qu'un ami d'école s'était suicidé. Je n'avais jamais eu connaissance de son mal-être ni de sa souffrance. J’ai eu la sensation profonde que mes amis et moi avions échoué, failli à nos rôles. Je n’ai jamais compris comment j’ai pu passer à côté de sa souffrance. Une grande partie de ce que les gens pensent et ressentent est personnel, ils vivent souvent dans la crainte du jugement ou de la persécution. Je ne souhaite plus que de telles choses arrivent.
Ma petite amie Chelsea a un frère suicidaire. Il souffre actuellement de dépression, alternant semaines de joie et semaines de crises profondes. Chelsea est tellement inquiète au sujet de Ryan, tellement affectée par les propos qu’il tient dans ces moments éprouvant qu’elle lui a écrit une lettre, il y a quelques semaines, le priant de ne pas se suicider. 
Lorsque de tels évènements arrivent dans votre entourage proche, vous souhaitez comprendre, et surtout en faire plus pour tous ceux qui se trouvent actuellement dans le même cas que Ryan.
Cordialement
Tayla Corney
Paris, France"

Si vous êtes intéressé pour participer au projet vous pouvez envoyer un mail à info@infosuicide.org afin que nous vous mettions en lien avec Tayla Corney

jeudi 11 juin 2015

CANADA/ NEW YORK PROJET EXPOSTION sur les conséquences du suicide "Mémoire bléssée"

Mémoire blessée


Le photographe et chargé de cours Jean-François Bérubé présente une exposition sur les conséquences du suicide.
Par Valérie Martin
8 Juin 2015 http://www.actualites.uqam.ca/2015/le-photographe-et-charge-de-cours-jean-francois-berube-presente-mon-village-exposition-sur-consequences-suicide




Le photographe et chargé de cours Jean-François Bérubé présente Mon village, une exposition sur les conséquences du suicide. La maison d'enfance du photographe.

Photo :Jean-François Bérubé


Le Centre de design accueille, du 11 au 16 juin prochains, les expositions Mon village, du photographe et chargé de cours Jean-François Bérubé, de l'École de design, et Meeting, de l’artiste new-yorkais Nick Kline. Présentées par le 28e Congrès mondial de l’Association internationale pour la prévention du suicide (IASP) et les Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie, ces expositions reflètent la volonté des deux artistes d’aborder, à travers l’art, la perspective de ceux qui ont perdu un parent ou un ami à cause du suicide.
«Le suicide touche tout le monde, mais un grand silence entoure le phénomène. Ceux qui restent se sentent coupables, tout en se demandant ce qu'ils auraient pu faire pour éviter l'inévitable. Chose certaine, les souvenirs ne s'effacent pas», croit Jean-François Bérubé, qui a perdu plusieurs amis, morts par suicide, «l'équivalent d'une équipe de hockey au complet».

Originaire de la vallée de la Matapédia, celui qui œuvre comme photographe depuis plus de 30 ans est retourné sur les lieux de son enfance à la recherche de souvenirs. Son point de départ, une photo de son équipe de hockey pee-wee prise par un photographe du journal local après une victoire en finale régionale. «Sans chercher à nommer le village dans lequel j'ai grandi, j'ai voulu mettre en scène des lieux physiques faisant référence à la mémoire et à des activités auxquelles nous aimions nous adonner enfants, comme la pêche et les jeux dans les cours d'école, dit-il. Des images qui peuvent rappeler une blessure.»

L’exposition témoigne de la résilience face à la mort et explore l’impact du suicide sur les survivants. «J'ai réalisé une série de portraits de survivants meurtris par la perte d'un frère, d'un père, d'un ami ou d'un enfant», souligne Jean-François Bérubé. Le chargé de cours a également publié un recueil de photos et de textes. «L'ouvrage m'a permis d'aller encore plus loin que l'exposition et de prendre le temps de raconter cette histoire qui m'habite depuis si longtemps.» Le vernissage de l'exposition et le lancement du livre auront lieu le mercredi 10 juin, à 18 h.

Un projet participatif

En parallèle à l'exposition Mon village, l'artiste new-yorkais Nick Kline présentera Meeting, un projet d’art participatif qui sera finalisé dans le cadre de l'exposition. «L’objectif principal du projet est de créer un livre d’artiste, en collaboration avec le grand public, autour du thème du suicide et du deuil, explique Jean-François Bérubé. Durant l'exposition et de manière anonyme, les gens pourront partager leurs commentaires, leurs réflexions, leurs témoignages, leurs images et leurs souvenirs sur le sujet.» Professeur adjoint de photographie au Department of Arts, Culture and Media de la Rutgers University-Newark, dans le New-Jersey, Nick Kline conjugue la photographie, les livres d’artistes et la pratique sociale de l'art. «Nick Kline travaille depuis longtemps sur le sujet du traumatisme et a lui aussi perdu beaucoup d'amis en raison du suicide, relève Jean-François Bérubé. C'est lui qui m'a donné l'idée de faire une exposition sur ce thème.»

Les deux expositions seront suivies, du 16 au 20 juin, du Congrès mondial de l’Association internationale pour la prévention du suicide. Parrainé par l’Organisation mondiale de la Santé et organisé par le Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie (CRISE) de l'UQAM, l'événement rassemblera à l'Université plus de 700 chercheurs et praticiens du monde entier qui discuteront des découvertes récentes et des nouvelles approches en prévention du suicide.