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vendredi 18 septembre 2020

NOUVELLE AQUITAINE Projet Territorial de Santé (PTSM)–Diagnostic territorial de Lot-et-Garonne

Document Projet Territorial de Santé (PTSM)–Diagnostic territorial de Lot-et-Garonne –JANVIER 2020/

EPIDEMIOLOGIE DE LA SANTE EN LOT-ET-GARONNE
chapitre Les tentatives de suicides et conduites suicidaires  P17

1243.1.2 LES THEMATIQUES DE LA PREVENTION EN SANTE MENTALE
Dans le cadre de la prévention et de la promotion de la santé, un certain nombre d’actions sont financées par l’ARS:
A.Pour la thématique prévention du suicide P 23

Action en cours P 24

Projet à venir: P 25 

https://www.nouvelle-aquitaine.ars.sante.fr/system/files/2020-09/DTSM_47_01_2020.pdf

lundi 14 octobre 2019

Fiche d'expérience Prévention du risque suicidaire inscrit dans le projet politique de la ville de la Châteaubriant

Observation et innovation sociales, ABS / Banque d’expériences/ Prévention du risque suicidaire
Fiche d'expérience

Prévention du risque suicidaire 

MàJ : 03/09/2019 sur www.unccas.org/*

Le projet politique de la ville de la Châteaubriant est de longue date orienté vers le bien-être des citoyens, avec une forte implication des élus autour des questions de santé publique. A ce titre, le CCAS conduit depuis 2010 des actions de prévention du suicide, qui avaient fait l’objet d’une récompense de la part du Prix de l’Innovation de l’Unccas en 2013, et ont continué d’évoluer depuis.

Contexte

Dans le cadre de sa politique de prévention, la Ville mène des efforts importants dans les domaines suivants : 
  • sécurité routière,
  • alcool et consommation de produits illicites,
  • accidents domestiques,
  • actions prévention santé (vaccination, cancer, obésité).
La prévention du suicide s’inscrit dans un travail à long terme né d’un constat alarmant : le nombre de décès par suicide, par an, en France, est de 10 127 en 2007 (source INSERM) et 160 000 tentatives. 12 régions ont un taux de suicide supérieur d’au moins 15 % à la moyenne nationale (le grand quart nord/ouest, le taux le plus élevé étant en Bretagne). A l’échelle des Pays de Loire, il y a eu 710 décès en 2007 dont 230 en Loire Atlantique.
Un comité de pilotage a été créé dès 2009 afin de travailler sur la méthodologie du projet à engager sur le territoire. Deux axes prioritaires se sont dessinés :
  • travailler en direction des professionnels médico-sociaux agissant dans les secteurs personnes âgées, jeunes, adultes en difficulté sociale et personnes handicapées.
  • travailler en direction du grand public
Depuis, le CCAS multiplie les efforts afin de créer des outils adaptés pour répondre aux mieux aux besoins de formation et d’informations exprimés.

Description / Fonctionnement de l'action

2010

Les objectifs initiaux du dispositif, à destination des professionnels étaient les suivants :
  • acquérir une meilleure connaissance du risque suicidaire (données épidémiologiques),
  • reconnaître les facteurs de risques et les signes d’alerte,
  • identifier les structures aidantes sur le territoire.
Trois demi-journées de formation (3x3 heures) se sont déroulées de mai à juin 2010. L’intervention a été faite par l’association Recherche et rencontres, un centre social de Nantes spécialisé dans la lutte contre l’isolement, la prévention du suicide, l’aide à la relation et la communication.
Des actions ont été organisées à destination du grand public. L’objectif général de cette démarche était de fournir des informations sur le risque suicidaire et les différents moyens pour aller vers le mieux être.
En octobre, une soirée théâtre débat s’est déroulée au sein du théâtre municipal de Châteaubriant (499 places). Le théâtre 3 de Nantes a proposé un préambule théâtral de 30 minutes (monologue de 3 femmes exprimant leur mal de vivre), suivi d’un débat, en présence de professionnels de l’association Recherche et rencontres et de deux psychiatres du centre médico-psychologique.

2011

Au cours de cette deuxième année d’action, le CCAS a souhaité :
  • faire en sorte que les professionnels soient plus à l’aise face à la problématique du suicide dans le cadre de leur pratique,
  • les aider ) apprendre à se sentir « à sa place » dans l’écoute à apporter aux usagers,
  • permettre un passage de relais vers les structures spécialisées dans de bonnes conditions.
Cette fois, deux demi-journée de formation (3x3 heures) se sont déroulées durant la Semaine nationale de la Santé Mentale. Une personne du centre hospitalier spécialisé de Blain y intervenait. Les groupes ont été constitués selon le public reçu : personnes âgées, adultes fragilisés et les jeunes. Au-delà de la théorie, un jeu de rôle a permis la pratique.
Tout comme en 2010, des actions ont été proposées auprès du grand public avec deux journées de sensibilisation, sous forme d’ateliers :
  • atelier rire (jeu d’expression, approche ludique du rire et de l’être ensemble : 45 min),
  • atelier look et bien être (travail sur la colorimétrie, la morpho-silhouette, maquillage : 45 min),
  • atelier écriture (jeu de mots, acrostiche, photolangage : 1h30),
  • atelier table ronde (qu’est ce qui fait vivre, qu’est ce qui fait mourir ? : 45 min).
Ces ateliers ont été animés par l’association La Clownerie de Plessé, la maison de l’emploi de Châteaubriant, des bénévoles et le centre médico-psychologique. Un planning a été établi pour permettre le passage de groupes d’usagers. En parallèle, les ateliers étaient également en libre accès. La journée s’est achevée avec la présentation d’un spectacle clownesque Les bienfaits du rire sur la santé par l’association La Clownerie. En commençant par retracer l’histoire du concept du rire à travers les époques, la conférence permet de mettre en évidence les effets du rire sur les appareils hormonaux, respiratoires, cardiovasculaires, musculaires, digestifs et sur le métabolisme général.
Toutes ces actions ont fait l’objet d’un travail de communication avec la presse locale et les radios locales.

2012

Intervention sur 1 journée ½ de formation, du Centre hospitalier spécialisé de Blain. Le thème proposé par les formateur s’intitulait "Décès par suicide : ceux qui restent, l’implication de l’entourage, le retentissement du suicide, place et rôle des accueillants", avec un méthode de jeux de rôle à partir de cas concrets.
Une journée de sensibilisation aux risques suicidaires en direction des seniors, envers le grand public :
  • une table ronde,
  • des ateliers : écriture, look et bien-être, discussion, art thérapie,
  • un spectacle,
  • un forum.

2013

Des réunions d’informations menées par l’association Recherche et Rencontres, ont été organisées au sein d’un l’établissement scolaire.
Un Colloque inter-régional (Bretagne/Pays de Loire) a été organisé en partenariat avec le CHS de Blain et l’ARS Pays de Loire. 500 professionnels ont pu bénéficier de ce temps privilégié d’échanges et de partage des connaissances mutuelles : professionnels de santé de la région (médecins, pharmaciens, infirmiers, aides-soignants), professionnels du social de la région (directeurs de CCAS, travailleurs sociaux, associations), élus, étudiants médicaux, paramédicaux et médico-sociaux.
L’objectif était d’alimenter la réflexion à travers les échanges, notamment avec un professeur, de transmettre des expériences locales et de mobiliser un plus grand nombre d’acteurs sur la thématique de la prévention du suicide.
La communication a commencé par un envoi d’invitations par courrier à tous les professionnels répertoriés, puis une diffusion de l’objet et la date du colloque dans les magazines spécialisés : ASH, UNCCAS, magasines spécialisés en santé. Ensuite, une prise de contact avec les structures, repérées comme ressource sur la thématique, est effectuée dans les 6 mois après le colloque. Les outils sont les suivants : plaquette, programme, mallette, documentation, questionnaire d’évaluation.
Cette même année, l’action préventive du CCAS a également été saluée par un Prix de l’Innovation décerné par l’UNCCAS.

Voir la vidéo : https://vimeo.com/138313746

2014
 
Un colloque ARS a été organisé au Mans en février sur le thème Agir ensemble contre le suicide en Pays de Loire/ Le suicide de la personne âgée, au cours duquel 225 participants ont répondu présentes. Le CCAS a participé en temps qu’intervenant, en co-animation avec le CHS de Blain (antenne de Châteaubriant), lors de la table ronde : Du repérage à la coordination.
La Journée Mondiale de prévention du suicide s’est organisé en septembre 2014, au Marché de Châteaubriant. En partenariat avec le CHS de Blain et l’association Recherche et Rencontres, le CCAS a organisé une matinée d’information ayant pour objectif d’ouvrir le dialogue. 9 professionnels de ces structures étaient présents. 565 personnes ont été abordées, pour 165 d’entre elles une véritable discussion sur la thématique a eu lieu. Une distribution de 750 marques page et 71 livres INPES sur la dépression ont été remis.
Pour clore l’année 2014, la soirée-débat Le deuil après suicide au Foyer Restaurant a eu lieu en octobre.
Les objectifs de cette soirée étaient de :
  • susciter échanges-débat autour du deuil après suicide,
  • diffuser des informations sur la mise en place d’un cycle de réunion à destination des personnes endeuillées par un suicide.

2015

Un groupe d’entraide et de soutien pour les endeuillés par suicide s’est réuni sur Châteaubriant. Durant cette année, un groupe de 4 personnes (2 parents, 1 sœur et 1 conjoint) ont pu participer, de façon assidue, à 6 séances de 2 heures en soirée, tous les derniers jeudis du mois au CCAS. Les séances ont été animées par l’association Recherche et Rencontres ainsi qu’un travailleur social du CCAS.
Les thèmes abordés étaient les suivants :
  • Un deuil pas comme les autres ? ;
  • Quand tout bascule… ;
  • Continuer à vivre…Pourquoi ? ;
  • La culpabilité ;
  • La colère ;
  • La phase de déstructuration ;
  • Les dates ;
  • La phase de restructuration.
En second lieu, une conférence débat tous publics, au théâtre de Verre, animée par un professeur, était organisée le 18 mars 2015. Le CCAS de Châteaubriant, le CHS (Centre Hospitalier Spécialisé) de Blain et l’ARS Pays de la Loire échangeaient sur le thème Suicide : savoir plus… pour risquer moins au Théâtre de Verre de Châteaubriant.
La conférence intervenait dans le cadre de la semaine nationale d’information sur la santé mentale. Elle alliait interventions de spécialistes sur le sujet à celles d’acteurs de terrain :
  • une équipe du CCAS de Châteaubriant,
  • des équipes du Pôle Centre, du pôle de psychiatrie infanto-juvénile et du service formation du CHS de Blain.
Les échanges ont bénéficié de l’expertise du Professeur Jean-Louis Terra, Professeur de psychiatrie à l’université Lyon 1 et chef de service au C.H.S. du Vinatier (Bron), directeur du laboratoire de psychologie de la santé et du développement, créateur d’une formation de formateurs autour du repérage et de la prévention du risque suicidaire. Il est également membre de l’Observatoire National du Suicide créé en Septembre 2013.

2017

Action sur le Marché : 

En février, 2 personnels du CMP de Châteaubriant et 3 personnels CCAS ont sensibilisé le public à la crise suicidaire. 300 flyers ont été distribués et 256 personnes ont été abordées.

Soirée Théâtre - débat : parlons des pressions

Les objectifs visaient à sensibiliser auprès de la population, à prévenir le risque suicidaire, le mal-être et la dépression.
L’action incluait un spectacle suivi d’un débat, au théâtre de Verre de Châteaubriant, en présence de bénévoles et professionnels intervenant à différents stades du processus.

Action de sensibilisation à la population : du repérage à l’alerte

Cette action avait pour objectif de permettre à tout à chacun de repérer et d’orienter une personne en crise suicidaire, au foyer restaurant de Châteaubriant et était menée par un travailleur social du CCAS ayant suivi la formation du professeur Terra et une personne employé spécialement pour l’action.
La séance durait 3 heure avec 28 participants dont : 2 élus CCAS, 14 salariés, 3 chefs d’entreprise, 1 étudiante en ESF, 6 élèves infirmiers et 2 retraités.
Contenu : échange autour des idées reçues ; données épidémiologiques ; le modèle de crise ; jeux de rôle
La formation a été unanimement appréciée par les participants.

Action en direction des professionnels du territoire

Cette action portait sur le thème : la prévention et la prise en charge des complications du deuil après suicide. Les objectifs étaient de constituer un groupe de travail pour améliorer, au niveau départemental, la prévention des familles endeuillées. Ce groupe de travail a eu lieu dans un foyer restaurant en décembre.
Le contenu de ce groupe de travail : présentation de l’association Repères 44, sensibilisation au deuil après suicide et la présentation d’une plaquette d’information sur les lieux ressources.
16 professionnels et un particulier étaient présents, représentant le CCAS, le CMP de Châteaubriant, les Assistantes sociales scolaires du territoire, les associations Apsyades, Recherche et Rencontres, Alcool Assistance et un médecin généraliste.

2018

Le CCAS a participé en tant qu’intervenant au 22ème colloque de la Mutualité Française Bretagne le 13 février, dans le cadre de la Journée Nationale pour la Prévention du Suicide.
Sollicité par l’UNICEF, le CCAS a aussi participé au 14ème rendez-vous des collectivités amies des enfants à la Mairie de Paris.

Bilan

La formation des professionnels, en 2010

51 personnes ont suivi la formation d’une demi-journée et 18 souhaitaient s’investir dans les futures actions. En 2011, 45 personnes ont pu être formées. Les participants ont apprécié la qualité des interventions ainsi que la méthode d’apprentissage via des jeux de rôle, en revanche le temps (1/2 journée) attribué à la formation semblait trop court.

La soirée débat auprès du grand public, en 2010

Le préambule a permis un échange riche avec une nouvelle image donnée au monde psychiatrique local. L’idée phare était que chacun peut avoir sa place dans l’aide à apporter à un individu suicidaire.

En 2011

248 personnes ont participé aux actions (173 aux ateliers et 75 à la soirée). 20 personnes ont laissé leurs coordonnées pour poursuivre les actions en 2012. Au regard des bilans très positifs de ces actions, les élus ont pris la décision de poursuivre le travail engagé sur la prévention du risque suicidaire. Le grand public était manifestement très en attente de la poursuite de ces actions de prévention.

La soirée débat de 2014

20 personnes y ont participé et un support de communication a été créé, afin d’informer le grand public sur le démarrage d’un groupe de soutien et d’entraide pour les endeuillés par suicide. La réalisation de 7 entretiens individuels sur la période novembre-décembre 2014 pour la préinscription au groupe, a été effectué.

La conférence débat public en 2015

300 personnes ont assisté à cette conférence.

La soirée théâtre débat en 2017

75 personnes ont participé à la soirée.

Quelques verbatims

« La pièce était excellente ; captivante : les comédiens ont su amener du dynamisme, de l’humain, du réalisme ; Beaucoup d’informations données avec humour, très agréable à regarder ; cette pièce permet réellement d’avoir une vision extérieure de la dépression et de sensibiliser le grand public ; le thème a bien été abordé ; bien mis en scène et joué, points de vue autres que psychopathologiques abordés intéressants ; le message passe mieux avec de l humour, très bonne pièce ; elle présente la maladie dans ses grands traits, très bien ; la pièce permet de dé-stigmatiser ; sujet évoqué sans jugement ; permet de casser les a priori ; très intéressant mais trop vaste pour être traité en une soirée ; pièce qui interpelle ; sujet très bien traité, réaliste ; cela remplace une boîte de médicaments ; bien rigolé, cela m’a fait du bien »
Qu’avez-vous pensez du débat ?
« Il y a ceux qui sont dans l’action et ceux qui sont passif ; intéressant mais forme peu conviviale, apposer nous des professionnels et structures présentes ; très constructif, la présence des jeunes (obligatoire) gâche réellement la soirée (2ème conférence, 2ème constat) ; enrichissant car des points de vue différents ; merci aux personnes présentes qui ont éclairées le débat ; riche ; une approche d’une personne malade aurait pu être intéressante ; permet de connaître des associations ; intervenants en attente de question, je m’attendais à avoir des bases sur les symptômes et actions ; je pensais que nous allions parler davantage de la dépression, assez tendu parfois ; riche en diversité et possibilité au vu du nombre d’intervenants ; pas obtenu les réponses avec les psychiatres ; pas assez de questions »

Action en direction des professionnels du territoire en 2017

Ce sont 376 personnes qui ont eu une information sur la thématique de la crise suicidaire.

Moyens

Moyens humains

  • L’élue aux affaires sociales
  • 2 travailleurs sociaux du CCAS
  • 2 bénévoles pour l’animation de l’atelier d’écriture
  • 1 bénévole pour la co-animation de la table ronde
  • 6 associations intervenant selon les animations

Coût total du projet

Budget : 3 056 euros

Les partenaires

Partenaires opérationnels

  • Centre Médico-psychologique (pédo-psychiatrie, adulte, santé mentale et vieillissement)
  • SOS Amitié 44
  • SOS Dépression 44
  • GEM « étoile filante »
  • UNAFAM
  • Médecin généraliste
  • L’association Recherches et Rencontres

Ils financent l'action

Les financements autres que ceux du CCAS :
  • 2015 : ARS à hauteur de 1 500 euros et CHS à hauteur de 1 413,15 euros.
  • 2017 : ARS à hauteur de 1 000 euros

Les observations du CCAS/CIAS

Ce dispositif offre une réponse originale et des outils atypiques pour traiter de la thématique. Les actions menées sont de qualité et leur coût a pu rester faible grâce à l’investissement d’habitants (animation de l’atelier d’écriture par 2 bénévoles, recours à une psychologue à la retraite en partenariat avec le centre médico-psychologique pour l’animation de la table ronde). 
Une grande diversité de professionnels a été sensibilisée (aides à domicile, assistantes sociales du conseil général, du centre hospitalier, formateurs de la maison familiale rurale, associations de retraités, associations caritatives, conseillers principaux de l’éducation nationale, foyer de jeunes travailleurs, chantier d’insertion, ESAT de Châteaubriant) et des publics touchés. Par ailleurs, le maillage territorial permet de donner une force et une légitimité au travail pour construire ensemble et pérenniser des actions sur une thématique peu aisée à aborder.
Photo : Wikimedia Commons / Oie Blanche

lundi 24 septembre 2018

Etat des lieux national 2018 des CLSM en France

Etat des lieux national 2018 des CLSM en France
Le Centre National de Ressources et d’Appui aux CLSM, porté par le Centre collaborateur de l’organisation mondiale de santé pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS) et soutenu par le Commissariat Général à l’Egalité des Territoire ainsi que par le Ministère des solidarités et de la santé, publie l’édition 2018 de l’état des lieux des Conseils Locaux de Santé Mentale (CLSM) de France.
Cette édition 2018, fait suite à un premier état des lieux réalisé en 2015. Les 200 CLSM actifs de France métropolitaine et outre-mer ont été invités à répondre à l’enquête en mars 2018.
110 d’entre eux, soit près de 60% des CLSM du territoire ont répondu à la soixantaine de questions de l’étude.
Cet état des lieux 2018 des CLSM propose une cartographie nationale de ces espaces de concertation. On y découvre le profil des coordonnateurs de CLSM, la territorialisation des CLSM en France, l’organisation et le fonctionnement des CLSM, les priorités et thématiques travaillées par les CLSM ainsi que des exemples d’actions développées. Ce document s’accompagne d’une cinquantaine de « fiches action » détaillant des actions mises en place par les CLSM, à découvrir sur le site internet du Centre national de ressources et d’appui :  www.clsm-ccoms.org


Lire la suite de la présentation http://clsm-ccoms.org/2018/09/20/etat-des-lieux-2018-des-clsm-en-france/

Extraits :

Prévention du suicide
A travers notamment plusieurs programmes de prévention ou projets de recherche, 30% des
CLSM ont travaillé sur la prévention du suicide : 
Exemples d’actions
• Participation au projet stop blues
www. stopblues.fr (Guebwiller/Mulhouse/ Poitiers/Montreuil/Rambouillet/Lille)
• Présentation du programme Vigilans, Papageno, approche populationnelle sur le suicide des enfants, des ados, des personnes âgées... et de prévention sur les hot spots avec mise en place de pancarte (Lille).
• Collaboration étroite avec l’unité de prévention du pôle qui œuvre pour la prévention du suicide chez les sujets âgés notamment (Pays du Lunévillois).
• Formation au repérage et à la prise en  charge de la crise suicidaire (Angoulême-Soyaux).
• Travail en lien avec les élus pour la mise en place d’un lieu d’écoute (Pays Voironnais).
• Formation gratuite de 3 jours à la prévention et au repérage de la crise suicidaire (Pays de Saint-Malo).
• Mise en place d’une formation contribuant à la prévention primaire du suicide à destination des professionnels (Brest).
Fiche action à lire sur www.clsm-ccoms.org, rubrique “fiches action”

 

 

mardi 31 juillet 2018

LES RESSOURCES les actions des Conseils Locaux de Santé Mentale (CLSM) répertoriés

Le Centre Collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS), qui rassemble un réseau d’actions, de compétences, de programmes en lien avec la politique de santé mentale de l’OMS, a initié  en 2007 un programme d’appui au développement et au renforcement des Conseils Locaux de Santé Mentale  (CLSM) grâce au soutien du Commissariat général à l’égalité des territoires et la Délégation générale de la santé

Déjà en ligne sur http://clsm-ccoms.org

http://clsm-ccoms.org/category/ressources/outils-et-doc-clsm-en-france/themes-abordes-par-les-clsm/prevention-du-suicide/

Hauts-de-France, Lille (59)

 [FICHE ACTION] Prévention du suicide, CLSM de Lille 

 Auvergne-Rhône-Alpes, Pays de voironnais (38)

lundi 2 juillet 2018

New York Nouveau programme de prévention du suicide

New York Communiqué du 08/06/2018
source https://www.governor.ny.gov*

LE GOUVERNEUR ANDREW M. CUOMO  ANNONCE LA CRÉATION DU PREMIER PROGRAMME DE PRÉVENTION DU SUICIDE DANS LE PAYS


Le Bureau de la santé mentale lancera une nouvelle campagne sur les réseaux sociaux pour sensibiliser les résidents à la prévention, aux services et aux systèmes de soutien

Le programme a été créé grâce à une subvention fédérale de 3,5 millions de dollars appuyant l’élargissement des efforts de prévention du suicide de l'État

Le programme s'appuie sur le travail du Groupe de travail pour la prévention du suicide dans l’État de New York

Les personnes en proie à des pensées suicidaires, à la dépression maternelle, à la cyberintimidation ou à l'anxiété peuvent entrer en contact avec des conseillers via la Crisis Text Line, en envoyant le texte " GOT5" au 741-741


Le Gouverneur Andrew M. Cuomo a annoncé aujourd'hui que New York sera le premier État du pays à lancer un programme pilote novateur visant à réduire le nombre de nouvelles tentatives de suicide chez les personnes ayant déjà fait une tentative de suicide. Financé grâce à la subvention fédérale de 3,5 millions de dollars de l’Administration des services de toxicomanie et de santé mentale (Substance Abuse and Mental Health Services Administration), le Programme d’intervention rapide pour la prévention des tentatives de suicide (Attempted Suicide Short Intervention Program, ASSIP) redéfinit la façon dont les tentatives de suicide sont examinées afin d'élaborer des stratégies de prévention individualisées.

En plus du programme pilote, le Bureau de la santé mentale(Office of Mental Health, OMH) de l'État de New York lance une nouvelle campagne sur les réseaux sociaux pour aider les personnes à accéder aux ressources de prévention du suicide. La campagne fournira également des idées sur la façon de savoir à quel moment une personne pourrait vivre une crise suicidaire et les mesures à prendre pour l'aider à traverser la crise.
...
« La dépression ne fait pas de discrimination. Elle touche tous les secteurs de la société ainsi que les personnes de tous les milieux. Ce programme pilote novateur adapte les traitements aux besoins spécifiques des individus et contribue à renforcer nos efforts pour obtenir le soutien dont les personnes ont besoin et assurer la sécurité des New-Yorkais.»
Conçu en Suisse, le Programme d'intervention rapide pour la prévention des tentatives de suicide est fondé sur la conviction qu'il est plus utile de considérer le suicide comme une action destinée à atteindre un but, plutôt que comme un simple symptôme de maladie mentale. Ce n'est qu'en comprenant le cheminement très individualisé d'une tentative de suicide qu’il est possible d’élaborer des stratégies de prévention efficaces. Les cliniciens du Centre psychiatrique Hutchings à Syracuse ont déjà reçu une formation sur cette nouvelle méthode et sont prêts à commencer sa mise en œuvre.

Le programme s’étale sur trois séances. Au cours de la première séance, les patients sont enregistrés sur bande vidéo dans laquelle ils racontent comment ils en sont venus à se faire du mal. Au cours de la deuxième séance, l'enregistrement vidéo est visionné ensemble par le thérapeute formé de l’ASSIP et le patient. La troisième séance, quant à elle, est consacrée à l'élaboration de stratégies de planification des mesures de sécurité pour éviter de futurs comportements suicidaires. Ces informations sont résumées et remises au patient ainsi qu’aux membres de la famille à la demande du patient et d'autres prestataires de soins, servant ainsi de modèle pour réduire les risques futurs dans la communauté. Les thérapeutes envoient également des lettres de «contact affectif» pendant plusieurs mois après la fin des séances en personne.

Les chercheurs ont mené une étude auprès de 120 personnes qui avaient récemment tenté de se suicider. La moitié des participants a été placé dans un groupe témoin qui a reçu un traitement standard, tandis que l'autre moitié a reçu l’ASSIP. L'étude a révélé qu'au bout de deux ans, une personne de chaque groupe s'était suicidée. Toutefois, seulement cinq tentatives répétées ont été enregistrées dans le groupe de l’ASSIP, comparativement à 41 dans le groupe témoin.
La Commissaire du Bureau de la santé mentale de l’État de New York, Ann Sullivan, a déclaré:
« Les premières études de l’ASSIP ont été très prometteuses, et les patients de l’ASSIP qui en faisaient partie ont vu le risque de tentatives répétées de suicide considérablement réduit. L’OMH et notre Bureau de prévention du suicide (Office of Suicide Prevention) ont mis en œuvre un certain nombre de programmes effectifs et efficaces, et travaillent avec les défenseurs et les intervenants pour prévenir le suicide. L’ASSIP fournira un autre outil efficace dans le cadre de notre mission».

Groupe de travail pour la prévention du suicide dans l’État de New York (New York State Suicide Prevention Task Force)
Avant le lancement de l’ASSIP, le Gouverneur Cuomo a créé le Groupe de travailpour la prévention du suicide dans l’État de New York, qui comprend des chefs d’agences d’État, de gouvernements locaux, de groupes sans but lucratif ainsi que d’autres experts en prévention du suicide. Le Groupe de travail a été annoncé initialement dans le discours sur l’état de l’État 2017 du Gouverneur.

Le Groupe de travail s'efforce de combler les lacunes constatées dans les efforts actuels de prévention du suicide dans l'État. Il met également l’accent sur les groupes démographiques et populations spécifiques particulièrement vulnérables, dont les membres de la communauté LGBT, les anciens combattants, les individus atteints de maladies mentales, les adolescents latino-américains et les personnes aux prises avec l’alcool et la consommation de drogues. Les anciens combattants de l’État de New York représentent plus de 15 pour cent des suicides, tandis qu’au niveau national, les adolescents LGBT sont quatre fois plus susceptibles d’avoir fait une tentative de suicide que leurs camarades non LGBT.
Les comités du Groupe de travail se réunissent régulièrement et ciblent les groupes d'anciens combattants, les membres des communautés LGBT, latino-américains et autres communautés à haut risque. Un rapport sur les partenariats et les efforts de prévention dans ces communautés sera publié plus tard au cours de l'été.

L'État de New York s'associe à l’organisation Crisis Text Line

En outre, le Bureau de la santé mentale de l’État de New York a récemment conclu un partenariat avec la Crisis Text Line (CTL), une organisation nationale sans but lucratif qui offre un soutien par SMS gratuit 24 heures sur 24 aux personnes qui vivent une crise de santé mentale ou une crise situationnelle. La CTL a aidé les utilisateurs en proie à des pensées suicidaires, à la dépression maternelle, à la cyberintimidation, aux urgences familiales, à l'anxiété et plus encore.
En envoyant «GOT5» par SMS au 741-741, les utilisateurs sont mis en contact avec un conseiller en gestion de crise formé, qui les aidera à surmonter leur crise et à élaborer un plan pour rester en sécurité. Les conseillers en gestion de crise bénévoles formés sont placés sous la supervision des professionnels de la santé mentale accrédités à temps plein.
Les messages textes sont confidentiels,anonymes et sécurisés. L'utilisation des données pendant l'envoi de SMS à la Crisis Text Line est gratuite et le numéro n'apparaît pas sur une facture de téléphone. En faisant équipe avec la Crisis Text Line, l’OMH recevra des rapports de données de tous les textes comportant le mot clé NYS, «GOT5». Bien que les utilisateurs de la CTL restent totalement anonymes, les données recueillies sont utilisées pour identifier les tendances, ce qui peut aider l’OMH à mieux cibler et améliorer les services de santé mentale pour les personnes en situation de crise dans tout l'État.

Tableau de bord du NYS Health Connector

Le mois dernier, le Département de la Santé de l'État de New York a lancé le NYSHealth Connector, une application Web qui met en évidence un tableau de bord des données sur le suicide dans l'État de New York. Le tableau de bord a été créé pour aider les agences, les communautés, les coalitions et d'autres intervenants à élaborer et à mettre en œuvre des initiatives de prévention du suicide qui ciblent des enjeux propres à leur zone d’influence. Il permet aux utilisateurs de visualiser des diagrammes et des graphiques des chiffres et des taux de suicide, et par la suite des tentatives de suicide, par âge, sexe, race/ethnicité, comté, état matrimonial, statut d'ancien combattant et mécanisme de décès. Les données sont tirées des statistiques essentielles relatives à la mortalité 2014 et 2015 et seront mises à jour à mesure que de nouvelles données seront disponibles.



Comment reconnaître une personne susceptible de traverser une crise suicidaire et quelles mesures prendre?
  • Fiez vous à votre instinct. Si cette personne dit ou fait quelque chose qui n'est pas dans ses habitudes ou ne lui ressemble pas, surtout si cela se produit sur une longue période (généralement deux semaines ou plus), alors approchez-la ouvertement et directement. Dites-lui de manière précise ce que vous avez remarqué la concernant. Dites-lui que vous êtes inquiet et demandez-lui si quelque chose ne va pas.
  • Il est important de lui demander si vos inquiétudes et ce que vous remarquez sont liés à des pensées suicidaires. Soyez doux mais direct:«Je m'inquiète de certaines des choses que vous dites et faites. Je me demande si les choses sont devenues tellement mauvaises que vous envisagez le suicide?»  Si la personne répond «non», vous pourriez très bien être en mesure de lui offrir votre soutien pour l’aider à surmonter la mauvaise passe qu’elle traverse.
    Et si cette personne répond «oui», ne vous inquiétez pas. Écoutez-la. Donnez-lui le sentiment d’être écoutée. Il se peut que vous soyez stressé, mais il est important de donner la possibilité à cette personne de s’exprimer sur ce qui se passe. Faites-lui savoir qu'il est important d’impliquer d’autres personnes pour veiller à ce qu'elle soit en sécurité.
    • Demandez-lui si elle dispose de ressources qu'elle a utilisées dans le passé et proposez-lui des options telles que: NSPL 1-800-273-8255, Crisis Text-Text GOT5 au 741741.

    Que faire si vous avez perdu un être cher des suites de suicide ?

    Obtenir du soutien peut s’avérer utile pour de nombreuses personnes ayant perdu un être cher des suites de suicide. Bien que tout le monde ne bénéficie pas de services de conseil formels à court terme, il peut s’avérer utile de soutenir le processus de deuil et de guérison. La Fondation américaine pour la prévention du suicide (American Foundation for Suicide Prevention) dispose d'une grande variété de ressources qui peuvent également être utiles aux survivants. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site Web: https://afsp.org/find-support/ive-lost-someone/resources-loss-survivors/

    Les groupes communautaires désireux de recevoir une formation à la prévention du suicide peuvent contacter le Centre de prévention du suicide (Suicide Prevention Center) de NewYork à l’adresse suivante: https://www.preventsuicideny.org/find-a-training-near-me#_blank

    Pour des formations cliniques sur les meilleures pratiques en matière de prévention du suicide, contactez le Centre d’innovation en matière de pratique (Center for Practice Innovations) à l’adresse suivante:http://practiceinnovations.org/I-want-to-learn-about/Suicide-Prevention#_blank

    ###
    Des informations complémentaires sont disponibles à l’adresse www.governor.ny.gov
    État de New York | Chambre Exécutive |
    press.office@exec.ny.gov
    | 518.474.8418


    source https://www.governor.ny.gov/sites/governor.ny.gov/files/atoms/files/06.08.18.rel_.SUICIDE_French.pdf
  • Ou https://www.governor.ny.gov/news/governor-cuomo-announces-first-nation-suicide-prevention-program

vendredi 23 mars 2018

Présentation du Contrat Local de Santé de Tulle (19)

CLS de Tulle

Source santeterritoiresnouvelleaquitaine.org
Coordination : Magalie MAS, Coordonnatrice
Tel : 05 55 21 77 09
Elus référents :Michel JAULIN, Maire de Sainte Fortunade, Vice-Président Tulle Agglo
Jean-Louis SOULIER, Adjoint au Maire de Tulle, délégué au sport et à la santé
Date de création : novembre 2017
Durée : 2018-2022
Phase actuelle : construction

Les axes stratégiques et objectifs retenus :

Au regard des éléments de diagnostic et des résultats de la consultation des différents acteurs locaux, 4 axes prioritaires ont été retenus lors de l’Assemblée plénière du 17 novembre 2017.

Amplifier et améliorer l’accès à l’offre de soins
Favoriser le maillage territorial de l’offre de santé
Faciliter l’accès aux soins des personnes vulnérables
Améliorer le parcours de soins des patients atteints d’une maladie chronique (y compris cancers)

Améliorer les parcours de vie de personnes en perte d’autonomie : personnes âgées et/ ou en situation de handicap
Préserver le lien social, favoriser le maintien à domicile
Favoriser l’aide aux aidants

Promouvoir la santé mentale et prévenir le suicide
Création d’un Conseil Local de Santé Mentale
Prévention du suicide et promotion des compétences psychosociales

Renforcer la prévention et la promotion de la santé
Pérenniser, développer, communiquer sur les actions de prévention et promotion de la santé
Sensibiliser la population à la santé environnementale (perturbateurs endocriniens, pesticides, maladie de Lyme, radon)

https://santeterritoiresnouvelleaquitaine.org/a-propos/

jeudi 1 mars 2018

USA CAMPAGNE "Défi du maire pour prévenir le suicide chez les militaires, les vétérans et leurs familles

SAMHSA et VA annoncent les villes participant au Défi du maire pour prévenir le suicide "Mayor’s Challenge to Prevent Suicide" chez les militaires, les vétérans et leurs familles Mardi 20 février 2018 www.samhsa.gov*
Substance Abuse and Mental Health Services Administration (SAMHSA) et le Department of Veterans Affairs (VA) sont fiers d'annoncer les villes qui participeront au Défi du maire pour prévenir le suicide chez les militaires, les vétérans et leurs familles. Albuquerque, N.M.; Billings, Mont.; Richmond, Va.; Helena, Mont.; Houston; Las Vegas; Los Angeles et Phoenix formeront des équipes inter organismes pour accroître le soutien à la prévention du suicide pour les anciens combattants dans leurs communautés. SAMHSA et VA ont identifié ces villes en se basant sur les données démographiques des anciens combattants, les taux de prévalence du suicide et la capacité des villes à montrer le chemin en cette première année du Défi du maire.
L'objectif du Défi du maire est de réduire les suicides chez les militaires, les anciens combattants et leurs familles en adoptant une approche de prévention du suicide axée sur la santé publique. Les huit équipes municipales se réuniront à Washington du 14 au 16 mars 2018 pour élaborer des plans d'action stratégiques à l'intention de leurs collectivités. Les équipes comprendront des membres de groupes communautaires, du gouvernement local, des militaires et d'autres. Le Centre d'assistance technique des militaires, vétérans et familles du SAMHSA fournira une assistance technique aux équipes.
SAMHSA et VA s'engagent à travailler avec les communautés pour apporter ce soutien aux militaires, aux vétérans et à leurs familles. Avec les huit villes participant au Défi du maire de cette année, VA engage des ressources pour soutenir l'assistance technique pour 20 autres localités.
Les autres personnes intéressées à en savoir plus sur le Défi du maire peuvent soumettre un formulaire de demande d'information à
http://bit.do/mayorschallenge (lien externe). Pour plus d'informations sur la campagne de prévention du suicide de VA, visitez http://www.veteranscrisisline.net/bethere. Pour plus d'informations sur les efforts de prévention du suicide duSAMHSA, visitez https://www.samhsa.gov/suicide-prevention/samhsas-efforts.
Les vétérans en crise ou ayant des pensées suicidaires - et ceux qui connaissent un ancien combattant en crise - peuvent appeler la Ligne de crise des anciens combattants pour obtenir un soutien confidentiel 24 heures par jour, sept jours par semaine, 365 jours par année. Appelez le 800-273-8255 et appuyez sur 1, ou discutez en ligne sur VeteransCrisisLine.net/Chat , ou envoyez un SMS au 838255.

 https://www.samhsa.gov/newsroom/press-announcements/201802200200

lundi 5 février 2018

AUTOUR DE LA QUESTION Initiative Le plan pour lutter contre le désert médical sur le Val Parisis

Le plan pour lutter contre le désert médical sur le Val Parisis
>Île-de-France & Oise>Val-d'Oise|Alexandre Boucher| 04 février 2018, 17h30 |1
L’année 2018 marque le lancement d’une série d’actions. La plus symbolique, qui devrait être effective à la rentrée, voit la mise en place d’une bourse pour les étudiants en médecine du territoire.
« On est presque en désertification médicale. Des villes comme Frépillon ne vont plus avoir de médecin. C’est maintenant qu’il faut agir », lance Jean-Christophe Poulet, vice-président délégué à la Politique de la ville au Val Parisis. Si la situation n’est pas encore alarmante, les élus de cette agglomération de 15 villes* et 270 000 habitants, en concertation avec des professionnels libéraux et salariés ainsi que les partenaires et institutions, élaborent depuis deux ans un contrat local de santé. Adopté par le bureau communautaire, celui-ci vise « à favoriser l’attractivité du territoire, à renforcer la prévention et les actions de promotion de la santé et à améliorer la prise en charge des personnes en souffrance psychique », énumère Jean-Christophe Poulet.
En 2016, le diagnostic local de santé, réalisé auprès des mêmes intervenants, avait en effet fait apparaître une offre de médecine générale « inégale et préoccupante », une offre de médecine spécialiste libérale « insuffisante », une offre libérale d’ophtalmologues et de dentistes » ainsi qu’une offre en gynécologie et en pédiatrie » également « insuffisantes ». Un constat qui pourrait encore empirer dans les prochaines années : selon des chiffres de l’Agence régionale de santé (ARS) de 2015, 57 % des 171 médecins généralistes du territoire ont plus de 55 ans.
L’année 2018 marquera donc le lancement d’une série d’actions. La plus symbolique, qui devrait être effective à la rentrée, verra la mise en place d’une bourse pour les étudiants en médecine du territoire. « Cela nous permettra de recenser le nombre d’étudiants en médecine sur le Val Parisis car c’est très compliqué d’obtenir des chiffres sur le sujet, explique l’élu. Il s’agira d’un prêt d’honneur, renouvelable chaque année, avec une somme significative à la clé (NDLR : le montant n’est pas encore arrêté).


La maison de santé pluridisciplaire des Espérances à Ermont regroupe généralistes, infirmiers et kinésithérapeutes. LP/A.B. L’étudiant ne devra pas le rembourser s’il s’installe sur le Val Parisis à la fin de ses études. On veut aller à la rencontre des étudiants à travers un partenariat avec les universités du nord de Paris (NDLR : Bichat, Avicenne-Bobigny, Hôtel-Dieu, Descartes, Pierre et Marie Curie). On va aussi créer une cellule de deux personnes pour accompagner les professionnels dans leur installation. Enfin, on veut inciter les médecins à prendre des stagiaires. Les statistiques montrent qu’un étudiant sur trois reste à l’endroit où il a effectué son stage. »
Le Val Parisis a également noué un partenariat avec l’association 2AH afin de permettre aux habitants qui ne possèdent pas de complémentaire santé d’en acquérir une au meilleur prix. Un véhicule aux couleurs de l’agglomération, dédié à la prévention et animé par des services civiques, accompagnera les associations et permettra d’accueillir les partenaires.
* Beauchamp, Bessancourt, Cormeilles-en-Parisis, Eaubonne, Ermont, Franconville, Frépillon, Herblay, La Frette-sur-Seine, Le Plessis-Bouchard, Montigny-les-Cormeilles, Pierrelaye, Saint-Leu-la-Forêt, Sannois,Taverny.
Christophe Félix : «les médecins ne veulent plus travailler seuls »

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Le docteur Christophe Felix, gérant de SOS Medecins 95, a participé à l’élaboration du contrat local de santé de l’agglomération du Val Parisis. LP/C.L.
« Il vaut mieux avoir trois médecins sur la commune d’à côté que zéro dans les deux. Les patients ont commencé à le comprendre. C’est plus long avec les élus... » Gérant de SOS Médecin 95 installé mars 2017 à Taverny, Christophe Félix fait partie des professionnels de santé qui participent aux groupes de travail mis en place par l’agglomération du Val Parisis pour élaborer le contrat local de santé.
« C’est une bonne démarche d’associer les professionnels de santé à la réflexion » juge ce médecin pour qui «raisonner au niveau communal n’a plus de sens ». «Aujourd’hui, il y a très peu d’installations en libéral, poursuit-il. Les médecins veulent être salariés dans un hôpital ou un centre de santé pluridisciplinaire. Ils ne veulent plus travailler seuls. »
Le contrat local de santé du Parisis suffira-t-il à empêcher la désertification médicale déjà amorcée sur le territoire ? « ça peut être une motivation pour s’installer ici plutôt qu’ailleurs, estime Christophe Félix. La bourse est une preuve pour les étudiants qu’ils pourront exercer sur leur territoire d’origine et que leur installation sera facilitée. »
A.B.