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jeudi 13 avril 2023

CANADA Montreal Film fiction de formation pour le personnel STM

 STM Prévention suicide fiction 2023

Film fiction de formation pour le personnel STM

 

lundi 10 octobre 2022

Face aux suicides en gare, des réactions parfois inhumaines.

Seine-et-Marne : Face aux suicides en gare, des réactions parfois inhumaines.

rappel infosuicide.org : 31 14 ligne nationale de prévention du suicide


Chaque année, plusieurs « accidents de personnes » impactent le réseau ferroviaire francilien. Des drames qui occasionnent des réactions souvent raisonnées, mais aussi démesurées.
  Illustration – La SNCF estime que les conséquences des accidents de personnes impactent chaque année « des millions de voyageurs » ©L’Eveil Normand

Par Maxime Berthelot Publié le 6 Oct 22 La République de Seine et Marne
 
« Allez mourir chez vous ! Connard, salopard (sic), pense à tes enfants ! » La scène a de quoi choquer. Fin juillet 2022, une vidéo publiée sur les réseaux sociaux (et retirée depuis) a rappelé que la situation dramatique d’une personne sur le point de se suicider n’est visiblement pas de nature à émouvoir tout le monde.

Sur les images, un homme, couché sous un train en gare de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), attend que ce dernier redémarre. Il est alors pris à partie par plusieurs voyageurs présents sur le quai, avant de finalement se relever et quitter les lieux. Une partie des témoins le filme, le couvre d’insultes, mais ne semble pas lui porter assistance.

Reprise sur la toile, la vidéo est immédiatement commentée par des internautes protégés par leur anonymat : « Fallait lui cracher dessus (sic). On est en retard à cause d’eux. Ils ne peuvent pas prendre une plaquette de Xanax ? », « Être malheureux ne vous donne pas le droit de faire chier le monde hein ».

À bord des trains, la tolérance n’est pas non plus la mère de toutes les vertus. Ancien conducteur sur le réseau Transilien, en Ile-de-France, Louis* témoigne : « Un jour, j’ai expliqué à mes passagers qu’on était arrêté car une personne voulait se suicider. A partir de là, certains voyageurs ont voulu ‘lui casser la gueule’. Une femme d’une cinquantaine d’années m’a même lancé : ‘Tuez-le, on s’en fout, j’ai la nounou qui attend à la maison’… », confie celui qui note que « les Franciliens sont pressés, veulent sortir rapidement du train, ce qu’on ne retrouve pas en province ».

Prévention et formation pour les agents SNCF

Ce genre de comportements, odieux et inexcusable, peut dans certains cas être sanctionné par la justice (lire encadré ci-dessous). Il témoigne aussi de l’impact matériel et psychologique de ce type de drames qui, lorsqu’il survient, paralyse le réseau ferroviaire pendant plusieurs heures et traumatise à vie les personnes y ayant assisté.

En première ligne, le personnel SNCF, les pompiers, les forces de l’ordre et tous les témoins. Outre l’impact psychologique sur les agents, voyageurs et secours, ces accidents ont des conséquences directes sur l’exploitation ferroviaire et la circulation des trains. « L’interruption des circulations pour permettre l’enquête de police judiciaire, se traduit par des trains retardés ou supprimés et donc des millions de voyageurs impactés chaque année », explique la SNCF.

Pour prévenir ces accidents et limiter les conséquences pour l’exploitation du réseau, le groupe SNCF mène de nombreuses actions concernant la règlementation, le traitement opérationnel des incidents, ou encore les innovations dans la prévention des accidents de personnes. « Nous menons des expérimentations et actions avec Île-de-France Mobilités », précise-t-il.Vidéos : en ce moment sur Actu

Transilien SNCF a par exemple renouvelé en 2022 sa convention avec l’Union nationale de prévention du suicide (UNPS), afin de développer des opérations de communication auprès du grand public et des voyageurs des transports, des actions de formation et sensibilisation du personnel ferroviaire, mais aussi du conseil de la part de l’UNPS à Transilien SNCF en matière de support de communication.

« Avec l’UNPS, on a mené des sessions de sensibilisation au risque d’accidents de personnes pour les agents en gare, conclut la SNCF. L’objectif de Transilien est de multiplier ces sessions avant de les intégrer à la formation de base de ses salariés. »

Maxime BERTHELOT avec William LACAILLE

*Le prénom a été changé

Quid de la notion de non-assistance à personne en danger ?

« Lorsqu’un témoin d’un suicide reste passif, il peut faire l’objet de poursuites selon l’article 223-6 du code pénal, rappelle Me Mohamed Djema, avocat au barreau de Fontainebleau. Mais il faut faire la démonstration de l’intention véritable de s’abstenir de porter secours à une personne en péril. L’opération de sauvetage doit aussi être sans risque pour la vie de celui qui intervient. Quant à la famille du défunt, elle peut porter plainte et se constituer partie civile. Le mis en cause encourt alors 75 000 € d’amende et 5 ans de prison. » Reste que ce type de procédure est rare : « Pour définir la non-assistance à personne en danger, il faut pouvoir prouver de façon certaine que le spectateur avait une connaissance parfaite du danger de mort, explique Arnaud Faugère, procureur de Fontainebleau. Cela concerne peu de cas. »


Cet article est paru lundi 3 octobre 2022 dans La République de Seine-et-Marne, dans le cadre d’un dossier intitulé : Suicides en gares, derrière le drame, quelles conséquences ?
https://actu.fr/ile-de-france/montereau-fault-yonne_77305/seine-et-marne-face-aux-suicides-en-gare-des-reactions-parfois-inhumaines_54327023.html

jeudi 21 octobre 2021

AUTOUR DE LA QUESTION SNCF Accident de personne : chronologie d’une intervention complexe

Les accidents de personne 

https://www.sncf.com/* Mis à jour le 18 octobre 2021

Découvrez les mesures de prévention mises en place par SNCF et la procédure appliquée lors d’accidents de personne : de l’intervention des autorités judiciaires à la gestion du trafic.



Gestion accident
Conséquences
Prévention (rubrique courante)



Procédure et intervention des équipes spécialisées



En cas d’accident de personne, la procédure SNCF s’enclenche immédiatement :
la circulation est interrompue dans les 2 sens
les pompiers, la police ou la gendarmerie sont appelés
un Officier de Police Judiciaire (OPJ) est avisé, et se rend sur place

Si la personne est blessée, elle est évacuée par les pompiers. L’OPJ mène une enquête, effectue les premières constatations et auditionne les témoins.

Si la victime est décédée, les pompes funèbres sont sollicitées. Par mesure de sécurité, le trafic reste interrompu pendant la présence des différents intervenants. Sur les lignes à grande vitesse, 3 heures en moyenne sont nécessaires ; sur les autres lignes, le délai moyen est de 2 heures.

Le conducteur du train impliqué est relevé de son service et un accompagnement psychologique lui est proposé.

Découvrez les étapes de la procédure

Un numéro gratuit : 0 800 120 821

Victime, proche ou témoin d’accidents de trains : avec ce numéro, SNCF vous met en relation avec des professionnels pour vous soutenir. Vous pourrez bénéficier d’une écoute et d’une aide psychologique. Ce numéro est gratuit et accessible 7j/7, de 9h à 20h.



2h30 c’est la durée moyenne d’interruption du trafic.

Les conséquences sur le trafic
 
Pendant l’intervention des équipes sur le lieu de l’accident, SNCF doit réguler la circulation de vos trains. Si le réseau le permet, ils sont orientés vers d’autres itinéraires.

Lorsque les différents intervenants présents sur place ont procédé aux dernières vérifications, l’OPJ peut autoriser la reprise progressive du trafic :
dans un premier temps, sur la voie opposée si la circulation y est possible
dans un second temps, sur la voie où s’est produit l’accident
directement sur les 2 voies, si la situation le permet


Les acteurs de la régulation

Les régulateurs du Centre Opérationnel de Gestion des Circulations (COGC) régulent le trafic en cas d'accident de personne. Ils informent et sont en relation avec les agents des postes d’aiguillage. En cas de situation perturbée, ils rétablissent le trafic à la normale.


Les mesures de prévention SNCF
 
Pour prévenir ces accidents, SNCF sensibilise les voyageurs aux dangers des voies ferrées :
Interventions en classe

Chaque année, 450 agents SNCF, appelés IMS (Intervenants en Milieu Scolaire) interviennent dans les classes de CM1 et CM2, les collèges et les lycées. Ils transmettent les règles de sécurité fondamentales à respecter via des discussions, des vidéos ou enquêtes interactives.
Campagnes de prévention

En 2014, une campagne de prévention a été lancée pour sensibiliser le public au danger des traversées de voies en gare. Ces passages aménagés permettent de franchir la voie à pied, en l’absence de passage souterrain ou de passerelle.
Installation d’équipements

L’installation de grillages ou barrières aux abords des accès aux passages à niveau, des gares proches d’établissements scolaires ou encore des zones urbaines denses. Des barrières «végétales» (buissons épineux) sont aussi testées 

https://www.sncf.com/fr/itineraire-reservation/informations-trafic/reportages/accidents-de-personne

samedi 23 janvier 2021

ETUDE RECHERCHE ROYAUME UNI comprendre, à partir de témoignages, les processus et la planification d'une tentative de suicide

First-person accounts of the processes and planning involved in a suicide attempt on the railway

Publié en ligne par Cambridge University Press:  20 January 2021

Ian Marsh, Lisa Marzano, David Mosse  and Jay-Marie Mackenzie
Ian Marsh Affiliation: Faculty of Medicine, Health and Social Care, Canterbury Christ Church University, UK
Lisa Marzano Affiliation: Department of Psychology, Middlesex University, UK
David Mosse Affiliation: Department of Anthropology and Sociology, School of Oriental and African Studies University of London, UK
Jay-Marie Mackenzie Affiliation: Department of Psychology, University of Westminster, UK
Correspondant Adresse e-mail:  ian.marsh@canterbury.ac.uk

Résumé
Contexte
Les processus et la planification impliqués dans le choix et la tentative de mort par une méthode particulière de suicide ne sont pas bien compris. Les témoignages de ceux qui ont pensé ou tenté de se suicider selon une méthode particulière pourraient nous permettre de mieux comprendre la façon dont les gens en viennent à penser, planifier et mettre en œuvre une tentative de suicide.
Objectifs
Pour comprendre, à partir de témoignages, les processus et la planification d'une tentative de suicide sur le chemin de fer.
Méthode
Une analyse thématique a été réalisée à partir d'entretiens qualitatifs (N = 34) menés auprès de personnes ayant envisagé ou tenté de se suicider par le train.
Résultats
Les participants ont expliqué comment ils ont décidé d'une méthode, d'un moment et d'un lieu particuliers pour une tentative de suicide. Les plans ont été décrits comme dépendant d'un certain nombre d'éléments (y compris la probabilité d'être vu ou interrompu), plutôt que d'être fixés à l'avance. Les participants ont répété et évalué mentalement une méthode particulière, ce qui impliquait parfois d'imaginer en détail ce qui se passerait avant, pendant et après une tentative. La mesure dans laquelle cela impliquait d'autres personnes (conducteurs de train, partenaires, amis) était frappante.
Conclusions
En laissant aux gens la liberté de décrire dans leurs propres mots les processus qu'ils ont suivis pour planifier et entreprendre une tentative de suicide, et en n'interprétant pas ces récits sous l'angle du déficit et de la pathologie, nous pouvons obtenir des informations importantes sur la manière dont les gens en viennent à penser et à ressentir, à planifier et à mettre en œuvre une tentative de suicide. Ces conclusions ont des implications en termes de compréhension du risque de suicide et de prévention au sens large.

https://www.cambridge.org/core/journals/bjpsych-open/article/firstperson-accounts-of-the-processes-and-planning-involved-in-a-suicide-attempt-on-the-railway/EDF72C711B2617AB536CBB70BDA44EF3/share/dac5f43b62724f8a01b09b2c058d3766d02ba56d#

lundi 20 janvier 2020

ROYAUME UNI les cheminots formés à la prévention du suicide

D’après article "Thousands of rail staff trained in suicide prevention as attempts on railways rise sharply since 2014" Mike Wright 20/01/2020 sur https://www.telegraph.co.uk

Des milliers de cheminots formés à la prévention du suicide alors que les tentatives sur les chemins de fer augmentent fortement depuis 2014

Le ministre des Chemins de fer Chris Heaton-Harris a salué les efforts du personnel de train intervenant pour prévenir les suicides

Le personnel ferroviaire a évité plus de 2 000 suicides l'année dernière, ont révélé de nouveaux chiffres alors que le gouvernement exhorte le public à intervenir également.

Des milliers de membres du personnel ferroviaire ont été formés aux techniques de prévention du suicide et leurs interventions ont permis de sauver six personnes pour chaque vie perdue.

Le ministère des Transports soutient désormais une campagne des Samaritains qui encourage les passagers à faire confiance à leur instinct et à aider ceux qui en ont besoin.

Il est notamment suggéré d'engager une conversation si l'on voit une personne qui semble isolée, repliée sur elle-même ou se tenant seule sur un quai sans monter à bord d'un train.

Le ministère des Transports a déclaré que le personnel ferroviaire avait effectué 2 270 interventions réussies en 2018-2019, contre 873 en 2014-2015. L'année dernière, 271 personnes ont perdu la vie dans les chemins de fer.

Depuis 2010, Network Rail a déclaré que plus de 20 000 employés avaient été formés par l'association caritative de prévention du suicide The Samaritains en techniques pour aider les travailleurs à intervenir lorsqu'ils voient des personnes en détresse.

Les chiffres ont été dévoilés alors que les Samaritains lancent aujourd'hui leur campagne «Brew Monday»  , pour encourager les gens à parler plus ouvertement des problèmes de santé mentale.

La campagne est lancée aujourd’hui sous le nom de , le point le plus sombre de l’année.

Les Samaritains ont déclaré qu'il formait le personnel de Network Rail sur la façon d'identifier les personnes potentiellement suicidaires sur les chemins de fer, puis de les approcher avec sensibilité pour entamer une conversation.

Le personnel apprend certaines des techniques d'écoute que les bénévoles de l'organisme de bienfaisance utilisent pour aider les personnes qui ont appelé sa ligne d'assistance.

Dans une lettre d'une personne suicidaire sauvée par le personnel des chemins de fer, ils ont déclaré: «Le fait que quelqu'un m'ait remarqué dans l'état où je me trouvais m'a fait fondre en larmes. Je me suis ouvert à lui et il s'est assis et a écouté tout ce que j'avais à dire. »

Un membre du personnel qui a reçu la formation, Kelly Holyoake, un répartiteur de train dans une gare du sud de Londres, a sauvé la vie d'un homme après avoir déposé une note de suicide sur le sol de la plate-forme.

Elle l'a trouvé debout au bord de la plate-forme, prêt à sauter quand elle a commencé à lui parler, lui demandant d'abord comment il allait, puis poursuivant la conversation jusqu'à ce qu'il se recule.

Mme Holyoake a déclaré: «Je lui ai demandé ce qui se passait et il m'a dit de rester à l'écart. Je reculai et lui donnai quelques minutes qui semblaient être une vie, puis je m'avançai de nouveau et recommençai à lui parler.

«C'était le pire et le meilleur jour. J'ai traversé toutes les émotions mais je savais que j'avais fait une différence. »

Le gouvernement s'est fixé pour objectif de réduire de 10% le nombre de vies perdues par suicide dans les chemins de fer  d'ici 2020-2021.

Le ministère des Transports a déclaré que le nombre de personnes qui se sont pris la vie dans les chemins de fer l'année dernière signifiait qu'il y avait plus de 847 000 minutes - sur un an et demi - de retards connexes pour les passagers et un coût de 68 millions de livres sterling pour le réseau plus large.

Le ministre des Chemins de fer Chris Heaton-Harris a déclaré: «Tout suicide sur notre réseau ferroviaire est tragique. Ce sont les efforts courageux de gens comme Kelly, d'autres dans l'industrie et des organismes de bienfaisance tels que Samaritains et Calme que nous devons reconnaître.

«Jusqu'à présent, grâce au financement de Network Rail, les Samaritains ont formé plus de 20 000 employés des chemins de fer aux techniques de prévention. Il s'agit d'une réalisation formidable, mais nous ne devons pas nous arrêter là.

«Les passagers aussi peuvent aider. Offrir une conversation amicale, une occasion de discuter, pourrait faire toute la différence entre le suicide et être sauvé. »

https://www.telegraph.co.uk/news/2020/01/20/thousands-rail-staff-trained-suicide-prevention-attempts-railways/

vendredi 17 janvier 2020

USA Opération Gareautrain présente une ressource pour les médias d'information sur les incidents ferroviaires liés au suicide

Opération Gareautrain présente une ressource pour les médias d'information sur les incidents ferroviaires liés au suicide
14 janvier 2020 10h00 HE | Source: Opération Gareautrain

sur https://www.globenewswire.com/news-release/2020/01/14/1970375/0/en/Operation-Lifesaver-introduces-resource-for-news-media-reporting-on-suicide-related-rail-incidents.html

Washington, 14 janvier 2020 (GLOBE NEWSWIRE) -
Operation Lifesaver, Inc., (OLI), l'organisation nationale à but non lucratif d'éducation à la sécurité ferroviaire, fournit une nouvelle ressource qui offre des messages et des techniques efficaces aux médias lors de reportages sur les chemins de fer ou des incidents de transit impliquant un suicide. Un guide en ligne concis, Safe And Effective Messaging On Rail Incidents, est maintenant disponible auprès d'OLI, grâce à un généreux don de la Fondation Posner de Pittsburgh. «Tous les décès par intrusion ferroviaire, qu'un coroner détermine que la cause du décès est un suicide ou en raison d'autres circonstances, sont une tragédie non seulement pour la famille, mais aussi pour l'équipe du train», a déclaré la directrice générale de l'OLI, Rachel Maleh. «Les médias jouent un rôle important dans la sécurité ferroviaire, en particulier lorsqu'ils rendent compte des incidents ferroviaires liés au suicide. Ce nouvel outil met en évidence les pratiques sécuritaires et appropriées lors du signalement des incidents ferroviaires pouvant entraîner un suicide. Nous voulons servir de ressource aux journalistes pour nous assurer que les incidents sont rapportés avec précision et que les comptes-rendus de presse incluent des messages qui soulignent l'importance de la sécurité ferroviaire au sein des communautés. »

Pour ce projet, OLI a collaboré avec des experts en la matière du Volpe National Transportation Systems Center et de l'American Foundation for Suicide Prevention pour obtenir des stratégies de communication appropriée sur le sujet sensible avec le public, les partenaires de la sécurité et les médias. Le guide résume l’importance de messages sûrs et efficaces lors de reportages sur le suicide, explique que certains termes et expressions ont le potentiel d’augmenter le comportement de «copieur» et offre les choses à faire et à ne pas faire à des journalistes.

"Notre nouveau guide a été élaboré en se fondant sur la recherche, conformément à notre mission de sauver des vies près des voies ferrées et des trains ", a poursuivi Maleh. «Nous voulons travailler avec des journalistes pour informer efficacement le public lorsqu'il y a des incidents dans nos communautés et quelles ressources locales sont disponibles pour les personnes vulnérables. Notre objectif à Opération Gareautrain est de n'avoir signalé aucun incident aux passages à niveau et le long des voies ferrées, y compris les incidents impliquant des suicides de chemin de fer ou de transport en commun. Nous nous engageons à travailler avec les médias et à fournir des ressources de messages pour aider à atteindre cet objectif », a déclaré la directrice générale d'OLI, Rachel Maleh.»

À propos Opération Gareautrain
Opération Gareautrain est un organisme à but non lucratif d'éducation et de sensibilisation à la sécurité publique qui se consacre à la réduction des collisions, des décès et des blessures aux passages à niveau et à la prévention des intrusions sur ou près des voies ferrées. Un réseau national de bénévoles formés donne des présentations gratuites sur la sécurité ferroviaire et une campagne de sensibilisation du public, «See Tracks? Think Train! »Fournit des conseils et des statistiques pour encourager un comportement sûr à proximité des voies. OLI organise une célébration internationale de la semaine de la sécurité ferroviaire en septembre. En savoir plus sur la Semaine de la sécurité ferroviaire; suivez OLI sur Facebook, Instagram, LinkedIn, Twitter et Pinterest.


*https://www.globenewswire.com/news-release/2020/01/14/1970375/0/en/Operation-Lifesaver-introduces-resource-for-news-media-reporting-on-suicide-related-rail-incidents.html

mercredi 13 novembre 2019

BELGIQUE ETUDE RECHERCHE « Les suicides sur voie ferrée en Belgique : état des lieux et mesures préventives »


Nouvelle étude : « Les suicides sur voie ferrée en Belgique : état des lieux et mesures préventives » 07 Nov, 2019 http://www.info-suicide.be*

Mathieu Strale, géographe à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) a développé une étude approfondie sur la problématique du suicide sur les voies ferrées en Belgique. Son travail d’envergure permet de mettre à jour les zones à risque mais également les solutions qui pourraient être et qui sont aujourd’hui apportées.

Résumé : Chaque année en Belgique, on dénombre 90 à 100 cas de décès par suicide sur l’ensemble du réseau ferroviaire. Ce nombre, pour le moins élevé, met en avant une crise majeure dans notre société. La problématique du suicide sur le rail touche de nombreuses personnes, que ce soient les victimes et leurs proches mais également les travailleurs des chemins de fer, les conducteurs de trains ou encore le personnel de secours.
Au-delà de l’impact humain, un suicide ou une tentative de suicide sur le rail entraîne de nombreuses conséquences au niveau de la ponctualité des trains :  1600 trains sont supprimés par an, ce qui implique 80.000 minutes de retard et des interruptions de trafic de 3 heures en moyenne par cas.
Le géographe pointe plusieurs zones à risque : les zones suburbaines et en particulier la Flandre occidentale. Dans cet article, vous découvrirez les raisons. Il met également en avant des solutions et des mesures préventives (techniques et de sensibilisation) telles que la pose de clôtures, les blue lights, l’affichage en gare ou encore la sensibilisation par les médias, etc.
Une collaboration s’est mise en place entre Infrabel, l’Institut de Gestion de l’Environnement et d’Aménagement du Territoire de l’Université Libre de Bruxelles et Karolina Krysinska et Karl Andriessen, psychiatres et chercheurs à la KU Leuven. Leur travail est toujours en cours et a déjà fait l’objet de deux publications dont s’est inspiré cet article.
Pour en savoir plus, consultez l’article sur medi-sphere. Vous y trouverez la version intégrale.


http://www.info-suicide.be/nouvelle-etude-les-suicides-sur-voie-ferree-en-belgique-etat-des-lieux-et-mesures-preventives/

jeudi 29 août 2019

CANADA L’entraide entre les employés du métro confrontés au suicide

L’entraide entre les employés du métro confrontés au suicide

Publié le

Aux côtés des ambulanciers et des pompiers, des électromécaniciens de la Société de transport de Montréal (STM) sont appelés à intervenir lors des tentatives de suicide dans le métro. Les scènes tragiques auxquelles ils assistent laissent souvent une trace indélébile dans leur mémoire, mais heureusement, un groupe de soutien existe pour les appuyer. Isabelle Craig a rencontré Jean-François Ruest, un membre de ce groupe.

Besoin d'aide pour vous ou un proche?
Ligne québécoise de prévention du suicide : 1 866 APPELLE (277-3553).
Ce service est accessible partout au Québec, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.
Ailleurs au Canada : 1 833 456-4566


Chaque année, la STM recense de 20 à 25 « tentatives de mort violente » sur son réseau. Cela inclut autant les tentatives de suicide que les incidents violents. Près de la moitié de ces tentatives échouent, laissant souvent de lourdes séquelles.

« Quand on m’a demandé de devenir pair aidant à la STM, c’est avec plaisir que j’ai accepté », raconte Jean-François Ruest, électromécanicien à la STM. Au cours de sa carrière, il a été témoin de plusieurs événements traumatisants.
La personne qui vient me voir pour de l’aide, je sais exactement de quoi elle parle. J’ai peut-être un peu plus de facilité à bien l’accompagner, à la diriger vers les bonnes ressources.
Jean-François Ruest
Les pairs aidants de la STM se rencontrent une fois par mois et reçoivent de la formation. Le groupe Suicide Action Montréal a également offert de la formation à plus de 300 employés de la STM.
https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/tout-un-matin/segments/reportage/129804/suicide-metro-stm-aide-ressource

lundi 22 juillet 2019

RECHERCHE ETUDE MàJ de la boite à outils RESTRAIL : REduction of Suicides and Trespasses on RAILway property

"le #RESTRAIL La boîte à outils a été mise à jour avec les informations fraîches 2019 de l'
@UIC atelier sur #RailTrespassing Et #SuicidePrevention . Nouveaux résultats d'évaluation grâce à:
Visite: restrail.eu/toolbox"

Info + : La boîte à outils RESTRAIL: bonne pratique pour la prévention du suicide.RESTRAIL (voir la success story à l'adresse suivante: http://ec.europa.eu/programmes/horizon2020/en/news/no-trespassing-preventing-rail-accidents-and-suicides) est toujours actif
RESTRAIL (
REduction of Suicides and Trespasses on RAILway property) a été le premier projet de recherche collaboratif de l’UE visant à renforcer la coopération internationale afin de réduire le nombre de suicides, d’intrusions et de perturbations de service sur les chemins de fer (http://www.restrail.eu/). Le projet a été coordonné par la division Sécurité de l’UIC et mis en œuvre entre 2011 et 2014 en collaboration avec les parties prenantes du secteur ferroviaire, les universités et les organismes de recherche et les PME.
Les travaux interdisciplinaires ont abouti à une boîte à outils en ligne dynamique
(http://restrail.eu/toolbox/)  qui est devenue de plus en plus populaire parmi les parties prenantes du secteur ferroviaire, les décideurs, les experts en sécurité et les chercheurs.
 

vendredi 1 mars 2019

ROYAUME UNI LONDRES Les dirigeants du metro saluent le programme de prévention du suicide

D'apres "Tube bosses hail ‘incredible’ suicide prevention programme" 1/03/2019  www.itv.com*

Le personnel de TfL a reçu des conseils sur comment et quand intervenir

Un programme de prévention du suicide mis en place pour aider à réduire le nombre de décès sur le réseau du metro a permis de doubler le nombre d'interventions effectuées par le personnel en un an.

L'analyse de la Press Association indique qu'il y a eu 5,7 interventions pour chaque tentative de suicide sur le réseau de métro londonien depuis que le personnel a reçu des conseils en novembre 2017 sur la manière et le moment d'intervenir.

Ce chiffre se compare à 2,8 interventions au cours des six mois précédents.

voir le reportage https://www.itv.com/news/2019-03-01/tube-bosses-hail-incredible-suicide-prevention-programme/

Lors d'un cycle de formation ultérieur en août 2018, le nombre d'interventions est passé à près de 10 pour chaque tentative de suicide.

Les chiffres suggèrent également un arrêt de la hausse annuelle du nombre de tentatives de suicide dans le métro depuis l'introduction du programme.

Martin Bendrey, responsable de la prévention du suicide chez Transport for London (TfL), a déclaré: «(Le programme d'intervention) a absolument un impact sur notre organisation et sur notre fonctionnement en tant qu'entreprise.

"C’est vraiment satisfaisant de voir ces résultats, c’est absolument incroyable."

La prévention du suicide n'était pas vraiment connue, alors ce que nous avons fait, c'est de donner une formation pour renforcer l'importance de cette question.

Martin Bendrey, responsable de la prévention du suicide chez TfL

Les données obtenues par l'Association de la presse en vertu de la loi sur la liberté de l'information montrent que le nombre de tentatives de suicide sur le réseau de métro a augmenté chaque année, passant de 36 en 2014/2015, à 40 l'année suivante, à 54, puis 72.

Cela correspond à une moyenne de 2,8 tentatives par période de quatre semaines en 2014/2015, de 3,1 en 2015/2016, de 4,2 en 2016/2017 et de 5,5 en 2017/2018.

L'analyse des huit premiers mois de l'exercice en cours montre qu'il y a eu 48 tentatives - une moyenne de 5,3 par période de quatre semaines, la première fois depuis au moins 2014 que le taux n'a pas augmenté.


Les chiffres de TfL montrent qu'il y a eu 44 tentatives de suicide au cours des 32 semaines précédant l'introduction de la stratégie de prévention, dont 76 tentatives au cours des 60 semaines qui ont suivi.

Au cours des mêmes périodes, les interventions du personnel ont été respectivement de 124 et 432, ce qui signifie que le nombre de tentatives de suicide a doublé, passant de 2,8 à 5,7.

Depuis l'introduction d'un nouveau programme de formation à la fin de 2018, ce ratio a atteint 9,9 par suicide - avec 17 tentatives de suicide et 169 interventions sur une période de 20 semaines.

M. Bendrey a dit : "C'est le bon moment pour faire quelque chose. On parle beaucoup plus de santé mentale qu'auparavant.

"Nous avons une main-d'œuvre énorme. Nous brisons les préjugés, les mythes, et nous mettons certains faits et chiffres derrière tout cela pour croire en ce que nous faisons.

"On ne peut pas se contenter de dire une chose pour dire que (le programme) a augmenté le nombre d'interventions ou réduit le nombre de suicides, il y a une foule de choses à faire. Mais nous avons maintenant beaucoup plus de gens qui savent ce qu'est l'intervention.

"La prévention du suicide n'était pas vraiment connue, alors ce que nous avons fait, c'est de faire en sorte que la formation renforce l'importance de ceci."

Vaughan Thomas, le chauffeur du métro, impliqué dans un incident mortel survenu en 2007, a déclaré que les attitudes avaient changé.

«Je pense qu'il y a quelques années, le personnel impliqué était très peu pris en compte - il y avait juste une gêne pour le retard des trains», a-t-il déclaré.

"Mais maintenant, je pense que les passagers sont conscients que cela (un incident) affecte plus que les personnes impliquées."


Assistante service client TfL Hayley Baines

L’assistante du service clientèle de TfL, Hayley Baines, qui a empêché deux femmes de se suicider, a déclaré que les passagers pourraient également jouer un rôle.

Elle a déclaré: «Si vous pensez que quelque chose sort de l'ordinaire, faites-le nous savoir.

«Que ce soit juste quelqu'un qui traîne ou qui soit bouleversé - si vous avez un sentiment, dites-le nous simplement. Si vous le faites, vous pourriez sauver une vie. "

Samaritans est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, tous les jours de l'année, pour écouter et apporter son soutien à toute personne qui peine à faire face à la situation. Les personnes peuvent contacter les Samaritains par téléphone, gratuitement, au 116123, par courrier électronique à jo@samaritans.org ou visiter le site www.samaritans.org pour obtenir des informations détaillées sur leur succursale.

* https://www.itv.com/news/2019-03-01/tube-bosses-hail-incredible-suicide-prevention-programme/

lundi 11 février 2019

SUISSE Prévention du suicide spécifique à la méthode utilisée

Prévention du suicide spécifique à la méthode utilisée
source 07.02.2019 bag.admin.ch

Le plan d’action vise à réduire le nombre de suicides d’environ 25 % d’ici 2030 (par rapport à 2013). Pour atteindre cet objectif, les mesures générales de prévention doivent s’accompagner d’approches spécifiques à la méthode utilisée.

Suicides sur les voies ferrées
Les faits ont conduit l’OFSP à se concentrer sur les suicides commis sur le réseau ferroviaire. L’impact véhiculaire sur les rails est en effet la méthode la plus fréquemment employée chez les jeunes. De plus, une étude mandatée par l’OFSP sur l’éventuelle augmentation du taux de suicide en Suisse a montré qu’au cours de ces dernières années, le suicide sur les voies ferrées est la seule méthode qui tende à augmenter (Steck & Zwahlen, 2016, voir documents).

Les Chemins de fer fédéraux (CFF) sont engagés depuis 2013 dans la prévention du suicide. En 2017, l’OFSP a chargé les CFF de rédiger un rapport sur leurs mesures de préventions et leur efficacité estimée. Plusieurs éléments indiquent que les efforts fournis par les CFF et leurs partenaires ont prouvé leur efficacité. Le nombre des suicides commis sur les voies ferrées a en effet diminué depuis 2014.


Documents Quantifizierung der Ziele des Aktionsplans Suizidprävention. Im Auftrag des BAG (PDF, 256 kB, 07.02.2019)
Rapport « suicides sur les rails » 2018 (en allemand, résumé en français) (PDF, 1 MB, 06.02.2019)
*https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/strategie-und-politik/politische-auftraege-und-aktionsplaene/aktionsplan-suizidpraevention/Methodenspezifische-Suizidpraevention.html

vendredi 11 janvier 2019

MANIFESTATION 25 et 26 mars Paris, La boîte à outils RESTRAIL (REduction of Suicides and Trespasses on RAILway property)

La boîte à outils RESTRAIL: bonne pratique pour la prévention du suicide.
d'apres article
The RESTRAIL toolbox: good practice for suicide prevention. Further discussions on 25 March 2019 at UIC HQ, Paris. sur https://www.uic.org/com/uic-e-news/628/
Poursuite des discussions le 25 mars 2019 au siège de l'UIC, à Paris.

RESTRAIL (voir la success story à l'adresse suivante:
http://ec.europa.eu/programmes/horizon2020/en/news/no-trespassing-preventing-rail-accidents-and-suicides) est toujours actif plus de quatre ans après la fin de le projet.

RESTRAIL (
REduction of Suicides and Trespasses on RAILway property) a été le premier projet de recherche collaboratif de l’UE visant à renforcer la coopération internationale afin de réduire le nombre de suicides, d’intrusions et de perturbations de service sur les chemins de fer (http://www.restrail.eu/). Le projet a été coordonné par la division Sécurité de l’UIC et mis en œuvre entre 2011 et 2014 en collaboration avec les parties prenantes du secteur ferroviaire, les universités et les organismes de recherche et les PME.

Les travaux interdisciplinaires ont abouti à une boîte à outils en ligne dynamique
(http://restrail.eu/toolbox/)  qui est devenue de plus en plus populaire parmi les parties prenantes du secteur ferroviaire, les décideurs, les experts en sécurité et les chercheurs.

Boîte à outils similaire pour prévenir les suicides dans d'autres modes de transport

Ces dernières années, la boîte à outils RESTRAIL est également devenue un modèle pour d’autres actions préventives. En 2018, le CRES (centre français de ressources en suicidologie) a commencé à mettre en œuvre une boîte à outils pour les actions de prévention et de postvention du suicide dans tous les secteurs des transports européens touchés par ce problème:

https://toolboxpreventionsuicidetransport.wordpress.com/.

Le projet CRES se veut complémentaire de RESTRAIL puisqu'il couvre tous les modes de transport: routier, ferroviaire, fluvial, maritime et aérien. Un mode de transport comprend le véhicule de transport, l’infrastructure de transport (aéroport, écluse, piste d’atterrissage, pont, quai, voie ferrée, route, etc.) et l’environnement de transport respectif (fleuve, espace maritime, espace aérien, etc.).

Le projet étant basé sur les travaux RESTRAIL existants, le transport ferroviaire n'est pas traité en priorité dans la boîte à outils CRES et la boîte à outils RESTRAIL est référencée pour ce secteur des transports. Comme pour la boîte à outils RESTRAIL, la boîte à outils CRES se veut facile d'accès et regroupe les actions existantes pour servir d'exemple de bonnes pratiques. L'information est progressivement importée dans la boîte à outils à mesure qu'elle est collectée à partir de sources publiques.

Un pas en avant en 2019: réserver la date du 25 et 26 mars

À la demande des membres de l’UIC, un atelier de l’UIC sera organisé le 25 mars (14h00-18h00 HEC) au siège de l’UIC à Paris pour revoir le thème de RESTRAIL et examiner les moyens d’aller de l’avant. L'atelier sera suivi le lendemain par l'ELCF (European Level Crossing Forum), un groupe de travail de l'UIC réunissant un sujet connexe et des experts compétents. L'organisation de ces deux événements sur plusieurs jours consécutifs vise à optimiser la participation des experts et à stimuler davantage les synergies entre les thèmes liés à la sûreté et à la sécurité.
Un lien d'inscription sera disponible sous peu.

Pour plus d'informations sur la boîte à outils RESTRAIL et le prochain atelier sur la prévention des suicides et des intrusions sur les chemins de fer, veuillez contacter Grigore Havarneanu, conseillère en recherche - Division de la sécurité: havarneanu@uic.org

Source https://www.uic.org/com/uic-e-news/628/

vendredi 14 décembre 2018

CANADA Suicides dans le métro : Toronto utilise le mot « suicide », contrairement à Montréal

Suicides dans le métro : Toronto utilise le mot « suicide », contrairement à Montréal
Il y a eu 45 tentatives de suicide et suicides dans le métro à Toronto l'an dernier. Photo: Radio-Canada / Marko Roy
Radio-Canada
Dans beaucoup de grandes villes comme Montréal, Paris et New York, les autorités n'utilisent pas le mot « suicide » dans leurs communications lorsque quelqu'un s'enlève la vie dans le métro, causant une interruption de service. Toronto a choisi, au contraire, d'en parler ouvertement, ce qui est la « meilleure » stratégie, selon une experte.
Texte de Michel Bolduc; infographie de Camile Gauthier
La Société de transport de Montréal n'emploie pas le mot « suicide », parlant plutôt d'une « intervention des services d'urgence », pour ne pas inciter d'autres personnes à commettre ces actes malheureux, explique la porte-parole de la STM Amélie Régis.
La STM recense une vingtaine de tentatives de suicide chaque année dans le métro. Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson
Même son de cloche de la part de la MTA à New York et de la RATP à Paris, qui ajoute que seule la police y a le pouvoir de confirmer qu'il s'agit d'un suicide.
À Toronto, la Commission de transport utilise souvent l'expression « blessé au niveau des rails » dans ses alertes automatisées dans les médias sociaux et sur les écrans dans le métro.
Mais lorsque le tweet vient du porte-parole de la CTT Brad Ross, ce dernier, qui a plus de 30 000 abonnés sur Twitter, fait directement référence au suicide, en ajoutant le contexte nécessaire, explique-t-il.
Les experts sont unanimes : ça n'incite pas au suicide de faire preuve de transparence, si on utilise de l'empathie et de la compassion. Le fait d'en parler peut, au contraire, inciter les gens à obtenir de l'aide.
Brad Ross, porte-parole de la Commission de transport de Toronto
M. Ross s'assure d'ajouter dans ses tweets le numéro d'une ligne téléphonique d'aide. La CTT doit conserver la même stratégie après son départ le 14 décembre, indique-t-il.
La CTT a recensé 43 tentatives de suicide et suicides jusqu'à maintenant cette année (30 tentatives; 13 morts). L'an dernier, il y en avait eu 45 (26 tentatives; 19 morts). Il est difficile pour l'instant de savoir si la stratégie adoptée par M. Ross il y a deux ans porte fruit.
Pour prévenir les suicides, la CTT collabore également avec l'organisme Distress Centres que les usagers en détresse psychologique peuvent joindre grâce à un bouton sur les téléphones publics dans les stations de métro.
Photo d'un téléphone publicLes usagers en détresse à Toronto peuvent obtenir de l'aide en appuyant sur le bouton bleu des téléphones publics des stations de métro. Photo : Radio-Canada / Michel Bolduc
À Montréal, les employés du métro ont reçu une formation en matière de prévention du suicide et la STM a mené une campagne de sensibilisation en collaboration avec l'organisme Suicide action Montréal, précise Mme Régis.

Briser le tabou

La professeure de psychologie de l'Université d'Ottawa Nafissa Ismail est d'accord avec Brad Ross, de la CTT : l'approche traditionnelle consistant à taire la question n'a pas marché, si l'on se fie à la hausse des taux de dépression et de suicide.
En n'en parlant pas, on n'arrive pas à rejoindre [les personnes suicidaires].
Nafissa Ismail, professeure de psychologie
Parler ouvertement du suicide, ajoute-t-elle, peut aussi aider à sensibiliser un plus grand nombre de personnes et aider le public à reconnaître des signes avant-coureurs du suicide chez un proche.

Où obtenir de l'aide?

Pour sa part, Kathleen Patterson, leader en santé mentale au Conseil scolaire Viamonde, se demande si un tweet est le format idéal pour parler d'une question très complexe comme le suicide.
Néanmoins, elle pense elle aussi qu'il faut mettre fin à la stigmatisation et au tabou.
Les médias ont un rôle clé à jouer. Le ton est maintenant beaucoup plus à la discussion [au sujet du suicide].
Kathleen Patterson, leader en santé mentale au Conseil scolaire Viamonde
Selon Mme Patterson, il est important de parler des souffrances vécues, mais aussi d'inclure un message d'espoir et d'informer le public que des ressources d'aide sont disponibles.
Elle souligne que les personnes seules ou isolées sont souvent plus vulnérables durant la période des Fêtes, connue pour ses rassemblements de famille. C'est sans parler du stress financier que Noël et l'achat de cadeaux peuvent entraîner.
La professeure Ismail offre quelques conseils :
  1. « Il n'est pas nécessaire de suivre les traditions [des années précédentes] », si le temps ou l'argent ne le permet pas.
  2. « C'est correct de s'absenter [d'une fête de famille] », selon les circonstances.
  3. « Bien dormir, prendre le temps de relaxer. »
  4. « Être à l'écoute des gens autour de nous », pour identifier les signes de détresse et diriger les personnes dans le besoin vers les ressources d'aide adéquates.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1140515/suicide-metro-parler-toronto-montreal

jeudi 11 octobre 2018

CANADA ETUDE RECHERCHE Gestion d’incident et soutien aux employés : L’importance d’appliquer les protocoles d’intervention après un incident grave

Gestion d’incident et soutien aux employés : L’importance d’appliquer les protocoles d’intervention après un incident grave

Recherche à L'IRSST
source http://www.preventionautravail.com* 3 oct 2018


Des chercheurs ont évalué les protocoles d’intervention à la suite d’incidents graves dans l’industrie ferroviaire afin d’en déterminer les éléments qui ont des effets positifs majeurs sur la récupération des employés en état de stress important, dont certains vivent des troubles plus sérieux.

Cécile Bardon est chercheuse au Centre de recherche et intervention sur le suicide et l’euthanasie éthique et pratique de fin de vie (CRISE), associé au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). En 2008, pour Transports Canada, elle étudie les comportements suicidaires du personnel des réseaux ferroviaires du pays. « Nous nous sommes aperçus qu’au-delà des comportements des personnes suicidaires, il y avait les ingénieurs de locomotive, complètement pris par la situation bien malgré eux, et qui en souffrent énormément. Cela nous avait pris un peu par surprise parce que, naïvement, nous arrivions là pour parler de suicide et, dans les faits, une grosse partie de notre travail a été de comprendre et de nommer l’immense détresse dans laquelle peuvent se retrouver les employés qui font face à ce type d’événement. »
État des lieux

Chaque année, une centaine de personnes décèdent d’un accident ferroviaire au Canada, dont une vingtaine au Québec. « Ces chiffres datent de 2007 et ils sont en augmentation. Chaque décès constitue en fait le sommet de l’iceberg, parce qu’en réalité, beaucoup d’accidents n’entraînent pas de décès, mais des blessés, ou alors les personnes décèdent bien après l’incident. C’est aussi sans compter les accidents avec de l’équipement ou des animaux sur les voies. »

La plupart des ingénieurs de locomotive et chefs de train vivent ce type d’incident grave au moins une fois dans leur carrière. Ils en sont à la fois témoins, victimes, parties prenantes et souvent premiers répondants. La grande majorité d’entre eux retrouvent rapidement un fonctionnement personnel et professionnel satisfaisant et en gardent très peu de séquelles. De 4 à 17 % de ces employés souffriront toutefois de troubles plus conséquents, incluant la dépression, l’état de stress aigu, l’état de stress post-traumatique (ESPT) ou des troubles anxieux. Les besoins sont moins connus et les ressources plus rares, pour ceux qui ne développent pas d’ESPT et subissent des effets négatifs importants, mais non diagnostiqués.
Une collaboration fructueuse

La Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (TCRC), le syndicat des employés du rail et l’équipe de gestion de VIA Rail travaillaient déjà ensemble à la mise en place de meilleures pratiques de gestion d’incidents et de soutien aux employés, ayant pris conscience du problème au fil des ans. « Mais ce n’est pas leur métier de faire de la gestion du trauma et de la détresse ; ils étaient un peu démunis. Les résultats de la recherche menée avec Transports Canada et nos recommandations pour la gestion d’incidents sortaient juste à ce moment-là. Alors nous nous sommes assis ensemble pour discuter, et ils ont fini par produire un protocole de gestion des incidents basé en grande partie sur les recommandations de l’étude. Je leur ai proposé d’étudier la mise en oeuvre de ce protocole pour démontrer les ingrédients actifs de ces pratiques, pour en arriver, avec les partenaires essentiels de l’industrie, à établir des standards de bonne pratique, applicables ensuite à d’autres acteurs du secteur ferroviaire. L’implantation des protocoles, faite en 2011, a été mise à jour en fonction de ce que nous avons découvert et de ce qui fonctionne le mieux, ou pas. Le processus demeure très vivant et évolutif. VIA Rail fait preuve d’une très belle attitude dans ce programme. »

Un projet de recherche a donc été soumis à l’IRSST. Il a permis d’évaluer l’implantation et l’efficacité des protocoles de gestion d’incidents et de soutien dans l’industrie ferroviaire canadienne. Par l’intermédiaire des Teamsters, les chercheurs ont obtenu la participation d’ingénieurs de locomotive et de chefs de train venant de toutes les compagnies ferroviaires de classe I au Canada. Seule VIA Rail participait à la recherche en tant qu’entreprise. Ainsi, 74 ingénieurs et chefs de train ayant éprouvé un incident grave ont été interrogés sur ce qu’ils avaient vécu et ressenti durant la semaine suivante et sur leur parcours de récupération après un mois, trois mois et six mois. Neuf superviseurs ont aussi contribué à la recherche à deux reprises sur trois mois.
Un constat rassurant

La majorité des employés ont récupéré de l’incident grave au cours de la période de six mois couverte par l’étude. « Mais la vitesse de récupération varie d’une personne à l’autre, précise Cécile Bardon, et la gestion du retour au travail revêt une importance déterminante. » Une des conclusions les plus significatives de la recherche pour les employés, les employeurs et les organismes qui traitent des suites des accidents du travail est que la manière de gérer les incidents graves, et le contexte dans lequel ils se produisent, ont une influence majeure sur la récupération et le bien-être des employés. « Cette étude a confirmé que la prévention est importante et que lorsqu’on en fait, c’est efficace. Bien sûr, il y aura toujours des situations particulièrement dramatiques où, peu importe la prévention, celle-ci ne suffira pas. Je pense à un cas où un train a percuté un VUS avec des parents et leur enfant de deux ans à bord. C’est très difficile de protéger les ingénieurs et les conducteurs des effets d’un tel incident. Mais il y a plusieurs choses qu’on peut faire pour prendre la balle au bond le plus tôt possible et offrir l’aide tout de suite. »
Combattre le sentiment d’impuissance

Le sentiment d’impuissance face à l’accident était fréquent (75,7 %) chez les travailleurs interrogés et il représente un facteur de risque important dans l’apparition d’effets post-traumatiques. Il est important de le définir sur place et de donner à l’employé des moyens pour retrouver sa maîtrise de soi et de la situation qu’il vit. Il y a quand même une bonne nouvelle, selon Cécile Bardon. « L’étude confirme qu’on peut faire beaucoup de chemin en investissant peu d’énergie, mais au bon endroit. Cela demande d’adopter une approche empathique, de se doter d’un protocole et de le mettre en oeuvre. Ça demande aussi d’être une entreprise qui se soucie de ses gens, de les écouter, de les valider dans ce qu’ils ressentent et dans ce qu’ils vivent, et de leur offrir de l’aide au fur et à mesure qu’ils en ont besoin. Et ces choses-là ne coûtent pas cher. Demander comment ça va et écouter la réponse. Raccompagner la personne à la maison, avoir un psychologue pour parler quand ça ne va pas, ou sur place pour faire un breffage dès qu’on peut, avoir du soutien quand on rentre à la maison, rappeler le lendemain pour demander comment ça va. Et ne pas demander à la personne quand elle revient. Accorder un congé, faire un suivi. Des petites choses, mais qui sont très efficaces. Alors, c’est encourageant. »

Recommandations et bonnes pratiques

L’étude a permis une avancée significative des connaissances dans le domaine, tout comme dans leur application en pratiques concrètes et faciles à transposer dans l’industrie. Le rapport présente un sommaire des bonnes pratiques de gestion d’incidents potentiellement traumatisants, ainsi que des recommandations pour l’élaboration et la mise en oeuvre de protocoles de gestion des incidents critiques et de soutien (PGICS). Les Teamsters discutent actuellement avec d’autres employeurs du secteur du rail pour implanter ce genre de protocole et l’idée fait son chemin, puisqu’une telle solution améliore la SST tout en permettant des économies. VIA Rail porte, elle aussi, le flambeau auprès des acteurs de l’industrie ferroviaire canadienne. « De plus, ce qu’on a appris sur le trauma professionnel avec le train, on pourra l’appliquer aux gens du métro, du camionnage, en fait dans n’importe quel milieu industriel où des travailleurs dont ce n’est pas le métier peuvent avoir à gérer une urgence, des blessures ou la mort », souligne Cécile Bardon.
Une formation essentielle

Pour quiconque se retrouve dans une situation traumatisante, l’impression de ne plus avoir de prise sur ce qui lui arrive, comme les sentiments d’impuissance et de colère ou de détresse, sont susceptibles de générer des troubles psychologiques. Mais lorsque la personne a préalablement reçu une formation adéquate, elle s’attend à ce qui peut arriver, elle sait déjà ce qu’elle pourrait ressentir, et ce que les autres feront autour d’elle. Tout cela contribue à ramener un certain sentiment de maîtrise et de réalité dans ce qu’elle vit. La formation s’avère donc cruciale pour les superviseurs et les gestionnaires qui ont à intervenir, mais aussi pour les travailleurs des locomotives. Cécile Bardon poursuit en ce moment ce travail essentiel avec VIA Rail. « Au-delà du projet avec l’IRSST, nous finalisons actuellement leur programme de formation sur la compréhension et la gestion des incidents traumatiques. Ce programme reprend, finalement, toutes les bonnes choses que nous avons apprises avec l’étude et depuis le début de notre collaboration. »
Au-delà de la formation, l’éducation

Il reste toutefois un élément important pour que les protocoles fonctionnent. « Il faut éduquer, insiste la chercheuse. Expliquer aux gars – je dis les gars parce qu’il s’agit encore essentiellement d’hommes – que c’est correct de se sentir affecté. Ça ne veut pas dire qu’on est faible si on est affecté après avoir vu mourir ou souffrir quelqu’un. C’est encore plus correct de le dire et de demander de l’aide. Chacun subit des effets à un degré différent ; il faut juste comprendre et reconnaître comment les choses nous rentrent dedans et ne jamais, jamais, hésiter à demander de l’aide quand on en sent le besoin. C’est un message qu’on ne répète jamais assez, surtout dans des milieux très masculins. »
Pour en savoir plus

BARDON, Cécile, Brian L. MISHARA, Angelo SOARES. Évaluation de différents protocoles de gestion d’incident et de soutien aux employés après un incident grave, R-996, 133 pages.

http://www.preventionautravail.com/recherche/594-gestion-d-incident-et-soutien-aux-employes-l-importance-d-appliquer-les-protocoles-d-intervention-apres-un-incident-grave.html

***



Évaluation de différents protocoles de gestion d’incident et de soutien aux employés après un incident grave

Résumé

L’industrie ferroviaire canadienne fait régulièrement face à des incidents critiques (IC) associés à des collisions avec des personnes ou des véhicules. Ces incidents peuvent occasionner des blessures graves, ou des décès, parmi les victimes, mais aussi des problèmes de santé mentale chez les ingénieurs et conducteurs opérant les locomotives. Chaque année, environ 20 personnes décèdent lors de collisions avec un train au Québec et une centaine au Canada. À ces incidents mortels s’ajoute un nombre inconnu d’incidents lors desquels des personnes ont été blessées ou des dégâts matériels ont été constatés. La plupart des ingénieurs et conducteurs de train seront exposés au moins une fois dans leur carrière à ce type d’évènement. Ils sont à la fois témoins, victimes, parties prenantes et souvent premiers répondants lorsqu’un tel incident critique se produit.
Une proportion importante des ingénieurs et conducteurs de locomotive retrouvent rapidement un niveau de fonctionnement personnel et professionnel satisfaisant et garde très peu de séquelles aux plans psychologique, social et fonctionnel. Le temps de récupération après un IC peut toutefois être long et les employés requièrent un soutien pendant cette période. De plus, entre 4 % et 17 % de ces employés vivront des troubles plus sévères, incluant la dépression, l’état de stress aigu, l’état de stress post-traumatique ou des troubles anxieux.
Il existe plusieurs approches cliniques efficaces pour réduire les symptômes post-traumatiques et une part importante de la recherche s’est concentrée sur ces traitements. Par contre, les besoins sont moins connus et les ressources sont plus rares pour ceux qui ne développent pas de stress post-traumatique et vivent des effets négatifs importants non diagnostiqués.
Quelques études se sont intéressées aux protocoles de gestion d’IC et de soutien (PGICS) offerts par les employeurs et leurs recommandations visaient souvent à mettre de l’avant des pratiques visant à réduire l’impact potentiel des IC sur les employés et à accélérer le retour au travail. Par contre, ces protocoles, même s’ils sont fondés sur des études des conséquences des IC et des besoins des employés, n’ont pas encore fait l’objet d’évaluations empiriques. De telles évaluations sont nécessaires pour déterminer les éléments importants qui génèrent des effets positifs sur la récupération des employés et pour promouvoir les recommandations fondées sur des connaissances scientifiques.
Ce projet vise à évaluer les PGICS déjà en place au Canada dans l’industrie ferroviaire et leurs effets sur les trajectoires de récupération des employés victimes d’un incident critique et de proposer les pratiques clés pour en réduire les effets négatifs.
Soixante-quatorze ingénieurs et conducteurs ayant vécu un IC ont été recrutés pour participer à l’étude. Ils ont été interviewés à quatre reprises sur une période de six mois tandis que neuf superviseurs répondant aux mêmes critères d’inclusion ont été interviewés deux fois sur une période de trois mois. Une méthode mixte a été employée pour analyser le corpus de données, combinant des analyses statistiques et qualitatives afin de bien comprendre les liens entre les incidents critiques, les PGICS et la récupération post-IC. Les perceptions et besoins des superviseurs qui se retrouvent en première ligne de l’application des protocoles et de l’offre de soutien sont également présentés.
Les résultats indiquent que les PGICS existants sont partiellement implantés ou le sont de façon inégale selon les employeurs, les provinces et les types d’IC. Entre autres, dans les IC sans décès,  les protocoles de gestion et de soutien ne sont pas complètement appliqués, même si la santé des employés est affectée.
Les IC ont des effets très variés sur les employés. L’équipe de recherche a pu établir cinq trajectoires de récupération : pas d’effets négatifs, effets négatifs qui disparaissent dans le mois suivant l’IC, effets négatifs qui diminuent régulièrement et disparaissent dans les trois mois suivant l’IC, effets négatifs qui atteignent un plateau entre un et trois mois avant de disparaître, effets négatifs qui perdurent après six mois.
Dans l’ensemble, les deux tiers des employés voient les effets négatifs de l’IC se dissiper plus ou moins rapidement dans le mois suivant l’IC, 20 % des travailleurs ressentent toujours des effets significatifs après trois mois (trajectoire de plateau et d’effets perdurant après 6 mois) alors que cette proportion atteint 13 % après six mois. Ces effets sont non négligeables et affectent la cognition (concentration, rumination, distraction), l’énergie (fatigue, difficultés de sommeil) et les émotions (culpabilité, deuil) des employés. Ils peuvent également interférer avec leur capacité de faire leur travail de façon optimale.
Les différences dans l’application des PGICS permettent d’évaluer le rôle de ces actions dans le processus de récupération post-IC. Les résultats de cette étude montrent que les protocoles de gestion peuvent avoir un effet sur le processus de récupération. Les éléments suivants ont des effets qui favorisent une accélération du processus de récupération : la présence d’un superviseur sur les lieux; la prise en charge de la scène de l’IC par un superviseur; une attitude respectueuse et empathique des différents intervenants; l’absence de pression sur les employés pour qu’ils poursuivent leur travail ou qu’ils reviennent prématurément; la démobilisation (retrait de la scène d’IC et retour à la maison) et la prise de congés automatiques; l’offre proactive de soutien par le programme d’aide aux employés; une procédure claire de retour au travail et d’évaluation des capacités de l’employé à reprendre sa vie professionnelle; une offre différée de soutien en cas de besoin; un suivi effectué après le retour et un contexte de travail positif.
L’étude montre donc que la gestion de l’IC et le soutien offert par l’employeur sont des facteurs importants favorisant la récupération des employés. Ce sont des attitudes et actions sur lesquelles les employeurs peuvent agir et qui s’appliquent relativement facilement, sans engendrer de coûts prohibitifs pour les entreprises; alors que pour d’autres facteurs, comme la présence de soutien social ou la complexité de l’IC, les employeurs ont moins d’emprise. De plus, les entreprises ferroviaires ont des protocoles qui incluent la majorité des actions considérées comme efficaces. L’application rigoureuse de ces protocoles constitue la première étape vers l’amélioration des pratiques et donc de l’atténuation des effets négatifs des IC.

Informations complémentaires

Collection : Rapports scientifiques
Catégorie : Rapport de recherche
Auteur(s) :
  • Cécile Bardon
  • Brian L. Mishara
  • Angelo Soares
Projet de recherche : 2013-0039
Champ de recherche : Réadaptation au travail
Mis en ligne le : 31 janvier 2018
Date de mise à jour : 15 février 2018
Format : Texte

http://www.irsst.qc.ca/publications-et-outils/publication/i/100968/n/gestion-incidentsoutien-employes-incident-grave

vendredi 27 avril 2018

ECOSSE Une application de prévention pour le personnel ferroviaire

ScotRail pour sauver des vies avec l'aide de la nouvelle application ?
Par Michael Holden - 27 avril 2018
sur https://www.railadvent.co.uk*

La compagnie ferroviaire ScotRail a lancé aujourd'hui une nouvelle application pour tous les téléphones et tablettes des employés afin d'aider à prévenir les suicides sur le chemin de fer.

L'application a été développée par Network Rail en partenariat avec Samaritans et l'industrie ferroviaire, l'application donne des conseils aux employés sur les panneaux d'avertissement possibles, et quelle est la meilleure façon de soutenir quelqu'un dans le besoin. Il fournit également un lien direct avec la British Transport Police pour un soutien et des conseils immédiats.

L'application est maintenant disponible pour tous les 4 500 employés de ScotRail et s'ajoute à la formation des Samaritains que plus de 300 membres du personnel ont complétée.

L'application est disponible sur tous les appareils des employés de Network Rail Scotland depuis 2017.

L'Alliance ScotRail soutient également la campagne " Small Talk Saves Lives ". L'objectif est de donner aux voyageurs la confiance nécessaire pour agir s'ils savent que quelqu'un peut être à risque.

On rappelle aux gens que s'ils se préoccupent de quelqu'un qu'ils voient sur le chemin de fer ou ailleurs, ils devraient se fier à leur instinct (ce qui suit est tiré du site Web de ScotRail) :

    Les pensées suicidaires peuvent souvent être temporaires.
    Lancez une conversation en posant une question simple, par exemple sur le temps qu'il fait, ou sur l'endroit où ils voyagent aujourd'hui.
    Si vous pensez que quelqu'un a besoin d'aide, présentez-vous, encouragez-les à parler et concentrez-vous sur l'écoute.
    Il n'y a aucune preuve que le fait de parler à quelqu'un qui pourrait être à risque peut aggraver les choses.
    Il est important d'agir. Si vous ne vous sentez pas à l'aise d'approcher la personne vous-même, dites-le à un membre du personnel, à un agent de police ou composez le 999 .

Qu'est-ce que les fonctionnaires ont dit ?

David Lister, directeur de la durabilité et de l'assurance de la sécurité de ScotRail Alliance, a déclaré :

    "L'Alliance ScotRail prend très au sérieux son engagement à soutenir ceux qui ont des problèmes de santé mentale.

    "Rencontrer quelqu'un en détresse sur le chemin de fer peut être une expérience intimidante, même pour les plus expérimentés de notre peuple. C'est pourquoi nous avons lancé cette application pour les employés de ScotRail, afin d'offrir une aide et des conseils rapides à ceux qui rencontrent quelqu'un qui a besoin d'un soutien urgent.

    "Grâce au travail de l'industrie ferroviaire et des Samaritains, pour chaque vie perdue sur le chemin de fer, six sont sauvés."

James Jopling, directeur exécutif pour les Samaritains en Écosse, a déclaré :

    "Le suicide n'est pas inévitable et chacun d'entre nous pourrait avoir l'occasion de sauver une vie. En donnant à leur personnel les moyens d'agir s'ils voient quelqu'un à risque, l'industrie ferroviaire continue de faire de grands efforts pour réduire et prévenir le suicide dans toute l'Écosse".

https://www.railadvent.co.uk/2018/04/scotrail-to-save-lives-with-help-of-new-app.html

INFO +
Pour en savoir plus sur la campagne Small Talk Saves Lives https://blogdinfosuicide.blogspot.fr/2017/11/grande-bretagne-une-nouvelle-campagne.html

jeudi 16 novembre 2017

GRANDE BRETAGNE Une nouvelle campagne encourage le public à intervenir pour aider à prévenir les suicides ferroviaires

Une nouvelle campagne encourage le public à intervenir pour aider à prévenir les suicides ferroviaires
Source .networkrail.co.uk/*Les usagers sont invités à prendre part à une nouvelle campagne de prévention du suicide dans les chemins de fer qui pourrait sauver de nombreuses vies chaque année et les amènerait à repérer les personnes vulnérables et à leur parler pour interrompre leurs pensées suicidaires.Samaritans, British Transport Police (BTP) et l'industrie ferroviaire, notamment Network Rail et  train operating companies, lancent Small Talk Saves Lives pour donner aux voyageurs la confiance d'agir s'ils remarquent que quelqu'un risque de se suicider sur le réseau ferroviaire ou à proximité.
Small Talk Saves Lives demande au public de faire confiance à ses instincts et de faire attention aux autres passagers qui pourraient avoir besoin d'aide, comme l'illustre un nouveau film qui est sorti aujourd'hui.En soulignant que les pensées suicidaires peuvent être temporaires et interrompues par quelque chose d'aussi simple qu'une question, la campagne vise à donner au public les outils pour repérer une personne potentiellement vulnérable, entamer une conversation avec elle et aider à sauver une vie.

    
"Etant donné que près de cinq millions de voyages se font en train chaque jour, nous demandons aux voyageurs de travailler aux côtés de notre personnel comme les yeux et les oreilles du chemin de fer, en nous aidant à assurer la sécurité de tous.
    
Si c'était votre bien-aimé, une fille ou un fils, un mari ou une femme qui traversait une crise émotionnelle, n'espéreriez-vous pas que quelqu'un a prenne le temps de s'arrêter et de demander si tout allait bien?
Même en cas de doute, vous pouvez toujours signaler vos inquiétudes à un membre du personnel ou à un policier, mais agissez s'il vous plaît si votre instinct vous dit que quelque chose ne va pas."Ian Stevens de Network Rail, qui gère le programme de prévention du suicide au nom de l'industrie ferroviaireSmall Talk Saves Lives a été développé a été mis au point après que des recherches aient démontré que les passagers ont un rôle clé à jouer dans la prévention du suicide. D'autres recherches ont montré que la majorité d'entre elles étaient prêtes à agir, mais beaucoup voulaient des conseils sur la façon d'aider et l'assurance qu'elles ne "aggraveraient pas les choses".
La campagne s'appuie sur les interventions réussies de certains des 16 000 employés du personnel ferroviaire et des agents du BTP qui ont été formés par les Samaritains à la prévention du suicide. Pour chaque vie perdue sur le chemin de fer, six sont sauvés. L'espoir est qu'en faisant appel aux membres du public, le nombre d'interventions sauvant la vie en Grande-Bretagne augmentera davantage.

   
"Nos agents font quotidiennement des interventions vitales sur le chemin de fer, en collaboration avec le personnel des chemins de fer et les membres du public. Nous savons par expérience que lorsque quelqu'un est en détresse, le simple fait de l'engager dans une conversation peut faire toute la différence et l'aider à se remettre sur pied. Il est logique de faire savoir au public que ce simple geste peut aider.  
    
Nous ne suggérons pas que les gens interviennent s'ils ne se sentent pas à l'aise ou en sécurité de le faire.
Ils peuvent le dire à un membre du personnel ferroviaire ou à un policier - dont beaucoup ont été formés par des Samaritains - ou appeler le 999."Le chef de la police britannique des transports, Paul Crowther, responsable de la stratégie de la police nationale pour la prévention du suicideUne enquête auprès des personnes qui voyagent en train, réalisée pour la campagne, a révélé que plus de 4 sur 5 s'adresseraient à quelqu'un qui pourrait être suicidaire s'ils connaissaient les signes à surveiller, ce qu'il faut dire , et qu'ils ne feraient pas empirer la situation. Un nombre encore plus élevé, près de 9 sur 10, pensait qu'une personne ayant besoin de soutien aurait du mal à demander de l'aide.Small Talk Saves Lives encourage les passagers à remarquer à remarquer ce qui peut être un signal d'avertissement, comme le fait qu'une personne se tient seule et isolée, qui semble absente ou renfermée, qui reste longtemps sur le quai sans monter dans un train ou affiche quelque chose d'inhabituel dans son comportement ou apparence. Il n' y a pas de signes ou de combinaisons de comportements qui signifient qu'une personne est suicidaire, mais si quelque chose ne va pas, le message est d'agir.L'accent est mis sur la façon dont les gens réagissent en se sentant à l'aise et en sécurité. Différents modes d'action sont proposés, en fonction de la situation et de la réponse. Ils vont de l'approche de la personne et de leur poser une question pour les distraire de leurs pensées ou pour alerter un membre du personnel ferroviaire ou appeler la police.Comment vous pouvez aider: Faites de petites conversations et vous pourriez sauver une vie [Site web Samaritains]Sarah Wilson se sentait suicidaire et prévoyait de prendre sa vie sur les voies ferrées, mais elle ne l' a pas fait parce que quelqu'un lui a tendu la main. Son histoire a inspiré la réalisation d'une vidéo pour promouvoir la campagne, où des passagers sans méfiance sur le quai d'un train pensent d'abord qu'un annonceur de gare les avertit des retards dus à un suicide sur la ligne, puis découvrent qu'ils écoutent une histoire d'espoir et de rétablissement, racontée par Sarah elle-même.

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Quelqu'un qui a montré qu'il se souciait de moi a aidé à interrompre mes pensées suicidaires et cela leur a donné le temps de se calmer.Plus les gens comprennent que le suicide est évitable, mieux c'est. J'espère que les gens partageront la vidéo et que la campagne encouragera les gens à faire confiance à leur instinct
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Sarah Wilson
La campagne a également été élaborée en consultation avec des personnes qui ont été personnellement touchées par le suicide, y compris lorsqu'un de leurs proches a perdu la vie dans les chemins de fer. L'initiative bénéficie également du soutien de l'éminent expert en prévention du suicide, le professeur Rory O'Connor, de l'Université de Glasgow.

   
"Je suis heureux de soutenir la nouvelle campagne des Samaritains, Small Talk Saves Lives. Il vise à s'attaquer à l'un des mythes entourant le suicide et sa prévention: à savoir qu'il n'y a rien que nous puissions faire pour prévenir le suicide. Il y a, et nous avons tous un rôle à jouer.
    
C'est formidable de voir cette campagne encourager les gens à tendre la main s'ils pensent que quelqu'un peut être suicidaire. Cela pourrait sauver des vies."
Professeur Rory O'Connor

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Le suicide est l'affaire de tous et chacun de nous pourrait avoir l'occasion de sauver une vie. Les recherches menées dans le cadre de cette campagne ont montré que 73% de la population s'attendrait à ce que quelqu'un s'approche de l'être aimé s'il était bouleversé dans un lieu public.
  
Nous avons travaillé avec soin avec le public, les voyageurs de chemin de fer et les personnes endeuillées par suicide pour nous assurer que cette campagne soit menée avec sensibilité, mais avec un impact réel.
 
Les connaissances et les compétences nécessaires pour sauver des vies dans l'environnement ferroviaire peuvent être appliquées à de nombreuses autres situations. Nous espérons que Small Talk Saves Lives est le début d'une discussion beaucoup plus large sur la prévention du suicide."Ruth Sutherland, chef de la direction, Samaritains






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