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mardi 11 mai 2021

VIDEO. Sarthe. Une carte interactive pour rester en contact avec un proche qui a besoin d'aide & campagne de crowdfunding.

VIDEO. Sarthe. Une carte interactive pour rester en contact avec un proche qui a besoin d'aide

Face au suicide, l'association #Ditesjesuislà lance une carte interactive pour rester en contact avec un proche qui a un moment de sa vie a besoin d'aide.
L'association #Ditesjesuislà qui mène des opérations de prévention face au suicide

L’association #Ditesjesuislà qui mène des opérations de prévention face au suicide (©Ditesjesuislà)
Actu Le Mans *

L’association #Ditesjesuislà qui mène des opérations de prévention face au suicide en Sarthe lance une carte interactive. L’objectif : rester proche d’un ami qui a un moment a besoin d’aide. Elle a lancé une cagnotte sur la plateforme Ulule pour financer ces cartes qui pourront notamment être distribuées aux étudiants. 

En octobre dernier, un infirmier à l’Établissement public de santé mentale d’Allonnes et membre de l’équipe des urgences psychiatriques de l’hôpital du Mans, Yann Massart, lançait une plateforme internet de prévention face au suicide nommée #DitesJeSuisLà. 

« Rester en contact réduit le risque suicidaire »

Depuis, l’association fait son chemin. Elle lance une carte interactive pour rester en contact avec un proche un membre de sa famille, un ami, un collègue qui, à un moment de sa vie, a besoin d’aide. 

"Il est démontré que rester en contact réduit le risque suicidaire. La visualisation du message de soutien d’un proche peut aider une personne à surmonter cette crise, lui montrant qu’elle n’est pas seule et qu’il y a d’autres issues que la mort en réponse à sa souffrance". 

Yann Massart

Les membres de #Ditesjesuislà ont ainsi imaginé une carte qui permet d’enregistrer une vidéo sur laquelle on enregistre un message et que l’on donner à un proche.

« Nous avons imaginé des cartes personnalisées avec un QR code unique redirigeant vers une interface disponible sans application et depuis tous les smartphones ».

Comment ça fonctionne ?

Chaque personne voulant garder le contact avec un de ses proches pourra flasher le QR code unique et enregistrer un message vidéo via cette interface. Ensuite, elle pourra donner cette carte personnalisée à son proche, qui aura accès à son contenu en illimité en passant son téléphone devant le QR code.
"https://www.youtube.com/embed/DzBMDiO7M5M"

Un message disponible à n’importe quel moment

Grâce à cette carte, les personnes traversant une crise suicidaire pourront se sentir soutenues. « Le message réconfortant sera disponible en continu, à n’importe quel moment du jour ou de la nuit ! »

Une campagne participative sur Ulule

Un projet qui a besoin de soutien, une cagnotte a été lancée via la plateforme Ulule pour financer l’achat des cartes qui seront imprimées chez ITF à Mulsanne. « Elles seront ensuite les mettre à disposition des étudiants notamment ».

Il est possible de les précommander sur Ulule

https://actu.fr/pays-de-la-loire/le-mans_72181/video-sarthe-une-carte-interactive-pour-rester-en-contact-avec-un-proche-qui-a-besoin-d-aide_41456764.html

vendredi 29 janvier 2021

Santé mentale : des ados pour aider d’autres ados ?

Santé mentale : des ados pour aider d’autres ados ?

Proposer à des adolescents le soutien de certains de leurs pairs pour surmonter les moments difficiles. Voici le concept de nombreux programmes mis en place aux Etats-Unis notamment. Bénéficiant d’une formation, ces jeunes constituent ainsi une ressource pour leurs camarades en souffrance. Une étude récente révèle que les parents y sont largement favorables.

Par https://www.ledauphine.com En partenariat avec Destination Santé
29/01/2021

Répandu dans les pays anglo-saxons, le concept de « pair-aidance » correspond à l’assistance apporté par un individu à un autre, disposant d’une expérience similaire. Un même cancer, une addiction commune… ou le même âge. Une équipe de l’University of Michigan a ainsi interrogé des parents sur l’intérêt d’un tel programme auprès de leurs adolescents.

C’est en effet une méthode, proposée dans plusieurs lycées Outre-Atlantique, dans laquelle certains jeunes sont formés et encadrés par des adultes pour devenir des interlocuteurs identifiés par leurs camarades. Un adolescent a une question qui l’embarrasse, il est victime de harcèlement ou a simplement besoin de se confier durant une période de stress ? Il sait alors à qui se confier.

Pourquoi ce concept ? L’enquête menée auprès de 1 000 parents d’adolescents âgés de 13 à 18 ans fournit justement une explication. Selon 38% d’entre eux, si leur adolescent était en souffrance, il irait probablement s’adresser plus facilement à un autre adolescent qu’à un adulte. Comme dans les programmes d’alcooliques anonymes, la personne en souffrance se sent mieux comprise par quelqu’un qui vit ou a traversé la même difficulté.

Lorsqu’un tel programme existait déjà dans l’école de leur enfant, les parents interrogés se sont également révélés deux fois plus favorables que les autres à ce système. La preuve qu’une fois testé, il est rapidement adopté.


Les adolescents sont-ils capables d’endosser le rôle de pair-aidant ?

Des parents expriment toutefois une inquiétude quant à la capacité de leurs adolescents à savoir réagir dans certaines situations. Sont-ils réellement assez matures pour cela ? Ainsi 62% des parents interrogés s’inquiètent que ces jeunes ne gardent pas confidentielles les informations recueillies. En outre, 57% ont peur qu’ils ne sachent pas déterminer quand un problème nécessite l’intervention d’un adulte.

Autre préoccupation : l’adolescent risque-t-il de se sentir responsable si un autre jeune tente de se suicider par exemple, alors qu’il s’est adressé à lui via le programme de « pair-aidance » ? Selon les auteurs, « ces programmes doivent être menés en lien avec des adultes qualifiés dans le soutien des jeunes, et notamment en matière de prévention du suicide ».

https://www.ledauphine.com/magazine-sante/2021/01/29/sante-mentale-des-ados-pour-aider-d-autres-ados

 

jeudi 23 mai 2019

ETUDE RECHERCHE CANADA la détresse des aidants naturels.

DETRESSE SUICIDAIRE
21 mai 2019 Le Soleil *
BRIGITTE TRAHAN

« Chaque humain est différent. Il faut être à l’écoute, lui rendre quelques services. Il ne faut pas que les doutes et les reproches prennent » toute la place — Audrey Teasdale- Dubé, doctorante de quatrième année en psychologie de l’Université du Québec à Trois- Rivières
Stress, fatigue, solitude, sentiment de culpabilité... un cocktail explosif pour les aidants naturels, révèle une étude TROIS- RIVIÈRES — Les aidants naturels vivent de la détresse, c’est bien connu, en particulier ceux qui aident un proche ayant des troubles cognitifs. Ce qui est moins connu, c’est que certains de ces aidants finissent par songer au suicide. C’est une doctorante de quatrième année en psychologie de l’Université du Québec à TroisRivières ( UQTR), Audrey Teasdale- Dubé, qui a eu l’idée de se pencher sur la question. Ce sujet d’étude, une première pour le Canada, lui est venu lorsqu’elle a travaillé pour la ligne d’écoute de Prévention Suicide. « Beaucoup de personnes âgées appelaient », dit- elle.
— PHOTO LE NOUVELLISTE, FRANÇOIS GERVAIS Audrey
 
Teasdale-Dubé, candidate au doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières, a eu l’idée de se pencher sur la détresse des aidants naturels. Mme Teasdale- Dubé présentera les conclusions de sa thèse dans le cadre du 87e congrès de l’ACFAS qui se déroulera du 27 au 31 mai à Gatineau.
La candidate au doctorat en psychologie a pu dénicher six participants, t rois hommes et trois femmes, pour cette étude. Tous étaient les aidants naturels d’un proche, majoritairement d’un conjoint, mais aussi d’un parent ou d’un enfant ayant des t roubles neurocognitifs. Tous avaient songé au suicide.
Audrey Teasdale- Dubé voulait savoir pourquoi. Mieux comprendre cette émotion extrême pourra éventuellement permettre de mieux aider ceux qui aident, explique-t-elle.
I l est ressorti de ces participants qu’ils vivent tous beaucoup de conflits familiaux et qu’ils se sentent seuls. Certains encaissent des reproches face à la manière dont ils prodiguent de l’attention et des soins à la personne aidée. Parfois, ça peut survenir lorsque l’aidant naturel prend un répit.
Pour plusieurs, l’idée de placer la personne aidée dans un CHSLD est une décision très difficile à prendre, explique la candidate en psychologie. C’est que l es CHSLD ont très mauvaise réputation, dit- elle et les désaccords peuvent survenir entre membres de la famille sur l’endroit où placer la personne.
Même l a personne aidée f ait des reproches à son aidant naturel, constate la chercheuse, car elle n’est pas toujours consciente des besoins grandissants et des pertes qu’elle vit.
Le placement de la personne est parfois perçu comme un soulagement, mais il existe des aidants naturels qui se sentiront coupables de le faire, constate la chercheuse. «Cela peut être vécu comme un abandon », expliquet-elle. Et la difficulté s’ aggrave lorsque la famille s’y oppose.
Tous ces désaccords avec la famille, l’épuisement que génère l’ aide apportée à la personne en perte cognitive, la difficulté engendrée par l’idée de placer la personne lorsque l’aidant naturel n’en peut plus, le sentiment d’injustice ressenti, voilà autant de raisons pour l’aidant naturel de vouloir s’enlever la vie.
« C’est une situation très difficile et très complexe » , résume Mme Teasdale- Dubé. « On n’en parle pas assez.»
Ce sujet a été étudié en Australie, mais c’est à peu près là que s’arrête la littérature scientifique sur le sujet, a constaté la doctorante qui veut étayer le dossier pour le Québec.
ÊTRE SENSIBLE
Il faut donc être sensible aux signaux d’alarme que pourrait vivre l’aidant naturel. Mme Teasdale-Dubé suggère d’être davantage à leur écoute. Les sonnettes d’alarme sont souvent trop discrètes, en particulier chez les aînés. Il faut donc être attentifs si l’aidant naturel mentionne qu’il est épuisé, s’il vit des difficultés avec la famille, s’il montre des signes de détresse émotionnelle. « Chaque humain est différent », fait-elle valoir. «Il faut être à l’écoute, lui rendre quelques services. Il ne faut pas que les doutes et les reproches prennent toute la place», résume-t-elle.
Certains, par exemple, vont être dans le déni lorsque l’idée de placer la personne deviendra incontournable. C’est que les personnes en perte cognitive n’ ont pas que de mauvais moments. Il sont aussi de bons moments, ce qui f ait dire à l’aidant naturel qu’il est encore capable de l’aider même si ce n’est plus vraiment le cas, explique Mme Teasdale- Dubé.
CANDIDATS RECHERCHÉS
La doctorante de l’UQTR veut pousser son analyse plus loin et vient de démarrer une nouvelle étude qui lui permettra d’analyser l’ampleur de ce phénomène de détresse suicidaire.
Elle est d’ailleurs à la recherche de nouveaux participants pour cette recherche qui devrait permettre de faire ressortir un profil des aidants naturels vivant une détresse suicidaire.
Les personnes de 60 ans et plus qui sont aidantes naturelles et qui vivent ce genre de difficultés sont invitées à communiquer avec la chercheuse afin de répondre à un questionnaire qui peut se faire en ligne ou sur papier en toute discrétion. Il faut 45 minutes pour y répondre. Les résultats finaux de cette recherche seront communiqués à des organismes d’aide qui ont soutenu le recrutement des participants à l’étude soit l’Association des proches aidants Arthabaska Érable, APPUIMauricie, APPUI Centre-du-Québec, le Regroupement des aidants naturels de la Mauricie, l’Association des personnes proches aidantes de la Vallée-de-la-Batiscan et la Maison Carpe Diem.
Pour s’ inscrire à l’ étude, on peut communiquer avec Audrey Teasdale-Dubé au 819 376-5011, poste 4282 ou par courriel à audree. teasdale- dube@ uqtr. ca. Un tirage de coupons- cadeaux sera fait parmi les participants.