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mardi 18 juin 2013

AUTOUR DE LA QUESTION OUTILS : "Guide des médicaments psychotropes

Nouveauté Psycom : "Guide des médicaments psychotropes - Edition 2013"

le 17 juin 2013
Le Psycom propose une nouvelle version de son guide "Les médicaments psychotropes. Psychiatrie et Santé mentale", mise à jour en partenariat avec le Réseau PIC de pharmaciens hospitaliers .
Les médicaments psychotropes sont une des réponses thérapeutiques aux maladies psychiques, en complément d’autres moyens thérapeutiques comme les psychothérapies et l’accompagnement social. Ce Guide propose des explications simples et fiables sur les grandes familles de médicaments, les recommandations d'usage et de surveillance, les précautions à observer, la dépendance et le sevrage. Il est complété d'un glossaire et d'une table d'équivalence nom commercial = DCI.
Le guide est disponible en version PDF :
Ainsi qu'en version papier sur commande


source info : http://www.psycom75.org/Actualites/Pour-en-savoir-plus/Nouveaute-Psycom-Guide-des-medicaments-psychotropes-Edition-2013

vendredi 7 juin 2013

Effet négatif de l’annonce du diagnostic sur le patient : dépression et tentatives de suicide

D'après article " Mise au point  : Diagnostiquer et annoncer une démence : quels risques, quels bénéfices ? p. 1130  Franz Josef Holzer et al.Diagnostiquer et annoncer une démence : quels risques, quels bénéfices ?
Rev Med Suisse 2012;8:1130-1134

Extraits :

Effet négatif de l’annonce du diagnostic sur le patient : dépression et tentatives de suicide

Afin d’évaluer les conséquences psychiques dans les trois mois qui suivent l’annonce du diagnostic, Carpenter et coll. publient en 2008 une étude22 portant sur 90 binômes (patient et proche) qui consultent pour une évaluation des fonctions cognitives. Les participants ne sont pas mis au courant du stade, mais uniquement de la présence (31% des binômes) ou de l’absence de démence (69% des binômes). Les résultats montrent que les symptômes d’angoisse et de dépression restent stables, voire diminuent discrètement après l’annonce. Le degré de démence (très légère ou légère), l’âge, le sexe et l’éducation n’ont pas d’effet significatif. Les auteurs concluent que le médecin peut poser et annoncer le diagnostic de démence sans crainte de réactions émotionnelles délétères chez la plupart des personnes souffrant d’une démence à un stade précoce.
Toutefois, selon une étude épidémiologique danoise,23 la démence est associée de manière générale à un risque de suicide augmenté, en particulier chez les patients de moins de 70 ans (risque relatif de huit fois), et dans les trois mois qui suivent le diagnostic (20% des décès par suicide ont lieu pendant cette période). Chez les patients de plus de 70 ans, le risque est toujours trois fois plus élevé même en contrôlant les troubles de l’humeur, en particulier chez les hommes. Une récente méta-analyse confirme ce risque,24 avec un odd ratio de 1,5 comparé à une population de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou d’une insuffisance cardiaque.25
Ces données, à première vue inquiétantes, nécessitent une pondération. D’une part, chez 65% de ces patients le diagnostic a été posé durant une hospitalisation pour raison psychiatrique, la question de l’importance des comorbidités psychiatriques reste ouverte. Le suivi après le diagnostic n’est pas connu non plus – il s’agit d’un registre. Quelques travaux ont montré une augmentation relative de plaques séniles et dégénérescences neurofibrillaires chez des suicidés âgés, suggérant que la présence de marqueurs de la maladie puisse être un facteur de risque, indépendamment de l’annonce diagnostique.26 Cependant, il semble surtout que ce soit la période postdiagnostique qui soit à risque.27
Le risque de suicide nécessite un suivi régulier du patient et de son entourage afin de permettre au patient d’exprimer son désarroi et de dépister des signes d’alarme, d’autant plus que les indicateurs de suicide semblent moins fiables dans ces pathologies.28 Retarder l’annonce diagnostique jusqu’à une phase avancée de la maladie simplement pour éviter un passage à l’acte pourrait être considéré comme une forme de paternalisme médical ou un comportement d’évitement de la part du médecin."

références biblio de l'extrait

22 [*] Carpenter BD, Xiong C, Porensky EK, et al. Reaction to a dementia diagnosis in individuals with Alzheimer’s disease and mild cognitive impairment. J Am Geriatr Soc 2008;56:405-12. [Medline]
23 [*] Erlangsen A, Zarit SH, Conwell Y. Hospital-diagnosed dementia and suicide : A longitudinal study using prospective, nationwide register data. Am J Geriatr Psychiatry 2008;16:220-8.
24[*] Draper B, Peisah C, Snowdon J, Brodaty H. Early dementia diagnosis and the risk of suicide and euthanasia. Alzheimers Dement 2010;6:75-82. [Medline]
25 Waern M, Rubenowitz E, Wilhelmson K. Predictors of suicide in the old elderly. Waern Gerontology 2003;49:328-34.
26 Peisah C, Snowdon J, Gorrie C, Kril J, Rodriguez M. Investigation of Alzheimer’s disease-related pathology in community dwelling older subjects who committed suicide. J Affect Disord 2007;99:127-32. [Medline]
27 Haw C, Harwood D, Hawton K. Dementia and suicidal behavior : A review of the literature. Int Psychogeriatr 2009;21:440-53. [Medline]
28 Purandare N, Voshaar RC, Rodway C, et al. Suicide in dementia : 9-year national clinical survey in England and Wales. Br J Psychiatry 2009;194:175-80. [Medline]

source: http://rms.medhyg.ch/numero-342-page-1130.htm

vendredi 16 novembre 2012

ADDICTION VIGILANCE INFORMATION MEDICALE PROFESSIONNELS URGENTISTES REANIMATION

SUJET : ADDICTION VIGILANCE ANSM-AFSSAPS
Augmentation des cas d'exposition au baclofène rapportés à la toxicovigilance
PARIS, 15 novembre 2012 (APM) - Les cas d'exposition au baclofène qui sont rapportés aux centres antipoison et de toxicovigilance (CAPTV) ont augmenté en 2009-10, parallèlement à l'engouement pour ce produit dans le traitement de l'alcoolodépendance, selon un rapport rendu public jeudi par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Au lendemain de l'annonce par Ethypharm du lancement d'une étude pour évaluer une nouvelle formulation du baclofène chez des patients alcoolodépendants (cf APM FBPKE001), l'ANSM a fait un "point d'information" pour rappeler qu'elle a autorisé deux essais cliniques: celui d'Ethypharm nommé Alpadir et un essai promu par l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), avec la formulation actuellement disponible, nommé Bacloville, qui a débuté en avril.

Alors que la lutte contre l'alcoolisme est "un enjeu majeur de santé publique", l'ANSM affirme sa volonté d'"encourager le développement d'études cliniques" car "une meilleure connaissance des profils d'efficacité et de tolérance du baclofène est absolument nécessaire".

Mais l'agence note aussi une "augmentation des signaux potentiellement alarmants, en provenance des CAPTV". Elle rend public sur son site internet un rapport du Comité de coordination de toxicovigilance daté de juin.

Ce travail met en évidence une augmentation significative des notifications à la toxicovigilance qui citent le baclofène, en 2009 et 2010 par rapport aux années précédentes. Il y avait eu 32 notifications citant le baclofène (seul ou avec d'autres médicaments) en 2000; le nombre de notifications avait augmenté progressivement jusqu'à 70 en 2008; mais on est passé brusquement à 124 notifications en 2009 et 134 en 2010.

Une augmentation des cas sévères était également observée. Et il y a eu deux décès en 2010 (aucun en 2009), comparés à un seul décès dans la période 2000-08.

Les auteurs de ce rapport font l'hypothèse d'un lien avec la parution du Dr Olivier Ameisen en 2009, dans lequel il évoquait sa propre expérience d'utilisation du baclofène pour traiter son addiction à l'alcool, qui a été très médiatisé.

Les données de vente en officine et de patients sous traitement montrent en effet une augmentation de l'utilisation du baclofène en 2009-10, notent les auteurs.

Toutefois, l'augmentation des notifications aux CAPTV était supérieure à l'augmentation des ventes. Bien qu'on ne puisse exclure un "biais de notoriété" (les cas seraient plus souvent rapportés en raison de l'attention portée sur ce médicament), les auteurs s'en inquiètent.

Ils notent également une augmentation des cas d'utilisation du baclofène dans un contexte de conduite suicidaire.

Mais ils précisent prudemment qu'"il n'est pas possible à partir de cette étude d'étayer l'hypothèse d'un éventuel effet dépressogène qui pourrait être la conséquence de la prise de baclofène".

Ils notent également qu'il n'est pas possible de savoir s'il y a un risque de dépendance avec ce produit.

Par ailleurs, d'un point de vue pratique, pour les médecins urgentistes et réanimateurs, ils insistent sur le risque de méconnaître le diagnostic étiologique d'intoxication au baclofène, face à un patient présentant des troubles de conscience, des convulsions et/ou une bradycardie. Cela d'autant plus qu'il peut y avoir pour les biologistes faisant une recherche toxicologique une difficulté à détecter ce produit.

Il y a donc une nécessiter d'informer les urgentistes, réanimateurs et biologistes sur l'intoxication au baclofène. Et les auteurs concluent en estimant "préoccupant" le risque d'utiliser ce produit lors d'une conduite suicidaire. "Ce risque devrait être porté à la connaissance des prescripteurs comme des autres acteurs de terrain".

Documents disponibles sur le site de l'ANSM

source fb/ab/APM
redaction@apmnews.com