vendredi 22 juin 2018

FORMATION MEDICALE Marseille (13) 28/09/2018 DPC Adolescent suicidant : modalités de prise en charge et innovations

28 septembre 2018 Marseille – DPC Adolescent suicidant : modalités de prise en charge et innovations
organisé par le Syndicat des Psychiatres Français Association Française de Psychiatrie
et ASMA (Association suicide et mal être des adolescents)
Public concerné : Généralistes, Neuropsychiatres, pédiatres, psychiatres de l'enfant et de l’adolescent ou de l'adulte, médecins de santé publique et médecine sociale, médecins d'urgence, Infirmiers (es) (IDE)...

Programme https://psychiatrie-francaise.com/wp-content/uploads/2018/06/Marseille-28-09-2018-Argument-pg-bul-inscription.pdf




BELGIQUE Document en ligne L’urgence psychiatrique: mythes et réalité

Intervention au Symposium de médecine aiguë 2018 
L’urgence psychiatrique: mythes et réalité,
urgences Motif d’admission «Cas Psy»
Dr SARTORI Sabine, Psychiatre
CHR DE HUY
http://www.chrh.be/wp-content/uploads/2018/05/Dr-SARTORI-Urgences-psychiatriques.pdf

Constitution d'un groupe de travail dans la Sarthe (72)

L’arc en ciel se mobilise dès cette année, pour participer à la lutte contre les situations d’épuisement et de souffrance morale liées à des évènements de vie tels que la maladie, le handicap, le deuil et à la conjoncture économique.
L’arc en ciel est en train d’organiser un groupe de travail sur la ville de Mamers avec les associations de bénévoles ; l’association s’appuiera sur le réseau de bénévoles existant.
Si vous êtes intéressé(e), merci de vous faire connaitre au  06 84 88 17 55.

Information Association http://asso-larcenciel.fr/

QUEBEC Protocole d'intervention en santé mentale ou en situation de risque suicidaire pour les jeunes en difficulté recevant des services en protection et en réadaptation ainsi que pour leur famille

Publications du ministère de la Santé et des Services sociaux
source publications.msss.gouv.qc.ca* 21/06/2018
Protocole d'intervention en santé mentale ou en situation de risque suicidaire pour les jeunes en difficulté recevant des services en protection et en réadaptation ainsi que pour leur famille
Guide
Image de la couverture du document.
Description
Le protocole d’intervention en santé mentale ou en situation de risque suicidaire pour les jeunes en difficulté recevant des services en protection et en réadaptation ainsi que pour leur famille s’adresse aux Intervenants psychosociaux et de réadaptation de même que le personnel du réseau de la santé et des services sociaux qui travaillent auprès de ces jeunes. Il s’adresse aussi aux gestionnaires concernés, afin qu’ils s’assurent de la connaissance et de l’application adéquate du protocole par les intervenants, notamment en veillant à l’animation de celui-ci.
Il concerne les jeunes en difficulté d’adaptation qui présentent des indices d’un trouble mental, une détresse, une désorganisation aigüe en santé mentale ou un risque suicidaire, et recevant des services psychosociaux ou de réadaptation en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse et de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. Certains jeunes sont aussi hébergés en vertu de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (LSSSS).
Il vise à :
  • Soutenir les intervenants impliqués dans l’accompagnement d’un jeune présentant des indices d’un trouble mental, d’une détresse psychologique, d’une désorganisation en santé mentale, d’un passage à l’acte suicidaire ou d’un risque suicidaire;
  • Assurer au jeune présentant des indices de troubles mentaux, une détresse psychologique, une désorganisation aigüe ou un risque suicidaire l’ensemble des services requis par son état;
  • Assurer une coordination efficace des interventions devant être effectuées par l’ensemble des intervenants en fonction des besoins du jeune et de la situation en cause.
Trois types de milieu sont visés :
  • Centres de réadaptation ou foyers de groupe;
  • Ressources intermédiaires ou de type familial;
  • Jeunes suivis dans leur milieu familial en vertu de la LPJ ou de la LSJPA.
Pour deux catégories de situation :
  • Risque de passage à l’acte suicidaire ou présence d’indices de trouble mental;
  • Passage à l’acte suicidaire, présence d’une détresse ou d’une désorganisation aigüe en santé mentale.
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(PDF, 1 Mo, 34 pages)

Cette publication est disponible en version électronique seulement.
Détails
Mise en ligne : 21 juin 2018
Dernière modification : 21 juin 2018


Auteur : MSSS

Publication no : 18-839-03W

No. ISBN (PDF) : 978-2-550-81782-6

source http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-002097/

Zoom sur «Pourquoi tout perdre » de Lenni-Kim jeune chanteur JMPS 2015

Lenni-Kim, un jeune chanteur canadien, enfant unique d’une famille montréalaise a fait ses premiers pas en tant que comédiens dans des films, émissions télévisées et publicités au Canada. Découvert en France durant la saison 2 de The voice Kids, Lenni-Kim s'est aussi fait remarqué dans l'émission «Danse avec les stars»
Nominé aux NRJ Music Awards 2017 dans la catégorie «révélation francophone de l'année» Lenni-Kim est une véritable star des réseaux sociaux. Ses vidéos ont obtenu plus de 40 millions de vues sur Youtube. Sa chaîne compte plus de 285 000 abonnés. Son premier album original est «Les autres»

Un clip émouvant

Pour souligner la journée mondiale de prévention du suicide 2015, le jeune chanteur lance la chanson «Pourquoi tout perdre » accompagné d'un clip très émouvant. Touché par le sujet, ayant perdu un membre de sa famille, Lenni-Kim est très heureux d’être impliqué dans ce projet et très fier du résultat. La chanson s’est classée #1 des ventes franco pendant plusieurs semaines et son clip a été vu plus de 5 000 000 fois.

Extraits article www.infos-dijon.com/*


ILE DE LA REUNION Appel à communication des JNPS 2019

Appel à communication dans le cadre des Journées Nationales 2019 de Prévention du Suicide, sur le thème « Adolescence et mal-être ». Association SOS Solitude. Jusqu’à octobre 2018 
Source info https://www.peidd.fr*

A l’occasion des prochaines journées nationales de prévention du suicide, qui auront lieu le 22 février 2019, SOS Solitude lance un

Appel à communication,
Sur le thème « Adolescence et mal-être »

La proposition de communication orale doit être adressée au plus tard entre septembre et octobre 2018, au Docteur GOULOIS David, psychologue clinicien et à M. DUVIGNAC Pascal, psycho-praticien, superviseurs de l’équipe et organisateurs scientifiques de l’événement à l’adresse suivante : david.goulois974@orange.fr

Argumentaire

L’adolescence, période charnière entre le monde de l’enfance et celui de l’adulte, est souvent une étape de grands bouleversements à la fois physiques et psychiques. Au-delà des comportements typiques, souvent attendus et nécessaires au développement de cet adulte en devenir, parents et professionnels sont parfois confrontés à une souffrance qu’ils n’estiment plus se situer dans la zone du « gérable », du « tolérable » pour l’adolescent et pour son environnement ; ainsi, les addictions naissantes, les conduites à risques, les auto-mutilations et tentatives de suicide…
Aujourd’hui, scientifiques, pédagogues et parents, observent par ailleurs une adolescence toujours plus précoce et donc déconcertante pour les adultes privés des repères qui étaient notamment les leurs.
A travers ce colloque, l’association propose donc de faire le point, sur l’accompagnement du sujet adolescent dans sa globalité, dans le monde, en France, et plus précisément dans la zone Océan Indien.
Elle appelle les professionnels médicaux, paramédicaux, médico-sociaux, de l’insertion scolaire/professionnelle et les pédagogues, à bien vouloir répondre à sa demande de communication sur les axes suivants :
  • Etude de cas (ou de situation) individuel ou familial,
  • Présentation de recherche originale,
  • Présentation d’une approche théorique et/ou pratique,
  • Présentation d’un dispositif, d’un service, d’un établissement de prise en charge ou d’un accueil spécifique,
  • Réflexions sur une problématique de société, une psycho-pathologie, ou le volet psycho-pathologique (ou médico-social, ou psycho-pédagogique) d’une prise en charge (ou orientation).
En savoir plus : Consulter l’appel à communication des JNPS 2019 (PDF - 126.4 ko)


source info https://www.peidd.fr/spip.php?article10730


À Dieppe, la prévention en mode 2.0 avec les jeunes

À Dieppe, la prévention en mode 2.0 avec les jeunes
Mireille LOUBET |
Publié 20/06/2018 http://www.paris-normandie.fr*


Alexis Douala, le directeur de l’association Foyer Duquesne encadre une équipe de 14 salariés dont cinq éducateurs de rues

Social. L’association Foyer Duquesne mène sur le terrain une action de prévention spécialisée auprès des jeunes. Pour s’adapter aux nouveaux modes de vie, elle réfléchit à une intervention en ligne.

Le travail d’éducateurs de rues est-il en pleine mutation ? À écouter les intervenants du Foyer Duquesne, une « mise à jour » du métier est en train d’être opérée. Des changements qui nécessitent réflexion.

« Historiquement, notre association de prévention spécialisée maille le terrain avec des éducateurs de rues. Le principe, c’est d’aller à la rencontre des jeunes dans leurs lieux de rencontre : à la sortie des établissements scolaires, dans les squares, les squats, les bois et d’entamer une discussion de manière spontanée, explique Alexis Douala, le directeur du Foyer Duquesne. S’ils ont besoin et envie qu’on les accompagne, qu’on les aide face à certaines difficultés, nous sommes là. Il s’agit parfois de toutes petites choses du quotidien, mais ça peut aussi concerner des problématiques plus lourdes : addictions, maltraitance, relations toxiques, prostitution... Nous n’abordons pas que des individus mais aussi des collectifs, des groupes de jeunes ».

Nous sommes des « œuvriers »

Cette prise de contact libre permet néanmoins de repérer les situations qui sont potentiellement à risque, et de faire de la prévention spécialisée auprès d’un public souvent exclus des dispositifs de droit commun.

Dans certains cas, cette rencontre doit néanmoins être provoquée. « Nous avons créé les bancs collectifs dans le quartier du Bout du quai pour faire en sorte que les habitants sortent pour un moment de convivialité avec le centre social L’Archipel. À la suite de cette expérience, certains sont devenus des adhérents assidus du centre social qu’ils ne fréquentaient pas auparavant. Nous faisons du sur-mesure. Je dis souvent que nous sommes des œuvriers. Malheureusement, cette mission de prévention est difficile à mesurer ».

En dépit de contraintes financières qui sont venues, il y a quelques années, gêner ce travail de fourmi (les subventions du Département ont été divisées par deux), les éducateurs de rues remettent constamment leur métier en question et ses modes opératoires pour aborder les jeunes. « Notre prochain chantier, actuellement déjà en réflexion, c’est notre présence dans les rues numériques, explique Alexis Douala. Les jeunes sont aujourd’hui captés par les écrans : il faut des professionnels de la prévention dans ces espaces. Avant, un enfant victime de harcèlement à l’école pouvait souffler en arrivant à la maison. Aujourd’hui, il est cyber-harcelé, il n’y a plus de pause. Nous réfléchissons à un projet de promeneurs du net, expérimentés, avec des personnes référentes qui iront sur les réseaux sociaux. Nous avons déjà le site internet ADO 76 et son application mobile, mais nous ne devons pas abandonner les gamins dans ces espaces numériques. Ce sera notre prochaine mission ».

La parentalité au banc d’essai
Pendant deux décennies, le Foyer Duquesne, des parents et des professionnels ont mené un travail de recherche sur la reparentalisation.
Ce travail prend désormais un nouvel essor avec la création d’une université populaire des parents (UPP). Ces parents souhaitent, à leur tour, être acteurs de la transmission de leur expérience. Dans ce sens, une action commune a été lancée l’an dernier avec l’association des Collectifs enfants, parents, professionnels (Acepp) pour le développement de cette université populaire des parents à Dieppe. Le principe des UPP est de réunir des groupes de parents volontaires qui, avec l’aide d’un animateur et avec le soutien méthodologique d’un universitaire, mènent une recherche sur un thème choisi, en lien avec la parentalité. Ils mettent ensuite leur travail en débat avec d’autres acteurs : des professionnels, des institutions, des politiques, pour croiser les points de vue et construire du dialogue afin de conduire ensemble des actions citoyennes, dans le thème choisi.
Dès sa première année d’existence, - en 2017 -, l’UPP de dieppoise a été active en prenant attache avec d’autres groupes déjà constitués ailleurs en France et en partageant sa réflexion avec d’autres associations du territoire. Depuis 2017, un groupe d’une vingtaine de parents assidus échange sur les secrets de famille, la recohabitation, l’influence de la pensée. Le groupe UPP se réunit le 2e lundi de chaque mois à la Ferme des Hospices à Janval. C’est un temps de décompression, un temps d’échange sur la parentalité qui est devenu précieux pour les participants concernés.
Il est prévu qu’en 2019 ou en 2020, le groupe UPP de Dieppe accueille dans la commune le séminaire national des parents. Un livre sur cette expérience et ses enseignements sera ensuite édité.

UNE APPLI CRÉÉE
Depuis une dizaine d’années le site internet :
www.ado76.com développé par le Foyer Duquesne
permet aux jeunes de poser directement sur un forum en ligne des questions sur une problématique personnelle, de façon anonyme.
Via le forum le dialogue s’instaure directement entre les jeunes qui fréquentent le site avec la participation également de professionnels (éducateurs, psychologues) de la prévention spécialisée qui apportent leurs compétences.
Dans ce forum sont abordées tous types de problématiques : sexualité, harcèlement scolaire, relations avec les parents, avec les amis, la santé, les mutilations, le suicide... Le site est présenté chaque année dans les collèges de Dieppe, aux délégués de classes, pour le faire connaître au public concerné. En fin d’année 2016, une application mobile (ADO76) pour téléphone Androïd a été développée.

Les parents aussi
Si le Foyer Duquesne a une mission de prévention vers les jeunes, les parents ne sont pas oubliés. Le jeudi de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h, l’association a ouvert pour les parents un espace d’échange (physique ou téléphonique) avec une thérapeute familiale. Les parents peuvent venir confier, anonymement et gratuitement, les problèmes de relations qu’ils entretiennent avec leurs enfants, parler et trouver des solutions alternatives aux problèmes rencontrés. Pour avoir ce rendez-vous avec la thérapeute familiale, il faut d’abord appeler le tél. 02 32 90 96 48.

http://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/a-dieppe-la-prevention-en-mode-2-0-avec-les-jeunes-GD13238187

USA ETUDE RECHERCHE Examiner s'il existe des sous-types de pensée suicidaire utilisant la surveillance numérique en temps réel

D'après article : Dépression : une application mobile pour mieux détecter les pensées suicidaires
http://www.maxisciences.com* 21/06/2018 Emmanuel Perrin

Alertés par une récente hausse spectaculaire du nombre de suicides aux Etats-Unis, les scientifiques américains n’ont eu de cesse de chercher des moyens de prévenir ce fléau qui fait plus de 45.000 morts par an chez les plus de 10 ans. De récentes expérimentations utilisant des applications téléphoniques pourraient apporter un nouvel espoir.

La mort par pendaison de deux grandes figures publiques, le mois dernier et à quelques jours d’intervalle, celle de la créatrice de mode Kate Spade et celle du chef-critique culinaire Anthony Bourdain, a cruellement rappelé que le taux de suicide avait bondi de 30% aux Etats-Unis depuis 1999. Un terrible constat qui a encouragé les chercheurs à mener plusieurs études sur l’intérêt du monitoring en quasi temps réel des pensées noires qui peuvent précéder le passage à l’acte.

Une surveillance digitale plus fréquente et régulière

Jusqu’à présent le corps médical surveillait l’évolution de pensées suicidaires sur de longs intervalles de temps : sur une semaine, sur un mois et même sur une année et ce contrôle se déroulait généralement à l’hôpital ou dans des laboratoires. Une méthode limitative selon des travaux de 2009 qui montrent qu’en fait ce type de pensées apparait soudainement et varie en intensité d’une heure à l’autre chez les personnes qui ont déjà tenté de se suicider.

C’est pourquoi une équipe de psychologues de l’Université de Harvard a mené plusieurs études pour tester la surveillance numérique dans un laps de temps plus réduit. Les adultes volontaires (51 recrutés sur des forums liés au suicide et 32 qui avaient été hospitalisés après avoir attenté à leur vie ou après avoir eu des pensées morbides) ont reçu un smartphone.

Equipé d’une application, il a pisté 4 fois par jour l’évolution de leurs pensées en se basant sur leur fréquence, leur intensité et leur variabilté. Cinq profils en sont ressortis. Dans un article qui sera bientôt publié dans la revue Depression and Anxiety, Evan Kleiman le psychologue en charge de l’étude remarque que l’un d’entre eux présente le plus de risque de passer prochainement à l’acte. Il s’agit de celui des personnes dont le profil est caractérisé par des pensées suicidaires plus fortes et plus persistantes.

Le suicide 2e cause de mortalité chez les adolescents

Les jeunes ne sont pas épargnés, comme l’atteste une récente étude de l’Université Vanderbilt (Tennessee). Le taux de suicides ou de tentatives a doublé chez les teenagers américains. En France et selon un rapport de l’Observatoire national du suicide (ONS), le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans (après les accidents de la route).

Des chiffres qui expliquent sans doute la décision d’Evan Kleiman de participer à des travaux similaires, sous la direction de Matthew Nock également psychologue à Harvard.300 adultes et 300 adolescents avec un passé suicidaire seront sous surveillance numérique pendant 6 mois. Ils répondront depuis un smartphone à des questions et porteront des capteurs qui contrôleront leurs cycles d’activité et de sommeil. « Certaines personnes ont des difficultés à reconnaître à quel point elles sont désemparées sur le moment. C’est pourquoi nous avons besoin de saisir cette détresse avec des mesures non verbale », explique-t-il.

Après le test sanguin pour détecter les personnes suicidaires, désormais le smartphone pour reconnaître les signes physiques et mentaux de détresse afin de mieux prévenir un acte désespéré.
http://www.maxisciences.com/suicide/depression-une-application-mobile-pour-mieux-detecter-les-pensees-suicidaires_art41017.html



VIDEOS Prévention de la récidive suicidaire : le dispositif VigilanS

Prévention de la récidive suicidaire : le dispositif VigilanS 
Source Centre Hospitalier Laborit Poitiers le 20 juin 2018

Créé par le Pr Guillaume Vaiva du CHRU de Lille et soutenu par l’Agence Régionale de Santé du Nord-Pas-de-Calais, VigilanS est un dispositif de soin innovant destiné à la prévention de la récidive suicidaire. S’appuyant sur les structures de soins existantes dans la région, VigilanS se propose d’en améliorer la coordination et d’aider à tisser un véritable réseau autour des personnes en crise suicidaire.
VigilanS

Présenté à Poitiers le 29 mars dernier par ses principaux acteurs et créateurs, ce dispositif prévoit de renforcer le réseau de prévention du suicide en région.

Retrouvez l’ensemble des interventions des professionnels ressources du territoire avec le discours d’ouverture de Christophe Verduzier, Directeur du CH Laborit et les interventions du Professeur Jaafari, du Docteur Chavagnat et du Docteur Levy-Chavagnat du CH Laborit et du Docteur Marie-Josée Rousseau du CH Camille Claudel d’Angoulême.
Voir les vidéos

https://ch-laborit.fr/prevention-de-la-recidive-suicidaire-le-dispositif-vigilans/ 

ROYAUME UNI le premier centre non-médical pour les hommes en crise suicidaire

mardi 19 juin 2018

USA CRITIQUE ECHANGES REFLEXIONS Pourquoi les défenseurs de la santé mentale utilisent les mots « mort par suicide » ?

Pourquoi les défenseurs de la santé mentale utilisent les mots « mort par suicide » ? 
D'après article Why mental health advocates use the words 'died by suicide' By changing the way we speak, we remove the culpability from the person who has lost their life. by Nicole Spector / Jun.06.2018 / https://www.nbcnews.com*

Avec les nouvelles de la mort de Kate Spade et Anthony Bourdain cette semaine, des réactions et des commentaires se répandent sur les médias sociaux. Des gens qui ne les ont jamais rencontrés cherchent des réponses à la question de savoir pourquoi ces icônes ont pu connaître une fin aussi tragique.  Plus précisément, ils peuvent se demander "comment ils ont pu faire cela ?" C'est une question fréquente à la suite d'un suicide qui, bien que généralement de nature innocente, est chargée de malentendus cruciaux sur le suicide et, dans certains cas, sur la maladie mentale.
Quel est le problème exactement? En partie c'est dans la langue. Demander « comment quelqu'un pourrait faire cela » met la responsabilité sur la victime, tout comme l'expression « s’est suicidé » suggère une intention presque criminelle. La dépression et d'autres maladies mentales sont des facteurs de risque de suicide. C'est pourquoi les défenseurs de la santé mentale emploient généralement le terme «mort par suicide», car il supprime la culpabilité de la personne qui a perdu la vie et permet une discussion sur la maladie ou le trouble dont elles souffraient.
Cela dit, le suicide est rarement causé par un seul facteur. Selon un rapport  Vital Signs report, les chercheurs des Centers for Disease Control (CDC) ont découvert que 54% des personnes décédées par suicide n'avaient pas de diagnostic de maladie mentale. Bien que de nombreux cas de suicide soient attribués à des diagnostics de maladie mentale, d'autres problèmes comme le stress relationnel et financier et la toxicomanie contribuent à l'augmentation des taux de suicide.

Dans l'instant, ce qui semble irrationnel peut sembler complètement rationnel
"En interviewant des personnes qui ont survécu au suicide, ce qui devient apparent, c'est que le suicide au moment où elles tentent de le mettre en œuvre leur semble une solution très logique à leurs problèmes ", explique le Dr Anna Lembke, professeur agrégé de psychiatrie et les sciences du comportement (psychiatrie générale et psychologie adulte) au Stanford University Medical Center. "Le plus souvent, leur problème est de se sentir profondément indigne, profondément déprimé et profondément pesant pour les autres. Ce qui semble irrationnel de l'extérieur, dans leur esprit est, à ce moment-là, complètement rationnel. Et cette pensée d'être un fardeau est un thème récurrent qui revient sans cesse."
Le Dr Rebecca Bernert, suicidologue et directrice et fondatrice du laboratoire de recherche sur la prévention du suicide à la Stanford School of Medicine ajoute que la recherche suggère que les personnes les plus à risque de suicide peuvent se percevoir comme un fardeau ou le sentiment d’un manque d'appartenance, même s'il s'agit d'une perception erronée nuisible.
Parce que ce sentiment d'être un fardeau est si fort, le suicide peut être considéré comme " non pas un acte égoïste, mais presque un acte désintéressé ", par ses victimes, explique le Dr Lembke. "Il y a une sous-estimation grossière de l'impact psychologique de ce que sera un suicide, même pour les proches, et un sentiment irrationnel que [la mort de quelqu'un] aidera les gens, même ceux qu'ils aiment le plus. Cette pensée est profondément éclairée par le fait d'être dans un état mental altéré causé habituellement par la dépression ou la dépression et la psychose".

Toutes les personnes dépressives ne développent pas de pensées suicidaires et toutes les personnes qui meurent par suicide ne sont pas déprimées

Ce ne sont pas tous ceux qui souffrent de dépression qui ont des pensées suicidaires. Et ce ne sont pas tous ceux qui ont des pensées suicidaires qui agiront en conséquence. Pourquoi certaines personnes sont-elles plus à risque que d'autres ? Il n'y a pas de réponse unique à cette question complexe.

"Le suicide est un résultat complexe de maladie et d'interactions diverses de facteurs de risque", explique le Dr Bernert. ""Bien qu'il s'agisse d'un symptôme de dépression, les comportements suicidaires existent sur un continuum de risques, allant des pensées suicidaires aux tentatives de suicide. Seule une petite fraction de ceux qui souffrent de dépression mourra par suicide."
La Dre Urszula Klich, psychologue clinicienne qui a mis en place un programme de formation en prévention du suicide au Shepherd Centre à Atlanta, en Géorgie, note que dans son expérience actuelle de traitement des patients souffrant de douleur chronique (qu'elle considère comme une catégorie à très haut risque de suicide), " certains patients, peu importe à quel point ils sont déprimés, n'ont jamais de pensées suicidaires et leur dépression ne se  manifestera jamais par un risque de suicide.
Tout comme une personne déprimée peut ne jamais devenir suicidaire, une personne qui n'a jamais été déprimée peut devenir suicidaire - apparemment sans raison. Mais il y a presque toujours, dit le Dr Klich, une forme de " travail jusqu'à l'acte ". Parfois, un être cher peut détecter et intervenir (avec succès ou non) ; parfois non.
"Si nous examinons les aptitudes ou le soi-disant " potentiel" d’une personne au moment de se suicider, nous savons qu'il y a travaillé jusqu'à l'acte. Nous voyons certaines choses se révéler. Il se peut qu'il en ait parlé à quelqu'un, et cette personne se rappellera plus tard qu'il a dit quelque chose d'étrange.
Mais nous voyons aussi des patients suicidaires en train de faire des répétitions ", dit-elle. "Ils n'ont peut-être même pas l'intention de se suicider, mais ils jouent avec cette idée. Peut-être que s'ils ont un fusil, ils le sortiront et le chargeront, puis le déchargeront et le rangeront. Ou, en cas de surdose, ils prennent des pilules et les comptent ", dit le Dr Kilch.
Ces «comportements planifiés», comme le dit le Dr Bernert, indiquent un risque accru, «même si l'acte lui-même peut sembler différent».
Si vous connaissez quelqu'un à risque, soyez précis avec vos questions
Pour être clair, cela ne signifie pas que les survivants d'êtres chers qui sont morts par suicide n'ont pas vu les signes précurseurs, parce qu'on ne peut pas rater les signes si on ne sait pas qu'ils sont là ; et comme le Dr Klich le souligne, certains comportements suicidaires ne peuvent être bien compris que par des professionnels formés, surtout dans le cas de ceux qui répètent ou visualisent mentalement - des symptômes qui peuvent se produire sans que la personne n'ait pleinement conscience qu'il s'agit en fait d'une sorte de pensées suicidaires. De plus, parce que des millions d'Américains souffrent de dépression et n'ont pas de pensées suicidaires, il peut être difficile, voire impossible, de dire qui est à risque et qui ne l'est pas.
Mais si vous êtes préoccupé par un être cher à risque, vous pouvez éventuellement aider en prenant la parole.
«Parlez avec vos proches de ce qu'ils ressentent et encouragez la recherche d'aide grâce aux nombreuses ressources disponibles, y compris l'Association américaine pour la prévention du suicide et l'American Association of Suicidology et les lignes d'assistance confidentielles», explique le Dr Bernert.
Et soyez direct dans vos conversations quand vous le pouvez. Le Dr Klich trouve que parce que le suicide est tellement stigmatisé (et aussi, c'est vraiment difficile d'en parler), les gens ont tendance à contourner le problème, ou même à orienter involontairement les victimes de pensées suicidaires vers une réponse rassurante.
«Très souvent, les gens vont dire, vous ne ferez rien, n'est-ce pas?», Dit-elle. "Je vois cela même dans le domaine médical. Les professionnels diront aux patients : « Vous n'avez pas pensé à l'automutilation ou au suicide, n'est-ce pas ?» Qui répondrait positivement à cette question ? Pas beaucoup de gens."
Peut-être qu'une meilleure façon de demander est de laisser le débat ouvert et sans jugement. Vous pourriez vouloir dire: «Avez-vous des pensées ou des imaginations suicidaires?
La lutte continue pour comprendre
Lorsque nous pleurerons ce genre de mort, nous aurons probablement des questions. Même aujourd'hui, des parfaits étrangers tentent d'assembler un puzzle de ce qui s'est passé pour aboutir à ces décès de célébrités, de ce qu'ils ont manqué, de la raison pour laquelle nous n'avions aucune idée de leurs luttes possibles (pas qu'elles soient une affaire publique).
Mais si quelqu'un que vous connaissez est décédé par suicide suite à une maladie mentale et que vous cherchez un moyen de le comprendre, considérez l'analogie émouvante du Dr Lembke.
«Nous parlons de la mort avec le cancer et les maladies cardiaques, mais pas de la mort associée à une maladie mentale», explique le Dr Lembke. "Mais certaines personnes en meurent. Le suicide est comme une attaque cardiaque massive du cerveau. "

https://www.nbcnews.com/better/health/why-mental-health-advocates-use-words-died-suicide-ncna880546

SUISSE Prévention du suicide: une campagne montre l'importance du soutien des amis chez les jeunes

Prévention du suicide: une campagne montre l'importance du soutien des amis chez les jeunes 
 18.06.2018 www.lacote.ch/*


De courtes vidéos sont au coeur de cette campagne. On y voit cinq jeunes adultes témoigner de leur expérience.
Campagne Parler de ses pensées suicidaires à ses amis. C'est le message de la nouvelle campagne de prévention du suicide lancée conjointement par Pro Juventute, les CFF et le canton de Zurich.
Une campagne nationale de prévention du suicide chez les jeunes a été lancée lundi par les CFF et le canton de Zurich en coopération avec Pro Juventute. Elle montre comment les jeunes peuvent demander de l'aide si un ami ou une amie a des pensées suicidaires.

De courtes vidéos sont au coeur de cette campagne. On y voit cinq jeunes adultes témoigner de leur expérience. L'objectif est de donner le courage d'aborder le thème du suicide et de demander de l'aide, ont indiqué lundi les CFF, le service de promotion de la santé et de prévention du canton de Zurich et Pro Juventute.


Le plus important lorsque quelqu'un à des pensées suicidaires et de "solliciter le dialogue, favoriser l'écoute et demander de l'aide". Les jeunes prêts à aider les personnes concernées doivent aussi penser à demander de l'aide pour eux-mêmes, car aborder ce thème est "lourd et exigeant", soulignent les initiants de la campagne.


Ne pas se taireMême si un jeune qui fait part de ses pensées suicidaires demande de garder le secret, il ne faut "en aucun cas se taire". Des personnes de confiance adultes peuvent proposer leur aide dans l'entourage privé, à l'école, auprès des services de conseil à la jeunesse ou du médecin de famille. Le service "conseils + aide 147" de Pro Juventute offre aussi gratuitement et de manière confidentielle un soutien de conseillers professionnels.
Pour atteindre les jeunes, la campagne utilise l'application de reconnaissance musicale "Shazam". Il est ainsi possible de scanner les affiches de la campagne avec son téléphone portable et une courte vidéo s'ouvre avec le témoignage d'un jeune ayant apporté son aide à une autre personne.


lundi 18 juin 2018

USA Comté de San Mateo Un outil de formation des enseignants pour reconnaître les comportements à risque

Les écoles du comté de San Mateo intensifient les efforts de prévention du suicide
source article "San Mateo County schools step up suicide prevention efforts " Sarah Ravani June 18, 2018
https://www.sfchronicle.com*

A computer simulation training program developed by Kognito helps teachers in San Mateo County’s elementary and middle schools recognize warning signs in youths at risk of suicide.Photo: Kognito

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Kognito’s computer simulation program helps educators spot signs of youths at risk of suicide.Photo: Kognito

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Kognito’s computer simulation program seeks to prevent youth suicide.Photo: Kognito


Mariah était la nouvelle élève en 4eme. Quelques mois après son premier jour, le maître a remarqué qu'elle quittait la classe après que sa partenaire assignée ait continué à rouler des yeux et à parler avec d'autres amis.

L'enseignant ne savait pas ce qui s'était passé, alors il a consulté un responsable de l'école et a décidé de parler aux filles séparément. Il a commencé avec Mariah.

"Que s'est-il passé hier?" A-t-il dit. "Tu as l'air contrarié. Tu es parti plutôt brusquement.

Mariah confia à contrecœur à son professeur que sa camarade de classe critiquait son apparence et son comportement. Le professeur a fait une pause.

Une telle interaction est trop commune pour les collégiens, mais le dilemme de Mariah n'était pas réel. Cela faisait partie d'un exercice de simulation par ordinateur pour les enseignants et les administrateurs. Au moment où l'enseignant a fait une pause, l'écran a donné aux participants des options sur ce qu'il devait dire à côté de Mariah.

Une entreprise de simulation en santé appelée Kognito a mis au point le programme pour former les enseignants des écoles intermédiaires afin de reconnaître les comportements à risque, et c'est l'un des nouveaux outils utilisés par les écoles de la région de Bay Area pour combattre le suicide chez les adolescents depuis l'adoption de l'AB2246.

Le projet de loi, qui a été mis en œuvre au cours de la dernière année scolaire, exige que les districts scolaires adoptent des plans et des politiques de prévention du suicide pour les élèves de la septième à la douzième année. Les politiques doivent s'adresser à de nombreux groupes d'étudiants, y compris les enfants handicapés et ceux qui ont connu l'itinérance ou le placement en famille d'accueil, ou qui sont LGBTQ.

Peu d'endroits dans l'État ont adopté cette option de façon plus agressive que le comté de San Mateo, qui a créé un plan de prévention pour ses 24 districts scolaires, en partie à cause de sa proximité de Palo Alto, qui a des antécédents bien documentés de suicide chez les adolescents.

"Nous étions tous si proches de Palo Alto ... donc nous avons été très, très engagés à travailler ensemble pour essayer de construire cette approche plus systémique", a déclaré Mindy Hill, directeur du bien-être du district scolaire unifié de San Carlos.

Un nombre étonnant de suicides de jeunes à Palo Alto s'est produit en 2014 et 2015, lorsque quatre personnes sont mortes en marchant devant des trains près de l'école secondaire Gunn. Ces décès ont choqué une communauté déjà sur les nerfs après que le district scolaire de la ville s'est occupé d'un groupe de suicides près de cinq ans plus tôt, en 2009 et 2010, lorsque six jeunes ont perdu la vie.

Dans le comté de San Mateo, 19 personnes âgées de 10 à 19 ans se sont tuées entre 2010 et 2015, selon les données fournies par le comté. En 2013, le comté avait le taux le plus élevé d'enfants et d'adolescents hospitalisés pour automutilation par rapport aux comtés voisins et un taux supérieur à la moyenne de l'État : 54 par 100 000 personnes âgées de 5 à 20 ans.

Ce nombre a grimpé à 71,2 pour 100 000 habitants en 2014, a déclaré Molly Henricks, coordinatrice des services de crise pour le comté de San Mateo.

Après la mise en œuvre du projet AB2246, les responsables de la santé et les administrateurs scolaires se sont réunis pour élaborer un plan visant à répondre aux besoins des élèves du comté, a-t-elle ajouté.

"Nous avons rassemblé tout le monde et passé environ six mois à parcourir les ressources dans d'autres comtés et districts scolaires pour en créer un qui fonctionne spécifiquement pour le comté de San Mateo ", a dit Henricks.

Au cours de la première année d'adoption du projet de loi, les écoles étaient tenues de mettre en place une politique qui encourageait la formation afin de mieux préparer le personnel à reconnaître les pensées et les comportements suicidaires.

Pour le comté de San Mateo, cela signifiait faire appel à un réseau d'administrateurs, de responsables de l'application de la loi, d'enseignants, de membres de la famille d'élèves ayant des problèmes de santé mentale et d'étudiants actuels et anciens souffrant de dépression. Au total, le comté a créé une trousse d'outils pour ses deux douzaines d'écoles - ce qui fait partie des lignes directrices établies par AB2246.

Au district scolaire unifié de San Carlos, la prévention du suicide a toujours été une priorité, a déclaré Hill, mais AB2246 a permis au personnel de participer à un webinaire interactif, qui a servi de formation supplémentaire pour identifier les jeunes à risque.

https://www.sfchronicle.com/bayarea/article/San-Mateo-County-schools-step-up-suicide-12998605.php#photo-15729972

SOS AMITIE 8e Observatoire S.O.S Amitié des Souffrances Psychiques

Communiqué de presse SOS AMITIE - mercredi 13 juin

8e Observatoire S.O.S Amitié des Souffrances Psychiques :
Une solitude et un mal-être de plus en plus exprimés par chat et messagerie

Comme chaque année, l'association S.O.S Amitié publie son Observatoire des Souffrances Psychiques, réalisé à partir des appels qu'elle reçoit via téléphone, messagerie et chat. Véritable miroir de la société française, l'Observatoire révèle cette année encore la présence d'un sentiment de mal-être et d'inquiétude dont souffrent les appelants de tous âges et de tous milieux sociaux.
Le rapport 2018 fait apparaître une forte augmentation des appels par chat, tout comme la moyenne d'âge des chateurs. Pour exprimer leurs difficultés, la communication digitale n'est plus uniquement l'apanage des jeunes générations.



Consulter l'Observatoire S.O.S Amitié des Souffrances Psychiques
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Les points marquants de l'Observatoire des Souffrances Psychiques 2018

Depuis huit ans, S.O.S Amitié diffuse les résultats de l'Observatoire des Souffrances Psychiques. Ce rapport est l'une des nombreuses manifestations signifiantes du rôle social de l'association.

L'Observatoire révèle les multiples souffrances continues, ressenties par des milliers de personnes en France, quel que soit leur âge ou leur catégorie socio-professionnelle. Un vécu destructeur peut mener au suicide, envisagé alors comme seule issue possible pour mettre fin à la douleur. Les écoutants bénévoles de S.O.S Amitié sont à l'écoute 24h sur 24 et assurent une action constante de prévention du suicide auprès des personnes abîmées par la vie.

Pour sa 8e édition, l'Observatoire des Souffrances Psychiques fait état des tendances suivantes :


Les souffrances psychiques et la solitude demeurent les premiers motifs d'appel Les personnes qui appellent sont majoritairement seules, angoissées, déprimées, handicapées ou malades. La solitude et la souffrance psychique (troubles anxieux, dépressions, maladies mentales, personnes suivies par des psychiatres et psychologues) se vivent et se ressentent dans la durée, d'où leur besoin de contacts fréquents avec l'association. Certaines parlent de leurs pensées suicidaires ou de leur tentative de suicide. Exceptionnellement, l'appelant est en train de passer à l'acte.
La nuit, de 23h à 7h du matin, certaines situations sont encore plus présentes qu'en journée : les souffrances physiques, les ruptures et le deuil sont plus difficiles à affronter.


Il y a sensiblement plus d'appelantes que d'appelants mais les hommes sont plus enclins à rappeler En 2017, tous canaux de communication confondus, les appelants sont aux 2/3 des appelantes. Toutefois, il y a autant d'appels d'hommes que de femmes parce que les hommes rappellent davantage que les femmes.


L'âge des « chateurs » est en hausse et les communications par chat augmentent de 30% Au chat, 72 % ont moins de 45 ans et 39 % moins de 25 ans. L'an dernier 51 % avaient moins de 25 ans. Le chat n'est donc plus seulement utilisé par les plus jeunes. La souffrance psychique, les problèmes relationnels et la tentation suicidaire sont les principales causes des appels par chat.


Le recrutement de 500 nouveaux écoutants bénévoles reste indispensable Les appels sont incessants au cours des 24 heures de la journée. Le nombre d'appels pris dépend de la disponibilité des écoutants. S.O.S Amitié doit aujourd'hui recruter 500 bénévoles pour faire face à l'ensemble des demandes. Les besoins de l'association ne font et ne feront que croître, en lien direct avec l'impact négatif de certaines évolutions de la société. Cet enjeu majeur est au cœur des objectifs de l'association.


S.O.S Amitié s'affirme comme un acteur majeur de la prévention du suicide L'action de S.O.S Amitié se situe le plus souvent très en amont de l'acte suicidaire. L'écoutant n'est pas un thérapeute et pourtant il apporte incontestablement du soin. Il n'est pas là pour conseiller et pourtant il aide. L'écoute de S.O.S Amitié est un acte de communication où l'appelant est accompagné dans son propre cheminement de pensée.

Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans. Sa prévention doit être considérée comme une priorité de santé publique. Dans une société hyper connectée mais où certains individus perdent pied, l'écoute de S.O.S Amitié crée les conditions pour reconstruire leurs liens sociaux. Une rencontre passe nécessairement par des mots, c'est ce qu'offre S.O.S Amitié : « Mettre des mots sur les maux ».

A propos de S.O.S Amitié

S.O.S Amitié est une association d'aide par l'écoute, labellisée par le ministère de la Santé (PADS) et reconnue d'utilité publique depuis 1967. Son objectif premier, mais non exclusif, est la prévention du suicide. S.O.S Amitié répond à près de 2.000 appels par jour. Cette écoute anonyme et confidentielle des personnes en souffrance est assurée 24h/24 et 7j/7. L'association a mis en place, début 2017, un numéro d'appel commun : 09 72 39 40 50.
La Fédération S.O.S Amitié réunit 44 associations régionales, regroupant 1800 bénévoles répartis en 55 postes d'écoute multimédia (téléphone, messagerie et chat).

https://www.sos-amitie.com/accueil

L'Atlas de la santé mentale 2017 de l'OMS


L'Atlas de la santé mentale 2017 de l'OMS

Sans titreOrganisation mondiale de la santé (OMS). Département de la santé mentale et de la toxicomanieAtlas de la santé mentale 2017
Organisation mondiale de la santé (OMS), 2018, 62 p.
L'Atlas fournit des informations sur l'existence de politiques, de plans et de lois pour la santé mentale et leur alignement sur les instruments des droits de l'Homme établis ; les ressources humaines et financières disponibles; le type d'établissements fournissant des soins; et des programmes de santé mentale pour la prévention et la sensibilisation. Il repose sur les données fournies par 177 Etats membres de l'OMS, soit 97% de la population mondiale. Il évalue dans quelle mesure les pays renforcent le leadership et la gouvernance en matière de santé mentale, fournissent des soins de santé mentale et sociaux complets, mettent en œuvre des stratégies pour promouvoir la santé mentale et les problèmes de prévention, et renforcent les données factuelles et la recherche, comme indiqué dans le Plan d'action global pour la santé mentale 2013-2020 de l'OMS.

Source  http://resodochn.typepad.fr/ 

Extraits :

"Sur près de 350 programmes opérationnels signalés, 40 % visaient à améliorer les connaissances en santé mentale ou à lutter contre la stigmatisation et 12 % visaient à prévenir le suicide. "



Objectif du plan d'action
Objectif 3: Mettre en œuvre des stratégies de promotion et de prévention en milieu de santé mentale
Cible 3.2: Le taux de suicide dans les pays sera réduit de 10% (d'ici 2020)

Valeur de référence pour 2013 (Atlas 2014)
11,4 pour 100 000 habitants La valeur est basée sur une estimation globale normalisée selon l'âge
Source: Rapport de l'OMS sur le suicide, 2014 (voir la section 5.2 du rapport)

Valeur de progrès pour 2016 (Atlas 2017)
10,5 pour 100 000 La valeur est basée sur l'estimation globale normalisée selon l'âge
Taux mondial de suicide standardisé selon l'âge réduit de 8%
Source: Observatoire mondial de la santé de l'OMS, 2018 (voir la section 5.2 du rapport)

Prévention du suicide

Une priorité de prévention particulière dans le domaine de la santé mentale concerne le suicide, qui représentait environ 793 000 décès en 2016 (OMS, 2018). La cible 3.2 du Plan d'action pour la santé mentale 2013-2020 appelle à une réduction de 10% du taux de suicide dans les pays d'ici 2020. Les objectifs de développement durable (ODD) de l'ONU incluent la cible 3.4 pour traiter les maladies non transmissibles et la santé mentale. indicateur pour réduire la mortalité par suicide d'un tiers d'ici 2030.
Le taux mondial de suicide standardisé selon l'âge en 2016 était estimé à 10,5 pour 100 000 habitants. La figure 5.2.1 présente les taux de suicide normalisés selon l'âge dans différentes régions du monde en 2016 à l'aide des estimations de l'OMS sur la santé mondiale (OMS, 2018) disponibles sur l'Observatoire mondial de la santé. Les taux sont les plus élevés dans les régions OMS de l'Europe, Asie du Sud-Est et Afrique.








Atlas de la santé mentale 2017, a demandé aux pays de rendre compte de la disponibilité d'un système de déclaration du suicide. Sur les 148 États membres qui ont répondu à cette question, 59% ont déclaré avoir accès à des données sur la mortalité par suicide tirées d'un système d'enregistrement. Les organismes responsables de la détermination du suicide sont les suivants: autorités médico-légales (49%) qui determinent les suicides, suivies d'un système de coroner (21%) (données non présentées). Les États membres ont également été invités à indiquer s'ils disposaient d'une stratégie nationale de prévention du suicide. Les résultats montrent qu'à l'heure actuelle près de 10% des pays à revenu faible et moyen inférieur ont une stratégie autonome adoptée par le gouvernement, tandis qu'environ un tiers des pays à revenu moyen et élevé déclarent avoir une telle stratégie. Cela signifie qu'il y a eu une légère augmentation du nombre de pays ayant déclaré avoir une stratégie nationale de prévention du suicide depuis l'Atlas de la santé mentale 2014. De plus, certains pays ont un cadre national, des programmes nationaux pour des sous-populations spécifiques ou la prévention du suicide est intégrée dans le plan de santé mentale ou autre plan de santé

Acces rapport http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/272735/9789241514019-eng.pdf