vendredi 29 juin 2018

POINT DE VUE REFLEXIONS DEBATSUSA Pourquoi le suicide est-il en hausse aux États-Unis - mais diminue dans la plupart des pays d'Europe?

Pourquoi le suicide est-il en hausse aux États-Unis - mais diminue dans la plupart des pays d'Europe?

D'après article Why is suicide on the rise in the US – but falling in most of Europe?
de Steven Stack Professeur de justice pénale, Wayne State University https://theconversation.com*


Le suicide se classe maintenant parmi les 10 principales causes de décès aux États-Unis.

En 2015, 44 193 Américains sont morts de leur propre main. C'était plus que le nombre tué dans les accidents de la route (37 757) et plus de deux fois le nombre de morts par l'homicide (17 793).

Le nombre de suicides pour 100 000 Américains a augmenté de 30,4% entre 1999 et 2015. L'augmentation n'a pas été uniforme dans tous les groupes démographiques. Ceux dans le milieu de la vie ont eu la plus grande hausse dans le suicide. Par exemple, pour les personnes âgées de 45 à 54 ans, le taux est passé de 13,9 personnes à 20,3 ans, ou 46%, au cours de cette période.





Cependant, les taux de suicide dans les autres pays développés ont généralement diminué. Selon l'Organisation mondiale de la santé, les taux de suicide ont chuté dans 12 des 13 pays d'Europe occidentale entre 2000 et 2012. En général, cette baisse était de 20% ou plus. Par exemple, en Autriche, le taux de suicide est passé de 16,4 à 11,5, soit une baisse de 29,7%.

Peu de recherches systématiques ont été menées pour expliquer la hausse des suicides aux États-Unis par rapport à la baisse des taux européens. À mon avis, en tant que chercheur qui étudie le risque social de suicide, deux facteurs sociaux ont contribué: l'affaiblissement du filet de sécurité sociale et l'augmentation de l'inégalité des revenus.






Le filet de sécurité

Il existe des preuves que l'augmentation des taux de suicide est associée à un affaiblissement des normes sociales concernant l'aide et le soutien mutuels.

Dans une étude sur le suicide aux États-Unis, la hausse des taux était étroitement liée à la réduction des dépenses de protection sociale entre 1960 et 1995. Les dépenses sociales comprennent Medicaid, un programme d'assistance médicale pour les personnes à faible revenu; Aide temporaire pour les familles nécessiteuses, qui a remplacé l'aide aux familles ayant des enfants à charge; le programme de revenu supplémentaire de sécurité pour les aveugles, les handicapés et les personnes âgées; les services aux enfants, y compris l'adoption, le placement familial et les garderies; des abris; et le financement d'hôpitaux publics pour l'assistance médicale autre que Medicaid.

Des études ultérieures ont trouvé une relation similaire entre le suicide et le bien-être social pour les États-Unis dans les années 1980 et entre 1990 et 2000, ainsi que pour les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques.

En ce qui concerne les dépenses sociales, les États-Unis se situent au bas de l'échelle par rapport à l'Europe occidentale. Par exemple, seulement 18,8% du PIB des États-Unis sont consacrés à la protection sociale, tandis que la plupart des pays de l'OCDE consacrent au moins 25% de leur PIB. Nos taux de suicide augmentent alors que leurs taux baissent.

Alors que leurs taux de suicide sont en baisse, trois pays européens ont encore des taux supérieurs à ceux des États-Unis: la Belgique, la Finlande et la France.



L'inégalité des revenus

Le degré de l'écart entre les riches et les pauvres aux États-Unis diffère également de celui de l'Europe.

La recherche a généralement constaté que plus le niveau d'inégalité de revenu est élevé aux États-Unis, plus la probabilité de décès par suicide est élevée. Selon la théorie de la tension sociale, lorsqu'il y a un écart important entre les riches et les pauvres, ceux qui sont au bas de l'échelle luttent davantage, ce qui les rend plus vulnérables à la toxicomanie, à la criminalité et à la maladie mentale.

Prenez l'indice GINI, une mesure standard qui varie entre zéro, ou aucune inégalité, et un, ou un scénario où un ménage reçoit tout le revenu. La plupart des pays européens se situent entre un indice GINI de 0,271 et 0,305, tandis que le fossé américain entre ses mesures riches et pauvres se situe à 0,410. Cela signifie que, par exemple, les États-Unis ont 34,4% d'inégalité de revenu de plus que l'Autriche. Cela représente un montant relativement élevé de difficultés financières pour les familles américaines.




L'inégalité des revenus aux États-Unis augmente depuis plusieurs décennies. Ce n'était pas toujours le cas. Entre 1928 et 1979, la part des 1% supérieurs a diminué dans tous les États, sauf en Alaska. Mais ensuite, au cours des trois prochaines décennies, le revenu moyen des 1% supérieurs des familles américaines a augmenté de 200,5%, soit 10 fois plus que le reste des familles américaines.

En 2013, le revenu moyen des 1% les plus riches s'élevait à 1 153 293 $, soit plus de 25 fois le revenu moyen du reste des États-Unis.

La pression économique qui en résulte est un facteur de risque de suicide. Comme l 'inégalité des revenus aux États - Unis a augmenté, une étude a révélé qu'un pourcentage croissant de suicides à mi - vie serait associé à des problèmes financiers.
Il est important de noter que le travail sur la relation entre le suicide et l'inégalité des revenus et le bien-être social est limité. Une recherche rigoureuse est nécessaire pour mettre à jour ce que nous savons du contexte américain actuel.

 
https://theconversation.com/why-is-suicide-on-the-rise-in-the-us-but-falling-in-most-of-europe-98366 

MàJ AUTOUR DE LA QUESTION A Voir emission Allo docteur sur la solitude

A REVOIR. Allô Docteurs,
Pour en finir avec la solitude Diffusé le 27-06-2018
Replay | Durée : 35 minutes


Les invités
  • Vincent Lapierre, psychologue au centre de prévention du suicide Popincourt à Paris
  • Dr Sarah Thomas, psychogériatre
  • Marcel Michel, témoin

Allô Docteurs

Émission présentée par Michel Cymes et Marina Carrère d'Encausse
Du lundi au vendredi à 14h30 France 5
Concept de l'émission

Le duo du Magazine de la santé, épaulé par des spécialistes, répond aux questions des téléspectateurs posées par SMS ou internet.
Allô docteurs aborde des thèmes médicaux classiques trois fois par semaine, les deux autres rendez-vous étant consacrés à un débat ou au bien-être.

https://www.allodocteurs.fr/emissions/allo-docteurs/allo-docteurs-du-27-06-2018_26845.html

AUTOUR DE LA QUESTION Le Cosmos mental : un clip Psycom pour comprendre la santé mentale et ce qui l’influence


Source  Psycom* 27/06/2018

« Il n’y a pas de santé sans santé mentale » nous dit l’Organisation mondiale de la santé. Mais, qu’est-ce que la santé mentale ? Comment évolue-t-elle au fil de la vie de chaque personne ? Quels sont les facteurs individuels et collectifs qui l’influencent ? Que peut-on faire pour la préserver ?
A la veille de la mise en place, par la ministre des Solidarités et de la Santé, Mme Agnès Buzyn, du Comité stratégique de la santé mentale et de la psychiatrie,  Psycom propose un nouvel outil de promotion de la santé mentale qui s’inscrit dans les priorités du Plan Prévention Santé .
La santé mentale, quelques repères
La santé mentale est une composante importante de notre santé, qui ne se résume pas à l’absence ou la présence de troubles psychiques. La santé mentale est la recherche permanente d'un équilibre entre toutes les dimensions de notre vie : émotionnelle, psychique, physique, sociale, spirituelle, économique. Elle est influencée par nos conditions de vie, les événements marquant notre vie, la société dans laquelle nous vivons et nos valeurs personnelles.
Qu’est-ce que le Cosmos mental® ?
Le Cosmos mental® est un clip pédagogique Psycom, créé avec Les Zégaux , pour expliquer de manière imagée le concept de santé mentale.
La métaphore du Cosmos illustre la complexité et la dynamique de la santé mentale, qui évolue tout au long de la vie. Dans sa fusée, l’individu voyage au milieu de planètes "ressources" et "obstacles", affronte des astéroïdes "accidents de parcours", rencontre des étoiles filantes "événements de vie" et tente de se maintenir sur la Voie lactée de "l’équilibre psychique".
Découvrir le clip : Le Cosmos mental®
En savoir plus sur la santé mentale : "Santé mentale de A à Z" sur le site Psycom
Contact : Aude Caria, Directrice de Psycom - 06.80.37.08.38 - contact@psycom.org 

http://www.psycom.org/ 

ETUDE RECHERCHE Europe Disponibilité et utilisation des services de santé mentale dans les pays européens : Influence sur les taux de suicide à l'échelle nationale

Disponibilité et utilisation des services de santé mentale dans les pays européens: influence sur les taux nationaux de suicide
titre original :
Availability and Use of Mental Health Services in European Countries: Influence on National Suicide Rates
Short communication
Daniel Königa, , , Matthäus Fellinger a, Nathalie Pruckner a, Barbara Hinterbuchinger a, Georg Dorffner b, Andreas Gleiss c, Sandra Vyssoki a, Benjamin Vyssoki a
a Clinical Division of Social Psychiatry, Univ. Dept. of Psychiatry and Psychotherapy, Medical University of Vienna, Austria
b Institute of Artificial Intelligence and Decision Support, Medical University of Vienna, Austria
c Institute of Clinical Biometrics, Center for Medical Statistics, Informatics, and Intelligent Systems, Medical University of Vienna, Austria
Journal of Affective Disorders
Available online 28 June 2018
Disponible en ligne le 28 juin 2018

 

Points forts
• 
Aucune influence statistiquement significative des variables relatives aux soins de santé mentale sur le taux de mortalité par suicide n'a subsisté après correction des variables relatives au pays, au temps et à l'économie.Les données disponibles prédisent moins de 10% de la variabilité du taux de mortalité par suicide.Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mettre en œuvre des mesures préventives pour les personnes à risque de suicide.

AbstraitContexte
Des recherches antérieures suggèrent des augmentations significatives des taux de mortalité par suicide dans les pays européens après la crise économique de 2008. Cependant, la relation entre les différences nationales dans la disponibilité et l'utilisation des services de santé mentale et les taux de suicide n'a pas encore été examinée.matériaux et méthodes
Les données sur les services de santé mentale et les variables socioéconomiques ont été établies par Eurostat pour la période 2000-2013 pour dix pays européens. Les variables nationales des soins de santé comprenaient le taux de mortalité par suicide (TMS), la durée moyenne d'hospitalisation et le nombre d'hospitalisations pour troubles affectifs ou psychiatriques, le nombre de lits psychiatriques et le nombre d'antidépresseurs prescrits. Les variables économiques comprenaient le produit intérieur brut (PIB), le produit intérieur brut par 1 000 habitants (PIB réel), le taux de chômage et le coefficient GINI en tant que mesure de l'égalité de répartition des richesses. Des modèles mixtes ont été utilisés pour étudier l'influence potentielle de l'apparition de la crise économique en 2008 sur chacune des variables psychiatriques. Des analyses de régression multivariées ont été utilisées pour évaluer l'influence sur les taux de mortalité par suicide.Résultats
Dans cette étude, un changement significatif de pente à partir de 2008 a été révélé pour le nombre de lits psychiatriques, d'hospitalisations dues à des troubles affectifs ou à tout trouble psychiatrique et pour les antidépresseurs prescrits. De plus, une modification importante des hospitalisations dues à un trouble affectif a été observée en 2008. Le
taux de mortalité par suicide a montré un changement important en 2008 pour les hommes et les femmes ainsi qu'un changement significatif de pente à partir de 2008 pour les hommes seulement. Contrairement à notre hypothèse, la plupart des variables n'ont montré aucune influence statistiquement significative sur le taux de mortalité par suicide. Seul un nombre plus élevé de lits psychiatriques disponibles était significativement associé à des taux de mortalité par suicide plus élevés. Cet effet, cependant, n'était significatif que pour les femmes et ne demeurait pas significatif après correction des variables économiques. Moins de 10% de la variabilité du taux de mortalité par suicide pourrait s'expliquer par un modèle incluant toutes les variables, corroborant davantage l'étiologie multifactorielle du suicide.Limites
Puisque les données du registre administratif ont été utilisées, les résultats doivent être interprétés avec prudence. Les résultats pourraient ne pas s'appliquer aux pays non inclus.Conclusion
Alors que des changements significatifs dans les variables psychiatriques, ainsi que
le taux de mortalité par suicide, ont été observés, aucune influence statistiquement significative sur le taux de mortalité par suicide est restée après correction pour les variables pays, temps et économique. Notre étude suggère la nécessité d'un effort de collecte de données internationales plus completes. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour identifier les populations à risque de suicide.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S016503271830586X

mardi 26 juin 2018

ETUDE RECHERCHE USA Incidence du suicide et avantages potentiels des soins palliatifs chez les anciens combattants atteints d'un cancer du poumon

Info signalée par l'article Les soins palliatifs réduisent le risque de suicide chez les patients souffrant de cancer du poumon avancé synthèse de presse bioéthique
http://www.genethique.org*

25 Juin 2018 Fin de vie

Lors de la réunion annuelle de l'Association américaine de chirurgie thoracique en mai dernier, une récente étude a été présentée qui montre que le taux de suicide des patients en phase terminale de cancer des poumons pouvait être réduit par une prise en charge en soins palliatifs.

Les chercheurs ont examiné des patients du Veteran Affairs Healthcare System atteints de cancer du poumon à un stade avancé. Ils ont découvert que 87% des 20 900 patients atteints de cancer du poumon mouraient de leur cancer, ce qui n’est pas nécessairement le cas chez des patients souffrant d’autres pathologies. Parmi ces décès, trente étaient dus au suicide. Comparé à une population similaire d’anciens combattants, le taux est cinq fois plus élevé.

Le Professeur Donald Sullivan de l'Oregon Health & Science University de Portland qui a dirigé l’étude a expliqué que «le risque de suicide était sous-estimé chez les patients atteints de cancer, en particuliers s’ils étaient à un stade avancé de la maladie ». Une rencontre avec les soins palliatifs réduit les risques de suicide : seuls 20% des patients qui se sont suicidés avaient eu une consultation en soins palliatifs, et 57% des patients dont la cause de décès n'était pas le suicide avaient eu une consultation en soins palliatifs.

Sources:
Medical Press (23/06/2018)

* http://www.genethique.org/fr/les-soins-palliatifs-reduisent-le-risque-de-suicide-chez-les-patients-souffrant-de-cancer-du-poumon#.WzI4w8QyWUk

info +

Références Étude mentionnée https://www.atsjournals.org/doi/abs/10.1164/ajrccm-conference.2018.197.1_MeetingAbstracts.A4167

lundi 25 juin 2018

Suicide à l'hôpital : quelles responsabilités de l'établissement ?

Suicide à l'hôpital : quelles responsabilités de l'établissement ?


Dans le cadre du suicide d'un patient, de nombreux cas de mises en cause d’établissements de santé, publics ou privés, alimentent une jurisprudence abondante, notamment pour défaut de surveillance. Malgré la diversité des juridictions concernées, on peut relever plusieurs critères régulièrement retenus par les juges pour apprécier l’existence d’une faute, en général qualifiée de faute dans l’organisation et le fonctionnement du service dans la jurisprudence administrative. Dans sa brève juridique du 1er trimestre 2018, le CH de Cadillac propose un Focus sur la surveillance et les responsabilités en établissements psychiatriques.

CH de Cadillac, Voir l'espace dédié aux brèves juridiques
 
https://www.santementale.fr/actualites/suicide-a-l-hopital-quelles-responsabiltes-de-l-etablissement.html

MANIFESTATION 21/09/2018 Lille (59)Le 10eme colloque de l’AFRC : prévention, remédiation et insertion

Le 10eme colloque de l’AFRC : prévention, remédiation et insertion

source centre-ressource-rehabilitation.org*

Le dixième colloque annuel de l’AFRC se tiendra à Lille, le 21 septembre 2018. Un temps fort annuel d’échange, de rencontre et d’enrichissement des pratiques pour les professionnels de la remédiation cognitive.

Programme :
Téléchargez le programme :
Programme AFRC


Accueil des participants : 9h – 9h30
Ouverture : 9h30—10h
Allocution d’ouverture, ARS (sous réserve), Marie-Noëlle Cadou (CREHPSY), Jean-Luc Roelandt (CCOMS) Introduction, Claire Rascle (Lille), Sophie Delille (Lille), Marie-Cécile Bralet (Clermont-de-l’Oise), Olivier Mazas (Lille)

1ere session : Organisation des soins et remédiation cognitive : 10h-11h30
Présidents : Pierre Thomas, Marie-Cécile Bralet, Nicolas Franck
Réforme des soins de santé mentale en Belgique, Bernard Jacob (Bruxelles)
Programme CIRCUiTS, Caroline Cellard (Québec)

2ème session : Prévention du suicide et cognition : 11h45-13h

Présidents : Guillaume Vaiva, Claire Rascle et Edouard Leaune
Troubles cognitifs chez les suicidants, Amélie Porte (Lille)
MACT : TCC pour les comportements suicidaires récidivants, Trang Ton (Clermont-de-l’Oise)
E-santé mentale, Margot Morgiève (Paris), Déborah Sebbane (Lille)

Repas sur place


Ateliers : 14h15-16h15

Les trois ateliers se déroulent en parallèle (merci de vous inscrire à un atelier)
ATELIER 1 - L’expérience du réseau régional de remédiation cognitive dans l’appui au développement des soins de proximité dans les Hauts de France, Sophie Delille, Agnès Lambrichts, Isabelle Vallemberg, Elise Guével, Christelle Bledel, Claire Antoine, Marc Chevrier, Michael Morgand, Lisbeth Merotte

ATELIER 2 - Comment faire évoluer les pratiques de soins avec les outils de la neuropsychologie ? Olivier Mazas, Marie-Cécile Deloche, Marina Pivette et Sylvain Pontzeele

ATELIER 3 - Repérer et évaluer les compétences et fragilités de la personne dans les troubles du développement, Caroline Demily, Sarah-Lise Fahrat, Thierry Lambert et Geraldine Kechid

Discussion générale, remise des prix du concours AFRC et conclusion : 16h30-17h

Pierre Thomas, Floriane Todoroff et Nicolas Franck

Inscriptions :

Inscrivez-vous en ligneou par mail

 

Toutes les infos sur le site de l’AFRC



Participez aussi au concours de vulgarisation scientifique de l’AFRC :

L’Association Francophone de Remédiation Cognitive (AFRC) et le Centre ressource de réhabilitation psychosociale et de remédiation cognitive, lancent un concours de vulgarisation scientifique autour du terme de « remédiation cognitive » ! Que vous soyez usager, famille, professionnel, ou tout simplement curieux, n’hésitez pas à participer !

Un jury composé de professionnels et d’usagers élira les trois meilleures contributions, qui seront présentées lors du colloque de l’AFRC à Lille, le 21 septembre.

Participation avant le 31 juillet.

Plus d’infos

* https://centre-ressource-rehabilitation.org/le-10eme-colloque-de-l-afrc-prevention-remediation-et-insertion 

Journée des gens de mer 2018 : Bien-être des gens de mer

Journée des gens de mer 2018
Communiqué de l'Organisation Maritime Internationale
http://www.imo.org*

Cette année encore, la Journée des gens de mer sera célébrée le 25 juin.
Bien-être des gens de mer
​En 2017 et 2018, le secteur maritime a fortement progressé sur la question du bien-être des gens de mer, et notamment sur celle de leur santé mentale.

Afin de donner davantage de visibilité à cette question cruciale, l'OMI a décidé de retenir le thème du « bien-être des gens de mer » pour célébrer la Journée mondiale de la mer 2018.

En s'attaquant à la question du bien-être des gens de mer et particulièrement à celle de leur santé mentale, la campagne de cette année permet, d'une part, de soutenir les stratégies visant spécifiquement à lutter contre le stress et les autres facteurs ayant une influence sur la santé mentale des gens de mer et, d'autre part, de faire largement connaître les outils à disposition.

La campagne 2018 s'efforcera de mettre en avant et de valoriser les meilleures pratiques et les exemples à suivre mais, inéluctablement, elle permettra aussi de faire ressortir les sujets de préoccupation et les défaillances dans ce domaine.

Message vidéo officiel du Secrétaire général de l'OMI
https://www.youtube.com/watch?v=YdJOz8mYuWI

Répondez à notre enquête en ligne !

​La campagne de cette année propose aux gens de mer de répondre à une brève enquête en ligne afin de recueillir leurs avis et de déterminer s'ils connaissent leurs droits et s'ils estiment que ces droits sont appliqués et respectés au quotidien. Les données collectées seront ensuite transmises aux États Membres de l'OMI, assurant ainsi une communication directe entre les gens de mer et les gouvernements. Si vous êtes concerné(e), ne manquez pas l'occasion de répondre à notre enquête en ligne en cliquant ici


Concours photo

​Cette année, l'OMI et l'International Seafarers Welfare and Assistance Network (ISWAN) ont fait équipe pour vous offrir la possibilité de faire valoir vos talents de photographe et de peut-être gagner une caméra GoPro, un iPad ou les deux ! Le concours est parrainé par la North American Maritime Ministry Association (NAMMA). Cliquez ici



Réseaux sociaux

​Comme lors des années précédentes, la campagne 2018 s'articulera autour des réseaux sociaux. Toutes les plateformes sociales de l'OMI seront mises à contribution, mais Twitter et Facebook joueront un rôle de premier plan.

Cette année, deux hashtags seront utilisés dans le cadre de la campagne :
#SupportSeafarersWellbeing
Ce hashtag peut être utilisé par les compagnies maritimes et les autres acteurs du secteur afin de valoriser les mesures prises pour fournir un environnement de travail décent aux gens de mer et lutter contre les problèmes de santé mentale de leur personnel navigant.
#GoodDayatSea

Ce hashtag peut être utilisé pour mobiliser le grand public ou, tout simplement, pour souhaiter une bonne journée aux gens de mer.

Dans le cadre de notre concours photo, nous utiliserons le hashtag #GoodDayatSea pour encourager les gens de mer à partager des photos d'eux dans un environnement de travail favorable.
Vous pouvez par exemple utiliser la phrase suivante : « #GoodDayatSea looks like… » (Une journée en mer ressemble à…).
Enfin, dans le cadre de cette édition 2018, nous ferons la promotion des initiatives et des outils positifs mis en place par les différents acteurs du secteur pour appuyer le renforcement des normes relatives au bien-être des gens de mer et mettre en lumière les mesures prises pour améliorer la condition des gens de mer concernant un certain nombre de questions en lien avec le bien-être des gens de mer. Parmi ces dernières :
Congé à terre
Abandon
Santé mentale
Salaires
Non incrimination des gens de mer
Rapatriement
Ressources disponibles pour favoriser la bonne santé mentale
Convention du travail maritime (Convention CTM)

Film sur la santé mentale et le bien-être des gens de mer
​La bande annonce d’un nouveau film produit par Videotel sur la santé mentale et le bien-être des gens de mer (Seafarers' Mental Health and Wellbeing) sera lancée à l’occasion de la Journée des gens de mer 2018. Cette vidéo gratuite vous donnera des indications utiles et des outils de réflexion sur la question de la santé mentale. Elle proposera également de nombreuses idées et ressources aux gens de mer en vue de les aider à améliorer leur bien-être en mer.

Téléchargez nos posters

lire la suite http://www.imo.org/fr/About/Events/dayoftheseafarer/Pages/Day-of-the-Seafarer-2018.aspx



Contexte

​L'événement a été mis en place par le biais d'une résolution adoptée lors de la Conférence de Manille de 2010, chargée d'adopter le texte révisé de la Convention internationale sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille (Convention STCW).

L'objectif de la Journée est de reconnaître la contribution unique des gens de mer du monde entier au commerce maritime international, à l'économie mondiale et à la société civile dans son ensemble.

La résolution « encourage les gouvernements, les organisations du secteur maritime, les compagnies, les propriétaires de navires et toutes les autres parties intéressées à dûment promouvoir la Journée des gens de mer, comme il convient, et à prendre les mesures voulues pour la célébrer à sa juste valeur ».

La Journée des gens de mer est une des Journées internationales officielles des Nations Unies.


ITF Seafarers’ Trust est fier de soutenir
la Journée des gens de mer

*http://www.imo.org/fr/About/Events/dayoftheseafarer/Pages/Day-of-the-Seafarer-2018.aspx

Rapport La souffrance psychique des exilés Une urgence de santé publique

La souffrance psychique des exilés
Une urgence de santé publique
Centre primo levi & médecin du monde juin  2018
https://www.primolevi.org/wp-content/themes/primo-levi/La%20souffrance%20psychique%20des%20exil%C3%A9s_Rapport.pdf



Extrait :

L’équipe de l’ancien centre médical et social parisien de  Médecins Sans Frontières faisait même
le constat suivant : « la sévérité de la souffrance psychique évaluée chez nos patients est considérée significativement comme aussi importante, sinon plus, que celle rencontrée sur nos terrains d’activité à l’étranger ».(15)
Il n’est pas rare que la dégradation de l’état de santé mentale des personnes mène à des menaces
vitales.
Le Comede  relève que plus d’un quart des patients reçus entre 2012 et 2016 (27 %) ont présenté
des idées suicidaires au cours de la psychothérapie (et 4 % avaient fait par le passé une tentative
de suicide).
Le taux de suicide est d’ailleurs significativement plus élevé que dans la population générale (16). Enfin, 7 % des patients s’étaient trouvés au moins une fois en situation d’urgence psychiatrique
(indication d’hospitalisation, principalement en raison d’un risque suicidaire). (17)

vendredi 22 juin 2018

FORMATION MEDICALE Marseille (13) 28/09/2018 DPC Adolescent suicidant : modalités de prise en charge et innovations

28 septembre 2018 Marseille – DPC Adolescent suicidant : modalités de prise en charge et innovations
organisé par le Syndicat des Psychiatres Français Association Française de Psychiatrie
et ASMA (Association suicide et mal être des adolescents)
Public concerné : Généralistes, Neuropsychiatres, pédiatres, psychiatres de l'enfant et de l’adolescent ou de l'adulte, médecins de santé publique et médecine sociale, médecins d'urgence, Infirmiers (es) (IDE)...

Programme https://psychiatrie-francaise.com/wp-content/uploads/2018/06/Marseille-28-09-2018-Argument-pg-bul-inscription.pdf




BELGIQUE Document en ligne L’urgence psychiatrique: mythes et réalité

Intervention au Symposium de médecine aiguë 2018 
L’urgence psychiatrique: mythes et réalité,
urgences Motif d’admission «Cas Psy»
Dr SARTORI Sabine, Psychiatre
CHR DE HUY
http://www.chrh.be/wp-content/uploads/2018/05/Dr-SARTORI-Urgences-psychiatriques.pdf

Constitution d'un groupe de travail dans la Sarthe (72)

L’arc en ciel se mobilise dès cette année, pour participer à la lutte contre les situations d’épuisement et de souffrance morale liées à des évènements de vie tels que la maladie, le handicap, le deuil et à la conjoncture économique.
L’arc en ciel est en train d’organiser un groupe de travail sur la ville de Mamers avec les associations de bénévoles ; l’association s’appuiera sur le réseau de bénévoles existant.
Si vous êtes intéressé(e), merci de vous faire connaitre au  06 84 88 17 55.

Information Association http://asso-larcenciel.fr/

QUEBEC Protocole d'intervention en santé mentale ou en situation de risque suicidaire pour les jeunes en difficulté recevant des services en protection et en réadaptation ainsi que pour leur famille

Publications du ministère de la Santé et des Services sociaux
source publications.msss.gouv.qc.ca* 21/06/2018
Protocole d'intervention en santé mentale ou en situation de risque suicidaire pour les jeunes en difficulté recevant des services en protection et en réadaptation ainsi que pour leur famille
Guide
Image de la couverture du document.
Description
Le protocole d’intervention en santé mentale ou en situation de risque suicidaire pour les jeunes en difficulté recevant des services en protection et en réadaptation ainsi que pour leur famille s’adresse aux Intervenants psychosociaux et de réadaptation de même que le personnel du réseau de la santé et des services sociaux qui travaillent auprès de ces jeunes. Il s’adresse aussi aux gestionnaires concernés, afin qu’ils s’assurent de la connaissance et de l’application adéquate du protocole par les intervenants, notamment en veillant à l’animation de celui-ci.
Il concerne les jeunes en difficulté d’adaptation qui présentent des indices d’un trouble mental, une détresse, une désorganisation aigüe en santé mentale ou un risque suicidaire, et recevant des services psychosociaux ou de réadaptation en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse et de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. Certains jeunes sont aussi hébergés en vertu de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (LSSSS).
Il vise à :
  • Soutenir les intervenants impliqués dans l’accompagnement d’un jeune présentant des indices d’un trouble mental, d’une détresse psychologique, d’une désorganisation en santé mentale, d’un passage à l’acte suicidaire ou d’un risque suicidaire;
  • Assurer au jeune présentant des indices de troubles mentaux, une détresse psychologique, une désorganisation aigüe ou un risque suicidaire l’ensemble des services requis par son état;
  • Assurer une coordination efficace des interventions devant être effectuées par l’ensemble des intervenants en fonction des besoins du jeune et de la situation en cause.
Trois types de milieu sont visés :
  • Centres de réadaptation ou foyers de groupe;
  • Ressources intermédiaires ou de type familial;
  • Jeunes suivis dans leur milieu familial en vertu de la LPJ ou de la LSJPA.
Pour deux catégories de situation :
  • Risque de passage à l’acte suicidaire ou présence d’indices de trouble mental;
  • Passage à l’acte suicidaire, présence d’une détresse ou d’une désorganisation aigüe en santé mentale.
Fichier PDF.Télécharger ce document
(PDF, 1 Mo, 34 pages)

Cette publication est disponible en version électronique seulement.
Détails
Mise en ligne : 21 juin 2018
Dernière modification : 21 juin 2018


Auteur : MSSS

Publication no : 18-839-03W

No. ISBN (PDF) : 978-2-550-81782-6

source http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-002097/

Zoom sur «Pourquoi tout perdre » de Lenni-Kim jeune chanteur JMPS 2015

Lenni-Kim, un jeune chanteur canadien, enfant unique d’une famille montréalaise a fait ses premiers pas en tant que comédiens dans des films, émissions télévisées et publicités au Canada. Découvert en France durant la saison 2 de The voice Kids, Lenni-Kim s'est aussi fait remarqué dans l'émission «Danse avec les stars»
Nominé aux NRJ Music Awards 2017 dans la catégorie «révélation francophone de l'année» Lenni-Kim est une véritable star des réseaux sociaux. Ses vidéos ont obtenu plus de 40 millions de vues sur Youtube. Sa chaîne compte plus de 285 000 abonnés. Son premier album original est «Les autres»

Un clip émouvant

Pour souligner la journée mondiale de prévention du suicide 2015, le jeune chanteur lance la chanson «Pourquoi tout perdre » accompagné d'un clip très émouvant. Touché par le sujet, ayant perdu un membre de sa famille, Lenni-Kim est très heureux d’être impliqué dans ce projet et très fier du résultat. La chanson s’est classée #1 des ventes franco pendant plusieurs semaines et son clip a été vu plus de 5 000 000 fois.

Extraits article www.infos-dijon.com/*


ILE DE LA REUNION Appel à communication des JNPS 2019

Appel à communication dans le cadre des Journées Nationales 2019 de Prévention du Suicide, sur le thème « Adolescence et mal-être ». Association SOS Solitude. Jusqu’à octobre 2018 
Source info https://www.peidd.fr*

A l’occasion des prochaines journées nationales de prévention du suicide, qui auront lieu le 22 février 2019, SOS Solitude lance un

Appel à communication,
Sur le thème « Adolescence et mal-être »

La proposition de communication orale doit être adressée au plus tard entre septembre et octobre 2018, au Docteur GOULOIS David, psychologue clinicien et à M. DUVIGNAC Pascal, psycho-praticien, superviseurs de l’équipe et organisateurs scientifiques de l’événement à l’adresse suivante : david.goulois974@orange.fr

Argumentaire

L’adolescence, période charnière entre le monde de l’enfance et celui de l’adulte, est souvent une étape de grands bouleversements à la fois physiques et psychiques. Au-delà des comportements typiques, souvent attendus et nécessaires au développement de cet adulte en devenir, parents et professionnels sont parfois confrontés à une souffrance qu’ils n’estiment plus se situer dans la zone du « gérable », du « tolérable » pour l’adolescent et pour son environnement ; ainsi, les addictions naissantes, les conduites à risques, les auto-mutilations et tentatives de suicide…
Aujourd’hui, scientifiques, pédagogues et parents, observent par ailleurs une adolescence toujours plus précoce et donc déconcertante pour les adultes privés des repères qui étaient notamment les leurs.
A travers ce colloque, l’association propose donc de faire le point, sur l’accompagnement du sujet adolescent dans sa globalité, dans le monde, en France, et plus précisément dans la zone Océan Indien.
Elle appelle les professionnels médicaux, paramédicaux, médico-sociaux, de l’insertion scolaire/professionnelle et les pédagogues, à bien vouloir répondre à sa demande de communication sur les axes suivants :
  • Etude de cas (ou de situation) individuel ou familial,
  • Présentation de recherche originale,
  • Présentation d’une approche théorique et/ou pratique,
  • Présentation d’un dispositif, d’un service, d’un établissement de prise en charge ou d’un accueil spécifique,
  • Réflexions sur une problématique de société, une psycho-pathologie, ou le volet psycho-pathologique (ou médico-social, ou psycho-pédagogique) d’une prise en charge (ou orientation).
En savoir plus : Consulter l’appel à communication des JNPS 2019 (PDF - 126.4 ko)


source info https://www.peidd.fr/spip.php?article10730


À Dieppe, la prévention en mode 2.0 avec les jeunes

À Dieppe, la prévention en mode 2.0 avec les jeunes
Mireille LOUBET |
Publié 20/06/2018 http://www.paris-normandie.fr*


Alexis Douala, le directeur de l’association Foyer Duquesne encadre une équipe de 14 salariés dont cinq éducateurs de rues

Social. L’association Foyer Duquesne mène sur le terrain une action de prévention spécialisée auprès des jeunes. Pour s’adapter aux nouveaux modes de vie, elle réfléchit à une intervention en ligne.

Le travail d’éducateurs de rues est-il en pleine mutation ? À écouter les intervenants du Foyer Duquesne, une « mise à jour » du métier est en train d’être opérée. Des changements qui nécessitent réflexion.

« Historiquement, notre association de prévention spécialisée maille le terrain avec des éducateurs de rues. Le principe, c’est d’aller à la rencontre des jeunes dans leurs lieux de rencontre : à la sortie des établissements scolaires, dans les squares, les squats, les bois et d’entamer une discussion de manière spontanée, explique Alexis Douala, le directeur du Foyer Duquesne. S’ils ont besoin et envie qu’on les accompagne, qu’on les aide face à certaines difficultés, nous sommes là. Il s’agit parfois de toutes petites choses du quotidien, mais ça peut aussi concerner des problématiques plus lourdes : addictions, maltraitance, relations toxiques, prostitution... Nous n’abordons pas que des individus mais aussi des collectifs, des groupes de jeunes ».

Nous sommes des « œuvriers »

Cette prise de contact libre permet néanmoins de repérer les situations qui sont potentiellement à risque, et de faire de la prévention spécialisée auprès d’un public souvent exclus des dispositifs de droit commun.

Dans certains cas, cette rencontre doit néanmoins être provoquée. « Nous avons créé les bancs collectifs dans le quartier du Bout du quai pour faire en sorte que les habitants sortent pour un moment de convivialité avec le centre social L’Archipel. À la suite de cette expérience, certains sont devenus des adhérents assidus du centre social qu’ils ne fréquentaient pas auparavant. Nous faisons du sur-mesure. Je dis souvent que nous sommes des œuvriers. Malheureusement, cette mission de prévention est difficile à mesurer ».

En dépit de contraintes financières qui sont venues, il y a quelques années, gêner ce travail de fourmi (les subventions du Département ont été divisées par deux), les éducateurs de rues remettent constamment leur métier en question et ses modes opératoires pour aborder les jeunes. « Notre prochain chantier, actuellement déjà en réflexion, c’est notre présence dans les rues numériques, explique Alexis Douala. Les jeunes sont aujourd’hui captés par les écrans : il faut des professionnels de la prévention dans ces espaces. Avant, un enfant victime de harcèlement à l’école pouvait souffler en arrivant à la maison. Aujourd’hui, il est cyber-harcelé, il n’y a plus de pause. Nous réfléchissons à un projet de promeneurs du net, expérimentés, avec des personnes référentes qui iront sur les réseaux sociaux. Nous avons déjà le site internet ADO 76 et son application mobile, mais nous ne devons pas abandonner les gamins dans ces espaces numériques. Ce sera notre prochaine mission ».

La parentalité au banc d’essai
Pendant deux décennies, le Foyer Duquesne, des parents et des professionnels ont mené un travail de recherche sur la reparentalisation.
Ce travail prend désormais un nouvel essor avec la création d’une université populaire des parents (UPP). Ces parents souhaitent, à leur tour, être acteurs de la transmission de leur expérience. Dans ce sens, une action commune a été lancée l’an dernier avec l’association des Collectifs enfants, parents, professionnels (Acepp) pour le développement de cette université populaire des parents à Dieppe. Le principe des UPP est de réunir des groupes de parents volontaires qui, avec l’aide d’un animateur et avec le soutien méthodologique d’un universitaire, mènent une recherche sur un thème choisi, en lien avec la parentalité. Ils mettent ensuite leur travail en débat avec d’autres acteurs : des professionnels, des institutions, des politiques, pour croiser les points de vue et construire du dialogue afin de conduire ensemble des actions citoyennes, dans le thème choisi.
Dès sa première année d’existence, - en 2017 -, l’UPP de dieppoise a été active en prenant attache avec d’autres groupes déjà constitués ailleurs en France et en partageant sa réflexion avec d’autres associations du territoire. Depuis 2017, un groupe d’une vingtaine de parents assidus échange sur les secrets de famille, la recohabitation, l’influence de la pensée. Le groupe UPP se réunit le 2e lundi de chaque mois à la Ferme des Hospices à Janval. C’est un temps de décompression, un temps d’échange sur la parentalité qui est devenu précieux pour les participants concernés.
Il est prévu qu’en 2019 ou en 2020, le groupe UPP de Dieppe accueille dans la commune le séminaire national des parents. Un livre sur cette expérience et ses enseignements sera ensuite édité.

UNE APPLI CRÉÉE
Depuis une dizaine d’années le site internet :
www.ado76.com développé par le Foyer Duquesne
permet aux jeunes de poser directement sur un forum en ligne des questions sur une problématique personnelle, de façon anonyme.
Via le forum le dialogue s’instaure directement entre les jeunes qui fréquentent le site avec la participation également de professionnels (éducateurs, psychologues) de la prévention spécialisée qui apportent leurs compétences.
Dans ce forum sont abordées tous types de problématiques : sexualité, harcèlement scolaire, relations avec les parents, avec les amis, la santé, les mutilations, le suicide... Le site est présenté chaque année dans les collèges de Dieppe, aux délégués de classes, pour le faire connaître au public concerné. En fin d’année 2016, une application mobile (ADO76) pour téléphone Androïd a été développée.

Les parents aussi
Si le Foyer Duquesne a une mission de prévention vers les jeunes, les parents ne sont pas oubliés. Le jeudi de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h, l’association a ouvert pour les parents un espace d’échange (physique ou téléphonique) avec une thérapeute familiale. Les parents peuvent venir confier, anonymement et gratuitement, les problèmes de relations qu’ils entretiennent avec leurs enfants, parler et trouver des solutions alternatives aux problèmes rencontrés. Pour avoir ce rendez-vous avec la thérapeute familiale, il faut d’abord appeler le tél. 02 32 90 96 48.

http://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/a-dieppe-la-prevention-en-mode-2-0-avec-les-jeunes-GD13238187