lundi 14 octobre 2019

Fiche d'expérience Prévention du risque suicidaire inscrit dans le projet politique de la ville de la Châteaubriant

Observation et innovation sociales, ABS / Banque d’expériences/ Prévention du risque suicidaire
Fiche d'expérience

Prévention du risque suicidaire 

MàJ : 03/09/2019 sur www.unccas.org/*

Le projet politique de la ville de la Châteaubriant est de longue date orienté vers le bien-être des citoyens, avec une forte implication des élus autour des questions de santé publique. A ce titre, le CCAS conduit depuis 2010 des actions de prévention du suicide, qui avaient fait l’objet d’une récompense de la part du Prix de l’Innovation de l’Unccas en 2013, et ont continué d’évoluer depuis.

Contexte

Dans le cadre de sa politique de prévention, la Ville mène des efforts importants dans les domaines suivants : 
  • sécurité routière,
  • alcool et consommation de produits illicites,
  • accidents domestiques,
  • actions prévention santé (vaccination, cancer, obésité).
La prévention du suicide s’inscrit dans un travail à long terme né d’un constat alarmant : le nombre de décès par suicide, par an, en France, est de 10 127 en 2007 (source INSERM) et 160 000 tentatives. 12 régions ont un taux de suicide supérieur d’au moins 15 % à la moyenne nationale (le grand quart nord/ouest, le taux le plus élevé étant en Bretagne). A l’échelle des Pays de Loire, il y a eu 710 décès en 2007 dont 230 en Loire Atlantique.
Un comité de pilotage a été créé dès 2009 afin de travailler sur la méthodologie du projet à engager sur le territoire. Deux axes prioritaires se sont dessinés :
  • travailler en direction des professionnels médico-sociaux agissant dans les secteurs personnes âgées, jeunes, adultes en difficulté sociale et personnes handicapées.
  • travailler en direction du grand public
Depuis, le CCAS multiplie les efforts afin de créer des outils adaptés pour répondre aux mieux aux besoins de formation et d’informations exprimés.

Description / Fonctionnement de l'action

2010

Les objectifs initiaux du dispositif, à destination des professionnels étaient les suivants :
  • acquérir une meilleure connaissance du risque suicidaire (données épidémiologiques),
  • reconnaître les facteurs de risques et les signes d’alerte,
  • identifier les structures aidantes sur le territoire.
Trois demi-journées de formation (3x3 heures) se sont déroulées de mai à juin 2010. L’intervention a été faite par l’association Recherche et rencontres, un centre social de Nantes spécialisé dans la lutte contre l’isolement, la prévention du suicide, l’aide à la relation et la communication.
Des actions ont été organisées à destination du grand public. L’objectif général de cette démarche était de fournir des informations sur le risque suicidaire et les différents moyens pour aller vers le mieux être.
En octobre, une soirée théâtre débat s’est déroulée au sein du théâtre municipal de Châteaubriant (499 places). Le théâtre 3 de Nantes a proposé un préambule théâtral de 30 minutes (monologue de 3 femmes exprimant leur mal de vivre), suivi d’un débat, en présence de professionnels de l’association Recherche et rencontres et de deux psychiatres du centre médico-psychologique.

2011

Au cours de cette deuxième année d’action, le CCAS a souhaité :
  • faire en sorte que les professionnels soient plus à l’aise face à la problématique du suicide dans le cadre de leur pratique,
  • les aider ) apprendre à se sentir « à sa place » dans l’écoute à apporter aux usagers,
  • permettre un passage de relais vers les structures spécialisées dans de bonnes conditions.
Cette fois, deux demi-journée de formation (3x3 heures) se sont déroulées durant la Semaine nationale de la Santé Mentale. Une personne du centre hospitalier spécialisé de Blain y intervenait. Les groupes ont été constitués selon le public reçu : personnes âgées, adultes fragilisés et les jeunes. Au-delà de la théorie, un jeu de rôle a permis la pratique.
Tout comme en 2010, des actions ont été proposées auprès du grand public avec deux journées de sensibilisation, sous forme d’ateliers :
  • atelier rire (jeu d’expression, approche ludique du rire et de l’être ensemble : 45 min),
  • atelier look et bien être (travail sur la colorimétrie, la morpho-silhouette, maquillage : 45 min),
  • atelier écriture (jeu de mots, acrostiche, photolangage : 1h30),
  • atelier table ronde (qu’est ce qui fait vivre, qu’est ce qui fait mourir ? : 45 min).
Ces ateliers ont été animés par l’association La Clownerie de Plessé, la maison de l’emploi de Châteaubriant, des bénévoles et le centre médico-psychologique. Un planning a été établi pour permettre le passage de groupes d’usagers. En parallèle, les ateliers étaient également en libre accès. La journée s’est achevée avec la présentation d’un spectacle clownesque Les bienfaits du rire sur la santé par l’association La Clownerie. En commençant par retracer l’histoire du concept du rire à travers les époques, la conférence permet de mettre en évidence les effets du rire sur les appareils hormonaux, respiratoires, cardiovasculaires, musculaires, digestifs et sur le métabolisme général.
Toutes ces actions ont fait l’objet d’un travail de communication avec la presse locale et les radios locales.

2012

Intervention sur 1 journée ½ de formation, du Centre hospitalier spécialisé de Blain. Le thème proposé par les formateur s’intitulait "Décès par suicide : ceux qui restent, l’implication de l’entourage, le retentissement du suicide, place et rôle des accueillants", avec un méthode de jeux de rôle à partir de cas concrets.
Une journée de sensibilisation aux risques suicidaires en direction des seniors, envers le grand public :
  • une table ronde,
  • des ateliers : écriture, look et bien-être, discussion, art thérapie,
  • un spectacle,
  • un forum.

2013

Des réunions d’informations menées par l’association Recherche et Rencontres, ont été organisées au sein d’un l’établissement scolaire.
Un Colloque inter-régional (Bretagne/Pays de Loire) a été organisé en partenariat avec le CHS de Blain et l’ARS Pays de Loire. 500 professionnels ont pu bénéficier de ce temps privilégié d’échanges et de partage des connaissances mutuelles : professionnels de santé de la région (médecins, pharmaciens, infirmiers, aides-soignants), professionnels du social de la région (directeurs de CCAS, travailleurs sociaux, associations), élus, étudiants médicaux, paramédicaux et médico-sociaux.
L’objectif était d’alimenter la réflexion à travers les échanges, notamment avec un professeur, de transmettre des expériences locales et de mobiliser un plus grand nombre d’acteurs sur la thématique de la prévention du suicide.
La communication a commencé par un envoi d’invitations par courrier à tous les professionnels répertoriés, puis une diffusion de l’objet et la date du colloque dans les magazines spécialisés : ASH, UNCCAS, magasines spécialisés en santé. Ensuite, une prise de contact avec les structures, repérées comme ressource sur la thématique, est effectuée dans les 6 mois après le colloque. Les outils sont les suivants : plaquette, programme, mallette, documentation, questionnaire d’évaluation.
Cette même année, l’action préventive du CCAS a également été saluée par un Prix de l’Innovation décerné par l’UNCCAS.

Voir la vidéo : https://vimeo.com/138313746

2014
 
Un colloque ARS a été organisé au Mans en février sur le thème Agir ensemble contre le suicide en Pays de Loire/ Le suicide de la personne âgée, au cours duquel 225 participants ont répondu présentes. Le CCAS a participé en temps qu’intervenant, en co-animation avec le CHS de Blain (antenne de Châteaubriant), lors de la table ronde : Du repérage à la coordination.
La Journée Mondiale de prévention du suicide s’est organisé en septembre 2014, au Marché de Châteaubriant. En partenariat avec le CHS de Blain et l’association Recherche et Rencontres, le CCAS a organisé une matinée d’information ayant pour objectif d’ouvrir le dialogue. 9 professionnels de ces structures étaient présents. 565 personnes ont été abordées, pour 165 d’entre elles une véritable discussion sur la thématique a eu lieu. Une distribution de 750 marques page et 71 livres INPES sur la dépression ont été remis.
Pour clore l’année 2014, la soirée-débat Le deuil après suicide au Foyer Restaurant a eu lieu en octobre.
Les objectifs de cette soirée étaient de :
  • susciter échanges-débat autour du deuil après suicide,
  • diffuser des informations sur la mise en place d’un cycle de réunion à destination des personnes endeuillées par un suicide.

2015

Un groupe d’entraide et de soutien pour les endeuillés par suicide s’est réuni sur Châteaubriant. Durant cette année, un groupe de 4 personnes (2 parents, 1 sœur et 1 conjoint) ont pu participer, de façon assidue, à 6 séances de 2 heures en soirée, tous les derniers jeudis du mois au CCAS. Les séances ont été animées par l’association Recherche et Rencontres ainsi qu’un travailleur social du CCAS.
Les thèmes abordés étaient les suivants :
  • Un deuil pas comme les autres ? ;
  • Quand tout bascule… ;
  • Continuer à vivre…Pourquoi ? ;
  • La culpabilité ;
  • La colère ;
  • La phase de déstructuration ;
  • Les dates ;
  • La phase de restructuration.
En second lieu, une conférence débat tous publics, au théâtre de Verre, animée par un professeur, était organisée le 18 mars 2015. Le CCAS de Châteaubriant, le CHS (Centre Hospitalier Spécialisé) de Blain et l’ARS Pays de la Loire échangeaient sur le thème Suicide : savoir plus… pour risquer moins au Théâtre de Verre de Châteaubriant.
La conférence intervenait dans le cadre de la semaine nationale d’information sur la santé mentale. Elle alliait interventions de spécialistes sur le sujet à celles d’acteurs de terrain :
  • une équipe du CCAS de Châteaubriant,
  • des équipes du Pôle Centre, du pôle de psychiatrie infanto-juvénile et du service formation du CHS de Blain.
Les échanges ont bénéficié de l’expertise du Professeur Jean-Louis Terra, Professeur de psychiatrie à l’université Lyon 1 et chef de service au C.H.S. du Vinatier (Bron), directeur du laboratoire de psychologie de la santé et du développement, créateur d’une formation de formateurs autour du repérage et de la prévention du risque suicidaire. Il est également membre de l’Observatoire National du Suicide créé en Septembre 2013.

2017

Action sur le Marché : 

En février, 2 personnels du CMP de Châteaubriant et 3 personnels CCAS ont sensibilisé le public à la crise suicidaire. 300 flyers ont été distribués et 256 personnes ont été abordées.

Soirée Théâtre - débat : parlons des pressions

Les objectifs visaient à sensibiliser auprès de la population, à prévenir le risque suicidaire, le mal-être et la dépression.
L’action incluait un spectacle suivi d’un débat, au théâtre de Verre de Châteaubriant, en présence de bénévoles et professionnels intervenant à différents stades du processus.

Action de sensibilisation à la population : du repérage à l’alerte

Cette action avait pour objectif de permettre à tout à chacun de repérer et d’orienter une personne en crise suicidaire, au foyer restaurant de Châteaubriant et était menée par un travailleur social du CCAS ayant suivi la formation du professeur Terra et une personne employé spécialement pour l’action.
La séance durait 3 heure avec 28 participants dont : 2 élus CCAS, 14 salariés, 3 chefs d’entreprise, 1 étudiante en ESF, 6 élèves infirmiers et 2 retraités.
Contenu : échange autour des idées reçues ; données épidémiologiques ; le modèle de crise ; jeux de rôle
La formation a été unanimement appréciée par les participants.

Action en direction des professionnels du territoire

Cette action portait sur le thème : la prévention et la prise en charge des complications du deuil après suicide. Les objectifs étaient de constituer un groupe de travail pour améliorer, au niveau départemental, la prévention des familles endeuillées. Ce groupe de travail a eu lieu dans un foyer restaurant en décembre.
Le contenu de ce groupe de travail : présentation de l’association Repères 44, sensibilisation au deuil après suicide et la présentation d’une plaquette d’information sur les lieux ressources.
16 professionnels et un particulier étaient présents, représentant le CCAS, le CMP de Châteaubriant, les Assistantes sociales scolaires du territoire, les associations Apsyades, Recherche et Rencontres, Alcool Assistance et un médecin généraliste.

2018

Le CCAS a participé en tant qu’intervenant au 22ème colloque de la Mutualité Française Bretagne le 13 février, dans le cadre de la Journée Nationale pour la Prévention du Suicide.
Sollicité par l’UNICEF, le CCAS a aussi participé au 14ème rendez-vous des collectivités amies des enfants à la Mairie de Paris.

Bilan

La formation des professionnels, en 2010

51 personnes ont suivi la formation d’une demi-journée et 18 souhaitaient s’investir dans les futures actions. En 2011, 45 personnes ont pu être formées. Les participants ont apprécié la qualité des interventions ainsi que la méthode d’apprentissage via des jeux de rôle, en revanche le temps (1/2 journée) attribué à la formation semblait trop court.

La soirée débat auprès du grand public, en 2010

Le préambule a permis un échange riche avec une nouvelle image donnée au monde psychiatrique local. L’idée phare était que chacun peut avoir sa place dans l’aide à apporter à un individu suicidaire.

En 2011

248 personnes ont participé aux actions (173 aux ateliers et 75 à la soirée). 20 personnes ont laissé leurs coordonnées pour poursuivre les actions en 2012. Au regard des bilans très positifs de ces actions, les élus ont pris la décision de poursuivre le travail engagé sur la prévention du risque suicidaire. Le grand public était manifestement très en attente de la poursuite de ces actions de prévention.

La soirée débat de 2014

20 personnes y ont participé et un support de communication a été créé, afin d’informer le grand public sur le démarrage d’un groupe de soutien et d’entraide pour les endeuillés par suicide. La réalisation de 7 entretiens individuels sur la période novembre-décembre 2014 pour la préinscription au groupe, a été effectué.

La conférence débat public en 2015

300 personnes ont assisté à cette conférence.

La soirée théâtre débat en 2017

75 personnes ont participé à la soirée.

Quelques verbatims

« La pièce était excellente ; captivante : les comédiens ont su amener du dynamisme, de l’humain, du réalisme ; Beaucoup d’informations données avec humour, très agréable à regarder ; cette pièce permet réellement d’avoir une vision extérieure de la dépression et de sensibiliser le grand public ; le thème a bien été abordé ; bien mis en scène et joué, points de vue autres que psychopathologiques abordés intéressants ; le message passe mieux avec de l humour, très bonne pièce ; elle présente la maladie dans ses grands traits, très bien ; la pièce permet de dé-stigmatiser ; sujet évoqué sans jugement ; permet de casser les a priori ; très intéressant mais trop vaste pour être traité en une soirée ; pièce qui interpelle ; sujet très bien traité, réaliste ; cela remplace une boîte de médicaments ; bien rigolé, cela m’a fait du bien »
Qu’avez-vous pensez du débat ?
« Il y a ceux qui sont dans l’action et ceux qui sont passif ; intéressant mais forme peu conviviale, apposer nous des professionnels et structures présentes ; très constructif, la présence des jeunes (obligatoire) gâche réellement la soirée (2ème conférence, 2ème constat) ; enrichissant car des points de vue différents ; merci aux personnes présentes qui ont éclairées le débat ; riche ; une approche d’une personne malade aurait pu être intéressante ; permet de connaître des associations ; intervenants en attente de question, je m’attendais à avoir des bases sur les symptômes et actions ; je pensais que nous allions parler davantage de la dépression, assez tendu parfois ; riche en diversité et possibilité au vu du nombre d’intervenants ; pas obtenu les réponses avec les psychiatres ; pas assez de questions »

Action en direction des professionnels du territoire en 2017

Ce sont 376 personnes qui ont eu une information sur la thématique de la crise suicidaire.

Moyens

Moyens humains

  • L’élue aux affaires sociales
  • 2 travailleurs sociaux du CCAS
  • 2 bénévoles pour l’animation de l’atelier d’écriture
  • 1 bénévole pour la co-animation de la table ronde
  • 6 associations intervenant selon les animations

Coût total du projet

Budget : 3 056 euros

Les partenaires

Partenaires opérationnels

  • Centre Médico-psychologique (pédo-psychiatrie, adulte, santé mentale et vieillissement)
  • SOS Amitié 44
  • SOS Dépression 44
  • GEM « étoile filante »
  • UNAFAM
  • Médecin généraliste
  • L’association Recherches et Rencontres

Ils financent l'action

Les financements autres que ceux du CCAS :
  • 2015 : ARS à hauteur de 1 500 euros et CHS à hauteur de 1 413,15 euros.
  • 2017 : ARS à hauteur de 1 000 euros

Les observations du CCAS/CIAS

Ce dispositif offre une réponse originale et des outils atypiques pour traiter de la thématique. Les actions menées sont de qualité et leur coût a pu rester faible grâce à l’investissement d’habitants (animation de l’atelier d’écriture par 2 bénévoles, recours à une psychologue à la retraite en partenariat avec le centre médico-psychologique pour l’animation de la table ronde). 
Une grande diversité de professionnels a été sensibilisée (aides à domicile, assistantes sociales du conseil général, du centre hospitalier, formateurs de la maison familiale rurale, associations de retraités, associations caritatives, conseillers principaux de l’éducation nationale, foyer de jeunes travailleurs, chantier d’insertion, ESAT de Châteaubriant) et des publics touchés. Par ailleurs, le maillage territorial permet de donner une force et une légitimité au travail pour construire ensemble et pérenniser des actions sur une thématique peu aisée à aborder.
Photo : Wikimedia Commons / Oie Blanche

Guide SIDACTION : La santé psychique chez les LGBT

Guide SIDACTION : La santé psychique chez les LGBT
Publié le 04 octobre 2019 https://www.corevih-na.fr*
Les études s’empilent, s’accordent et n’apportent pas de bonnes nouvelles : les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans ou appartenant à d’autres minorités sexuelles (LGBT+) sont, dans leur ensemble, plus vulnérables psychiquement. Elles sont ainsi plus sujettes que la population générale au stress, à l’anxiété, aux épisodes dépressifs, aux abus de substances, aux addictions ou aux risques suicidaires. Sans parler d’une estime de soi plus faible."

C'est la raison pour laquelle Sidaction vient de sortir un guide "La santé psychique chez les LGBT+ - Aborder, écouter, orienter pour un mieux être" à destination des acteurs de prévention.

https://www.corevih-na.fr/actualites/guide-sidaction-la-sante-psychique-chez-les-lgbt

Éducation et prise de conscience pour une meilleure santé mentale dans le football


Éducation et prise de conscience pour une meilleure santé mentale dans le football
(FIFA.com) 10 oct. 2019

Comme tous les sports d'équipe, le football s'avère extrêmement bénéfique au bien-être social et mental de milliards d'individus à travers le monde. Pour autant, les joueurs et autres acteurs du sport sont, eux aussi, susceptibles de souffrir de problèmes de santé mentale. La Journée mondiale de la santé mentale - le 10 octobre - permet de sensibiliser le public à cette question et à l'importance d'en parler ouvertement.
À cet égard, la FIFA souhaite mettre l'accent sur les défis particuliers rencontrés par les footballeurs, qui sont tellement focalisés sur les aspects physiques de leur métier, qu'ils en négligent souvent leur santé mentale. L'élite elle-même n'est pas épargnée, comme l'ancien international croate et FIFA Legend Dario Šimić peut en témoigner.
La réussite sportive ne garantit effectivement pas le bonheur. Emma Mitchell en a fait l'expérience. La défenseuse d'Arsenal et de l'Écosse estime qu'il faut accorder une place prioritaire à la santé mentale. "Avec le recul, je n'avais pas le moral. Je me sentais constamment compressée au niveau de la poitrine, et je n'avais pas idée de ce que j'avais. J'ai lâché, ce qui n'est normalement pas dans mon caractère..." confie-t-elle.
"Mais j'ai eu la chance d'être dans un club comme celui d'Arsenal, qui m'a aussitôt proposé un soutien psychologique et offert la possibilité de prendre du repos. Dès lors, j'ai beaucoup travaillé sur moi avec l'aide d'un psychologue. J'ai découvert d'où venaient ces sentiments et je les ai apprivoisés. Et la grosse pression que je ressentais au niveau du sternum a disparu" poursuit-elle.
Et de conclure : "C'est tellement important que tout joueur ou joueuse, qui en éprouve le besoin, puisse parler à un professionnel. Quand on évolue au plus haut niveau, la santé mentale est aussi importante que la condition physique."
Emma Mitchell in action for Arsenal.
© Getty Images
La FIFA pense que l'éducation joue un rôle clé dans la lutte contre ces problèmes. C'est pourquoi elle a consacré un module entier du Diplôme de la FIFA en médecine du football à ce sujet crucial. Disponible en ligne gratuitement, le cours traite de thèmes tels que le harcèlement et les abus, le suicide, la dépression et les troubles de l'alimentation, pour aider le personnel médical à identifier les symptômes et à apporter l'assistance nécessaire à leur équipe.
Les joueurs au mental fort forment des équipes au mental fort et ils sont mieux à même de fournir de solides réseaux de soutien. Si l'on aborde ouvertement les questions de santé mentale, de plus en plus de joueurs jouiront d'un meilleur équilibre, ce qui contribuera à rendre le sport plus sain.
Le Réseau médical de la FIFA permet à des cliniciens du monde entier d'échanger des idées sur la médecine du football.
Le Diplôme de la FIFA en médecine du football est un cours en ligne gratuit, conçu pour aider les cliniciens à diagnostiquer et à traiter les maladies et blessures courantes liées au football.

BRETAGNE Suicide des agriculteurs : un nouveau groupe de "sentinelles" en cours de constitution

Suicide des agriculteurs : un nouveau groupe de "sentinelles" en cours de constitution


La MSA d'Armorique veut accroître son réseau de sentinelles, un réseau de veille et de prise en charge des agriculteurs en situation de grande fragilité. Créée il y a six ans, une équipe de bénévoles complétera le dispositif d'ici la fin de l'année.
Les futures sentinelles sont formées au repérage, à l'évaluation et à l'orientation de la crise suicidaire.
© Ulrike Mai
Il existe en Bretagne un réseau de sentinelles mis en œuvre sur le territoire de la MSA d'Armorique depuis 2013 avec pour mission de prévenir le risque de crise suicidaire chez les agriculteurs et agricultrices. Ce sont des femmes et des hommes qui dans l'anonymat sur un territoire donné sont à l'écoute, prêts à aider en cas de difficulté. Leur rôle est de détecter les situations de fragilité, de prévenir les situations de détresse en aidant les personnes à se diriger vers un dispositif d'accompagnement adapté ou en lançant l'alerte auprès des services compétents.
Sur le Finistère et les Côtes d'Armor, 75 "sentinelles" sont entrées volontairement dans le réseau pour leur "capacité d'écoute innée", leur "maturité", leur "expérience de vie". "On n'arrive pas là par hasard", reconnaissent des sentinelles interrogées. Des groupes se sont constitués depuis 2013, en 2016, en 2017 et un nouveau groupe verra le jour prochainement en 2019.

Une formation indispensable
"Une sentinelle est un citoyen qui a des qualités humaine d'écoute, d'entraide et qui a bénéficié d'une formation pour repérer et accompagner une personne en crise", décrit Mélanie Coquelin, psychologue au sein de la cellule prévention suicide de la Fondation Bon-Sauveur à Bégard. C'est lorsque la douleur psychologique devient intolérable, plus que la personne ne peut supporter, que le passage à l'acte peut se produire.
"Cela demande d'être qualifiée par la personne, d'écouter, de prendre les éléments livrés, d'affiner l'appréciation d'une souffrance psychique et de l'idée suicidaire", décrit le docteur psychiatre Jacques Bernard.
Accompagnés par des psychiatres et psychologues pendant trois jours dont deux jours consécutifs, les futures sentinelles sont formées au repérage, à l'évaluation et à l'orientation de la crise suicidaire. "Cela donne du confort et de la technique afin d'être moins démuni face à la détresse". Lors de la formation, les personnes sont également guidées afin d'oser aborder directement la question suicidaire auprès de la personne en état de souffrance.

Des personnes immergées dans le monde agricole
Salariés, personnes du milieu associatif, élus avec un mandat (MSA, maire, conseiller municipal...), ces personnes ont forcément un lien avec la ruralité. Tous ne sont pas élus MSA. Agricultrice à la retraite, cette sentinelle (1) a intégré le premier groupe en 2013. "Je suis proche du milieu agricole. Par mon histoire de vie, j'ai connu des gens en souffrance". Une autre est technicienne dans une coopérative, en contact avec des producteurs laitiers. "En 2016, la détresse était grande", décrit-elle, témoin impuissant de moments difficiles. "Trois suicides d'agriculteurs que je connaissais, en un an".  Les interlocuteurs de l'association Solidarité-Paysan ont également participé à la formation, "pour ne pas passer à côté d'une personne qui moralement va mal. La formation permet d'aller plus loin".
(1) Les sentinelles sont des personnes qui demeurent dans l'anonymat.

Un réseau qui se renforce
"Nous voulons compléter le maillage de notre territoire. 75 sentinelles, c'est peu pour deux départements", explique Christine Morvan de la MSA d'Armorique en charge du dispositif. Totalement basé sur le volontariat, un groupe est en cours de constitution et sera réuni en novembre et décembre pendant deux jours consécutifs, formé à l'intervention de crise suicidaire ("Terra-Séguin"). "Nous voudrions former une vingtaine de nouvelles sentinelles", annonce Christine Morvan.
Les journées sont fixées les :
- 27 et 28 novembre 2019 à Saint-Ségal (29)
- 16 et 17 décembre 2019 à la MSA de Saint Brieuc.
Une journée de formation à distance sera fixée en accord avec les participants.
Les personnes intéressées peuvent contacter :
- Annie Bertrand : 06 73 98 17 57 (Côtes d'Armor)
- Sandrine Marc : 06 85 07 56 85 (Finistère)
- Jean-Paul Jaffrès : 06 72 87 13 58 (Finistère)

Le service Agri'écoute : En cas de détresse, il existe un numéro de téléphone Agri'écoute qui permet de joindre un professionnel (psychologue) 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 au 09 69 39 29 19 (prix d'un appel local).
https://www.terra.bzh/suicide-des-agriculteurs-un-nouveau-groupe-de-sentinelles-en-cours-de-constitution

Safe In Our World, une association caritative pour la santé mentale dans l’industrie vidéoludique

Safe In Our World, une association caritative pour la santé mentale dans l’industrie vidéoludique, est inaugurée lors de la journée mondiale de la santé mental
 http://www.nintendo-town.fr* 
Des vétérans de l’industrie se rassemblent pour offrir un lieu sûr et du soutien à ceux dans le besoin par le biais de plusieurs programmes ; cela commence par le soutien d’Emily Mitchell, la créatrice de Fractured Minds ayant remporté le BAFTA Young Game Designer (« Académie britannique des arts, de la télévision et du cinéma »)
Londres, Royaume-Uni, 10 octobre 2019 – Safe In Our World (www.safeinourworld.org), une nouvelle association caritative pour la santé mentale dans l’industrie vidéoludique, est inaugurée aujourd’hui lors de la journée mondiale de la santé mentale. Cette initiative a pour objectif de mieux faire connaître les problèmes de santé mentale chez les joueurs et les créateurs, ainsi que d’apporter des changements positifs dans l’industrie vidéoludique. Avec plus de 50 % de la population mondiale qui joue aux jeux vidéo, dont un quart qui souffre de troubles mentaux, c’est un défi de taille qui attend l’association. Néanmoins, Safe In Our World compte bien faire avancer les initiatives de soutien et d’aide aux joueurs à travers le monde.
Safe In Our World est une association agréée qui est soutenue par les pointures, vétérans et ambassadeurs de l’industrie à travers le monde. Sa mission est de créer une destination en ligne où les gens peuvent trouver de l’aide, avoir accès à des ressources et à des informations, mais également découvrir les histoires de personnes réelles qui se trouvent dans l’industrie vidéoludique ou qui en sont proches. Safe In Our World vise à instaurer un dialogue en édifiant les troubles mentaux, et ce, en aidant une génération de créateurs, professionnels et joueurs à se rassembler et à se soutenir mutuellement.
La première initiative de Safe In Our World est de mettre en lumière les problèmes de santé mentale par le biais d’expériences vidéoludiques. Cela va commencer avec Fractured Minds, le jeu créé par Emily Mitchell, la gagnante de 17 ans du BAFTA Young Games Designer de l’édition 2017, qui a trouvé du réconfort dans le développement de jeu vidéo. Davantage de projets qui appuieront Safe In Our World seront annoncés dans les semaines à venir.
Regarder la présentation de Fractured Minds: https://www.youtube.com/watch?time_continue=8&v=NtTBVuyrk1U
Fractured Minds illustre le parcours personnel d’Emily avec les troubles mentaux et reflète les véritables effets positifs que les jeux vidéo peuvent avoir sur les joueurs. Wired Productions va éditer Fractured Minds, avec plus de 80 % des bénéfices répartis équitablement entre des fonds privés pour l’avenir d’Emily et les initiatives de Safe In Our World qui vont aider d’autres personnes.
Bientôt disponible en version numérique sur PC, Xbox One, PlayStation® 4 et Nintendo Switch, Fractured Minds coûtera seulement 1,59 £ / 1,99 € / 1,99 $ et sera édité par Wired Productions, un éditeur indépendant de jeu vidéo qui soutient les développeurs indépendants du monde entier.
L’association a été fondée par Gareth Williams, Leo Zullo et Neil Broadhead, des vétérans de l’industrie vidéoludique, avec la participation d’Aaron Cooper et Al Hibberd, qui ont imaginé dès 2017 un paradis pour les joueurs et autres personnes.  L’équipe a travaillé rigoureusement pour répondre aux différentes dispositions nécessaires à la création de Safe In Our World, qui est soutenue à l’échelle mondiale par une grande variété de sociétés et individus aux objectifs similaires qui sont tout autant motivés à aider ceux dans le besoin. Davantage d’informations sur les personnes impliquées peuvent être trouvées en ligne.
Safe In Our World encourage les développeurs, éditeurs, fournisseurs de services et créateurs de contenu à s’intéresser à l’association et à apprendre comment ils peuvent aider.
Président et membre du conseil d’administration, Leo Zullo a commenté : « L’industrie vidéoludique crée des mondes pour un grand nombre de personnes vulnérables, et il est de notre devoir de les aider et de les soutenir. Nous pouvons les atteindre et partager ce message : si nous travaillons ensemble, nous pouvons faire une différence. » Il a poursuivi en expliquant : « Safe In Our World est la première étape vers ces objectifs, et nous sommes ravis de la réponse suscitée auprès de l’industrie, des partenaires et des individus qui rejoignent cette initiative. »
Gina Jackson, membre du conseil d’administration de Safe In Our World, a également commenté : « La sensibilisation et le changement d’attitude dans l’industrie vont demander beaucoup de travail, tout comme dans les communautés que nous créons et servons. Safe In Our World fait ses premiers pas aujourd’hui, et nous sommes ravis qu’Emily ait accepté d’aider l’association avec Fractured Minds. C’est une expérience vraiment poignante qui va aider Safe In Our World et que nous sommes honorés de pouvoir partager avec le monde grâce à elle. »
Safe In Our World est inaugurée aujourd’hui en soutien à la journée mondiale de la santé mentale. Le site www.safeinourworld.org est désormais actif et sera actualisé au cours des prochains mois.
Safe In Our World est une association caritative agréée au Royaume-Uni et en Écosse sous le n°1183344, mais sa mission et ses objectifs sont internationaux.
http://www.nintendo-town.fr/2019/10/10/safe-in-our-world-une-association-caritative-pour-la-sante-mentale-dans-lindustrie-videoludique-est-inauguree-lors-de-la-journee-mondiale-de-la-sante-mentale/

USA Publication des premières lignes directrices nationales sur la prévention du suicide en milieu de travail

Publication des premières lignes directrices nationales sur la prévention du suicide en milieu de travail
Un appel à l'action sur les lieux de travail pour faire de la prévention du suicide une priorité de santé
WASHINGTON (10 octobre 2019) - À l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale,  American Association of Suicidology (AAS), American Foundation for Suicide Prevention (AFSP), and United Suicide Survivors International (United Survivors), annoncent leur collaboration et la publication des premières "Directives nationales pour la prévention du suicide en milieu de travail". Ces lignes directrices - élaborées en tenant compte de l'expertise de divers groupes comme les RH, le droit du travail, les professionnels de l'aide aux employés, les dirigeants syndicaux et de la sécurité et de nombreuses personnes qui ont vécu une crise suicidaire pendant leur emploi - aideront les employeurs et les milieux de travail à participer de façon proactive à la prévention du suicide en milieu de travail. Les employeurs prêts à se faire entendre, visibles et visionnaires et qui sont prêts à prendre l'engagement de faire de la prévention du suicide une priorité en matière de santé et de sécurité sur le site WorkplaceSuicidePrevention.com.
«Nos partenaires collaborent à la création d'un monde où les lieux de travail et les associations professionnelles s'associeront aux efforts mondiaux de prévention du suicide en élaborant et en maintenant des stratégies globales intégrées à leurs priorités en matière de santé et de sécurité», a déclaré Sally Spencer-Thomas, psy.D. et présidente de United Suicide. Survivors International et coprésident du comité sur le lieu de travail de l'American Association of Suicidology . «Partout aux États-Unis, les lieux de travail se penchent de plus près sur la promotion de la santé mentale et la prévention du suicide, modifiant leur rôle et leur vision du suicide de« pas notre métier »à un état d'esprit qui dit« nous pouvons faire mieux ». Nous espérons que cet effort novateur contribuera à fournir l'inspiration et la feuille de route pour faire passer les lieux de travail et les organisations qui les soutiennent, des passants inactifs aux leaders audacieux. "
Ces directives peuvent être utiles à de nombreux postes, y compris le leadership, les ressources humaines, les collaborateurs de la communauté qui s’associent au processus, les investisseurs pouvant contribuer au développement et à la durabilité de ces directives, les évaluateurs capables d’évaluer l’efficacité de la prévention du suicide en milieu de travail, les pairs - travailleurs, famille et amis) qui veulent aider, et beaucoup d’autres.
«J'ai perdu deux frères par suicide et je suis sûr que certains de leurs collègues ont vu et savaient des choses dont je n'étais pas au courant. Il est temps de faire de la prévention du suicide sur le lieu de travail une priorité absolue », a déclaré Dennis Gillan, conférencier pour la santé mentale / la prévention du suicide et président de DGIF LLC . «Nous passons généralement plus de temps avec nos collègues que nos familles et ils voient le meilleur et le pire en nous au fur et à mesure que les défis se présenteront sur le lieu de travail. La promotion de la santé mentale et la prévention du suicide devraient faire partie de chaque culture de travail. L'occasion est maintenant, pas après une crise de travail. "
«Union Pacific s'engage à prévenir le suicide sur le lieu de travail et dans les communautés desservies dans tout le pays», a déclaré Mark R. Jones, PhD, directeur général des services de santé et des services médicaux d'Union Pacific Railroad. «Nous pensons qu'en prenant l'engagement et en adoptant ces nouvelles directives, nous pouvons être un moteur pour élever le débat national sur le suicide - et pour élaborer des stratégies sur le lieu de travail pour prévenir la douleur causée par le suicide et les comportements suicidaires.»
Les lignes directrices, conçues pour être transversales aux secteurs privé et public, aux grands et petits employeurs et à toutes les industries:

Source et lire la suite https://afsp.org/first-national-guidelines-for-workplace-suicide-prevention-released-today/

MANIFESTATION 7/11/2019 Pouancé (49) Rencontre-forum « Dépression et risque suicidaire chez les ainés, parlons-en! »

Rencontre-forum « Dépression et risque suicidaire chez les ainés, parlons-en! »Conférence gratuite, intervention d'une troupe de théâtre, temps de questions-réponses, forum des acteurs locaux et pot de convivialité. Sur inscription.
Le 07 novembre 2019 de 14h00 à 17h00
Lieu : Pouancé (49)/ Salle MCL
Contact :Gérontopôle des Pays de la Loire
Téléphone :09 75 12 11 23



https://www.ombreedanjou.fr/agenda/rencontre-forum-depression-et-risque-suicidaire-chez-les-aines-parlons-en/

Un court métrage de l’actrice normande Mélissa Celikovic, présenté à Elbeuf


Un court métrage de l’actrice normande Mélissa Celikovic, présenté à Elbeuf
La jeune actrice normande, Mélissa Celikovic, interprète le rôle principal du court-métrage Résilience. Un film qu’elle a elle-même écrit et produit. Il va être présenté à Elbeuf.
Publié le 12 Oct 19 à 7:52https://actu.fr/normandie/elbeuf
La Normande Mélissa Celikovic a étudié à la New York Film Academy de Los Angeles.
La Normande Mélissa Celikovic a étudié à la New York Film Academy de Los Angeles.
Mélissa Celikovic est originaire de la Métropole rouennaise et elle est la tête d’affiche Résilience qui va être projetée au cinéma Grand-Mercure d’Elbeuf, cette semaine.
« Je l’ai écrit, produit et joué », déclare-t-elle simplement. Le film porte sur la dépression. « Je suis passée par là », glisse la Normande de 23 ans. Elle a traversé des moments difficiles, des épreuves que la vie aurait dû lui épargner.
« Trois de mes amis se sont suicidés, l’année dernière », souffle-t-elle sur le ton d’une personne qui a déjà beaucoup pleuré.
Je crois que le court-métrage transmet un message fort et beau. »
Le court-métrage est sombre. Angoissant. Introspectif. Durant sept minutes, la caméra d’Antonio Chavez Trejo capte Mélissa et toutes les émotions qu’elle dégage. Le réalisateur mexicain, a d’ailleurs déjà remporté des prix pour ses courts-métrages.
Avec Résilience, le duo égrène les festivals et les récompenses. à commencer par le AT & T Film Award qui l’a déjà distingué.
« Pendant une période de deux ans, on présente le film dans différents festivals », le court-métrage a d’ailleurs déjà été projeté en Italie, au Canada et dans plein d’autres endroits, notamment la Bosnie-Herzégovine, dont l’actrice revendique les origines à travers son père.
Mélissa Celikovic a commencé sa carrière en prenant son courage à deux mains et en traversant l’Atlantique.
Elle fait un an de droit dans une université américaine, avant, surtout, d’intégrer la prestigieuse école du New York Film Academy, à Los Angeles, à deux pas des studios Universals.
J’ai envoyé mon dossier comme ça. Je n’y croyais pas trop… Et finalement, j’ai reçu une lettre pour me dire que j’étais reçue. La formation a duré trois ans. C’était génial. »
Ses professeurs sont des vedettes et les cours font rêver. Des cascades, du théâtre, du mouvement, de la danse, du chant… Durant trois ans, voilà cette Normande sur la côte ouest américaine en train de vivre le rêve pour lequel elle a tant donné. Elle se souvient notamment d’avoir croisé Tom Hanks, Clint Eastwood ou Jodie Foster, à l’avant-première du film Sully.
« C’est la guerre »
Une fois le diplôme obtenu, cette fan de Leonardo Di Caprio et des films d’action, reste une année supplémentaire à Hollywood.
La concurrence est incroyable. C’est la guerre. Ce n’est pas du tout ce qu’on peut voir dans les films. C’est super dur. Il y a des milliers d’acteurs qui cherchent du travail. Mais, il y a aussi énormément d’opportunités. »
Finalement, elle décide de rentrer en France et s’installe à Paris où elle a pris un agent. « Je me donne un an pour trouver les bonnes opportunités », confie-t-elle. Dans son viseur : les films d’action. « C’est ça qui me plaît. Je peux d’ailleurs faire certaines cascades seules et tirer à l’arc », commente-t-elle.
Pour le moment, elle a déjà joué dans plusieurs films ou séries. Mais surtout en tant que figurante. Vous l’avez peut-être aperçue dans Grey’s Anatomy, ou S.W.A.T, par exemple.
Elle sait que la carrière dans laquelle elle s’est lancée s’apparente plus à une montagne qu’un long fleuve tranquille.
Mais j’aime l’incertitude et l’aventure. Dans la vie d’actrice, on ne sait pas ce qu’il va se passer le lendemain. C’est tous les jours différent. Et ça, j’adore. »
Pratique. Résilience va être projeté à trois reprises au cinéma Grand Mercure d’Elbeuf. Dimanche 13 octobre à 18 h 30, lundi 14 à 20 h 30 et mardi 15 octobre à 18 h 30.

Lunéville (54) Santé Du soutien téléphonique pour les personnes âgées

Lunéville | Santé Du soutien téléphonique pour les personnes âgées
Le Stapa, vous connaissez ? Il s’agit du soutien téléphonique aux personnes âgées mis en place, depuis 2004, sur le territoire. Zoom sur un dispositif évoqué cette semaine à l’occasion du 20e anniversaire de l’unité de prévention et de promotion de la santé mentale du Lunévillois.
Le 13/10/2019 à 05:03 /www.estrepublicain.fr/*

Photo HD Le salon des Halles accueillait, ce jeudi, plusieurs conférences organisées pour les 20 ans de l’unité de prévention et de promotion de la santé mentale du Lunévillois. Photo ER /Adeline ASPER
Chaque année, quelque 3000 personnes âgées se suicident et 70 % d’entre eux ont lieu au domicile. Des chiffres alarmants qui ont fait prendre conscience de l’urgence à gérer la situation. À Lunéville, depuis 2004, l’unité de prévention de la psychiatrie adulte a créé un dispositif, le Stapa (soutien téléphonique aux personnes âgées), visant à fédérer l’adhésion des partenaires accompagnant la personne âgée.

Ce jeudi, le Stapa était présenté au public à l’occasion du 20e anniversaire de l’unité de prévention et de promotion de la santé mentale du Lunévillois. Au milieu d’autres interventions, l’exemple concret de ce dispositif propre à Lunéville a mis en exergue tout le bien-fondé du programme. « Ce dispositif a pour objectif de soutenir psychologiquement les personnes âgées de plus de 65 ans qui habitent le Lunévillois. La communication entre l’appelant et l’appelé permet de rompre la solitude et les évaluations mises en place auprès du médecin traitant permettent de mettre en évidence la pertinence de ce dispositif. »

25 personnes prises en charge actuellement

Catherine Hamelin et Aurélie Marchal, toutes deux infirmières, ainsi qu’Émilie Thouvenin, conseillère en gérontologie, ont présenté une situation concrète qu’elles ont eue à traiter. « Une dame qui devait être protégée de son fils, pressé de la placer en Ehpad et qui, aujourd’hui, vit toujours chez elle avec des aides à domicile. Après le suivi effectué grâce au Stapa, elle est aujourd’hui moins anxieuse et plus sereine. »Actuellement, 25 personnes sont prises en charge par le Stapa et 300 personnes âgées ont été suivies depuis le début de cette opération.
Plus d’infos sur le Stapa : 03 83 92 67 00.

https://www.estrepublicain.fr/edition-de-luneville/2019/10/13/du-soutien-telephonique-pour-les-personnes-agees

"Le Maroc, deuxième pays arabe où les femmes se suicident le plus"

Société
Le Maroc, deuxième pays arabe où les femmes se suicident le plus
Par Aziza belouas Le 12 Oct, 2019
https://www.lavieeco.com/*
Selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé, le Maroc est le deuxième pays arabe après le Soudan et le premier au Maghreb où les femmes se suicident le plus. Le taux de suicide féminin s’élève ainsi à 3,6 pour 100000 habitants. Deux femmes racontent leur tentative et une mère livre sa souffrance après le suicide de sa fille…

Avec du recul, soit trente ans après sa tentative de suicide, Rachida, on l’appellera ainsi, rit de son acte qu’elle qualifie de «stupide et [d]’irréfléchi». Abandonnée par son ami alors qu’elle était enceinte et âgée à peine de 17 ans, Rachida a paniqué et n’avait, raconte-t-elle, «d’autre choix que de mettre fin à ses jours pour éviter la honte dans la famille, dans le quartier Sbata et face à ses camarades de classe. Rentrée chez moi, j’ai avalé dix pilules et j’ai allumé la télévision et je me suis allongée sur mon lit attendant la mort…Un quart d’heure après, j’avais des sueurs, le vertige, mal au ventre et à la poitrine…C’est ma sœur qui m’a trouvée, évanouie…». Rachida sera sauvée, quelques heures plus tard, au service des urgences du CHU de Casablanca. La famille a pu compter sur un voisin, infirmier major dans ce même hôpital ce qui a, souligne Rachida, favorisé une rapide prise en charge. «Le lendemain, j’allais mieux et j’avais perdu le bébé. J’étais soulagée parce que je n’étais plus enceinte, mais j’étais angoissée parce que je devais expliquer mon acte à mes parents à qui notre voisin infirmier n’avait pas parlé de ma grossesse mais l’assistante sociale, elle, a tenu à la leur révéler», dit Rachida. Aujourd’hui encore elle se souvient avec stupéfaction de la réaction de sa maman qui lui dit : «Il fallait me parler de ta relation avec ce garçon, me demander conseil avant d’avoir des relations intimes et surtout me parler de ta grossesse. J’aurai pu t’aider…». Son père, beaucoup moins compréhensif, ne lui adressa plus la parole durant plusieurs mois. Et ce n’est que le jour où elle décrocha son bac qu’il l’a prise dans ses bras pour lui dire que «si tu étais morte de ton acte stupide et h’ram, je m’en serais voulu toute la vie. Ne recommence plus, s’il te plaît!». Les larmes aux yeux, Rachida reconnaît avoir eu la chance que sa tentative de suicide n’ait pas abouti et aussi la chance d’avoir des parents compréhensifs. Mais elle déplore le manque de communication qui a conduit à cet acte malheureux. C’est pourquoi cette jeune soutient aujourd’hui toutes les actions de l’association «Sourire de Réda» et sa campagne «Ana M’3ak» destinée à aider les jeunes pour qu’ils ne se sentent pas seuls et abandonnés face à leurs problèmes.

L’histoire de Rachida relève de la fiction pour Nawal, autre jeune fille ayant tenté de se suicider en 2009. Dans son village de Guisser, non loin de Settat, où les mères de familles restent aujourd’hui encore hermétiques, selon Nawal, aux problèmes de leurs filles. «Elles n’ont pas le temps de discuter, de communiquer et encore moins comprendre les besoins des jeunes et de les aider». Sa mère comme les autres femmes de son village ne peut pas contester ou discuter une décision de son mari. Celui-ci avait «donné sa parole» à un cousin pour marier Nawal à son fils. Une parole qu’il doit tenir en dépit du refus de sa fille et des diverses interventions de certains proches attirant son attention sur la différence d’âge entre les futurs mariés et l’existence d’une première épouse.

L’entêtement du père se solda par une tentative de suicide de Nawal le jour même de ses noces. «Je me suis jetée sous les roues d’un grand taxi sur la grande route du village. Je n’en suis pas morte mais j’ai perdu ma jambe ! Et pire encore j’ai perdu mon père qui ne me parle plus depuis cet incident…Il m’a chassée de la maison et j’ai vécu chez mes grands-parents paternels jusqu’à mon mariage, à Casablanca, en 2012». Communiquer, Nawal en fait un devoir quotidien vis-à-vis de ses deux enfants, Hiba et Hamza. «Tous les deux scolarisés dans le primaire, je leur parle de tout : des personnes étrangères dont il faut se méfier, des bonbons qu’il ne faut pas acheter dans la rue etc. Je veux rester proche de mes enfants pour ne pas avoir, un jour, à revivre les malheurs d’une fugue ou d’un suicide».

De leurs tentatives de suicide, ces deux jeunes femmes, rencontrées grâce à l’assistante sociale d’un centre d’écoute à Sidi Moumen, ont tiré une leçon qu’elles qualifient de «mouhimma bezzaf» ou très importante : c’est le poids des pressions sociales et le manque de communication qui poussent, en particulier les jeunes filles, à passer à l’acte. Elles ajoutent également que le suicide demeure aujourd’hui un tabou en raison du regard des autres et de la religion.

Qui tente de se suicider ?

Pour ces deux raisons, nombreuses sont les familles qui n’osent pas parler des suicides de leurs proches et encore moins de les déclarer. Khadija, âgée de 70 ans, raconte comment elle a dû enterrer sa fille seule avec son mari et ses deux fils. «Personne de la famille n’est venue nous voir, à l’exception d’une voisine qui nous a préparé à manger durant trois jours. Même le fqih du village n’a pas voulu accompagner mon mari et mes fils au cimetière». La fille de Khadija était instable et souffrait d’une maladie mentale, mais les gens de son village, Had Hrara, dans la région de Safi, n’ont pas compris son acte et ont, indique la mère, «raconté beaucoup de choses sur ma fille disant qu’elle avait perdu sa virginité, qu’elle était enceinte et certains sont même allés jusqu’à dire que l’un de ses frères abusait d’elle…». Plusieurs versions donc pour justifier un suicide dû à une dépression. Khadija et sa famille, avant de quitter définitivement leur village natal, ont tenu à ramener un certificat de chez le médecin qui suivait leur fille et une ordonnance attestant de sa maladie mentale. «J’ai remis ces papiers à l’unique voisine qui nous a soutenus durant cette épreuve. Pour nous, c’était important, il nous fallait laver l’honneur de notre fille et de préserver la réputation de la famille». Le suicide, Khadija dit ne le souhaiter à personne, «même pas à mon pire ennemi. Car au-delà de la perte de mon enfant, j’ai aussi perdu confiance en ma famille qui nous a lâchés et en la vie tout simplement. Car un acte irréfléchi peut à tout moment tout faire basculer. Depuis 2010, je suis sous antidépresseur, je n’arrive plus à dormir, mon mari a eu un diabète et mes fils craignent de tomber malades comme leur sœur !».

Si un lien étroit existe entre suicide et troubles mentaux (en particulier la dépression), un suicide peut également avoir lieu de manière impulsive dans un moment de crise ou de souffrance face aux vicissitudes et au stress de la vie, en raison de problèmes financiers, d’un divorce, de conflits conjugaux, d’une maladie grave ou d’un décès d’un proche.

Par ailleurs, on peut noter que le suicide est souvent dû à des causes psychologiques, notamment le désespoir accompagné de solitude ou d’isolement social, et souvent un trouble mental tel que le trouble bipolaire, la schizophrénie, l’alcoolisme ou l’abus de substances.

Plusieurs thèses de doctorat traitant du sujet retiennent que les suicidaires sont généralement des jeunes ayant autour de 30 ans, les jeunes filles désespérées suite à une grossesse non désirée ou un viol, les chômeurs, les célibataires et enfin des patients souffrant de problèmes psychiatriques. Par ailleurs, une étude réalisée en 2010 par le ministère de la santé et le Centre hospitalier universitaire de Casablanca et citée par de nombreux psychiatres, révèle que 40 à 70% de cas de suicide émanent de personnes qui présentent un syndrome dépressif. Les conclusions de ce travail soulignent aussi que le taux de récidive est important : une personne sur quatre va faire une seconde tentative. Autre conclusion à retenir: les tentatives ont souvent lieu l’après-midi ou le soir, et à domicile.

Selon le récent rapport de l’OMS, 800 000 personnes mettent fin à leurs jours chaque année dans le monde, soit un suicide toutes les 40 secondes. Qu’en est-il au Maroc ? Toujours selon les conclusions livrées par l’OMS, le taux de suicide au Maroc est de 5,3 pour 100 000 personnes. Avec 2,5 cas de décès par suicide pour 100000 habitants, le Maroc a le plus faible taux de suicide dans le monde arabe, selon une cartographie de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cependant, au niveau du Maghreb, le Royaume est au premier rang des pays maghrébins où les femmes se suicident plus que les hommes : sur les 1 014 cas de suicide enregistrés en 2016, année de référence du rapport, 613 ont concerné des femmes. Alors qu’en Algérie, ce sont 339 femmes qui se sont suicidées contre 960 hommes et en Tunisie, 132 femmes se sont donné la mort contre 250 hommes.

Par ailleurs, le rapport de l’Organisation mondiale de la santé note que c’est au Soudan, au Maroc, au Bengladesh, en Chine, au Lesotho que les femmes se suicident plus que les hommes. Cette organisation indique également que le suicide est la deuxième cause de décès, au Maroc, chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans. On retiendra aussi que les personnes âgées de 15 à 34 ans font partie des catégories les plus fragiles.

Pour nombre de psychiatres, ces chiffres sont alarmants et nécessitent une prise en charge régulière des personnes à risque et un suivi au niveau du milieu familial. Un suicide est précédé, selon les praticiens, par plusieurs tentatives devant alerter les proches qui doivent être vigilants car la majorité des suicides ont lieu à la maison. Les thèses de doctorat traitant du suicide ont recensé divers moyens de suicide. On retiendra, en premier lieu, les intoxications médicamenteuses, notamment des psychotropes ou bien des antibiotiques. Et ce sont les femmes qui recourent le plus à ces produits. Tout comme elles recourent également à des produits naturels pour un usage externe. Il y a ensuite les produits utilisés pour l’agriculture, les insecticides, les raticides; l’ingestion des produits ménagers comme l’eau de javel ou l’acide. Parmi les moyens de suicide, il y a également les chutes de hauteurs élevées ainsi que la défenestration. Durant ces dix dernières années, on notera que l’utilisation des armes à feu et l’immolation sont de plus en plus fréquentes.
Seulement 38 pays disposent d’une stratégie nationale de prévention du suicide

Pour l’Organisation mondiale de la santé, le suicide est une priorité de santé publique. C’est pourquoi dans son programme d’action pour la santé mentale 2013-2020, les États membres de l’OMS se sont engagés pour la réduction de 10% du taux de suicide dans les pays d’ici 2020. Selon les indicateurs communiqués, le taux mondial est de 10,5 pour 100 000 habitants et il varie d’un pays à l’autre, allant de 5 à 30 décès pour 100000 habitants.

Ce plan d’action doit aussi encourager les pays à mettre en place ou à renforcer des stratégies nationales de prévention du suicide. Aujourd’hui, l’organisation constate que 38 pays seulement déclarent s’être dotés d’une stratégie nationale de prévention du suicide. Et pour cela, il faut commencer par l’amélioration du traitement et procéder à l’actualisation des données sur le suicide. Les experts préconisent la mise en place des registres nationaux des tentatives de suicide, l’enregistrement des données d’état civil pour le suicide et la réalisation d’enquêtes nationales sur les tentatives de suicide. Ce qui n’est pas chose aisée, puisque la forte stigmatisation du suicide empêche les personnes concernées à parler de leur mal-être, à se faire aider et donc à parler de leurs tentatives.

Outre ces mesures, il faut également agir au niveau des populations concernées et en particulier les jeunes en adoptant des politiques de lutte contre l’alcoolisme et l’usage des drogues, de sensibilisation en milieu scolaire et de renforcement du dépistage et de la prise en charge des maladies mentales. Par ailleurs, il faut réglementer, en vue d’une limitation, l’accès à certains produits dangereux comme par exemple les pesticides. Enfin, il est préconisé de mener des campagnes régulières au niveau des médias sur le suicide

https://www.lavieeco.com/societe/le-maroc-deuxieme-pays-arabe-ou-les-femmes-se-suicident-le-plus/

samedi 12 octobre 2019

TEMOIGNAGE Côte d'Ivoire - suicide : "J'ai failli me donner la mort"

Côte d'Ivoire - suicide : "J'ai failli me donner la mort"
10 octobre 2019
www.bbc.com/afrique*

En Côte d'Ivoire, un homme a témoigné sous anonymat sur sa tentative de suicide.

Après une mauvaise affaire, il est tombé dans la dépression et a voulu se donner la mort, malgré les précautions prises par sa famille pour le protéger.

Il dit suivre une thérapie et tenir le coup grâce à sa mère et sa fille, les deux personnes qui compte le plus pour lui.

Selon, l'Organisation mondiale de la santé, la Côte d'Ivoire est le pays d'Afrique au taux de suicide le plus élevé chez les hommes en Afrique avec 32 cas de suicides pour 100.000 - 2016-.

Et ce 10 octobre est la Journée mondiale de la santé mentale et cette année, elle est axée sur la prévention du suicide.

Il s'est confié à Hamet Fall Diagne, pour l'émission La Vie. 

MANIFESTATION Chapelle Heulin (44) 19/11/2019 Alcool/Mal être et risque suicidaire


Conférence Alcool/Mal être

19/11/2019



Cette conférence vous est proposé par Le Groupe de Prévention Suicide et Vivre Sans Alcool sur la commune de la Chapelle Heulin. La conférence est ouverte à tous, avec la participation de nombreux intervenants.

Source https://www.groupepreventionsuicide44.fr/blog/informations-g%C3%A9n%C3%A9rales/
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Emma : 1ère évaluation clinique d’une application de prévention du suicide

TCC par internet, appli « prévention suicide » : la recherche française en e-psychiatrie est à la pointe
Aude Lecrubier 10 octobre 2019
https://francais.medscape.com*
Paris, France—A l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, la Fondation FondaMental* a présenté trois projets d’e-santé en psychiatrie en cours d’évaluation par son réseau de chercheurs et de médecins.
Deux d’entre eux, baptisés E-compared et ImpleMent-All, s’intéressent à la thérapie cognitivo-comportementale par internet (i-TCC) dans la dépression et le troisième, l’application smartphone « Emma » à la prévention du suicide.
« L’objectif est d’utiliser des outils innovants dans une logique de plus grande accessibilité aux soins psychothérapeutiques », a souligné le le Pr Pierre-Michel Llorca, Directeur des soins de FondaMental, CHU Clermont-Ferrand) lors de sa présentation à la presse [1].
 
TCC par internet dans la dépression : deux essais européens 
« Les TCC possèdent une efficacité démontrée tant dans le traitement de la phase aiguë de la dépression que dans la prévention des rechutes et des récurrences. Dans les recommandations canadiennes (CANMAT 2016), le niveau de preuve est considéré comme le plus élevé », a précisé le Pr Llorca. Toutefois, aujourd’hui le manque d’accessibilité à la TCC est un frein à son développement.
D’où l’idée de développer une TCC par internet pour renforcer l’accès à ce type de thérapie. Les avantages attendus de la i-TCC, outre son côté ludique et interactif, sont la réduction du « temps de psychothérapeute », la réduction de l’impact de la distance géographique, l’accès à un support pédagogique à domicile et son moindre coût. Toutefois, plusieurs inconvénients peuvent y être associés : le niveau de connaissance « technologique » variable des patients, la perte de la relation directe avec le thérapeute ou les limites liées à la qualité du contenu.
Considérant les limites de l’i-TCC, les chercheurs ont décider de mener un essai évaluant l’intérêt d’une thérapie mixte, alliant TCC internet et TCC face/face plutôt que l’outil numérique seul.
L’essai clinique européen E-Compared a comparé la TCC mixte combinant i-TCC et TCC en face/face aux soins usuels de TCC chez environ 1200 patients dépressifs provenant de 8 pays sur deux critères : la non-infériorité par rapport à la TCC classique et le rapport coût-efficacité.
Dans E-Compared, la thérapie mixte a consisté en 8 sessions face à face + de l’i-TCC. Les soins usuels ont consisté en 16 sessions de TCC.
En tout, 105 patients ont été recrutés dans les centres experts français de FondaMental. L’âge moyen des participants français était de 45 ans (SD 13,51), 65 % étaient des femmes, le PHQ-9 à l’inclusion était de 16,2 (SD 4,6), une comorbidité anxieuse était présente dans 53 % des cas et 72 % des patients recevaient un traitement antidépresseur à l’entrée dans l’étude.
L’outil numérique de TCC Moodbuster
L’outil d’i-TCC qui a été utilisé est une plateforme nommée Moodbuster qui se compose d’un portail web pour les patients et les thérapeutes et d’une application mobile. Elle comporte 6 modules en ligne destinés à expliquer la dépression, à apprendre à avoir une pensée plus positive (restructuration cognitive), à planifier des activités structurellement agréables, à résoudre des problèmes associés à la morosité et à faire plus d’activité physique. Des textes et des vidéos guident l’utilisateur à travers chaque module, dans lesquels il est appelé à faire des exercices.
« L’analyse finale des données devrait être disponible au premier trimestre 2020 », a précisé le Pr Llorca à Medscape édition française.
« L’intérêt pour nous est de montrer que la TCC mixte est une stratégie qui peut se déployer, ne venant pas à la place des psychothérapeutes mais permettant de renforcer la possibilité d’accès à la psychothérapie pour le plus grand nombre de patients », conclut l’expert.
En parallèle de l’essai E-Compared, un autre projet européen, ImpleMent-All, est en cours pour évaluer de quelle façon l’outil numérique Moodbuster est utilisé et apprécié par les patients et les thérapeutes. Son objectif est d’évaluer l’efficacité d’une mise en œuvre personnalisée (grâce à une boite à outil générique) par rapport à une mise en œuvre classique de l’i-TCC dans les soins courants.

Emma : 1ère évaluation clinique d’une application de prévention du suicide

« Il y a un mort par suicide toutes les 40 secondes dans le monde. Or, depuis 2014, l’OMS recommande l’utilisation des portables pour la prévention du suicide, a indiqué le Pr Philippe Courtet (CHU et Université de Montpellier, Inserm, Titulaire de la chaire FondaMental de prévention du suicide) en préambule de sa présentation de l’application mobile « Emma » de prévention du suicide.
D’où le projet de développer un compagnon numérique d’évaluation, de prédiction et d’intervention dans la gestion du risque suicidaire. L’application Emma a été développée dans le cadre de la Fondation FondaMental grâce au soutien de mécènes (SNCF, groupe Dassault, cliniques privées…) et en lien avec des patients. Elle est en cours d’évaluation et non encore disponible hors du champ de la recherche.
« La crise suicidaire apparait très rapidement, dure quelques heures. L’objectif est de disposer d’un assistant psychiatre/psychologue dans le smartphone pour repérer les fluctuations d’humeur, les idées de suicide, la tension émotionnelle, le désespoir, l’anxiété lorsque le sujet est en vie quotidienne et en temps réel de façon à être plus efficace que lors de consultations espacées et rétrospectives », a expliqué le Pr Courtet.
En pratique, l’application propose un premier module contenant : un journal de bord, des questionnaires d’auto-évaluation, des accès à un réseau social (appel, sms), et aux réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram…).
Le deuxième module est un module d’intervention. Son objectif est de proposer un plan de sécurité personnalisé pour aider à trouver des solutions apaisant la crise suicidaire (encouragement à développer des réseaux de soutien social, modules de gestion des émotions, modules de gestion des traitements/consultations, numéro d’urgence 24/24). Lorsque les données renseignées dans l’application jugent le risque suicidaire important, un écran apparait avec les options : « appeler mes proches », « appeler un service d’urgences », « appeler le SAMU ».
Enfin, dans un troisième module, l’idée, ambitieuse, est de récupérer les données de monitoring du module d’évaluation pour proposer un algorithme prédictif. « A l’heure actuelle, il est impossible de prévoir la survenue d’un geste suicidaire chez un patient donné », a rappelé le Pr Cortet.

Premiers retours

Une étude pilote multicentrique (Montpellier, Lille, Brest et Créteil) est en cours pour évaluer l’application Emma. Il est prévu qu’elle enrôle 100 patients à haut risque suicidaire (déjà 91 inclusions). Les patients utiliseront l’application pendant 6 mois en parallèle de leurs consultations classiques. Les données recueillies avec l’application et lors des soins usuels seront ensuite mises en parallèle.
Les premiers retours sur 15 patients montrent que le taux de participation est élevé (88%). Toutefois, les questionnaires d’évaluation sont remplis de façon hétérogène (quotidiennement : 0-53 %, hebdomadaire : 25-87%). En revanche, point positif, lorsque les patients sont en crise suicidaire, ils renseignent l’application spontanément (de 1 à 39 fois).

Application « Emma »


Aussi, les patients ont beaucoup utilisé les modules d’intervention et notamment les modules d’appel (2 à 75 fois) mais aussi les espaces de respiration et de régulation émotionnelle (accès aux photos personnelles, musique…).
En termes de ressenti, une étude qualitative suggère que le compagnon numérique permet de rompre le sentiment de solitude. « Or, la solitude, l’isolement sont une dimension clé dans le suicide », commente le psychiatre. Autre avantage, certains patients indiquent qu’ils ont plus de facilité à correspondre avec Emma qu’avec leur entourage « soit pour ne pas inquiéter l’entourage, soit par peur de la stigmatisation », précise-t-il.
« Nous avons l’impression que nous ne sommes pas seuls. Que l’application nous soutien », commente l’un des patients.

*La fondation FondaMental est un réseau de coopération scientifique pour l’innovation dans le soin et la recherche en psychiatrie. https://francais.medscape.com/voirarticle/3605336

PRESENTATION CAMPAGNE PREVENTION Ride and Reach "Rouler pour agir ensemble contre le suicide des hommes."

"Rouler pour agir ensemble contre le suicide des hommes.
Rouler, faire des rencontres puis les raconter, raconter pour que ça change…
Rouler vers ceux qui ont besoin d’une main tendue, et vers ceux qui font acte de solidarité face aux problèmes de santé mentale qui touchent les hommes partout en Europe, particulièrement le risque suicidaire.
Encourager la solidarité entre pairs pour améliorer leur santé mentale, mettre en avant la richesse et l’innovation des acteurs de terrain partout en Europe, rapprocher tous ceux qui se sentent concernés."
Vous pouvez soutenir ce projet en faisant un don, en cliquant sur le bouton DONATE

Campagne de prévention sur la santé mentale des hommes, sous la bannière « Ride and Reach », lancée le 29 septembre lors du Distinguished Gentlemen's Ride Paris


Le programme Ride and Reach est porté par la Fédération Européenne des Associations de Lutte contre l'Isolement et de Prévention du Suicide (FEALIPS). Reconnue d'utilité publique, cette ong contribue à coordonner les actions associatives et solidaires en Europe.
Face à l'enjeu que constitue le risque suicidaire chez les hommes, particulièrement entre 30 et 50 ans, nous vaons souhaité trouver de nouvelles manières d'agir en prévention.
La moto est un excellent vecteur: tous les motards vous le diront, on ne laisse jamais un autre motard en panne sur le chemin.
Et la solidarité entre pairs est reconnue aujourd'hui comme un l'outil de prévention le plus efficace dans la population masculine.
Ride and Reach, c'ets une petite équipe qui va se déplacer partout en Europe, au gré des rassemblements de motos vintages, y faire de belles rencontres, joindre les associations de chaque pays visité, et en ramener de belles images, et de belles histoires, pour porter ces messages de prévention.
Nous pensons pouvoir ainsi contribuer à une prise de conscience collective, plus que nécessaire!
Plus d'info sur :http://rideandreach.org

Ride and Reach
Promoting men's mental health, riding motorbikes to meet people...


Parce qu’à moto on ne laisse personne en rade derrière. Dans la vie non plus. « Cinq étapes simples pour aider à sauver une vie » #rideandreach