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lundi 29 novembre 2021

Vaucluse Carpentras : une campagne de prévention lancée contre le suicide des jeunes

Vaucluse Carpentras : une campagne de prévention lancée contre le suicide des jeunes

Le suicide est la seconde cause de mortalité chez les jeunes. Pour rappel, avec environ 9 000 décès par suicide par an, la France présente l'un des taux les plus élevés d’Europe.
Par Anne CHOLET - 28/11/2021


Isabelle Méasson, directrice du point d’accueil et d’écoute des jeunes, et Marie Jacob, accueillante.

C’est un problème majeur de santé publique. Bien que le taux de suicide des 15-24 ans soit relativement faible comparativement aux autres tranches d’âge, il n’en constitue pas moins la deuxième cause de mortalité sur cette population avec 16 % des décès en 2014. C’est pourquoi l’équipe du PAEJ (point d’accueil et d’écoute des jeunes) Le Passage lance une campagne de prévention contre le suicide des jeunes. Un travail déjà mené sur cette question depuis de longues années.
Le fruit d’un travail collectif

Depuis 2007, Le Passage, en partenariat avec Catherine Famin,...https://www.ledauphine.com/culture-loisirs/2021/11/28/suicide-deconstruire-les-idees-recues

***
INFO plus sur https://www.paej-lepassage.fr/?page_id=8694


Le suicide, en parler c’est déjà agir

Depuis 2007, le Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ) en partenariat avec Catherine FAMIN, psychologue clinicienne à l’Unité d’Accueil des Urgences Psychiatriques (UAUP) de Carpentras propose une Commission Technique de Réflexion sur la question du mal être et de la problématique suicidaire des adolescent·e·s et jeunes adultes.

Elle vise à favoriser l’information et la sensibilisation des professionnel·le·s et des publics pour un meilleur repérage et accompagnement des personnes en situation de crise suicidaire.

Cette commission est constituée de professionnel·le·s du secteur sanitaire, social et éducatif du territoire qui s’engagent à réfléchir ensemble sur leur pratique professionnelle et mettent en place une action de sensibilisation collective.

Durant l’année 2020-2021, partant du constat que le suicide reste un sujet tabou et qu’il existe peu ou pas de prévention à ce sujet en France, les professionnel·le·s de la commission ont décidé d’élaborer une campagne de sensibilisation à visée départementale et en direction de tous publics.

L’objectif de la campagne est double, lever le tabou qui frappe encore le suicide (Le suicide, en parler c’est déjà agir) et déconstruire certaines idées reçues répandues autour du sujet. Ainsi, chaque affiche a pour sujet une de ces idées reçues.

La campagne a été réalisée en collaboration avec l’école de jeux vidéo de Carpentras ESA Game, dont les étudiant·e·s de 1ere année et leur professeur de dessin, ont conçu des panneaux signalétiques s’inspirant notamment du travail de l’artiste contemporain belge, Jérôme Considérant.

Jérôme Considérant, a par ailleurs créé le panneau de la première affiche (voir ci-dessous).

Nous remercions, vivement, tous ceux et celles qui ont œuvré à l’élaboration de cette campagne qui, nous l’espérons, participera à une prévention efficiente du suicide.


Campagne de prévention

Affiche 1 : Idée reçue n°1
 

D’après les chiffres, sur 10 personnes qui se suicident, 8 donnent des messages ou des signes sur leur intention, si minimes soient-ils.

Le suicide est l’aboutissement d’un processus évolutif, Etc

Lire la suite et voir les autres affiches https://www.paej-lepassage.fr/?page_id=8694

samedi 13 février 2021

ETUDE RECHERCHE Demande d'euthanasie ou de suicide assisté à l'étranger pour motif de trouble psychiatrique : expériences et positionnements de psychiatres français, une étude exploratoire

Demande d'euthanasie ou de suicide assisté à l'étranger pour motif de trouble psychiatrique : expériences et positionnements de psychiatres français, une étude exploratoire

Lucie Gallé 1, 2
1 UPD5 Médecine - Université Paris Descartes - Faculté de Médecine
2 EA 4569 - Laboratoire Ethique Politique et Santé
Résumé : L’euthanasie et le suicide assisté sont accessibles, dans les pays qui l’autorisent, aux personnes présentant un trouble psychiatrique grave au motif que la souffrance psychique engendrée par ce trouble est jugée intolérable et son soulagement inatteignable. Bien que persiste une interdiction française d’une assistance active à la mort, et ce pour toute situation médicale, certains ressortissants français réalisent pour ce motif psychiatrique une démarche à l’étranger. Ces situations sont rares mais confrontent les médecins psychiatres français à différents enjeux nouveaux, à la fois d’ordre éthique et médical face à la responsabilité qu’ils ont dans la prise en charge de la maladie mentale et du suicide. Afin d’explorer pour la première fois l’expérience et le positionnement de professionnels de santé mentale face à ces situations de demande de mort assistée, nous avons réalisé, dans le cadre d’une recherche en éthique, des entretiens semi-dirigés auprès de psychiatres français. Les entretiens ont été analysés selon une méthode d’analyse qualitative de type thématique. Cette étude a été menée sur l’ensemble de la France et a recueilli le discours de huit psychiatres. Les résultats ont permis de mettre en évidence une manière hétérogène d’aborder la description des situations rencontrées, la réaction et le positionnement des psychiatres face à la situation ainsi que les valeurs et les représentations sous-tendant ces prises de positions. Finalement, les arguments des psychiatres étaient avant tout d’ordres médicaux. Ils relevaient de la spécificité de la maladie psychiatrique et du respect de la déontologie, qu’ils trouvent la démarche du patient acceptable ou non à leurs yeux. Il existait de fréquents conflits moraux entre la position professionnelle et les convictions personnelles des participants. La prise en compte du patient en tant que sujet avait une place mineure. Elle renvoyait à celle accordée plus généralement au patient dans les soins psychiatriques mais aussi aux représentations sociétales de la maladie mentale, de la souffrance psychique et du suicide et au difficultés à concilier l’individuel au collectif. Cette étude originale, bien que présentant plusieurs limites d’ordre méthodologique, encourage, face aux évolutions sociétales, à poursuivre l’exploration de ce sujet encore mal connu.

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02511167
Soumis le : lundi 30 novembre 2020 - 14:58:49
Dernière modification le : samedi 13 février 2021 - 03:27:19
 
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lundi 12 novembre 2018

ETUDE RECHERCHE Étude ReSCU-M/ML : représentation sociale du suicide chez les médecins libéraux en Martinique

Étude ReSCU-M/ML : représentation sociale du suicide chez les médecins libéraux en Martinique
Jean-Olivier Castex 1
1 UAG UFR SM - Université des Antilles et de la Guyane - UFR des sciences médicales
Résumé : Objectifs : L’ objectif de cette étude est d’analyser les représentations sociales liées au suicide et au comportement suicidaire chez les médecins libéraux de la Martinique et d’identifier les freins et les leviers afin d’améliorer la prévention du suicide. Méthode : Étude qualitative, analytique transversale, auprès des médecin libéraux de Martinique. Un questionnaire a été envoyé par mail via les listings de l’URML Martinique et le recueil des données a été réalisé de manière anonyme via monkeysurvey. Résultats : L’analyse des réponses retrouve une bonne connaissance de l ‘épidémiologie du suicide parmi les médecins libéraux martiniquais. 52,8% de médecins a refusé de répondre à nos questions portant spécifiquement sur le suicide, ceci nous interroge sur l’existence d’un malaise face au suicide. À travers l’analyse des représentations sociales du suicide chez les médecins libéraux, des spécificités ont put être mis en évidence : l’isolement et la dépression sont peu associés au suicide en Martinique, ainsi qu’une stigmatisation des suicidés. Il ressort aussi de notre étude que, selon les médecins libéraux, le regard des autres est un facteur important pour le passage à l’acte dans notre île. Conclusion : l’amélioration de la formation des professionnels de santé grâce à des formations prenant en compte ces spécificités locales pourraient être proposé afin de permettre aux soignants d’identifier les signes que le suicidaire peut manifester et d’écouter le malaise exprimé par le suicidant.
Mots-clés :
Type de document :
Mémoires Médecine humaine et pathologie. 2018

samedi 28 octobre 2017

vendredi 7 juillet 2017

ETUDE RECHERCHE ROYAUME UNI Les points de vue et les perspectives des médecins généralistes sur la non-adhésion des patients aux soins primaires avant le suicide

titre article original : GPs' views and perspectives on patient non-adherence to treatment in primary care prior to suicide.
Saini P1, Chantler K2, Kapur N3.
1Department of Health Services Research , NIHR CLAHRC NWC, University of Liverpool , Liverpool , UK.
2 School of Social Work, University of Central Lancashire , Preston , UK , and.
3 Centre for Mental Health and Risk, University of Manchester , Manchester , UK.
 J Ment Health. 2017 Mars Pages 1-8
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28635435 

traduction infosuicide
 
Les points de vue et les perspectives des médecins généralistes sur la non-adhésion des patients aux soins primaires avant le suicide
AbstraitContexte: Les personnes qui ne respectent pas leurs schémas thérapeutiques risquent davantage de se suicider, mais ces problèmes sont relativement inexplorés dans les services de soins primaires.
Objectif: Explorer les points de vue et perspectives des médecins généralistes sur les raisons pour lesquelles les patients en contact avec des services de santé mentale au cours de l'année précédant le suicide étaient non adhérents au traitement avant leur décès.
Méthode: Au total, 198 entrevues en face-à-face semi-structurées avec des médecins généralistes de personnes décédées par suicide. Les entrevues ont été transcrites textuellement et analysées en utilisant une approche thématique.
Résultats: Les thèmes suivants ont été conceptualisés à partir des entrevues avec les médecins généralistes: (i) «Manque de perspicacité ou de déni?» Se rapporte à ce que les médecins généralistes perçoivent que leurs patients ne connaissant pas leur maladie psychiatrique; (Ii) «Manque de choix de traitement» traite de la compréhension par les médecins généralistes des choix de traitement des patients; (Iii) «Services de comorbidité et double diagnostic» désigne la disponibilité du traitement chez les patients suicidaires avec deux ou plusieurs diagnostics de santé mentale.
Conclusions: pour la prévention du suicide, il est crucial pour les professionnels de la santé d'évaluer les patients et de gérer les causes possibles de non-adhésion. Les politiques visant à accroître l'adhésion au traitement, à améliorer les services de diagnostic double ou à proposer des traitements alternatifs pour répondre aux besoins individuels des patients peuvent aider à atteindre les meilleurs résultats pour la santé et potentiellement prévenir le suicide.

vendredi 2 décembre 2016

AUTOUR DE LA QUESTION LA DEFENSE DES DROITS ET INTERETS DES PERSONNES MALADES PSYCHIQUES, VUE PAR LEUR ENTOURAGE

LA DÉFENSE DES DROITS ET INTÉRÊTS DES PERSONNES MALADES PSYCHIQUES, VUE PAR LEUR ENTOURAGE
Résultats de l’étude Nov. 2016
Communiqué de l'UNAFAM

L’Unafam dévoile les résultats de son enquête sur les attentes des usagers de la psychiatrie pour la défense de leurs droits et intérêts

Depuis sa création en 1963, des bénévoles de l’Unafam (tous concernés par la maladie d’un proche) assurent la représentation des familles ainsi que des personnes malades qui ne sont pas en état de se défendre par elles-mêmes du fait de leur maladie.
2250 représentations ont été assurées par l’Unafam sur l’ensemble du territoire en 2015 au niveau départemental, régional et national dans les instances médicales, médico-sociales et sociales*.
Le nombre de ces mandats étant exponentiel (+50 % entre 2014 et 2015), l’Unafam a voulu par cette enquête, s’assurer que les positions qu’elle défend correspondent bien aux attentes des personnes concernées par la maladie psychique et de celles des familles.
La représentation étant une mission qui nécessite une formation et des connaissances particulières, l’Unafam forme ses bénévoles au début de leur mandat, et veut assurer une formation continue. Cette enquête leur permettra de s’appuyer sur des résultats tangibles et renforcera leur mission de défense des intérêts des usagers.
« In fine ce sont les 2 millions de personnes vivant avec des troubles psychiques en France ainsi que leurs proches (environ 3 millions de personnes) qui en bénéficieront » déclare Béatrice Borrel, Présidente de l’Unafam.
L’enquête en ligne a été menée avec le concours de Médiaprism auprès de 12000 familles de l’Unafam. 2807 ont répondu.
L’infographie vous présente les résultats synthétiques
Découvrez les résultats complets

* Commissions départementales des soins en psychiatrie, conseils de surveillance des hôpitaux, ARS, conférences régionales de santé et de l’autonomie, CISS, CNS, MDPH, CRUCQ, CNSA, CNCPH, UNIOPSS, FIPHFP, AGEFIPH, UNAF, CFHE
Contact presse : Sophie Dacbert : 01.53.06.30.92 : sophie.dacbert@unafam.org

L’Unafam est une association d’utilité publique, qui depuis 1963, accueille, écoute, soutient, forme, informe et accompagne les familles et l’entourage de personnes vivant avec des troubles psychiques. Elle compte plus de 14 000 adhérents, 100 délégations départementales et 300 points d'accueil.

vendredi 18 novembre 2016

ETUDE RECHERCHE Les représentations sociales du suicide en France: Une étude inter-régionale en Alsace et en Bretagne.

Titre originale "The social representations of suicide in France: An inter-regional study in Alsace and Brittany.
Kopp-Bigault C 1, Walter M 2, Thevenot A 3.
Int J Soc Psychiatry. 2016 Nov

1 Université de Strasbourg, Faculté de Psychologie, Strasbourg, France and Centre Hospitalier des Pays de Morlaix, Morlaix, France etude_suicide_COB@yahoo.fr.
2 UFR de Medecine et Sciences de la Sante, Universite de Bretagne Occidentale, Brest, France and Centre Hospitalier Régional Universitaire de Brest, France.
3 Université de Strasbourg, Faculté de Psychologie, Strasbourg, France.

CONTEXTE:
Le suicide est un problème majeur de santé publique à l'échelle mondiale. Diverses études ont montré que les attitudes individuelles envers le suicide changent dans une région où le taux de suicide est élevé. Les attitudes sont l'une des composantes d'un système global et complexe: les représentations sociales (RS).
OBJECTIFS:
En France, la région Bretagne connaît un taux de mortalité anormalement élevé en raison de suicides. Notre recherche porte sur les RS du suicide dans cette région. L'hypothèse sous-jacente à ce projet est que les RS de suicide sont différentes entre une région avec un taux de suicide élevé et une région moins touchée par le suicide.
MÉTHODE:
Une étude comparative entre les régions de Bretagne et d'Alsace, cette dernière présentant un taux de suicide statistiquement plus faible. Les personnes interrogées ont répondu à une tâche d'association libre à trois mots autour de la question «Pour vous, le suicide est ...? Une analyse de la fréquence des mots et du rang d'évocation a alors été effectuée.
RÉSULTATS:
En confirmation de notre hypothèse, les RS étaient différents entre la Bretagne et la région témoin.
CONCLUSION:
Les résultats de l'étude ouvrent de nouvelles voies de recherche, spécifiques à la Bretagne, en termes d'effets collectifs ou individuels des suicides, en termes de pathologies psycho-pathologiques - essentiellement sur la dépression, et sur la formation, sur les stéréotypes associés au suicide.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27815513

mardi 23 août 2016

RECHERCHE CANADA Familles et communautés face aux « grappes localisées » de suicides de jeunes : deux exemples en populations québécoise et autochtone

Familles et communautés face aux « grappes localisées » de suicides de jeunes : deux exemples en populations québécoise et autochtone
Guillaume Grandazzi,  Maître de Conférences associé Université de Caen Normandie (France) Guillaume.grandazzi@unicaen.fr , Enfances Familles Générations [En ligne]*, 24 | 2016, mis en ligne le 15 août 2016,

Résumés
À partir d’entretiens réalisés dans deux localités au Québec, dont une en milieu autochtone, touchées par des grappes localisées de suicide de jeunes, les représentations et les répercussions de ces évènements sont interrogées. L’objectivation d’une série de suicides dans un temps et un lieu donnés ne suffit pas à qualifier le phénomène, qui renvoie à une réalité à la fois physique et sociale, et qui fait l’objet d’un processus de construction sociale. Celui-ci va contribuer ou non à transformer plusieurs tragédies individuelles et familiales en enjeu collectif qui concerne et interpelle l’ensemble de la collectivité affectée. Au-delà de la proximité temporelle et géographique des cas de suicides, c’est le fait que le phénomène atteigne des adolescents et des jeunes adultes, dans des proportions parfois importantes, qui interpelle profondément les communautés concernées et qui oblige les adultes à se questionner sur les raisons pour lesquelles une partie de la jeunesse manifeste, au travers de l’acte suicidaire, une grande vulnérabilité qui ébranle les fondements de la vie sociale et de la transmission intergénérationnelle.

Plan
Introduction
Contexte et terrain de la recherche
Imaginaire et traitement social de la contagion
Rendre raison du suicide jeune : du trouble psychiatrique à la question politique
Identité, continuité et résilience
Conclusion
Haut de page

Notes de l’auteur

La distinction entre « Québécois » et « Autochtones » est utilisée dans cet article pour des raisons de commodité, pour distinguer les personnes non autochtones des membres des Premières Nations, sachant que tous sont Québécois en tant qu’habitants du Québec.
Texte intégral en ligne https://efg.revues.org/1028#quotation

vendredi 8 avril 2016

AUTOUR DE LA QUESTION : EXPO PARIS "Mental désordre, Changez de regard sur les troubles psychiques" & Crazy'App, une enquête sur la santé mentale

Expos temporaires "Mental désordre, Changez de regard sur les troubles psychiques"
Du 5 avril au 6 novembre 2016
Cité des Sciences et de l'Industrie  30, avenue Corentin-Cariou  75019 Paris

Une exposition pour mieux comprendre les troubles psychiques
Dans le monde, 1 personne sur 4 souffre d’un trouble psychique au cours de sa vie.
En France 1,4 million de personnes sont suivies par les services de psychiatrie publique.
Mais qu’est-ce qu’un trouble psychique ?
Quels en sont les symptômes ?
Comment soigne-t-on ces troubles ?
Comment impactent-ils la vie quotidienne ?
Lire Présentation de L'exposition

Les Activités
"Santé mentale, bousculons nos préjugés", un cycle de conférences
Selon l’OMS, la santé mentale est un état de bien-être permettant à chacun de reconnaître ses propres capacités, de se réaliser, de surmonter les tensions normales de la vie, d’accomplir un travail productif et fructueux et de contribuer à la vie de la communauté. En Europe, une personne sur quatre est confrontée à un problème de santé mentale au cours de sa vie. Cela signifie que nous avons tous dans notre entourage une personne qui souffre ou a souffert de troubles mentaux. Pourtant notre représentation du "fou" repose sur des préjugés, qui entravent dans leur quotidien les personnes souffrant de ces maux.

Un nouveau regard sur les troubles psychiques
Mercredi 11 mai 2016 à 19h
Auditorium, niveau 0, accès libre et gratuit.
Avec :
Patrick Landman, psychiatre, pédopsychiatre, psychanalyste, juriste, président de STOP DSM
Alain Vanier, psychanalyste, professeur à l'université Paris-Diderot (USPC), ancien psychiatre des hôpitaux
Jean-Pierre Winter, psychanalyste.
Table ronde animée par Zoé Logak, psychanalyste, secrétaire générale de la Fondation pour la Recherche en Psychiatrie et en Santé Mentale.
En savoir plus

"T’inquiète, je gère !" Adolescence troublée ou premiers troubles psychiques ?
Mercredi 25 mai 2016 à 19h
Auditorium, niveau 0, accès libre et gratuit.
Carte blanche au professeur Marie-Odile Krebs, chef de service au Centre hospitalier Sainte-Anne, responsable d’une équipe de recherche à l’université Paris-Descartes, administratrice de la Fondation Pierre Deniker : elle dialogue avec Alain Prochiantz, professeur titulaire de la Chaire des processus morphogénétiques, centre interdisciplinaire de recherche en biologie au Collège de France et avec un grand artiste surprise.
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L'innovation en santé mentale
Mercredi 15 juin 2016 à 19h
Auditorium, niveau 0, accès libre et gratuit.
Thérapeutique, santé publique, compensation du handicap psychique.
Table ronde avec :
Xavier Briffault, chercheur en sciences sociales et philosophie de la santé mentale au CNRS, Paris ;
Luc Mallet, professeur de psychiatrie à l'Université Paris-Est Créteil, professeur à l'Université de Genève, directeur d'une équipe de recherche à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), direction recherche de la fondation FondaMental ;
Margot Morgiève, psychologue, docteur en sociologie des sciences, chercheuse au CERMES 3 et à l'ICM, Inserm, Paris.
En savoir plus


Crazy'App, une enquête sur la santé mentaleObjectifs : L’objectif de cette  étude est 1) d’évaluer les représentations de la santé mentale en  population générale via une enquête sur smartphone et web,  2 ) d’évaluer quel peut être  l’impact d’une exposition sur la santé mentale sur les représentations, 3) d’évaluer si ces  représentations  sont stables ou si elles changent au cours du temps.

Aidez la recherche en participant à une enquête sur la santé mentale avec Crazy'App !
Crazy'App est une enquête qui va vous interroger sur ce que vous pensez des troubles mentaux. Elle a été conçue et réalisée par le Centre de recherche, médecine, sciences, santé, santé mentale, société (CERMES3) et l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM) en partenariat avec la Cité des sciences et de l'industrie.
Sur votre ordinateur, votre tablette ou votre smartphone, chez vous ou dans l'exposition MENTAL DÉSORDRE (où l'application sera accessible via un QRcode), visionnez les témoignages de 4 patients décrivant leurs symptômes et répondez à un questionnaire. Un second questionnaire optionnel, plus long, vous sera envoyé par mail si vous laissez vos coordonnées.
Après avoir répondu à l'enquête, vous pourrez visionner les interviews de 4 psychiatres experts répondant aux mêmes questions que vous et voir comment ont répondu les autres participants.
Crazy'App a reçu le soutien de la Fondation Halphen et a été développée en collaboration avec l’association Meeting for Minds.
Participer à l'enquête Crazy'App
Pour contacter les chercheurs : contact(at)crazyapp.fr

Voir aussi Ressources de l'expo

jeudi 4 février 2016

SONDAGE Les Français et le suicide, Enquête de la Fondation Jean-Jaurès réalisée par l'Ifop

Sondage  Les Français et le suicide
04.02.2016 ifop.com*

A la veille de la Journée nationale de prévention contre le suicide, la Fondation Jean Jaurès et le professeur Michel Debout, membre de l'Observatoire du suicide créé en 2013 publient en partenariat avec l’Ifop un état des lieux du rapport des Français au suicide. Les chiffres sont inquiétants : UN Français sur CINQ a déjà très sérieusement envisagé le suicide, voire est passé à l’acte.

En effet, aujourd’hui, si une large majorité de Français affirme ne jamais avoir eu de pensées suicidaires, près d’un sur cinq consent y avoir déjà pensé de manière vague (19%), 15% l’a envisagé sérieusement et 5% des Français interrogés déclarent avoir déjà fait une tentative de suicide ayant nécessité une hospitalisation, un résultat qui si on l’extrapole sur la base de la population totale, démontre l’importance de ce sujet en matière de santé publique.

L’analyse détaillée de ces résultats met en exergue un grand nombre de facteurs aggravant le risque de suicide tels que le niveau de vie, le rapport au travail (30% des personnes actuellement au chômage déclarent avoir sérieusement pensé au suicide contre 20% en moyenne), la fragilité psychologique, mais également l’impact d’une personne dans son entourage qui pense au suicide, voire même qui passe à l’acte. Signe que le suicide constitue aujourd’hui un enjeu de santé publique majeur, il touche directement ou indirectement un grand nombre de Français : UN sur TROIS connaît dans son entourage proche une personne décédée des suites d’un suicide ou ayant tenté de suicider.

Echantillon de 2007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing) du 19 au 22 janvier 2016.
AVEC:
Télécharger les résultats de l'étude (pdf, 1602 ko)
Télécharger l'annexe de l'étude (pdf, 873 ko)

* http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=3292

***
Les Français et le suicide
par Michel Debout * Jérôme Fourquet ** Adeline Merceron ***
* Professeur de médecine légale et de droit de la santé et chef du service de médecine légale au CHU de Saint-Étienne ; administrateur-membre fondateur de la Fondation Jean-Jaurès
** Directeur du département Opinion et Stratégies d’entreprise, Ifop
*** Directrice de clientèle en charge des études sociétales, Ifop
Quel lien entre suicide et crise économique ? Pour sa troisième édition, une vaste enquête sonde les Français et leur rapport au suicide. Réalisée par l’Ifop à l’initiative de Michel Debout, elle vise à mesurer l’impact d’une crise qui s’installe dans la durée.
Enquête de la Fondation Jean-Jaurès réalisée par l'Ifop en janvier 2016
source info jean-jaures.org* 3 Février 2016
Téléchargez la note (2,86 Mo)
* http://www.jean-jaures.org/Publications/Notes/Les-Francais-et-le-suicide

mardi 2 février 2016

AUTOUR DE LA QUESTION ETUDE RECHERCHE La schizophrénie stigmatisée dans les médias

PSYCHIATRIE La schizophrénie stigmatisée dans les médias
01.02.16 sur infirmiers.com*

Psychiatrie

La représentation de la schizophrénie dans les médias passe par "des stéréotypes porteurs de sur-stigmatisation", selon une étude publiée par l'association Promesses, co-fondatrice du Collectif Schizophrénies, à l'occasion du 14ème congrès de l'Encéphale à Paris.

Les personnes atteintes de schizophrénie qui sont traitées ne sont absolument pas plus violentes que le reste de la population générale (4%)

L'étude, qui a été commandée à l'Observatoire société et consommation (Obsoco), avec le soutien des groupes pharmaceutiques Sanofi et Ipsen, a été conduite de mars à septembre 2015 avec les outils de la linguistique et de la sociologie. Un corpus de 1,3 million d'articles issus d'un échantillon représentatif de la presse écrite de 2011 à 2015 (Le Monde, Le Figaro, La Croix, Libération, Le Parisien, L'Express, Le Point, Paris Match) a été analysé avec le logiciel Alceste, afin de vérifier si la stigmatisation médiatique dénoncée par les conférences et études internationales dans l'usage du terme schizophrénie vaut aussi pour la France, a indiqué l'association PromesseS dans un communiqué de presse.

Le traitement médiatique français apparaît comme, voire plus qu'ailleurs, insuffisant et inadapté : sur 2 038 articles mentionnant la maladie sur cette période, seulement 1% y sont vraiment consacrés. Et lorsque le terme est mentionné, seulement quatre articles sur 10 y font référence pour désigner véritablement la maladie dans son sens médical. L'étude note également la corrélation constante du terme avec des idées fausses, comme la violence, le dédoublement ou l'absence d'espoir d'une guérison. La France se classe ainsi parmi les pays du monde qui stigmatisent le plus leurs patients atteints de schizophrénie, très loin derrière tous les grands pays européens, selon l'étude internationale Thornicroft de 2009, menée avec la Fédération mondiale de la psychiatrie, et à laquelle font référence l'association PromesseS et le Collectif Schizophrènes, créé en 2015.

Cette dérive française est qualifiée d' étonnante, alors que la schizophrénie touche une personne sur 100 en France (source Inserm), rappelle l'association, qui estime à 600 000 le nombre de malades en France, et entre trois millions et cinq millions le nombre de personnes concernées en comptant les parents et l'entourage immédiat.

L'étude pointe des spécificités nationales à cette mauvaise représentation : la référence à la maladie avant tout dans des articles culturels (56%) et avant tout sur un mode caricatural, un usage métaphorique courant déclinant à l'infini l'image du double, ainsi qu' une dérive forte de cet usage métaphorique, vers un sens diamétralement opposé à la réalité médicale: celui de la manipulation.

Le discours médiatique tend donc à véhiculer, via la métaphore, un sens fantasmé et antithèse de la réalité de la schizophrénie, conclut l'étude, qui appelle à une vigilance particulière des patrons de rédactions, conférences de rédaction, chefs de service, à une mobilisation des supports et rubriques jeunes et éducation, la mise en place de partenariats de long terme avec les représentants des associations ainsi que la collaboration avec les écoles de journalisme. Sur le dernier point, une démarche de ce type a déjà été entreprise sous la forme d'un partenariat été mis en place en 2013 entre la fédération régionale de recherche en psychiatrie et santé mentale du Nord-Pas-de-Calais (F2RSM) et l'Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille, pour aborder la question de la schizophrénie et former les futurs journalistes aux grandes notions de la maladie mentale et de la psychiatrie (cf APM VLQIU006).


Les personnes atteintes de schizophrénie qui sont traitées ne sont absolument pas plus violentes que le reste de la population générale (4%)

Un autre programme pour les écoles de journalisme a également été proposé par la F2RSM, avec le groupement d'études et de prévention du suicide (Geps) et l'Association des internes et anciens internes de psychiatrie de Lille (AIAIP), afin d'améliorer le traitement médiatique du suicide (cf APM VLRJ7003). Dans le cadre de cette initiative, des internes ont réalisé un glossaire en psychiatrie à destination des élèves journalistes.

Le Collectif rappelle que la schizophrénie est une maladie du cerveau, neurobiologique, qui affecte le système nerveux central, qui résulte de l'interaction d'une vulnérabilité génétique et de facteurs dits environnementaux ; elle n'affecte pas directement les capacités intellectuelles mais plutôt la mise en oeuvre de ces capacités. Les personnes atteintes de schizophrénie qui sont traitées ne sont absolument pas plus violentes que le reste de la population générale (4%), souligne l'étude, qui insiste sur l'espoir de guérison des malades diagnostiqués pris en charge de façon précoce, et le rétablissement possible pour tous les patients.

http://www.infirmiers.com/votre-carriere/votre-carriere/schizophrenie-stigmatisee-dans-medias.html

lundi 30 novembre 2015

ETUDE CHERCHE USA : L'impact du handicap sur l'acceptabilité du suicide ?

Le suicide est il une option ? : L'impact du handicap sur l'acceptabilité du suicide dans le cadre de la dépression, de la suicidalité et des facteurs démographiques

Titre original Is suicide an option?: The impact of disability on suicide acceptability in the context of depression, suicidality, and demographic factors
Emily M. Lund a, Michael R. Nadorff b, E. Samuel Winer c, Kathleen Seader d
a Utah State University, USA
b Mississippi State University, Baylor College of Medicine, USA
c Mississippi State University, USA
d Utah State University, Utah State Office of Rehabilitation, USAReceived 20 May 2015, Revised 21 July 2015, Accepted 12 August 2015, Available online 8 September 2015
Correspondence to: Department of Special Education and Rehabilitation, Utah State University, 2860 Old Main Hill, Logan, UT 84322, USA.
emily.m.lund@gmail.com, emily.lund@aggiemail.usu.edu

Le suicide est un problème majeur de santé publique et clinique, en particulier chez les personnes handicapées. Néanmoins, la recherche sur l'acceptabilité du suicide chez les personnes handicapées n'a pas été directement comparé  avec l'acceptabilité relative du risque suicidaire chez les personnes avec et sans handicap.
Un échantillon en ligne de cinq cents adultes américains ont lu cinq paires de vignettes sur les personnes qui avaient des idées suicidaires après un facteur de stress de la vie. Chaque paire contenait une condition avec un handicap et sans handicap ; une sixième paire de vignettes discutait des idées suicidaires chez une personne âgée et contenait des conditions d'invalidité physiques et cognitives. Les participants ont rempli des questions concernant l'acceptabilité relative des tendances suicidaires pour chaque vignette ainsi que des items  démographiques et des mesures de tendances suicidaires, symptômes dépressifs, et d'attitude envers le handicap.Résultats

Dans les cinq paires de vignette, les tendances suicidaires a été considéré comme nettement plus acceptable dans l'état d'invalidité; Cela était vrai même lorsque les participants eux-mêmes avait un handicap ou des amis ou des membres de la famille ayant un handicap. La suicidalité, la symptomatologie dépressive, et plus les attitudes négatives envers les personnes handicapées ont prédit une plus grande acceptabilité dans les deux conditions; pas de facteurs prédit de plus grandes différences entre les deux conditions.ConclusionsLa plus grande acceptabilité sociale de tendances suicidaires chez les personnes handicapées peut être pris par des personnes handicapées qui sont suicidaires comme une autorisation implicite de mettre fin à sa vie. L'impact potentiel de ces influences sociales doit être évaluée et traitée par les cliniciens et les défenseurs de la prévention du suicide

http://www.jad-journal.com/article/S0165-0327%2815%2930266-4/abstract

jeudi 15 octobre 2015

SONDAGE representations sociales des risques de santé des adolescents

La santé des adolescents, une priorité reconnue
Par lefigaro.fr - le 14/10/2015 http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/10/14/24218-sante-adolescents-priorite-reconnue

Un sondage réalisé par Odoxa pour Le Figaro , France Inter et la MNH, montre que les Français sont bien conscients que les adolescents sont une « population à risque ».

Au début du mois, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié un rapport regrettant que la santé des adolescents soit trop souvent négligée par les autorités sanitaires et médicales dans le monde. Il semble en revanche que les Français ne perçoivent pas cette désaffection dans leur propre pays, puisque 56 % d‘entre eux estiment que la santé des adolescents constitue une priorité importante des politiques de santé, selon le dernier Carnet de santé mensuel d'Odoxa, un sondage réalisé pour Le Figaro, France Inter et la MNH.

De la même manière, les sondés sont majoritairement conscients, pour 57 % d'entre eux, que les adolescents constituent «une population à risque» en termes de santé. Une perception bien partagée quelle que soit la tranche d'âge interrogée. Dans l'ordre, les principaux dangers perçus pour les jeunes sont l'alcool (69 % des réponses, avec plusieurs choix possibles) et la drogue (58 %). Viennent ensuite, loin derrière, les accidents de la route (21 %), le tabac (16 %), l'alimentation (12 %), le suicide (11 %) et les maladies sexuellement transmissibles (10 %).

Dans cette liste, il ressort que certains sondés semblent fortement sous-estimer l'importance d'un des risques cités, le suicide. Dans une enquête Inserm de 2012, «le suicide figure en deuxième position des causes externes de décès des adolescents, juste après les accidents de la route (17 % contre 28 %)», remarque Gaël Sliman, président d'Odoxa. Le sujet mériterait probablement de faire l'objet de nouvelles campagnes d'information de la part des autorités sanitaires françaises.

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Sondage cité
Les adolescents : une population à risque pour 57% des Français
http://www.odoxa.fr/les-adolescents-une-population-a-risque-pour-57-des-francais/

Posted on 14/10/2015

I – La santé des adolescents
56% des Français estiment que la santé des adolescents constitue une priorité importante de nos politiques de santé.
Et ils s’en félicitent : 57% estimant qu’il s’agit bien d’une « population à risque »
Alcool et drogue constituent les risques les plus souvent perçus pour la santé des « ados »
II – Le carnet de santé des Français
Les Français ont été sensiblement moins malades en septembre, avec notamment une poursuite de la chute des allergies et un toujours faible niveau d’état grippal
Moins malades et faisant moins appel aux médecins, les Français n’ont pourtant pas dépensé beaucoup moins le mois dernier
Télécharger le sondage
Carnet de santé des Français Odoxa-France Inter-Le Figaro-MNH.

Extraits " Si les Français ont bien à l’esprit les risques que représentent pour les « ados » l’alcool, la drogue
et les accidents de la route, ils ont probablement tendance à sous-estimer une catégorie bien particulière
de risques : le suicide .
Le suicide n’arrive qu’en avant - dernière position des risques encourus par les adolescents, alors même qu’il
figure à un très haut niveau dans les statistiques de morbidité des adolescents . Dans l’enquête Inserm précitée, le suicide figure en deuxième position des causes externes de décès des adolescents, juste après les
accidents de la route ( 17 % contre 28 % ) . Cette sous-estimation probable de ce risque se retrouve chez
les post-adolescents et chez les adultes en âge d’être des parents d’ados : seulement 10%  des 18 - 24 ans
et 11 % des 35 - 49 ans citent le suicide parmi les principaux risques encourus par les ados . Une meilleure
prise de conscience des Français, mais surtout, parmi eux, des parents et des adolescents eux - mêmes constituerait probablement un bon objectif de futures campagnes de santé publique à destination des
adolescents."

vendredi 4 septembre 2015

ETUDE RECHERCHE USA Une enquête sur la santé mentale et le suicide aux États-Unis

Près de 90 pour cent des Américains disent regarder la santé mentale, ainsi que la santé physique également.
Nearly 90 Percent of Americans Say They View Mental, Physical Health Equally"

Environ 90% des adultes américains affirment que la santé mentale et la santé physique sont tout aussi importants, mais plus de 30% pensent que les soins de santé mentale sont inaccessibles et 40% pensent que c'est quelque chose dont la plupart des gens ne peuvent pas se permettre, selon un sondage national en ligne récente.
L'enquête, menée entre le 10 Août et le 12 Août, aux États-Unis a interrogé des adultes âgés de 18 ans et plus au sujet de leurs perceptions de la santé mentale, y compris si ils avaient déjà été diagnostiqués ou pensaient qu'ils avaient un trouble mental ainsi que les obstacles qu'ils avaient de consulter pour un traitement. L'enquête a également demandé aux participants leurs expériences et les attitudes envers le suicide. Un total de 2.020 adultes ont répondu au sondage, et les résultats ont été pondérés selon l'âge au sein du sexe, la région,  l'origine ethnique, le revenu, l'éducation et le cas échéant de les aligner avec les proportions actuelles dans la population.
Alors qu'un tiers des adultes ont déclaré avoir été diagnostiqués avec un trouble de santé mentale par un fournisseur de soins de santé, 47% ont dit qu'ils ont peut-être eu un problème de santé mentale à un moment donné, et plus de 10% des personnes interrogées ont déclaré avoir manqué des jours de travail parce qu'ils étaient trop anxieux (14%) ou trop déprimé (16%) pour aller au travail.
Les barrières
perçues des participants pour voir un professionnel de la santé mentale étaient les suivantes: 43% ont considéré comme «quelque chose que la plupart des gens ne peuvent pas se permettre," 31% ont considéré comme "pas accessible pour la plupart des gens," 30% ont considéré comme « Je ne sais pas où trouver ". Toutefois, la majorité des 38% des adultes qui ont déclaré avoir déjà reçu un traitement pour un problème de santé mentale ont déclaré que le traitement a été utile, si le traitement était la psychothérapie en personne (82%), la prescription de médicaments (75%), ou une autre forme de traitement.
Le sondage révèle aussi que 55% des Américains ont été touchés par le suicide d'une façon ou d'une autre. La majorité des participants estiment qu'un meilleur accès à la psychothérapie ou traitements médicaments (63%), une meilleure formation pour les fournisseurs de soins de santé (62%), davantage de recherches sur la façon d'aider les gens et pourquoi les gens meurent par suicide (60%), et l'éducation du public sur la prévention du suicide (59%) permettraient de réduire le nombre de personnes qui meurent par suicide.
"Des progrès sont réalisés dans la façon dont les Américains voient la santé mentale et le rôle important qu'elle joue dans nos vies de tous les jours», a déclaré Christine Moutier, MD,
psychiatre  directeur médical de la Fondation américaine pour la prévention du suicide. «Les gens voient le lien entre la santé mentale et le bien-être, notre capacité de fonctionner au travail et à la maison, et comment nous voyons le monde autour de nous."
Pour des informations connexes sur les attitudes des Américains envers les soins de santé mentale, voir le rapport des Services psychiatriques sur les Attitudes sur la couverture obligatoire des soins de santé mentale dans un échantillon national américain. "Attitudes About Required Coverage of Mental Health Care in a U.S. National Sample" http://ps.psychiatryonline.org/doi/abs/10.1176/appi.ps.201400387?journalCode=ps


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ÉTUDE CITEE
Executive Summary: A Survey about Mental Health and Suicide in the United States
09/01/2015
Prepared for: Anxiety and Depression Associations of America, American Foundation for Suicide Prevention and the National Alliance for Suicide Prevention.
Prepared By: Harris Poll
http://www.afsp.org/news-events/in-the-news/surveyresults

extraits traduits 

Attitudes et connaissances  à l'égard du suicideAlors que près de la moitié (48%) des adultes estiment que le suicide est un moyen d'échapper à la douleur, près de deux sur cinq (39%) estiment qu'il est un acte égoïste. Plus d'un quart (29%) disent que le suicide est un acte impulsif, et un sur cinq pense qu'il est un signe de faiblesse ou de lâcheté (20%). Toutefois, près d'un sur cinq (18%) estiment que le suicide est le droit d'une personne.
Alors que seulement un quart (26%) des adultes pensent qu'ils peuvent dire si quelqu'un est suicidaire, près des trois quarts (74%) croient que la plupart des gens qui meurent par suicide présentent généralement des signes à l'avance. Une forte majorité (81%) sont en désaccord que si quelqu'un veut mourir par suicide, il n'y a rien à faire à ce sujet. En fait, deux sur cinq (43%) croient que le suicide des adultes peut  toujours / souvent être évité, tandis que près de la moitié (51%) estiment qu'il peut parfois être évité.

    
Près de la moitié de ceux qui connaissent quelqu'un qui a parlé / tenté / mort par suicide pense que le suicide est toujours / souvent évitables (47%).
Environ trois adultes sur cinq croient qu'un meilleur accès à la psychothérapie ou traitements médicamenteux (63%), une meilleure formation pour les fournisseurs de soins de santé (62%), davantage de recherches sur la façon d'aider les gens et pourquoi les gens meurent par suicide (60%), et l'éducation du public sur la prévention du suicide (59%) permettraient de réduire le nombre de personnes qui meurent par suicide.

    
Parmi ceux qui connaissent quelqu'un qui a parlé / tenté / mort par suicide, la meilleure réponse n' est pas une psychothérapie (63%) ou traitements médicamenteux (49%), mais une meilleure formation pour les fournisseurs de soins de santé sur la façon d'identifier et d'aider quelqu'un qui pense à suicide (69%).
de Pourcentage équivalent estiment que diverses situations de vie (86%) et les problèmes de santé mentale (86%) peuvent augmenter le risque de suicide d'une personne. Bien que la majorité reconnaît que la dépression (79%) et le stress post traumatique (61%) sont des facteurs de risque, moins de la moitié (47%) reconnaissent le rôle que le trouble d'anxiété / panique peut jouer dans l'augmentation de risque de suicide d'une personne.

    
Les femmes (50%) sont beaucoup plus susceptibles que les hommes (44%) pour connecter le trouble d'anxiété / panique avec un risque accru de suicide.
Quand aux obstacles qui empêchent les personnes qui songent au suicide à demander de l'aide, environ les trois quarts des adultes (74%) croient qu'il est parce qu'ils se sentent comme si rien ne pouvait les aider, tandis que trois sur cinq disent la gêne (65%) ou l'absence d'espoir (64%) pour contribuer à leur silence. Un autre obstacle perçu pour demander de l'aide semble être l'accessibilité / abordabilité: 68% des adultes pensent que ceux qui envisagent le suicide ne savent pas comment obtenir de l'aide, tandis que 62% pensent que les gens ne peuvent se permettre le traitement et plus de la moitié croient qu'il y a un manque de l'accès au traitement (53%).
Expérience avec le SuicideL'écrasante majorité (93%) des adultes ferait quelque chose si un de leur proche pensait au suicide. Près de quatre sur cinq (78%) les encourageraient à demander de l'aide d'un professionnel en santé mentale / médecin / professionnels de soins primaires  / clergé. Trois sur cinq (61%) pourraientt appeler une hotline de crise pour eux / pour leur fournir un numéro de téléphone pour un service d'écoute téléphonique ou une autre ressource. Environ la moitié serait adopter une approche plus personnelle et leur dire qu'ils sont inquiets à leur sujet (54%), ou de parler avec leurs amis / famille au sujet de leurs préoccupations (50%). Un faible pourcentage (5%) des adultes admet qu'ils ne sauraient pas quoi faire, et seulement 1% ne ferait rien parce qu'ils estiment ce n'est pas de leurs affaires.
Bien que la majorité des adultes disent qu'ils feraient quelque chose si un proche pensait au suicide, plus de deux sur cinq (45%) disent que quelque chose pourrait les empêcher d'essayer d'aider. Environ un quart aurait peur de le faire sentir encore plus mal (24%), tandis que 23% ne savent pas quoi dire ou faire.
Plus de la moitié (55%) des adultes disent qu'ils connaissent quelqu'un qui a parlé / tenté / mort par suicide. Environ un tiers (32%) des adultes connaissent quelqu'un qui est mort par suicide, tandis qu'un quart connaissait quelqu'un qui a parlé avec eux de pensées de suicide (26%) ou ont tenté de se suicider, mais ne meurent pas (25%).
Deux tiers (67%) des adultes savent qu' ils pourraient dire si ils avaient des pensées de suicide. Plus de la moitié (56%) serait tendre la main à un ami / membre de la famille / conjoint si ils envisageaient le suicide, tandis qu'un peu plus de deux sur cinq (43%) contacteraient un fournisseur de soins de santé. Plus d'un sur dix (13%) disent qu'ils ne tendraient la main à quiconque.

    
Les hommes (16%) sont beaucoup plus susceptibles que les femmes (11%) à dire qu'ils n'iraient vers les autres si ils envisageaient le suicide.

vendredi 2 janvier 2015

RECHERCHE EN COURS QUESTIONNAIRE A RELAYER EN ALSACE ET EN BRETAGNE représentations sociales du suicide entre deux régions

Dans le cadre d'une recherche universitaire de doctorat de psychologie et psychopathologie menée à Strasbourg, Céline KOPP BIGAULT qui étudie les représentations sociales du suicide entre deux régions (l'Alsace et la Bretagne), a élaboré un questionnaire qu'elle vous propose de remplir pour l'aider dans son enquête.
Cette enquête a pour but de comprendre quelles sont les représentations sociales des individus concernant le suicide et ses causes. Ces questionnaires ne s'adressent qu'aux personnes habitant en BRETAGNE, d'une part et en ALSACE d'autre part. Vous n'avez pas besoin d'être un spécialiste, ni d'avoir été confronté à ce problème pour y répondre.
A partir de vos réponses, nous déterminerons des pistes de réflexions et des propositions d'actions de prévention du suicide. Les réponses sont anonymes. Elles donneront lieu a un travail d'analyse statistique qui préservera l'anonymat.
Le questionnaire sera disponible jusqu'au 31.01.2015
 

Le lien pour la Bretagne et les bretons est le suivant :
http://goo.gl/forms/jvBh7oFwdS
Le lien pour l'Alsace et les alsaciens est le suivant :
http://goo.gl/forms/5PBS1bfRMu 


Alsaciens et Bretons n’hésitez pas  à relayer l'information dans votre région
plus il y a aura de réponses, le plus l'étude sera représentative.

jeudi 19 juin 2014

SONDAGE : Les Français et leur santé mentale : comment améliorer la prévention ?

Les Français et leur santé mentale : comment améliorer la prévention ?
12 juin 2014 - http://www.20minutes.fr/sante/1397930-maladies-mentales-pourquoi-les-francais-en-ont-il-si-peur


Enjeu majeur de santé publique, les maladies mentales touchent 1 personne sur 5 en France. Elles représenteront, à l’horizon 2020, la 1ère cause de handicap dans le monde. Aujourd’hui, comment les Français les perçoivent-elles ? Peurs et idées reçues prédominent-elles ? Ont-ils le sentiment d’être bien informés sur les facteurs de risques, les comportements à tenir, les possibilités de prise en charge ? Ipsos Santé a réalisé pour la Fondation FondaMental et Klesia une enquête exclusive sur le rapport des Français à la santé mentale.


En bref, l’étude témoigne d’une réalité contrastée :
  1. Un paradoxe : les maladies mentales représentent un sujet important pour un Français sur 2, puisque affectés eux-mêmes ou concernés via leur entourage mais demeurent un champ de méconnaissance manifeste.
  2. Des représentations qui demeurent négatives malgré une légère inflexion : la comparaison des résultats avec une précédente enquête de 2009 témoigne d’une légère inflexion des représentations les plus stéréotypées et négatives des maladies mentales, même si les peurs et idées reçues continuent de s’exprimer à des niveaux élevés. 
  3. Au final, des besoins de repères sont adressés sur tous les sujets : de la prévention de la survenue, aux conduites à tenir en cas de troubles suspectés, et aux traitements post diagnostic. Le médecin généraliste s’impose comme un interlocuteur de référence.
« Si la photographie prise en 2014 est moins noire qu’en 2009 sur l’image sociale des maladies mentales (En 2009, 47% des Français associaient les maladies psychiatriques à des représentations négatives), les conditions d’une prévention optimale ne sont pas réunies. Une mobilisation est aujourd’hui nécessaire pour apporter des repères aux Français. Méconnaissance des facteurs de risques et des moyens de prévention, crainte de la désocialisation et de la stigmatisation, difficultés à s’orienter etc., autant de freins profonds restent à surmonter encore aujourd’hui. » Laïla Idtaleb

Un paradoxe sur les maladies mentales : un sujet d’importance mais peu de connaissances

Les Français sont une majorité à se sentir concernés par le sujet

>> 58% des Français sont affectés de près ou de loin par les maladies mentales
  • 53% des Français ont un ou des proches affectés (en augmentation de 19 pts vs. 2009, symptôme d’une normalisation de l’image)
  • et 13% se déclarent affectés personnellement (en augmentation de 8 pts vs. 2009). 
La dépression est la maladie mentale la plus répandue en France puisque 47% des Français déclarent y être confrontés : 8% personnellement et 41% disent avoir un ou plusieurs dépressifs dans leur entourage. Ces chiffres paraissent cohérents avec ceux publiés par l’INPES dans leur Baromètre Santé de 2005 où 3 millions de personnes avaient déjà vécu une dépression au cours des douze mois précédant l’enquête (8% de la population Française).
>> Les Français sont nombreux à s’être déjà interrogés sur leur santé mentale ou celle de leurs proches
  • 28% de la population indique s’être déjà posé des questions sur sa propre santé mentale,
  • Et 4 Français sur 10 se sont décrits comme ayant été préoccupés par la santé mentale d’un proche (39%), ce qui au total nourrit presque une moitié des Français (45%) ayant déjà eu des doutes sur une possible maladie mentale pour soi ou un proche.

Pourtant, on constate une méconnaissance manifeste du sujet

  • Une identification relativement floue des maladies mentales
    Les maladies mentales les plus citées spontanément sont la schizophrénie (56%), les maladies maniacodépressives/troubles bipolaires (26%) et la dépression (18%). Néanmoins, un Français sur 5 associe spontanément les maladies mentales à des maladies neurologiques comme l’Alzheimer, 10% d’entre eux citent la trisomie, 6% Parkinson et 6% ne savent pas citer de maladies mentales.
  • Les ¾ des Français sous-estiment la prévalence des maladies mentales
Hommes et séniors
Les hommes se disent moins concernés que les femmes par la dépression (41% contre 52%) et d’une manière plus générale par les maladies mentales (49% pas concernés contre 37%).
A noter également que les séniors de 60 ans et plus ont moins tendance à s’interroger sur leur propre santé mentale (79% d’entre eux affirment ne pas se poser de question sur leur santé mentale contre 72% de la population française).
Si les ¾ des Français sous-estiment la prévalence des maladies mentales, cette tendance est renforcée chez les hommes (81%) et les 60 ans et plus (80%).

 Des représentations moins négatives des maladies mentales, mais les stéréotypes ont la vie dure

Des représentations négatives des malades atteints de problèmes mentaux

Les maladies mentales spontanément présentes à l’esprit des Français sont la schizophrénie (56%), les maladies maniacodépressives/troubles bipolaires (26%) et la dépression (18%).
Les représentations dans l’imaginaire collectif restent très connotées négativement :
  1. à la folie d’une part puisque 42% des Français associent spontanément les termes maladies mentales à la folie (baisse de 5pts vs 2009) et 7% d’entre eux vont même jusqu’à les qualifier de « tarés », « cinglés » (baisse de 7pts vs 2009).
  2. à la dangerosité d’autre part : 45% pensent qu’ils sont dangereux pour les autres, et 71% envisagent un danger pour soi.
  3. à la dépendance enfin et son impact sur la socialisation : 54% jugent que les personnes atteintes de troubles mentaux doivent être assistés dans leur vie de tous les jours. Les Français émettent aussi par exemple des réserves sur la capacité des malades mentaux à pouvoir assumer la responsabilité d’une famille (42% pensent qu’ils ne peuvent pas le faire, et 32% ne se prononcent pas), 21% qu’ils doivent prendre un traitement qui les rendent apathiques, 14% d’entre eux estiment que les personnes atteintes de troubles mentaux ne peuvent pas exercer de travail, 9% pensent qu’elles ne peuvent pas vivre en couple et 8% affirment qu’elles doivent vivre isolées.

Des malades peu fréquentables ?

La moitié de la population se sentirait gênée de vivre sous le même toit qu’un malade mentale et un tiers n’aimerait pas travailler (35%) ni même partager un repas (30%) avec une personne atteinte d’une maladie mentale quelle qu’elle soit.  Les plus jeunes (18-24 ans) ont un degré d’acceptation beaucoup plus élevé que la population française puisque seulement 20% d’entre eux se disent gênés à l’idée de partager un repas ou travailler avec une personne atteinte de troubles mentaux.

Face à cet enjeu, les Français reconnaissent ne pas disposer d’éléments de réponse ou d’action

Les Français se décrivent assez peu ou pas informés sur la santé mentale dans ses différentes dimensions.

Comment prévenir et limiter les risques de survenue d’une maladie mentale ?
84% des Français ne se sentent pas assez informés au sujet de la prévention des maladies mentales, et pour 78% qui s’estiment mal informés sur leurs facteurs de risques. Ce sentiment de manque d’information est beaucoup plus fort versus d’autres pathologies. Selon une étude menée par Ipsos en 2013, 76% des Français se sentent bien informés au sujet des AVC.
Pas évident non plus de savoir si l’on est à risque ou non compte tenu du flou sur l’origine des maladies : 54% des Français sont catégoriques sur la non hérédité, tandis que 26% ne savent pas se prononcer sur cette question.
  • Et que faire en cas de suspicion d’un problème ?
    79% ne se sentent pas assez informés au sujet des conduites à tenir en cas de problèmes de santé mentale. Les Français expriment en particulier un désarroi sur l’orientation : seulement 45% d’entre eux se sentent assez informés au sujet des professionnels de santé à consulter en cas de problèmes mentaux et 70% disent manquer d’information sur les structures disponibles en cas de problèmes de santé mentale.
  • Quid des traitements ? 78% se décrivent insuffisamment informés sur les traitements pour soigner les maladies mentales.  Et seulement un tiers par exemple considèrent les psychothérapies comme vraiment efficaces (part des notes >7/10 sur l’efficacité).

Le médecin généraliste reste le premier interlocuteur des Français sur le sujet et est de fait un acteur de choix pour toute politique de prévention :

En cas de problème de santé mentale, les Français se dirigeraient en premier vers:
  • Leur médecin traitant (81%)
  • Leur famille (41%)
Améliorer la prévention et la prise en charge des maladies mentales en France :  les priorités vues par les Français
- Agir en faveur du dépistage grâce à la connaissance des signaux d’alertes et des ressources adaptées (67%)

- Informer sur les facteurs de risques et moyens de prévention (66%)

- Mieux faire connaître les moyens disponibles pour traiter les maladies mentales (63%)

- Changer le regard sur les maladies mentales (58%)

Fiche technique Ipsos a interrogé pour FondaMental 1002 Français âgés de 18 ans et plus, par Internet via le panel d’Ipsos, constituant un échantillon national représentatif selon la méthode des quotas (sexe, âge, région, catégorie d’agglomération et profession du chef de famille - Source INSEE), du 17 au 23 Avril 2014.

Céline Talon
Chargée d'études senior, Ipsos Santé Ipsos Public Affairs

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AUTRE ARTICLE 

Maladies mentales : sondage Ipsos-FondaMental-KLESIA

source : https://www.klesia.fr/web/groupe/-/maladies-mentales-sondage-ipsos-fondamental-klesia

La Fondation FondaMental souligne la méconnaissance des maladies mentales en France et alerte sur l'urgence de leur prévention
La Fondation FondaMental alerte sur l'urgence de la prévention en psychiatrie à l'occasion d'un colloque organisé le jeudi 12 juin au Palais d'Iéna autour d'expériences prometteuses nationales et internationales. Ce colloque est organisé en partenariat avec le groupe de protection sociale KLESIA, qui a fait de la prévention en santé un axe prioritaire du développement de son action, et le Conseil économique social et environnemental.
En amont de ce colloque et à l'heure où les progrès de la science offrent une lecture nouvelle des maladies mentales, comment les Français perçoivent-­ils ces pathologies aujourd'hui ? Une enquête Ipsos-FondaMental-KLESIA apporte des éléments de réponse sur le rapport des Français à la santé mentale (1), miroir d'une 1ère enquête menée en 2009 (2). Principaux enseignements :
  • Les Français se sentent majoritairement touchés par les maladies mentales mais leurs connaissances sur le sujet restent faibles. Les peurs et les idées reçues persistent, malgré une évolution légère des perceptions.
  • Les Français expriment un besoin très fort d'information perçue comme une priorité pour améliorer la prise en charge et la prévention !
Ces résultats font écho à l'un des trois leviers d'action préconisés par la Fondation FondaMental pour relever le défi de la prévention en psychiatrie :
  • Déstigmatiser et informer le grand public sur les troubles psychiatriques,
  • Promouvoir une spécialisation accrue de la prise en charge des maladies mentales, sur le modèle des Centres Experts qu'elle a mis en place,
  • Soutenir l'effort de recherche en psychiatrie pour améliorer nos connaissances et nos stratégies d'action.


Les maladies mentales : mal connues et sous‐estimées des Français, qui se sentent pourtant très concernés par le sujet

Les maladies mentales touchent de près ou de loin une majorité de Français. Aujourd'hui, plus d'1 Français sur 2 (58%) déclare être concerné par les maladies mentales, dont 13% personnellement (+8 points vs 2009). La dépression apparaît comme la maladie la plus répandue : près d'un Français sur deux (47%) se dit concerné, dont 8% personnellement.
4 Français sur 10 (39%) soulignent également s'être posés des questions sur la santé mentale d'un proche.
Pourtant, la méconnaissance est flagrante : si les maladies mentales les plus citées spontanément sont la schizophrénie (56%), les maladies maniacodépressives/troubles bipolaires (26%) et la dépression (18%), 46% des Français associent spontanément les maladies mentales à des maladies pourtant neurologiques comme la maladie d'Alzheimer (38%) ou la maladie de Parkinson ! A noter que 6% ne savent pas citer de maladies mentales !


Le regard sur les maladies mentales n'a pas évolué : peurs et idées reçues persistent

Si les représentations des maladies mentales restent marquées par les craintes qu'elles suscitent, les perceptions tendent à s'améliorer par rapport à 2009 (3), notamment sur les dénominations les plus péjoratives :
  • 2 Français sur 5 (42%) associent spontanément la maladie mentale à la folie (vs 47% en 2009)
  • 7% d'entre eux utilisent des termes tels que « cinglés », « tarés ». Ils étaient le double, soit 14%, en 2009.
Pour autant, l'image sociale des personnes atteintes de maladies mentales reste liée à la dangerosité, à la dépendance et aux difficultés de socialisation :
  • 42% des Français pensent que les malades mentaux ne peuvent pas assumer la responsabilité d'une famille et la moitié d'entre eux déclarent qu'ils se sentiraient gênés de vivre sous le même toit qu'une personne atteinte de troubles mentaux,
  • 21% des Français pensent qu'ils doivent prendre des traitements qui les rendent apathiques ­ 20% ne savent pas répondre.
  • 35% des Français (un tiers) seraient gênés de travailler et 30% de partager un repas avec un malade mental.
« Si l'image sociale des maladies mentales apparaît aujourd'hui moins négative, tout reste à faire pour informer le « grand public » sur les facteurs de risque, les signaux d'alerte, les prises en charge disponibles », souligne Marion Leboyer, Directeur de la Fondation FondaMental.


Un besoin d'informations manifeste

Près de 9 Français sur 10 ne se sentent pas assez informés au sujet de la prévention des maladies mentales, ce qui en fait l'une des pathologies où le besoin d'informations est le plus criant (selon une étude Ipsos-­‐Boerhinger Ingelheim en 2013, 76% des Français se sentent bien informés au sujet des AVC).
Prévention, conduites à tenir en cas de troubles suspectés, ou encore prise en charge post-diagnostic, les besoins d'information sont ainsi largement exprimés :
  • 70% disent se sentir faiblement ou pas informés sur les structures disponibles en cas de problème de santé mentale,
  • 55% se disent mal ou pas informés sur le professionnel de santé à consulter en cas de problèmes mentaux,
  • 78% se déclarent mal ou pas informés sur les traitements existants. 67% des Français considèrent également comme prioritaire d'agir en faveur du dépistage précoce.
En cas de problèmes mentaux, 81% des Français en parleraient à leur médecin traitant contre 51% à un spécialiste et 41% à leur famille.


Aujourd'hui, pour la Fondation FondaMental, un maître mot : PREVENTION !

Mieux comprendre, intervenir précocement et mieux soigner les maladies mentales les plus invalidantes (les troubles bipolaires, la schizophrénie, l'autisme de haut niveau ou syndrome d'Asperger, les dépressions résistantes, les conduites suicidaires, les TOC résistants et le stress post­‐traumatique) tels sont les défis que la Fondation FondaMental relève au quotidien.
Parce que la prévention en psychiatrie est possible, efficace et rentable, la Fondation FondaMental en appelle à la mise en oeuvre d'une politique volontariste qui aurait pour triple ambition de : 
  • Prévention primaire : diminuer le risque d'entrée dans la maladie,
  • Prévention secondaire : dépister et prendre en charge le plus tôt possible les maladies qui n'ont pu être évitées,
  • Prévention tertiaire : réduire les risques de rechutes et d'apparition de handicaps à plus long terme.
Pour les années à venir, la Fondation FondaMental entend privilégier trois leviers d'actions :
  • Déstigmatiser et faire connaître les maladies mentales et leurs facteurs de risque (hygiène de vie, traumatismes infantiles, cannabis…)
  • Encourager une spécialisation accrue, à l'instar de ce qui s'est fait pour les autres pathologies médicales (cancer, obésité, Alzheimer). La Fondation FondaMental a mis en place un dispositif, complémentaire de la psychiatrie généraliste existante et s'inscrivant dans le cadre de l'offre de soins sectorisée : les Centres Experts (troubles bipolaires, schizophrénie, syndrome d'Asperger, dépression résistante), qui sont des plateformes de diagnostic et de recherche. Après évaluation, ceux-­ci devraient être labellisés avec comme perspective leur renforcement et leur généralisation en tant que maillon indispensable du parcours de soin.
  • Renforcer la recherche sur les maladies mentales afin d'améliorer la connaissance sur les facteurs de risque, les mécanismes physiopathologiques et les biomarqueurs de ces pathologies, identifier de nouvelles voies thérapeutiques, mieux évaluer les coûts et l'efficacité des prises en charge, etc.
« Pour des raisons à la fois éthiques, médicales et financières, il y a urgence à soutenir les innovations et améliorer la prise en charge de ces pathologies. Nous avons la chance au sein de la Fondation FondaMental de réunir les expertises et les talents de médecins, psychiatres, psychologues, chercheurs pour mieux comprendre les mécanismes de ces maladies, et mieux soigner les patients en repensant les modèles de prise en charge. Mais pour relever ces défis, il faut donner aux médecins et aux chercheurs les moyens d'agir. En France, l'effort de recherche en psychiatrie doit être soutenu à la hauteur des défis qui restent à relever » souligne Marion Leboyer, Directeur de la Fondation FondaMental.
Programme du colloque sur le communiqué de presse ci-dessous.
(1) Sondage réalisée sur Internet auprès d'un échantillon représentatif de 1002 Français âgés de 18 ans et plus du 17 au 23 avril 2014.
(2) Durand Zaleski et al., A first national survey of knowledge, attitudes and behaviours towards schizophrenia, bipolar, disorders and autism in France, BMC Psychiatry, 2012
(3) Durand Zaleski et al., A first national survey of knowledge, attitudes and behaviours towards schizophrenia, bipolar, disorders and autism in France, BMC Psychiatry, 2012

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