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vendredi 3 septembre 2021

NOTICE ARTICLE L’approche interculturelle à l’épreuve de la clinique de deuil et du suicide du sujet âgé : à propos d’un cas clinique

L’approche interculturelle à l’épreuve de la clinique de deuil et du suicide du sujet âgé : à propos d’un cas clinique

Charlemagne Simplice Moukoutaa Eli Kpellyab
a Centre de Recherche en Psychologie : Cognitions, Psychisme et Organisations (EA 7273), Université de Picardie Jules Verne, Chemin du Thil, 80025 Amiens Cedex 1, France
b Université de Reims Champagne-Ardenne, Cognition Santé Société (EA 6291), 57, rue Pierre-Taittinger, 51 571 Reims Cedex, France

Received 18 March 2021, Accepted 20 August 2021, Available online 28 August 2021.

Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique
Available online 28 August 2021
https://doi.org/10.1016/j.amp.2021.08.017Get rights and content

Résumé


Depuis ces dernières années, le phénomène de vieillissement et des maladies associées est devenu un problème de santé publique très préoccupant. Le vieillissement, qu’il soit normal ou pathologique, suscite de fait un réaménagement psychique et social. Celui-ci est articulé avec la mise à mal des assises narcissiques du sujet, débouchant ainsi par le recours incessant à la mort. En effet, beaucoup de travaux montrent, que contrairement en Afrique, la personne âgée en Occident s’inscrit dans une dynamique d’anticipation de la mort. Cette quête de la mort intervient entre autres dans un contexte de fragilité psychique occasionné par la perte d’un conjoint, par un éloignement géographique des enfants, etc. À quelle lecture psychopathologique et interculturelle ce phénomène se prête-t-il ?

Mots clés
Cas clinique
Dépression
Deuil
Étude comparative
Personne âgée
Soin interculturel
Suicide

Source https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0003448721002596

vendredi 27 août 2021

A PARAITRE : Figures du suicide et problématiques dépressives, Catherine Delaunay

À paraître :
Figures du suicide et problématiques dépressives
Catherine Delaunay
Résumé

"Celui qui se donne la mort voudrait vivre". Cette vérité, mise au jour par Schopenhauer, je n'ai eu de cesse de l'entendre dans le discours des survivants au suicide que j'ai rencontrés, sous la forme "je ne voulais pas mourir, je voulais que ça s'arrête" , "ça" désignant la souffrance. Et si, paradoxalement, le suicide interrompu signifiait une volonté de survivre psychiquement ? Suicide interrompu car l'intention de mourir est bien ici déterminante : c'est parce qu'il y a eu intervention d'un tiers, la réanimation médicale, que la mort du sujet n'est pas advenue.
La clinique des survivants révèle en effet cet étrange paradoxe : se tuer physiquement pour survivre psychiquement à la souffrance engendrée par l'expérience de la perte de l'objet aimé. C'est bien parce qu'il est confronté à la menace d'un effondrement que le sujet décide de se t psychouer, le suicide apparaissant alors comme une défense contre l'angoisse, en d'autres termes, comme un symptôme de la dépression.
Il s'agit donc d'appréhender ce paradoxe en interrogeant non seulement les symptômes dans leur rapport aux problématiques dépressives, mais aussi la place de la mort dans la vie psychique. Attribuer un sens à la mort, l'intégrer à la vie psychique, la lier au vivant, apparait en effet comme un élément indissociable de toute forme de guérison possible pour ce type de fonctionnement psychique.

Édition Première édition
Éditeur Presses universitaires de Paris Nanterre
collection : Libellus
Support Livre broché 

domaines :
Psychologie, Éducation
Nb de pages Notes .
ISBN-10 2840163667
ISBN-13 9782840163664


Date de parution
09/09/2021

Source https://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100561910&fa=description

lundi 30 mars 2020

ETUDE RECHERCHE Poster Encephale La suicidalité dans un modèle contemporain de psychopathologie

La suicidalité dans un modèle contemporain de psychopathologie


Publié le mardi 4 février 2020 https://www.encephale.com*



Auteurs
BESCH V.1, DEBBANE M.1, PRADA P.2, DUARTE M.2, POULET E.3,4, MAGNIN C.3,4
1 Université de Genève, Genève, SUISSE; 2 Hôpitaux Universitaires de Genève, Genève, SUISSE; 3 Hôpital Edouard Herriot, Lyon, FRANCE;
4 Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, CH Le Vinatier, Lyon, FRANCE

Résumé
Objectifs
Les recherches permises par la récolte de données longitudinales ont récemment mis en évidence l’existence d’un facteur général de psychopathologie dans la structure des modèles de troubles mentaux. Ainsi, à côté des facteurs associés aux clusters de symptômes externalisés et internalisés déjà identifiés, ce facteur général, communément appelé « facteur P », pourrait avoir un rôle particulièrement significatif dans la persistance et la sévérité de l’expression psychopathologique.
Méthode
Sur la base des données diagnostiques recueillies dans le service d’intervention de crise du centre hospitalier d’une grande agglomération d’Europe occidentale, nous cherchons comment une approche prenant en compte le facteur P peut informer de la problématique clinique de la suicidalité en psychiatrie d’urgence. Pour cela, nous avons réalisées différentes analyses factorielles basées sur les diagnostics catégoriels des 365 personnes passées par les urgences pour idéations ou actes suicidaires. Les résultats des analyses exploratoires supportent l’existence d’une importante comorbidité dans notre échantillon, et suggèrent l’existence de plusieurs variables latentes dont les effets sont de tailles comparables. Ces variables latentes sont proches des facteurs mis en évidence dans les recherches antérieures. Nous avons ensuite testé différents modèles statistiques sur les données de notre échantillon, afin d’explorer si certains peuvent être significatifs donc pertinents dans une démarche d’évaluation du risque suicidaire. De ces analyses il ressort que seul un modèle bi-factoriel, c’est-à-dire fondé sur l’existence du facteur P parallèlement aux facteurs internalisé, externalisé et de désordre de la pensée, est significatif (figures 1 et 2).
Résultats
Ces résultats préliminaires suggèrent que le facteur P est significativement lié aux comorbidités psychiatriques et à la sévérité des symptômes évalués dans le cadre de la consultation d’urgence associée aux idéations et comportements suicidaires. Ils confirment l’intérêt de poursuivre les études abordant l’évaluation des symptômes cliniques dans une approche bi-factorielle intégrant le facteur P. Ils seront discutés dans la perspective de l’utilité clinique du facteur P en psychiatrie d’urgence.
Le poster
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
 https://www.encephale.com/Actualites/2020/Posters/suicidalite-modele-contemporain-psychopathologie

vendredi 21 février 2020

ETUDE RECHERCHE L’Échelle de Relation d’Objet et de Cognition Sociale de Westen : résultats préliminaires sur une population française d’adolescentes suicidantes hospitalisées

L’Échelle de Relation d’Objet et de Cognition Sociale de Westen : résultats préliminaires sur une population française d’adolescentes suicidantes hospitalisées
Résumé
Objectifs
1) Dans un premier temps, nous présenterons une traduction synthétique de l’Échelle de Relation d’Objet et de Cognition Sociale de la forme dite « G » ou globale (SCORS-G) telle qu’elle a été conçue par Westen en 1985 et qui est basée à la fois sur l’expérience clinique, la recherche et la théorie. Le codage peut se faire à partir de narratifs issus d’entretiens cliniques, d’entretiens de recherche, des récits de rêve ou des récits du Thematic Apperception Test (TAT). L’auteur a identifié plusieurs domaines distincts — tels que la complexité des représentations des personnes, la tonalité affective des représentations des personnes, l’investissement émotionnel dans les relations et dans les normes morales, et la compréhension de la causalité sociale — et conceptualisés comme des processus cognitifs, affectifs et motivationnels médiateurs du fonctionnement interpersonnel. Leur but est de capter des schémas, des attentes, des affects, des désirs, des fantasmes et des conflits que la personne met en jeu dans ses relations interpersonnelles. 2) Dans un deuxième temps, nous souhaitons relater les résultats préliminaires d’une étude auprès d’adolescentes suicidantes hospitalisées et d’adolescentes non cliniques.
Méthode
Nous avons retranscrit (verbatim) 31 entretiens d’attachement (AAI) qui ont été codés indépendamment par trois codeurs avec la SCORS-G. La fidélité intercotateur est d’un niveau tout à fait acceptable.
Résultats
Les adolescentes suicidantes hospitalisées ont des scores significativement inférieurs à ceux du groupe contrôle et ce, pour les quatre dimensions de la SCORS (de p < 0,004 à p < 0,0001 selon les domaines). En nous basant sur les résultats globaux du groupe clinique, nous pourrions dire que leurs représentations de soi et d’autrui ne sont pas clairement différenciées et intégrées, qu’elles ont une capacité mineure d’élaboration de la vie mentale ; que leurs attentes et leurs attributions interpersonnelles ont une coloration affective mixte mais néanmoins plutôt négative ; que leur investissement à l’égard des personnes et des valeurs morales reste conventionnel et stéréotypé mais avec présence de culpabilité vis-à-vis de la transgression de la morale ; et qu’enfin leurs descriptions des événements interpersonnels comportent des lacunes ou des incongruités qui imposent un « travail » pour les comprendre pleinement. A contrario, les adolescentes non cliniques décrivent les personnes de manière plus évoluées, ont conscience de l’impact de leurs conduites sur les autres, relatent des expériences subjectives plus complexes avec une sensibilité affective mixte et équilibrée mais plutôt positive.
Discussion
La description des relations montre l’existence de sentiments conventionnels d’amitié, d’attention, d’amour et d’empathie dans les relations. Le sujet est concerné par les valeurs morales, ressent de la culpabilité et respecte les figures d’autorité. Les narrations sur les relations sont franches, claires et directes, les actions des individus proviennent de la façon dont ils ressentent et interprètent les situations.
Conclusions
Ainsi, par ce travail spécifique, nous pouvons apprécier le rôle des processus mentaux dans la formation des pensées, des sentiments, des conduites et des interactions interpersonnelles.

samedi 15 février 2020

NOTICE ARTICLE Psychopathologie du sujet âgé


Psychopathologie du sujet âgé

A.-S. Rigaud a, b, , H. Lenoir a, b , L. Hugonot-Diener a, b
a Hôpital Broca, AP–HP, 54–56, rue Pascal, 75013 Paris, France 
b EA 4468, faculté de médecine, université Paris Descartes, 15, rue de l’École-de-Médecine, 75006 Paris, France 
Auteur correspondant.
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le vendredi 14 février 2020
Résumé

Les troubles psychiques chez la personne âgée sont fréquents. La dépression comporte un risque de suicide et d’évolution chronique. Les troubles anxieux peuvent être cause d’un handicap sérieux. Les troubles délirants se manifestent souvent par des symptômes psychotiques et dépressifs. Le syndrome confusionnel est une urgence du fait de la mortalité élevée. L’alcoolisme peut être associé avec une consommation excessive de médicaments. Les troubles du sommeil sont volontiers liés à une affection somatique ou un trouble spécifique du sommeil tel un syndrome d’apnées du sommeil. Les troubles du comportement des troubles neurocognitifs majeurs ont souvent une cause somatique. Le traitement de la maladie mentale nécessite des interventions psychothérapiques, pharmacologiques et sociales.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan

vendredi 6 juillet 2018

ETUD ERECHERCHE ITALIE/FRANCE Les caractéristiques psychopathologiques et les événements indésirables de l'enfance

Les caractéristiques psychopathologiques et les événements indésirables de l'enfance sont associés de façon différenciée à l'idéation suicidaire et aux actes suicidaires dans les troubles de l'humeur.

Titre original : Psychopathological characteristics and adverse childhood events are differentially associated with suicidal ideation and suicidal acts in mood disorders
DelfinaJaniri a Pietro De Rossi bcd Georgios D. Kotzalidis b Paolo Girardi bc Alexia Emilia Koukopoulos bcd Daniela Reginaldi c Francesco Dotto e Giovanni Manfredi bc Fabrice Jollantfg Philip Gorwood fg Maurizio Pompili b1GabrieleSani bc1
a Psychiatry Residency Training Program, Faculty of Medicine and Psychology, Sapienza University of Rome, Italy 
b
School of Medicine and Psychology, NESMOS Department (Neuroscience, Mental Health and Sensory Organs) Sapienza University, Sant’Andrea Hospital, Via di Grottarossa 1035-1038, 00189, Rome, Italy
c
Centro Lucio Bini-Aretæus, via Crescenzio 42, 00193 Rome, Italy
d
Department of Neurology and Psychiatry, Sapienza University of Rome, Rome, Italy
e
Department of Economics, Università degli studi di Roma Tre, Rome, Italy
f
INSERM U894, Centre de Psychiatrie et Neurosciences (CPN), Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, Paris, France
g
CH Sainte-Anne, Clinique des Maladies Mentales et de l’Encéphale (CMME), Paris, France

Contexte

La dépression est un facteur important de risque de suicide. Cependant, d'autres dimensions peuvent contribuer au risque suicidaire et à la transition des idées aux actes. Nous voulions tester l'implication relative du désespoir, du tempérament, des traumatismes de l'enfance et de l'agressivité dans le risque de suicide chez un large échantillon de patients souffrant de troubles de l'humeur.
Méthodes
Nous avons évalué 306 patients atteints de troubles dépressifs majeurs et bipolaires pour leurs caractéristiques cliniques, y compris le désespoir, le tempérament, les traumatismes de l'enfance et l'agressivité. Nous avons testé leurs associations avec les idées suicidaires et les actes suicidaires en utilisant des méthodes standard univariées/bivariées, suivies de modèles de régression logistique multivariée.
Résultats
Dans les analyses multivariées, le sous-score de la perte d'espérance de l'échelle de désespoir était associé à une idéation suicidaire durant la vie, mais pas à la tentative de suicide. La violence psychologique pendant l'enfance, la gravité de la dépression actuelle et le sexe féminin étaient associés aux tentatives de suicide durant la vie, alors que le tempérament hyperthymique était protecteur. Seul le tempérament hyperthymique différencie les patients ayant des antécédents d'idées suicidaires par rapport à ceux ayant des antécédents de tentatives de suicide.
Conclusions

Les résultats appuient l'association du désespoir et de l'idéation suicidaire et indiquent que les actes suicidaires tiennent compte non seulement de la dépression, mais aussi des violences psychologiques pendant l'enfance, du tempérament hyperthymique et du sexe.

https://www.europsy-journal.com/article/S0924-9338(18)30104-4/pdf

lundi 18 juin 2018

PARUTION LES TENTATIVES DE SUICIDES DES ADOLESCENTS Du Négatif à la Subjectivation de Clément Rizet

LES TENTATIVES DE SUICIDES DES ADOLESCENTSDu Négatif à la Subjectivation
Clément Rizet


rectoversoaplat


A travers l'expérience d'un clinicien d'orientation psychanalytique quelles sont les possibilités de mettre au travail le Négatif en particulier chez l'adolescent dans le but de relancer le processus de Subjectivation chez les jeunes en grande souffrance ? Le concept de Subjectivation formé par Michel Foucault à partir d'une archéologie du « souci de soi » des antiques Grecs apparait fructueux dans la prise en charge d'adolescent(e)s suicidaires et suicidants.



Clément Rizet, docteur en psychologie clinique et psychopathologie, psychologue clinicien, exerce dans le service de santé de l'université de La Rochelle. Il est membre formateur du Groupement d'études en prévention du suicide (GEPS), et anime un séminaire au pôle universitaire de psychiatrie adultes de Poitiers.
Broché - format : 15,5 x 24 cm
ISBN : 978-2-343-14642-3 • 29 mai 2018 • 218 pages
EAN13 : 9782343146423
EAN PDF : 9782140091582

http://www.editions-harmattan.fr/catalogue/couv/aplat/9782343146423.pdf

mardi 10 avril 2018

PARUTION OUVRAGE Évaluer le risque de suicide de Jérémie Vandervoorde

Évaluer le risque de suicide
Auteurs : Jérémie Vandervoorde

Jérémie Vandevoorde est docteur en Psychologie clinique et chargé des cours à l’université Paris Ouest Nanterre – La Défense. Il travaille depuis une dizaine d’années dans le suivi des personnes à tendances suicidaires. Ses travaux de recherche portent essentiellement sur la suicidologie, le passage à l’acte hétéro et auto-agressif, l’évaluation en Protection de l’Enfance, les phénomènes dissociatifs et la psychologie de l’action.

Résultat de recherche d'images pour "Évaluer le risque de suicide Auteurs : Jérémie Vandevoorde"Toutes les 40 secondes, quelque part dans le monde, quelqu’un se donne la mort. En Belgique, on estime à 2 000 le nombre de morts par suicide chaque année. Ces chiffres symbolisent la nécessité de mettre en place des outils efficaces afin de suivre au mieux les personnes à tendances suicidaires.

Au fil des pages, l’auteur présente une série d’outils inédits sous forme de fiches pratiques que le lecteur pourra utiliser directement dans le cadre de ses consultations ou de ses recherches. Tous ont comme objectifs l’évaluation et l’orientation des patients. Ils sont accompagnés de cas pratiques visant à guider de façon concrète le praticien ou le médecin dans son intervention.
Informations complémentaires

Date de parution 04/05/2018

Voir le sommaire

Catégories : Psychologie, Évaluation, mesure, diagnostic

Info : https://www.editionsmardaga.com/catalogue/evaluer-risque-de-suicide/

vendredi 6 avril 2018

ETUDE RECHERCHE Le neuroticisme et l'attachement anxieux comme facteurs de vulnérabilité potentiels aux recidives

Neuroticism and anxious attachment as potential vulnerability factors of repeat suicide attempts Lucie Pennel a b Jean-Louis Quesada c Maurice Dematteisa b
a
Univ. Grenoble Alpes, F-38042 Grenoble, Franceb CHU Grenoble Alpes, Département de Médecine des Addictions, F-38043 Grenoble, Francec CHU Grenoble Alpes, Centre d'Investigation Clinique 1406, F-38043 Grenoble, France

Univ. Grenoble Alpes, F-38042 Grenoble, France
CHU Grenoble Alpes, Department of Addiction Medicine, F-38043 Grenoble, France
Corresponding author at: Service Universitaire d'Addictologie, Hôpital Michallon, Centre Hospitalier Universitaire Grenoble Alpes, CS10217 - 38043 Cedex 9, France.
MDematteis@chu-grenoble.fr
 Recherche en psychiatrieVolume 264, juin 2018, pages 46-53

Points fortsIl manque des outils cliniques pour dépister facilement et efficacement les récidives des tentatives de suicide•  Les récidivistes ont un plus grand
neuroticisme et un attachement anxieux que ceux qui se tentent la première fois.Ces deux paramètres peuvent prédire un risque 4 fois plus élevé de tentative de suicide répétée.Combinés avec 2 autres prédicteurs, ils peuvent constituer un outil efficace de 13 éléments.Cet outil peut aider à repérer les récidivistes et les orienter vers des soins plus adaptés.


Le risque de récurrence des tentatives de suicide peut atteindre 50% la première année, chaque tentative augmentant le risque de suicide de 32%. Aucun outil de dépistage ne permet d'identifier efficacement les récidivistes potentiels qui sont trop souvent considérés comme une personnalité limite. Notre objectif était d'identifier les dimensions psychopathologiques individuelles et interpersonnelles qui pourraient représenter une vulnérabilité aux récidives. Soixante personnes admises consécutivement dans les salles d'urgence pour la première fois et les tentatives de suicide répétées ont été comparées aux dimensions fondamentales de la personnalité, des schémas d'attachement, de la personnalité et des troubles mentaux à l'aide de questionnaires standardisés. Des facteurs confondants et significativement différents ont été évalués en utilisant des régressions logistiques univariées et multivariées. Les récidives de suicide différaient des premières tentatives par un neuroticisme supérieur et un attachement anxieux. Combinés en 11 éléments, ces deux paramètres ont permis d'identifier un risque 3,99 fois plus élevé de récidives. Ces caractéristiques associées aux deux autres meilleurs prédicteurs (antécédents d'automutilation non suicidaire, médicaments psychotropes actuels) fournissent un modèle de vulnérabilité avec une meilleure performance de dépistage par rapport à chaque facteur individuellement. Les personnes qui font des tentatives de suicide à répétition ont plus de caractéristiques psychologiques qui nuisent à la stabilité émotionnelle et aux interactions sociales que les personnes qui font leurs premières tentatives. Le plan d'étude transversal, la taille de l'échantillon, le manque d'échantillon indépendant et l'absence d'une évaluation de l'attachement évitant la peur sont les principales limites. Le modèle doit être validé dans le cadre d'une étude prospective et contrôlée.
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0165178117307837?

lundi 22 janvier 2018

NOTICE ARTICLE Tyrannie des idéaux et geste suicidaire à l’adolescence. Le cas de Suzanne, 15 ans

Tyrannie des idéaux et geste suicidaire à l’adolescence. Le cas de Suzanne, 15 ans
par Nathalie de Kernier

Psychologue clinicienne, docteur en psychologie, maître de conférences hdr en psychopathologie à l’université Paris Nanterre, ufr de sciences psychologiques et de sciences de l’éducation, laboratoire CliPsyd/ea4430 (Psychologie clinique, psychanalytique et développementale). Inscrite à la Société de psychanalyse de Paris (spp), membre du Collège international de l’adolescence (cila).

nathalie.dekernier.at.parisnanterre.fr

dans  Psychologie clinique et projective
2017/1 (n° 23)
Pages 91 - 111
ISBN : 9782749256924
DOI : 10.3917/pcp.023.0091
Éditeur : ERES
Résumé
Pour appréhender la place des idéaux à l’adolescence et tout particulièrement lorsque survient un geste suicidaire, nous nous focaliserons sur l’analyse d’un entretien accompagnant le bilan projectif d’une adolescente de 15 ans. Puis, deux extraits de bilans sont comparés d’un point de vue qualitatif, l’un juste après le geste suicidaire, l’autre un an plus tard, afin d’observer les remaniements psychiques à moyen terme et notamment l’évolution des mécanismes d’idéalisation. Une réflexion portera notamment sur la fonction psychique des fantasmes de meurtre comme tentative de déprise du moi idéal. Une démarche thérapeutique douze ans plus tard de cette patiente devenue adulte montrera l’importance de l’investissement de la situation de bilan projectif à l’adolescence et élargira notre vision des remaniements au long cours.

 Plan de l'article
  1. Comparaison d’extraits de réponses aux rorschach et aux tat
  2. Discussion à partir d’une vision globale des protocoles
  3. Un an plus tard, en entretien
  4. Douze ans plus tard
 https://www.cairn.info/revue-psychologie-clinique-et-projective-2017-1-p-91.htm

jeudi 10 août 2017

NOTICE ARTICLE Clinique d’une enfant endeuillée par le suicide de son père : identification mélancolique

Clinique d’une enfant endeuillée par le suicide de son père : identification mélancolique
A. Jaeger a, C. Bofferding b, C. Prudent c, J.F. Vervier d, C. de Tychey c, ⁎

a Unité autisme Kannerklinik, service de pédopsychiatrie, CHL Luxembourg, groupe de recherches en psychopathologie clinique et projective axe prévention (GR 3P), laboratoire Interpsy (EA no 4432), université de Lorraine, campus SHS Nancy, 23, boulevard Albert-1er, 54015 Nancy cedex, France
b Unité 66 Kannerklinik, service de pédopsychiatrie, CHL Luxembourg, université de Lorraine, campus SHS Nancy, 23, boulevard Albert-1er, 54015 Nancy cedex, France
c Groupe de recherches en psychopathologie clinique et projective axe prévention (GR 3P), laboratoire Interpsy (EA no 4432), université de Lorraine, campus SHS Nancy, 23, boulevard Albert-1er, 54015 Nancy cedex, France
d Service de pédopsychiatrie, CHL Luxembourg, université de Lorraine, campus SHS Nancy, 23, boulevard Albert-1er, 54015 Nancy cedex, France
⁎Auteur correspondant.
Neuropsychiatrie de l'Enfance et de l'adolescence Vol 65 - N° 5 P. 307-317 - Septembre 2017
En ligne - 08/08/17
Résumé
Introduction/objectifs
La dynamique suicidaire est approchée abondamment chez l’adolescent (Arrfa, 1982 ; Jeammet et Birot, 1994 ; Diwo, 1998 ; Diwo et al., 2004 ; Silberg et Armstrong, 2010 ; de Kernier, 2009, 2012, 2015). Son étude chez l’enfant l’est beaucoup moins (Pfeffer et al., 1979 ; Guillon et al., 1987 ; Petot, 2012). Nous présenterons le cas de Marguerite, 12 ans non pubère, dont le père s’est suicidé 6 ans auparavant et qui a elle-même tenté à plusieurs reprises de mettre fin à ses jours.
Méthodologie
Nous avons utilisé conjointement l’entretien clinique, le test des contes (Royer, 1978 ; de Tychey, 2010), le test de Rorschach interprété selon le modèle de l’École de Paris (Chabert, 1987 ; de Tychey, 2012), et l’épreuve de dessin des trois arbres (Fromage, 2011) parallèlement au suivi psychothérapique de l’enfant avec une analyse en double insu par deux cliniciens différents de ceux qui ont fait le bilan et le suivi psychothérapique de l’enfant.
Résultats
Les données cliniques projectives riches issues Rorschach et du test des contes confirment notre hypothèse de départ de la force de l’identification mélancolique de Marguerite aux aspects négatifs de l’objet mort perdu, ce qui suggère chez elle une dynamique suicidaire proche de celle mise en œuvre chez nombre d’adolescents (Chabert, 2003 ; de Kernier, 2015).
Conclusion
Les épreuves de dessin au cours de la psychothérapie permettent de suivre l’évolution du travail de deuil de Marguerite, de la phase initiale associant déni puis identification au père mort à un progressif travail de détachement de l’objet perdu.
source http://www.em-consulte.com/article/1133584

mardi 23 mai 2017

NOTICE ARTICLE Penser la prise en charge en urgence des individus suicidaires comme expérimentation de psychothérapie

Penser la prise en charge en urgence des individus suicidaires comme expérimentation de psychothérapie
par Frédéric Peter
Psychologue clinicien, Docteur en Psychologie, Équipe Mobile de Prévention Suicide, Établissement Public en Santé Mentale de la Sarthe, Allonnes-Le Mans. EPSM de la Sarthe – Equipe Mobile Prévention Suicide 20, avenue du 19 mars 1962 – BP 0004 – 72703 Allonnes Cedex France
f.peter.at.epsm-sarthe.fr
dans Psychothérapies 2017/1 (Vol. 37)  Pages 55 - 63
DOI : 10.3917/psys.171.0055
Éditeur : Médecine & Hygiène
 
Résumé La psychothérapie de crise, dans son versant communautaire, est encore peu commentée et utilisée. Nous souhaitons décrire ici les conditions et les particularités de son application dans la crise suicidaire, partant du travail du psychologue. Nous pensons le soin psychique en période de crise comme une expérimentation de psychothérapie, perçue par le patient comme un condensé théorico-clinique précis, lui permettant de saisir concrètement l’objet-thérapie, dont la fonction, au-delà de l’apaisement à court terme de la détresse psychique, serait l’engagement dans une prise en charge au long cours. Nous inscrivons notre pratique dans le champ de la psychiatrie communautaire, et nous approchons notre problématique grâce aux apports de la démarche phénoménologique. Les notions d’étrangeté dans la relation de soin, d’alliance thérapeutique, de confiance et d’attachement seront développées.

Plan de l'article
Introduction
Sortir de l’hôpital : la psychiatrie communautaire
L’inquiétante étrangeté de la psychothérapie et d’une clinique hors-cadre
L’alliance thérapeutique comme base de sécurité
De l’alliance à la confiance
De la confiance à l’éprouvé de soi
Conclusion
Cas clinique

https://www.cairn.info/revue-psychotherapies-2017-1-page-55.htm

vendredi 7 octobre 2016

ETUDE RECHERCHE Compréhension clinique et projective du passage à l’acte suicidaire chez le jeune homosexuel : impact des

Communication
Compréhension clinique et projective du passage à l’acte suicidaire chez le jeune homosexuel : impact des traumas précoces
Anaïs Barrattini a, , , Anne-Valérie Mazoyer a, Gérard Pirlot a, Vincent Estellon b
a Laboratoire LCPI, université Toulouse II Jean-Jaurès, 5, allée Antonio-Machado, 31100 Toulouse, France
b Laboratoire EPSYLON, université Paul-Valéry Montpellier III, route de Mende, 34100 Montpellier, France
Available online 4 October 2016
Résumé
Nous proposons dans cet article d’apporter une nouvelle lecture de la prévalence du recours à l’acte suicidaire au sein de la population homosexuelle. En effet, à partir de l’analyse clinique et projective de Lucas, jeune homosexuel suicidaire, nous soutenons que la répétition des passages par l’acte suicidaire masquait d’anciens traumas, mettant ainsi, en réalité, au second plan la problématique de l’orientation sexuelle comme facteur causal et initiateur des actes suicidaires. Nous avons alors repéré la force des traumas précoces vécus durant l’enfance de Lucas, leur réactualisation dans l’économie psychique sur le développement identitaire et sexuel et dégagé leurs aménagements psychiques. Nous posons alors l’hypothèse que l’acte suicidaire pourrait être, en réalité, révélateur de traumas précoces.
Mots clés Adolescent; Cas clinique; Homosexualité; Jeune adulte; Passage à l’acte; Tentative de suicide; Test Rorschach; Traumatisme psychique
Auteur correspondant. 34, allée Forain-François-Verdier, 31000 Toulouse, France.

jeudi 7 juillet 2016

ETUDE RECHERCHE Tentatives suicidaires de l’hystérique : quels enjeux en milieu psychiatrique ?

Tentatives suicidaires de l’hystérique : quels enjeux en milieu psychiatrique ? 
Suicide attempts among hysterical subjects: What are the challenges in psychiatric wards? 
Camille Legrand (Psychologue),
Pascal Le Maléfan, (Professeur de psychologie clinique)
Normandie université, UNIROUEN, PSY-NCA, 76000 Rouen, France
L'Évolution Psychiatrique

Available online 5 July 2016

Résumé
Objectifs
Face à la fréquence de ses récidives, le passage à l’acte suicidaire chez l’hystérique pose question, notamment lorsqu’il révèle la difficulté des équipes soignantes d’un service psychiatrique à le prendre en charge et à le tolérer. Mal interprétée ou incomprise, la souffrance hystérique interroge, en effet, des pratiques cliniques qui se fondent aujourd’hui essentiellement sur des critères strictement comportementaux. Il conviendrait dès lors de se demander si l’explication actuelle de l’hystérie fournie par le « Trouble de la Personnalité Histrionique (TPH) » issu du DSM-IV et reprise partiellement dans le DSM-5 n’a pas elle-même joué un rôle dans le déclin de sa compréhension. Une histoire des phénomènes suicidaire et hystérique rappelle l’importance de la découverte d’un inconscient subjectif – ce dernier permettant de disculper l’hystérique de l’intention qui lui est pour lors faite de simuler sa souffrance.

Méthode

Deux cas sont ici proposés, d’une étude plus large réalisée dans un service de psychiatrie adulte sur la base d’entretiens. Le choix d’une approche référée à la psychanalyse vise à questionner les critères de validation comportementale du DSM-IV – la simple construction terminologique du « Trouble de la Personnalité Histrionique » posant question sur ses implications morales et sa redondance étymologique.

Résultats

À l’issue de notre étude clinique, il a pu être constaté que les souffrances des sujets suicidaires diagnostiqués « histrioniques » étaient bien réelles et que n’étant ni feintes, ni mimées, le diagnostic de TPH faisait néanmoins porter à ces patients une intention de ressemblance à la souffrance des autres malades.

Discussion

Les travaux de Charcot, Freud et Janet se sont inscrits, au-delà de leurs différences doctrinales, dans une trajectoire clinique différente de l’acception actuelle du TPH issu d’un DSM majoritairement reconnu.

Conclusions

La multiplication des cas d’hystérie suicidaire rencontrés en service psychiatrique ont semblé relever au final d’un abus symptomatique de diagnostic quant à la caractérisation de souffrances socialement inadaptées. La plupart des sujets identifiés comme souffrant de ce trouble ne l’étaient pas nécessairement et ceux qui l’étaient réellement, achoppèrent dans ce service sur une incompréhension fondamentale de la souffrance exprimée. Le traitement de l’hystérie suicidaire à travers une prise en charge psychiatrique nous est dès lors apparu peu adapté. L’hôpital comme lieu de spectacle et d’indifférence par excellence à la maladie, encourageait au contraire ces sujets à surenchérir dans les modes de démonstration de leur mal-être.

mardi 2 février 2016

A PARAITRE La vie après le suicide, Joanne Andre

La vie après le suicide (Broché)
Joanne Andre
Psychologue clinicienne, Joanne André est maître de conférence à l'université Paris Descartes.


PUF
A paraître le : 10/02/2016

Joanne André a exercé comme psychologue clinicienne au service des urgences d'un hôpital général. Là, elle a été amenée à écouter des sujets dits " suicidants " ; des femmes, plus souvent que des hommes, rencontrés pour la première fois au " réveil " de leur " tentative de suicide ". Ces premiers entretiens avec ceux qui ont tenté de se suicider dégagent un effet d'étrangeté que ce texte interroge.
Comment comprendre le geste suicidaire ? Que se joue-t-il lors du passage à l'acte ? Faut-il y lire un désir de mourir ? Avec délicatesse et ténacité, Joanne André cherche à lever le voile énigmatique qui recouvre la scène suicidaire. S'appuyant sur les mots de ces patients, elle tente de cerner ce qui se joue dans ces moments de crise aiguë. " Je voulais que ça s'arrête ", sont des mots souvent entendus.
C'est-à-dire que la vie change ?


HISTOIRE DE LA PENSEE SUR LE SUICIDE
ETRANGETE ET PARADOXE
L'INSAISISSABLE MOMENT SUICIDAIRE
SCENE SUICIDAIRE
TRAUMA FECOND ?
MYSTERE DE LA PASSIVITE ET DU FEMININ


source info  http://www.decitre.fr/livres/la-vie-apres-le-suicide-9782130731016.html

Sur l'auteur sur

Joanne ANDRE
Maitre de Conférence en psychopathologie psychanalytique de l’adulte
Université Paris Descartes
Institut de Psychologie     
Psychologue clinicienne
Joanne.andre@parisdescartes.fr
Publications
Revues internationales ou nationales indexées
- André J.,(2009)Du sentiment d’être qui vacille au geste suicidaire, quand le sujet ne se(re)connaît plus. Evol psychiatr 2009 ; 74 (3), p.445-457
- André J.(2012),Chouvier B., De l’insensé du geste suicidaire à la condensation signifiante de la scène suicidaire. Revista Latinoamericana de Psicopatologia Fundamental,Volume 15, Numéro 4, décembre 2012.
- André J., De la maîtrise « autocalmante » des excitations au geste suicidaire, une tentative d’hystérisation du trauma in Psychose et somatose, Revue française de psychosomatique, n° 43, 2013/1
A paraître
- André J., Lemeurtre d’une femme. Revue Française de Psychanalyse, juin 2014
Chapitre d'ouvrages  en langue française
André J.(2012), Entretien clinique avec le sujet suicidant in Chouvier B. et Attigui P. (ss la dir) L’entretien clinique, Paris :Armand Colin
André J.(2011), Les 100 mots de la sexualité, ss la dir  J. André, PUF, Que sais-je ?,
André J.(2013), Les 100 mots de l’enfant,ss la dir J. André, PUF, Que sais-je ?
Expertise scientifique
Membre du comité de lecture de la Revue L’Evolution psychiatrique.
source  http://recherche.parisdescartes.fr/pcpp_esl/Membres/Titulaires/ANDRE-Joanne

jeudi 28 janvier 2016

NOTICE ARTICLE ETUDE DE CAS FRANCE De l’acte suicidaire à l’état limite

De l’acte suicidaire à l’état limite
Jokthan Guivarch 1 *
Caroline Xicluna 2
1 Chef de clinique assistant, Service universitaire de psychiatrie infantojuvénile du Pr. Poinso, CHU Sainte-Marguerite, 270 boulevard de Sainte-Marguerite, 13274 Marseille cedex 9, France
2 Psychologue clinicienne, Service de psychiatrie du Dr Chabannes, Secteur 13G04, CHU Conception, 147, boulevard Baille, 13005 Marseille, France
* Tirés à part
L'Information Psychiatrique Volume 92, numéro 1, Janvier 2016

Mots-clés : état limite, psychopathologie, psychothérapie, cas clinique, conduite suicidaire, répétition, traumatisme psychique
Page(s) : 23-8
Année de parution : 2016

À partir de la rencontre d’un patient hospitalisé, nous avons questionné le sens de la répétition des conduites suicidaires. Des actualisations de pensées, permettant d’échapper à des situations de séparation, ont été entendues comme un acte de parole en résonance à un traumatisme psychique. Le dispositif de soins, offrant un espace de parole et d’écoute, a permis de porter le diagnostic d’état limite, grâce à l’étude de la biographie et de l’anamnèse. La psychothérapie a amené le patient à travailler sur la répétition d’agir, considérés davantage comme des acting out que des passages à l’acte, et de leur donner un sens en regard du travail d’élaboration.

http://www.jle.com/fr/revues/ipe/e-docs/de_lacte_suicidaire_a_letat_limite_306257/article.phtml

mardi 3 novembre 2015

NOTICE ARTICLE Nouvelles problématiques cliniques en psychopathologie du travail : les suicides liés au travail

Aujourd’hui bien connu du public, le suicide au travail reste un phénomène d’apparition relativement récente. En effet, avant les années 2000, les quelques cas répertoriés relevaient de secteurs et de situations professionnelles trop spécifiques (agriculteurs exploitants) pour que l’on puisse en évaluer avec rigueur la portée. De plus, les études épidémiologiques sur le sujet demeurent rares et peu...

Plan de l'article
  1. Décès (karoshi) et suicides (karojisatsu) par « surtravail » : l’exemple japonais
  2. Une pathologie de la solitude
  3. Des modalités de prévention hétérogènes
https://www.cairn.info/revue-le-carnet-psy-2015-8-page-39.htm

lundi 2 novembre 2015

Tentative de suicide et impulsivité, aspects psychopathologiques et outils de mesures : une évaluation du serious game « Clash-Back Tattoo or not tattoo©

Tentative de suicide et impulsivité, aspects psychopathologiques et outils de mesures : une évaluation du serious game « Clash-Back Tattoo or not tattoo© »

Baptiste Le Grand 1
1 UB - Université de Bordeaux

Accès document :  http://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01218698/document


Université Bordeaux Segalen U.F.R. DES SCIENCES MEDICALES Année 2015
Thèse pour l’obtention du DIPLOME D’ETAT DE DOCTEUR EN MEDECINE
Présentée et soutenue publiquement le 21/09/15
Thèse dirigée par
Madame le Docteur Astrid CLARET
Résumé : Le modèle vulnérabilité-stress (Mann et coll., 1999), la théorie interpersonnelle du suicide (Joiner, 2005) et leurs interactions avec les facteurs de risques de conduites suicidaires identifiés peuvent expliquer actuellement comment une idée suicidaire apparue distalement peut se révéler de façon brutale dans un contexte stressant et conduire au passage à l'acte. Des mesures objectives de l'impulsivité permettent une évaluation fine des dimensions cognitives à risque de conduites suicidaires. Les chercheurs s'efforcent de développer des outils de mesures reproduisant, dans des conditions expérimentales, la réalité sensorielle et subjective vécue par le sujet afin de déterminer certains facteurs déterminants dans les conduites suicidaires. À partir d'une population d'adolescents âgés de 13 à 20 ans hospitalisés en service de pédopsychiatrie, nous avons débuté une étude cas-témoins multicentrique afin d'apprécier les capacités d'un serious game (« Clash-Back : Tatoo or not tatoo ») à évaluer la propension à un comportement impulsif. Les scores d'impulsivité obtenus ont été comparés à des mesures effectuées avec l'échelle d'impulsivité de Barratt (BIS-11) et l'inventaire de caractère et de tempérament de Cloninger révisé (TCI-R). Les résultats n'ont pas montré de corrélations significatives des mesures d'impulsivité obtenues avec le serious game Clash-Back « Tatoo or not tatoo » et l'échelle d'impulsivité de Barratt. Les scores d'impulsivité mesurés avec ces deux outils étaient plus élevés de façon significative dans le groupe hospitalisé suite à une tentative de suicide. Le développement de nouveaux outils utilisant une interface numérique et permettant l'accès à une la réalité virtuelle tel que le serious game Clash back, particulièrement dans une population d'adolescents, semble offrir des perspectives intéressantes en terme de dépistage de population à risque et de prévention du suicide. Mots-clés :
Type de document : Mémoires Human health and pathology. 2015
Domaine : Sciences du Vivant [q-bio] / Médecine humaine et pathologie





source : http://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01218698

jeudi 29 octobre 2015

RECHERCHE ETUDE USA Les troubles mentaux et le risque de tentative de suicide: une étude prospective nationale




Tentatives de suicide liées à la maladie mentale générale
aucun diagnostic spécifique dans l'étude n’a plus la conséquence.

D’après article du 19/05/2015  « Suicide Attempts Linked to General Mental Illness - No specific diagnosis bears the brunt, par Michael Smith Correspondant Amérique du Nord, MedPage
http://www.medpagetoday.com/MeetingCoverage/APA/51629

TORONTO - Une prédisposition générale à la maladie mentale, plutôt que d'une condition spécifique, est le principal facteur de risque de tentatives de suicide, dit  un chercheur.
Dans un grand échantillon représentatif aux États-Unis, des troubles mentaux ont été liés au risque de tentatives de suicide au cours d’un suivi de trois ans, selon Nicolas Hoertel, MD, de l'Hôpital Corentin Celton à Paris.

Points :
- Cette étude à grande enquête a constaté que n'importe quel diagnostic psychiatrique actif a été associé à la tentative de suicide.
- Le taux global de tentatives de suicide était faible, limitant la capacité des auteurs à modéliser efficacement si les diagnostics particuliers (comme la dépression) augmentent le risque de suicide plus que d'autres.

Mais chez les deux,  hommes et femmes, le risque a été lié « presque exclusivement » aux effets partagés entre tous les troubles mentaux, a déclaré Hoertel a lors d’une session scientifique orale lors de la réunionannuelle de l'American Psychiatric Association.

Et curieusement, les troubles en rémission n'ont eu aucun effet, à l’exception de la maladie courante, dit Hoertel.

Il a présenté l'étude lors d'une session spéciale consacrée à des articles publiés simultanément dans deux journaux, l'American Journal of Psychiatry et Molecular Psychiatry. La recherche de Hoertel est parue dans le Molecular Psychiatry.

L'étude propose un "regard neuf" des facteurs de risque de suicide, a déclaré Ma-Li Wong, MD, de l'Université Flinders à Adélaïde en Australie, et rédacteur en chef adjoint de la revue, qui ne faisait pas partie de l'étude, mais qui a livré un commentaire au cours de la session à laquelle elle a été présenté.

Pendant des décennies, dit-elle, les médecins ont évalué les patients utilisant une liste bien connue des facteurs de risque de suicide.

Mais l'étude a le potentiel pour commencer un changement de paradigme dans l’évaluation du risque suicidaire, dit-elle, car elle montre que les maladies mentales particulières - comme la dépression - sont moins au centre de la question qu'on ne le pensait.

"Ce n’est pas la dépression qui augmente le risque de tentatives de suicide," dit-elle. "C’est la psychopathologie en général."

Il est intéressant, a telle ajouté, que les chercheurs aient constaté que la maladie mentale dans le passé n'a pas d'effet direct, sauf à augmenter la prédisposition à la maladie actuelle.

Les investigateurs ont évalué des désordres de l'axe I en cherchant l'information sur des diagnostics pendant les 12 mois avant la vague 1, et des désordres de l'axe II sur une base de vie.

Les résultats viennent de l'analyse des deux premières vagues (en 2001-2002 et 2004-2005) de la « National Epidemiologic Survey on Alcohol and Related Conditions », une enquête en  face à face nationalement représentative de la population adulte des États-Unis.

Hoertel était à l'Institut psychiatrique de l’État de New York à l'Université Columbia quand l'analyse a été effectuée.

L'enquête portait sur les résidents américains civils non institutionnalisés qui étaient âgés de18 ans ou plus; 70,2% des participants initiaux ont été interviewés dans la deuxième vague, produisant des données complètes sur 34,653 personnes.

Les enquêteurs ont évalué les troubles de l’Axe I en recherchant des informations sur les diagnostics dans les 12 mois avant la vague 1 et des troubles d’Axe II leur vie durant.

Dans la vague 1, les bénévoles qui ont déclaré une histoire de vie d'au moins un épisode de 2 semaines d'humeur déprimée et / ou d’anhédonie,  il a été demandé si ils n’avaient jamais sentis comme si ils voulaient mourir, pensé à se suicider, et si ils avaient déjà tenté suicide.

On a demandé aux répondants de la Vague 2 si elles avaient tenté de se suicider depuis la dernière interview.

Globalement, Hoertel a rapporté, que 0,5% des hommes et 0,9% des femmes ont déclaré une telle tentative. Chez les hommes et les femmes qui avaient signalé une histoire de vie d’idéation suicidaire, les taux étaient de 2,1% et 3,3%, respectivement.

Comme prévu, la plupart des hommes et des femmes qui avaient déclaré une tentative de suicide entre les vagues 1 et 2 - 75,3% et 66,9%, respectivement - avait un passé de trouble Axe I du DSM-IV ou un trouble axe II de vie,  à la vague 1.

Parmi ceux ayant des antécédents d'idées suicidaires, les taux étaient de 90,4% chez les hommes et 85,6% chez les femmes, ont constaté Hoertel et ses collègues.

L'analyse statistique a suggéré qu'un modèle tridimensionnel, décrivant des diagnostics spécifiques comme des types d'extériorisation ou de deux catégories de types d'intériorisation, correspond  bien aux données.

Mais indépendamment des caractéristiques sociodémographiques et des antécédents de tentatives de suicide antérieures, les effets communs de tous les troubles expliquent les données, plutôt que n’importe quelle maladie spécifique.

Les résultats suggèrent que les interventions visant des troubles individuellement sont susceptibles de diminuer le risque de tentatives de suicide, mais ceux qui sont dirigés à des « plus larges, plus globaux processus psychopathologiques sont susceptibles d'avoir un plus grand effet, » ont conclu les enquêteurs dans le journal.

Hoertel averti que, tandis que l'étude était prospective, elle ne pouvait pas établir des relations causales. En outre, alors que de nombreux troubles ont été inclus dans l'analyse, certains ont été omis pour des raisons techniques. Enfin, il a noté, que le suivi n’était que sur 3 ans et une période plus longue aurait pu trouver un modèle différent.

L'étude a eu l'appui du NIH, the New York State Psychiatric Institute, the National Institute on Drug Abuse, and Public Health Expertise. Hoerter a dit qu'il n'a eu aucune révélation pertinente.
Wong n'a fait aucune révélation.


Source : Molecular Psychiatry
Hoertel N1, Franco S2, Wall MM3, Oquendo MA2, Kerridge BT3, Limosin F4, Blanco C2.

11] Department of Psychiatry, New York State Psychiatric Institute, Columbia University, New York, NY, USA [2] Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (APHP), Corentin Celton Hospital, Department of Psychiatry, 92130 Issy-les-Moulineaux, Paris Descartes University, PRES Sorbonne Paris Cité, Paris, France [3] INSERM UMR 894, Psychiatry and Neurosciences Center, Paris Descartes University, PRES Sorbonne Paris Cité, Paris, France.
2Department of Psychiatry, New York State Psychiatric Institute, Columbia University, New York, NY, USA.
31] Department of Psychiatry, New York State Psychiatric Institute, Columbia University, New York, NY, USA [2] Department of Biostatistics, Mailman School of Public Health, Columbia University, New York, NY, USA.
41] Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (APHP), Corentin Celton Hospital, Department of Psychiatry, 92130 Issy-les-Moulineaux, Paris Descartes University, PRES Sorbonne Paris Cité, Paris, France [2] INSERM UMR 894, Psychiatry and Neurosciences Center, Paris Descartes University, PRES Sorbonne Paris Cité, Paris, France.
Most mental disorders, when examined independently, are associated with an elevated risk for suicide attempt. However, mental disorders often co-occur, and that co-occurrence is well explained by models where specific mental disorders are understood as manifestations of latent dimensions of psychopathology. To date, it remains unclear whether the risk of suicide attempt is due to specific mental disorders, to specific dimensions of psychopathology (that is, internalizing and externalizing dimensions), to a general psychopathology factor or to a combination of these explanations. In a large nationally representative prospective survey, the National Epidemiologic Survey on Alcohol and Related Conditions (NESARC), we used structural equation modeling to examine the shared and specific effects of Axis I and Axis II disorders on the occurrence of suicide attempts in the general population and among individuals with a lifetime history of suicidal ideation. Effects of mental disorders on the risk of suicide attempt were exerted almost exclusively through a general psychopathology factor representing the shared effect across all mental disorders. Effects of remitted psychiatric disorders on the risk of suicide attempt were fully mediated by current mental disorders. Similar patterns of associations were found in individuals with suicidal ideation. These results held when using different approaches to modeling psychiatric comorbidity. Our findings underscore the importance of adopting dimensional approaches to comorbidity in the study of suicidal behavior. Because mental disorders increase the risk of suicide attempt through a general psychopathology liability, this dimension should be considered as an important therapeutic target to substantially advance suicide prevention.