Affichage des articles dont le libellé est SUICIDE ET ENFANTS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est SUICIDE ET ENFANTS. Afficher tous les articles

mardi 28 janvier 2025

CANADA OUTILS Plan de sécurité pour enfant

Commission de la Santé et des Services sociaux des premières Nations du Québec et du Labrador

 Plan de sécurité pour enfant

 

Téléchargement :
Plan de sécurité pour les enfants
Feuillet pour les intervenants et les proches

Description

Afin de mieux appuyer les intervenants travaillant auprès des enfants ainsi que les familles, la CSSSPNQL met à votre disposition des trousses de premiers soins émotionnels. Destinées aux enfants de 5 à 13 ans, les trousses contiennent les éléments suivants :

· Un plan de sécurité qui soutient et guide la personne éprouvant des pensées suicidaires pour l’aider à éviter un état de crise. Quiconque ayant une relation de confiance avec le jeune envisageant un suicide peut l’aider à rédiger le plan de sécurité.

· Une fiche explicative qui accompagne l’adulte responsable dans l’élaboration du plan de sécurité.

· Des objets réconfortants pour les jeunes enfants, soit des peluches en forme de loutre. Celles-ci imitent un mouvement semblable à une respiration, ce qui crée un effet apaisant. Pour les plus âgés, la trousse contient des bandelettes antistress. Il suffit de toucher la bandelette texturée, puis d’inspirer et d’expirer aux endroits indiqués.

Auteurs   Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador – CSSSPNQL
Date  2025

source https://cssspnql.com/produit/plan-de-securite-pour-enfant/


jeudi 7 décembre 2023

Suicide des jeunes : un jeu collaboratif pour la prévention primaire

 Suicide des jeunes : un jeu collaboratif pour la prévention primaire

« Bien ou Quoi ? En parler peut tout changer » est un jeu collaboratif proposé par l’Association Suicide et Mal-Être de l’Adolescent (ASMA). En facilitant les échanges, le partage d’expériences et la réflexion individuelle et collective, il développe les compétences psychosociales des jeunes joueurs et lève le tabou sur les questions de mal-être.

A Marseille, l’association ASMA est un dispositif d’appui à la coordination des soins et de la prévention du suicide des jeunes. Dans cette perspective, elle encourage la diffusion des ressources en santé mentale et favorise les liens entre professionnels via le réseau hôpital-ville. Le jeu « Bien ou Quoi ? En parler peut tout changer » propose ainsi un support pour aborder avec des jeunes le mal-être, la souffrance psychique, les idées suicidaires, le harcèlement…

Le jeu

Ce jeu de plateau collaboratif a été co-construit avec différents acteurs et jeunes, en s’appuyant sur des interventions ou théories de prévention validées. Au niveau international, il reprend deux stratégies de l’approche LIVE LIFE (OMS) , à savoir : « Favoriser les compétences psychosociales chez les adolescents et à un stade précoce, identifier, évaluer, prendre en charge et suivre toute personne ayant des pensées et/ou un comportement suicidaire. »

Construit à partir d’un matériel recueilli lors d’ateliers au sein d’un hôpital de jour de pédopsychiatrie et d’une classe de bac pro accompagnement et service à la personne, ce jeu de plateau collaboratif a été pensé et conçu avec un graphisme adapté aux jeunes. Le plateau repose sur 5 situations emblématiques de jeunes en état de mal-être visant l’acquisition de compétences clés dans la prévention du suicide :
– remarquer la souffrance de l’autre ;
– faire le premier pas vers l’autre ;
– ouvrir le dialogue avec l’autre ;
– identifier les ressources de l’autre ;
– l’accompagner vers une ressource adulte.
Des cartes « culture générale » apportent des connaissances théoriques et des éléments factuels sur la prévention du mal-être, ainsi que sur les ressources accessibles aux jeunes et des « cartes évènements et pouvoirs » renforcent l’aspect ludique et le dynamisme de la partie. Elles sont en lien avec les facteurs protecteurs ou favorisant du mal-être. Enfin, un QR code renvoie vers la page « Je vais mal, à qui m’adresser ? ».

Quels objectifs pour quelles compétences psycho-sociales ?

Objectifs spécifiques : favoriser le repérage des symptômes, communiquer, échanger et alerter et orienter
Compétences psycho-sociales travaillées par les jeunes dans le cadre de ce projet :
– Résoudre des problèmes
– Prendre des décisions
– Avoir une communication efficace
– Développer des habiletés relationnelles
– Développer la pensée critique et la créativité
– Avoir conscience de soi, de l’empathie pour les autres
– Savoir gérer le stress et les émotions.

« Bien ou Quoi ? En parler peut tout changer » permet, dans un cadre défini, de développer des capacités d’observation, de prendre des décisions individuelles et collectives, d’être dans l’action, d’expérimenter une situation et de favoriser les interactions. Véritable outil d’apprentissage, il permet à chaque animateur et participant de développer des compétences utiles et nécessaires, notamment face à des idées suicidaires.

Quels publics cibles ?

Les jeunes
– 2 jeunes sur 3 ont déjà pensé au suicide et le harcèlement en est la 1ère cause d’où l’intérêt de conduire une action au sein des établissements ;
– 86% des jeunes gardent les idées suicidaires pour eux ou se confient à un ami de leur âge, d’où l’intérêt de les sensibiliser à parler et à s’adresser à une ressource adulte ;
– 63% agiraient si besoin, d’où l’intérêt de leur apprendre comment agir et leur donner des pistes d’actions pour le faire ;
– 80% ne connaissent pas les réseaux de prise en charge et associations, d’où l’intérêt de leur apporter des connaissances sur les ressources auxquelles ils peuvent s’adresser.
Les professionnels éducatifs, les enseignants et les soignants de l’enseignement secondaire qui sont souvent en difficulté en face de jeunes avec des idées suicidaires.

Des formations à l’animation du jeu sont proposées aux professionnels visés afin de les sensibiliser au repérage des adolescents en état de mal-être et à la prévention du suicide, mais aussi les former en situation simulée à la prise en main et à l’animation du jeu avec des phases de briefing/jeu et débriefing .

Quelle diffusion et pour quel essaimage ?

ASMA est actuellement en discussion avec :
– les Infirmiers référents techniques de l’Académie d’Aix-Marseille pour envisager un déploiement au sein des établissement de l’Éducation Nationale ;
– la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique pour un déploiement au sein des établissements privés ;
– les IFSI de l’AP-HM pour un partenariat dans le cadre du service sanitaire afin de créer une thématique santé mentale.
ASMA envisage également de prendre contact avec les Maisons départementales de l’autonomie pour aborder la possibilité d’un essaimage dans le cadre d’ateliers au sein de leurs structures.

Enfin, parce qu’elle vise à rendre acteurs les professionnels de l’enseignement secondaire et les jeunes eux-mêmes, cette action a un caractère essentiel dans le cadre des missions de prévention du suicide chez les jeunes. Chronophage, elle nécessite des ressources humaines dédiées à sa mise en œuvre et à son évaluation dans le cadre d’une recherche action. ASMA a sollicité l’ARS PACA en ce sens.

https://www.santementale.fr/2023/12/un-jeu-collaboratif-pour-lever-le-tabou-sur-le-mal-etre-des-jeunes/

lundi 27 novembre 2023

CANADA Prévenir le suicide en réduisant les expériences négatives dans l’enfance et leurs conséquences : quelles pistes d’actions?

Prévenir le suicide en réduisant les expériences négatives dans l’enfance et leurs conséquences : quelles pistes d’actions?
https://www.inspq.qc.ca/*

Les expériences négatives dans l’enfance vécues au sein de la famille (ex. : violence physique, sexuelle, exposition à la violence conjugale, problème de santé mentale du parent) constituent un facteur qui augmente le risque de suicide. Cette synthèse de huit revues analyse les caractéristiques et l’efficacité d’interventions mises en place à l’extérieur des milieux cliniques au regard de la réduction des expériences négatives dans l’enfance et de leurs conséquences et discute les résultats obtenus au regard de la prévention du suicide. Préalablement à l’analyse des interventions, un cadre conceptuel explicite les mécanismes par lesquels les expériences négatives dans l’enfance influencent le risque de suicide. Il ressort de ce travail que :

  • Trois mécanismes en interrelation, soit des perturbations neurobiologiques, psychologiques et relationnelles, expliquent l’influence des expériences négatives vécues dans l’enfance sur la santé mentale et physique, et le risque de suicide, tout au long de la vie. Leurs conséquences sont susceptibles d’induire une souffrance psychologique, qui peut être un signe précurseur du suicide.
  • Les interventions recensées sont associées à des effets positifs concernant la réduction des expériences négatives dans l’enfance ou de leurs conséquences. Elles ont été regroupées en cinq catégories :
    • Les interventions visant à réduire la pauvreté agissent sur la survenue des expériences négatives et certaines de leurs conséquences;
    • Les interventions visant à favoriser l’accès à des services de prévention dans la communauté sont associées à la réduction de conséquences des expériences négatives;
    • Les interventions visant à rendre le milieu scolaire favorable à la promotion de la santé mentale sont également associées à la réduction de conséquences des expériences négatives;
    • Les interventions visant à soutenir la parentalité réduisent, quant à elles, la survenue des expériences négatives et plusieurs de leurs conséquences;
    • Les interventions visant à accompagner le jeune dans le but de promouvoir sa santé mentale et son bien-être permettent de réduire les symptômes en lien avec le stress, et de renforcer les compétences socioémotionnelles du jeune.
  • L’analyse montre que les interventions qui réduisent les expériences négatives dans l’enfance et leurs conséquences présentent un potentiel pour la prévention du suicide. Elles permettent d’agir dès l’enfance et l’adolescence, et à différents niveaux (politiques publiques, milieux de vie, individu). Ainsi, elles contribuent à diminuer des facteurs de risque du suicide et à augmenter certains facteurs de protection à cet égard.
Type de publication
ISBN (électronique)
978-2-550-96336-3
Date de publication

jeudi 2 juin 2022

La Défenseure des droits appelle la Première ministre à mettre en place un plan d’urgence pour la santé mentale des jeunes

La Défenseure des droits appelle la Première ministre à mettre en place un plan d’urgence pour la santé mentale des jeunes

Alors que 2022 a été désignée année européenne de la jeunesse, la Défenseure des droits, Claire Hédon, et son adjoint le Défenseur des enfants, Eric Delemar, appellent la Première ministre à prendre la pleine mesure de la gravité de la situation dans laquelle sont plongés de nombreux jeunes et à agir rapidement pour que la santé mentale des jeunes soit une priorité.

Dès novembre 2021, dans son rapport annuel consacré aux droits de l’enfant, la Défenseure des droits avait alerté sur les atteintes à la santé mentale des enfants. Santé publique France lui a malheureusement donné raison en publiant des chiffres alarmants sur une augmentation des passages aux urgences pour gestes suicidaires, idées suicidaires et troubles de l’humeur chez les 15 à 24 ans.

Santé mentale des jeunes : des moyens largement insuffisants

L’arrivée des enfants dans les structures pédopsychiatriques hospitalières pour tentatives de suicides est un moment décisif pour leur prise en charge. Bien souvent, il met en lumière des défaillances des systèmes d’écoute et de recueil de la parole de l’enfant et de l’ensemble des actions de prévention qui auraient dû être mises en place pour protéger l’enfant en souffrance.

Pourtant, certaines structures continuent de fermer des lits en pédopsychiatrie par manque de personnels et de moyens. Dans les réclamations qui lui parviennent, la Défenseure des droits a pu constater que certains enfants allant aux urgences après une tentative de suicide, n’avaient pas de lits disponibles, et n’étaient donc pas hospitalisés ou alors dans un service de psychiatrie adulte.  

Alors que l’état psychique des enfants s’aggrave, de l’apparition des premiers signes de détresse chez l’enfant, jusqu’à sa prise en charge en milieu hospitalier pouvant le conduire à des comportements les plus irréversibles, le secteur de la pédopsychiatrie doit être considéré comme une discipline prioritaire.

Faire de l’intérêt supérieur de l’enfant l’unique boussole pour la prise en charge de sa souffrance

L’intérêt supérieur de l’enfant, consacré par la Convention internationale des droits de l’enfant, impose un droit à la santé et donc une prise en charge précoce et rapide du mal-être de l’enfant.

Le défaut de prise en charge des troubles de santé mentale et les manquements aux droits qui en découlent constituent une entrave au bon développement de l’enfant et à son intérêt supérieur, que deux années de vagues épidémiques ont contribué à aggraver de manière très préoccupante.

La crise sanitaire a considérablement réduit les interactions sociales pourtant indispensables à la construction psychique des adolescents. En effet, alors que le pic d’hospitalisations des adolescents de 2021 ne redescend pas, la situation de certains de ces mineurs reste dramatique, tant les prises en charge sont parfois inadaptées.

C’est pourquoi, la Défenseure des droits et le Défenseur des enfants rappellent au nouveau gouvernement, à l’heure où les espoirs introduits par les assises de la psychiatrie restent sans effet, les 29 recommandations qu’ils avaient formulées en novembre 2021.

La Défenseure des droits a adressé un courrier à la Première ministre et écrira aux ministres compétents afin de connaître les suites données à l’ensemble de ces recommandations, notamment :

  • De conforter les maisons des adolescents dans chaque département et d’en sécuriser le financement ;
  • De développer et de soutenir les projets de création d’équipes mobiles et de reconnaître le modèle de l’équipe mobile comme un « équipement » de l’hôpital ;
  • De renforcer le personnel médical en établissement scolaire, par la présence de plus d’infirmières et de médecins ;
  • De renforcer les moyens de l’école inclusive, afin que tous les enfants en situation de handicap puissent être orientés dans les établissements adaptés à leurs besoins et aient accès aux aides notamment humaines, dans les établissements scolaires dont ils dépendent.

La Défenseure des droits et son adjoint Défenseur des enfants appellent à prendre la pleine mesure de la gravité de la situation et à agir urgemment pour sortir des approches fragmentaires et strictement sanitaires. Ils demandent aujourd’hui au nouveau gouvernement de mettre en place de manière urgente un plan d’action pour la santé mentale des enfants et des jeunes.

vendredi 15 avril 2022

CANADA Conférence-midi sur la prévention du suicide des enfants de 5 à 13 ans: la vidéo accessible en ligne

Conférence-midi sur la prévention du suicide des enfants de 5 à 13 ans: la vidéo maintenant accessible en ligne
Jeudi 14 avril 2022 https://crise.ca*

Dans cette conférence midi donnée le 15 mars 2022 à la Direction régionale de santé publique de Montréal, Cécile Bardon, PhD, directrice associée du CRISE, aborde la prévention du suicide auprès des enfants de 5 à 13 ans et notamment l’utilisation du Guide de soutien pour intervenir auprès d’enfants de 5 à 13 ans à risque suicidaire, publié en 2021 par le Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Pour voir sa conférence, allez à 27:00: https://www.youtube.com/watch?v=Q2veCueQF6M

Le document de sa présentation peut également être téléchargé à: https://santemontreal.qc.ca/index.php?id=5396
D’autres ressources pour mieux comprendre la prévention du suicide des enfants

Le CRISE propose plusieurs ressources pour mieux comprendre et prévenir le suicide des enfants de 5 à 13 ans.
Webinaire: Comprendre le sens de la détresse des enfants à risque suicidaire pour mieux assurer leur sécurité, par Nathalie Maltais, PhD (2021)
Synthèses de connaissances:
Idées et comportements suicidaires chez les enfants
Facteurs individuels associés au suicide des enfants
Facteurs de risque environnementaux des comportements suicidaires chez les enfants

Source https://crise.ca/nouvelles/conference-midi-sur-la-prevention-du-suicide-des-enfants-de-5-a-13-ans-la-video-maintenant-accessible-en-ligne/

vendredi 25 février 2022

MAJ : CANADA Guide de soutien pour intervenir auprès d'un enfant de 5 à 13 ans à risque suicidaire & Aide-mémoire en soutien à votre jugement clinique en prévention du suicide chez les enfants de 5 à 13 ans

Santé mentale et prévention du suicide auprès des enfants

24 févr. 2022 https://www.oiiq.org*

 Le MSSS a mis en place de nouveaux outils d’intervention concernant la promotion de la santé mentale et la prévention du suicide auprès des enfants.

Que ce soit dans les milieux scolaires, communautaires ou hospitaliers, les infirmières et infirmiers travaillant auprès des enfants pourront se référer au Guide de soutien pour intervenir auprès d'un enfant de 5 à 13 ans à risque suicidaire. Il outille les intervenants qui accompagnent cette clientèle à risque suicidaire tout en proposant des balises et des stratégies d’intervention pour soutenir le jugement clinique.

La proximité des infirmières et infirmiers avec cette clientèle, ainsi que l’étendue de leur champ d’exercice sont autant de facteurs expliquant l’importance de leur rôle dans la prévention du suicide, tout particulièrement lors de l’évaluation de la condition physique et mentale des patients.

Les infirmières et infirmiers peuvent également utiliser divers outils comme le programme HORS-PISTE, qui prévient des troubles anxieux et autres troubles d'adaptation chez les jeunes selon une approche globale, en collaboration avec divers professionnels et autres acteurs du milieu.

https://www.oiiq.org/sante-mentale-et-prevention-du-suicide-aupres-des-enfants?inheritRedirect=true&redirect=%2F

*** 

1er post 17/06/21 :

CANADA Publications du ministère de la Santé et des Services sociaux

Aide-mémoire en soutien à votre jugement clinique en prévention du suicide chez les enfants de 5 à 13 ans

Feuillet

Description

L’aide-mémoire est un outil autoportant en soutien au jugement clinique de l’intervenant. Il fournit l’essentiel des éléments à considérer pour analyser le risque suicidaire chez l’enfant tout en suscitant l’espoir et la recherche de solutions.


 Télécharger ce document
(PDF, 897 Ko, 2 pages)

Cette publication est disponible en version électronique seulement.
Détails

Mise en ligne : 16 juin 2021
Dernière modification : 16 juin 2021

Auteur : MSSS

Publication no : 21-825-02W
Voir aussi
Guide de soutien pour intervenir auprès d'enfants de 5 à 13 ans à risque suicidaire

SOURCE https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-003072/ 

mardi 1 février 2022

MàJ Haute Autorité de Santé Recommandation de bonne pratique : Idées suicidaires chez l’enfant et l’adolescent : repérer, évaluer et orienter la prise en charge

Idées suicidaires chez l’enfant et l’adolescent : repérer, évaluer et orienter la prise en charge
Communiqué de presse - Mis en ligne le 30 sept. 2021 30 septembre 2021

En France, le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes. Les tentatives de suicide ont un retentissement psychologique et social très lourd, en plus des blessures et de la potentielle invalidité à long terme auxquelles il faut faire face. Pour tenter de prévenir ces événements, il est important de ne pas banaliser les idées suicidaires et d’y apporter une écoute attentive pour trouver une réponse rapide et adaptée. La HAS publie des recommandations de bonne pratique pour les professionnels chargés de repérer, évaluer et orienter les enfants et adolescents pouvant présenter un risque suicidaire à court, moyen ou long terme.

Depuis plus de 30 ans, le suicide représente la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans et la 5ème cause de mortalité chez les moins de 13 ans. En 2016, 26 décès par suicide ont été enregistrés chez les moins de 15 ans et 352 chez les 15-24 ans, soit des taux respectifs de 0,3 et 4,5 pour 100 000 habitants.
Les professionnels en contact quotidien avec des enfants et adolescents se posent de nombreuses questions concernant les idées suicidaires : quels sont les principes généraux pour le repérage, la prise en charge et le suivi ? Comment repérer et évaluer les idées suicidaires ? Comment prévenir le passage à l’acte ?
Reconnaitre et prendre en charge un enfant ou un adolescent à risque suicidaire peut s’avérer délicat et demande un engagement collectif. Dans ce contexte et dans le cadre de son programme « Psychiatrie et santé mentale » 2018-2023, la HAS a décidé de mettre à jour ses recommandations de bonne pratique de prévention, repérage, évaluation et prise en charge des idées suicidaires chez l’enfant et l’adolescent à destination de l’ensemble des professionnels se trouvant régulièrement au contact d’enfants et d’adolescents. Ces recommandations sont adaptées aux différents maillons constituant la chaine de prise en charge (professionnels des urgences, acteurs de soins de 1ère ligne, hospitaliers et de 2ème ligne, professionnels non cliniciens, décideurs).
A terme, les objectifs sont multiples : réduire la fréquence des passages à l’acte, la mortalité, les handicaps et les incapacités résultant de tentatives de suicide et diminuer les nouvelles tentatives de suicide.

 Les idées suicidaires chez l’enfant et l’adolescent ne doivent pas être banalisées

Le suicide est un sujet tabou, douloureux et intime. Il est très difficile, surtout chez les plus jeunes, d’accepter de demander de l’aide concernant sa santé mentale. Il est commun de penser que la période de l’adolescence est difficile pour tout le monde et propice aux idées suicidaires, et il arrive très souvent que celles-ci soient donc banalisées. Pourtant, selon une enquête IPSOS pour la Fondation Pierre Deniker¹, 95% des jeunes sont globalement heureux et intéressés par la vie.

Parmi les signes qui doivent alerter, on retrouve : un changement brutal du comportement, la consommation fréquente de drogue ou d’alcool, les actes d’automutilation ou encore les propos suicidaires, qui ne doivent jamais être pris à la légère. Le repérage des enfants et des adolescents suicidaires repose sur une écoute active et un questionnement direct. Il est donc important de prendre au sérieux la parole de tous les enfants et adolescents qui expriment ces idées et de leur apporter une réponse réactive et adaptée. Par ailleurs, il est primordial de noter que le fait de poser de façon explicite la question à un enfant ou un adolescent sur la présence d’idées suicidaires n’induira pas de telles idées ou même un passage à l’acte.

 Des recommandations pour permettre aux différents acteurs de première ligne d’évaluer le risque suicidaire

Pour orienter l’échange avec les enfants et les adolescents, les professionnels disposent de plusieurs outils qui peuvent les guider dans la conduite de la consultation mais qui ne remplacent pas une écoute attentive et un questionnement direct :

  • Le Bullying Insomnia Tobacco Stress Test (BITS) aborde des points tels que la qualité du sommeil, le stress lié au travail scolaire et à l’ambiance familiale, les maltraitances, le tabagisme...
  • L’Ask Suicide-Screening Questions (ASQ) est utile lors des consultations pour des difficultés en lien avec la santé mentale ou lorsque des difficultés se révèlent au cours de la consultation. Celui-ci aborde directement les idées suicidaires.
  • La Columbia Suicide Severity Rating Scale peut aider pour un état des lieux des idées suicidaires et du risque potentiel de passage à l’acte à court, moyen ou long terme.

Pour une appréciation plus complète du risque suicidaire, un entretien avec l’enfant ou l’adolescent dans un contexte propice doit être réalisé : lieu adéquat, climat d’empathie, de non-jugement et de bienveillance, respect de la confidentialité. Celui-ci sera complété par le recueil d’informations auprès du ou des titulaires de l’autorité parentale ainsi que d’autres personnes, dans le respect du secret médical (infirmier et/ou médecin scolaire, médecin traitant, pédiatre, etc.) tout en prenant systématiquement en compte l’environnement de l’enfant et de l’adolescent, en particulier ses interactions avec sa famille et ses pairs. Ces échanges permettront notamment de recueillir des éléments sur d’éventuels problèmes liés au harcèlement sur les réseaux sociaux. D'autres entretiens différés pourront faire suite, dont le délai d’organisation doit être inversement proportionnel au niveau d’urgence et de vulnérabilité estimé.

 Le risque de vulnérabilité ou d’urgence suicidaire doit déterminer la prise en charge

L’évaluation d’une crise suicidaire de l’enfant ou de l’adolescent repose sur l’estimation du niveau d’urgence et de vulnérabilité, qui déterminera la suite de la prise en charge :

  • L’urgence suicidaire correspond à la probabilité que la personne adopte une conduite suicidaire potentiellement létale sur le court terme. Celle-ci ne doit jamais être sous-estimée. Elle nécessite l’appréciation du niveau de souffrance ou de douleur psychique, la caractérisation des idées suicidaires, la recherche d’un scénario suicidaire, l’estimation du niveau d’intentionnalité suicidaire et la recherche de facteurs dissuasifs.
  • La vulnérabilité suicidaire correspond à la probabilité que la personne adopte une conduite suicidaire sur le moyen ou le long terme. Celle-ci est liée aux facteurs de risque, tels que les antécédents personnels et familiaux, l’existence d’un trouble psychiatrique ou encore de difficultés d’ordre familial, et les facteurs de protection présentés par la personne, notamment le soutien social, la cohésion familiale, la spiritualité et les croyances religieuses.

Tout enfant ou adolescent ayant fait une tentative de suicide récente doit être orienté vers un service d’urgences, quel que soit le niveau d’urgence suicidaire actuel.

 Si l’enfant ou l’adolescent présente des idées suicidaires mais n’a pas fait de tentative de suicide récente, la conduite à tenir est fonction de l’évaluation de l’urgence suicidaire :

  • Si l’urgence suicidaire est élevée (inquiétude quant à un passage à l’acte imminent), l’enfant ou l’adolescent est envoyé aux urgences ;
  • Si l’urgence suicidaire est faible à moyenne, l’enfant ou l’adolescent est orienté vers une prise en charge ambulatoire de deuxième ligne (telle qu’un centre médico-psychologique ou un centre médico-psycho-pédagogique, un psychiatre libéral, ou selon le territoire une Maison des adolescents).

En dehors des situations d’urgence élevée, une réévaluation peut être reconduite à 2 ou 3 jours afin de préciser le niveau d’urgence et de vulnérabilité.

Pour éviter un nouveau passage à l’acte, il est recommandé de recourir au plan de sécurité. Il s’agit d’une intervention souple, de mise en œuvre relativement simple et dont l’efficacité est soutenue par des éléments de preuve, en particulier chez l’adolescent après une tentative de suicide. Celui-ci comprend :

  • L’identification des signaux d'alarme associés à une aggravation de la crise suicidaire,
  • Le renforcement des stratégies de coping²;
  • La sécurisation de l'environnement en limitant l'accès aux moyens de suicide ;
  • La mobilisation du réseau social de proximité ;
  • Le renforcement de l'adhésion au suivi et mise à disposition de ressources en cas d'urgence.

 ¹ Enquête réalisée en ligne par IPSOS auprès de 603 jeunes de 15 à 25 ans, 601 parents d’enfants de 11 à 25 ans et 235 enseignants, réalisée du 2 au 12 février 2016

² Ensemble des procédures et des processus qu'un individu peut imaginer et installer entre lui et un événement qu’il juge inquiétant, voire dangereux, afin d'en maîtriser les conséquences potentielles sur son bien-être physique et psychique.

Source https://www.has-sante.fr/jcms/p_3289297/fr/idees-suicidaires-chez-l-enfant-et-l-adolescent-reperer-evaluer-et-orienter-la-prise-en-charge

 ***

Idées et conduites suicidaires chez l’enfant et l’adolescent : prévention, repérage, évaluation, prise en charge

Recommandation de bonne pratique - Mis en ligne le 30 sept. 2021

L’objectif de ce travail est l’élaboration de recommandations dans le but d’améliorer le repérage, l’évaluation, la prise en charge et le suivi des enfants et adolescents ayant des idées suicidaires ou des conduites suicidaires.

Après une présentation des définitions et des quatre principes généraux de la prévention du suicide, la recommandation comporte les parties suivantes :

  • Comment identifier les enfants et adolescents suicidaires ou à risque suicidaire ?
  • Comment évaluer une crise suicidaire de l’enfant ou de l’adolescent ?
  • Comment orienter ?
  • Comment prendre en charge la crise suicidaire en aigu ?
  • Prise en charge hospitalière
  • Plan de sécurité
  • Accompagnement de moyen et long terme
  • À la sortie d’un séjour hospitalier ou des urgences

Documents

 source https://www.has-sante.fr/jcms/p_3288864/fr/idees-et-conduites-suicidaires-chez-l-enfant-et-l-adolescent-prevention-reperage-evaluation-prise-en-charge


***

Idées suicidaires de l’enfant et de l’adolescent : quelle prévention ?

Stéphanie Lavaud 31 janvier 2022 https://francais.medscape.com/*

France – La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié en octobre dernier de nouvelles recommandations consacrées à la « prévention des idées suicidaires chez l’enfant et l’adolescent ». Lors du congrès de l’Encéphale 2022, le Dr Charles-Edouard Notredame (MCU-PH dans le service de Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent du CHU de Lille), qui a co-dirigé ce travail, est revenu sur les nouveautés de ce texte, tandis que son collègue, le Dr Vincent Trebossen, psychiatre de l'enfant et de l'adolescent à l’hôpital Robert Debré (Paris) a abordé l’impact de la pandémie Covid-19 sur la santé mentale des jeunes [1].

Suicide : 2ème cause de décès chez les 15-24 ans

Avec 23 cas chez les 5-14 ans en 2017 et 312 chez les 15-24 en 2017, le suicide des enfants et des adolescents reste rare. « Néanmoins rapporté aux chiffres de la mortalité à ces âges-là, ces chiffres prennent de l’importance puisque le suicide représente alors 14% de la part de la mortalité chez les 15-24 ans et se place en 2ème position de la cause des décès dans cette tranche d’âge », a rapporté le Dr Charles-Edouard Notredame.

Avant la crise Covid, c’était 8 adolescents de 17 ans sur 100 qui disaient avoir eu des idées suicidaires tandis que 14 avaient fait une tentative de suicide hypothéquant leur pronostic vital. Des chiffres préoccupants « car des études ont montré qu’une tentative de suicide à l’adolescence péjorerait, indépendamment de toute pathologie psychiatrique, le risque vital et fonctionnel et augmenterait le risque de troubles psychiatriques ultérieurement, de même que celui d’avoir davantage de troubles somatiques, de souffrir d’isolement et d’avoir besoin d’aide sociale », a expliqué le psychiatre lillois. Cette hypothèque de l’avenir des jeunes après une tentative de suicide, justifie, pour l’orateur, « l’effort considérable à mener en termes de prévention. »

Le fort impact Covid

Et ce d’autant qu’il y a véritablement un avant et un après Covid quant à la santé mentale des jeunes. Depuis 2019, les chiffres ont littéralement explosé avec plus de 126% de passages aux urgences pour des idées suicidaires chez les 11-17 ans, et une augmentation de 30% des tentatives de suicide. « Et le début 2022 est très inquiétant avec des données qui sont déjà le double de 2021 », a précisé le psychiatre lillois.

Un constat inquiétant corroboré par le Dr Vincent Trebossen, qui a vu une nette augmentation des passages aux urgences de l’hôpital Robert Debré (Paris) à partir de septembre 2020, surtout chez les moins de 15 ans, par rapport aux années précédentes. « Il est indéniable que le Covid a eu un impact sur la santé mentale », a affirmé le psychiatre parisien. S’il y a une tendance à l’augmentation depuis 2010, on assite à une nette accélération ces derniers mois, a-t-il précisé.

C’est donc dans ce contexte tendu que la HAS a procédé à la mise à jour des recommandations en matière de prévention, de repérage, d’évaluation et de prise en charge des idées suicidaires chez l’enfant et l’adolescent, parue en octobre 2021, alors que les dernières dataient de 1998. « L’idée a été de capitaliser sur les anciennes pour en faire de nouvelles », a expliqué le Dr Notredame, qui a copiloté ce travail.

Plusieurs changements de paradigme

Parmi les changements de paradigme retenus figure le fait de ne plus mettre de limites d’âge aux recommandations pour les adolescents et les jeunes suicidants, mais de les étendre à la tranche allant de 11 à 25 ans, compte-tenu que l’adolescence est « sous-tendue par un processus développemental biopsychosocial », explique le psychiatre lillois. Autre grand principe : les idées suicidaires de l’enfant ou de l’adolescent ne doivent plus être banalisées, il faut, autrement dit, « en finir avec l’idée communément admise que tout ado a des idées suicidaires ou que faire une tentative de suicide à l’adolescence, c’est normal » sachant qu’il existe un « continuum » allant des pensées suicidaires au suicide complété. « Il est largement étayé que les personnes qui adoptent des conduites suicidaires préparatoires sont exposées à un surrisque de tentatives de suicide futures, et que le fait d’avoir fait une tentative de suicide augmente à son tour le risque de mourir de suicide. De même, les idées suicidaires augmentent la probabilité d’une tentative de suicide ultérieure, voire d’un suicide complété », peut-on lire dans les recommandations.

En termes de prise en charge, il s’agit par exemple « de ne plus préconiser de façon systématique l’hospitalisation car de nombreux autres dispositifs sont nés depuis [les dernières recommandations], des dispositifs ambulatoires, des dispositifs originaux ou renforcés, des suivis étroits tels l’Asma à Marseille ou à VigilanS, le dispositif permettant de recontacter les jeunes après une tentative de suicide. On peut donc désormais s’appuyer sur des dispositifs post-hospitaliers et on a décidé aussi de mutualiser les différentes solutions qui peuvent être mises en œuvre après une tentative de suicide », a considéré le psychiatre.

Autre changement en termes de priorités et des enjeux de la prévention du suicide : passer sur le mode collectif. « S’il y avait à l’époque, une volonté de mobiliser le sanitaire, on veut aujourd’hui aller plus loin » et faire en sorte d’engager « la responsabilité collective, avec la nécessité d’une mobilisation de l’ensemble des acteurs de la prévention, supposant une meilleure coordination de l’action de ses acteurs dans le respect du champ de responsabilité et de compétence de chacun », a-t-il précisé.

Changement de vocabulaire : « appeler un chat, un chat »

Un point sur lequel les auteurs de la recommandation se sont montrés « un peu pointilleux, voire exigeant » est celui du vocabulaire employé pour désigner les conduites et pensées relatives au suicide. « Premièrement, on a préconisé d’arrêter de parler de « suicide accompli ou réussi » ou de « tentative de suicide ratée » parce que nous avons voulu vider la terminologie autour des conduites suicidaires de toutes dimensions morales », explique le Dr Notredame, « en considérant que ce n’est jamais une réussite de se suicider, que ce n’est jamais un échec de faire une tentative de suicide ». « Deuxièmement, on a évité tout ce qui est « idées noires, tentative de suicide, parasuicide » pour appeler un chat, un chat. Si on veut faire de la prévention et de la recherche exigeantes, il faut pouvoir avoir des terminologies précises sans utiliser des éléments de pudeur ». Le champ du vocabulaire faisant référence au champ pénal est aussi à bannir. Ainsi on parlera non plus de « récidives suicidaires mais de ré-itération suicidaire », ne pas dire « commettre un suicide mais plus simplement, se suicider. » De même, essayer d’éviter les termes « menaces de suicide ou chantage au suicide » qui sont aussi très connotés moralement, a indiqué le Dr Notredame.

Une approche globale, développementale, éco-systémique et pro-active

Sinon, de façon plus générale, les auteurs de la recommandation HAS ont souhaité « ancrer quatre principes forts de la prévention du suicide, à savoir une approche globale, développementale, écosystémique et proactive », a rappelé le psychiatre lillois.

« L’approche globale, c’est une approche multi-niveau, ciblée, impliquée, sélective et universelle. Cela signifie qu’elle est multimodale, conjuguant différentes actions, multidisciplinaires, avec différents champs pouvant être convoqués, mais aussi multi-secteurs, englobant le sanitaire, le médico-social, le social, l’éducatif.... L’approche développementale signifie, elle, que l’on prend en compte les besoins et les modalités d’action spécifiques à l’enfant et à l’adolescent », a décrypté le psychiatre. Par approche éco-systémique, comprendre que la famille doit tenir une place importante dans la prise en charge de conduites suicidaires. « Dans l’approche proactive, exit le temps où l’on attendait que l’adolescent soit motivé ou soit en demande, pour le prendre en charge. L’idée, c’est d’aller au-devant des enfants et des adolescents, et d’assumer le fait qu’ils ont des difficultés (surtout les ados) à demander de l’aide (surtout quand ils ne vont pas bien) ».

Le but de toute cette démarche est de « structurer une chaine de prévention depuis la détection qui s’appuie sur le repérage et le dépistage, puis l’évaluation de l’urgence et de la vulnérabilité suicidaire, l’orientation vers les bonnes ressources et, enfin, la prise en charge en termes de protection, de soins et d’accompagnement », a précisé l’orateur. « Nous avons proposé que toute cette chaîne s’appuie sur la structuration de parcours territoriaux auprès des acteurs de primaire et de seconde ligne », a-t-il poursuivi, avant de promouvoir, pour clore son intervention la ligne de prévention du suicide 3114 (voir encadré ci-dessous) mise en place fin 2021.

De nouveaux outils

Si la période pandémique a été (et est encore) une période très difficile en termes d’impact psychologique sur les enfants et les adolescents, elle a aussi vu émergé de nouveaux outils à destination de la population, a fait remarquer la Pre Priscille Gerardin, responsable de la pédopsychiatrie au CHU de Rouen, qui co-animait la session. Le Dr Vincent Trebossen a ainsi souligné la création du site de ressources clepsy.fr qui regroupe de nombreuses fiches pratiques, conçues par les professionnels du Centre d’Excellence des Troubles Neurodéveloppementaux de l'Hôpital Robert Debré AP-HP (InovAND) sous la houlette du Dr Benjamin Landman, pour accompagner les familles dans leur quotidien. (Lire Des fiches pour aider les parents d’enfants en difficulté pendant le confinement). Le Dr Notredame a, quant à lui, fait la promotion du numéro national de prévention du suicide mis en place le 1er octobre dernier. Gratuit et confidentiel, le 3114 permet une prise en charge sanitaire des personnes ayant des idées suicidaires 7j/7 et 24h/24, sur tout le territoire national.

https://francais.medscape.com/voirarticle/3608079#vp_1

 

vendredi 22 octobre 2021

CANADA RESSOURCES Guides de soutien, guides de bonnes pratiques etc du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec

Documents du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec Rubrique :


Prévention du suicide
Guide de soutien au rehaussement des services à l'intention des gestionnaires
Guide de bonnes pratiques à l'intention des intervenants
 

Trajectoire pour les personnes suicidaires selon les indices de dangerosité
Trajectoire pour personnes suicidaires selon les indices de dangerosité
Présentation Trajectoire
Capsule trajectoire
 

Suivi étroit pour la clientèle suicidaire du territoire MCQ
Suivi étroit pour la clientèle suicidaire du territoire MCQ
Présentation Suivi étroit
Capsule suivi étroit
 

Agir en amont pour favoriser la santé mentale de tous et prévenir le suicide
Agir en amont pour favoriser la santé mentale de tous et prévenir le suicide
Capsule vidéo (à venir)
 

Intervention auprès des enfants à risques suicidaires
Guide de soutien pour intervenir auprès des enfants
Présentation du Guide de soutien pour intervenir auprès des enfants de 5 à 13 ans
Aide-mémoire en soutien à votre jugement clinique - enfants 5 à 13 ans
Capsule vidéo (à venir)
 

Stratégie numérique en prévention du suicide
Stratégie numérique en prévention du suicide
Lien Web : suicide.ca et découvrez la section Espace découverte
 

L'impact du suicide d'un aîné sur ses enfants et petits-enfants
L'impact du suicide d'un aîné sur ses enfants et petits-enfants
Capsule vidéo (à venir)
 

Comprendre la détresse psychologique et les comportements suicidaires chez les personnes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme dans une perspective écologique
Comprendre la détresse psychologique et les comportements suicidaires chez les personnes ayant une DITSA
Lien Web : ditsasuicide.ca/
Capsule vidéo (à venir)
Conférence en ligne

La santé mentale au temps du coronavirus
Cliquez ici pour visionner la conférence en différé
Consultez la présentation
 

Outils divers
Trajectoire de services en postvention à la suite d'un suicide
Questionnaire pour la prévention du suicide

Pour de l'information sur les services en prévention suicide, visitez la section : Suicide

Source https://www.ciusssmcq.ca/a-propos-de-nous/documentation/documentation-partenaires/prevention-du-suicide/

jeudi 7 octobre 2021

RAPPORT UNICEF La Situation des enfants dans le monde 2021


La Situation des enfants dans le monde 2021
Dans ma tête : Promouvoir, protéger et prendre en charge la santé mentale des enfants
UNICEF/UN0527099/Cus

Disponible en: English Français Español العربية
Points forts

Si la pandémie de COVID-19 a fait naître des préoccupations concernant la santé mentale d’une génération d’enfants, cette crise ne reflète toutefois qu’une infime partie des problématiques rencontrées en matière de santé mentale – la partie émergée d’un iceberg que nous ignorons depuis trop longtemps. Le rapport La Situation des enfants dans le monde 2021 s’intéresse à la santé mentale des enfants, des adolescents et des personnes qui s’occupent d’eux. Il met en évidence les facteurs de risque et de protection intervenant à certaines périodes cruciales de la vie et analyse les déterminants sociaux qui influent sur la santé mentale et le bien-être.

En outre, ce rapport appelle à s’engager, à communiquer et à agir dans le cadre d’une approche holistique visant à promouvoir la santé mentale de chaque enfant, à protéger les enfants vulnérables et à prendre en charge les enfants confrontés aux problèmes les plus graves. 

Consulter le rapport https://www.unicef.org/reports/state-worlds-children-2021

Parents Cliquez ici pour savoir comment aborder le sujet de la santé mentale avec votre enfant. Cette rubrique comporte des conseils et des ressources à votre intention.

Jeunes  Cliquez ici pour savoir comment demander de l’aide, obtenir un soutien et lutter contre la stigmatisation liée à la santé mentale.

Auteur
UNICEF

Date de publication
octobre 2021

Langues
Anglais

ETUDE RECHERCHE CANADA FRANCE Comprendre les origines du suicide au début de la vie : la vulnérabilité peut commencer avant même la naissance

Comprendre les origines du suicide au début de la vie : la vulnérabilité peut commencer avant même la naissance
D’après article Understanding the early-life origins of suicide: Vulnerability may begin even before birth

Auteurs  Massimiliano Orri, Professeur adjoint, McGill Group for Suicide Studies, Département de psychiatrie, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université McGill

Marie-Claude Geoffroy Professeur adjoint, Département de psychologie de l'éducation et du counseling et Chaire de recherche du Canada en prévention du suicide chez les jeunes, Université McGill
Déclaration de divulgation

Le suicide est un événement tragique. Malheureusement, toutes les 40 secondes, une personne se suicide . Au-delà de la perte prématurée de la vie d'un individu, plus de 100 personnes peuvent être affectées par chaque suicide, y compris la famille, les amis et les membres de la communauté.

Les personnes qui envisagent leur propre mort ont souvent traversé de longues périodes de souffrance intense et de luttes internes. Ils peuvent avoir souffert d'une maladie mentale et avoir vécu une série d'événements indésirables dans leur vie. Aider les personnes souffrant d'un trouble mental et/ou traversant une période difficile est donc de la plus haute importance pour prévenir le suicide.

Cependant, les preuves issues de recherches menées au cours des deux dernières décennies ont mis en évidence que le suicide n'est pas seulement le résultat de ces facteurs contributifs au moment du décès. Au lieu de cela, la vulnérabilité au suicide peut s'accumuler tout au long de la vie. Cela peut commencer par des événements survenant très tôt dans la vie, pendant la période périnatale et la petite enfance, qui ont une influence durable sur le suicide à l'âge adulte.

Les origines développementales de la santé et des maladies

Dans les années 1990, l'épidémiologiste britannique David Barker a remarqué que les enfants nés avec un faible poids à la naissance (moins de 2,5 kilogrammes) ou prématurés (avant 37 semaines) étaient plus susceptibles de développer des maladies chroniques telles que des maladies cardiovasculaires ou métaboliques à l' âge adulte. Ces observations ont servi de fondement à l' hypothèse des origines développementales de la santé et des maladies (ou DOHaD).

L'hypothèse DOHaD suggère que l'exposition aux influences environnementales pendant la période critique du développement fœtal pourrait avoir des conséquences importantes sur la santé à court et à long terme d'un individu. Ces connaissances ont favorisé les interventions précoces telles que la nutrition prénatale et infantile pour améliorer les résultats à long terme. Il a également soutenu des lignes directrices visant à promouvoir des soins de qualité (developmental origins of health and diseases (or DOHaD)) avant, entre et pendant les grossesses.

En tant que telle, l'hypothèse DOHaD a accru l'intérêt scientifique pour comprendre comment les événements précoces influencent le risque d'autres problèmes de santé, y compris le suicide.

Origines précoces du suicide
 

Lorsque le fœtus est exposé à l'adversité, il peut s'adapter pour survivre dans un environnement difficile in utero. 


En tant que chercheurs du projet de recherche LIFESPAN , notre objectif est de mieux comprendre si les facteurs de la petite enfance influencent le risque de suicide plus tard dans la vie, et comment. Si des facteurs de la petite enfance sont associés au suicide, des stratégies de prévention du suicide doivent être mises en œuvre tôt dans la vie.

Dans le cadre du projet LIFESPAN, nous avons récemment mené une méta-analyse portant sur 42 articles de 21 études de cohorte longitudinales d'Europe, d'Amérique du Nord, d'Amérique du Sud et d'Asie. Il a examiné les associations de 14 facteurs de la petite enfance dans les périodes prénatale et périnatale - y compris le faible poids à la naissance, les complications obstétricales, les conditions socio-économiques appauvries de la famille à l'accouchement et le jeune âge parental - avec le suicide ultérieur.

Sur les 14 facteurs étudiés, sept étaient associés au suicide à l'âge adulte, ce qui étaye l'hypothèse DOHaD. Les influences les plus fortes au début de la vie sur le suicide ultérieur étaient les caractéristiques parentales telles que le faible niveau d'instruction des parents, les faibles conditions socio-économiques familiales et le jeune âge maternel, ainsi qu'une croissance fœtale limitée, y compris un faible poids à la naissance .

Par exemple, les chercheurs ont découvert que les enfants nés avec un poids de naissance inférieur ou qui étaient prématurés étaient plus susceptibles de mourir par suicide que les enfants nés avec un poids de naissance normal. Ils ont également constaté que les enfants de parents adolescents étaient plus susceptibles de mourir par suicide que les enfants de parents plus âgés, et que les enfants nés de parents moins instruits étaient plus susceptibles de mourir par suicide que les enfants nés de parents plus instruits.

Il est important de noter qu'il s'agit de résultats épidémiologiques qui ne doivent pas être appliqués directement à un seul individu, mais plutôt à la population. On ne peut pas considérer un bébé né prématurément comme étant à risque de suicide, mais dans une population donnée, les bébés nés prématurément sont, en moyenne, plus à risque de se suicider que les enfants nés à terme.
Comment les facteurs de risque en début de vie augmentent le risque de suicide
 
Une question de suivi importante consiste à comprendre pourquoi des facteurs survenant très tôt dans la vie peuvent influencer un comportement survenant des décennies plus tard . Une première théorie implique des mécanismes sociaux. Les facteurs socio-économiques (tels que la pauvreté ou un faible niveau d'éducation) sont des déterminants clés de la santé et ont tendance à se transmettre d'une génération à l'autre .

Les enfants nés dans une famille aux faibles ressources financières peuvent avoir un accès restreint à une éducation de qualité, à des soins de santé et à des opportunités de vie. Cela peut augmenter leurs chances d'être confrontés à des problèmes financiers et sociaux à l'âge adulte, ce qui peut à son tour augmenter le risque de suicide. En d'autres termes, les problèmes sociaux et économiques qui augmentent le risque de suicide à l'âge adulte peuvent être, en partie, la continuation des conditions socioéconomiques de la famille dans laquelle un enfant est né.

Cela est également vrai pour les indicateurs non monétaires de la position socio-économique, tels que le niveau de scolarité des parents . Les parents jeunes et moins instruits peuvent ne pas avoir les ressources matérielles et émotionnelles pour offrir à leurs enfants le meilleur départ dans la vie. Offrir des ressources aux jeunes parents issus de conditions socio-économiques défavorisées peut donc être une opportunité d'améliorer la santé de leur enfant à l'âge adulte, et par conséquent de diminuer le risque de suicide.

Une deuxième théorie implique le développement du cerveau . L'hypothèse DOHaD stipule que lorsque le fœtus est exposé à l'adversité, il réagit avec des adaptations pour survivre dans un environnement difficile in utero. Ces adaptations peuvent entraîner des altérations du développement du cerveau, qui sont à leur tour associées à une diminution des compétences cognitives qui peuvent réduire davantage la capacité d'une personne à faire face à des événements stressants plus tard dans la vie. La capacité de faire face au stress de la vie, également appelée résilience, est un facteur de protection clé contre le suicide et les problèmes de santé mentale en général.

La réduction des facteurs de risque susceptibles de déterminer un faible poids à la naissance ou des souffrances fœtales , tels qu'une mauvaise alimentation, des infections, une exposition à des produits chimiques ou des perturbations hormonales, est importante pour la santé de la progéniture. Cependant, les interventions visant à renforcer la résilience chez les enfants qui ont connu l'adversité pendant la période fœtale peuvent également être une voie prometteuse pour prévenir les problèmes ultérieurs, y compris le suicide.

Prévention du suicide du point de vue de la petite enfance

La prévention précoce est universellement reconnue comme un moyen de premier plan pour réduire les problèmes de santé tout en minimisant les coûts sociétaux . La prévention précoce signifie souvent éliminer ou réduire les facteurs de risque dans une population avant qu'un problème de santé ne se manifeste.

Dans cette perspective, la recherche sur les origines précoces du suicide nous invite à intégrer les interventions au niveau individuel à la prévention au niveau de la population. Il soutient la nécessité de considérer la prévention du suicide comme un effort à long terme, plutôt qu'uniquement à court terme, dans le but de réduire la vulnérabilité au suicide au cours de la vie.

Une politique de santé publique offrant le meilleur environnement pour que les enfants grandissent peut avoir le potentiel de renforcer la résilience et de réduire la vulnérabilité à long terme au suicide.

Si vous ou quelqu'un que vous connaissez pensez au suicide, appelez le 911 pour les services d'urgence. Pour obtenir de l'aide, appelez le Service canadien de prévention du suicide au 1-866-277-3553 (du Québec) ou 1-833-456-4566 (autres provinces), ou envoyez un texte au 45645. Visitez Crisis Services Canada for more resources. pour plus de ressources.


En savoir plus sur l'article original https://theconversation.com/understanding-the-early-life-origins-of-suicide-vulnerability-may-begin-even-before-birth-163863

lundi 4 octobre 2021

SUEDE L’expression des sentiments chez les enfants pour prévenir le suicide

L’expression des sentiments chez les enfants pour prévenir le suicide
L'initiative du livre sur les émotions pour les enfants est mise sur pied par l'Association nationale suédoise de prévention du suicide
Le 15-18Publié le 27 septembre 2021

En Suède, tous les parents d'enfants de 9 ans ont reçu par la poste un livre rédigé par des spécialistes de l'enfance, dont l'objectif est d'apprendre aux fillettes et aux garçons à reconnaître leurs émotions et à bien les exprimer. Cette initiative en est à sa deuxième année et a pour but de prévenir le suicide. Comme l'explique notre journaliste cambrioleuse Hélène Mercier, il ne s'agit toutefois pas d'un livre sur le thème du suicide, mais bien sur les émotions des enfants.

Selon les recherches d’Hélène Mercier, de nombreuses études démontrent que les enfants qui sont capables de bien identifier leurs émotions et de les exprimer plus aisément ont moins de risque, à l’âge adulte, de faire une dépression et de s’enlever la vie. 

Émission à écouter https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/le-15-18/segments/chronique/372703/prevention-suicide-enfants-emotions-suede

 INFO + 

Veuillez en savoir plus sur https://www.suicidezero.se/livsviktenasnack/
"
Les enfants qui peuvent parler d'émotions se sentent mieux. La recherche montre que les enfants qui peuvent exprimer ce qu'ils ressentent sont mieux équipés pour faire face aux défis de la vie. Voici des connaissances, des conseils et des exercices pratiques qui vous aideront, vous et votre enfant, à pratiquer exactement cela.
Livsviktiga snack (discussions vitales) sont également disponibles sous forme de livre que vous pouvez télécharger ici : https://www.suicidezero.se/livsviktigasnack/Boken_Livsviktiga_Snack_2021.pdf. 

https://www.suicidezero.se/livsviktigasnack/

Livsviktiga snack - Ladda ner boken