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mardi 28 janvier 2025

CANADA OUTILS Plan de sécurité pour enfant

Commission de la Santé et des Services sociaux des premières Nations du Québec et du Labrador

 Plan de sécurité pour enfant

 

Téléchargement :
Plan de sécurité pour les enfants
Feuillet pour les intervenants et les proches

Description

Afin de mieux appuyer les intervenants travaillant auprès des enfants ainsi que les familles, la CSSSPNQL met à votre disposition des trousses de premiers soins émotionnels. Destinées aux enfants de 5 à 13 ans, les trousses contiennent les éléments suivants :

· Un plan de sécurité qui soutient et guide la personne éprouvant des pensées suicidaires pour l’aider à éviter un état de crise. Quiconque ayant une relation de confiance avec le jeune envisageant un suicide peut l’aider à rédiger le plan de sécurité.

· Une fiche explicative qui accompagne l’adulte responsable dans l’élaboration du plan de sécurité.

· Des objets réconfortants pour les jeunes enfants, soit des peluches en forme de loutre. Celles-ci imitent un mouvement semblable à une respiration, ce qui crée un effet apaisant. Pour les plus âgés, la trousse contient des bandelettes antistress. Il suffit de toucher la bandelette texturée, puis d’inspirer et d’expirer aux endroits indiqués.

Auteurs   Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador – CSSSPNQL
Date  2025

source https://cssspnql.com/produit/plan-de-securite-pour-enfant/


mardi 23 janvier 2024

ETUDE RECHERCHE Étude descriptive concernant l’utilisation du plan de sécurité chez les adolescents à risque de comportement suicidaire par les professionnels de santé

Étude descriptive concernant l’utilisation du plan de sécurité chez les adolescents à risque de comportement suicidaire par les professionnels de santé
Amélie Boquain (1)
1 Thèses d'exercice et mémoires - UFR de Médecine Montpellier-Nîmes

Résumé
La crise suicidaire est une crise psychique avec émergence d’idées suicidaires, dont le risque majeur est le suicide. L’adolescence est une période à risque. Il s’agit d’un problème de santé publique. Le plan de sécurité est un outil de prévention des récidives suicidaires. Les PS sont élaborés avec les suicidants, en collaboration avec les professionnels de santé. Méthode : un questionnaire avec des questions pourtant sur le PS a été construit. Il a ensuite été soumis à un panel de professionnels de santé, travaillant dans des services de psychiatrie au CHU de Montpellier au contact d'adolescents. Notre objectif principal est de décrire les expériences personnelles des soignants au cours de la mise en œuvre du PS chez les adolescents à l’aide d’un auto-questionnaire en ligne. Résultats : la totalité des professionnels avaient connaissance du PS. L’utilisation du PS est récente. Le PS était utilisé dans de nombreux services, à des temporalités très variables. Les parents semblent peu impliqués. La recherche d’un précédent PS et la réévaluation du PS à distance ne sont pas réalisés systématiquement dans la majorité des cas. Il n’y a pas de PS universel. Le PS est une intervention acceptée et les professionnels en ressentent une efficacité dans les soins. La principale limitation retrouvée est le manque de collaboration de l’adolescent. Il existe une demande en formation au PS, malgré qu’une partie des professionnels soit formés et à l’aise avec l’utilisation du PS. Conclusion : le PS est une partie intégrante des soins reçus par un adolescent dans la prévention du suicide. Son domaine d’action est large, il est utilisé dans de nombreuses situations cliniques. Cependant, des lacunes dans la formation et des incohérences dans son utilisation indique un besoin de formation supplémentaire.
Amélie Boquain. Étude descriptive concernant l’utilisation du plan de sécurité chez les adolescents à risque de comportement suicidaire par les professionnels de santé. Médecine humaine et pathologie. 2023. ⟨dumas-04338570⟩

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-04338570

lundi 22 mai 2023

USA ETUDE RCEHERCHE Un programme d'amélioration de la qualité réduit le nombre de suicides aux urgences

 Un programme d'amélioration de la qualité réduit le nombre de suicides aux urgences
- Ces équipes d'amélioration continue de la qualité ont mis en place des plans de sécurité et des formations
par Michael DePeau-Wilson, rédacteur d'entreprise et d'enquête, MedPage Today 17 mai 2023 

D'apres article Quality Improvement Program Reduced Suicide Outcomes in the ED sur https://www.medpagetoday.com/*

La mise en place d'équipes d'amélioration continue de la qualité (ACQ) axées sur l'établissement de nouvelles approches et formations pour l'intervention en cas de suicide dans les services d'urgence a entraîné des réductions significatives des comportements suicidaires au cours de la phase de maintien de l'essai randomisé en grappes ED-SAFE 2.
Au cours des trois phases de 12 mois, les services d'urgence qui ont mis en œuvre des méthodes d'ACQ ont constaté une différence significative dans le résultat composite du suicide, à savoir le décès par suicide ou les consultations médicales aiguës liées au suicide : 21% au cours de la phase de référence et 22% au cours de la phase de mise en œuvre contre 15,3% au cours de la phase de maintien (P=0,001), ont rapporté Edwin D. Boudreaux, PhD, de l'école de médecine Chan de l'Université du Massachusetts à Worcester, et les co-auteurs de l'étude.
Les rapports de cotes ajustés du risque de suicide au cours de la phase de maintien étaient de 0,57 (IC à 95 % 0,43-0,74) par rapport à la ligne de base et de 0,61 (IC à 95 % 0,46-0,79) par rapport à la phase de mise en œuvre, notent-ils dans  JAMA Psychiatryopens
Bien que la réduction des cas de suicide n'ait pas été démontrée au cours de la phase de mise en œuvre, ils ont constaté certaines améliorations au cours de la période de 12 mois, ce qui suggère une montée en puissance plus lente de l'approche de l'équipe d'ACQ au cours de cette phase.
"Avec une approche de type amélioration continue de la qualité, nous avons pu améliorer le résultat composite du suicide ... mais l'effet était en quelque sorte retardé, il n'était pas vraiment mesurable ou prononcé avant la troisième phase de l'essai", a déclaré Boudreaux à MedPage Today.
"Il ne s'agit pas d'un médicament que l'on administre et que le patient prend ou ne prend pas", a-t-il ajouté. "Il s'agit plutôt d'un cycle itératif de processus visant à améliorer les soins, et ce sur quoi nous nous sommes concentrés en particulier, c'est d'essayer d'améliorer la planification de la sécurité et les conseils en matière de restriction des moyens létaux.
M. Boudreaux a expliqué que la planification de la sécurité impliquait de parler avec le patient de sa santé mentale et de créer un plan visant à réduire l'accès de la personne à des moyens létaux, tels que des armes à feu et des munitions. Cette approche a été conçue pour aider les patients à se retirer de situations potentiellement dangereuses, afin qu'ils puissent continuer à suivre une thérapie appropriée en matière de santé mentale.
Cependant, il a noté que la mise en œuvre de l'approche de planification de la sécurité a été lente et parfois difficile pour de nombreux centres de soins d'urgence participant à l'essai.

"La mise en œuvre de l'intervention elle-même a demandé beaucoup de travail. Il a été très, très difficile de changer les pratiques des cliniciens", a-t-il déclaré. "Dans ce cas, les raisons les plus importantes sont que les cliniciens chargés d'effectuer les interventions sont déjà surchargés.
L'une des raisons de cette surcharge est la pénurie de prestataires de soins de santé comportementale dans les services d'urgence, mais ces interventions nécessitent également plus de temps que ce que l'urgentiste typique peut consacrer à un patient, a déclaré Boudreaux, ajoutant qu'il faut du temps pour effectuer l'évaluation du patient, élaborer un plan de sécurité, puis décider de faire sortir le patient ou de l'admettre.
"Dans l'ensemble, la planification de la sécurité est une intervention brève", a-t-il fait remarquer. "L'élaboration d'un bon plan de sécurité peut prendre de 20 à 45 minutes. Si l'on considère ce que nous devons faire pour empêcher les gens de [tenter de se suicider], il s'agit d'une intervention assez brève, mais cela représente tout de même beaucoup de temps pour un service d'urgences. C'est pourquoi la formation des cliniciens à cette intervention et le temps qu'elle prenait ont constitué un véritable défi.
Outre la formation, chaque service d'urgence devait augmenter le nombre de dépistages universels du risque de suicide et établir un plan de sécurité avec les patients présentant un risque de suicide et prêts à sortir de l'hôpital.
"L'idée d'un plan de sécurité, qui consiste à élaborer un plan avec le patient dans un esprit de collaboration, puis à réduire son accès aux moyens létaux, est une sorte de pierre angulaire de la prévention du suicide", a déclaré M. Boudreaux. "Et c'est une partie de ce qu'un clinicien doit faire, c'est-à-dire devenir à l'aise avec la capacité d'évaluer et de gérer le risque de suicide".
L'étude ED-SAFE 2 (Emergency Department Safety Assessment and Follow-up Evaluation 2) a été menée dans huit services d'urgence américains de janvier 2014 à avril 2018. Chaque site d'urgence a reçu une formation et les ressources nécessaires pour créer une équipe d'ACQ.
L'étude a porté sur 2 761 rencontres de patients au cours des trois phases de l'étude ; l'âge moyen des patients était de 37,4 ans, 50,4 % étaient des hommes et 71,5 % étaient de race blanche. La majorité des patients (89,4 %) souffraient de dépression.
Au cours des six mois de suivi, 19,8 % des patients ont présenté le résultat composite du suicide, dont 0,3 % sont décédés par suicide et 19,5 % ont eu une visite médicale aiguë liée au suicide.
Boudreaux et son équipe ont noté qu'ils n'ont pas été en mesure de détecter des différences dans les décès par suicide ou les tentatives de suicide, "un problème inévitable dans la plupart des recherches sur le suicide en raison de la rareté des décès par suicide".
-     
Michael DePeau-Wilson est journaliste au sein de l'équipe d'entreprise et d'investigation de MedPage Today. Il couvre la psychiatrie, le long covid et les maladies infectieuses, parmi d'autres actualités cliniques américaines pertinentes. 

This project was supported by a grant from the National Institute of Mental Health.

Boudreaux reported no conflicts of interest. Co-authors reported relationships with the University of Massachusetts, the National Institutes of Health, and Oxford University Press.

Primary Source JAMA Psychiatry
Source Reference: opens in a new tab or windowBoudreaux ED, et al "Effect of an emergency department process improvement package on suicide prevention: The ED-SAFE 2 cluster randomized clinical trial" JAMA Psychiatry 2023; DOI: 10.1001/jamapsychiatry.2023.1304.

Source https://www.medpagetoday.com/psychiatry/generalpsychiatry/104543

 

mardi 1 mars 2022

Patients suicidaires : bilan du dispositif RE-START à 6 mois

Patients suicidaires : bilan du dispositif RE-START à 6 mois
Publié le 28 février 2022 https://www.santementale.fr*

Dans un contexte actuel très difficile pour les sujets vulnérables psychologiquement et socialement, le dispositif RE-START (CHU de Montpellier) répond à la problématique cruciale de la prévention des conduites suicidaires. Il s’assure d’une prise en charge individualisée mais aussi globale du patient, de son arrivée aux urgences jusqu’à son suivi par d’autres structures de psychiatrie publique ou libérale. Bilan après six mois de lancement.

L’équipe mobile de prévention du suicide, RE-START, a démarré son activité au 15 septembre 2021. Entre cette date et le 21 Janvier 2022, 936 passages aux urgences de l’hôpital Lapeyronie pour idées suicidaires et tentative de suicide ont été identifiées. Parmi les patients qui ne sont pas orientés en hospitalisation, la grande majorité, soit 172 patients, ont pu bénéficier du dispositif. Grace à RE-START, sont assurés la mise en place du « Safety plan », le suivi de la crise suicidaire et le passage de relai. Ce projet est financé au CHU par La Fondation de France et l’ARS Occitanie.

La mission de RE-START

Le dispositif s’adresse aux patients se présentant aux urgences de l’hôpital Lapeyronie (CHU de Montpellier) pour idées suicidaires (IDS) et tentative de suicide (TS) pour lesquels un retour à domicile après consultation médicale est décidé. Systématiquement avant leur sortie, l’inclusion dans le dispositif ambulatoire Restart leur est proposé. Le patient bénéficie d’une évaluation clinique précise des facteurs de risque et de protection suicidaire, d’un traitement adapté et sur le plan social d’une évaluation de ses besoins sociaux par l’assistante sociale. Un plan de soins est co-construit avec l’infirmier qui prévoit un temps d’accompagnement personnalisé sur une période maximale de 3 mois avec en moyenne 5 consultations planifiées.

RE-START oriente et met en contact avec d’autres unités sociales, et sanitaires comme l’addictologie, l’algologie, etc. Le lien est établi avec de nombreuses structures d’aval : Centres Médicaux Psychologiques (CMP), Médecin Généraliste (MG) et Psychiatres libéraux, puisqu’ils sont informés de toute action de la part du dispositif. Ce dispositif permet d’impliquer de nombreux acteurs de la santé sur la problématique du suicide. Les différents services d’aide et d’urgences sont rappelés aux patients : VigilanS, 3114, SAMU.

RE-START aussi pour les mineurs

RE-START s’adresse aux patients à partir de 16 ans. A ce jour, 50,6% des patients ont moins de 26 ans et 17% entre 16 et 18 ans. Pour ces patients mineurs, les parents sont informés du dispositif et accompagnent le jeune à chaque consultation. Les entretiens sont menés sans la présence parentale sauf demande contradictoire du mineur. A la fin de la consultation, les parents sont conviés pour répondre à d’éventuelles questions et échanger sur le futur suivi en libéral. Dans la majorité des cas, les mineurs ne souhaitent pas que le contenu des entretiens soit transmis aux parents. En cas d’absence à une consultation de suivi et de non réponse à l’appel téléphonique, les parents du mineur sont joints directement. 40% des patients suivis par l’assistante sociale ont moins de 26 ans.

Du suivi au passage de relai

Lors des consultations de suivi, l’acceptation des soins est travaillée avec le patient, car les réticences qui caractérisent les patients suicidaires, sont parfois aggravées par les fausses représentations des soins psychiatriques.

L’équipe s’adapte aux situations cliniques et personnelles de chaque patient avec une offre de soins personnalisée. Le temps dédié à l’inclusion du patient dans le dispositif est crucial pour la compréhension de l’aide qui est proposée et pour faciliter sa volonté d’adhésion. L’objectif pour ces patients en crise suicidaire est de les amener à accepter le soutien, l’accompagnement lors des semaines suivantes repérées comme critique par la communauté scientifique jusqu’à ce que le passage de relais de soins soit effectif

Une évaluation multidimensionnelle est réalisée et le risque suicidaire évalué avec l’état clinique (thymie, anxiété, douleur psychique, sommeil, appétit, décompensation psychiatrique sous-jacente), l’observance et la tolérance du traitement médicamenteux, ainsi que les conditions de vie du patient (présence d’un entourage soutenant, reprise des activités professionnelles ou de loisirs…).

L’objectif de RE-START est de procurer les outils de prévention du suicide et de susciter l’adhésion aux soins avec une stratégie d’accompagnement intensif et de recontact, coordonnée par une équipe spécialisée. 

Grace à plusieurs questionnaires, les professionnels élaborent avec le patient un plan de sécurité, « SAFETY PLAN » afin que le patient identifie dans son environnement des éléments lui permettant de gérer la survenue d’idées suicidaires. Cette pratique est devenu un standard de soins dans plusieurs pays.

Des techniques de gestion de la crise et des outils sont expliqués : méthodes de relaxation, prévention des scarifications, gestion de leurs émotions, hygiène du sommeil, etc. La majorité des patients y est très sensible. Au fur et à mesure des consultations de suivi, la plupart des patients rapporte s’en être saisi au domicile.

La prise en charge sociale dans RE-START

Souvent dans la précarité, l’isolement social, les difficultés administratives et financières, situations largement aggravées par la pandémie, la rencontre avec une assistante sociale, qui repère les problématiques sans jugement et facilite les démarches, apporte une aide concrète et un nouveau souffle aux patients. Se sentant moins démunis et pouvant entrevoir une solution à leur situation, le soulagement ressenti vient participer à l’envie d’aller mieux et de s’inscrire dans un suivi. 

En début de prise en charge, les questions « Qu’aimez-vous faire ? Qu’est-ce qui vous fait du bien ? Quelles activités avez-vous l’habitude de faire ? » restent bien souvent sans réponse tant les personnes sont perdues et ne parviennent plus à définir ce qui pourrait leur apporter du plaisir. C’est une réelle marche en avant qui s’opère au sein même du dispositif et qui les amènera à la reprise d’une activité (sport, activité culturelle) et de re-construction des liens sociaux.

https://www.santementale.fr/2022/02/patients-suicidaires-bilan-du-dispositif-re-start-a-6-mois/

jeudi 4 novembre 2021

SUISSE Prévention du suicide : Nouveaux documents pour les professionnels, les personnes suicidaires et les proches

La prévention du suicide au cours d’une prise en charge psychiatrique
d'apres https://www.bag.admin.ch/*

Le risque de suicide des patients pendant ou juste après un séjour en clinique psychiatrique est élevé. Aussi l’OFSP a-t-il lancé en 2018, en collaboration avec la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS), un projet visant à prévenir le suicide pendant et après un séjour en institution.


ACTUEL

Octobre 2021: Suite à la publication des recommandations pour les professionnels de la santé « Prévention du suicide après un séjour hospitalier » (été 2019, voir l’activité partielle 3 ci-dessous), l'OFSP a développé plusieurs documents afin de soutenir la mise en œuvre de cet objectif. Ces outils s'adressent aux professionnels, aux personnes suicidaires et aux proches. Nous demandons aux professionnels de les distribuer aux personnes suicidaires et aux proches ainsi que de travailler avec, eux-mêmes. Les documents peuvent être commandés gratuitement auprès de l'Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL) en utilisant le numéro de commande correspondant. Les versions numériques sont disponibles ici, en format PDF. Veuillez noter que les versions imprimées sont plus attrayantes, notamment pour l'utilisation des cartes d'urgence.
OFSP, Brochure « Soutenir les proches de personnes suicidaires. Recommandations au personnel soignant des soins psychiatriques. », 2021 (PDF, 972 kB, 01.11.2021)

OFSP, Flyer « En cas de pensées suicidaires : parler peut sauver (avec carte d'urgence). Informations pour les personnes concernées et leurs proches. », 2021 (PDF, 820 kB, 27.10.2021)

OFSP, Outil d’auto-assistance « Plan d’urgence (avec carte d'urgence). Pour les personnes ayant des pensées suicidaires. », 2021 (PDF, 592 kB, 27.10.2021)

OFSP, Brochure « Séjour hospitalier pour personnes en crise suicidaire. Informations pour les proches. », 2021 (PDF, 3 MB, 27.10.2021)

5 % des suicides surviennent lors d’un séjour dans une unité psychiatrique. Par ce projet, l’OFSP et la CDS veulent favoriser l’échange de connaissances entre professionnels en soins psychiatriques. Il s’inscrit dans l’objectif n° 5 du plan d’action : « Les personnes qui présentent un risque de suicide ou qui ont tenté de se suicider bénéficient d’un suivi et de soins rapides, spécifiques et adaptés à leurs besoins ».

Mise en œuvre
Trois premières activités partielles ont été définies conjointement avec les organisations associées au projet :
Rendre compte de l’état des connaissances au plan international au travers d’une étude de la littérature
Recenser les approches et les lignes directrices existantes en ce qui concerne la suicidalité dans les cliniques psychiatriques
Formuler des recommandations en matière de prévention du suicide lors de la transition entre le séjour en clinique psychiatrique et la prise en charge ambulatoire

Organisations associées
1. Recherche bibliographique sur les suicides et les tentatives de suicide pendant et après un séjour en clinique psychiatrique
La fondation Dialog Ethik a, sur mandat de l’OFSP, effectué en 2018 une étude systématique de la littérature consacrée aux suicides et aux tentatives de suicide survenus pendant ou après un séjour dans un établissement psychiatrique (voir le document ci-dessous). L’accent était mis sur les points suivants :
Défis inhérents au travail psychiatrique que posent le suicide et la tentative de suicide pendant ou après un séjour en institution ;
causes et facteurs de risque ;
évaluation du risque de suicide et mesures de prévention ;
aspects éthiques.

2. Analyse de la situation concernant la prévention du suicide dans les cliniques psychiatriques

L’OFSP a établi en 2018 une cartographie des approches et des lignes directrices existantes concernant les tendances suicidaires à partir des informations recueillies auprès des membres de Swiss Mental Healthcare (SMHC), association faîtière des cliniques psychiatriques en Suisse (voir le document ci-dessous). L’enquête montre que de nombreuses cliniques psychiatriques ont récemment élaboré des concepts et des orientations en ce qui concerne la suicidalité. Il convient d’en observer les effets sur la prévention du suicide pendant un séjour en clinique psychiatrique.

3. Recommandations pour la prévention du suicide après un séjour hospitalier
Les organisations associées ont débuté l’année 2018 par l’élaboration de recommandations concernant la prévention du suicide lors de la transition entre le séjour hospitalier et la prise en charge ambulatoire. Les recommandations visent à permettre au patient de vivre ce passage comme une simple étape dans son parcours thérapeutique et à reprendre sa vie quotidienne en toute sécurité. Elles s’adressent en premier lieu aux comités de direction et aux cadres des services psychiatriques hospitaliers ainsi qu’aux professionnels assurant la prise en charge et le traitement de patients après leur séjour en service psychiatrique. Au nombre de sept, les recommandations ont été publiées en août 2019 dans la brochure « Prévention du suicide après un séjour hospitalier » (voir rubrique Documents ci-dessous). L’OFSP a chargé Socialdesign de rédiger un rapport sur les aspects financiers de ces recommandations (voir rubrique Documents ci-dessous).
En complément du projet partiel 3, l’OFSP a chargé Ecoplan de mener une recherche pour étudier le rôle des proches des personnes suicidaires et de élaborer des recommandations pour soutenir les proches, à l'attention des hôpitaux et des professionels du domaine de la psychiatrie stationnaire (voir synthèse dans la rubrique Documents ci-dessous). Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme de promotion « Offres visant à décharger les proches aidants 2017-2020 ».

Documents

Documents élaborés dans le cadre du plan d’action national pour la prévention du suicide :
OFSP, Brochure « Soutenir les proches de personnes suicidaires. Recommandations au personnel soignant des soins psychiatriques. », 2021 (PDF, 972 kB, 01.11.2021)
OFSP, Flyer « En cas de pensées suicidaires : parler peut sauver (avec carte d'urgence). Informations pour les personnes concernées et leurs proches. », 2021 (PDF, 820 kB, 27.10.2021)
OFSP, Outil d’auto-assistance « Plan d’urgence (avec carte d'urgence). Pour les personnes ayant des pensées suicidaires. », 2021 (PDF, 592 kB, 27.10.2021)
OFSP, Brochure « Séjour hospitalier pour personnes en crise suicidaire. Informations pour les proches. », 2021 (PDF, 3 MB, 27.10.2021)
OFSP et groupe de projet Prévention du suicide après un séjour hospitalier, brochure « Prévention du suicide après un séjour hospitalier. Recommandations à l’attention des professionnels de la santé », 2019, version complétée 2021 (PDF, 697 kB, 10.11.2021)
ECOPLAN, rapport « Besoins des proches de personnes souffrant de troubles psychiques », sur mandat de l'OFSP, 2020 (en allemand, résumé en français) (PDF, 1 MB, 07.08.2020)
Socialdesign, rapport « Prévention du suicide après un séjour hospitalier – aspects financiers », sur mandat de l’OFSP, 2019 (PDF, 726 kB, 10.09.2019)
Stiftung Dialog Ethik, Bericht « Literaturrecherche zu Suiziden und Suizidversuchen während und nach Psychiatrieaufenthalt », sur mandat de l’OFSP, 2018 (en allemand, résumé en français) (PDF, 1 MB, 31.07.2019)
Enquête de l’OFSP sur les concepts/recommandations/mesures liés au suicide dont disposent les membres de SMHC, 2018 (PDF, 453 kB, 31.07.2019)
Dernière modification 28.10.2021

Source https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/strategie-und-politik/politische-auftraege-und-aktionsplaene/aktionsplan-suizidpraevention/suizidpraevention-psychiatrische-versorgung.html

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Prévention du suicide : Nouveaux documents pour les professionnels, les personnes suicidaires et les proches

01.11.2021 https://www.npg-rsp.ch*

Les professionnels sont invités à les distribuer aux personnes suicidaires et à leurs proches ainsi qu'à travailler eux-mêmes avec ces outils

vendredi 30 juillet 2021

ETUDE RECHERCHE : PROTECT : Mise en place d'un Plan de Protection par l’infirmier des urgences dans le but de prévenir la réitération suicidaire

PROTECT : Mise en place d'un Plan de Protection par l’infirmier des urgences dans le but de prévenir la réitération suicidaire

Mis en ligne le 08 juillet 2021 http://www.ch-le-vinatier.fr*

Chaque année, le suicide est la cause de 8 580 décès en France (CépiDc-Inserm): il s’agit de la seconde cause de mortalité chez le 15-24 ans.
Les personnes ayant fait une première tentative de suicide sont identifiées comme étant plus à risque de réaliser à nouveau un geste suicidaire, tout particulièrement dans le premier mois qui suit (Geulayov, 2019). Par ailleurs, les interventions brèves de santé (Brief Intervention Contact ; Riblet, 2017) sont reconnues comme étant efficaces pour réduire le nombre de décès par suicide.

Safety Plan, un outil pour lutter contre la réitération du geste suicidaire

En 2012, deux psychiatres américains (Barbara Stanley et Gregory K. Brown) développent et évaluent l’efficacité d’un outil de prévention de la réitération du geste suicidaire : le plan de protection (Safety Plan). Il est constitué d’une liste de stratégies co-construites par un professionnel de santé et par une personne ayant tenté de se suicider.


Ce plan se déploie en 6 points :

  1. Identification des signes avant-coureurs de la crise suicidaire ;
  2. Identification des stratégies de gestion du stress ;
  3. Sollicitation d’un réseau social de distraction ;
  4. Sollicitation d’un réseau social de soutien ;
  5. Identification de ressources professionnelles du soin ;
  6. Restriction d’accès aux moyens suicidaires.


Une fois co-établi, le plan de protection est conservé par l’utilisateur et peut être utilisé en complète autonomie dès les premiers signes annonciateurs d’une potentielle crise suicidaire. Cet outil de prévention, dont les premiers résultats outre Atlantique sont très encourageants, n’a pas encore été adopté dans les pratiques soignantes en France.

L’étude PROTECT, un futur complément pour la sortie des urgences ?

L’étude PROTECT, portée par le Centre Hospitalier le Vinatier, a obtenu un financement lors des appels à projet nationaux du PHRIP (Programme Hospitalier de Recherche Infirmière et Paramédicale). L’objectif principal de l’étude est d’évaluer l’efficacité à 6 mois du plan de protection lorsqu’il est mis en place par l’infirmier des urgences, avant la sortie du consultant, pour des personnes déjà inclues dans le programme VigilanS (dispositif national de prévention de la réitération suicidaire).


L’étude se déroule en 3 étapes :

  1. La traduction du plan de protection en français par un comité d’experts
  2. L’évaluation de son efficacité auprès de 2 387 participants à l’étude, dont une partie servira de groupe témoin (sans intervention) et de point de comparaison au groupe qui recevra le plan de protection (groupe intervention).
  3. Évaluation de son utilisation auprès d’un échantillon de participants par les professionnels de santé et les participants à l’étude

PROTECT est une recherche nationale qui va impliquer 11 centres hospitaliers dotés d’un service VigilanS et s’implanter dans 15 services d’urgences. Dans chaque centre, ce sont prioritairement les infirmiers, médecins et cadres de santé qui porteront le projet. L’étude durera trois ans.

 Investigateur – coordinateur : Benoit Chalancon

http://www.ch-le-vinatier.fr/actualites-23/protect-mise-en-place-d-un-plan-de-protection-par-linfirmier-des-urgences-dans-le-but-de-prevenir-la-reiteration-suicidaire-935.html?cHash=fecaeb53ddff8562fe4011867f70719d

mardi 22 décembre 2020

NUMERO SPECIAL Perspectives Psy : Dépression et conduites suicidaires à l’adolescence


Perspectives Psy Volume 59 n. 3 (juillet-septembre 2020)


Éditorial

Free Access
Comment en est-on arrivé là ?
Daniel Zagury
Perspectives Psy, Vol. 59, n°3, juillet-septembre 2020, p. 211–213

Dépression et conduites suicidaires à l’adolescence (2)



Les parents d’adolescents suicidants

Perspectives Psy, Vol. 59, n°3, juillet-septembre 2020, p. 214–217
Hervé Benhamou*
Psychiatre des Hôpitaux Honoraire, Docteur en Psychanalyse (Paris VII), Ancien member de la Société Psychanalytique de Paris, France
* hbenhamou@aol.com


Résumé
Le passage à l’acte suicidaire d’un jeune nécessite une évaluation des circonstances et de sa signification psychodynamique pour le sujet lui-même, mais aussi des personnalités des parents et du fonctionnement relationnel familial. De nombreux facteurs familiaux éventuellement cumulés, peuvent ainsi être retrouvés : conflit aigu ou chronique, dépression, suicide, maladie, décès d’un proche, transplantation, négligence, abandon, séparation, abus physique et/ou sexuel, secret de famille... Des inductions suicidogènes parentales peuvent aussi pousser un jeune au suicide, comme le montre le matériel psychothérapique de la mère d’un jeune suicidé. Ce cas clinique suggère que lorsqu’un jeune s’est suicidé, un soutien psychothérapique, voire une psychothérapie pour l’un, ou les deux, parents, peuvent s’avérer utile. Lorsqu’un jeune a tenté de se suicider, ses soins peuvent être associés à un travail thérapeutique parental, afin notamment de déjouer des identifications projectives persistantes et potentiellement génératrices d’éventuelles récidives suicidaires de l’adolescent.
Mots clés : suicide / adolescent / parent / identification projective


***

Dépression, psychotraumatisme et addiction après attentat chez un adolescent
Marc Grohens
Perspectives Psy, Vol. 59, n°3, juillet-septembre 2020, p. 218–222 

***

La lutte à travers le cafard à l’adolescence - Clinique de l’expression et des transferts face à l’adolescent suicidant
Perspectives Psy, Vol. 59, n°3, juillet-septembre 2020, p. 223–230
Michel Wawrzyniak*
Rédacteur en chef de Perspectives Psy Psychologue Clinicien, Psychanalyste et Thérapeute Familial. Professeur émérite en Psychologie Clinique à l’Université de Picardie Jules Verne d’Amiens, 1, chemin du Thil, 80000 Amiens, France

* michel.wawrzyniak@u-picardie.fr michel.wawrzyniak@wanadoo.fr

Résumé

Nous explorons une forme de lutte psychique à l’adolescence, celle que Winnicott dénomme lutte à travers le cafard, traduite aussi par lutte à travers le marasme. Les différentes luttes psychiques de l’adolescence interrogent la psychopathologie en ce qu’elles constituent des figures cliniques d’une psychopathologie normale à cet âge. Elles convoquent aussi, dans notre rencontre avec les adolescents, une interrogation sur les ressorts de l’expression et des transferts.
Mots clés : adolescence / cafard / transfert / suicide

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Place du Cesa, Centre d’évaluation et de soins pour adolescents, dans le parcours de soin des adolescents déprimés en Seine-et-Marne
Catherine Lacour Gonay
Perspectives Psy, Vol. 59, n°3, juillet-septembre 2020, p. 231–240

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Adversité précoce, dysrégulation émotionnelle et tentatives de suicide multiples chez les adolescents avec un trouble de la personnalité limite
Perspectives Psy, Vol. 59, n°3, juillet-septembre 2020, p. 241–247
Bojan Mirkovic
1,2,4 et Priscille Gerardin2,3*

1 Chercheur invité, Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie
2 Psychiatre, Service de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent, CHU Charles-Nicolle/Le Rouvray, Normandie Université
3 Chercheur, Centre de Recherche et d’Intervention sur le Suicide, enjeux Éthiques et pratiques de fin de vie
4 Laboratoire CRFDP, Normandie Université, Rouen, France

* Priscille.Gerardin@chu-rouen.fr

Résumé

La dysrégulation émotionnelle semble être une caractéristique essentielle du trouble de la personnalité limite (TPL), et plusieurs études ont montré que les adolescents suicidants utilisaient davantage des stratégies inadaptées de régulation des émotions. Par ailleurs, il apparaît que les adolescents atteints de TPL et les adolescents ayant fait plusieurs tentatives de suicide font état de taux plus élevés d’adversité précoce que leurs pairs du même âge. Après un résumé des données de la littérature faisant état des associations multiples entre dysrégulation émotionnelle, conduites suicidaires et adversité précoce, nous proposons un modèle de compréhension des tentatives de suicide multiples chez les adolescents avec un TPL.

Mots clés : tentative de suicide / trouble personnalité limite / adversité précoce

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Le plan de sécurité : un outil pour la prévention des récidives suicidaires - L’expérience amiénoise avec les adolescents 1
Perspectives Psy, Vol. 59, n°3, juillet-septembre 2020, p. 248–255

Jean-Marc Guilé1,2*, Nicolas Benard1, Olivier Bourdon3, Yann Griboval1,4, Hélène Lahaye1, Bojan Mirkovic5, Benjamin Naepels1, Bastien Paluch1, Ugo Pace2, Vanessa Segard1, Camille Vandeputte2, Marie-Pierre Vernier-Hauvette1, Xavier Benarous1, Réal Labelle3,6 et Sébastien Garny de la Rivière1

1 Service de Psychopathologie de l’Enfant et de l’Adolescent, CHU Amiens Picardie, France Professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, Université Picardie Jules Verne, Amiens (France). Professeur associé de psychiatrie, Université McGill, Montréal (Canada). 1 rond-point du Pr Christian Cabrol, 80000 Amiens, France
2 Pôle de pédopsychiatrie, EPSM de la Somme – CHPP Amiens, France
3 Université du Québec à Montréal, Montréal, Canada
4 Intersecteur de psychiatrie infanto-juvénile, CH Abbeville, France
5 Pôle de pédopsychiatrie, CHU-CH du Rouvray, Rouen, France
6 Université de Montréal, Montréal, Canada

* guile.jean-marc@chu-amiens.fr

Résumé

Une intervention psychothérapeutique protocolisée a été mise au point par Stanley et associés pour aider à prévenir de futurs comportements suicidaires chez les personnes qui ont déjà fait une tentative de suicide. Le plan de sécurité (PS) fournit aux suicidants une planification écrite, personnalisée, étape par étape, des stratégies de protection et d’adaptation (coping) à mettre en œuvre en cas de crise suicidaire. Le PS comprend six éléments informatifs : (1) les signes avant-coureurs liés à une augmentation des impulsions suicidaires; (2) les stratégies d’adaptation internes que l’individu est capable de mettre en œuvre par lui-même; (3) les stratégies d’adaptation à mettre en œuvre avec le soutien d’amis et de parents; (4) les moyens qu’il/elle peut employer pour contacter les personnes significatives au sein de son réseau de soutien social; (5) les professionnels de la santé mentale et les services d’assistance téléphonique à éventuellement contacter en cas d’urgence suicidaire; et (6) les stratégies pour obtenir un environnement plus sûr au domicile. Les PS sont élaborés avec les suicidants au décours de la crise suicidaire. Les suicidants sont encouragés à partager le SP avec un proche de leur réseau de soutien. Ceci est obligatoire avec un suicidant mineur. Le parent ou le responsable légal doit être impliqué dans la préparation et le suivi du PS. Afin d’évaluer en permanence le risque suicidaire de l’individu, les PS sont revus tout au long du suivi thérapeutique. Le SP est une brève intervention, facile à mettre en œuvre à la suite d’une tentative de suicide. On dispose de résultats de recherche prometteurs concernant son efficacité dans la prévention des récidives de conduites auto-agressives.

Mots clés : thérapie cognitivo-comportementale / suicide / suicide prevention du suicide / adolescent


1 Une première version de cette communication a été présentée au Colloque franco-canadien de psychiatrie et de psychopathologie organisé par le GEPPSS et le CRISE sur le thème « Dépression et conduites suicidaires à l’adolescence » et tenu à Montréal les 19 et 20 juillet 2019.

Lire la suite du sommaire Perspectives Psy Volume 59 n. 3 (juillet-septembre 2020)

mardi 22 septembre 2020

NOUVEL OUTIL SUR INFOSUICIDE.ORG : Le Plan de sécurité en prévention du suicide

Nouveau sur Infosuicide :  Le Plan de sécurité en prévention du suicide.

N'hésitez pas à nous donner votre avis et remarques : info@infosuicide.org

"Pourquoi créer un plan de sécurité ?

Permalien vers:Plan de sécuritéLa meilleure stratégie pour éviter le passage à l’acte suicidaire reste la prévention.
Et élaborer un plan de sécurité peut permettre de prévenir le suicide et de s’aider le mieux possible à traverser une crise
suicidaire. Lire la suite

 https://www.infosuicide.org/guide/plan-de-securite/

lundi 4 mars 2019

USA "I Care Too" Prévenir le suicide avec l'aide des médecins urgentistes

Article "I Care Too: Preventing Suicide with the Help of Emergency Physicians,

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1er mars 2019 - En 2018, la Fondation américaine pour la prévention du suicide (AFSP) a noué un partenariat unique avec American College of Emergency Physicians (ACEP) afin de réduire le nombre de suicides aux États-Unis, en mettant notamment l'accent sur la prévention du suicide dans les services d'urgence.

On estime que plus du tiers (39%) des personnes décédées par suicide se rendent aux urgences l'année précédant leur décès. Le dépistage et les interventions de base en prévention du suicide peuvent donc constituer un filet de sécurité pour les patients à risque vus dans les services d'urgence. Les départements d’urgence offrent un cadre et une possibilité de sauver des vies. C’est l’un des domaines critiques du projet 2025 de l’AFSP, qui a pour objectif ambitieux de réduire le taux de suicide aux États-Unis de 20% d’ici à 2025.

Pour atteindre cet objectif, AFSP a sollicité l'aide de l'ACEP pour atteindre les départements d'urgence à travers le pays. ACEP est la société de spécialité médicale nationale représentant plus de 40 000 médecins et stagiaires en médecine d'urgence à travers les États-Unis. Par le biais de son personnel national et de ses 53 sections, ACEP s'est engagée à faire progresser les soins d'urgence par le biais de la formation continue, de la recherche et de l'éducation du public. En collaborant avec des organisations d'accréditation et professionnelles clés telles que l'ACEP, nous pouvons ensemble trouver des moyens de perfectionner les compétences et les actions spécifiques dans le cadre des urgences qui ont été démontrées pour réduire le risque de suicide et pour améliorer l'adoption du dépistage du suicide et de l'intervention préventive comme norme de référence. soin d'urgence.

Parmi les plus grands défis en matière de prévention du suicide dans les services d'urgence, il y a la nature de la visite à l'urgence et les exigences imposées au personnel des services d'urgence. Pensez à la dernière fois que vous avez visité un service d'urgence. Il y avait probablement une longue attente - plus longue que ce que vous auriez souhaité étant donné votre situation d'urgence - suivie d'une visite assez courte du médecin, car il y avait probablement beaucoup d'autres patients, tout comme vous, attendant patiemment. Quand une personne qui pourrait avoir des idées suicidaires entre dans le service des urgences - en particulier si les idées sont secondaires ou peut-être même sans lien avec la raison pour laquelle elles sont présentes - sans avoir une procédure rapide et facile à suivre pour évaluer le risque de suicide, un médecin ou une infirmière peut par inadvertance manquer ces signes avant-coureurs et une chance de soutenir la personne.

AFSP et ACEP ont décidé de surmonter ce défi en développant un outil de dépistage rapide du suicide et un outil d'intervention à l'usage des médecins d'urgence. ICAR2E (prononcé «I Care Too») est un outil en ligne librement disponible permettant de détecter les risques de suicide et de fournir des soins réduisant les risques au service des urgences. Le nom est un acronyme qui représente les étapes clés du processus:

Identify Suicide Risk (Identifier le risque de suicide)
Communicate (Communiquer)
Assess for Life Threats and Ensure Safety (Évaluer les menaces de mort et assurer la sécurité)
Risk Assessment (L'évaluation des risques)
Reduce the Risk (Réduire le risque)
Extend Care Beyond the Emergency Department Visit (Prolonger les soins au-delà de la visite à l'urgence)


L'outil ICAR2E a été développé dans l'esprit d'autres outils de service d'urgence à usage rapide créés par ACEP et utilisés par les médecins d'urgence. Il est structuré comme un ensemble de directives, fondées sur les dernières preuves scientifiques, avec des étapes claires à suivre pour aider à prévenir le suicide chez les patients. L'outil fournit également des liens vers des ressources supplémentaires que les urgentistes peuvent utiliser, telles que des formulaires de plan de sécurité et du matériel de suivi. Il est disponible gratuitement en ligne aujourd'hui, mais cet outil sera également disponible à l'avenir sous la forme d'une application interactive pour téléphone / tablette. Nous encourageons tous les urgenistes, infirmières et membres du personnel à explorer et à se familiariser avec l'outil gratuit ICAR2E, disponible dès maintenant à l'adresse: https://www.acep.org/iCar2e

Outre la création et le partage de l'outil ICAR2E, AFSP et ACEP ont entrepris de découvrir les départements d'urgence à travers le pays en utilisant leurs propres approches novatrices en matière de prévention du suicide. Ensemble, AFSP et ACEP ont lancé un prix national visant à identifier les «innovations en matière de prévention du suicide dans les soins de courte durée». Les candidats des services d’urgence et d’autres établissements de soins de courte durée (par exemple, les soins urgents) ont été encouragés à postuler, dans le but de mettre en évidence des approches novatrices partagées et reproduites, améliorant en fin de compte les soins et sauvant des vies partout dans le pays. Les lauréats - qui seront annoncés dans les mois à venir - seront invités à présenter leur programme aux dirigeants de l’AFSP et de l’ACEP, et figureront sur les sites Web des deux organisations. En outre, AFSP et ACEP prévoient d'ouvrir à nouveau le cycle d'attribution des marchés aux nouveaux candidats plus tard en 2019.


En nous concentrant sur la prévention du suicide dans les services d'urgence et grâce à cette formidable collaboration avec ACEP, nous estimons qu'il est possible de sauver plus de 1000 vies d'ici 2025. Chaque jour, avec chaque utilisation de l'outil ICAR2E et en découvrant de nouvelles approches en matière de prévention du suicide
Dans les départements d'urgence du pays, nous avons les meilleures chances de sauver des vies et d'atteindre notre objectif ambitieux d'ici 2025.

Pour plus d'informations sur le projet 2025, y compris un lien vers l'outil ICAR2E, cliquez ici.
http://www.afsp.org/project2025



https://afsp.org/i-care-too-preventing-suicide-with-the-help-of-emergency-physicians/