Influence du contexte social sur la santé mentale, au-delà des évidences
source Publié le 04/05/2017 http://www.jim.fr*
Réalisée par des chercheurs des universités de Coimbra et de Lisbonne (Portugal), une méta-analyse examine la place des « déterminants sociaux » dans les problématiques concernant la santé mentale (troubles psychiatriques ou suicides), à travers 150 études publiées entre 2004 et 2014 dans la littérature spécialisée et collectées dans les bases de données PubMed et Web of Science. Pouvant émaner a priori de « n’importe quel pays » (à condition d’être rédigées en anglais, en français, en portugais ou en espagnol), ces publications proviennent surtout, en pratique, d’Amérique du Nord (67 études), d’Europe (39 études) ou d’Asie (18 études), les autres régions du monde ne contribuant que pour une faible proportion (par exemple, l’Afrique n’est représentée que par 5 études).
Les auteurs constatent que « la plupart de ces 150 études mentionnent des liens entre au moins un facteur d’ordre sociodémographique ou économique et la santé mentale. » Il existe toutefois une grande disparité entre ces travaux (méthodologies, populations étudiées, variables considérées, pathologies psychiatriques en cause…) qui ne permet de tirer que des enseignements « de portée générale. » Parmi les principaux facteurs montrant une « association indépendante statistiquement significative » avec une mauvaise santé mentale, certains déterminants (d’emblée envisageables) sont confirmés : un faible niveau socio-économique, le chômage, un manque de soutien social. Mais cette enquête révèle aussi le rôle d’autres facteurs, moins évidents a priori : un faible niveau d’éducation, l’appartenance au sexe féminin, ou « la discrimination perçue » par les intéressés. Dans 69 études sur 150 (soit 46 %), on observe des associations entre des facteurs régionaux et la santé mentale : « conditions socioéconomiques du quartier, environnement, problèmes de voisinage, composition ethnique. »
Dans la mesure où cette recherche illustre l’importance de tels facteurs sociaux dans le déclenchement et la persistance des maladies mentales, les auteurs estiment qu’elle souligne par conséquent « la nécessité d’une action politique et d’interventions efficaces pour améliorer les conditions de la vie quotidienne » et, in fine, la santé mentale des populations.
Dr Alain Cohen
Références
Silva M et coll.: Social determinants of mental health: a review of the evidence. Eur. J Psychiatry, 2016; 30(4): 259–292. http://scielo.isciii.es/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0213-61632016000400004
* http://www.jim.fr/medecin/actualites/medicale/21_psy/e-docs/influence_du_contexte_social_sur_la_sante_mentale_au_dela_des_evidences_165280/document_actu_med.phtml
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mardi 9 mai 2017
vendredi 15 janvier 2016
ETUDE RECHERCHE PORTUGAL taux de suicide et le cycle économique au Portugal (1910-2013)
Article Plus
que de simples chiffres: taux de suicide et le cycle économique au
Portugal (1910-2013)
Titre original "More than just numbers: Suicide rates and the economic cycle in Portugal (1910–2013)"
João Pereira dos Santosa, b, , , Mariana Tavaresa, Pedro Pita Barrosa, c
a Universidade Nova de Lisboa – NOVA School of Business and Economics, Campus de Campolide, 1099-032 Lisbon, Portugal
b Kiel Institute for the World Economy, Germany
c Centre for Economic Policy Research, United Kingdom
joao.santos@novasbe.ptdisponible en ligne le 8 Janvier 2016 Moins doi: 10.1016 /j.asmph.2015.11.004
Points forts• Étude de la relation entre les taux de suicide et la production portugaise.• données sur plus d'un siècle avec l'analyse de plusieurs événements économiques, sociaux et politiques.• Les taux de suicide ont tendance à augmenter considérablement pendant les périodes de récessions.• En général, les hommes sont plus sensibles aux fluctuations du PIB que les femmes.• Les hommes réagissent plus, en moyenne, à des événements de guerre.• Les femmes sont plus touchées par les événements liés à la stabilité sociale.abstrait"Les
suicides sont une préoccupation majeure pour la santé publique en premier lieu et
avant tout parce qu'ils sont une cause évitable de mort. En outre, ils peuvent être un indicateur de la satisfaction émotionnelle autodéclarée et un bon marqueur de bien-être global.Dans
cette étude, nous examinons comment les différents aspects économiques
et sociaux touchent le taux de suicide portugais depuis plus de cent ans
(1910-2013). Nous
plaçons cet exercice dans le contexte historique spécifique du XX e
siècle et au début du XXI au Portugal, en soulignant le rôle des
récessions économiques et expansions. Contrôlant les aspects comme les guerres, la disponibilité des soins de santé,
l'instabilité politique et les changements démographiques, nous
constatons une forte association entre une baisse du taux de la
production réelle de croissance et une augmentation des taux de suicide
pour l'ensemble de la population. À
cet égard, tandis que les taux de suicide chez les hommes sont
non-négligeablement influencés par les crises économiques, les taux de
suicide des femmes sont en général plus sensibles à un environnement
politique et économique plus ouvert.
Nos conclusions préconisent que, pendant les récessions, les réponses de santé publique doivent être considérées comme un élément essentiel de la prévention du suicide."
info tirée de et acces étude en ligne http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352827315000130
Titre original "More than just numbers: Suicide rates and the economic cycle in Portugal (1910–2013)"
João Pereira dos Santosa, b, , , Mariana Tavaresa, Pedro Pita Barrosa, c
a Universidade Nova de Lisboa – NOVA School of Business and Economics, Campus de Campolide, 1099-032 Lisbon, Portugal
b Kiel Institute for the World Economy, Germany
c Centre for Economic Policy Research, United Kingdom
joao.santos@novasbe.ptdisponible en ligne le 8 Janvier 2016 Moins doi: 10.1016 /j.asmph.2015.11.004
dans SSM - Population Health Available online 8 January 2016 Open Access
In Press, Uncorrected Proof
Nos conclusions préconisent que, pendant les récessions, les réponses de santé publique doivent être considérées comme un élément essentiel de la prévention du suicide."
info tirée de et acces étude en ligne http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352827315000130
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