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mardi 9 novembre 2021

INITIATIVE MOBILISATION Retour sur la participation de Marjorie Vandenkerkhove au Marathon 2021 au profit de Suicide Écoute

Retour sur la participation de Marjorie Vandenkerkhove au Marathon 2021 au profit de Suicide Écoute
source Par Suicide Écoute - Publié le 8 novembre 2021  https://www.carenews.com/suicide-ecoute*

4 heures 23 minutes et 44 secondes : c’est dans ce temps que Marjorie a achevé l’édition 2021 du Marathon de Paris. Au-delà de cette remarquable performance, Marjorie a décidé de courir pour soutenir Suicide Écoute et pour faire passer « un message d’espoir pour les personnes qui ont perdu un proche par suicide et qui pensent ne jamais pouvoir sortir de ce chagrin, difficilement compréhensible par les autres ».

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Marjorie court lors du Marathon 2021

Suicide Écoute : Marjorie, qu’est-ce qui vous a motivé à vous impliquer auprès de l’association Suicide Écoute via une participation au Marathon de Paris le 17 octobre dernier ?

Marjorie Vandenkerkhove : J’ai été touchée personnellement par le suicide d’un proche. Cela a donné un but à ma participation et une motivation supplémentaire. Face à cette situation douloureuse, les proches sont souvent démunis. Moi je me suis sentie démunie alors j’ai voulu agir. C’est pour cela que j’ai pris contact avec l’association et également rencontré des bénévoles. Alors j’ai mis en place une cagnotte sur HelloAsso pour récolter des dons et donner la totalité à l’association. Je voulais contribuer de la meilleure des manières.
 

SE : Comment vous êtes-vous préparée ?

MV : Je me suis mise à courir il y’a moins d’1 an. Courir sans avoir de but ça ne m’allait pas : c’est comme ça que m’est venue l’idée d’un marathon. Mon ami Thibault m’a présenté un de ses amis qui faisait de la course. Cette personne m’a aidée dans ma préparation et je m’entraînais entre 3 à 4 fois par semaine ce qui m’a permis d’acquérir une certaine discipline. Ce qui m’a aidé aussi, ce sont les nombreux messages de soutien reçus durant cette période. Les encouragements et les gens qui participaient à la cagnotte m’ont fait prendre conscience je n’étais pas seule dans le projet. J’ai eu du soutien à tous les niveaux : avec les dons, les commentaires, les relais de ma cagnotte sur les réseaux. Cela m’a fait comprendre que je pouvais toucher les gens et faire de la prévention autour de la question du suicide. Le fait d’en parler avec ce projet, c’était aussi pour faire en sorte que le suicide ne soit pas un tabou. Il ne faut pas avoir honte d’en parler, ne pas avoir honte de dire : « J’ai perdu mon Papa qui est décédé d’un suicide ». Je veux que les gens aient plus de facilité à en parler.

SE : Quel message souhaitez-vous faire passer aux personnes qui veulent s’impliquer dans la prévention du suicide ?

MV : Ce que je veux leur dire c’est que s’engager permet de se relever. On peut transformer un événement traumatique en quelque chose de positif. Et surtout ce que je veux dire c’est qu’il ne faut pas avoir honte de parler. Je sais que pour les proches, c’est difficile d’en parler et c’est plus compliqué d’être soutenu. Il n’y a pas beaucoup de choses mises en place et on a l’impression que les gens qui n’ont pas vécu cette situation ne peuvent pas comprendre. On a le sentiment d’être seul et c’est compliqué d’en discuter. Mais, il faut garder espoir : on n’est pas seul dans ces situations. Beaucoup de gens sont touchés et même si on passe par un moment difficile, il faut parler. Le chemin est parfois long et compliqué, mais peut donner une force qu’on aurait peut-être jamais eue. Une force qui nous fait faire des choses qu’on aurait peut-être jamais faites, comme courir un marathon.

L’ensemble des bénévoles de Suicide Écoute félicite chaleureusement Marjorie et la remercie pour son engagement précieux !


Suicide Écoute
Suicide Écoute est une association fondée en 1994 par un groupe de bénévoles expérimentés dans l'écoute de personnes en souffrance psychologique. Son action se consacre entièrement à la prévention du suicide. L’association propose une écoute anonyme, apolitique et aconfessionnelle, 24 heures sur ...
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lundi 12 avril 2021

Suicides d’internes en médecine : “variables d’ajustement de l’hôpital”, ils se disent épuisés et harcelés

Suicides d’internes en médecine : “variables d’ajustement de l’hôpital”, ils se disent épuisés et harcelés

Il est temps qu’on en parle”, souffle le président du bureau des internes au CHU d’Amiens, alors que 5 médecins en formation se sont suicidés depuis le début de l’année en France, selon une intersyndicale.

1 mort tous les 18 jours. Depuis le 1er janvier en France, 5 internes en médecine se sont suicidés, selon l'Intersyndicale nationale des internes (ISNI), qui lance une campagne de sensibilisation du grand public avec le hashtag #ProtegeTonInterne.

À la fois en bas de l’échelle et en première ligne, ces médecins en formation (au moins dans leur 6e année d’études), dont les patients ne remarquent pas forcément le statut, contribuent largement au fonctionnement de tous les services hospitaliers.

Largement ? Peut-être trop. Et parfois trop seuls. Désarmés face à la douleur des patients, mais aussi au harcèlement d’un collègue pervers ou, pire, à celui d’un supérieur, capable de briser leur avenir professionnel.

Surcharge de travail et impréparation mentale

La Covid-19 a mis les hôpitaux et leurs médecins, hospitaliers comme internes, sous une tension extrême. Or, comme toute crise, celle-ci semble avoir décuplé les inégalités préexistantes.

Au CHU d’Amiens, "cela fait un an que nous sommes la variable d’ajustement de l’hôpital pour boucher les trous d’organisation et le manque de personnel", dénonce Julien Hudelo, président du bureau des internes.

L’hôpital est une zone de non-droit, la loi n’est pas appliquée. Des médecins en formation, qui travaillaient déjà 58 heures en moyenne, vont maintenant jusqu’à 90 heures et sont régulièrement laissés tout seuls à faire tourner un service, sans chef pour les encadrer, dans des situations extrêmement difficiles.

Julien Hudelo

Dans une enquête de l’ISNI en 2017, les jeunes médecins déclaraient à 66% souffrir de troubles anxieux, 28% présenter de symptômes de dépression, 24% avoir des idées suicidaires et 3,8% (soit 738 personnes) avoir même déjà tenté de se suicider.

 Pourtant, la récente enquête de l’Université Picardie-Jules Verne (UPJV) sur la souffrance de ses étudiants en cette année de confinement concluait que les étudiants de l'UFR de médecine (les internes n'ont pas été sondés spécifiquement) étaient un peu moins touchés que la moyenne des étudiants de l'université, que ce soit par la détresse (69% contre 72%), la dépression (29% contre 33%) ou les idées suicidaires (11% contre 19%).

"Il y a d’autres filières dures", souligne un interne ayant exercé en unité Covid. Mais le problème est réel et structurel. Un sondage mené au sein d'une promotion en 2018, avant la crise sanitaire, et remis à l'UPJV et au CHU d'Amiens,  révélait des résultats dans les mêmes proportions qu’au niveau national. 

Au-delà de la charge de travail, il y a sa nature, selon l'interne : "En France, nous ne sommes pas suffisamment formés à la relation au patient, à la mort. Moi, aux urgences, j’en ai beaucoup souffert."

Harcèlement... et peur pour sa carrière

Ce sondage comportait un second volet sur le harcèlement sexuel. Selon nos informations, de nombreuses femmes rapportaient des agressions sexuelles, non sanctionnées. "Beaucoup de médecins sont intouchables car difficilement remplaçables", observe amèrement un interne. 

Le bureau des internes du CHU d’Amiens n’a connaissance d’aucune plainte déposée récemment pour harcèlement. En revanche, "quelques cas" de harcèlement moral sont examinés en interne, avec la direction.

J’ai une jeune qui vient de commencer son internat et qui est régulièrement taxée d’incompétence par des collègues. Ce sont des comportements agressifs, des refus de prise en charge avec elle, etc. L’équipe médicale et ses supérieurs la soutiennent, elle est entourée. Mais on doit faire attention aux situations plus complexes, où c’est le supérieur hiérarchique qui harcèle, menace de ne pas valider le stage, de ne retrouver aucun poste dans la région. C’est arrivé ailleurs. Et si l’agresseur est dans la hiérarchie, on est isolé...

Julien Hudelo

"Les faits existent, on a toujours eu du harcèlement à l’hôpital", abonde la docteur Delphine Guérin, directrice du Service de santé universitaire (SSU) de l’UPJV, une structure "indépendante" qui accueille tous les étudiants en difficulté morale. "L’agresseur n’est pas forcément chef, cela peut être un infirmier, un leader au sein d’une équipe avec une posture de pervers, qui va s’attaquer à une personne et se comporter très différemment avec les autres", analyse-t-elle.

La directrice du SSU se réjouit de "la libération de la parole" à l’oeuvre dans la société, mais constate qu’elle reste ici limitée : "Quand vous êtes interne, vous devez valider vos semestres, donc certains se taisent et, quand ils viennent nous voir, nous demandent de ne pas faire remonter la situation."

Quelles solutions ?

Contre l’épuisement des internes, l’ISNI a pour première revendication l’application de la loi, avec un décompte horaire du temps de travail plutôt qu’à la mi-journée. Un discours difficile à entendre sur le terrain par les médecins plus installés : "Quand on cherche à améliorer les choses, on nous répond “oui mais de mon temps c’était bien pire, arrêtez de râler !”", raconte Julien Hudelo.

Pour mieux préparer les étudiants, l’Association santé mentale étudiants (ASMES) d’Amiens propose des ateliers sur la relation avec le patient, avec une comédienne en improvisation et une psychologue.

Sur le terrain du harcèlement, "les choses avancent" au CHU d’Amiens, assure le président du bureau des internes. Il travaille depuis deux mois avec la direction à la création d’une cellule harcèlement, impulsée initialement pour l’égalité femmes-hommes, mais qui s’appliquera finalement à tous les niveaux des relations professionnelles.

Affiches placardées au CHU d'Amiens en 2018.
Affiches placardées au CHU d'Amiens en 2018. © ASMES Amiens

Les directions d’hôpitaux ont une grande responsabilité. "Il y a des services en France où les managers sont passés à une gestion bienveillante, en empathie, ça fonctionne très bien ; et d’autres qui restent sur un management ancien, violent", analyse Delphine Guérin.

Le SSU a lui aussi ouvert sa cellule contre le harcèlement et les discriminations. Par ailleurs, sa directrice participe à une commission regroupant des représentants de chaque école et UFR ayant des étudiants stagiaires à l’hôpital, chargée précisément de prévenir les situations de harcèlement.

Mais au sommet de l’État, "le ministre est dans le mutisme absolu, selon Gaëtan Casanova, président de l’ISNI. On n’a aucun lien, même par personne interposée, on ne sait même pas s’il est au courant de ce qu’il se passe !" Et l’intersyndicale de souligner qu’aujourd’hui, "77% des jeunes médecins fuient l’hôpital public". Si ce n’est la médecine tout court. 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/suicides-d-internes-en-medecine-variables-d-ajustement-de-l-hopital-ils-se-disent-epuises-et-harceles-2038018.html

jeudi 31 octobre 2019

Lilian Renaud, vainqueur de The Voice 4. "Quoi de plus beau"

Lilian Renaud, vainqueur de The Voice 4. Avec sa chanson "Quoi de plus beau", Lilian Renaud évoque les difficultés auxquelles sont confrontés les agricutleur.rice.s 




mardi 24 septembre 2019

GRAND EST SOLIDARITÉ « Plus de 100 pas d’espoir » contre le suicide

SOLIDARITÉ « Plus de 100 pas d’espoir » contre le suicide
Le Mulhousien d’origine Jean-Baptiste Feist s’est lancé ce lundi dans une marche de Saverne à Thann. Cette action, « Plus de 100 pas d’espoir pour Sepia », vise à briser l’isolement et soutenir l’action de cette association de prévention du suicide.
24/09/2019
Jean-Baptiste Feist, au départ de sa randonnée de douze jours, ce lundi à Saverne, revêtu du tee-shirt créé spécialement pour cette action. Photo Camille Feist

Une marche a toujours un but, fait valoir Jean-Baptiste Feist. Il souhaite en plus « donner un sens » à celle dans laquelle il s’est lancé, ce lundi matin au départ de Saverne, pour douze jours à travers l’Alsace, jusqu’à Thann. En l’occurrence mettre en avant la prévention d’une cause « sensible » qui lui tient à cœur, celle du suicide, concernant « une personne toutes les 40 secondes, soit 804 000 personnes par an, sur l’année 2012, selon l’Organisation mondiale de la santé », comme il le détaille sur les réseaux sociaux.

« Le voyage et la marche remplacent la morosité par la curiosité »

En partenariat avec l’association Sepia (Suicide écoute prévention intervention auprès des ados), ce Mulhousien d’origine, âgé de 32 ans, espère encourager « des personnes qui ont peut-être besoin d’extérioriser leur détresse et briser leur isolement », mais aussi faire passer le message que « la marche et le voyage aident énormément ». C’est ainsi que lui a réussi à « prendre du recul » alors que dans son enfance, il a été marqué par le suicide en peu de temps de deux de ses proches, ceux de son père et de son parrain. « Cela a changé mon adolescence. Ces années ont été difficiles. J’étais en révolte. Je ne trouvais pas d’explication », se souvient Jean-Baptiste Feist. « Le voyage et la marche permettent de changer d’air et de penser calmement. Ce sont des formes de thérapie qui remplacent la morosité par la curiosité. Et quand la curiosité est là, il y a l’envie d’avancer, il y a de l’espoir. J’ai pu mettre des mots sur des manques et m’en sortir. »

De fait, sans être, estime-t-il, un grand marcheur, il a effectué « plusieurs treks en Indonésie ». Et il a voyagé, en commençant par le Canada, « le pays du hockey sur glace » dont il rêvait, au terme de ses études en techniques de commercialisation à l’IUT Colmar. Puis, après une licence professionnelle effectuée en alternance dans une entreprise du bâtiment en Alsace, il est reparti, il y a six ans, pour l’Australie, où il est désormais responsable d’un magasin de vins et spiritueux, au sud de Perth.

Il a plaisir à revenir régulièrement en France, pour se « raccrocher aux racines, à la famille et aux traditions » qu’il apprécie. Et c’est à cette occasion qu’il a eu l’initiative de ce projet, initialement sportif et finalement aussi solidaire, baptisé « Plus de 100 pas d’espoir pour Sepia ». Depuis ce lundi, ceux qui le souhaitent peuvent consulter son itinéraire de 292 km sur la page Facebook de l’événement et l’accompagner, sans qu’il y ait d’encadrement particulier, le temps d’une étape le long du beau GR5. « Quand je vois la réactivité sur les réseaux sociaux, ça fait plaisir ! », sourit Jean-Baptiste Feist. Pour ceux qui ne le rejoignent pas sur les sentiers, il est aussi possible de soutenir l’action de prévention de Sepia à travers la collecte de fonds qu’il a lancée sur internet.

AIDER Sur le site : www.gofundme.com/f/100-pas-pour-sepia

jeudi 8 août 2019

USA Un agriculteur fait de la prévention au suicide dans son champ de maïs transformé en labyrinthe !

Un agriculteur fait de la prévention au suicide dans son champ de maïs transformé en labyrinthe

Chaque année John Gavin, un agriculteur du winconsin taille un labyrinthe dans les 4 hectares de son champs de mais



La ferme de Govin à Menomonie, WI, a construit son labyrinthe de maïs cette année pour aider à "faire une différence dans la vie de quelqu'un et à comprendre qu'il est important!"

Le labyrinthe de maïs de Govin 2019 présente le numéro de téléphone de la ligne d'assistance pour la prévention du suicide avec les mots "votre vie compte" dans le champ du maïs.

Le propriétaire de la ferme, John Govin, a déclaré à : " Tout le monde est la personne la plus importante ... si nous pouvons changer les choses si nous sauvons une vie cet automne ... cela en vaut la peine. "

Le labyrinthe de maïs ouvrira le 21 septembre et comportera également un espace pour enfants sur le thème de la lutte contre l'intimidation.

La ligne de vie de prévention du suicide est 1-800-273-8255.

lundi 8 juillet 2019

CANADA QUEBEC Une Inuite lutte à vélo contre le suicide chez les Autochtones

Une Inuite lutte à vélo contre le suicide chez les Autochtones
Étienne Paré - Agence QMI
https://www.tvanouvelles.ca* Publié le 7 juillet 2019
Une jeune Inuite du Québec fait présentement le tour du Canada, en partie à vélo, afin de sensibiliser la population au problème endémique du suicide chez les Autochtones.
Partie le 16 juin dernier de Victoria, en Colombie-Britannique, Hannah Tooktoo, qui étudie en art visuel au Collège Dawson à Montréal, ne se considère étonnamment pas comme une grande sportive.
Des 100 km qu’elle parcourt par jour, Hannah Tooktoo insiste pourtant pour en faire le plus possible à bicyclette, même si cela l’épuise.
«Je veux montrer aux jeunes de ma communauté que c’est possible de continuer son chemin malgré les montagnes, qui symbolisent bien les embûches que nous avons dû traverser à travers l’histoire : la colonisation, la christianisation, la discrimination...», a illustré la jeune femme de 24 ans en entrevue téléphonique avec l’Agence QMI.
Seule au bout milieu de la Saskatchewan dimanche soir, Hannah Tooktoo a du mal à capter le réseau avec son cellulaire. Elle ne s’en plaint pas: elle aime ces moments de solitude que lui procure son périple.
«C’est l’occasion pour moi de réfléchir aux gens que j’ai perdus depuis que je suis jeune. Chaque personne de ma communauté qui meurt, c’est un deuil pour moi», a confié la jeune femme originaire de Kuujjuaq, dans le Nord-du-Québec.
Au bout du fil, on la sent soudainement émotive lorsqu’elle aborde le suicide, un problème criant chez les Premières nations et les Inuits.
Des chiffres à glacer le sang
Une étude publiée le mois dernier par Statistique Canada indiquait que le taux de suicide chez les membres des premières nations est trois fois plus élevé par rapport à celui de la population non autochtone. Pour les Inuit, la situation est encore plus catastrophique. Ils sont neuf fois plus à risque de commettre l’irréparable.
«Ils ne se tuent pas parce qu’ils ont envie de mourir. Ils tuent leur souffrance», croit Hannah Tooktoo.
En traversant le Canada, la jeune femme en profite pour rencontrer les chefs de bande partout où elle passe afin d’en connaître plus sur leur plan de lutte contre le suicide.
Mobiliser la population
Dans les prochaines semaines, elle veut aussi mobiliser les non-autochtones, qui font partie de la solution, selon elle.
«Il manque de service dans toutes les communautés! À Kuujjuaq, par exemple, les travailleurs sociaux ne sont là que quelques jours alors que les besoins sont criants. Il faut que tout le monde, pas juste les Autochtones, ait voir leur député pour dire qu’il faut que ça change», a plaidé celle qui prévoit revenir à Montréal le 8 août.
https://www.tvanouvelles.ca/2019/07/07/une-inuite-lutte-a-velo-contre-le-suicide-chez-les-autochtones

vendredi 5 juillet 2019

« Au nom de la terre », d'Edouard Bergeon, un film sur le suicide de paysans



Le Monde (site web)
vendredi 5 juillet 2019 
« Au nom de la terre » : Emotions à Marmande face à un film sur le suicide de paysans
Béatrice Gurrey« Au nom de la terre », d'Edouard Bergeon, était projeté en avant-première à Marmande.
Quand la lumière se rallume au cinéma Le Plaza de Marmande (Lot-et-Garonne), jeudi 4 juillet, pour la projection en avant-première d' Au nom de la terre, un film qui sortira le 25 septembre, les spectateurs sont nombreux à essuyer leurs larmes. Le réalisateur , Edouard Bergeon, 36 ans, explique l'enchaînement de circonstances qui l'ont conduit à écrire cette fiction inspirée de son histoire familiale.
Son père, Christian Bergeon, un éleveur fils et petit-fils de paysans, incarné par Guillaume Canet, s'est suicidé en 1999 d'une manière terrible et, pourrait-on dire, militante. A l'origine journaliste, Edouard Bergeon a déjà tourné un documentaire de quatre-vingt-dix minutes, Les Fils de la terre, diffusé en 2012 sur France 2, qui retraçait l'itinéraire d'un producteur de lait du Lot, pris dans un engrenage infernal et banal : pressions de la banque, surendettement, surcharge de travail, dépression...

Au nom de la terre - Un film d'Edouard Bergeon, avec Guillaume Canet - Bande-annonce

On sait comment l'histoire se termine assez souvent. L'éleveur, Sébastien Itard, en dépôt de bilan, avait fait une tentative de suicide pendant le tournage qui avait duré quatorze mois. « Il va beaucoup mieux et a converti son exploitation au bio », se réjouit Edouard Bergeon. C'est ce documentaire qui tombe un jour sous les yeux d'un producteur de cinéma, Christophe Rossignon ( La Haine, Welcome, La Loi du marché ), lui-même fils et frère d'agriculteurs. Il invite aussitôt le documentariste à déjeuner. La suite est connue.
Guillaume Canet, très impliqué
Hasard supplémentaire, Guillaume Canet, touché par le documentaire, lui propose de produire une fiction qu'il réaliserait lui-même sur le suicide des paysans. « Le film est déjà écrit », s'entend répondre l'acteur et réalisateur, qui accepte aussitôt de jouer le rôle principal. « Les planètes se sont alignées , commente Edouard Bergeon. Rufus, que je souhaitais pour incarner mon grand-père, , un patriarche sans pitié, a dit oui aussi. » Tout comme l'actrice anversoise Veerle Baetens (la mère) et Anthony Bajon, 25 ans, qui interprète le fils, Edouard Bergeon adolescent.
Le film a été montré pour la première fois le 17 juin à Vizille, dans l'Isère, où a démarré, dit-on, la Révolution française. Un symbole soigneusement choisi. Pour la dernière projection en avant-première à Trégueux (Côtes-d'Armor), le 9 juillet, Guillaume Canet sera présent et s'implique avec détermination dans cette cause. A Marmande, jeudi, c'est Patrick Maurin, conseiller municipal de la ville et surtout promoteur des « marches citoyennes » pour alerter l'opinion et les pouvoirs publics sur le suicide des paysans, qui a accueilli Edouard Bergeon en partenaire.
Deux autres « marcheurs », jeunes députés de La République en marche (LRM) assistaient à la projection, Alexandre Freschi (Lot-et-Garonne) et Sacha Houlié (Vienne). Ils ont pu constater à quel point le film provoquait un « effet miroir », comme l'a dit un spectateur : « C'est notre vie. C'est exactement ça. Et on est à un point de non-retour. » Une femme a ajouté qu'il faudrait « au moins deux générations pour changer la donne ». Dans les campagnes, certains semblent résolus à ne plus mourir en silence.
This article appeared in Le Monde (site web)
Also published in July 6, 2019 -


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HISTORIQUE DU POST 26/02/2019


Salon de l'Agriculture: Guillaume Canet tire la sonnette d'alarme sur le suicide des agriculteurs
L'acteur français dénonce une "non-assistance à personne en danger". La rédaction du HuffPost
Salon de l'Agriculture: Guillaume Canet tire la sonnette d'alarme sur le suicide des agriculteurs
Capture Public Sénat
Salon de l'Agriculture: Guillaume Canet tire la sonnette d'alarme sur le suicide des agriculteurs
PEOPLE - Guillaume Canet s'est invité au Salon de l'Agriculture, ce samedi 23 février. Objectif affiché par l'acteur français, tirer la sonnette d'alarme sur le mal-être des agriculteurs de l'Hexagone, après le tournage du film "Au nom de la terre" réalisé par Édouard Bergeon, a-t-il expliqué au micro de Public Sénat.
"C'est un sujet très très fort qui m'a bouleversé, au-delà du fait que j'ai grandi à la campagne, parmi les chevaux, avec un père qui a fait de l'élevage, avec des agriculteurs", a-t-il expliqué. "J'ai découvert une triste réalité qui fait qu'aujourd'hui, un jour sur deux, il y a un agriculteur qui se suicide en France. C'est un chiffre totalement insupportable".
Guillaume Canet indique ainsi apporter son soutien à l'association Solidarité paysans. "On parle de gens qui nous nourrissent et qui sont plus qu'en difficulté", assène-t-il. "C'est de la non-assistance à personne en danger, clairement".
https://www.huffingtonpost.fr/2019/02/23/salon-de-lagriculture-guillaume-canet-tire-la-sonnette-dalarme-sur-le-suicide-des-agriculteurs_a_23676525/

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L’acteur Guillaume Canet s’engage pour les agriculteurs en détresse
23/02/2019 https://www.publicsenat.fr/*




L’acteur appelle à soutenir l’association Solidarité paysans. « Un jour sur deux, un agriculteur se suicide en France » alerte Guillaume Canet depuis le Salon de l’agriculture. « C’est plus qu’important. On parle de gens qui nous nourrissent ».
Par Public Sénat



L’acteur Guillaume Canet s’engage pour soutenir les agriculteurs en souffrance. C’est le tournage récent du film d’Edouard Bergeon, « au nom de la terre », qui l’a sensibilisé au sujet. « J’ai découvert une triste réalité, qui est qu’un jour sur deux, un agriculteur se suicide en France » souligne l’acteur au micro de Public Sénat, depuis les allées du Salon de l’agriculture. « J’ai eu envie de me mobiliser » explique Guillaume Canet, en soutenant « l’association Solidarité paysans ».
« C’est plus qu’important. On parle de gens qui nous nourrissent. Et qui sont plus qu’en difficulté. C’est de la non-assistance à personne en danger » insiste Guillaume Canet, qui a « grandi à la campagne parmi les chevaux et avec les agriculteurs ». A ses côtés, d’Edouard Bergeon rappelle qu’« un tiers des paysans gagne moins de 350 euros par mois ».
« J’encourage tout le monde à aller sur solidaritépaysans.org pour faire un don ou se renseigner » demande l’acteur. Il ajoute : « Ça fait très longtemps qu’on attend l’action des politiques. J’y crois. Mais les politiques doivent prendre conscience aussi que c’est une dure réalité ».
https://www.publicsenat.fr/article/societe/l-acteur-guillaume-canet-s-engage-pour-les-agriculteurs-en-detresse-138309

lundi 24 juin 2019

4e promotion du DIU «Soigner les soignants» Des professionnels de santé s'engagent pour aider ses confrères et faire bouger les lignes

Burn out
4e promotion du DIU «Soigner les soignants»
Des professionnels de santé s'engagent pour aider ses confrères et faire bouger les lignes
Le Quotidien du Médecin *
Article, lundi 24 juin 2019

Santé du praticien

« Le Quotidien » a été à la rencontre de la quatrième promotion d'étudiants du DIU « Soigner les soignants » et de leurs professeurs. Si tous affichent le souhait d'aider leurs confrères, ils imaginent aussi que la multiplication des professionnels formés pourra contribuer à faire changer le regard sur les soignants, à mieux faire reconnaître leurs difficultés et à instaurer un cercle vertueux dès les premières années d'études.



Lorsque le DIU Soigner les soignants a été proposé en 2015, la plupart des étudiants avaient - tout comme leurs enseignants - une sensibilité particulière pour ce sujet, du fait soit de leur parcours personnel soit d'une implication ordinale ou au sein des URPS. Quatre années plus tard, le DIU fait toujours de plein d'étudiants et les inscriptions pour la 5e session ont déjà débuté.

Invité à une des sessions de formation, le « Quotidien » a rencontré les coordonnateurs du DIU, le Pr Eric Galam et le Dr Jean-Jacques Ormières et la quatrième promotion d'étudiants.

Les infatigables coordonnateurs mettent en avant l'aspect novateur d'une formation dont ils estiment même qu'elle permet de définir chaque jour les contours d'un nouveau métier et d'une nouvelle spécialité médicale. Comme l'explique le Pr Eric Galam, « grâce à nos étudiants, nous en explorons les différentes facettes. Et la pluriprofesionnalité de la promotion actuelle d'étudiants (IDE, psychologues, pédicure-podologue...) nous enrichit encore » .

Interrogés sur leurs motivations à s'inscrire, les participants de cette première promotion pluridisciplinaire se montrent portés par les mêmes buts que leurs confrères des promotions précédentes : éviter de revivre un drame personnel, proposer de l'aide aux confrères. Mais - et c'est nouveau - l'idée de vouloir faire changer le regard des autres sur les professions de santé, en particulier exercées à titre libéral, devient un axe majeur.

Un curriculum privé

C'est parce que sa patientèle était constituée à 60 % de soignants et qu'il a perdu un confrère proche d'un suicide, que le Dr Jean-Jacques Ormières, coordinateur du DIU, a choisi de s'impliquer dans la mise en place d'une formation de soignant de soignants. La perte d'un confrère est aussi mise en avant par certains des étudiants de la promotion 2019. « J'ai perdu l'une de mes collègues qui s'est suicidée dans son cabinet » , dit l'un. « J'ai vécu personnellement le suicide d'un interne héroïnomane... », avance l'autre.

Pour le Pr Eric Galam, former des soignants qui soient capables d'aider et d'accompagner d'autres soignants peut permettre d'éviter que des pairs deviennent « malades » à cause de leur travail et quittent leur fonction de soignant (comme c'est le cas de beaucoup d'IDE actuellement).

De ce point de vue, les étudiants sont au diapason de leurs formateurs : ils ont envie de transmettre, de prévenir, d'accompagner, d'apporter une aide adaptée... Et pour cela, ils cherchent à disposer de réseaux et d'outils utilisables au quotidien quand ils doivent - souvent en urgence - proposer une aide à un confrère en difficulté aiguë ou chronique.

Souffrance ressentie

Si certains étudiants mettent en avant leurs difficultés personnelles (pressions administratives de la CPAM, par exemple), ils ont tous pour finalité d'aider avant tout l'autre. Ce dernier étant aussi le miroir de leurs propres difficultés voire souffrances au travail : maltraitance médiatique, agressivité verbale, physique ou virtuelle...

C'est en faisant prendre conscience aux confrères qu'ils souffrent et ne doivent plus travailler dans la souffrance que les lignes pourront peut-être bouger, espèrent certains étudiants : « Les soignants ne peuvent plus être des victimes d'une société qui les maltraite avec la complicité des pouvoirs publics. Nous ne devons plus nous laisser faire et nous devons changer le regard de la société sur notre fonction » , explique l'un d'eux.

Un engagement ordinal ou au sein des URPS

L'engagement vis-à-vis des confrères par le biais du tissu local des Ordres ou des URPS a été, depuis la première promotion du DIU, un élément de motivation essentiel des inscrits au DIU. C'est aussi le cas des initiateurs de la formation et d'une grande part des formateurs qui reconnaissent néanmoins qu'à ce jour les pistes d'action proposées restent centrées sur la prévention secondaire et tertiaire. Ils imaginent que dans les prochaines années une sensibilisation à la prévention primaire sera essentielle et qu'elle pourra être portée par les Ordres et les URPS.

Une partie importante des étudiants a d'ailleurs été sensibilisée à l'exigence du DIU dans le cadre de leur activité auprès de leurs confrères. Comme l'explique le Dr Jean-Jacques Ormières, « les changements actuels dans l'organisation des soins sont à l'origine d'une pathologie psychosociale d'adaptation au changement : les représentants des soignants ne doivent plus seulement aider leurs confères en difficultés, ils doivent aussi proposer des pistes de prévention en amont avant même que la souffrance s'installe ».

https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2019/06/24/des-professionnels-de-sante-sengagent-pour-aider-ses-confreres-et-faire-bouger-les-lignes_870172

jeudi 9 mai 2019

Finistère Centre Morlaix Elle veut libérer la parole autour du suicide

Elle veut libérer la parole autour du suicide
Ouest-France
Finistère Centre 
Morlaix, mardi 7 mai 2019 472 words, p. Centre-Finistère_19

Florence Corlu, danseuse et femme de théâtre avec Roxane Prigent, en charge de la communication du projet La résonance du suicide chez les proches.
Ouest-France Florence Corlu, danseuse et femme de théâtre avec Roxane Prigent, en charge de la communication du projet La résonance du suicide chez les proches

Florence Corlu a été confrontée au suicide de son compagnon. Elle recherche des fonds pour sa conférence dansée créée à partir de témoignages de personnes qui ont vécu la même chose.


L’idée

Les chiffres publiés récemment par Santé publique France sont sans appel : la Bretagne est toujours la région de France qui compte le plus de suicides par an (24,7 pour 100 000 habitants). 450 proches sont touchés par ces disparitions, chaque année « À chaque fois, ce sont sept proches qui sont directement impactés et détruits, et vingt-cinq personnes qui sont endeuillées. » Ces chiffres, Florence Corlu les connaît par cœur. « Le suicide et la souffrance qui en résulte ne sont pas des fatalités… Encore faut-il briser le tabou qui entoure cette question. »

Florence a été directement concernée lors du suicide de son mari, décédé en juin 2012. Elle explique : « Ce que j’ai vécu, je l’ai ressenti très fortement dans mon corps meurtri. C’est un vrai traumatisme et j’étais démunie pour y faire face. Je suis passée par tous les stades : la culpabilité, la colère, l’abandon. J’ai fait une tentative. À mon réveil, je me suis dit puisque la mort ne m’a pas prise, c’est que j’ai encore quelque chose à faire de ma vie. »

« C’est une évidence ! »

Danseuse, chorégraphe et femme de théâtre, à Vendôme (Loir-et-Cher), Belle-île (Morbihan) puis à Morlaix où elle est revenue vivre, Florence monte un spectacle, sous forme de conférence dansée, pour sensibiliser le public. « L’été dernier, j’ai recueilli une dizaine de témoignages. L’objectif est de faire circuler la parole encore taboue sur le geste du suicidé et de permettre aux proches qui ont vécu un tel événement de se libérer. À la base, je voulais juste évoquer un sujet dont personne ne parle, mais quelques mois plus tard, je me rends compte que ce projet unique intéresse beaucoup de monde à l’instar de la Mutuelle française du Finistère, de la Ville de Brest pour la Semaine de la santé mentale, ou encore du Congrès international du suicide. »

Florence qui a dû s’entourer d’une équipe de quatorze personnes, recherche des financements auprès des collectivités. C’est une jeune Morlaisienne qui assure la communication. « J’ai d’abord témoigné puis j’ai dit à Florence, si tu as besoin de moi, je suis là. Pour moi, c’est une évidence » , s’enthousiasme Roxane Prigent. « Nous allons aussi lancer une cagnotte en ligne via Leetchi pour financer les affiches . » À Morlaix, la conférence sera dansée au Roudour à l’automne.

Contact : Facebook La résonance du suicide chez les proches  

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-elle-veut-liberer-la-parole-autour-du-suicide-6339493

jeudi 14 mars 2019

Le cabinet de curiosités d'Infosuicide.org : Destigmatisation : les photos témoignages sur les reseaux sociaux des visages de la depression


Le cabinet de curiosités d'Infosuicide.org


La rubrique " Le cabinet de curiosités d'Infosuicide.org " des sujets, actualités, débats plus ou moins documentés et sous réserves d'informations complémentaires et/ou fiables, qui toutefois nous questionnent et nous interpellent...


Nous les relayons essentiellement comme matière à penser et à débattre.
Aidez nous à alimenter une réflexion... 


D'apres article "20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage"
source www.ipnoze.com*  article non daté


En septembre, plusieurs endroits dans le monde mènent des campagnes de prévention du suicide, et depuis quelques semaines, Instagram est inondé d’histoires déchirantes écrites par des survivants.
À quoi ressemble réellement le visage d’une personne déprimée ? À quoi ressemble une personne qui manifeste des pensées suicidaires ? Plusieurs d’entre nous s’imaginent quelqu’un en pleurs sur le plancher d’une salle de bain, mais les gens qui souffrent de troubles mentaux ont tendance à camoufler leurs états d’esprit dans leur quotidien, signifiant qu’ils ne sont guère différents des personnes que vous croisez dans la rue.
De nombreux centres d’aide et d’écoute, où des employés sont prêts à vous parler, sont ouverts 24 heures sur 24. Vous pouvez les contacter en composant le 1-866-APPELLE (au Québec), et en composant le 01 45 39 40 00 (en France).
(source)

1. « Tu ne sembles pas suicidaire. » Je me souviens de ces paroles que mon docteur a prononcées alors que je venais de lui annoncer que j’avais des pensées suicidaires. Je n’avais que 14 ans à l’époque.

20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage

2. « J’ai pris cette photo quelques jours seulement avant que mon mari s’enlève la vie. Il avait des pensées suicidaires, mais vous ne l’auriez jamais deviné. »

20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage

3. « Oui, je souris. Je souris pour toi. Je souris pour que tu ne te sentes pas mal. Je ne veux pas que tu te sentes comme je me sens. »

20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage

4. « Voici à quoi ressemblait ma fille la soirée avant qu’elle se retrouve à l’hôpital. Elle avait participé à la danse père et fille, et ils avaient passés un moment incroyable. Heureusement, elle est toujours en vie aujourd’hui et elle apprend à combattre sa maladie. Elle avait seulement 8 ans à l’époque. »

20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage


5. « Cette photo a été prise seulement 7 heures avant ma 3e tentative de suicide. En me réveillant ce matin-là, je n’avais aucune idée que j’étais pour essayer de me suicider. »

20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage

6. « Voici mon fils, juste avant qu’il se mette à faire des recherches sur son ordinateur pour trouver une façon adéquate de se pendre. Il s’est suicidé deux jours plus tard. »


20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage

7. « Voici mon amoureux deux semaines avant qu’il se pende. Je ne comprendrai jamais… »

20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage

8. « J’ai tenté de me pendre dans mon grenier, mais la planche de bois a cédé et j’ai traversé le plafond en tombant. Je suis encore en vie et j’ai une magnifique famille, mais je ne sais pas quoi faire pour m’en sortir. Aujourd’hui, je vais tenter de trouver une solution qui m’aidera peut-être demain. »

20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage


9. « Oui, c’est possible d’être déprimée même lorsque tu as un enfant. »

20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage

10. « La dépression n’a pas de visage. Je peux me lever, avoir une magnifique journée, mais je suis toujours suicidaire. La dépression est cruelle et hostile. »

20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage

11. « Voici à quoi ressemblait la dépression peu de temps avant que Luke s’enlève la vie. La dépression est une GRAVE maladie. »

20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage


 

12. « Voici à quoi ressemblait mon visage lorsque j’avais des pensées suicidaires. Il y a 3 ans, les antidépresseurs m’ont sauvé la vie. »

20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage

13. « Je suis actuellement chez le médecin et je cherche de l’aide. Les gens n’ont pas la moindre idée que je pleure dans la douche ou dans ma voiture. »

20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage

14. « Je suis atteinte du trouble bipolaire. Je me lève le matin, je me maquille, je m’habille, mais je combats tout de même la dépression et les pensées suicidaires… »

20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage

15. « À gauche, j’essayais de prendre une belle photo de moi. À droite, je venais de vivre une crise de panique. J’ai pris la seconde photo pour montrer les impacts d’une crise de panique et à quel point elles peuvent se manifester rapidement et à tout moment. »

20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage


16. « Demander de l’aide quand t’es atteinte d’une maladie mentale, c’est l’une des choses les plus difficiles à faire. »
20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage
17. « La dépression n’a pas de visage. Tu ne peux pas regarder quelqu’un et donner une note à sa dépression. Parfois, je me réveille, je souris et je me maquille, tandis que d’autres fois, je me jette sur le plancher de la salle de bain et je crie : “s’il vous plaît, aidez-moi”. »
20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage
18. « Une crise après l’autre, la dépression n’est pas jolie. Je me sens triste, mais je me sens tout aussi désespérée, fâchée et démotivée. »
20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage
19. « La plupart du temps, je me sens comme si je me noie, mais ces derniers jours, je me sens beaucoup mieux. Demandez de l’aide si vous en avez besoin. »
20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage
20. « La dépression n’a pas de visage. Même si je semble heureuse, je cache parfois une personne triste, anxieuse et désespérée. »
20 photos qui prouvent que la dépression n’a pas de visage





Extraits autre articles sur le sujet


20 photos qui nous montrent le visage «réel» de la dépression



Comme pour de nombreuses maladies mentales, la dépression est vraiment une maladie invisible. En plus de se sentir perdu ou engourdi, la dépression ressemble à un poids physique qui vous maintient sous l’eau, c’est un combat constant contre vous-même. En raison du facteur isolant associé à la maladie mentale, il peut être très difficile pour une personne de tendre la main.

Les personnes souffrant de dépression se sentent souvent honteuses, faibles ou ne méritent pas d’être aidées car leur vie «n’est pas si mauvaise». C’est un état d’esprit commun et dangereux, qui pousse les gens plus loin dans l’isolement et les empêche de aider ils ont désespérément besoin. La dépression peut être causée par un certain nombre de choses, allant d’une mort subite ou d’un changement de mode de vie à la génétique et aux traumatismes de l’enfance.
Le mois de septembre est considéré comme le Mois national de la sensibilisation au suicide et l’année dernière, un nouveau hashtag, #faceofdepression, où des personnes déprimées ont partagé des images de ce à quoi elles ressemblaient, est apparu comme un exemple de facilité. Selon l’Organisation mondiale de la santé, une personne meurt de suicide toutes les 40 secondes. La maladie ne fait pas de distinction entre l’âge, la religion ou le sexe et constitue un problème mondial croissant. Elle était la 17ème cause de décès en 2015.
Les signes fréquents de dépression à surveiller peuvent inclure un sentiment permanent d’impuissance, une perte d’intérêt pour les choses préférées, des changements soudains d’appétit et de sommeil, une irritabilité, une perte d’énergie, une haine, des problèmes de concentration et même , maux d’estomac et douleurs musculaires.
Si vous pensez souffrir de dépression ou connaître quelqu’un qui pourrait être, il est important de tendre la main. Il n’y a jamais de moment propice pour le faire, le moment est venu

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3. Cette image a été prise lors d’une journée père-fils quelques mois seulement avant qu’un garçon de 16 ans ne soit mort par suicide. Vous ne pourrez jamais dire que le jeune homme souffre ou a des pensées suicidaires. Son père tient maintenant un compte Twitter, @aBrendanThing, pour diffuser le message de sensibilisation à la santé mentale en l’honneur de son fils.

4. Cette image nous montre que même si quelqu’un est en bonne santé ou heureux, il peut encore souffrir. Souvent, nous ne savons pas que quelqu’un souffre de dépression tant qu’il ne s’automutilera pas ou ne tentera pas de se suicider. L’utilisateur a également souligné que les gens l’avaient rendue invalide à propos de sa maladie mentale parce qu’elle n’avait pas l’air suicidaire.

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13. Cette image montre comment la dépression peut entraîner une perte de poids importante en peu de temps. La femme sur cette photo, Stefanie Reinsch, a chuté d’environ 70 livres en un peu plus d’un an, une quantité malsaine sur une courte période. Reinsch explique comment la dépression lui a volé l’appétit, l’amenant à mourir de faim involontairement tandis que ceux qui l’entouraient complimentaient sa perte de poids.


14. Cette image a été prise après que l’utilisateur soit revenu du traitement. Après avoir déposé ses enfants à l’école, cette mère s’est dirigée vers le counseling pour parler des problèmes à un niveau plus profond. Ils peuvent réfléchir à leur changement de pensée grâce à l’aide qu’ils reçoivent.


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17. Un autre article de Selfloveclub montre comment la dépression affecte d’autres vies. Non seulement cela peut vous faire sentir terrible, mais cela empêche également votre capacité à bien prendre soin de vous; cuisiner des repas, nettoyer votre espace, hygiène personnelle, etc.


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20. Une image de trois amis qui semblent tous heureux. Vous ne sauriez jamais que quelques heures plus tard, une de ces femmes tenterait de se suicider. Il est essentiel de tendre la main à ceux qui vous entourent, même si vous croyez que personne ne se souciera de ce que les gens font. Le suicide est une solution permanente à un problème temporaire.

jeudi 7 mars 2019

Plusieurs associations de policiers ont décidé de se réunir pour organiser un rassemblement le 12 mars prochain à Paris. Elles entendent dénoncer les suicides dans la police


D'apres article  : Suicides dans la police : Le réalisateur Olivier Marchal apporte son soutien aux associations de policiers


Dans une vidéo diffusée par des associations de policiers, Olivier Marchal leur apporte son soutien. (capture écran vidéo)
Plusieurs associations de policiers ont décidé de se réunir pour organiser un rassemblement le 12 mars prochain à Paris. Elles entendent dénoncer le fléau du suicide dans la police nationale. Dans une vidéo diffusée ce mardi, le réalisateur Olivier Marchal leur adresse son soutien.

« Parce-que je vous aime, vous les flics, parce-que heureusement que vous êtes là, parce-que je ne regrette pas d’avoir été flic, parce-que je suis fier d’avoir été flic, parce-que j’ai perdu deux potes qui se sont suicidés, parce-qu’il est arrivé ce qui est arrivé à Maggy [la présidente de l’association MPC] ». C’est par ces mots qu’Olivier Marchal apparaît dans une vidéo diffusée ce mardi par plusieurs associations de policiers, qui ont décidé d’organiser un rassemblement mardi prochain au Trocadéro à Paris pour dénoncer le nombre de suicide alarmant dans la police nationale.
Parmi les associations présentes dans ce mouvement, le MPC (Mobilisation des policiers en colère), l’UPNI (l’Union des policiers nationaux indépendants), le CLIP (Collectif libre et indépendant de la police), et les FFOC (Femmes de forces de l’ordre en colère) notamment.

« Parce-que nous avons perdu un collègue, un ami »
Dans cette vidéo d’une durée d’un peu plus de 5 minutes, de nombreux intervenants qui se sont filmés avec leur téléphone, prennent la parole, parfois en employant des termes forts. « Parce-que nous avons perdu un collègue, un ami, parce-que nous sommes les premiers témoins de cette violence du quotidien » dit Guillaume Lebeau, policier et vice-président de l’association MPC, désormais habitué aux plateaux télévisés.


« Parce-qu’il n’est pas normal que nos jeunes en viennent à se donner la mort » explique Robert Paturel, ex-policier du RAID et ancien boxeur professionnel. « Parce-que derrière chaque policier il y a un citoyen et que derrière elle, ou lui, une famille qui partage ses angoisses » dit Jean-Pierre Colombies, porte-parole de l’association UPNI.
« Parce-que nous les épouses, nous réfléchissons à deux fois avant de dire le métier de nos maris, parce-que nous nous regardons entre nous, en se demandant qui sera la prochaine veuve » explique ensuite Aurélie Laroussie, la présidente de l’association FFOC.

Un sénateur évoque « l’absence de réponse pénale adaptée »
« Les conditions indignes, que ce soit le logement, les locaux, les véhicules complètement à bout de souffle, le matériel de base qui manquait, l’absence de réponse pénale adaptée, les risques toujours accrus, que prennent les policiers » dit François Grosdidier, sénateur LR de Moselle.


Plusieurs policiers prennent également la parole. La vidéo se termine par le slogan « Protéger et mourir », puis la date du rassemblement du 12 mars à 20 heures au Trocadéro à Paris apparaît sous le titre « Tous unis contre le suicide ». En 48 heures cette semaine, trois policiers se sont donnés la mort en France. L’un au commissariat de Limoges, un second à Dunkerque et un troisième dans les Yvelines. Une situation qui s’était déjà produite en janvier dernier.
Au moins 17 policiers se sont suicidés depuis le 1er janvier
Le Directeur général de la police nationale Eric Morvan avait diffusé une note interne au début de l’année, évoquant un « constat douloureux » devant « amener collectivement, à nous rappeler le devoir de soutien de toute la chaîne hiérarchique, du chef de service à l’encadrement de proximité, et la solidarité entre collègues ».
En 2018, plus de 35 policiers et au moins 31 gendarmes ont mis fin à leurs jours. Un décompte non officiel, communiqué par ces mêmes associations, indique que 17 policiers nationaux se sont suicidés depuis le début de l’année.

https://actu17.fr/suicides-dans-la-police-le-realisateur-olivier-marchal-apporte-son-soutien-aux-associations-de-policiers/

lundi 4 mars 2019

AUTOUR DE LA QUESTION INITIATIVE MOBILISATION Semaine d’information sur la santé mentale à Cholet : le clip est sorti



Semaine d’information sur la santé mentale à Cholet : le clip est sorti

Capture d’écran du clip « Et toi tu penses quoi de la maladie psychique ? »
Capture d’écran du clip « Et toi tu penses quoi de la maladie psychique ? » | DR
Le clip a pour objet de casser les idées reçues. Réalisé, en partie, par des usagers de différentes structures d’accueil, il invite à porter un autre regard sur la maladie psychique.
Le clip Et toi, tu en penses quoi de la maladie psychique ? a été mis en ligne vendredi 1er mars, dans la journée. Préparé depuis juillet, réalisé en collectif par les adhérents du groupement d’entraide mutuelle Soleil et les usagers du centre d’accueil thérapeutiques à temps partiel, à Cholet (Maine-et-Loire) l’objet audiovisuel a pour but de déstigmatiser la maladie psychique.
Pour lutter contre les idées reçues, de très nombreux acteurs de la vie choletaise ont participé. Des terrains du Cholet Basket aux couloirs de l’hôpital, malades et bien portants s’unissent pour porter un message fort, en préambule de la semaine d’information sur la santé mentale. Cette 11e édition dans le Choletais aura lieu du lundi 25 au dimanche 31 mars, avec pour thème « la santé mentale à l’ère du numérique ».




https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/cholet-49300/semaine-d-information-sur-la-sante-mentale-cholet-le-clip-est-sorti-6245153

vendredi 28 septembre 2018

MANIFESTATION 30 septembre 2018 dans le monde Distinguished Gentleman’s Ride


Plus de deux cents motards chics et vintage sur la route

Les motards vont passer par la cité des papes et par la place Pie dimanche.
Les motards vont passer par la cité des papes et par la place Pie dimanche.
Publié le
 

Solidarité. Dimanche, une promenade caritative dans le Grand Avignon.
Une balade à moto pour la bonne cause. C’est ce que propose la Distinguished Gentleman’s Ride, organisée dimanche 30 septembre, dans quelque 650 villes à travers le monde, où sont attendus plus 120 000 motards.
Cet événement international "a pour but de récolter des fonds pour la fondation Movember et à changer l’image des motards", expliquent Olivier Jonquet et Nicolas Sanviti, qui organisent une telle promenade dimanche autour d’Avignon. Movember a pour objectif de financer des projets autour de la santé masculine et des maladies qui les touchent plus particulièrement. Sont mis en avant le traitement du cancer de la prostate et la santé mentale, avec la prévention des suicides.
Les participants sont ainsi invités à faire un don lors de leur inscription pour participer à la balade.
Localement, c’est à Rochefort-du-Gard, que ces gentlemen à moto ont rendez-vous à 9 h, casque sur la tête, devant la concession de Triumph Provence. "Nous allons passer par Avignon, la place Pie, avant de partir sur les routes en traversant des villages et la campagne", annonce Olivier Jonquet.

L’an dernier, "on a réuni deux cents participants et récolté plus de 2 800 €" souligne-t-il. Pour cette 5e édition, "on espère faire mieux ! On augmente chaque année, il y a deux ans on n’était qu’à cent vingt participants… Les gens se sentent concernés par la maladie et la prévention du suicide", témoigne l’organisateur.
Parmi les motards, des habitants du Grand Avignon bien sûr, mais également "des Montpelliérains, des Nîmois…" qui apprécient l’ambiance festive de ce rendez-vous annuel, qui "n’est pas proposé dans toutes les villes".

Motos vintage
Mais n’est pas gentleman qui veut sur le bitume. Tous les amateurs de deux roues ne peuvent pas prendre part à la Gentleman’s ride. Seules les motos classiques et vintage sont en effet admises dans ses rangs. "On peut venir en Vespa, il y en a eu l’an dernier !" Et le dress code est précis : "on doit être chic !" Si la grande majorité des motards appartiennent à la gente masculine, les dames sont également bienvenues. "L’année dernière, elles étaient une dizaine. Il y a de plus en plus de femmes à moto", remarque Olivier Jonquet. Des femmes aussi concernées par la santé de ces gentlemen.
Renseignements : Olivier Jonquet au 06 40 71 84 38.

Site international de la Distinguished gentleman’s ride : www.gentlemansride.com

https://www.midilibre.fr/2018/09/27/plus-de-deux-cents-motards-chics-et-vintage-sur-la-route,4708995.php