samedi 25 janvier 2020

SNUipp-FSU de la Corrèze Compte-rendu du groupe de travail du CHSCTMEN sur les alertes suicidaires

SNUipp-FSU* de la Corrèze
Source 21 janvier 2020 http://19.snuipp.fr**
(* SNUipp Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC -FSU La fédération syndicale unitaire est une des principales organisation de la fonction publique d’Etat)


Compte-rendu du groupe de travail du CHSCTMEN sur les alertes suicidaires
Un groupe de travail du CHSCTMEN s’est tenu le 10 janvier sur la question de la prévention de l’alerte suicidaire. Il fait suite à un avis adopté par le CHSCTMEN extraordinaire du 6 novembre, suite au suicide de Christine Renon.

La FSU porte depuis longtemps la nécessité de travailler tout le spectre des actes suicidaires, qui va de la prévention primaire, jusqu’aux enquêtes CHSCT et à la reconnaissance de ces actes en accidents imputables au service.

De même elle a rappelé, comme elle l’a exprimé dans un communiqué de presse, son exigence d’ouvrir bien plus largement le chantier aux causes à l’origine de l’épuisement professionnel et des actes suicidaires, à partir de l’analyse de cas concrets, notamment ceux qui ont été imputés au service.
Alerte suicidaire

Pour la FSU, le travail sur les alertes suicidaires est fondamental et indispensable, car elles sont souvent ignorées ou mal prises en charge, par manque de connaissance du sujet dans le meilleur des cas.

Mais le ministère circonscrit les alertes suicidaires aux seules situations où un-e agent-e évoque explicitement son intention de se suicider.

Pour la FSU, le chantier ne doit pas être ouvert aux seules situations explicites mais aussi aux situations plus implicites liées à la dégradation des conditions de travail et à l’exposition à des risques psychosociaux. Cela suppose une réflexion sur les contours de l’alerte et sur la formation des agent-es. Elle a aussi demandé à ce que la personne alertée ne soit pas isolée.
Protocole de traitement d’une alerte suicidaire

Le ministère a proposé de travailler à partir du protocole mis en place dans l’académie d’Aix-Marseille.

Le choix a été fait d’amender et d’enrichir ce document, notamment sur les points suivants :
- identifier les situations et les personnels qui n’expriment pas explicitement une idée suicidaire (signaux faibles) ;
- après l’alerte, renforcer l’information des personnels sur leurs droits ;
- travailler sur les idées fausses sur le suicide ;
- réfléchir à un traitement collectif de l’alerte suicidaire, n’isolant pas la personne ayant été témoin d’une alerte ;
- prendre en compte la situation de l’agent-e et de son entourage (en cas de tentative de suicide) ainsi que celle de l’équipe éducative.

La FSU a rappelé que le protocole est loin d’être une fin en soi : sa diffusion devra s’accompagner d’une véritable formation des agent-es conduisant à de véritables gestes professionnels. Sinon, ce ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau. La réunion du prochain groupe de travail est prévue en mars afin de valider les travaux lors du CHSCTMEN du second trimestre.

http://19.snuipp.fr/spip.php?article2832

TEMOIGNAGES Manche : Dans une lettre, une femme remercie la police de l’avoir sauvée du suicide


Manche : Dans une lettre, une femme remercie la police de l’avoir sauvée du suicide
GRATITUDE Une femme de 22 ans qui a voulu mettre fin à ses jours en sautant d’une falaise à Granville, le 12 janvier dernier, a tenu à remercier les policiers qui sont intervenus à temps
20 Minutes avec agences

La jeune femme suicidaire de 22 ans, sauvée in extremis à Granville (Manche) dans la matinée du 12 janvier dernier, a envoyé une lettre de remerciement à la police, rapporte La Presse de la Manche. Ce matin-là, deux policiers ont empêché la jeune fille de se tuer.
« Je me permets de m’adresser à vous afin de vous témoigner de mes vifs et sincères remerciements pour votre intervention à mon égard (…), cette dernière m’ayant permis de garder la vie », écrit la jeune femme, avant d’ajouter : « Merci infiniment pour votre professionnalisme ainsi que votre rapidité d’intervention. »
Le directeur départemental de la sécurité publique de la Manche et les policiers ont publié la lettre sur les réseaux sociaux, très touchés par cette marque de reconnaissance.





Un sauvetage difficile
La police de Granville a été dépêchée tôt dans la matinée du 12 janvier dernier pour retrouver la jeune femme, qui se trouvait au bord de la falaise, rapporte La Presse de la Manche. Grâce à son téléphone portable, elle a pu être localisée. Alors qu’elle tentait de se jeter dans le vide, un des policiers l’a agrippée par la ceinture, in extremis, ajoute le quotidien. L’autre policier est intervenu pour aider son collègue à la ramener à terre.
À l’occasion de ses vœux aux forces de sécurité quelques jours avant cette lettre, le préfet de la Manche avait déjà mis en avant l’action des policiers qui lui ont porté secours. Le brigadier Céline Revello a été félicité. Celui-ci a maintenu le contact téléphonique avec elle. Ses deux collègues qui sont intervenus sur place, les gardiens de la paix Guillaume Wagner et Virginie Chauvin, ont également été congratulés.

https://www.20minutes.fr/faits_divers/2700235-20200121-manche-lettre-femme-remercie-police-avoir-sauvee-suicide

LA RUBRIQUE Prévention suicide de facebook en français

Prévention du suicide

Les spécialistes affirment qu’un des meilleurs moyens de prévenir le suicide est que les personnes en détresse reçoivent de l’aide de la part de ceux pour qui elles comptent. Facebook joue un rôle unique, grâce aux amitiés tissées sur le site web : il permet de mettre en contact les personnes en détresse et celles qui peuvent leur venir en aide. Que vous soyez inquiet pour une personne de votre entourage ou que soyez vous-même confronté à ce problème, nous espérons que Facebook pourra vous aider.
Lire la suite https://www.facebook.com/safety/wellbeing/suicideprevention

Rubriques
Présentation
Pour moi
Pour un(e) ami(e)
Ressources
Collaboration de spécialistes

Agnès Buzyn annonce 140 M€ supplémentaires pérennes pour la psychiatrie

Agnès Buzyn annonce 140 M€ supplémentaires pérennes pour la psychiatrie

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, s'est adressée aux psychiatres lors du Congrès de l'Encéphale à Paris le 23 janvier. La ministre de la Santé a précisé le déploiement en 2020 de plusieurs points de la feuille de route dédiée à la psychiatrie et annonce au moins 140 M€ supplémentaires pérennes pour opérer un rattrapage des moyens et accélérer la dynamique de transformation..
Dressant un bilan de ses engagements, elle a estimé que « le cap était tenu » et rappelé les grands principes qui guident son action : 
« – Le premier est une approche intégrée de la santé mentale, qui articule trois dimensions dans le même temps : prévention-promotion du bien être mental ; parcours de soins ; respect du droit, exprimé dans la citoyenneté et l’inclusion sociale des personnes ;
– Le deuxième consiste à prendre en compte la parole et l’expérience des patients et de leurs familles, car ce sont pour eux que nous nous mobilisons et ils sont des acteurs à part entière de l’évolution de la psychiatrie et du changement de regard que nous devons opérer sur la maladie mentale et le handicap psychique ;
– Le troisième est de faire de la réhabilitation psycho-sociale un axe à part entière car il est un horizon d’espoir pour les personnes souffrant de troubles psychiques, afin de leur faire atteindre un niveau de vie et d’adaptation satisfaisant conforme à leurs attentes ;
– Ce que nous voulons aussi, c’est aussi une psychiatrie ancrée dans l’organisation du secteur, comme offre de proximité immédiatement accessible, inscrite au cœur des territoires ; mais qui doit également garantir l’accès de tous à des prises en charge spécialisées et adaptées, par une organisation plus graduée ;
– Enfin, un effort tout particulier doit se porter sur le développement de l’offre ambulatoire et de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. »
Pour la ministre, 2020 sera « une année décisive » pour la psychiatrie. « Nous devons en premier lieu accompagner la réorganisation structurelle et réglementaire de l'offre de soins ». Sur ce plan,  les deux appels à projets nationaux relatifs au fonds d'innovation organisationnel et à la pédopsychiatrie seront reconduits au même niveau financier qu'en 2019, soit 30 millions d'euros (M€) au total. Plus généralement, « au moins 140 M€ supplémentaires seront alloués de manière pérenne en 2020 à la psychiatrie financée en dotation annuelle ». Par ailleurs, un accord pluriannuel est en perspective pour le secteur privé.
Concernant la réforme du financement, qui doit entrer en vigueur en 2021, les travaux vont se poursuivre jusqu'en septembre de cette année. Un projet de décret sera examiné « dès le mois d'avril pour une parution en juillet 2020 ». Des outils seront élaborés pour suivre l'affectation effective des crédits aux établissements et aux équipes. En parallèle, la réforme du régime des autorisations en psychiatrie, engagée en fin d'année 2019 avec les acteurs concernés « continuera ses travaux ». Les textes doivent « évoluer en fonction des missions et des modalités de fonctionnement attendues des établissements ».
Faciliter l'accès aux soins
- Affirmer le rôle essentiel des infirmiers de pratique avancée (IPA) dans la réorganisation des parcours de soin, de même que les psychologues, "nous devrons intégrer progressivement au panier de soins, les modules indispensables de psychothérapies ou de bilans, accessibles sans conditions de ressource". Le ministère définira donc collectivement en 2020, en liens étroits avec la profession, les conditions d’une participation plus intégrée des psychologues au parcours de soins.
- Par ailleurs, la ministre a souligné l'enjeu d'amélioration des parcours de soins pour les personnes les plus vulnérables et/ou difficiles à atteindre (migrants, enfants et adolescents pris en charge par l'aide sociale à l'enfance (Ase), personnes détenues…).
- Les projets territoriaux de santé mentale (PTSM), sont censés être finalisés dans l'ensemble des départements en juillet prochain. Une grande journée de restitution des PTSM sera organisée au premier semestre avec l'aide du comité de pilotage (Copil) de la psychiatrie à la DGOS
- Parachever le déploiement de la stratégie de prévention du suicide avec la généralisation de Vigilans à toutes les régions.
- Déployer en 2020 cinq nouveaux dispositifs de prise en charge du psychotraumatisme
Lutter contre les stigmatisations
La candidature de la France a été entérinée par l’OMS et l‘Alliance pour organiser le sommet inter-ministériel mondial de la santé mentale en octobre prochain à Paris. Le thème sera Droits des personnes avec handicap psychique – France, pays des droits de l’homme. Ce sera un grand moment d’engagement collectif en faveur de la santé mentale, parce que dans ce domaine comme dans bien d’autres, la France doit s’engager résolument, doit donner l’exemple et tracer un chemin.
Agir concrètement pour le respect de la parole, du vécu et des droits des usagers, la réduction des soins sans consentement, de la contention, de l’isolement et la promotion des droits
Un plan national de réduction du recours aux soins sans consentement a été validé, sur la base de l’investissement remarquable mené sur ce sujet par le professeur SENON et le Dr TRIANTAFYLLOU, dans le cadre du comité de pilotage de la psychiatrie et en lien avec la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté.
Une action de mobilisation des acteurs de terrain a été engagée dans plus de la moitié des régions, dans le cadre des séminaires régionaux des présidents de CME, avec l’enjeu de faire évoluer les pratiques.
En vue de disposer de données consolidées, le ministère travaille à la constitution à l’été prochain d’un « observatoire » des droits des patients et des pratiques en psychiatrie.
https://www.santementale.fr/actualites/agnes-buzyn-au-congres-de-l-encephale-2020.html

AUTOUR DE LA QUESTION Nord (59) CAR’ADO poursuit sa route de la prévention

CAR’ADO poursuit sa route de la prévention
24 janvier 2020 - Par la capitaine Sophie Bernard

Fort de son succès, la Car’ado poursuit son itinérance en 2020. À l'occasion de cette deuxième édition, un second message de prévention sera diffusé, portant sur les dangers liés au harcèlement. - © © GGD 59
Cela fait six mois maintenant que le groupement de gendarmerie départementale du Nord a lancé l’opération Car’ado, un projet innovant amenant des jeunes volontaires à se déplacer vers d’autres jeunes pour prévenir les violences sexuelles et sexistes. Ce début d’année est l’occasion de dresser un premier bilan et de connaître leurs objectifs pour 2020.
L’opération de prévention Car’ado existe depuis déjà six mois dans le Groupement de gendarmerie départementale du Nord, alternant les rendez-vous sur l'espace public, dans les cinémas ou encore sur les réseaux sociaux, afin de sensibiliser les jeunes face aux violences sexuelles et sexistes.

Ce dispositif de primo-prévention, conduit par les jeunes et pour les jeunes, se distingue en effet par son itinérance dans l'espace et sa continuité dans le temps. Le message porté par les « caradistes » s'articule en quatre points :
- sensibilisation aux premiers signes de violences sexistes et sexuelles à l'occasion des premiers rapports amoureux ;
- promotion et sanctuarisation de l'égalité des genres ;
- diffusion d'adresses utiles dès lors qu'on est confronté directement ou indirectement à ces violences ;
- dénonciation permanente des violences faites aux femmes.

Édition 2019 : bilan très positifDepuis son lancement, l'été dernier, l’opération rencontre un franc succès, que ce soit du côté des des jeunes armant la Car’ado, dont l’essentiel des volontaires sont notamment issus du centre ÉPIDE (Établissement pour l'insertion dans l'emploi ) de Cambrai et du lycée Jean-Paul II de Denain, qu’auprès des différents partenaires, mais aussi et surtout, vis-à-vis des milliers de jeunes rencontrés.
En seulement six mois, le minibus sillonnant les routes du Nord a permis de diffuser ces messages de prévention auprès de plus de 6 000 adolescents. Par ailleurs, via les réseaux sociaux, ce sont plusieurs dizaines de milliers de personnes qui ont été sensibilisées par Car’ado.

En seulement six mois, le minibus sillonnant les routes du Nord a permis de diffuser ces messages de prévention auprès de plus de 6 000 adolescents. - © © GGD 59
L’initiative a également été saluée par les secrétaires d’État, Marlène Schiappa et Laurent Nunez, les parlementaires et élus des collectivités territoriales ainsi que par les plus hautes autorités administratives et judiciaires. Tous ont eu l’occasion de rencontrer les jeunes volontaires de la Car’ado à l’occasion de leurs différentes interventions.

Ciné-débats : des images sur des mauxAu total, l’action a déjà mené à une vingtaine de rendez-vous organisés sur la voie publique, autant sur les réseaux sociaux, ainsi que neuf ciné-débats autour de films traitant de cette thématique, comme « Darling » de Christine Carrière, « Arrêtez-moi » de Jean-Paul Lilienfeld, ou encore « L’emprise » de Claude-Michel Rome.
Deux ciné-débats auront encore lieu ce mois-ci avec la Car’ado : l’un à Fourmies, le lundi 27 janvier, et le second à l’Institution régional d’administration (IRA) de Lille, le vendredi 31 janvier. Ce sera en quelque sorte le jubilé de la Car’ado pour l’édition 2019.
Pour participer à ces rendez vous, il suffit de s’inscrire en envoyant un message via la page Facebook « Car’ado Team ».

Ce dispositif de primo-prévention, conduit par les jeunes et pour les jeunes, se distingue par son itinérance dans l'espace et sa continuité dans le temps. - © © GGD 59

Vers de nouveaux horizons en 2020Les violences, sous toutes leurs formes, demeurant malheureusement un fléau dans notre société, la Car’ado, fort de son succès, se doit de poursuivre son itinérance en 2020. À l'occasion de cette deuxième édition, un second message de prévention sera diffusé, portant sur les dangers liés au harcèlement.
En effet, tout aussi destructeur, celui-ci peut survenir dans différents cadres, que ce soit dans la rue, à l’école, sur Internet, ou encore au travail. Il constitue malheureusement aujourd’hui une véritable vulnérabilité à laquelle sont exposés les jeunes, susceptible de les conduire du mal-être jusqu'au suicide.
Par ailleurs, les partenariats déjà entrepris seront pérennisés et de nouveaux liens seront tissés avec des institutions intéressées par ce concept novateur de « prévention pour et par les jeunes ». Continuez de suivre la Car’ado sur Facebook (Car’ado Team et GGD 59), Instagram (car_ado__ ), ou encore Twitter (@gendarmerie59).

Les jeunes armant la Car’ado sont pour l'essentiel des volontaires issus du centre ÉPIDE de Cambrai et du lycée Jean-Paul II de Denain. - © © GGD 59
 
https://www.gendinfo.fr/Sur-le-terrain/Immersion/CAR-ADO-poursuit-sa-route-de-la-prevention 

AUTOUR DE LA QUESTION La morsure de la solitude

La morsure de la solitude
Alors que les jeunes se sentent de plus en plus seuls, l’impact de cet isolement sur leur santé commence enfin à être mesuré.
par Alexis Ferenczi
24 Janvier 2020  https://www.vice.com/

En décembre 2016, la Fondation de France publiait les premiers résultats de son enquête baptisée « T’as pas d’amis, tu sers à rien ». Au-delà du titre choc et de la référence appuyée au marché des biscuits apéritifs, l’étude tordait le cou à une idée reçue : la solitude serait une affaire de vieux. En fait, l’isolement touche aussi les jeunes. Sur les cinq millions de Français en situation de solitude, deux millions de 15-30 ans seraient « vulnérables socialement, ne rencontrant physiquement et ne passant du temps avec d’autres personnes que très rarement ». 700 000 vivraient même en situation d’isolement social total. Depuis, les chiffres ne cessent d’augmenter.

Qu’il y ait des gens qui se sentent seuls en France n’est pas une surprise. En 2010, le gouvernement avait déjà fait passer la solitude comme « Grande cause nationale » - soit la possibilité pour 24 associations triées sur le volet de pouvoir délivrer des messages de prévention gratos. François Fillon, alors Premier ministre, avait même déclaré quelques jours avant Noël : « la solitude est une souffrance. Qu'elle soit vécue dans la résignation, dans la tristesse ou dans la honte, c'est une blessure intime et c'est une maladie pour notre société ».

Cette « blessure intime » pourrait même avoir un impact non négligeable sur la santé des personnes concernées et donc des jeunes. L’enquête menée par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC) soulève notamment une corrélation entre isolement et souffrance psychique. « Le premier risque c’est la dépression », souligne Vincent Lapierre, psychologue affilié au Centre Prévention Suicide.

« Il y a même une plus grande vulnérabilité à certains états de crise », ajoute-t-il. « Le vécu de solitude amène à moins de ressources pour se sortir d’une situation difficile. » En gros, si vous disposez d’un maillage social plutôt bien foutu, vous allez maintenir certains de vos liens malgré la période difficile traversée. Si le maillage est un peu branlant, vous allez mettre plus de temps à en sortir et vous risquez de perdre des liens impossibles à reconstruire par la suite.

Vincent Lapierre poursuit : « Il faut distinguer ’isolement’ et ‘solitude’. J’utilise le premier terme pour parler d’isolement social, c’est-à-dire l’absence d’interactions. Le deuxième pour parler du vécu. On peut avoir un vécu de solitude alors qu’on n’est pas isolé. De la même manière qu’on peut être isolé sans avoir un vécu de solitude - un cas plus rare observé dans les communautés de joueurs en ligne. Avoir un rôle dans un groupe sans rencontrer ses membres, ce sont des liens sociaux qu’on peut trouver relativement satisfaisant. »

Pour certains chercheurs, l’isolement est une anomalie. L’humain est fait pour vivre en groupe depuis la Préhistoire - à l’époque, être seul était généralement synonyme de mort rapide - et l’a assimilé génétiquement. Face au vécu de solitude, le corps aurait donc les mêmes réflexes que fasse à un danger : hausse de la pression artérielle, stress, diminution de la qualité du sommeil, des réponses immunitaires et donc baisse significative de la résistance aux infections, comme l'écrit Philippe Vernier, directeur de l’Institut des Neurosciences de Paris-Saclay et chercheur au CNRS.

Plusieurs études anglo-saxonnes, dont la BBC Loneliness Experiment, vont même plus loin : la solitude augmenterait les risques d’infarctus, de maladie d’Alzheimer ou de diabète, se posant dans le classement des facteurs de hausse significative de mortalité devant l’obésité et pas loin du tabagisme. Vivek Murthy, ancien administrateur de la santé publique aux États-Unis, associait dans la Harvard Business Review solitude et risque accru de maladies cardio-vasculaires ou neurodégénératives, de dépression et d’anxiété, suggérant de combattre le phénomène jusqu’aux lieux de travail.

Vincent Lapierre assure que la solitude réduit souvent les capacités du patient à correctement se soigner. « À tous les âges, mais c’est particulièrement vrai pour les jeunes, plus on est isolé socialement, moins on s’occupe bien de sa santé. C’est encore plus vrai pour les hommes que pour les femmes. Pourquoi ? Parce qu’on constate l’absence d’un regard proche et bienveillant qui nous enjoint à prendre soin de nous. Même si des dispositifs permettant l’accès à ses soins existent, ils supposent d’entamer certaines démarches et d’être bien orienté. Pour des gens qui sont dans une situation de précarité économique, d’isolement social et parfois même de déracinement, cela peut s’apparenter à un véritable chemin de croix », ajoute le psychologue, arguant que les encouragements de proches sont souvent plus efficaces que les messages génériques de santé publique.

Si la solitude a un impact sur la santé, l’inverse est tout aussi vrai. « On se trouve globalement plus isolé quand on est malade ou en situation de handicap », abonde Vincent Lapierre. « Une plus grande difficulté à se déplacer ou à accomplir certains actes de la vie quotidienne sans aide représente un frein aux activités sociales. »

Les causes d’isolement chez les jeunes sont multiples : il existe des facteurs familiaux aussi bien qu’économiques - Marie-Chantal Doucet, auteure de Solitude et sociétés contemporaines, parlait d’une « individualisation de la vie quotidienne qui s’étend à la société tout entière » dans Libération. Causes qui expliquent en partie pourquoi le phénomène perdure. Une étude publiée en 2019 de l’institut BVA pour l’association Astrée effectuée sous le haut patronage de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, montrait que 60 % des 5,5 millions de personnes concernées par un sentiment d’isolement étaient des jeunes.

« Malheureusement, je pense que le phénomène risque de s’accroître », soupire Vincent Lapierre. « Sans aller chercher très loin, il y a une précarisation chez les jeunes qui influe sur les conditions de logement ou de transport et, in fine, a un impact sur leur vie relationnelle. Chez les étudiants, il y a des opportunités de mouvement qui peuvent aussi mener à une forme de déracinement. »

Est-il possible d’intervenir avant que le vécu de solitude ne s’installe ? « Beaucoup de mes patients me disent qu’ils auraient aimé, plus jeunes, que quelqu’un viennent les chercher », explique Vincent Lapierre ajoutant que certains dispositifs comme l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ont pour objectif de détecter les futurs problèmes de ce genre. « Le souci, c’est que l’isolement peut naître d’un enfant qui vit avec ses parents dans un logement stable mais qui ne permet pas de recevoir sereinement des copains d’école. Or, l’ASE a des cas bien pires à gérer avant celui-là. »

Lapierre suggère une vigilance accrue au niveau parental précisant néanmoins qu’il n’y a pas de solution miracle : « Dans le cadre de l’école, un psychologue pourrait détecter une situation problématique mais l’adolescent accepterait-il d’aborder une question qu’il ne semble pas pouvoir résoudre ? » Et Lapierre de conclure : « On a tous besoin de lien social pour ressentir l’existence comme quelque chose de positif, d’avoir une forme de validation dans le regard de l’autre. Je ne suis pas particulièrement alarmiste parce que ce besoin n’a jamais changé depuis l’Antiquité. Il a juste pris différentes formes et je suis persuadé qu’il y en a de nouvelles qui restent clairement à inventer. »

En attendant que les pouvoirs publics s’emparent une nouvelle fois du dossier et finissent par créer, comme au Royaume-Uni, un Monty Pythonesque « ministère de la solitude », souvenez-vous que vous pouvez être seul si cela vous rend heureux. Sachant que la joie de vivre permet d’éviter la dépression et diminue le risque de maladies cardio-vasculaire, j’ose imaginer que les effets s’annulent.

https://www.vice.com/fr/article/4agxxw/solitude-jeune-isolement-sante

ETUDE RECHERCHE Le parcours du patient suicidant dans la Somme : intérêts et limites de l'implantation du dispositif VigilanS

Le parcours du patient suicidant dans la Somme : intérêts et limites de l'implantation du dispositif VigilanS
Émilie Johancik 1
1 UPJV - Université de Picardie Jules Verne
Résumé : Le déploiement sur l’ensemble du territoire Français d’un dispositif de prévention de la récidive suicidaire, tel que le dispositif VigilanS est recommandé par la feuille de route en santé mentale et psychiatrie de juin 2018. L’objectif de ce travail est de caractériser le parcours du patient suicidant dans la Somme afin d’identifier les avantages et les limites de l’implantation de ce type de dispositif dans notre département. Nous avons réalisé une description de la prise en charge aux urgences des patients suicidants dans les différents centres hospitaliers de la Somme via des entretiens standardisés réalisés auprès des médecins travaillant dans ces structures. Puis nous avons mené une étude épidémiologique, observationnelle, de cohorte, rétrospective, sur l’ensemble des patients suicidants âgés de 17 ans et plus, durant 6 mois au sein du CHU d’Amiens. Les patients suicidants aux urgences bénéficiaient d’une évaluation somatique et souvent d’une évaluation psychiatrique. Le contact avec l’entourage et le médecin généraliste et les moyens de prévention de la récidive étaient variable entre les cliniciens et les établissements. Au CHU d’Amiens, 481 patients ont été pris en charge à la suite d’une tentative de suicide durant cette période, 74,4% sont retournés à domicile. Parmi les patients retournés au domicile, il a été proposé une consultation de réévaluation post-urgence au CHU d’Amiens à 43,3% des patients et 27,9% en ont réellement bénéficié. On observe sur le CHU d’Amiens 7,7% de récidives dans l’échantillon. Le parcours du patient suicidant dans la Somme est hétérogène et l’adhésion à une prise en charge ambulatoire est difficile. Il existe des limites humaines et financières à l’implantation du dispositif VigilanS. Il ne peut se substituer à une prise en charge psychiatrique ambulatoire au décours du geste. Le dispositif VigilanS pourrait permettre une diminution de la morbi-mortalité suicidaire ainsi qu’une harmonisation et une coordination des pratiques dans la Somme. 
Dernière modification le : samedi 25 janvier 2020 - 01:24:09

Source  https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02332122

vendredi 24 janvier 2020

ETUDE RECHERCHE Impact du suicide des patients sur les psychiatres, une grande enquête en ligne

Les psychiatres dont un patient s'est donné la mort vivent mal "l'après" suicide

par France Inter, Danielle Messager publié le
Une enquête nationale montre que de très nombreux psychiatres ayant un patient qui s'est suicidé subissent un stress post-traumatique. Manque de soutien, carrières écourtées : les médecins vivent mal "l'après".

Un stress post traumatique : c'est ainsi que beaucoup de psychiatres ressentent le suicide de l'un de leurs patients. Une enquête nationale - la première du genre - a été présentée à Paris au plus grand congrès français de psychiatrie, le Congrès de l'Encéphale. Près de 800 psychiatres ont été interrogés pour cette enquête. Conclusion : près de 90% des psychiatres ont été ou seront confrontés au suicide de l'un de leurs patients au cours de leur carrière avec des conséquences violentes pour eux aussi. 

Des psychiatres victimes de stress post-traumatique

Le docteur Édouard Leaune qui a réalisé cette enquête est psychiatre au Centre hospitalier Le Vinatier à Lyon. Selon le sondage, près d'un quart des psychiatres vont présenter des réactions post-traumatiques, des reviviscences, des cauchemars, des conduites d'évitement, la crainte de retourner dans leur service, de s'occuper de nouveau de patients suicidaires. Selon le dr Leaune : 
Il y a également ce sentiment de culpabilité, qu'ils sont responsables de ce qui s'est passé. C'est comme s'ils ne s'y attendaient pas, car quand on choisit la psychiatrie, on s'éloigne de la question de la mort.

Des carrières écourtées

L'impact n'est pas qu'émotionnel, mais aussi professionnel, en particulier en début de carrière. 20% des médecins psychiatres vont envisager de changer de carrière à la suite du suicide d'un patient. Pour le docteur Édouard Leaune, psychiatre au Centre hospitalier Le Vinatier à Lyon :
Leurs pratiques vont être impactées avec une tendance à davantage hospitaliser les patients, et à avoir plus de difficultés à donner des permissions aux patients hospitalisés, parce que la plupart des suicides ont lieu pendant les permissions. 

Absence de soutien professionnel

Cette enquête révèle encore que 37% de ces psychiatres n'avaient reçu aucun soutien de leurs collègues  : aucune réunion d'équipe n'avait été mise en place à l'hôpital après l’événement. À Lyon, le programme appelé SUPPORT soutient les équipes soignantes, mais il encore trop rare, tout comme les sessions de prévention auprès des jeunes psychiatres.
https://www.franceinter.fr/societe/les-psychiatres-dont-un-patient-s-est-donne-la-mort-vivent-mal-l-apres-suicide

INFO +


Congrès de l'Encéphale 2020 : 18e édition

18e édition du Congrès de l'Encéphale du 22 au 24 janvier 2020 au Palais des Congrès de Paris.
En savoir plus https://www.encephale.com/Congres/Congres-de-l-Encephale-2020

Zoom sur

Votre patient s'est suicidé : le vécu du psychiatre
Jeudi 23 Janvier 2020
14:45-15:45
Salle Maillot
Programme | Rencontres avec l'expert
Présidents : Emilie OLIÉ, Guillaume VAIVA
Experts : Raphaël ALLALI, Edouard LEAUNE, Jean-Yves ROTGÉ
La psychiatrie nous permet de vivre de nombreux moments de satisfaction, mais la pratique de notre spécialité peut aussi nous confronter à des évènements difficiles, tel le décès par suicide d’un(e) de nos patients. Pour mieux comprendre l’impact que peut avoir sur les psychiatres la confrontation à un tel évènement, le comité du Congrès de l’Encéphale vous a invité à participer à une vaste enquête sous la coordination scientifique des Drs Allali, Leaune et Rotgé.
L'enquete https://www.encephale.com/Actualites/2019/Enquete-l-impact-du-suicide-des-patients-sur-les-psychiatres

Les résultats seront communiqués lors de cette session spéciale.

1er post le 17/12/2019




L'Encephale online
Pour son édition 2020, l’Encéphale s’est intéressé à l’impact du suicide des patients sur les psychiatres, une grande enquête en ligne qui a obtenu près de 800 réponses. Ne manquez pas cette session pour en savoir plus sur la fréquence de l’exposition au suicide de patients au cours de la carrière d’un/une psychiatre, de l’impact d’un tel événement au niveau émotionnel, traumatique et professionnel, et des recommandations pour accompagner une équipe ou un collègue impacté par le suicide d’un patient.   

MàJ JNPS 2020 24 èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide Février 2020


24èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide  Février 2020 
Thème retenu par l'UNPS  Plaidoyer pour une prévention partagée ( Voir plus bas la présentation et argumentaire)



Retrouvez toutes les manifestations classées par régions, En rouge les dernières mises à Jour 
et en violet quand des actes, vidéos ont été réalisés.

AUVERGNE RHÔNE ALPES (Grenoble) (Moirans) (Saint Etienne) (Lyon) (Annemasse) - BRETAGNE (Plouaret - Lanvollon) - CENTRE-VAL DE LOIRE ( Tours ) - (Tours) - GRAND EST (Laxou) (Strasbourg) - ILE DE FRANCE (Paris * 2 ) - ILE DE LA RÉUNION (Le tampon) - NORMANDIE (Fécamp) NOUVELLE AQUITAINE (Confolens - Roumazières-Loubert) (Poitiers) - OCCITANIE (Toulouse) (Montpellier) - PAYS DE LA LOIRE (Angers) - PROVENCE ALPES CÔTE D'AZUR (Carpentras)




***

  • AUVERGNE RHÔNE ALPES
  
SAMEDI 1ER et LUNDI 3 FEVRIER 2020, GRENOBLE (38)

Journées Nationales pour la Prévention du Suicide

Programme Grenoble
organisées par le Collectif isérois pour la prévention du suicide* avec le soutien de AG2R La Mondiale
Samedi 1 Février 2020, rue Félix Poulat, à Grenoble
De 14h à 17h : à la rencontre du public et présentation des associations du Collectif isérois pour la Prévention du Suicide*

Lundi 3 Février 2020, à 20h15
Cinéma le Club, 9 bis, Rue du Phalanstère, Grenoble
Documentaire de Juliette WARLOP, "Partir, revenir ou l’ambiguité de la vie"
suivi d’un débat avec la réalisatrice :
"Le suicide, en parler pour le prévenir !"

*Associations partenaires : ADPA Grenoble, AG2R La Mondiale, Apprivoiser l’absence, APSYGé, Centre de lutte contre l’isolement, Centre de Prévention Bien Vieillir, Centre Hospitalier Alpes Isère, CHU Grenoble, ETAVIDADO (et ta vie d’ado ?), Fédération Associations Familiales ProtestantesIsère, JALMALV 38 Espace Ecoute Deuil, Jonathan Pierres Vivantes JPV38, L’Oreille du Cœur, Les petits frères des Pauvres, Psys du Cœur, RHRA, SOS Amitié Isère, UNAFAM 38

Communique de presse
Flyer verso
Flyer recto
interieur JNPS 2020
extérieur JNPS 2020
***

LUNDI 3 FEVRIER 2020, MOIRANS (38)
Soirée ciné-débat sur le thème du suicide des jeunes le 3 février à Moirans
le 03/02/2020 de 20:00 à 22:30
Soirée ciné-débat sur le thème du suicide des jeunes
lundi 03 février 2020 à 20h
au lycée Pierre Béghin à Moirans
˃ Projection du documentaire de Marie Mandy : « J’suis pas mort ». Construit avec la parole de survivants, ce récit tente de comprendre ce qui a amené des jeunes dans l'impasse conduisant au geste suicidaire.
˃ Débat avec Marie Mandy, la réalisatrice, avec le Dr Cécile Dufresne, pédopsychiatre au CHU de Grenoble et avec les membres du Collectif de lutte contre l’isolement et pour la prévention du suicide.
Adresse
lycée Pierre Béghin - 38430 Moirans
Tarif
Gratuit 
Information tél 04 76 93 16 54 
marie-estelle.bouliere@paysvoironnais.com

***

JEUDI 6 FEVRIER 2020, SAINT ETIENNE (42) 
Journée Nationale de Prévention du Suicide 

 à l’école Emlyon Business School de Saint-Étienne, le jeudi 6 février 2020 à partir de 9h.

Le colloque intitulé « Mourir du travail » est basé sous la forme de conférences et d’ateliers débats.
Programme
http://www.loire-prevention-suicide.fr

***

MERCREDI 5 FÉVRIER 2020, LYON (69)

Inégalités sociales, conduites suicidaires et santé mentale
Mercredi 5 février 2020
Ch Le vinatier 
programme
Inscriptions gratuites: yamina.lagha@ch-le-vinatier.fr
http://www.ch-le-vinatier.fr

***


VENDREDI 7 FÉVRIER 2020, ANNEMASSE (74)


Colloque : La question de la mort à l'adolescence, quel passage, pour quelles histoires ?
Le Réseau 74 de prévention des conduites suicidaires à l'adolescence organise cette rencontre dans le cadre des Journées nationales de prévention du suicide 2020.

TELECHARGER
Programme et inscription

Annemasse
07/02/2020

Tout public

Gratuit sur inscription

Informations contact
Sarah Poisson—MDA Rouge Cargo
2 rue Pierre et Marie Curie 74100 Vetraz—Monthoux
tel : 04.50.95.09.51. mail : inscriptions.colloque.reseau74@outlook.fr



***

  • BRETAGNE
  

MARDI 4 FEVRIER 2020 PLOUARET, VENDREDI 7 FEVRIER 2020, LANVALLON (22)

4/02 à Plouaret, 7/02 à Lanvollon
Tout public
Partenariats, Manifestations
2 soirées " La vie après la disparition d'un proche par suicide"
Temps de témoignages, d'échanges, pour libérer la parole sur un sujet sensible qu'est le suicide et le deuil après suicide, et être accompagnés vers une compréhension du phénomène et des aides appropriées.
La Fondation Bon Sauveur, le Pays de Guingamp, et Lannion Trégor Communauté ont le plaisir de vous convier aux deux soirées :
" La vie après la disparition d'un proche par suicide".
Par intérêt personnel ou professionnel, vous êtes invités à bénéficier de ce temps de témoignages, d'échanges, pour libérer la parole sur un sujet sensible qu'est le suicide et le deuil après suicide, et être accompagnés vers une compréhension du phénomène et des aides appropriées.
Au programme :
Projection du documentaire "La vie après le suicide d'un proche" réalisé par Katia Chapoutier,
Témoignages de Paul Guibert (parent endeuillé intervenant dans le documentaire)
Échanges avec Mélanie Coquelin (Psychologue), Dr Jacques Bernard (psychiatre), Animateurs de la Cellule Prévention du Suicide du Centre Hospitalier Spécialisé de Bégard.
Ces actions ont lieu :
Mardi 4 février 2020, au Complexe de Loisirs Lahellec, à Plouaret, à 20h.
Vendredi 7 février 2020, au Moulin de Blanchardeau, à Lanvollon, à 20h.
Télécharger l'affiche en cliquant ICI
 


***

  • CENTRE-VAL DE LOIRE
  
JEUDI 16 JANVIER 2020 et JEUDI 13 FEVRIER 2020 TOURS (37)

La 24ème Journée départementale de prévention du suicide en Indre et Loire (2020) sera organisée le 16 JANVIER et le 13 FÉVRIER 2020, par VIES 37, à Tours

UNE PREMIÈRE PARTIE (Achevée) et ouverte à tou·te·s, s'est déroulée le jeudi 16 janvier 2020, dans le cadre des JEUDIS DE LA SANTÉ, coorganisés par la Mairie de Tours et le CHU : "Prévention du suicide : tous acteurs !"  Elle est disponible en replay : https://www.youtube.com/watch?v=bTYUAYserQw

LA SECONDE PARTIE (pour laquelle votre inscription est requise ci-dessous)
est réservée aux professionnels et membres d’associations et se déroulera à l'Espace Jacques VILLERET (aux Fontaines), 11 RUE DE SAUSSURE - 37200 TOURS.
Inscriptions : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdgVqmz7Z0rnsGXUkB2m2xNToC66R84UsUQraOWhGGRgJQJ_w/viewform

Quatre ateliers se dérouleront en simultanés :
1/ « Le silence parle » : Film débat, en présence de la réalisatrice
Ce court-métrage de 8 minutes a été écrit par des élèves d'une classe de seconde, accompagnés de leur professeure de français et de sa réalisatrice. L’enjeu était de faire interagir les lycéen·ne·s sur des thématiques de société comme le suicide, le sexisme, le handicap… auxquelles ils et elles sont/seront confronté·e·s.
2/ « Le risque suicidaire chez la personne âgée : Ensemble, comprendre pour agir »
C'est à partir d'un exemple concret que le Dr Thomas Léonard interpellera les participants pour travailler les idées reçues et donner des outils concrets de repérage et d'action pour prévenir le suicide chez les personnes âgées. Parce qu'ensemble on peut comprendre et agir !
3/ « Le deuil lié au suicide : de la sidération à la reconstruction »
avec Mme Patricia Flament, psychologue exerçant dans le champ de la santé et du deuil – responsable de la commission Adulte/Travail du réseau VIES 37.
La mort par suicide sidère. Comment passer de la désorganisation du deuil lié au suicide à une nécessaire réorganisation ? Lors de cet atelier sur le deuil, les participants sont invités à partager leurs parcours et réflexions autour du deuil pour (se) penser et (se) panser.
4/ Les Équipes Mobiles de l'EMPPE et l'EMLA : Deux équipes de l'Aller Vers.
Dans le cadre de leurs interventions auprès d'un public en souffrance psychique et en rupture de soin (à la rue ou à domicile), les professionnels sont amenés à intervenir auprès de personne pouvant être concernés par le suicide. Comment prévenir le suicide auprès d'un public éloigné du soins, en grande difficulté et dont parfois le contexte social ne facilite pas l'accès au soins? Des intervenant de l'EMPPE et l'EMLA échangeront avec les participants en partant de notre pratique autour de situations concrètes pour aborder le " travailler ensemble" et l'accompagnement de proximité comme outils de prévention du suicide.
Vous trouverez l'argument (national) de cette journée 2020 ici : https://www.unps.fr/unps_images/jnps-2020/jnps-2020-argumentaire-unps-dgs.pdf
Et le programme détaillé de la journée en Indre et Loire (au fur et à mesure de sa mise en ligne) ici : http://vies37.psrc.fr/index.php/accueil-2/evenements/294-journee-departementale-de-prevention-du-suicide-2020/event_details
L'entrée à cette journée reste gratuite. Le fait de remplir ce questionnaire vaut inscription à la journée.
Des conditions de sécurité nous obligent à être en possession d'une liste des participants un peu à l'avance. C'est pourquoi nous recueillons votre nom et votre adresse-courriel de contact.
Vous resterez libre de modifier ces informations jusqu'à la date de l'événement en revenant sur ce questionnaire.
Pour tout renseignement : secretariat@vies37.psrc.fr et 02 34 38 94 84.


***

  • GRAND EST

MERCREDI 5 FÉVRIER 2020, LAXOU (54)

« Prévention du suicide : le souci de l’autre »
Conférence
  Affiche
 « Prévention du suicide : le souci de l'autre »
le 05/02/2020 à 18h30
Salle polyvalente du CPN
1, rue du Docteur-Archambault Laxou 
Conférence débat proposée par le Centre Psychothérapique de Nancy et VigilanS Lorraine dans le cadre de la Journée Nationale de Prévention du Suicide. Intervenants : Dr Catherine Pichené, Dr Fabienne Ligier, Olivier Harquet, Christophe Peroche. Modérateur : Thierry Richard. Sur inscriptions.
Inscription préalable par mail : vigilans@cpn-laxou.com
Informations, contacts :
vigilans@cpn-laxou.com 
03 83 85 15 71


***


 
VENDREDI 31 JANVIER 2020 AU MERCREDI 5 FEVRIER 2020 STRASBOURG (67)


Journée Nationale de la Prévention du suicide/SOS Amitié 

le 31/01/2020 à 20h00
Cinéma  : Moi, Daniel Blake, de Ken Loach
Cinéma L'Odyssée  3 rue des Francs-Bourgeois  Strasbourg
Organisateur  SOS Amitié Strasbourg  03.88.39.91.81  
Tarifs  Plein tarif : 4.50 €
Ce film est le 1er d'une série de 3 ciné-débats organisés par SOS Amitié Strasbourg dans le cadre de la Journée nationale de prévention du suicide, sur le thème de la souffrance au travail. Il sera suivi d'un débat avec le public en présence de Magdeleine Ruhlmann, ancien médecin du travail. Les deux autres films sont La Question humaine (1er février, 20h) et La Loi du Marché (3 février, 20h). Le 5 février, à 19h30, conférence sur la souffrance au travail par Michèle Drida, en l'église Saint-Pierre-le-Vieux

le 01/02/2020 à 20h00
Cinéma  La Question humaine, de Nicolas Klotz (2007)
Cinéma L'Odyssée  3 rue des Francs-Bourgeois  Strasbourg
Organisateur  SOS Amitié Strasbourg  03.88.39.91.81
Tarifs  Plein tarif : 4.50 €
Journée Nationale de la Prévention du suicide/SOS Amitié 
La Question humaine évoque l'élimination des faibles par la broyeuse capitaliste, un film qui illustre magistralement la souffrance au travail, thème de la JNPS 2020. Pour le débat, la psychosociologue Michèle Drida et le psychiatre-psychanalyste Daniel Lemler seront présents. Une pléiade de grands acteurs, Mathieu Amalric, Michael Lonsdale, Jean-Pierre Kalfon, figurent au générique de ce grand film. Lundi 3 février, 3e film de la trilogie JNPS/SOS Amitié à l'Odyssée: La Loi du marché. Mercredi 5 février: conférence sur la souffrance au travail par la Michèle Drida (église Saint-Pierre-le-Vieux, 19h30)

le 03/02/2020 à 20h00
Cinéma :  La Loi du marché, de Stéphane Brizé (2015) 
cinéma L'Odyssée  3 rue des Francs-Bourgeois  Strasbourg
Organisateur  SOS Amitié Strasbourg  03.88.39.91.81
Tarifs
Plein tarif : 4.50 €
Journée Nationale de la Prévention du suicide/SOS Amitié 
L'acteur Vincent Lindon crève l'écran de ce film où la plupart des acteurs, non professionnels, jouent leur rôle dans la vraie vie (caissières, chef d'entreprise, syndicaliste...). Le héros est confronté à un dilemme: jusqu'à quelle infamie peut-on aller pour conserver son travail? Le débat avec le public sera animé par Magdeleine Ruhlmann, ancien médecin du travail, médecin inspecteur général à la retraite. Le dernier acte de la JNPS 2020 à Strasbourg se jouera le 5 février à 19h30, en l'église Saint-Pierre-le-Vieux, avec une conférence de la psychosociologue Michèle Drida sur la souffrance au travail

le 05/02/2020 à 19h30
Conférence  Souffrir au travail. Comment réagir? 
Nootoos / Eglise Saint-Pierre-le-Vieux
1 place Saint-Pierre-le-Vieux  Strasbourg
Organisateur  SOS Amitié Strasbourg
03.88.39.91.81
Tarifs
Participation libre
Journée Nationale de la Prévention du suicide/SOS Amitié
Michèle Drida, psychosociologue, parlera de la souffrance au travail à partir de sa pratique professionnelle en tant qu'intervenante en entreprise. Il s'agit de comprendre en quoi le travail peut toucher en profondeur les fondements de l'identité et de l'estime de soi. La conférencière examinera ensuite les déterminants sociaux et organisationnels de cette souffrance et de ce qu'elle révèle du monde du travail aujourd'hui... et finalement, elle donnera quelques pistes pour savoir comment on peut réagir.

***

  • ILE DE FRANCE

MERCREDI 5 FÉVRIER 2020, PARIS (75)

A l’occasion des 24èmes journées nationales pour la prévention du suicide, l'Union Nationale pour la Prévention du Suicide (UNPS) propose son colloque
« Plaidoyer pour une prévention partagée »
qui se déroulera à PARIS le mercredi 5 février 2020 de 9h30 à 17h00 (horaire sous réserve) dans l‘Amphithéâtre Laroque du Ministère des Solidarités et de la Santé (14 avenue Duquesne 75007 PARIS).

L'inscription reste gratuite ( S’inscrire au colloque). Le nombre de places est limité.

ATTENTION: pour des raisons de sécurité, vous devrez présenter une pièce d’identité pour accéder à l‘auditorium.
Pour plus d‘information:

Informations, contacts :
Union Nationale pour la Prévention du Suicide
UNPS
33 rue Linné 75005 Paris
téléphone : 09 66 83 58 03
Email : contact@unps.fr
www.unps.fr


***
MERCREDI 5 FÉVRIER 2020, PARIS (75)

Matinée-événement < Où en sommes-nous de la prévention du suicide en France ?
organisée par Technologia
05 février à 09h00 - 11h00
Tentative de suicide, dépression professionnelle… Vous avez été confronté.e à ces situations ou vous redoutez de l’être ? Vous recherchez des solutions adaptées à la prévention ? Venez échanger à l’occasion de la Journée Nationale de Prévention du Suicide avec Michel Debout, professeur de médecine et psychiatre, Jean-Claude Delgènes, économiste de formation et Président-fondateur du Groupe Technologia et Christian Baudelot, sociologue, membre de l’Observatoire national du suicide.
A cette occasion, venez découvrir l’ouvrage « Suicide, un cri silencieux », aux éditions Le Cavalier Bleu, co-écrit par Michel Debout et Jean-Claude Delgènes, dont la sortie est prévue le 5 février prochain.
Une séance de dédicace viendra clore cette matinée.
Inscription gratuite dans la limite des places disponibles
https://www.technologia.fr/evenement/matinale-comment-prevenir-les-drames-suicidaires-en-milieu-professionnel/ 
Détails Date : 05 février Heure :
09h00 - 11h00
Lieu Hotel Provinces Opéra 36, rue de l’Echiquier
Paris, 75010 France

***
  • ILE DE LA RÉUNION

VENDREDI 21 FÉVRIER 2020, LE TAMPON (97)

L’association SOS SOLITUDE a le plaisir de vous convier au colloque « Bien-être et mal-être psychologiques chez les seniors » qui se déroulera le vendredi 21 février 2020 de 8h30 à 17h à l’Université du Tampon à l’amphithéâtre 350.
Dans le cadre de la Journée Nationale de Prévention du Suicide, l'association SOS SOLITUDE propose, à travers ce colloque de faire le point sur l’accompagnement psycho-social du vieillissement, dans le monde, en France et plus précisément dans la zone Océan Indien (programme en pièce jointe).
 Nous vous remercions de bien vouloir confirmer votre présence avant le 10 février 2020 en cliquant ici
(entrée gratuite mais inscription obligatoire par personne présente – les identités seront vérifiées lors de l’accès au Campus).
 Nous avons le plaisir de vous convier à un cocktail déjeunatoire cependant si vous souhaitez verser une participation une urne sera mise à votre disposition.
Affiche programme inscription HTTP://WWW.SOS-SOLITUDE.FR onglet actualités. 


***


  • NORMANDIE

MERCREDI 5 FEVRIER 2020, FECAMP (76)

SOS Amitiés: une rencontre-débat
Une antenne locale de SOS Amitiés est en passe d'être créée à Fécamp. Les membres de l'association, basée au Havre, recherchent des bénévoles-écouteurs. Pour ce faire, une rencontre-débat est prévue le 5 février à la librairie le Chat-Pitre (l'horaire est à confirmer), dans le cadre de la Journée nationale de prévention du suicide. Une réunion d'information doit suivre et se dérouler mercredi 12 février, à 18 heures, à la Maison du Port.

***
 

  • NOUVELLE AQUITAINE

 MERCREDI 5 FEVRIER 2020, CONFOLENS ET ROUMAZIERES-LOUBERT (16)

Journée nationale Prévention du suicide en Charente limousine
Mercredi 5 février 2020
- Café citoyen : échanges et informations autour d'un vidéogramme 
         * de 10h à 12h au Centre hospitalier de Confolens
         * de 14h à 16h au CSCS de Haute-Charente
- Soirée débat Le souci de l'autre "Un geste de 1er secours : repérer, protéger, alerter"
        * de 18h à 20h à la salle des fêtes de Roumazières-Loubert
Organisée par le réseau territorial de Sentinelles - Gratuit, tout public
Affiche affiche_jnps_2020_m__j (PDF de 1.4 Mo)

Renseignements : Patrick Rivière Tél : 06 64 50 36 99
***

MARDI 28 JANVIER 2020, POITIERS (86)

19ème Journée d'Etudes Coordination Territoriale de la Vienne « Prévention du Suicide et de la Dépression Promotion de la Santé Mentale »
organisée dans le cadre de la 24ème Journée Nationale pour la Prévention du Suicide 2020
« SUICIDE ET ENVIRONNEMENT SOCIAL»
Mardi 28 Janvier 2020
09h à 17h00
Salle de Spectacle de La Hune
1, Avenue du Champ de la Caille  86280 Saint-Benoît

ENTREE GRATUITE mais inscription obligatoire prs.suicide.vienne@ch-poitiers.fr

Pré Programme


Informations contact :
Centre Hospitalier Henri Laborit
Pavillon Pierre Janet CS 10587 86021 POITIERS Cedex
05.49.44.58.13 Fax 05.49.44.58.14
prs.suicide.vienne@ch-poitiers.fr


***


  • OCCITANIE

MARDI 4 FÉVRIER 2020, TOULOUSE (31)


24e JOURNÉE NATIONALE DE PRÉVENTION DU SUICIDE EN RÉGION OCCITANIE
TOULOUSE

PRÉVENIR LE SUICIDE :  " PLAIDOYER POUR UNE PRÉVENTION PARTAGÉE "
Mardi 4 Février 2020 de 9h à 16h
Hôtel de Région Occitanie
22 Boulevard du Maréchal Juin

Entrée Libre & gratuite

Organisée par un collectif associatif composés de 7 associations (voir programme)

Affiche
Programme 

ASSOCIATION COORDINATRICE
Prévention du Suicide en Midi-Pyrénées
Mail : preventionsuicide.mp@laposte.net


***

MERCREDI 5 FEVRIER MONTPELLIER (34)
Vivre Son Deuil Montpellier et trois autres associations (SOS Amitié, Jonathan Pierres Vivantes, Contact Hérault) organisent la projection-débat du film : Soleil battant
5 Fév 2020

Horaire: 18h
Lieu: Montpellier
A l’occasion de la journée nationale de prévention du suicide, Vivre Son Deuil Montpellier et trois autres associations (SOS Amitié, Jonathan Pierres Vivantes, Contact Hérault) organisent la projection-débat du film :  Soleil battant   à 18 heures, le 5 février, au Cinéma Diagonal à Montpellier
  Ce film traite de la tentation du suicide après la perte d’un enfant. Il illustre bien comment la dynamique familiale remet au jour le non dit qui entoure ce décès, afin que cette famille retrouve, avec la parole, le chemin de la vie.
Venez voir ce beau film et débattre avec nous.


***
  • PAYS DE LA LOIRE

JEUDI 6 FÉVRIER 2020, ANGERS (49)

Ciné-débat Journée Nationale de Prévention du Suicide 2020
Public Organisé par Prévention Suicide 49 et 3 autres
Jeudi 6 février 2020 de 20:00 à 23:00
Cinémas Les 400 Coups
2 Rue Jeanne Moreau, 49100 Angers
Organisé par Prévention Suicide 49

AGRESSIONS SEXUELLES : OSEZ PARLER

Chaque année, le Collectif Prévention-suicide du Maine-et-Loire organise un événement à l'occasion de la Journée Nationale de Prévention du Suicide. Cet événement a pour but de mettre en avant la prévention du suicide dans le département et les différents acteurs de cette lutte.
Cette année, le collectif se penche sur les agressions sexuelles. Il organisera ainsi la projection du film "Les chatouilles" aux Cinémas Les 400 Coups.
Le débat qui suivra sera animé par Fabrice Gasdon (journaliste) avec les interventions de Clotilde Copin et Rémi Jonquières (psychologues à l'AAVAS) et Estelle Moinard (Juriste et directrice du CIDFF 49).
Réservations préalables obligatoires auprès du collectif !
Pour tous renseignements :
Laissez un message sur la page du collectif : Collectif Prévention-suicide
e-mail: preventionsuicide49@gmail.com
Référent: 06 79 23 31 85
***

  • PROVENCE ALPES CÔTE D'AZUR

MARDI 4 FÉVRIER 2020, CARPENTRAS (84)

Journée locale de Prévention du Suicide MARDI 04 FÉVRIER 2020

-  Conférence/Débat "Comment améliorer la prévention par un repérage de la personne en risque suicidaire"  au Centre Hospitalier de Carpentras* de 13h30 à 16h30.

A partir du court métrage : La quadrature du cercle.
Intervenante : Catherine FAMIN, Psychologue à l'Unité d'Accueil des Urgences Psychiatriques (UAUP) du Pôle Santé de Carpentras - Formatrice à l'intervention de la crise suicidaire.

Réservée aux professionnels sur inscription.

Affiche

Les inscriptions se font sur doodle avant le 24 janvier 2020 :
(Important : lors de l'inscription sur doodle, dans commentaire nous communiquer svp votre fonction, votre structure et adresse mail)
https://doodle.com/poll/fbp6nwuf8rqrkpit

*Centre Hospitalier de Carpentras
Salle polyvalente
24, Rond Point de l'Amitié
84200 Carpentras 


Informations Contact
PAEJ "Le Passage"
102, rue Moricelly 84200 Carpentras
Tél.: 04 90 67 07 28
pej.lepassage@wanadoo.fr
www.paej-lepassage.fr





***

Argumentaire de l'UNPS



« Plaidoyer pour une prévention partagée ».
Le suicide résulte d’un déséquilibre entre une souffrance et des ressources (internes et environnementales) pour y faire face. Réaffirmer ce postulat permet de définir une prévention qui s’attache autant au développement de ces ressources qu’à la prise en charge de ces souffrances. Dans une chaine de prévention du suicide, la création, la restauration ou le maintien d’environnements favorables constituent le socle d’intervention, la finalité étant de créer de l'accueil empathique en tout espace. Le renforcement des compétences psychosociales ne peut suffire à lui seul, puisqu’il expose au risque de renvoyer les personnes à leurs seules responsabilités, et ce d’autant plus que les âges et les milieux de vie sont à différencier; ce sont en effet les paramètres essentiels pour l’implantation des actions de prévention en santé (1). Le suicide est par nature multifactoriel, sa prévention est par conséquent plurielle et pluridisciplinaire. Elle implique, à des niveaux différents, des professionnel.le.s (de différents horizons) mais aussi des élu.e.s et des bénévoles ainsi que toutes les personnes qui le souhaitent.Il nous parait nécessaire de réaffirmer que la prévention du suicide ne se limite pas à la prévention de la crise suicidaire, relevant essentiellement du champ des soins, au risque d’oublier que la prévention du suicide est l’affaire de toutes et tous. Chacun.ede sa place età sa place est actrice et acteur de la prévention du suicide, dans une chaîne articulée de santé globale. Elle implique des professionnel.el.s différent.e.s de santé comme d’accompagnement social, rémunéré.e.s ou bénévoles, spécifiquement formé.e.s et suivi.e.s, dans des structures ou des collectifs reconnus (2) .Les enjeux demeurent sur la participation croisée et la coordination d’actrices et ’acteurs, souvent cloisonné.e.s dans leurs secteurs et en difficulté de reconnaissance mutuelle; la visibilité des ressources, et leur lisibilité, en serait accrue pour les publics concernés. Les éléments probants sont aujourd’hui nombreux (3) et importants pour écouter et soutenir les acteurs d’une prévention partagée, en tenant compte des besoins spécifiques des différents temps de l’existence personnelle. A partir des expériences de ses adhérents, et des axes de travail retenus dans la Feuille de Route en Santé Mentale élaborée par le Ministère des Solidarités et de la Santé, l’UNPS vous convie à réfléchir aux modalités de travail coordonnées les plus à même de construire une prévention partagée et efficace.
1 Cf Plan Priorité Prévention du comité interministériel pour la santé –mars 2018-en référence à la Stratégie Nationale de Santé 2018-2022, 1eraxe
2 Cf Feuille de Route en Santé Mentale et Psychiatrie pour l’action n°6 : Mettre à disposition des agences régionales de santé, un ensemble d’actions intégrées de prévention du suicide
3 Cf Publications de Santé Publique France et notamment de Enguerrand du Roscoat 
Union Nationale pour la Prévention du Suicide
UNPS
33 rue Linné 75005 Paris
téléphone : 09 66 83 58 03
Email : contact@unps.fr
www.unps.fr
HISTORIQUE
Communiqué UNPS  du 25/05/2019