lundi 9 décembre 2019

PRESENTATION DISPOSITIF ETUDIANTS RELAIS du service de santé universitaire de l'université de Strasbourg

ETUDIANTS RELAIS du service de santé universitaire de l'université de Strasbourg
 Étudiants relais 2019-2020
 source  21.11.2019 http://sante.unistra.fr/*
 
etudiants-relais_vig
Stress, angoisse, difficultés dans vos études, solitude, isolement, problèmes familiaux, idées noires, addictions... Vous n'êtes pas seuls !Des étudiants peuvent vous écouter et vous orienter vers des professionnels qui vous aideront et ceci en toute confidentialité. N'hésitez pas à les contacter ! > Voir les coordonnées.

 http://sante.unistra.fr/html/modules.php?name=News&file=article&sid=362

Voir également Le Centre d'Accueil Médico-Psychologique de Strasbourg (CAMUS)
CAMUS > Aide Médico-psychologique (CAMUS)

http://sante.unistra.fr/html/modules.php?name=Content&pa=showpage&pid=9  
et http://www.camus67.fr/site/

ETUDE RECHERCHE SUISSE Repérer les personnes âgées à risque de suicide : une évaluation des instruments à l'usage de l'infirmière à domicile


Repérer les personnes âgées à risque de suicide : une évaluation des instruments à l'usage de l'infirmière à domicile : travail de Bachelor
Kabbaj, Sonia ; Marques José, Marlène ; Ludwig, Catherine (Dir.)
Mémoire de bachelor : Haute école de santé Genève, 2019.
Résumé La personne âgée expérimente des pertes et des changements qui peuvent l'affecter au niveau biologique, psychologique, social et spirituel. La personne âgée met alors en place des stratégies d'adaptation qui sont parfois insuffisantes, ce qui peut l'amener à développer un comportement suicidaire. Six articles ont été retenus (cinq études quantitatives corrélationnelles et une étude quantitative descriptive) pour répondre à la question de recherche. Ils permettent de caractériser les outils qui mettent en avant les facteurs de risque suicidaire prédominants et les facteurs protecteurs qui contribuent à diminuer ce risque.
http://doc.rero.ch/record/327641/files/Travail_de_Bachelor_version_finale_.pdf 

source http://doc.rero.ch/record/327641

L'apesa seine-et-marne, une main tendue aux chefs d'entreprise en détresse

L'apesa seine-et-marne, une main tendue aux chefs d'entreprise en détresse
le - -https://www.lemoniteur77.com*

Jean Huault est le président de L'Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aigüe (Apesa) de Seine-et-Marne. Ce dispositif, créé à Saintes en 2013, permet à tout chef d'entreprise qui en éprouve le besoin de bénéficier d'une prise en charge psychologique rapide, gratuite et à proximité de son domicile par des psychologues spécialisés dans l'écoute et le traitement de la souffrance morale. Également vice-président du tribunal de commerce de Melun, Jean Huault détaille le fonctionnement de l'antenne seine-et-marnaise de ce dispositif né sous l'impulsion de Jean Gaillard, président du Tribunal de commerce de Melun, qui avait réuni les adhérents statutaires actuels en 2016. Le président de l'Apesa Seine-et-Marne évoque également les évolutions à venir d'un service jugé efficace et déjà fort de plus d'une centaine de “sentinelles“.
Comment est née l'Apesa France ?
C'est Marc Binnié, greffier à Saintes, et Jean-Luc Douillard, psychologue clinicien, qui ont imaginé le dispositif en 2013, constatant que les procédures collectives, efficaces pour contenir et canaliser le chaos des difficultés des entreprises, ne l'étaient pas s'agissant de la prise en compte de la souffrance humaine de l'entrepreneur, pouvant déboucher sur des idées noires. Marc Binnié et Jean-Luc Douillard ont constaté que les professionnels intervenant à l'occasion des procédures judiciaires, bien que non compétents en matière psychologique, n'étaient pas indifférents et pouvaient constituer des “sentinelles efficaces“.

Jean Huault, président de L'Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aigüe (Apesa) de Seine-et-Marne.
Qu'en est-il en Seine-et-Marne ?
C'est le président du tribunal de commerce, Jean Gaillard, qui a le premier été sensible à certaines publications sur le sujet et il est apparu évident d'agir : nous avons été nous-mêmes des chefs d'entreprise. Nous avons ressenti dans nos trippes le stress du client qu'on peut perdre, son règlement qui tarde à venir et qui crée des tensions, etc.
C'est pourquoi le président a pris en 2016 la décision de convoquer l'ensemble des organismes départementaux concernés, en présence de Marc Binié lui-même, pour leur exposer le dispositif. Toutes les parties prenantes ayant pleinement adhéré au concept, cette réunion est devenue l'assemblée constitutive d'Apesa Seine-et-Marne. Elles en sont encore aujourd'hui les membres statutaires.
Dès lors, il fallait structurer l'association, trouver son président et son conseil d'administration.
Cela s'est fait naturellement ?
Oui, nous avions, au niveau du tribunal et du greffe, la capacité d'organiser un secrétariat. Nous nous trouvions également au cœur des procédures collectives et donc à la source des problématiques, c'est pourquoi nous avons naturellement pris en charge la gestion des alertes lancées par les “sentinelles“, que nous devons former, accompagner, etc.
Comment l'Apesa Seine-et-Marne agit-elle ?
L'objectif principal est de pouvoir déceler le stress et les difficultés du chef d'entreprise à tous les moments et tous les niveaux de la vie de l'entreprise. Pour ce faire, Il fallait constituer un réseau formé de “sentinelles“ dédiées (c'est-à-dire des personnes formées à la détection des signes de détresse psychologiques et du risque suicidaire).
Il est d'abord possible d'agir au niveau du tribunal de commerce, c'est-à-dire lors du terme de cette descente aux enfers psychologique. L'expert-comptable peut aussi déceler des difficultés très en amont. L'avocat, à qui l'entrepreneur fait appel lorsqu'il se pose des questions au niveau juridique, peut également intervenir un peu plus tard. Les organismes patronaux, tels que le Medef et la CPME, sont également importants en matière de détection des signes de détresse psychologique.
Aussi, pour permettre à ces sentinelles d'agir, nous avons procédé en trois ans à huit actions de formation. Nous pouvons ainsi compter sur un peu plus d'une centaine de personnes habilitées à détecter et à lancer des alertes. Elles et elles seules en ont la possibilité, si bien entendu l'entrepreneur a donné son accord.
Comment se déroule la procédure ?
Que ce soit en ligne ou sur papier, l'alerte se résume à une fiche comprenant les coordonnées de la personne, le moment où elle s'est exprimée, le type de détresse (difficultés familiales, financières, etc.), et éventuellement si des pistes d'amélioration ou des solutions sont apparues. Ce document est hébergé à Nantes sur la plateforme de Ressources Mutuelles Assurance, qui fait partie du Groupe Harmonie Mutuelle et qui a constitué une cellule pour examiner ces fiches d'alerte.
Une fois cette fiche-alerte mise en ligne, la personne en détresse est appelée dans l'heure où les deux heures qui suivent. Les psychologues de la plateforme effectuent un premier diagnostic pour cerner l'étendue de la problématique. Après un ou deux rendez-vous téléphoniques, il peut être décidé qu'un suivi plus approfondi est nécessaire.
Les dirigeants ont alors la possibilité de faire appel au réseau de psychologues que nous avons constitué et avec qui nous avons signé une convention. Cette dernière prévoit que l'Apesa Seine-et-marne s'engage à rémunérer des psychologues locaux (sélectionnés par Apesa France) en lieu et place des ches d'entreprise concernés, dans la limite de cinq séances (renouvelable une fois).
Ces psychologues ont préalablement été formés par notre association aux problématiques générées par les procédures collectives. Il est nécessaire pour eux de prendre conscience que le passage final devant le tribunal est difficile et parfois brutal, mais constitue aussi l'aboutissement d'une longue période de tension émotionnelle…​
Le choc se manifeste le plus fortement à ce moment…
Oui, et c'est en cela qu'il est important que les juges consulaires soient formés et fassent partie des sentinelles :
la décision du tribunal peut apporter un soulagement, mais va constituer dans le même temps un choc émotif extrêmement fort, qui se traduit parfois par des signes de confusion dans l'expression, voir des signes physiques. Il s'agit d'un moment-clé de la détection.
Ainsi, l'alerte peut être lancée tout de suite, de sorte que le chef d'entreprise, en perte de repères, ne se retrouve pas seul face au vide ressenti (fin de l'activité, disparition de l'entreprise, conséquences sur la vie privée, la famille… ). En cas de nécessité, il lui sera proposé un rendez-vous chez un psychologue dans les 24 heures. Nous avons d'ailleurs conclu un accord pour que ces professionnels seine-et-marnais puissent aménager leur planning et recevoir en urgence les dirigeants en détresse.
Vous orientez ensuite ces entrepreneurs vers des structures dédiées au rebond ?
En effet, mais la condition première, c'est que ces personnes retrouvent un bon équilibre psychologique pour que ce rebond soit envisagé. C'est la condition préalable. Nous avons finalement une action complémentaire : l'Apesa intervient sur la remise en forme du chef d'entreprise, tandis 60 000 Rebonds apporte des solutions en matière de création d'entreprise ou de retour vers l'emploi.
Quel bilan tirez-vous après trois années d'exercice ?
Je dirais d'abord que notre dispositif est bien rodé, simple et réactif. Sur un plan chiffré, nous constatons que le nombre d'alertes se stabilise entre 50 et 60 par an. Il faut aussi remarquer que les sentinelles font bien leur travail et sont efficaces : nous ne recevons pas de fausses alertes (les signalements sont tous suivis d'un diagnostic et de séances avec un psychologue). Nous avons également extrêmement peu de refus de soutien psychologique, ce qui peut arriver lorsque le dirigeant est déjà suivi à titre personnel, par exemple.
Plus généralement, nous espérons étendre notre rayon d'action à travers l'adhésion des TGI du département. Nous avons signé une convention avec celui de Melun et je discute actuellement avec celui de Meaux. Restera à prendre contact avec le TGI de Fontainebleau dans les semaines à venir. Cela nous permettra de toucher d'autres catégories d'entrepreneurs, qui sont plutôt des professions libérales. Enfin, s'agissant du monde agricole, des dispositifs existent déjà, mais ce n'est pas exclu. L'Apesa Seine-et-Marne jouit d'une très bonne réactivité et les soins sont prodigués rapidement au niveau local, ce qui pourrait profiter aussi aux exploitants agricoles.
Quelles sont les structures les plus touchées ?
Il s'agit, dans 80 % des cas, de TPE : plus les sociétés sont structurées, plus elles ont la capacité de surmonter l'épreuve collectivement, contrairement au dirigeant de TPE qui est souvent seul. Les personnes que nous prenons en charge sont âgées de 50 ans en moyenne et il s'agit d'hommes dans 57 % des cas. Plus de la moitié des alertes font suite à une liquidation judiciaire.
Le Conseil départemental vous apporte un soutien régulier ?
Notre ambition finale est de proposer le dispositif à l'échelon départemental,
c'est-à-dire d'apporter une couverture totale, à travers les TGI comme je l'ai évoqué mais aussi les sentinelles qui interviennent plus en amont et que nous devons continuer à mobiliser. Pour financer cet objectif, nous avions besoin d'un apport complémentaire à celui octroyé par nos adhérents statutaires. C'est le Conseil départemental qui est venu l'apporter à travers son agence Seine-et-Marne Attractivité, qui alloue 5 000 euros de subventions à l'Apesa Seine-et-Marne. La somme correspond à la possibilité d'accompagner 15 entrepreneurs durant un an. Cela nous donne également la certitude de pouvoir boucler un exercice, voire de dégager des moyens pour améliorer nos éléments de communication envers les entreprises elles-mêmes.
L'Apesa vient en aide aux entrepreneurs en détresse psychologique

L'Apesa est une association qui a vocation à prévenir le suicide des chefs d'entreprise en situation de défaut. Pour ses animateurs,
« elle est de grande utilité ». Face à une liquidation, qu'on appelait autrefois “faillite”, l'entrepreneur se trouve dans une situation très difficile pour laquelle il ne va généralement pas chercher d'aide auprès de services compétents. Grâce à cette association, avec un délai d'intervention quasi immédiat, les personnes en détresse psychologique importante trouvent une oreille attentive et un soutien par des professionnels spécialement formés. Les Tribunaux de commerce de Melun et de Meaux se sont regroupés dans l'association départementale qui est aujourd'hui à la disposition des chefs d'entreprise de Seine-et-Marne.

L'apesa france en chiffres

47 juridictions déployées

940 Fiches alerte traitées dans l'année en cours

2083 Sentinelles formées

925 Psychologues concernés
https://www.lemoniteur77.com/l-apesa-seine-et-marne-une-main-tendue-aux-chefs-d-entreprise-en-detresse-4718.html

DOSSIER INSERM Dépression Mieux la comprendre pour la guérir durablement

Dépression
https://www.inserm.fr*
Dernière mise à jour  06.12.19 
Mieux la comprendre pour la guérir durablement
Le trouble dépressif caractérisé touche tous les âges de la vie. Il concerne environ 15 à 20% de la population générale, sur la vie entière. Il se présente comme une succession d’épi

sodes dépressifs caractérisés, se traduisant par de nombreux symptômes − parmi lesquels la tristesse pathologique, la perte de plaisir et les symptômes cognitifs −, avec un retentissement majeur sur la vie du patient et de son entourage. S’ils se pérennisent, les symptômes liés à la dépression vont avoir des répercussions importantes sur le plan socioprofessionnel. Le risque de suicide est particulièrement élevé et concerne 10 à 20 % de ces patients.

L’association de traitements biologiques (les médicaments antidépresseurs en première intention) et de traitements psychothérapiques bien conduits permet de soigner efficacement le trouble dépressif caractérisé et d’éviter la survenue de nouveaux épisodes dépressifs.

Les chercheurs tentent de comprendre pourquoi certaines personnes sont plus vulnérables que d’autres à la dépression. Au fur et à mesure de leurs découvertes sur les mécanismes de la maladie et des avancées neurobiologiques et épidémiologiques, de nouvelles pistes thérapeutiques se profilent.





Dossier réalisé en collaboration avec Alain Gardier et Emmanuelle Corruble, CESP (équipe Moods, unité 1178 Inserm), Université Paris-Saclay, Faculté de pharmacie de Chatenay-Malabry, Faculté de médecine Paris Sud, Mood Center Paris Saclay, Service hospitalo-universitaire de psychiatrie de l’Hôpital Bicêtre, AP-HP.
Comprendre la dépression
"Dépression" (au sens trouble dépressif caractérisé) et "déprime" sont deux concepts qui sont trop souvent confondus, alors qu’ils distinguent deux réalités différentes. En effet, la déprime correspond à un moment de blues, de tristesse, de découragement, de manque d’entrain… La dépression est par définition associée à un dysfonctionnement social et à une souffrance personnelle majeurs, qui peut avoir des conséquences parfois lourdes en termes de fonctionnement social, de santé et même de décès, le risque de passage de suicide étant particulièrement élevé. Il est donc indispensable de diagnostiquer et de prendre en charge efficacement les épisodes dépressifs caractérisés.
Une diversité de symptômes mais des critères diagnostiques précis
La dépression peut être caractérisée par :
  • Une humeur dépressive, le plus souvent caractérisée par une tristesse pathologique quasi-permanente et intense, une anxiété marquée et parfois une indifférence affective. Cette humeur dépressive est associée à une douleur morale profonde, une perte de l’estime de soi et un pessimisme majeur, parfois associé à des idées de culpabilité inappropriées.
  • Une perte de l’élan vital, c’est-à-dire une perte d’intérêt et du plaisir à l'égard des activités quotidiennes, même celles qui étaient habituellement plaisantes (anhédonie).
  • Le sentiment que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, des idées de mort ou de suicide récurrentes, parfois des projets suicidaires, signant un risque suicidaire majeur.
  • Un sentiment d’angoisse quasi-permanent, notamment au réveil, qui peut favoriser le passage à l’acte.
  • Un ralentissement psychomoteur, observable par une modification de la marche, de la voix, des gestes, de l’initiative et de la fluidité idéiques.
  • Une fatigue (asthénie), souvent plus marquée le matin.
  • Une perte d’appétit, souvent associée à une perte de poids.
  • Des troubles du sommeil, avec souvent une insomnie en deuxième partie de nuit et un réveil matinal précoce.
  • Des troubles de l’attention, de la concentration et de la mémoire chez la plupart des malades.
Le diagnostic est posé lorsqu'une personne présente une humeur dépressive ou une perte de l’élan vital, associée à au moins quatre autres des symptômes décrits ci-dessus, tous les jours depuis au moins deux semaines, et ce en présence d’un retentissement des symptômes et d’une souffrance associée. L’intensité de l’épisode est le plus souvent associée au nombre de symptômes présents. Des échelles d’autoévaluation (évaluation par le patient lui-même) ou d’hétéro-évaluation (par le médecin) permettent d’évaluer plus précisément la sévérité de ces symptômes : échelle de dépression de Hamilton (HDRS), échelle de dépression de Montgomery et Asberg (MADRS)...
Une des difficultés dans le diagnostic de la dépression tient à la diversité de ses formes cliniques : la nature des symptômes prédominants varie d'un patient à l'autre. Par exemple, les dépressions mélancoliques sont caractérisées par une intensité sévère, de nombreux symptômes somatiques, mais également un sentiment de culpabilité, d’indignité et d’auto-accusation ainsi que par un risque suicidaire élevé, nécessitant une prise en charge immédiate. Dans d’autres cas, la dépression est masquée par des symptômes physiques - on parle alors de dépression masquée - ou encore par une irritabilité ou une hostilité - on parle alors de dépression hostile.
Le trouble dépressif caractérisé ne doit pas confondu avec le trouble bipolaire, dans lequel les épisodes dépressifs alternent avec des épisodes maniaques (excitation psychique et motrice, exaltation de l’humeur, euphorie, désinhibition, mégalomanie).
Enfin, la dépression est souvent associée à d’autres troubles psychiatriques, comme les troubles anxieux ou les troubles addictifs, ainsi qu’à des maladies physiques.
Une maladie aux multiples retentissements

… sur l‘entourage

Il est parfois difficile de faire la différence entre une déprime et un authentique épisode dépressif caractérisé. Il n’y a pas d’épisode dépressif caractérisé sans retentissement sur l’entourage : la dépression constitue une charge psychologique importante pour les proches aidants du malade et engendre souvent des conséquences au niveau du fonctionnement familial. Les aidants peuvent avoir le sentiment d’un manque d’action et de réaction de la part de la personne déprimée, d’une volonté insuffisante de sa part à vouloir changer les choses… Ils tendent à vouloir la raisonner alors que sa pathologie ne lui permet justement pas de réagir.

... sur la santé somatique

Sur le plan somatique, la dépression conduit fréquemment à négliger sa santé et à adopter une mauvaise hygiène de vie, avec notamment une consommation plus fréquente d’alcool ou de substances psychoactives (dont les médicaments).
Par ailleurs, il n’est pas rare que les personnes déprimées présentent des maladies somatiques. La première cause de décès des personnes déprimées est cardiovasculaire. La dépression pourrait de plus concerner jusqu’à 40% des personnes souffrant de maladie chronique: diabète, cancer, fibromyalgie ou encore alcoolisme, état de stress post-traumatique, troubles du comportement alimentaire… La dépression altère le pronostic de ces patients.

….sur le risque suicidaire

Mais le risque le plus redouté dans la maladie dépressive est celui lié aux idées et au passage à l’acte suicidaire : en réponse à ses idées suicidaires, le sujet malade peut envisager la mort comme la seule issue possible à ses difficultés. On estime que le risque de suicide est multiplié par 30 au cours de l’épisode dépressif et que 10 à 20% des personnes souffrant de cette maladie meurent par suicide.

… en termes de coût pour la société

La dépression est globalement associée à une qualité de vie médiocre dont les répercussions globales sont également coûteuses : L’OMS estime que le trouble dépressif caractérisé sera en 2020 au premier rang de l’ensemble des maladies en termes de dépenses globales, directes et indirectes pour la société.
Une maladie transgénérationnelle
On estime que près d’une personne sur cinq a souffert ou souffrira d’une dépression au cours de sa vie. Et selon le Baromètre Santé 2017, une personne sur dix âgée de 18-75 ans déclarait avoir vécu un épisode dépressif au cours des 12 derniers mois.
La dépression peut toucher n’importe quelle catégorie de la population : adultes, personnes âgées et enfants. Selon cette enquête, la prévalenceprévalenceNombre de cas enregistrés à un temps T. de la dépression au cours des douze derniers mois était comprise entre 11,2 et 11,4% pour les 15-44 ans, puis diminuait progressivement avec l’âge pour atteindre 8,4 % des personnes parmi les 55-64 ans et 5,5 % parmi celles âgées de 65-75 ans. Ces chiffres sont en augmentation depuis 2010, notamment dans les catégories de la population où les chiffres étaient déjà parmi les plus élevés, comme les femmes, les personnes de 35-44 ans et les chômeurs.
Quel que soit l’âge auquel elle se manifeste, le diagnostic du trouble dépressif caractérisé repose sur les critères rappelés précédemment. Mais la dépression peut aussi être suspectée devant des signes d’appel spécifiques à la personne ou à son âge : ainsi, elle peut être associée à une anxiété inhabituelle, au développement de comportements violents ou d’une phobie scolaire chez l’enfant ou l’adolescent. L’adolescent peut aussi adopter des comportements et des consommations à risque. Chez le sujet âgé, en revanche, la dépression favorise le repli sur soi, l’expression de plaintes physiques et le refus de l’aide d’un tiers.

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/depression

COMMUNIQUE résultats des appels à projets sur l'innovation en psychiatrie et la pédopsychiatrie

D'apres article Succès des appels à projets sur l'innovation en psychiatrie et la pédopsychiatrie
Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé, a rendu public le résultat de deux appels à projets nationaux organisés dans le cadre de la feuille de route santé mentale et psychiatrie pilotée par le délégué ministériel Frank BELLIVIER.
Dotés de 30 M€, ces appels à projets viennent s’ajouter aux 80 M€ de nouveaux crédits déjà délégués début 2019 pour développer l’offre de psychiatrie dans les territoires.
Ces avancées concrètes témoignent de l’engagement tenu par la Ministre de donner une forte priorité à la psychiatrie et à la pédopsychiatrie, conformément à la feuille de route et à sa traduction dans le plan Ma Santé 2022 annoncé en septembre 2018 par le Président de la République.
- Le premier appel à projet, doté de 20 M€, concerne le renforcement spécifique des ressources de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à la suite de la priorité fixée par Agnès BUZYN début 2019. Il cible en priorité les départements non pourvus ou sous dotés au regard des besoins de la population, notamment en offre d’hospitalisation pour mineurs. Les nombreux projets remontés par les ARS ont fait l’objet d’une analyse par un comité d’experts de la discipline. 35 projets ont été retenus sur un total de 92 projets remontés, ce qui témoigne du succès de l’appel à projets et de la forte mobilisation des acteurs de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent sur les territoires.
Les projets retenus viennent renforcer l’offre de pédopsychiatrie dans des territoires en grande difficulté, de la périnatalité jusqu’à la fin de l’adolescence et la transition vers l’âge adulte. Ils portent sur la création de lits d’hospitalisation dans les départements qui en sont dépourvus, de places de crise ou post-crise, d’évaluation et de prise en charge des situations urgentes, ainsi que de places d’hospitalisation de jour ou de nuit. Le renforcement de l’offre ambulatoire est largement mis en avant à travers le renforcement des CMP et le développement d’équipes mobiles. 
Ainsi, l’appel à projets permet de renforcer, de manière structurante, l’offre en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent notamment dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence, de Corrèze, de Creuse, des Côtes d’Armor, de l’Eure et de l’Indre.
- Le deuxième appel à projets, doté de 10 M€, concerne le fonds d’innovation organisationnelle en psychiatrie créé en 2019. Il vise à financer des projets innovants en psychiatrie tant dans l’organisation que dans la prise en charge, afin de répondre de manière plus efficace et complète aux besoins des patients. Une attention particulière est apportée aux projets élaborés au sein des Projets Territoriaux de Santé Mentale. 
Sur la base des orientations nationales concertées avec le comité de pilotage de la psychiatrie, 42 projets (sur plus de 260 déposés auprès des ARS) ont été retenus par un jury national. Ils portent notamment sur la mise en œuvre de parcours facilité avec les acteurs de la ville et du médico-social ; la prévention et la gestion des situations de crise ; le développement de la télémédecine ; l’accès facilité des patients de psychiatrie aux soins somatiques.
Le succès de cet appel à projets et la qualité des projets remontés témoignent de la motivation et du dynamisme des équipes de psychiatrie sur les territoires, et montrent un mouvement de transformation important vers davantage d’ambulatoire, de partenariat et d’inclusion. Une large majorité de projets sont portés par des établissements publics de santé mentale, et environ 20% de porteurs sont des structures associatives ou privées.
Une deuxième vague d’appel à projet sera engagée au début de l’année 2020.
Agnès Buzyn a également annoncé que le ministère envisageait de reconduire et de prolonger ces appels à projets l'an prochain. D'ores et déjà, il a été demandé aux ARS d'organiser des rencontres entre toutes les équipes candidates sur ces différents projets pour échanger sur les expériences et les résultats existants. Le ministère travaille à l'organisation d'une réunion nationale avec les lauréats "début 2020". Agnès Buzyn a évoqué par ailleurs le déploiement du dispositif de prévention de la récidive suicidaire Vigilans, avec "neuf régions aujourd'hui opérationnelles".
Enfin, Agnès Buzyn a annoncé concernant les centres médico-psychologiques qu'une réflexion sera engagée au premier semestre 2020 au sein du comité de pilotage de la psychiatrie au ministère sur la base du rapport de l'Inspection générale des affaires sociales attendu par la ministre en tout début d'année.
Liste des projets retenus pour le fonds d'innovation
Liste des projets retenus pour le financement en nouvelles mesures

Côtes-d’Armor. Face au suicide, les gendarmes apprennent à réagir

Côtes-d’Armor. Face au suicide, les gendarmes apprennent à réagir
Les mauvais chiffres sur le suicide dans le département obligent les gendarmes à innover. Ils se forment à repérer les crises suicidaires, et à briser le tabou qui les entoure. Une première, qui avait lieu à Guingamp (Côtes-d’Armor).

Une douzaine de gendarmes des Côtes-d’Armor a participé à la première formation sur le repérage des crises suicidaires, à la gendarmerie de Guingamp.
Une douzaine de gendarmes des Côtes-d’Armor a participé à la première formation sur le repérage des crises suicidaires, à la gendarmerie de Guingamp. | OUEST-FRANCE
Accidents de la route, homicides, pendaisons : dans leurs missions quotidiennes, les gendarmes du département sont confrontés à la mort. Des moments difficiles à vivre pour les familles de victimes et pour les militaires, auxquels, jusque-là, ils n’étaient pas formés.
C’est en train de changer : pour la première fois, le groupement des Côtes-d’Armor (700 personnels) met en place des formations afin de mieux repérer les crises suicidaires, et de mieux aborder la mort et ses conséquences. La première session, à laquelle douze d’entre eux, volontaires, ont participé, avait lieu à la gendarmerie de Guingamp, en cette fin de semaine.

Un triste record

« C’est l’aboutissement du groupe de travail mis en place en janvier 2019 par le colonel Fin », présente le lieutenant-colonel Laurent Kerdoncuff, officier adjoint en charge de la prévention au sein du groupement. La réponse de la gendarmerie à un triste record : certains secteurs du département sont les plus touchés de France par le suicide.
Le lieutenant-colonel Laurent Kerdoncuff, officier adjoint en charge de la prévention au sein du groupement de gendarmerie des Côtes-d’Armor. | OUEST-FRANCE
« Vers Lannion, Guingamp, Paimpol, le Centre-Bretagne, le nombre de tentatives de suicides est deux fois plus élevé que la moyenne nationale », pointe Marie Tanguy, chargée de mission pour le projet départemental de santé mentale. Depuis quelques années, le nombre de suicides y stagne, à près de 60 par an. « Leur prévention est une priorité de l’Agence régionale de santé, à l’échelle de la région et particulièrement dans les Côtes-d’Armor ».

Un tiers d’interventions sociales

« La manifestation d’une détresse, estime le lieutenant-colonel. 30 % de nos interventions sont à caractère social, en augmentation chaque année ». En 2019, les gendarmes costarmoricains sont intervenus 792 fois auprès de personnes dépressives ou suicidaires, 707 fois pour ivresse publique et manifeste, 1 361 fois pour violences intrafamiliales… Nous devons être capables de mieux détecter les situations de crise, savoir les évaluer, et proposer une orientation aux personnes. »

200 militaires formés par an

L’un des enjeux de la nouvelle formation, dispensée par des associations spécialisées et une psychologue clinicienne de la gendarmerie. Ce n’est qu’un début : « Nous espérons former 200 militaires par an, à compter de 2020. Il nous faudra 3 ou 4 ans pour sensibiliser l’ensemble des personnels. »
Sur plusieurs axes : orienter vers les associations, centre médico-psychologiques ; annoncer un décès à une famille et l’accompagner ; détecter un collègue en souffrance… Car les gendarmes eux-mêmes peuvent être touchés : « Annoncer la mort d’un enfant à une mère, découvrir un suicide… C’est un empilement de douleurs, de situations que l’on garde sur le cœur. Notre tas de fumier à nous », confie l’un d’eux, un gaillard d’expérience. Un tabou de la profession, qui ne fait pas partie de la formation initiale des gendarmes : « On part de zéro », constate le lieutenant-colonel.
Un réseau se constitue, avec l’arrivée d’intervenantes sociales dans les gendarmeries (Dinan, Guingamp), le rapprochement avec les centres médico-psychologiques… « Il y a un vrai enjeu dans le département à développer l’accueil des personnes endeuillées par un suicide, qui peuvent elles aussi passer à l’acte, estime Marie Tanguy. Un des axes les plus importants à développer dans les années à venir ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guingamp-22200/cotes-d-armor-les-gendarmes-confrontes-aux-suicides-6641935

Concarneau Cornouaille Agglomération (29) cherche des projets de santé à soutenir

CCA cherche des projets de santé à soutenir
Publié le 05 décembre 2019 www.letelegramme.fr*
 
Dans le cadre de son contrat local de santé (CLS), Concarneau Cornouaille Agglomération (CCA) lance son appel à projets 2020 pour les associations et établissements de santé et médico-sociaux. Pour être retenu, les projets doivent être orientés sur l’un des quatre axes suivants : prévention de l’addiction auprès des jeunes, promotion de la santé mentale, santé et numérique ou promotion de la santé auprès du grand public (nutrition, sommeil, audition, etc.). Les dossiers retenus seront partiellement financés par CCA, jusqu’à un maximum de 60 %. Ils doivent être déposés avant le 10 janvier 2020 sur https://concarneau.mgcloud.fr/aides/#/concarneau/. Pour plus d’informations, contactez Alexandra Pottier au 02 30 97 06 56.
© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/concarneau/cca-cherche-des-projets-de-sante-a-soutenir-05-12-2019-12450170.php#PUDvahLEaGpqr23E.99

jeudi 5 décembre 2019

MàJ JNPS 2020 24 èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide Février 2020


24èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide  Février 2020 
Theme retenu par l'UNPS  Plaidoyer pour une prévention partagée(Voir plus la presentation et argumentaire)



Retrouvez toutes les manifestations classées par régions, En rouge les dernières mises à Jour

GRAND EST (Laxou) - ILE DE FRANCE (Paris) -


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  • GRAND EST

MERCREDI 5 FÉVRIER 2020, LAXOU (54)

« Prévention du suicide : le souci de l’autre »
Conférence
  Affiche
 « Prévention du suicide : le souci de l'autre »
le 05/02/2020 à 18h30
Salle polyvalente du CPN
1, rue du Docteur-Archambault Laxou 
Conférence débat proposée par le Centre Psychothérapique de Nancy et VigilanS Lorraine dans le cadre de la Journée Nationale de Prévention du Suicide. Intervenants : Dr Catherine Pichené, Dr Fabienne Ligier, Olivier Harquet, Christophe Peroche. Modérateur : Thierry Richard. Sur inscriptions.
Inscription préalable par mail : vigilans@cpn-laxou.com
Informations, contacts :
vigilans@cpn-laxou.com 
03 83 85 15 71


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  • ILE DE FRANCE

MERCREDI 5 FÉVRIER 2020, PARIS (75)

A l’occasion des 24èmes journées nationales pour la prévention du suicide, l'Union Nationale pour la Prévention du Suicide (UNPS) propose son colloque
« Plaidoyer pour une prévention partagée »
qui se déroulera à PARIS le mercredi 5 février 2020 de 9h30 à 17h00 (horaire sous réserve) dans l‘Amphithéâtre Laroque du Ministère des Solidarités et de la Santé (14 avenue Duquesne 75007 PARIS).

L'inscription reste gratuite ( S’inscrire au colloque). Le nombre de places est limité.

ATTENTION: pour des raisons de sécurité, vous devrez présenter une pièce d’identité pour accéder à l‘auditorium.
Pour plus d‘information:
Le programme du colloque vous sera transmis sous peu.

Informations, contacts :
Union Nationale pour la Prévention du Suicide
UNPS
33 rue Linné 75005 Paris
téléphone : 09 66 83 58 03
Email : contact@unps.fr
www.unps.fr



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Argumentaire de l'UNPS
Plaidoyer pour une prévention partagée

L’Union Nationale pour la Prévention du Suicide s’est fondée sur le regroupement d’associations, diverses dans leur objet premier et leurs pratiques, mais ayant toutes une préoccupation pour la prévention du suicide et le désir de la construire conjointement.
Chacun des acteurs de la prévention du suicide - de sa place et à sa place- est un maillon indispensable d’une chaîne de prévention qui va du développement de compétences psychosociales à la postvention, en passant par l’écoute, le soin, le soutien aux personnes, l’attention portée aux situations entrainant des vulnérabilités … En prendre la mesure est essentiel.
Et il est devenu urgent de réaffirmer que si toutes ces compétences sont incontournables, leur cumul n’est pas suffisant. Pas plus que ne le seraient leur développement et leur exercice en stricte parallèle.
Ce sont le décloisonnement et la coopération, l’interconnaissance, les temps et les formations partagées, les analyses communes de pratique et les relais institués entre ses acteurs qui donnent de la force à la prévention, la font gagner en visibilité et en éthique !
La prévention du suicide ne peut être univoque. Elle est nécessairement plurielle.
Face à une démarche de prévention qui a tendance à se fragmenter l’UNPS entend rappeler, promouvoir, soutenir voire défendre, cette vision et sa mise en pratique.
C’est dans cet objectif qu’il a été choisi d’axer la réflexion des JNPS 2020 sur
un Plaidoyer pour une prévention partagée
C’est aux associations, groupes ou collectifs qui organisent des temps forts autour du 5 février, d’interroger ou de mettre en valeur les sujets qui leur tiennent à cœur dans ce cadre.
Et c’est l’ensemble de ces regards ou préoccupations, rendus visibles, qui composera la fresque de l’incontournable prévention partagée.
Union Nationale pour la Prévention du Suicide
UNPS
33 rue Linné 75005 Paris
téléphone : 09 66 83 58 03
Email : contact@unps.fr
www.unps.fr

HISTORIQUE
Communiqué UNPS  du 25/05/2019