lundi 18 juin 2018

ETUDE RECHERCHE Impact des séquelles physiques et psychiques des tentatives de suicide sur la prise en charge des suicidants, par l’équipe de psychiatrie de liaison, au CHU de Lille

Impact des séquelles physiques et psychiques des tentatives de suicide sur la prise en charge des suicidants, par l’équipe de psychiatrie de liaison, au CHU de Lille
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Droits d'accès : Accès libre au texte intégral
Langue : Français

Auteur : Le Corre, Estelle
Date de soutenance : 05/04/2018
Directeur(s) de thèse : Grandgenevre, Pierre
Type de thèse : Doctorat de médecine

Discipline : Médecine. Psychiatrie


Résumé : Résumé : Introduction : A Lille, en 2016, 32% de l’activité de psychiatrie de liaison du CHU concernait la prise en charge d’un patient suicidant. S’assurer que celle-ci se fait dans les meilleures conditions possibles est un enjeu important pour la pratique courante de l’équipe de psychiatrie de liaison du CHU de Lille. Dans ce contexte, nous nous sommes interrogés sur le retentissement que peuvent engendrer les séquelles psychiques et physiques d’une tentative de suicide sur la prise en charge psychiatrique des patients. L’objectif principal de cette étude est d’étudier l’impact des complications physiques sur la prise en charge psychiatrique. Matériel et méthode : A partir des dossiers médicaux de tous les suicidants vus par l’équipe de psychiatrie de liaison du CHU de Lille, au cours de l’année 2016, nous avons étudié les complications physiques des patients, détaillé les complications psychiatriques, recherché les complications neurologiques, et abordé les troubles de la communication. Résultats : 57% des patients présentent des atteintes physiques graves voire très graves au décours du passage à l’acte suicidaire. Celles-ci sont sources de contraintes pour la psychiatrie de liaison. Les troubles neurologiques, qui sont les complications physiques les plus retrouvées, modifient et biaisent l’examen psychiatrique. Les autres complications les plus fréquentes sont les atteintes viscérales, suivies par les impotences fonctionnelles. Du fait de séquelles physiques importantes, plusieurs patients sont transférés vers un service de SSR malgré un risque suicidaire élevé. Néanmoins, peu de passage à l'acte ont lieu en intra-hospitalier, en effet une seule récidive suicidaire a eu lieu dans un service de MCO. De même, les autres complications psychiatriques observées sont rares. Conclusion : Les complications physiques au décours des tentatives de suicide entrainent une nécessaire adaptation des interventions de la psychiatrie de liaison. Pour pallier à l’impact des séquelles des tentatives de suicide, les équipes de psychiatrie de liaison peuvent utiliser de nouveaux outils, comme une échelle visuelle analogique des idées suicidaires ; renforcer la contribution des services accueillant le patient aux soins psychiques, adapter l’entretien psychiatrique et les critères d’évaluation aux difficultés du patient.

Mot(s)-clé(s) : Suicide; tentative de suicide; psychiatrie de liaison; séquelles psychiques, Comportement suicidaire; Suicide; Psychiatrie de liaison--France--Lille (Nord); Tentative de suicide; Suicide; Équipe soignante; Service hospitalier de psychiatrie

URL d'accès à la thèse : http://pepite-depot.univ-lille2.fr/nuxeo/site/esup...
Source http://pepite.univ-lille2.fr/notice/view/UDSL2-workflow-9933

Conférence FondaMental Prévenir les rechutes suicidaires à l’aide des outils connectés Présentation du projet EMMA

Conférence FondaMental Philippe Courtet & Margot Morgiève





source :Fondation FondaMental

Ajoutée le 12 juin 2018


Mercredi 6 juin 2018 Prévenir les rechutes suicidaires à l’aide des outils connectés, le projet EMMA Philippe Courtet, Université de Montpellier, France Margot Morgiève, Psychologue, docteur en sociologie des sciences, France Cycle de conférences de FondaMental 2017-2018 Psychiatrie numérique : des outils connectés aux outils interventionnels

vendredi 15 juin 2018

Plaquette ressource MSA des Charentes "Le suicide, parlez-en avant qu’il ne soit trop tard

Plaquette de la MSA (Mutualité sociale agricole) des Charentes "Le suicide,
parlez-en avant qu’il ne soit trop tard
"
http://www.msadescharentes.fr/lfy/documents/98855/1182629/flyer+agri%27%C3%A9coute+d%C3%A9mat.pdf/04721622-8b12-dc81-df32-2a862a1a0a56

POLITIQUE SANTE CIRCULAIRE N° SG/2018/117 du 11 mai 2018 relative aux modalités de mise en œuvre du fonds d'intervention régional en 2018

Du Ministère  des  solidarités  et de la santé
à  Mesdames et Messieurs les directrices et directeurs généraux des agences régionales de santé
CIRCULAIRE N° SG/2018/117 du 11 mai 2018 relative aux modalités de mise en œuvre du fonds d'intervention régional en 2018
Date d’application  : immédiate 
NOR : SSAZ1813055C
Classement thématique : sécurité sociale : organisation financement


Extraits

" S’agissant  spécifiquement de l’organisation de la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes et de la prévention des suicides, je vous invite, au-delà de la poursuite de l’expérimentation en cours, à examiner dès à présent les conditions et modalités de mise en place de dispositifs de recontact des suicidants à leur sortie des urgences ou d’hospitalisation, dans la perspective de la généralisation de ces dispositifs à l’horizon de deux ans"

" En 2018, de nouveaux crédits vous sont alloués pour soutenir ces missions
. • Organisation de la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes et de la prévention
des suicides Dans le cadre de l’article 68 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2017, une expérimentation,  coordonnée par le ministère des solidarités et de la santé et celui de l’éducation nationale, relative à la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes de 11 à 21 ans, se met en place cette année pour une durée de 4 ans. Cette expérimentation prévoit une consultation d'évaluation pour le jeune réalisée par un médecin (scolaire, pédiatre ou généraliste) avec si nécessaire, une prescription d’un forfait de prise en charge par un psychologue libéral (forfait modulable de 12 consultations maximum).
Cette expérimentation est organisée dans trois régions (Ile-de-France, Grand Est et Pays de la Loire), en lien avec les ARS et les rectorats d'académie concernés. Le dispositif est coordonné par une maison des adolescents, en charge d'informer les usagers sur le dispositif, de constituer le réseau de professionnels, de former les médecins et les psychologues et de mettre en place des réunions de coordination pour traiter des cas complexes identifiés par les médecins et les psychologues.
En matière de prévention du suicide, la littérature scientifique met en évidence l’efficacité de certaines actions reconnues probantes. S’appuyant sur ces recommandations ainsi que sur celles du Haut conseil de santé publique (HCSP), un groupe de travail national a élaboré un kit de prévention du suicide, qui comporte 5 actions probantes à mettre en œuvre de façon complémentaire et simultanée.
L’objectif vise une réduction du nombre de suicides et de tentatives de suicide

-  En inscrivant de manière pérenne la prévention du suicide dans le champ de la santé mentale
; en effet, les troubles psychiques sont les déterminants précipitants du suicide ;
- En ciblant les personnes les plus à risque (suicidaires et suicidantes) ;
-  En fixant des objectifs quantifiés de réduction du nombre de suicides ou de tentatives de suicide ;
-  En combinant les actions à partir des interventions reconnues probantes.

Ce kit à destination des ARS (qui vous sera transmis sous forme de note d’information complémentaire à la présente circulaire) a vocation à être adapté au contexte des territoires et aux ressources mobilisables.
Si l’action pivot du kit est la mise en place d’un dispositif de recontact de type VigilanS, les autres piliers doivent pouvoir à terme, être menés de façon concomitante : la formation des médecins généralistes, la prévention de la contagion suicidaire la mise en place d’un numéro d’appel national et l’information du public. Ces actions agissent en effet sur les déterminants de santé mentale et s’inscrivent dans la promotion de la santé mentale.
La ministre ayant annoncé, le 26 janvier 2018, la généralisation d’ici deux ans des dispositifs de recontact des suicidants à leur sortie des urgences ou d’hospitalisation, je vous engage à examiner dès 2018 les conditions de mise en place ou de soutien de tels dispositifs dans votre région.
Les régions (Hauts-de-France, Normandie, Bretagne, Occitanie, Martinique) disposant déjà de tels
dispositifs bénéficient dans le cadre de cette circulaire de crédits spécifiques. Ces crédits correspondent à l’appui mis jusqu’à présent par la DGS dans l’amorçage du dispositif. A partir de 2018, ces ARS assureront le soutien financier du dispositif.
Par ailleurs, vous pouvez également engager des concertations ou des travaux en lien avec les autres
actions du kit, excepté la mise en place d’un numéro d’appel national dont la réflexion s’appuiera sur les recommandations de la mission IGAS sur les numéros d’urgence.

ACCES Circulaire http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2018/06/cir_43456.pdf


PRESSE Suicide: la prévention, première arme contre une crise sanitaire mondiale

Suicide: la prévention, première arme contre une crise sanitaire mondiale
AFP sur https://information.tv5monde.com*

14 juin 2018
Mise à jour 14.06.2018 à 18:00
Par Veronique DUPONT AFP
© 2018 AFP



Carte du monde avec le taux de suicide par pays
afp.com - Paul DEFOSSEUX

Les récents décès de la styliste américaine Kate Spade et de son compatriote, le cuisinier Anthony Bourdain, rappellent l'urgence de lutter contre le suicide, l'une des premières causes mondiales de mortalité, en dopant les efforts de prévention, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Si ces disparitions de célébrités mettent un coup de projecteur sur le suicide dans les pays riches, l'OMS souligne que plus des trois quarts des cas surviennent dans des pays en développement.

Près de 800.000 personnes mettent fin à leurs jours chaque année dans le monde et le suicide est la deuxième cause de décès chez les 15-29 ans, selon la même source.

Aux Etats-Unis, 45.000 personnes se sont données la mort en 2016, soit une augmentation inquiétante de 30% depuis 1999.

"C'est difficile à expliquer, peut-être en partie dû à l'épidémie d'opiacés" ou à la crise financière de 2008 qui s'est traduite par l'expulsion de millions de personnes, explique à l'AFP David Brent, psychiatre à l'école de médecine de l'université de Pittsburgh.

Ces facteurs "ont peut-être un impact plus fort aux Etats-Unis car nous n'avons pas un système de protection sociale et de santé aussi poussé" qu'en Europe, ajoute-t-il.

- Facteurs multiples -

"La prévalence du suicide a fluctué avec le temps, elle augmente souvent pendant les périodes de difficultés sociales" comme la Grande dépression de 1929, remarque le psychiatre Richard Friedman dans une tribune au New York Times.

"La vraie question est pourquoi nous n'avons pas fait plus" car le taux de suicide actuel aux Etats-Unis est équivalent à celui d'il y a un siècle, poursuit-il, appelant à "déclarer la guerre au suicide comme nous l'avons fait avec des crises sanitaires autour du VIH ou des maladies cardiovasculaires", en donnant les fonds nécessaires à la recherche et aux hôpitaux.

Les pays rongés par la guerre comme le Sri Lanka sont les plus touchés, tandis que la Corée du sud et le Japon sont en tête des pays industrialisés les plus concernés.

"Avoir fait l'expérience d'une guerre, d'un désastre naturel, des violences, d'abus sexuels (...) sont des facteurs largement associés avec le comportement suicidaire", avertit l'OMS.

La France, le taux de suicide a chuté de 26% en 15 ans (à 10.000 par an) mais reste l'un des plus élevés d'Europe.

La majorité des personnes suicidaires sont atteintes d'"au moins un trouble mental" non traité comme la dépression, l'anxiété ou l'addiction. Mais d'autres facteurs comme l'isolement, la perte d'un emploi, d'un être cher, une rupture amoureuse, peuvent pousser quelqu'un à commettre l'irrémédiable, selon les autorités sanitaires américaines.

Le phénomène touche toutes les couches de la société, tous les âges. Les plus jeunes, plus influençables, sont plus vulnérables aux "suicides par imitation", fréquents notamment lorsque des personnalités mettent fin à leurs jours.

Certaines professions sont particulièrement concernées - militaires, agriculteurs - ainsi que les minorités ethniques ou sexuelles qui subissent des discriminations: peuples aborigènes ou indigènes, migrants et réfugiés déracinés, homosexuels, transsexuels...

- Formation et suivi -

Si le suicide est souvent un choc pour les proches qui n'avaient rien vu venir, c'est parce que ceux qui l'envisagent cachent leurs intentions. Pour ne pas se laisser décourager mais aussi par honte.

Le chef Anthony Bourdain "appartenait à la génération +un homme fort n'appelle pas à l'aide+. Je sais qu'avant de mourir Anthony avait demandé de l'aide mais n'avait pas suivi les conseils du médecin", a écrit il y a quelques jours l'actrice Rose McGowan, amie d'Asia Argento, petite amie du chef et star de la télévision.

La prise en charge médicale fonctionne, associée à des psychothérapies, assurent les experts. La formation des personnels médicaux et d'urgence à dépister ces comportements, et le suivi dans la durée sont déterminants, car les personnes qui ont déjà fait une tentative de suicide ont de très fortes chances de recommencer.

"Me mère est celle qui a m'a le plus secouru et m'a aidé pour parvenir à voir la lumière", raconte Ben, un ancien militaire américain qui vit avec des pensées suicidaires depuis sa démobilisation il y a neuf ans.

Il dit avoir été suivi étroitement par un travailleur social du ministère des Anciens combattants et avoir beaucoup travaillé sur lui-même, psychologiquement et spirituellement.

L'OMS insiste aussi sur l'importance de réduire la disponibilité de substances létales ou d'armes à feu. Les autorités sanitaires américaines constatent que les suicides augmentent très fortement dans les régions où la possession d'une arme à feu est répandue: aux Etats-Unis, 22.000 personnes les utilisent chaque année pour se donner la mort.
Par Veronique DUPONT
AFP
© 2018 AFP

CANADA Une ex-policière qui a survécu à deux épisodes suicidaires veut sensibiliser ses pairs

Santé mentale
Une ex-policière qui a survécu à deux épisodes suicidaires veut sensibiliser ses pairs
TVA Nouvelles

| Publié le 12 juin 2018 sur http://www.tvanouvelles.ca*

À deux reprises, dans sa carrière de policière, Martine Laurier a vécu deux épisodes suicidaires avec son arme de service. Maintenant à la retraite, elle veut sensibiliser les policiers à l’importance de veiller à leur santé mentale.
Video http://www.tvanouvelles.ca/2018/06/12/apres-deux-episodes-suicidaires-une-ex-policiere-veut-sensibiliser-ses-pairs

Dès son arrivée au Service de police de la Ville de Montréal, en 1988, elle veut faire ses preuves, mais rien n’est facile. Mme Laurier est la première femme dans son équipe de travail, elle n’a pas un gabarit imposant, l’équipement est mal adapté pour elle. Son adaptation n’est pas facile, raconte-t-elle à Denis Lévesque. Sans compter les traumatismes associés à ce qu’elle voit tous les jours.

«Arriver sur une scène de suicide où l'individu s'est carrément fait sauter la cervelle. Et toi, tu vois toute la chair sur les murs, ce n'est pas évident, donne-t-elle en exemple. Tu es appelée là parce que tu es le dernier recours. De se retrouver à courir après des voleurs, l'adrénaline, le stress, le choc; ce ne sont pas des emplois qui sont faciles. Il y a des images qui te restent dans le cerveau.»

À l’époque, elle ne pouvait pas se tourner vers des séances de débrief comme il existe maintenant.

«Il y avait les bouteilles de bière, les bouteilles de rhum, c'était notre psychologue», raconte-t-elle

Cirsonstances difficiles

La policière doit aussi vivre avec un trouble anxieux, deux divorces et un enfant qui souffre de trouble de déficit de l’attention et d’hyperactivité. Les horaires variables et des difficultés financières n’aident en rien sa situation.

Arrive un moment dans sa carrière où elle est confrontée à une sanction administrative.

«La police, c'était le seul endroit où je me réalisais. Ma vie personnelle était un échec. Les mariages que j'ai eus, ce que je vivais dans ma vie, c'étaient des échecs.»

Elle vit alors sa première crise suicidaire : pendant une nuit, elle se bat avec l’idée de mettre fin à ses jours, avec son arme de service, chez elle.

«On sait que c'est une solution permanente à un problème temporaire. Mais quand on est dans la noirceur, on n'est pas capable de mettre un genou à terre et de crier à l'aide. On est des polices. Et une police, c'est un héros, ce n'est pas un zéro.»


video http://www.tvanouvelles.ca/2018/06/12/apres-deux-episodes-suicidaires-une-ex-policiere-veut-sensibiliser-ses-pairs


Ce sont des collègues qui se questionnaient sur son état qui sont venus la trouver chez elle et qui l’ont emmenée en psychiatrie, où elle a passé une dizaine de jours.

Les médecins lui diagnostiquent alors un trouble anxieux avec une difficulté d'adaptation et lui prescrivent un médicament qui l’aide à se remettre sur pied.
Remonter la pente

Survient alors un deuxième épisode suicidaire : après une soirée où elle est sortie avec des amies et où elle a consommé de l’alcool, son médicament ne fait pas effet. Ses pensées noires reviennent la hanter. Elle réussit à appeler son conjoint, qui comprend sa détresse. Ce sont des collègues qui sont venus la désarmer dans le vestiaire du poste de police où elle travaillait.

Leur geste lui a sûrement sauvé la vie, mais aura des impacts sur le reste de sa carrière.

«J'ai été stigmatisée par mes collègues, c'est sûr. Les deux années qui ont suivi, parce qu'on a comme éjecté du poste, on m'a mis à des endroits où je n'aurais pas d'arme à feu. On m'a transféré, en deux ans, à 13 places différentes», raconte la policière à la retraite.

Elle finit par suivre un cours qui lui permet de se diriger vers les enquêtes, où elle a fini sa carrière.

À deux reprises, dans sa carrière de policière, Martine Laurier a vécu deux épisodes suicidaires avec son arme de service. Maintenant à la retraite, elle veut sensibiliser les policiers à l’importance de veiller à leur santé mentale.

Alors qu’elle est dans la police depuis 26 ans, un de ses collègues et amis, un sergent-détective, se suicide.

«Ça m'a donné un choc. Un choc parce que moi, j'étais rendu à 26 ans et j'avais vu la lumière. J'ai eu comme un appel de dire ‘’Martine, fait quelque chose’’. Et je sais que la seule façon, pour faire de la prévention, c'est d'en parler. Il n'y a pas d'autre prévention. Il n'y en a pas d'autres!»

Depuis, Martine Laurier a créé une conférence de trois heures, conjointement avec le SPVM, où elle raconte son histoire et comment elle a réussi à s’en sortir. Après plus de 150 ateliers, 2000 policiers ont été exposés à l’importance de la santé mentale.

Elle vise les policiers, mais aussi les pompiers, les ambulanciers, les militaires, ainsi que la population en général. Dans son message, elle veut souligner l’importance de se créer un réseau, «un filet de sécurité», qui peut nous aider quand les temps sont durs.

«Je souhaitais qu'on fasse tomber les tabous en santé mentale. Qu'on puisse en parler. Parce que ce n'est pas un signe de folie. C'est une maladie.»

Martine Laurier a démarré un site web et une page Facebook où elle partage aussi de l’information de sensibilisation.

http://www.tvanouvelles.ca/2018/06/12/apres-deux-episodes-suicidaires-une-ex-policiere-veut-sensibiliser-ses-pairs



jeudi 14 juin 2018

USA ETUDE RECHERCHE Prévalence des médicaments sur ordonnance avec dépression comme effet indésirable potentiel chez les adultes aux États-Unis

Prévalence des médicaments sur ordonnance avec dépression comme effet indésirable potentiel chez les adultes aux États-Unis

Polypharmacie à la hausse

1
2 juin 2018La source:  Université de l'Illinois à Chicago & "
One-third of US adults may unknowingly use medications that can cause depression Polypharmacy on the rise  Date: June 12, 2018 https://www.sciencedaily.com

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Université de l'Illinois à Chicago suggère que plus d'un tiers des adultes américains utilisent des médicaments d'ordonnance qui peuvent causer la dépression ou augmenter le risque de suicide, et que parce que ces médicaments sont courants et n'ont souvent rien à voir avec la dépression, les patients et les fournisseurs de soins de santé peuvent ne pas être au courant du risque.
Les chercheurs ont analysé rétrospectivement les profils d'utilisation des médicaments de plus de 26 000 adultes de 2005 à 2014, qui ont été recueillis dans le cadre de l'Enquête nationale sur l'examen de la santé et de la nutrition. Ils ont constaté que plus de 200 médicaments d'ordonnance couramment utilisés - y compris des médicaments contraceptifs hormonaux, de médicaments pour la tension artérielle et le cœur, les inhibiteurs de la pompe à protons, des antiacides et analgésiques - ont des effets secondaires potentiels.
Publié dans le Journal de l'American Medical Association, l'étude est la première à démontrer que ces médicaments étaient souvent utilisés simultanément et que l'utilisation simultanée, appelée polypharmacie, était associée à une plus grande probabilité de souffrir de dépression. Environ 15 pour cent des adultes qui prenaient simultanément trois de ces médicaments ou plus ont souffert de dépression pendant qu'ils prenaient ces médicaments, comparativement à seulement 5 pour cent pour ceux qui n'en prenaient pas, 7 pour cent pour ceux qui prenaient un médicament et 9 pour cent pour ceux qui prenaient deux médicaments simultanément.
Les chercheurs ont observé des résultats similaires pour les médicaments qui ont classé le suicide comme un effet secondaire potentiel. Ces résultats ont persisté lorsque les chercheurs ont exclu toute personne utilisant des médicaments psychotropes, considéré comme un indicateur de dépression sous-jacente non liée à l'utilisation de médicaments.
"Le message à retenir de cette étude est que la polypharmacie peut entraîner des symptômes dépressifs et que les patients et les fournisseurs de soins de santé doivent être conscients du risque de dépression qui accompagne toutes sortes de médicaments d'ordonnance courants - dont plusieurs sont également disponibles en vente libre ", a déclaré l'auteur principal Dima Qato, professeur adjoint des systèmes, des résultats et des politiques de pharmacie au Collège de pharmacie de l'UIC. "Beaucoup peuvent être surpris d'apprendre que leurs médicaments, même s'ils n'ont rien à voir avec l'humeur ou l'anxiété ou toute autre condition normalement associée à la dépression, peuvent augmenter leur risque d'éprouver des symptômes dépressifs et peuvent mener à un diagnostic de dépression.

Qato note que l'étude montre également une importante tendance à l'augmentation de la polypharmacie pour les médicaments contre la dépression, en particulier les symptômes suicidaires, en tant qu'effet indésirable potentiel. C'est pourquoi il est d'autant plus urgent de prendre conscience que la dépression est un effet secondaire potentiel.

Les chercheurs ont constaté que l'utilisation de tout médicament d'ordonnance ayant un effet indésirable potentiel de dépression est passée de 35 % entre 2005 et 2006 à 38 % entre 2013 et 2014. L'utilisation approximative d'antiacides ayant des effets indésirables potentiels de dépression, comme les inhibiteurs de la pompe à
protons et les antagonistes de l'H2, a augmenté de 5 % à 10 % au cours de la même période. La consommation simultanée de trois medicaments ou plus est passée de 7 % à environ 10 %.

Dans le cas des médicaments d'ordonnance dont le suicide figure sur la liste des effets secondaires potentiels, l'usage est passé de 17 % à 24 %, et l'usage simultané de trois médicaments ou plus est passé de 2 % à 3 %.

"Non seulement les gens utilisent de plus en plus souvent ces médicaments, mais ils les utilisent de plus en plus simultanément, mais très peu de ces médicaments portent des étiquettes de mise en garde, de sorte que tant que nous n'avons pas de solutions publiques ou systémiques, il appartient aux patients et aux professionnels de la santé d'être conscients des risques ", a déclaré M. Qato.

M. Qato indique que les solutions qui valent la peine d'être étudiées plus à fond peuvent inclure la mise à jour du logiciel de sécurité des médicaments afin de reconnaître la dépression comme une interaction médicamenteuse potentielle, de sorte que les professionnels de la santé, y compris les pharmaciens, sont plus susceptibles de remarquer si un patient utilise plusieurs médicaments qui peuvent augmenter le risque. Ou, y compris l'évaluation de l'utilisation des médicaments dans le dépistage de la dépression et les outils diagnostiques utilisés par les médecins et les infirmières et recommandés par le U.S. Preventive Services Task Force, en particulier lorsqu'il s'agit de dépression persistante ou résistante au traitement.

"Étant donné que la dépression est l'une des principales causes d'invalidité et que les taux de suicide augmentent à l'échelle nationale, nous devons penser de façon novatrice à la dépression en tant que problème de santé publique, et cette étude démontre que les habitudes de consommation de médicaments devraient être prises en compte dans les stratégies visant à éliminer, réduire ou minimiser l'impact de la dépression dans notre vie quotidienne ", a déclaré M. Qato.

Les coauteurs de l'étude sont Katharine Ozenberger de l'UIC et Mark Olfson de l'Université Columbia. Qato et Olfson ont tous les deux noté des divulgations financières potentiellement pertinentes pour l'étude.



Story Source:
Materials provided by University of Illinois at Chicago. Note: Content may be edited for style and length.

Journal Reference:
  1. Dima Mazen Qato, Katharine Ozenberger, Mark Olfson. Prevalence of Prescription Medications With Depression as a Potential Adverse Effect Among Adults in the United States. JAMA, 2018; 319 (22): 2289 DOI: 10.1001/jama.2018.6741

https://www.sciencedaily.com/releases/2018/06/180612185204.htm

ZOOM SUR ..Action partenariat Pompiers et Structure prévention suicide, Loroux-Bottereau (44)


"Notre CIS s'associe à l'association locale Groupe Prévention Suicide, met à dispo sa salle de cours pour 16 stagiaires en formation "sentinelle/écoutant". La coop. des SP se prolonge avec le n° d'écoute transmis aux requérants/proches lors d'inter. pour TS."

Contexte :
" L'association GPS (https://www.groupepreventionsuicide44.fr/ ) s'est rapprochée des centres d'incendie et de secours locaux (secteur du vignoble nantais) pour nous transmettre leur carte d'informations à remettre aux personnes suicidaires ou à leurs proches, dans le cadre de nos interventions pour Tentative de suicide. Les gendarmeries, élus locaux ont également été sollicités. De notre côté, un sapeur-pompier a participé à ce stage il y a quelques mois pour acquérir des bases sur ce sujet (en effet, notre cursus n'intègre pas cette dimension, et nous pouvons parfois être démunis face à la détresse). Notre centre de secours étant dotée d'une salle de cours conséquente et bien équipée, nous la mettons à disposition du GPS (c'est la deuxième fois que nous leur donnons un coup de main). " Lieutenant Christophe Guéguen - CIS Le Loroux-Bottereau

USA Explosion des appels aux centres d'écoute après le suicide de célébrités

Explosion des appels aux centres d'écoute après les suicides de Kate Spade et Anthony Bourdain

Repéré par Nina Pareja — 13 juin 2018 http://www.slate.fr*
Aux États-Unis, ils ont augmenté de 65% en une semaine.

Le numéro de suicide écoute en France est le 01 45 39 40 00 | 

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur CNN, NBC News

Ce 5 juin, la créatrice de mode américaine, Kate Spade se donnait la mort. Le 8 juin, le chef cuisinier et écrivain américain, Anthony Bourdain se suicidait lui aussi. La mort de ces deux personnalités a déclenché un dispositif de prévention non-officiel: les médias américains diffusent en masse les numéros des lignes d'écoute d'urgence.

Et les appels se multiplient. 65% de coups de téléphone en plus ont été enregistrés en une semaine, rapporte le centre national de prévention au suicide américain. Les SMS envoyés à cet organisme ont augmenté de 116%. Des pics d'appels à l'aide semblables avaient été constatés après le suicide de l'acteur Robin Williams en 2014 et du chanteur des Linkin Park, Chester Bennington, en 2017.

John Drapper, directeur du centre national de prévention au suicide, y voit deux facteurs. D'abord la promotion du numéro dans les médias augmente les chances que les gens appellent. Ensuite, le suicide d'une célébrité peut être un déclencheur de pensées suicidaires chez des personnes déjà vulnérables. Drapper témoigne aussi de personnes qui décrochent leur téléphone dans l'espoir d'être conseillées sur la bonne manière de communiquer avec un proche en détresse.


Et après?


Alors que le taux de suicide a augmenté de 25% aux États-Unis depuis 1999, les appels augmentent, eux aussi, chaque année. L'année dernière, les centres d'écoute en ont reçu près de deux millions.

Jessica Ravitz, journaliste pour CNN s'interroge: «Si plus de personnes sont promptes à demander de l'aide quand le suicide devient un sujet médiatique, que se passe-t-il quand il sort du radar des médias?»

«La prévention au suicide, c'est bien plus que d’empêcher quelqu'un de se donner la mort», explique la docteure Christine Moutier, psychiatre pour la fondation américaine sur la prévention au suicide, à CNN. Elle pense que la prévention au suicide devrait s'organiser comme celle contre les maladies cardiaques, c'est-à-dire, de façon plus diffuse et pas uniquement à un moment critique.

La docteure dresse aussi un parallèle avec la prévention du sida. De 2003 à 2013, le nombre de décès lié à cette maladie a diminué de 49% aux États-Unis, en grande partie grâce à l'augmentation du budget accordé à la prévention. Le budget pour la recherche et la prévention du suicide est presque quatre-vingts fois inférieur à celui consacré au sida, alors même que le nombre de mort du sida est six fois moins important. Christine Moutier espère qu'en augmentant le budget recherche et prévention du suicide, le nombre de personnes qui se donnent la mort diminuera.

En 2016 aux États-Unis, le suicide était la dixième cause de mort avec un taux de 13,42 pour 100.000 habitants. Celui de la France s'établit à 14,9 suicides pour 100.000 habitants d'après l'Observatoire national du suicide (ONS).

On évalue à 10.000 le nombre de personnes qui se suicident chaque année en France. Cela représente trois fois plus de décès que les accidents de la route. Le suicide est, par ailleurs, la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans. La France a un des taux de suicide les plus élevés d'Europe. Même si ces chiffres peuvent parraître élevés, ils sont en diminution. Le taux de suicide a baissé de 26% entre 2003 et 2014.

Et l'un des premiers facteurs de suicide reste, partout dans le monde, la solitude.

Le numéro de suicide écoute en France est le 01 45 39 40 00

http://www.slate.fr/story/163103/appel-centre-ecoute-suicide-kate-spade-anthony-bourdain

ETUDE RECHERCHE La douleur psychologique et physique comme prédicteurs du risque suicidaire: les données cliniques et les résultats de neuro-imagerie


Psychological and physical pain as predictors of suicide risk: evidence from clinical and neuroimaging findings
Sakina J. Rizvi 1 Adam Iskric 1 Raffaella Calati 1 Philippe Courtet 2, 1
1 Neuropsychiatrie : recherche épidémiologique et clinique
2 CHRU Montpellier - Centre Hospitalier Régional Universitaire [Montpellier]
Curr Opin Psychiatry. 2017 Mar;30(2):159-167

La douleur psychologique et physique comme prédicteurs du risque suicidaire: les données cliniques et les résultats de neuro-imagerie Résumé: Le suicide est un phénomène clinique multidimensionnel avec des facteurs de risque biologiques, sociaux et psychologiques complexes.
Par conséquent, il est impératif que les études se concentrent sur le développement d'une compréhension unifiée du risque suicidaire qui intègre les résultats cliniques et neurobiologiques actuels. Une ligne de recherche récente a impliqué différentes classifications de la douleur dans la compréhension du risque de suicide, y compris les concepts de
psymal (psychache) et de tolérance à la douleur. Bien que le psymal soit défini comme l'expérience d'une douleur psychologique insupportable, la tolérance à la douleur désigne la plus grande durée ou l'intensité des stimuli douloureux que l'on peut supporter. Cette revue se concentrera sur l'intégration des résultats cliniques et neurobiologiques actuels par lesquels le psymal et la tolérance à la douleur confèrent un risque de suicide.
CONSTATATIONS RÉCENTES: Les résultats indiquent que la psymal a été identifié comme un facteur de risque significatif de suicide et que le psymal peut être associée  aux circuits neurologiques impliqués dans la modulation de la douleur physique.
Des preuves convergentes ont également été trouvées établissant un lien entre la tolérance à la douleur et les comportements d'automutilation et le risque de suicide. L'expérience du psymal et de la douleur physique par rapport à d'autres prédicteurs du suicide, y compris le traitement des récompenses, le désespoir et la dépression, sont discutés plus en détail. RÉSUMÉ: Des recherches futures examinant le lien entre la douleur et le suicide sont nécessaires pour comprendre le mécanisme derrière les facteurs de risque cliniquement pertinents pour le suicide, ce qui peut éclairer la construction de techniques d'évaluation du risque de suicide et d'intervention.


source https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01813350