jeudi 2 juillet 2026

Le cabinet de curiosités d'Infosuicide.org : zoom sur l'information aux familles du programme de prévention « Lifelines » pour les classes de CM2 et 6e dans un etablissement scolaire aux états-unis

Le cabinet de curiosités d'Infosuicide.org

La rubrique " Le cabinet de curiosités d'Infosuicide.org " des sujets, actualités, débats plus ou moins documentés et sous réserves d'informations complémentaires et/ou fiables, qui toutefois nous questionnent et nous interpellent...
Nous les relayons essentiellement comme matière à penser et à débattre.
Aidez nous à alimenter une réflexion...  


Programme de l' Olympia School District, USA 
source https://osd.wednet.edu/lifelines-suicide-prevention-curric

d’après "Letter to Families: 5th & 6th Grade Lifelines Prevention Curriculum"

"Lettre aux familles : programme de prévention « Lifelines » pour les classes de CM2 et 6e 

Chers parents et tuteurs,

Nous allons mettre en place le programme de prévention « Lifelines », un programme de prévention du suicide fondé sur des données scientifiques, dans nos classes de CM2 et de 6e. Le suicide est l’une des principales causes de décès, même chez des enfants de cet âge. L’un des principaux objectifs de ce programme étant d’encourager nos élèves à identifier des adultes de confiance dans leur entourage vers qui ils peuvent se tourner s’ils ont des inquiétudes concernant eux-mêmes ou leurs amis, nous souhaitons vous présenter un aperçu des quatre séances de cours afin de vous aider à aborder ces leçons importantes avec votre enfant.


Leçon 1 : Le suicide, ce n’est pas un sujet à prendre à la légère

Bien que la plupart des élèves aient déjà entendu parler du suicide, ce mot revêt encore une connotation mystérieuse et quelque peu effrayante, car il est lié à la mort. Il n’est donc pas rare que de nombreux jeunes élèves en fassent des blagues. Cette séance commence par une discussion sur ce que les élèves savent déjà du suicide. Elle est suivie d’une activité qui montre comment les idées préconçues que nous avons sur un sujet tel que le suicide peuvent influencer à la fois notre capacité à le comprendre et la manière dont nous résolvons les problèmes qui y sont liés. Des informations de base sur le suicide sont fournies, en mettant l’accent sur la recherche d’aide lorsque l’on s’inquiète pour soi-même ou pour un camarade.
 

Demandez à votre enfant : 

  •     Qu’as-tu appris aujourd’hui en classe sur le suicide ? Était-ce une information nouvelle ou le savais-tu déjà ?
  •     As-tu déjà parlé du suicide dans d’autres cours ? Raconte-moi.
  •     Est-ce que certains de tes amis parlent du suicide ? Que disent-ils ?
  •     Je sais que le titre de la leçon était « Le suicide, ce n’est pas une bêtise ». Qu’en a pensé ta classe ?
  •     Quelle est la chose que tu pourrais me dire pour m’aider à mieux comprendre le suicide ?


Leçon 2 : Les amis s'entraident

Étant donné qu'une grande partie de la communication entre les jeunes se fait aujourd'hui en ligne ou via les smartphones, cette leçon met l'accent sur les différences entre la communication en face à face et la communication par SMS ou messages en ligne, en particulier lorsqu'il s'agit d'un risque potentiel de suicide. Les élèves identifieront les signes, adaptés à leur âge, indiquant qu'un camarade pourrait avoir besoin d'aide. Ils commenceront à explorer les moyens d'intervenir pour aider des amis en difficulté.

Demandez à votre enfant :

  •     Je sais que vous avez parlé du fait que la façon dont les gens réagissent à des SMS ou à des messages en ligne peut être différente de la façon dont ils réagissent aux mêmes messages lors d’une conversation en face à face. Qu’en as-tu pensé ?
  •     T'arrive-t-il de voir des choses en ligne qui t'inquiètent ? Quelles sont les choses qu'une personne qui a besoin d'aide pourrait dire ?
  •     Sais-tu faire la différence entre une blague et un propos sérieux lorsqu'une personne s'exprime en ligne ? Est-ce plus facile de le faire lors d'une conversation en face à face ? Explique-moi pourquoi.
  •     Cite-moi une chose que tu pourrais faire si tu t'inquiétais pour un ami.

 

Leçon 3 : Demander de l’aide demande du courage

À travers une activité explorant différentes situations de la vie qui exigent du courage, le thème du courage nécessaire pour demander de l’aide est abordé. Une activité en classe aidera les élèves à identifier les qualités des personnes qui se montrent aidantes. Les ressources disponibles au sein de l’établissement seront passées en revue afin que les élèves sachent où et comment obtenir de l’aide pour eux-mêmes ou pour un camarade lorsqu’ils sont à l’école.

Demandez à votre enfant :


  •     Parle-moi de certaines des choses dont vous avez parlé en classe aujourd’hui et qui demandent du courage.
  •     Ajouterais-tu autre chose à cette liste ? Quoi ?
  •     Pourquoi penses-tu qu’il faut du courage pour demander de l’aide ?
  •     Selon toi, quelles sont les qualités qui font qu’une personne est aidante ?
  •     À qui es-tu censé t’adresser à l’école si tu as besoin d’aide ? Penses-tu que tu irais les voir, ou irais-tu voir quelqu’un d’autre ? Qui ?

Leçon 4 : Mettre en pratique ce que nous avons appris

Au cours de cette leçon, les concepts abordés lors des trois séances précédentes sont illustrés par des extraits vidéo montrant des jeunes face à un camarade qui pourrait avoir besoin d’aide. Après une discussion, les élèves sont invités à signer un engagement à demander de l’aide, dans lequel ils promettent que s’ils s’inquiètent pour eux-mêmes ou pour un ami, ils se tourneront vers un adulte de confiance pour obtenir de l’aide. Ils reçoivent également une petite fiche sur laquelle ils peuvent noter les noms et les coordonnées des adultes en qui ils ont confiance.

Demandez à votre enfant :

  •     Parle-moi des vidéos que tu as vues en classe aujourd’hui. Qu’en as-tu pensé ?
  •     Qu’as-tu pensé de la façon dont les enfants ont géré la situation ? (Situation : un camarade a envoyé un SMS inquiétant à ses amis. L’une des filles concernées a fini par en parler à sa mère et à l’un de ses professeurs.)
  •     Qu’est-ce que l’engagement à demander de l’aide ?
  •     Tu n’es pas obligé(e) de me dire qui ils sont si tu ne le souhaites pas, mais as-tu pu citer quelques adultes en qui tu as confiance dans ton entourage ? Si votre enfant répond « non », suggérez-lui : « Parlons-en un peu plus et voyons si nous pouvons trouver au moins une personne que tu pourrais considérer comme un adulte de confiance. » Si l’une des réponses de votre enfant à ces questions vous inquiète ou vous laisse perplexe, n’hésitez pas à contacter (insérer le nom de la personne à contacter) au (insérer les coordonnées). Cette personne se fera un plaisir de s’entretenir avec vous. 
Nous vous remercions de consacrer votre temps et votre énergie à aider à prolonger l’apprentissage en classe sur l’importance de demander de l’aide dans la vie de votre enfant en dehors de l’école. Nous savons que la prévention du suicide doit commencer tôt, et que nous avons tous un rôle à jouer au sein de l’équipe de prévention de l’école.

Pour plus d'informations, veuillez contacter votre établissement scolaire.

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Lettre aux familles : mise en place du programme « Lifeline »

À l’attention des parents et tuteurs de nos élèves de (niveau scolaire) :

Comme vous le savez peut-être, le suicide est l’une des trois principales causes de décès chez les jeunes âgés de 10 à 24 ans. Parce que le district scolaire d’Olympia prend très au sérieux la sécurité et le bien-être de ses élèves, nous prévoyons de fournir à nos élèves de (insérer le niveau scolaire) des informations de base sur le suicide chez les jeunes et, surtout, de leur apprendre comment réagir s’ils s’inquiètent pour eux-mêmes ou pour un ami.

Nous avons fixé des critères stricts pour les programmes de prévention du suicide que nous avons étudiés :

    Ils devaient prouver leur efficacité par des études scientifiques.
    Ils devaient transmettre des messages précis sur le suicide, adaptés au niveau scolaire des élèves.
    Ils devaient insister sur l’importance de savoir demander de l’aide.
     
Nous avons également pris conscience qu’un programme devait être complet. Nous formons une communauté scolaire et, à ce titre, nous nous soucions du bien-être de tous nos membres. Nous savons que nous ne pourrions pas enseigner à nos élèves qu’il est normal de demander de l’aide si tous les membres de la communauté — direction, enseignants, personnel et parents/tuteurs — ne savaient pas comment réagir si un élève s’adressait à eux, en tant qu’adulte de confiance, pour aborder ce sujet sensible. 

 Le programme que nous avons retenu, Lifelines Prevention, va au-delà de ces critères.  

Les recherches ayant démontré que les programmes présentés en une seule séance ont peu d'impact à long terme, le cursus Lifelines Prevention est conçu pour être dispensé en quatre modules de 40 à 45 minutes, renforçant ainsi les messages sur la démarche de demande d'aide. 

Ce programme interactif transmet des informations fondamentales sur les signes avant-coureurs potentiels du suicide, mais met surtout l'accent sur la marche à suivre lorsqu'un élève s'inquiète pour lui-même ou pour un camarade. 

 Par ailleurs, Lifelines Prevention ne se limite pas à la salle de classe. Il propose des ressources destinées aux administrateurs pour nous aider à évaluer notre capacité à garantir la sécurité des élèves dans diverses situations. 

Le programme inclut également une formation pour le personnel de soutien et les personnes-ressources, les membres de l'équipe d'intervention de crise et le corps enseignant. 

En tant que parents ou tuteurs, vous aurez également l'occasion d'assister à une réunion pour en savoir plus sur le programme Lifelines Prevention. Nous vous encourageons à y participer et à poser des questions pour mieux connaître cette ressource ; nous sommes convaincus qu'elle renforcera les compétences de tous les membres de notre communauté scolaire afin d'offrir un environnement plus sûr à nos élèves. 

 Vous trouverez ci-joint un formulaire de refus de participation si vous ne souhaitez pas autoriser votre enfant à suivre ces séances. Veuillez le faire parvenir à l'école par l'intermédiaire de votre enfant si vous ne voulez pas qu'il participe au programme Lifelines. Si vous souhaitez demander la présence d'un interprète pour une étape quelconque de ce processus, veuillez contacter le secrétariat de votre école ou le service « Teaching & Learning » (Enseignement et Apprentissage) du district 

 Cordialement, (Nom de l'enseignant) 

 Source : https://osd.wednet.edu/lifelines-suicide-prevention-curric

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INFO + Infosuicide.orh 

Pour en savoir plus sur Lifelines Curriculum https://sprc.org/wp-content/uploads/2023/01/Lifelines-Curriculum-NREPP-Legacy-Listing.pdf

https://www.hazelden.org/HAZ_MEDIA/2759_lifelines.pdf 

Msa Picardie Somme (80) : Un dispositif spécifique d’écoute et d’accompagnement en prévention du suicide : Horizon

Msa Picardie  
Un dispositif spécifique d’écoute et d’accompagnement en prévention du suicide : Horizon

Périmètre d’éligibilité : Somme
Actualisé il y a 3 jours

Horizon accompagne des personnes ayant des idées suicidaires ou un comportement le laissant supposer. Une personne confrontée aux idées suicidaires d’un proche ou endeuillée par le suicide peut aussi solliciter Horizon.

Informations clés

 Le public concerné
  • Ressortissant agricole salarié
  • Ressortissant agricole non salarié

Les critères d’admission

Aucun critère d’admission spécifique

Lieu d’accueil
Présentiel
86 Boulevard de la République - 80100 Abbeville
Voir sur la carte
À distance également

Fréquence et horaires

Du lundi au vendredi

Périmètre géographique
Somme

Frais à charge

Gratuit

Description du service

Horizon est animé par une infirmière et une psychologue du travail de la MSA Picardie. Selon les besoins, elles s’appuient sur d’autres compétences au sein de la MSA ou auprès de ses partenaires tout en restant l’interlocutrice privilégiée de la personne en souffrance.

Horizon prend contact sous 4 jours ouvrés avec la personne signalée. L’accompagnement se fait en toute confidentialité.

Sont mis en œuvre, dans le respect du secret professionnel :

  • Une évaluation du risque suicidaire

  • Une analyse de la situation

  • Une fixation d’objectifs adaptés à la situation et à l’état de la personne en souffrance

  • Une mobilisation des professionnels pouvant intervenir sur les problématiques

  • Des rendez-vous physiques et/ou téléphoniques réguliers

  • Un suivi de la situation

Si un tiers s’inquiète pour quelqu’un, avant de le signaler, il devra s’assurer que la personne concernée est d’accord. En effet, il est obligatoire que la personne ait donné son consentement pour être signalée auprès d’Horizon.


Les démarches à réaliser

Pour les professionnels de l’accompagnement

  • Orienter votre bénéficiaire via le formulaire DORA

Pour les particuliers

  • Nous envoyer un e-mail
  • Nous téléphoner
Vous étes un particulier ?  Msa Picardie
6 RUE DE L'ILE MYSTERIEUSE, 80440 Boves

Autres informations

Thématiques et besoins associés

  • Remobilisation : Bien-être et confiance en soi
  • Santé : Accès aux soins

Type de service

Accompagnement
 
source  https://dora.inclusion.gouv.fr/services/msa-picardie-un-dispositif-specif-iuxh

ETUDE RECHERCHE Gambling disorder as a risk factor for suicidal ideation in medical students

Article Dans Une Revue Scientific ReportsAnnée : 2026 
Gambling disorder as a risk factor for suicidal ideation in medical students

Résumé

Although suicide rates among physicians have decreased, medical students remain at high risk for suicidal ideation. While poor mental health, including depression, burnout, and stress, are well-documented contributing factors, the role of behavioral addictions, particularly gambling disorder, remains underexplored. This study aims to identify risk and protective factors associated with recent suicidal ideation among second- to fourth-year medical students, including gambling disorder. An observational study was conducted among medical students at a French University, recruited in December 2021, 2022, and 2023 to compare empathy with or without a training program. Participants completed a battery of questionnaires, including the patient health questionnaire (PHQ-9) to assess depression and the Lie-Bet questionnaire for gambling. Suicidal ideation was screened with the 9th item of the PHQ-9. Data were collected on sociodemographic characteristics, mental health variables, and chronic illness. Participants were surveyed again at 6 months and 1, 2, and 3 years, with follow-up on-going. Here, we present baseline data on factors explaining recent suicidal ideation and in particular gambling disorder. Of 1,762 students invited, 966 consented to participate, and data from 775 students were analyzed. The prevalence of suicidal ideation was 15.9%. Students with probable gambling disorder had a significantly higher prevalence of suicidal ideation than those without gambling problems (34.8% vs. 15.3%, p = 0.0120). Multivariate analysis identified probable gambling disorder, anxiety, lower empathy and emotional dysregulation as independently associated with suicidal ideation. Probable gambling disorder, anxiety, and emotional dysregulation were key factors linked to suicidal ideation in medical students. Screening for gambling disorder and promoting emotional regulation strategies should be integrated into medical curricula to address these risks.

s41598-026-37805-3.pdf (1.41 Mo) Télécharger le fichier

https://hal.science/hal-05614710

Dernière modification le : jeudi 25 juin 2026

Citer

Amandine Luquiens, Céline Bourgier, Pascal Fabbro-Peray. Gambling disorder as a risk factor for suicidal ideation in medical students. Scientific Reports, 2026, 16 (1), pp.12294. ⟨10.1038/s41598-026-37805-3⟩. ⟨hal-05614710⟩

MANIFESTATION 19/11/26 Paris (75) Santé mentale des jeunes - État des lieux et perspectives | 6ème journée régionale de prévention du suicide Ile de France

Santé mentale des jeunes - État des lieux et perspectives | 6ème journée régionale de prévention du suicide 



L'UNPS et la STARAQS vous invitent à participer à cette conférence francilienne d'échanges, qui s'adresse aux professionnels des secteurs sanitaire, médico-social et social, aux associations aux acteurs institutionnels régionaux, et aux personnes sensibilisées par le sujet.
Conférence gratuite, en présentiel uniquement, sur inscription

 S'inscrire https://asso.staraqs.com/event/6eme-journee-regionale-prevention-du-suicide-en-ile-de-france/inscription/authentification

source https://asso.staraqs.com/event/6eme-journee-regionale-prevention-du-suicide-en-ile-de-france 

Rapport • Santé mentale étudiante en Europe • Nightline Europe (juin 2026)

PARIS : Santé mentale étudiante – Un rapport européen…


PARIS : Santé mentale étudiante – Un rapport européen révèle l’ampleur de la détresse en France

L’association Nightline publie une étude alarmante basée sur plus de 23 000 appels, soulignant une solitude et des idées suicidaires particulièrement prégnantes chez les étudiants français.

La santé mentale des étudiants en Europe continue de se dégrader, et la France fait figure de cas particulièrement préoccupant. C’est le constat sans appel du deuxième rapport européen de Nightline, une organisation spécialisée dans le soutien psychologique par les pairs. Publiée ce jeudi 25 juin 2026, cette analyse d’envergure se fonde sur les données de plus de 23 000 contacts, appels et tchats, reçus en 2025 par 32 services d’écoute nocturnes répartis dans six pays européens.

Rapport • Santé mentale étudiante en Europe • Nightline Europe (juin 2026)

Le rapport, co-rédigé par des étudiants bénévoles, met en lumière une réalité souvent invisible, celle d’une jeunesse en proie à une détresse psychologique croissante, un phénomène que le suicide, première cause de mortalité chez les 15-29 ans dans l’Union européenne, illustre tragiquement.

Un baromètre alarmant de la souffrance étudiante

En 2025, les bénévoles-écoutants du réseau Nightline Europe ont consacré plus de 16 264 heures à écouter leurs pairs en difficulté, lors de près de 5 000 permanences nocturnes. La durée moyenne d’un contact, de 43 minutes, témoigne du besoin profond des étudiants de trouver une oreille attentive et bienveillante, à des heures où les autres services sont souvent inaccessibles.

Ce travail de collecte et d’analyse, validé par un conseil scientifique pluridisciplinaire, comble un manque de données spécifiques sur cette population. Il offre une photographie précise et précieuse des angoisses qui traversent la vie étudiante, des pressions académiques aux difficultés personnelles les plus intimes. Les thématiques les plus fréquemment abordées sont la santé mentale (44 %) et les relations interpersonnelles (42 %).

La France, un cas particulièrement préoccupant

Si la détresse est un phénomène européen, l’étude révèle des spécificités nationales inquiétantes. Parmi les six pays analysés, la France se distingue tristement en affichant la proportion la plus élevée de sollicitations pour sept des seize sous-thématiques identifiées.

Le lien social et la solitude représentent le premier motif d’appel pour les étudiants français, avec 34,5 % des contacts, soit plus d’un sur trois. Les relations amoureuses (15,6 %) et le rapport à soi, incluant l’image corporelle et la confiance en soi (9,7 %), sont également des sujets de préoccupation majeurs.

Plus alarmant encore, la France enregistre les taux les plus élevés d’appels concernant les idées suicidaires (12,5 %), les violences sexuelles (7,5 %) et les violences relationnelles comme le harcèlement ou la discrimination (8,2 %). Ces chiffres soulignent une vulnérabilité accrue et un besoin urgent de prise en charge sur le territoire.

Vers une réponse préventive et globale

Face à ce tableau, le rapport de Nightline insiste sur la nécessité de dépasser la seule réponse d’urgence pour construire une politique de prévention holistique. Les auteurs appellent à une approche communautaire et intersectionnelle, qui s’attaque à l’ensemble des déterminants de la santé mentale des jeunes, qu’ils soient politiques, économiques ou environnementaux.

Il ne s’agit plus seulement de soigner, mais de créer un écosystème bienveillant au sein des campus et de la société en général. Cela passe par la formation des acteurs universitaires, la déstigmatisation des troubles psychiques et le renforcement des dispositifs d’écoute par les pairs, qui ont prouvé leur pertinence pour libérer la parole et identifier les signaux de détresse précocement.

L’association Nightline, par son modèle « par et pour les étudiants », s’inscrit pleinement dans cette démarche, offrant un espace d’écoute anonyme, confidentiel et sans jugement, essentiel pour des jeunes qui n’osent pas toujours franchir la porte d’un service de santé traditionnel.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

source https://presseagence.fr/paris-sante-mentale-etudiante-un-rapport-europeen-revele-lampleur-de-la-detresse-en-france

REPLAY -Webinar des sections SECS & TDAH – « TDAH et suicidalité : des vulnérabilités neurodéveloppementales aux mécanismes de crise »

REPLAY -Webinar des sections SECS & TDAH – « TDAH et suicidalité : des vulnérabilités neurodéveloppementales aux mécanismes de crise »

29 juin 2026 • REPLAY -Webinar des sections SECS & TDAH – « TDAH et suicidalité : des vulnérabilités neurodéveloppementales aux mécanismes de crise »

Les sections SECS & TDAH de l’AFPBN a organisé un webinar
le lundi 29 juin 2026 de 12h30 à 13h30 sur le thème :
« TDAH et suicidalité : des vulnérabilités neurodéveloppementales aux mécanismes de crise »
Regardez le replay dès maintenant en cliquant ici




source https://www.afpbn.org/media/replay-webinar-des-sections-secs-tdah-tdah-et-suicidalite-des-vulnerabilites-neurodeveloppementales-aux-mecanismes-de-crise/

CHRU Tours (37) Tout l’été, un concours d’illustrations pour la prévention du suicide

visuel-presse

Publié le : 22/06/2026

Date de l'évenement : 22/06/2026

Les acteurs régionaux de la prévention du suicide se mobilisent et organisent un concours d’illustrations, ouvert à tous.

Enfants, adultes, tout le monde peut participer jusqu’au 3 septembre. A l’automne, les illustrations des lauréats deviendront des cartes postales pour le dispositif VIGILANS.

Tous les détails dans le communiqué joint. https://www.chu-tours.fr/wp-content/uploads/2026/06/Prevention-suicide-CVL-Concours-cartes-postales.pdf

 

source https://www.chu-tours.fr/le-chru-et-ses-partenaires/publications-et-presse/communiques-de-presse/tout-lete-un-concours-dillustrations-pour-la-prevention-du-suicide/ 

mardi 30 juin 2026

MANIFESTATION BESANCON (25) 9/07/26 Conférence – Des biomarqueurs à l’équité : repenser la suicidologie de précision

Rencontres
Jeudi 9 juillet à 17h00 - 18h30
Conférence – Des biomarqueurs à l’équité : repenser la suicidologie de précision

Conférence du Pr Philippe COURTET (Université de Montpellier)

Avec près de 8500 décès et plus de 98 000 hospitalisations pour gestes auto-infligés en France en 2024, le suicide reste une cause importante de morbi-mortalité. Il est notamment deux fois plus meurtrier que les accidents de la voie publique. Si les causes sont multiples et souvent intriquées, la recherche progresse pour mieux prévenir mais également mieux prendre en charge les personnes les plus à risque.

Le Pr Philippe COURTET est PUPH en psychiatrie. Il est chef du service des Urgences Psychiatriques du CHU de Montpellier. Spécialiste du suicide, il est également président de la section suicidologie de l’European Psychiatric Association. Il est enfin auteur de plus de 600 publications internationales sur la thématique du suicide et des troubles de l’humeur.

Introduction par le Pr Céline DEMOUGEOT, Vice-Présidente Recherche de l’UMLPPrésentation par le Pr Emmanuel HAFFEN, Directeur de l’Institut Santé et Sport (I2S) de l’UMLP

Cette conférence est organisée par le LINC.

Dates, horaires & prix jeudi 9 juillet à 17h00 - 18h30

Lieu UFR Santé
19 rue Ambroise Paré
Besançon, 25000
0363082200
Voir Lieu site web

Organisateur Université Marie et Louis Pasteur
Voir le site Organisateur

Site actu.umlp.fr

source https://sortir.besancon.fr/evenement/conference-des-biomarqueurs-a-lequite-repenser-la-suicidologie-de-precision/ 

Canicule « La goutte d’eau qui fait déborder le vase » : pourquoi la canicule accroît le risque de suicide

« La goutte d’eau qui fait déborder le vase » : pourquoi la canicule accroît le risque de suicide 
 
En période de canicule, les risques de conduites suicidaires augmentent significativement. Explications avec la psychiatre Marine Akkaoui, spécialiste de l’impact de la chaleur sur la santé mentale
Journaliste au service web

La nuit de mercredi à jeudi a été la nuit la plus chaude jamais enregistrée en France, battant un record vieux de... deux jours, a annoncé Météo-France ce jeudi matin. Mercredi avait déjà été la journée la plus chaude jamais enregistrée.

En France, au Groupe Hospitalier Universitaire (GHU) Paris psychiatrie & neurosciences, la psychiatre Marine Akkaoui, chercheuse au sein du dispositif VigilanS Paris Seine-Saint-Denis, a travaillé sur le lien canicule et la santé mentale. Elle a répondu aux questions de l’Opinion.

Vos travaux montrent qu'à mesure que la température augmente, le risque de suicide progresse aussi…

Ces dernières années, plusieurs études ont effectivement mis en évidence une corrélation entre l’augmentation de la température et les conduites suicidaires, qu’il s’agisse des tentatives de suicide ou des décès par suicide.

En 2023, une méta-analyse publiée dans The Lancet a regroupé l’ensemble des travaux disponibles sur le sujet. Les auteurs ont montré que chaque augmentation d’un degré Celsius était associée à une hausse de 1,5 % de l’incidence des suicides. Il s’agit d’un résultat important.

Pourquoi les fortes chaleurs favorisent-elles les conduites suicidaires ?

Il n’existe pas de cause unique, mais bien un ensemble de facteurs qui se combinent. D’un point de vue social, les périodes de canicule aggravent les inégalités existantes et l’isolement social, deux facteurs de risque.

Sur le plan biologique, la chaleur agit notamment sur certains neurotransmetteurs, comme la sérotonine et la dopamine, qui jouent un rôle central dans la régulation de l’humeur, de l’impulsivité et de l’irritabilité. La chaleur perturbe également notre horloge biologique et les rythmes circadiens. Lorsque les nuits sont trop chaudes, le sommeil devient plus difficile, plus fragmenté et après plusieurs nuits de mauvais sommeil, l’irritabilité, l’anxiété ou l’impulsivité augmentent.

D’autres phénomènes interviennent encore. Par exemple : durant l'été, les consommations d’alcool et de drogues, qui ont un effet désinhibiteur susceptible de favoriser les passages à l’acte, tendent à augmenter.

Ce n’est pas tant la température absolue qui semble problématique que les variations brutales du thermomètre…

Effectivement, lorsque la température augmente progressivement, l’organisme dispose d’un temps d’adaptation. En revanche, lors de variations brusques et importantes, cette adaptation devient plus difficile. C’est ce qui explique pourquoi les pays traditionnellement chauds ne présentent pas nécessairement davantage de suicides ou de troubles psychiatriques ; les populations y sont habituées depuis longtemps.

Le froid exerce-t-il un effet comparable ?

Les effets des températures très basses sur le risque suicidaire ont été relativement peu étudiés. En revanche, les périodes froides correspondent souvent à l’hiver, avec une diminution de l’ensoleillement. Or cette baisse de luminosité est associée à une augmentation des dépressions. De ce fait, certaines conduites suicidaires peuvent être davantage liées à la réduction de la lumière naturelle qu'à la température elle-même, même si les données manquent encore pour étayer ce propos.

Au-delà des conduites suicidaires, qui sont les patients atteints de troubles psychiques les plus affectés ?

Tous les patients sont potentiellement concernés. En France, lors des épisodes caniculaires, les travaux ont particulièrement mis en évidence une augmentation des troubles psychotiques, notamment chez les personnes souffrant de schizophrénie. Les patients atteints de démence semblent également davantage concernés.

Aux urgences psychiatriques de l’hôpital Sainte-Anne, nous avons également observé que lorsqu’il fait chaud, non seulement les patients sont plus nombreux, mais ils se présentent aussi avec des symptômes plus sévères, nécessitant davantage d’hospitalisations.

Les personnes qui passent à l’acte présentent-elles nécessairement une fragilité préexistante ou la chaleur peut-elle, à elle seule, provoquer un basculement ?

La santé mentale est toujours multifactorielle. La chaleur n’est jamais l’unique cause d’un trouble psychiatrique, d’idées suicidaires ou d’un passage à l’acte. La chaleur agit alors comme un facteur de stress supplémentaire. C’est la goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà rempli. Elle vient potentialiser d’autres facteurs de vulnérabilité préexistants.

Avez-vous déjà observé ces derniers jours une augmentation des consultations aux urgences psychiatriques de Sainte-Anne liée à la canicule ?

Paradoxalement, non. Lors des premiers jours d’une canicule, nous observons souvent une diminution relative des consultations. En psychiatrie, les temporalités sont différentes de celles que l’on rencontre dans les urgences somatiques.

A l’inverse d’une hyperthermie ou d’une déshydratation, les symptômes psychiatriques mettent souvent davantage de temps à apparaître. Il faut parfois plusieurs nuits de mauvais sommeil ou plusieurs jours de souffrance psychique avant qu’une décompensation ne survienne.

Mais l’absence d’afflux immédiat ne signifie pas que les personnes vont bien. Il est probable que certaines difficultés psychiques soient en train de s’aggraver et qu’elles conduisent à des consultations dans les jours suivants ou vers la fin de l'épisode caniculaire.

https://www.lopinion.fr/economie/la-goutte-deau-qui-fait-deborder-le-vase-pourquoi-la-canicule-accroit-le-risque-de-suicide 

lundi 29 juin 2026

Crise suicidaire en résidence jeunes : l'UNHAJ publie un guide pratique pour les équipes