mardi 2 décembre 2025

PUBLICATION OMS Prévention du suicide : une ressource pour renforcer l’enregistrement des cas de suicide

Prévention du suicide : une ressource pour renforcer l’enregistrement des cas de suicide 
1er décembre 2025 |
 
Publication Prévention du suicide : une ressource pour renforcer l’enregistrement des cas de suicide 

Des données actualisées, précises et complètes sur les causes de décès fournissent des informations essentielles pour quantifier l’ampleur du problème et élaborer des stratégies de prévention du suicide, notamment en matière de définition des priorités, de pratiques de santé publique, de recherche et d’évaluation des interventions et des changements de politiques.
Cette ressource vise à renforcer la certification et le codage des décès par suicide. Elle s’adresse principalement aux professionnels chargés de la certification des décès et aux codeurs de la mortalité, mais peut également être utile à d’autres professionnels impliqués dans le processus d’enquête et de certification des décès par suicide, tels que les policiers, les médecins légistes, les coroners, les assistants médicaux, les infirmiers praticiens et les statisticiens. 

 Équipe OMS Santé mentale, santé cérébrale et toxicomanie (MSD) Éditeurs Organisation mondiale de la Santé Numéros de référence ISBN : 9789240117785 

acces document en anglais 

Source : https://www.who.int/publications/i/item/9789240117785 

samedi 29 novembre 2025

ETUDE RECHERCHE USA Le suicide sans antécédents suicidaires : un sous-type génétiquement distinct

Psychiatrie
Suicide : le passage à l’acte ne survient pas toujours en contexte suicidaire

La moitié des adultes qui mettent fin à leurs jours n’ont aucun facteur de risque de dépression ou de risque suicidaire diagnostiqués. Cela plaide pour considérer au moins deux sous-types de suicides et pour élargir la prévention au-delà du seul repérage des troubles mentaux et des tentatives antérieures.

Par le Dr Philippe Montereau
 sur https://www.frequencemedicale.com/*
25 Novembre 2025

Le suicide demeure une cause majeure de mortalité, avec près de 50 000 décès annuels aux États-Unis et plus de 700 000 dans le monde. Classiquement, le meilleur prédicteur de décès par suicide est la tentative antérieure, mais moins de 10 % des sujets ayant fait une tentative décèdent ensuite par suicide, et environ la moitié des décès surviennent sans trace de suicidalité préalable ou de diagnostic psychiatrique documenté.

Le registre Utah Suicide Mortality Research Study (USMRS) avait déjà montré que ces suicides « sans antécédents » (SD-N) présentaient moins de diagnostics psychiatriques que les suicides « avec antécédents » (SD-S), sans que l’on sache s’il s’agissait d’un moindre accès aux soins ou d’un profil de risque différent.

Le suicide sans antécédents suicidaires : un sous-type génétiquement distinct

Dans cette nouvelle analyse publiée dans le JAMA Network Open, 1337 suicides SD-N ont été comparés à 1432 suicides SD-S et à 19 499 témoins populationnels, via des scores polygéniques portant sur 12 traits neuropsychiatriques.

Après ajustement sur l’âge, le sexe et l’ascendance génétique, les PGS de dépression majeure, affect dépressif, anxiété, névrosisme, maladie d’Alzheimer et, à un moindre degré, état de stress post-traumatique sont significativement plus bas dans le groupe SD-N que dans le groupe SD-S. Pour l’affect dépressif, le névrosisme et la maladie d’Alzheimer, les SD-N ne se distinguaient pas des témoins, suggérant une absence de vulnérabilité génétique majorée sur ces dimensions.

Des vulnérabilités partagées et des différences selon le sexe et l’âge au décès

Au-delà de ce signal global, certains risques génétiques apparaissaient comparables dans les deux sous-types de suicide. Les scores polygéniques de TDAH et d’usage problématique d’alcool sont élevés de façon similaire chez les SD-N et SD-S par rapport aux témoins, évoquant un socle commun de vulnérabilités liées notamment au contrôle des impulsions. Les scores polygéniques d’autisme ne sont pas globalement plus faibles dans le groupe SD-N, mais des analyses par sexe suggéraient un profil plus complexe, avec des scores polygéniques d’autisme élevés chez les femmes SD-N, invitant à mieux explorer le rôle de traits neurodéveloppementaux (rigidité cognitive, difficultés sociales) dans le risque suicidaire féminin.

Les auteurs rapportent aussi des différences selon l’âge au décès : chez les sujets plus jeunes, les scores polygéniques de dépression, affect dépressif et névrosisme sont plus bas en SD-N qu’en SD-S, tandis que chez les plus âgés, l’écart portait surtout sur l’anxiété et la maladie d’Alzheimer. Fait notable, les PGS de schizophrénie étaient augmentés dans les deux groupes de suicides par rapport aux témoins, alors que les diagnostics cliniques de schizophrénie étaient nettement moins fréquents chez les SD-N que chez les SD-S, ce qui pourrait refléter une vulnérabilité subclinique ou la capture, par ce score polygénique, d’autres dimensions comportementales liées au risque de mortalité. Au total, ces résultats suggèrent que combiner tous les suicides en une seule catégorie dilue des signaux génétiques distincts, en particulier selon le sexe et l’âge.

Une cohorte génétique populationnelle et des limites de généralisabilité

Cette étude de cohorte repose sur le registre Utah Suicide Mortality Research Study, qui agrège depuis 1998 les décès par suicide dans l’Utah avec leurs données cliniques, sociodémographiques et génétiques. Les auteurs ont identifié la suicidalité antérieure (idéations, menaces, tentatives) à partir des diagnostics et des notes cliniques analysées par traitement automatique du langage. Les scores polygéniques ont été calculés à partir de grandes études d’association pangénomique publiées, choisies pour la taille d’échantillon et la proximité d’ascendance (principalement européenne) avec la cohorte. Les comparaisons entre SD-N, SD-S et témoins ont été réalisées par analyses de covariance ajustées, avec corrections pour tests multiples, puis explorées par sous-groupes de sexe et d’âge. Plusieurs limites restreignent toutefois la généralisabilité : possible sous-détection de suicidalité passée dans le groupe SD-N, témoins non dépistés pour la suicidalité, prédominance d’ascendance européenne, effectifs encore modestes pour certaines analyses stratifiées.

Néanmoins, selon les auteurs, l’ensemble converge vers l’idée que les suicides sans antécédents suicidaires documentés ne sont pas simplement des suicides mal dépistés, mais pourraient correspondre à une étiologie génétique et clinique partiellement différente.

En pratique, ces données invitent à la prudence dans l’extrapolation des modèles fondés uniquement sur les troubles psychiatriques et les tentatives antérieures. Elles renforcent la nécessité de combiner l’évaluation des troubles mentaux avec l’étude d’autres dimensions (impulsivité, consommation d’alcool, traits neurodéveloppementaux, facteurs sociaux et environnementaux). Pour la recherche, elles plaident pour des analyses génétiques et cliniques stratifiées selon la présence ou non d’antécédents suicidaires, le sexe et l’âge au décès, ainsi que pour une prise en compte plus systématique des facteurs non psychiatriques dans la compréhension et la prévention de la mortalité par suicide.

https://www.frequencemedicale.com/generaliste/actualites/14112-Suicide-le-passage-a-l-acte-ne-survient-pas-toujours-en-contexte-suicidaire 

vendredi 28 novembre 2025

ÉTUDES ET ENQUÊTES TROUBLES ANXIO-DÉPRESSIFS ET CONDUITES SUICIDAIRES : DÉTERMINANTS SOCIAUX DES DIFFÉRENCES DE GENRE

Troubles anxio-dépressifs et conduites suicidaires : déterminants sociaux des différences de genre. Synthèse élaborée à partir des données produites par Santé publique France sur la période 2010-2023
Publié le 28 novembre 2025
Mis à jour le 19 novembre 2025

Si les troubles anxio-dépressifs et les conduites suicidaires (pensées suicidaires et tentatives de suicide) touchent les deux sexes, les femmes paraissent davantage concernées que les hommes quel que soit le trouble considéré. Entre 2017 et 2022, la fréquence des épisodes dépressifs caractérisés et des conduites suicidaires a augmenté parmi les jeunes adultes (18-24 ans), plus fortement parmi les jeunes femmes. Sur la période 2013-2019, la prévalence de la souffrance psychique liée au travail était deux fois plus importante chez les femmes que chez les hommes et variait selon le secteur professionnel. En 2023, plus de 3,5 millions d'appels ont été reçus par SOS Amitiés ; plus de 60 % des appels traités provenaient de femmes. Les femmes sont davantage exposées que les hommes, dès leur plus jeune âge et tout au long de leur vie, à des facteurs de risque qui les exposent à de la souffrance psychique. Les inégalités de genre dans la sphère domestique comme dans la sphère professionnelle sont des déterminants majeurs de la santé mentale.

Auteur : Lydié Nathalie, Vandentorren Stéphanie
Année de publication : 2025
Pages : 17 p.
Collection : Études et enquêtes

 

lundi 24 novembre 2025

MANIFESTATION Saint-Lô (50) 29/01/26 colloque Dépression et suicide chez la personnes âgée

Dépression et suicide chez la personne âgée

Évènements professionnels Le 29 janvier 2026 de 09h00 à 17h00 Salle Allendé - 4 rue Saint Thomas - 50 000 SAINT-LÔ

Comprendre pour prévenir et agir !

L’Association Départementale de Prévention du Suicide de la Manche ADPSM et ses partenaires vous convient à un colloque
Dépression et suicide chez la personnes âgée

jeudi 29 janvier 2026
du 9h00 à 17h00
Salle Allendé
4 rue Saint Thomas
50 000 Saint-Lô



Cliquez pour consulter le programme

La mortalité par suicide des seniors normands est la plus élevée de France !
Un sujet méconnu et encore tabou, le suicide chez les personnes âgées. Si le suicide des jeunes fait l’objet de toutes les attentions, celui des seniors est souvent ignoré ou banalisé et cette triste réalité reste trop souvent occultée.

La dépression et les psychotraumatismes sont des facteurs aggravant le risque suicidaire de la personne âgée. Le suicide est l’affaire de tous.

Cette journée sera l’occasion de mieux comprendre les signes de la dépression chez les personnes âgées, de connaître les ressources du territoire.
Infos pratiques Conférence ouverte à tous professionnels ou représentants d’association concernés par la personne âgée à domicile ou en établissement.
Sur inscription : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdIfMpAzyUM-nXlcT48cEp5cHSGPY8bJCo217bsmzX_LIPEFg/viewform?usp=dialog

 

source 

A paraitre Prévenir le suicide en France : Une cause en construction

Prévenir le suicide en France : Une cause en construction
Fabrice Jollant (Auteur)


Prévenir le suicide en France : Une cause en construction
  • date de sortie le 05/02/26 

La prévention du suicide n'a pas toujours été une évidence. Après avoir longtemps fait l'objet d'une condamnation religieuse, et bien après sa dépénalisation post-Révolution française, le suicide est longtemps resté un problème à la fois rare, tabou et privé dans lequel la collectivité n'avait pas à s'immiscer. La prévention du suicide telle qu'on la connait aujourd'hui s'est donc construite en France dans l'après-Seconde Guerre mondiale, sur huit décennies, par paliers, au gré de l'évolution des consciences et des connaissances, entre histoires personnelles et idées reçues.

Cet ouvrage a pour ambition de raconter la petite et la grande histoire de la construction de la prévention du suicide en France à travers des moments clés qui ont fait avancer la cause d'une affaire collective. Il rassemble les témoignages de celles et ceux qui ont fait ou vécu cette histoire, depuis la création par des précurseurs des lignes d'appel anonymes, des premières sociétés savantes et de nombreuses initiatives locales, jusqu'à son classement en priorité de santé publique, au développement d'une recherche en suicidologie mondialisée et à la mise en place d'une stratégie nationale centralisée de prévention.

Une histoire de la prévention du suicide toujours en mouvement, en construction, qui fait aujourd'hui face à de nouveaux défis, de la légalisation de l'aide à mourir et du « suicide assisté » à l'intelligence artificielle et à la question des réseaux sociaux numériques. Une histoire qu'il nous faut aussi garder en tête à l'heure de bouleversements sociétaux majeurs.  

https://www.cultura.com/p-prevenir-le-suicide-en-france-une-cause-en-construction-9782704017959.html#description 

HAUTS DE FRANCE L’agence régionale de santé Hauts-de-France publie la stratégie régionale 2025-2028 de déploiement des formations à la prévention du suicide.

Prévention du suicide : stratégie de formation 2025–2028

L’agence régionale de santé Hauts-de-France publie la stratégie régionale 2025-2028 de déploiement des formations à la prévention du suicide.

La prévention du suicide : un enjeu majeur de santé publique

Bien que le taux de suicide soit en baisse constante depuis 2000, la France présente toujours l’un des taux les plus élevés de décès par suicide en Europe. Selon les dernières données disponibles, on dénombre en France près de 9 000 décès par suicide et 200 000 tentatives de suicide. 

Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes et touche particulièrement les personnes âgées, dont le risque de décès par suicide est trois fois supérieur à la moyenne.

En région Hauts-de-France, les données de Santé publique France révèlent le taux régional standardisé d’hospitalisation pour tentative de suicide le plus élevé de la France métropolitaine, avec de grandes disparités entre les départements, ainsi qu’une mortalité par suicide supérieure à la moyenne nationale.

La formation joue un rôle central : elle vise à renforcer les compétences des professionnels et des citoyens pour repérer, orienter et accompagner précocement les personnes en détresse, consolidant ainsi l’ensemble de la chaîne de prévention.
 

Objectifs de la stratégie régionale

L’ARS Hauts-de-France publie sa stratégie de déploiement des formations à la prévention du suicide, en cohérence avec la Stratégie nationale de prévention du suicide (SNPS).

Cette stratégie s’appuie sur les 3 modules de formation du GEPS (Groupement d'Étude et de Prévention du Suicide) : Sentinelle, Évaluation-Orientation et Intervention de crise.

Elle vise à :

  • Rappeler les objectifs et conditions d’éligibilité à chacun des modules de formation
  • Préciser les priorités régionales de déploiement par territoires et publics cibles
  • Préciser les modalités d’accès aux formations auprès de l’ANQSP (Association Nationale pour la Qualité des Soins en Psychiatrie). 
     

Les 3 modules de formation

1. Module Sentinelle

  • Durée : 1 jour
  • Public : citoyens ou professionnels non-cliniciens (ex. aide-soignant, pharmacien, bénévole associatif)
  • Objectifs : repérer les signes d’alerte suicidaire, orienter vers les soins, prendre soin de sa propre santé mentale

2. Module Évaluation-Orientation

  • Durée : 2 jours
  • Public : professionnels formés à l’entretien clinique (ex. psychologue, médecin, infirmier)
  • Objectifs : évaluer le potentiel suicidaire, orienter vers des solutions adaptées

3. Module Intervention de crise

  • Durée : 2 jours
  • Public : cliniciens réalisant de manière régulière de l’intervention de crise (ex. SAMU, urgences psychiatriques)
  • Objectifs : désamorcer une crise suicidaire, prévenir le passage à l’acte

L’accès aux modules de formation dépend de critères d’éligibilité et d’une priorisation régionale pour assurer efficacité, sécurité et ancrage territorial. 

Publication de Police nationale de la Seine Maritime Prévenir ensemble le risque suicidaire

Police nationale de la Seine Maritime
14/11/25
Prévenir ensemble le risque suicidaire
Hier, une convention signée autour du dispositif 3114 – numéro national de prévention du suicide avec le Centre Hospitalier du Rouvray et la Direction Interdépartementale de la Police Nationale @Seine-Maritime, le Département
Objectifs :
Interventions conjointes lors de situations à risque
Sensibilisation des agents de police au repérage et à l’orientation vers le 3114
Soutien de la prévention au sein des forces de l’ordre
Un partenariat fondé sur une conviction commune : la prévention du suicide repose sur la mobilisation de tous les acteurs.
Le 3114 est accessible 24h/24 et 7j/7, gratuitement, pour toute personne en détresse ou ses proches.
#préventionsuicide #partenariat #santé

 Peut être une image de table, salle de presse et texte



et  Centre Hospitalier du Rouvray

13/11/25 

Prévenir ensemble le risque suicidaire
Le Centre Hospitalier du Rouvray et Direction Interdépartementale de la Police nationale de la Seine Maritime (DIPN 76) ont signé hier une convention de partenariat autour du dispositif 3114 – numéro national de prévention du suicide, en présence de Franck Esteve, directeur général du CHR et Nicolas Bouferguène, Directeur interdépartemental de la police nationale de la Seine Maritime.
Cette convention marque une nouvelle étape dans la coordination des acteurs engagés dans la prévention du suicide.
L’objectif :
faciliter les interventions conjointes lors de situations à risque,
sensibiliser les agents de police au repérage et à l’orientation vers le 3114,
soutenir la prévention du risque suicidaire au sein même des forces de l’ordre.
Un partenariat fondé sur une conviction commune : la prévention du suicide repose sur la mobilisation et la coordination de tous les acteurs.
Le 3114, numéro national de prévention du suicide, est accessible 24h/24 et 7j/7, gratuitement et sans interruption, pour toute personne en détresse ou ses proches.
Merci également à Philippe Romac directeur départemental de la Seine-Maritime de l’Agence Régionale de Santé Normandie, Nadège Millotte-Gosnet, chargée de mission en prévention et promotion de la santé de l’ARS Normandie et de Marie Noëlle Leplomb, coordinatrice du dispositif 3114 de Normandie pour leur implication dans cette initiative et leur présence à cette signature.


Source 

MANIFESTATION 27/11/25 Sarrebourg (57) "Déconstruire les idées reçues sur le suicide"


Conférence
 
"Déconstruire les idées reçues sur le suicide"

Quand, Où ? le 27/11/2025 de 19h30 à 22h00

Cinéma CinéSar : 

18, rue de la Division-Leclerc

Sarrebourg
Voir le plan d'accès

Organisateur Centre national audiovisuel en santé mentale

03.87.23.14.79

Tarifs Gratuit

Les docteurs Boris Houga et Benoit Welsch, du Centre hospitalier de Lorquin, proposent un ciné-débat autour des idées reçues sur le suicide. Témoignages et sources scientifiques serviront de base de réflexion et permettront d'ouvrir les échanges avec la salle.
Louis Derrien s’est lancé dans un tour de France de 5800 km en 150 jours en course à pied, afin de briser le tabou de la dépression et du suicide, en hommage à son frère Simon, victime de troubles psychologiques. Ce ciné-débat est en lien avec cette famille. 

 

Source https://www.bienpublic.com/pour-sortir/loisirs/Rencontre-conference/Conferences/Lorraine/Moselle/Sarrebourg/2025/11/27/Deconstruire-les-idees-recues-sur-le-suicide 

ETUDE RECHERCHE De l’impact du soutien social perçu par les personnes en crise suicidaire


De l’impact du soutien social perçu par les personnes en crise suicidaire

L’étude PRESENCE, menée par Benoit Chalancon, infirmier de recherche clinique au Vinatier et doctorant, vise à mieux comprendre le rôle du soutien social dans le vécu des personnes en crise suicidaire, en identifiant les facteurs qui facilitent ou entravent leur perception de ce soutien, contribuant ainsi à améliorer la prévention et la prise en charge post-crise.

La solitude et l’isolement social constituent un enjeu majeur de santé publique, reconnu par l’Organisation mondiale de la santé comme un facteur de mortalité et de vulnérabilité psychologique. Les personnes âgées, ou en situation de handicap ainsi que les jeunes sont particulièrement exposées (Emerson et al., 2021 ; Biswas et al. 2020). Par ailleurs, les modèles théoriques de la crise suicidaire identifient l’isolement social comme un facteur de risque clé (Joiner, 2005 ; Van Orden et al., 2010). 

Des études récentes soulignent également une association modérée entre solitude et tendances suicidaires chez les adultes en bonne santé. La prévention du suicide s’appuie de plus en plus sur des interventions brèves, comme le plan de protection (safety plan) (Stanley et Brown, 2018) (voir article), qui a démontré une réduction significative de la réitération suicidaire à six mois. Ces interventions mettent en lumière l’importance du soutien social, tant de la part des proches que des professionnels, dans la prévention des crises suicidaires. Cependant, la perception de ce soutien par les personnes concernées reste peu explorée. 

Dans ce contexte, l’étude PRESENCE propose d’explorer le soutien social perçu par les personnes ayant bénéficié d’un plan de protection après une tentative de suicide. Elle vise à mieux comprendre le rôle de ce soutien social dans leur vécu de la crise suicidaire, en identifiant les facteurs qui facilitent ou entravent la perception de ce soutien, contribuant ainsi à améliorer la prévention et la prise en charge post-crise.

Trente entretiens semi-directifs seront réalisés, transcrits et analysés au moyen d’une analyse thématique participative. Les participants seront invités à un focus group de synthèse afin de discuter puis valider les résultats tout en apportant leur point de vue qui sera pris en compte dans l’analyse. La population cible comprend des adultes ayant été admis en urgence après une tentative de suicide et ayant bénéficié d’un plan de protection.

L’étude devrait débuter au premier trimestre 2026, pour des résultats attendus au deuxième semestre 2026.

Lire également : « Le Vinatier récompensé par le Prix de la Recherche 2025 – Fondation Santé Service »

Cette étude a obtenu le 1er Prix de la recherche 2025 de la Fondation Santé Service

Van Orden, K. A., Witte, T. K., Cukrowicz, K. C., Braithwaite, S., Selby, E. A., & Joiner, T. E. (2010). The Interpersonal Theory of Suicide. Psychological review, 117(2), 575‑600. https://doi.org/10.1037/a0018697

Stanley, B., Brown, G. K., Brenner, L. A., Galfalvy, H. C., Currier, G. W., Knox, K. L., Chaudhury, S. R., Bush, A. L., & Green, K. L. (2018). Comparison of the Safety Planning Intervention With Follow-up vs Usual Care of Suicidal Patients Treated in the Emergency Department. JAMA Psychiatry, 75(9), 894. https://doi.org/10.1001/jamapsychiatry.2018.1776

Emerson, E., Fortune, N., Llewellyn, G., & Stancliffe, R. (2021). Loneliness, social support, social isolation and wellbeing among working age adults with and without disability : Cross-sectional study. Disability and Health Journal, 14(1), 100965. https://doi.org/10.1016/j.dhjo.2020.100965

Biswas, T., Scott, J. G., Munir, K., Renzaho, A. M. N., Rawal, L. B., Baxter, J., & Mamun, A. A. (2020). Global variation in the prevalence of suicidal ideation, anxiety and their correlates among adolescents : A population based study of 82 countries. eClinicalMedicine, 24. https://doi.org/10.1016/j.eclinm.2020.100395

 

Source https://www.santementale.fr/2025/11/de-limpact-du-soutien-social-percu-par-les-personnes-en-crise-suicidaire/?

Prévention du mal-être en agriculture dans la Vienne

Prévention du mal-être en agriculture dans la Vienne 

Mis à jour le 
19/11/2025 sur https://www.vienne.gouv.fr/*

L’accompagnement des agriculteurs en difficulté dans la Vienne est réalisé depuis des décennies par les pouvoirs publics, les acteurs professionnels et associatifs. En 2020, le Gouvernement a lancé une mission parlementaire sur le mal-être en agriculture qui a abouti à l’élaboration d’une feuille de route interministérielle publiée en novembre 2021.

Son objectif est de mobiliser et coordonner l'ensemble des parties prenantes pour prévenir et éviter les situations critiques, améliorer leur prise en charge, au plus près des territoires sous l’égide du préfet de département et à travers un comité de pilotage. Trois axes sont au cœur de ces actions :

  • Humaniser, en plaçant l’humain au cœur des relations entre les agriculteurs et les acteurs institutionnels à travers une nouvelle gouvernance ;
  • « Aller vers », en renforçant les dispositifs d’écoute et de détection des situations de mal-être, notamment via les réseaux de « sentinelles » ;
  • Prévenir et accompagner, en sensibilisant à la santé et à la sécurité au travail et en améliorant l’accompagnement sur les plans économiques et sociaux.

Le comité de pilotage de la Vienne pour la prévention du mal-être et l’accompagnement des agriculteurs en difficulté est un lieu d’échanges, de suivi et de coordination des actions dans les territoires. Il est co-piloté par la direction départementale des territoires (DDT) et la mutualité sociale agricole (MSA) Poitou.

Le 13 septembre 2023, le comité de pilotage a  approuvé le diagnostic territorial proposé par le comité technique qui regroupe notamment la DDT et la MSA . Plus d’une cinquantaine d’acteurs du territoire ont répondu présent. Ce diagnostic territorial approuvé à l’unanimité confronte l’état des lieux de l’offre et l’état des lieux des besoins en prévention du mal-être. Il propose un plan d’actions avec des actions prioritaires à mettre en œuvre dès à présent.

Diagnostic territorial partagé

Un flyer pour la prévention du mal-être en agriculture a également été réalisé. Il s’agit d’un document synthétique de communication qui recense l’ensemble des acteurs et contacts sur le département de la Vienne. Il est important de communiquer à son sujet et d'en réaliser un affichage au sein des lieux les plus adéquats.

Flyer prévention du mal-être

De plus, une fiche réflexe a été réalisée. Celle-ci doit permettre de réaliser le signalement de personnes en difficultés aux services compétents pour que des actions d’accompagnement puissent être mises en œuvre, notamment par la MSA. Il s’agit également de sécuriser les actes des agents en cas de contact avec un agriculteur ou un salarié agricole en détresse en les guidant pour la réalisation d’actions adaptées à la gravité du risque suicidaire. Cette fiche, actualisée en 2025, est disponible sous format pdf modifiable et peut être mise en place directement au sein de toute organisation.

Fiche réflexe

Enfin, le comité de pilotage a réalisé un état des lieux du développement du réseau sentinelles en Vienne. Ce réseau, bien développé au sein du département, présente cependant des fragilités territoriales et notamment au niveau des communautés de communes des Vallées du Clain et du Haut-Poitou. Afin de poursuivre le développement de ce réseau territorial, il est possible de prendre l’attache du ReTS(réseau territorial de sentinelles) pour l’inscription à une session de formation : coordination.rets@asept-poitou.fr