lundi 23 février 2026

ETUDE RECHERCHE ESPAGNE Changer le regard des professionnels de santé sur les plus âgés et leur détresse psychique

Changer le regard des professionnels de santé sur les plus âgés et leur détresse psychique

Une récente analyse de la Direction des statistiques du ministère de la Santé (DREES) rappelait que la France comptera 22,9 millions de personnes de plus de 60 ans en 2050, contre (déjà) 18,1 millions aujourd’hui. Cette large proportion n’empêche pas les généralisations faciles et les stéréotypes. Ainsi, les manifestations d’âgisme ne sont pas rares. L’âgisme est défini par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une discrimination fondée sur l’âge. Cette attitude constitue aujourd’hui la troisième forme de discrimination la plus répandue au monde, après le racisme et le sexisme. Inévitablement, les fausses croyances et représentations tronquées associées au grand âge influencent directement la qualité des soins, la santé mentale et la dignité des personnes âgées. 

Parmi les préjugés les plus fréquemment véhiculés autour du grand âge, figure l’idée que la souffrance serait « normale » ou inévitable avec les années, ce qui contribue à certaines limitations des soins. Il est également marquant de constater que s’il est très fréquemment question de la souffrance mentale des plus jeunes, c’est en réalité chez les plus âgés que le risque de suicide est le plus élevé. Les plus récentes statistiques de la DREES sur le sujet ont ainsi rappelé que les hommes de plus de 75 ans présentent un taux de suicide (53,3 pour 100 000) dix fois supérieur aux hommes de moins de 30 ans (5,2) et cinquante fois supérieur aux femmes de moins de 30 ans (1,3). 

Des professionnels pas plus avertis que le commun des mortels sur le risque suicidaire des plus âgés 

Ce décalage entre la réalité et la perception commune n’épargne nullement les professionnels de santé, comme le montre une étude espagnole menée auprès de 370 étudiants en soins infirmiers et en psychologie publiée dans la revue Geriatric Nursing l’année dernière. Près de 79 % des participants pensaient que le suicide était plus fréquent avant 40 ans, révélant une méconnaissance profonde du risque suicidaire chez les aînés. Cette représentation révèle un biais cognitif que l’on peut considérer comme de l’âgisme, où la souffrance des jeunes est perçue comme dramatique et celle des personnes âgées comme « compréhensible », voire « attendue » ; sans parler du fait que la mort d’un jeune est toujours considérée comme une tragédie quand celle d’un vieux, même quand elle est violente, semble s’inscrire plus certainement dans « l’ordre des choses ». Chez les plus jeunes, on a ainsi tendance à interpréter le suicide comme une « recherche d’attention » ; et à le percevoir comme un comportement « normal pour cet âge » pour les plus âgés. Ces appréhensions, bien que communes et presque « naturelles », apparaissent particulièrement délétères. Ces mythes conduisent à minimiser la gravité de la détresse émotionnelle des aînés. 

Confronter les pros à leurs propres biais n’est pas inutile

Afin de contrer ces représentations, les chercheurs espagnols, à l’origine de cette enquête, ont expérimenté une séance de simulation clinique de 90 minutes, comprenant un briefing, un scénario interactif et un débriefing réflexif. Les étudiants étaient confrontés à une actrice incarnant une patiente âgée exprimant des idées suicidaires, dans une mise en situation favorisant l’engagement émotionnel, la prise de conscience et la reformulation empathique.

Après la séance, les stéréotypes ont significativement diminué. Ces évolutions vont dans le sens d’une approche plus nuancée des personnes âgées, désormais vues comme capables de désirs, de projets et d’émotions complexes. Cependant, en ce qui concerne la « dimension santé », les auteurs n’ont pas noté de progression significative, suggérant que les représentations biomédicales du vieillissement sont plus résistantes et nécessitent un travail éducatif plus approfondi.

L’intérêt de la simulation clinique réside précisément dans cette confrontation expérimentale : elle permet aux futurs professionnels de mesurer leurs propres préjugés, d’expérimenter des réponses empathiques et de développer une posture fondée sur la reconnaissance plutôt que sur la projection. 

Bien sûr, ces travaux présentent des limites, puisqu’ils ne permettent pas de mesurer l’évolution des stéréotypes âgistes dans le temps, et l’absence de groupe de contrôle limite l’interprétation causale de l’efficacité de la simulation. On notera encore que les participants provenaient uniquement de deux filières d’universités espagnoles ce qui restreint la généralisation des résultats. Les auteurs recommandent donc d’élargir les futurs échantillons à d’autres professions de santé et à des contextes de formation plus variés. L’inclusion de variables sociodémographiques telles que l’âge, le genre ou le niveau d’éducation permettrait également des analyses plus fines.

En conclusion, former les professionnels à reconnaître leurs propres biais et à interagir avec empathie représente une priorité de santé publique. La simulation clinique, en mobilisant à la fois la cognition, l’émotion et la relation, offre une voie concrète vers une pratique du soin plus humaine et véritablement inclusive des personnes âgées. 

 References

Gil Pons, E., Pinazo-Clapés, C., Sales Galan, A., Pinazo-Hernandis, S., & Checa Esquiva, I. (2025). Ageism and suicide: A structural equation modeling analysis and evaluation of a high-fidelity simulation-based intervention for future healthcare professionals. Geriatric Nursing, 66, Article 103674. https://doi.org/10.1016/j.gerinurse.2025.103674

 

source https://www.jim.fr/viewarticle/changer-regard-des-professionnels-sant%C3%A9-plus-2026a10004yx 

AUTOUR DE LA QUESTION Care Island, un jeu mobile pour promouvoir la santé mentale des adolescents

Et s’il était possible de préserver la santé mentale des adolescents à l’aide d’un jeu mobile ?

par  Yohan D 22 février 2026,

 
En France, un établissement de santé et une association ont collaboré à la création d’un jeu mobile très particulier. Gratuit, ce dernier se destine principalement aux adolescents dans le cadre de leur prise en charge pour raison de troubles mentaux. Cette innovation fait d’ailleurs son apparition dans un contexte de critiques envers les jeux vidéo, notamment pour des raisons d’atteinte à la santé mentale.

Un jeu se basant sur des approches et outils validés scientifiquement

Rappelons tout d’abord que d’une manière générale, les critiques sur les jeux vidéo relatives à la santé mentale des adolescents concernent principalement les risques d’usage excessif, plus que sur le contenu. Selon divers travaux, l’addiction à ces jeux peut générer de l’isolement social, des troubles du sommeil, de l’anxiété, de l’agressivité et potentiellement, une baisse des résultats scolaires en raison d’une baisse de la concentration. Préserver la santé mentale des adolescents doit être une priorité, alors que d’autres menaces planent sur eux depuis quelques années, à savoir les réseaux sociaux et l’addiction au smartphone. Une question étonnante se pose alors : est-il possible d’améliorer ou de préserver la santé mentale des ados à l’aide d’un jeu vidéo mobile ?

En 2025, le Centre Hospitalier La Chartreuse et l’association Promotion Santé Bourgogne-Franche-Comté ont collaboré à la création d’un jeu mobile, dont l’objectif est de préserver la santé mentale des ados de 14 à 18 ans. Selon un communiqué, l’application baptisée Care Island s’appuie sur des approches et outils validés scientifiquement tels que la psychoéducation, les thérapies cognitives et comportementales (TCC), la psychologie positive, des outils d’auto-évaluation et d’autres ressources.

Disponible gratuitement sur les appareils sous Android et iOS, Care Island se veut préventif, éducatif et thérapeutique. Or, ceci n’est pas un hasard puisque ce dernier a été pensé pour accompagner les jeunes dans leur parcours en santé mentale. Ainsi, le jeu peut devenir un genre de support pour installer durablement de bonnes habitudes, qu’il s’agisse de sommeil, d’alimentation, de régulation des émotions, d’activité physique ou encore, de gestion du stress.



×Crédit : Centre Hospitalier La Chartreuse

En quoi consiste réellement cette application ?

Dans les faits, Care Island est un « serious game » immersif invitant le joueur à explorer un archipel imaginaire en proie à un changement climatique rapide. L’archipel compte six îles, chacune gardée par un animal totem porteur d’une sagesse ancestrale en lien avec différents aspects du bien-être et de la santé mentale. Au fur et à mesure de la progression dans le jeu, les jeunes obtiennent des compétences psychologiques spécifiques auprès des gardiens. Ces capacités s’acquièrent au moyen d’action concrètes, comme la restauration d’écosystèmes, le recyclage de déchets et la plantation de graines, dans le but d’inverser les effets du dérèglement climatique sur l’archipel. Care Island donne donc la possibilité aux jeunes d’apprendre l’existence de liens étroits entre prendre soin de soi-même, des autres mais aussi de environnement.

Selon les responsables du projet, le jeu peut servir lors d’une prise en charge précoce, dans le cadre d’une hospitalisation ou d’un suivi post-hospitalier. Il est également possible de l’utiliser en autonomie, par les ados déjà pris en charge mais hors du cadre thérapeutique, ainsi que par ceux en souffrance psychique ne nécessitant pas de soins. Par ailleurs, une version pour les professionnels est également disponible sur demande. Cette dernière permet de débloquer tous les contenus et donc, de faciliter une utilisation en accompagnement individuel, en atelier ou dans le cadre d’actions de prévention.

Source : https://sciencepost.fr/est-il-possible-de-preserver-la-sante-mentale-des-adolescents-a-laide-dun-jeu-mobile/



Info +
Communique https://www.ch-lachartreuse-dijon-cotedor.fr/*
établissement de référence - Dijon / Côte d’Or
Psychiatrie - Santé mentale - Addictologie - Handicap psychique

 Care Island, un jeu mobile pour promouvoir la santé mentale des adolescents




Publié le : 6 mai 2025 - Article mis à jour le 1 décembre 2025
sur https://www.ch-lachartreuse-dijon-cotedor.fr/actualites/care-island-un-jeu-mobile-pour-promouvoir-la-sante-mentale-des-adolescents/

Le projet ADOCARE, porté par le Centre Hospitalier La Chartreuse et l’association Promotion Santé Bourgogne-Franche-Comté, a été lancé en 2022 grâce au soutien de l’Agence Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté dans le cadre du Fonds d’Innovation Organisationnelle en Psychiatrie (FIOP). Son ambition : créer un outil numérique innovant, à la fois préventif, éducatif et thérapeutique, pour accompagner les adolescents dans leur parcours en santé mentale. Ce projet a abouti à la création du jeu mobile Care Island, disponible gratuitement au téléchargement depuis le 5 mai 2025.

Un jeu co-construit avec les équipes de soins… et les jeunes eux-mêmes

Ce jeu mobile innovant, destiné aux 14-18 ans, est le fruit d’une co-construction entre les équipes de soins des unités Adolits et Adosoins du CH La Chartreuse, dont le Dr Mathilde CHEMELLE, pédopsychiatre, et les équipes de Promotion Santé Bourgogne-Franche-Comté, en partenariat avec le studio PinPin Team. Il a été enrichi par la participation active d’adolescents ayant connu l’hospitalisation, afin de répondre au plus près à leurs besoins.

Développé en 2024, ce jeu s’appuie sur des approches et outils validés scientifiquement tels que la psychoéducation, les thérapies cognitives et comportementales (TCC), la psychologie positive, des outils d’auto-évaluation et d’autres ressources permettant de renforcer le bien-être psychologique des jeunes et de les accompagner dans leur parcours de soins. Dès le printemps 2022, plusieurs groupes de travail ont réuni professionnels de santé et représentants de Promotion Santé BFC, notamment Mme Anne THEUREL, psychologue, pour identifier les besoins et définir les contenus et fonctionnalités du jeu. Quatre ateliers participatifs ont ensuite été menés avec des adolescents pris en charge dans les unités, enrichis par les retours de lycéens partenaires. Ces échanges ont permis d’adapter le contenu, le design et les modes de jeu.


Un serious game immersif pour améliorer la santé mentale des adolescents

Care Island propose des contenus interactifs portant sur des thèmes essentiels : Activité physique
Alimentation
Sommeil
Substances
Stress
Émotions
Pensées automatiques.

Un « bouton d’urgence » permet également d’accéder à un plan de sécurité et à des ressources d’aide.

L’univers du jeu, imaginé et choisi par les adolescents eux-mêmes, prend la forme d’un archipel imaginaire composé d’îles touchées par un changement climatique accéléré. Le joueur, guidé par Buddy, un suricate bienveillant, rencontre les gardiens des îles : des animaux totems porteurs d’une sagesse ancestrale liée à différents aspects du bien-être. Chaque île incarne l’un des six piliers de la santé mentale. Au fil de l’exploration, le joueur acquiert des compétences psychologiques spécifiques, transmises par les gardiens lors de leurs rencontres. À travers des actions concrètes (recycler des déchets, planter des graines, restaurer les écosystèmes), il contribue à inverser les effets de la pollution et du dérèglement climatique sur l’archipel. Care Island propose ainsi une expérience ludique et engagée : en prenant soin des îles, le joueur apprend que prendre soin de soi, des autres et de son environnement est profondément lié. À mesure de sa progression, il visualise ses avancées, remporte des récompenses, et peut personnaliser son avatar ainsi que son compagnon Buddy.

Un outil innovant de prévention et de médiation thérapeutique

Care Island facilite l’engagement des adolescents dans leur parcours de soins. Il peut être utilisé : Lors de la prise en charge précoce
En hospitalisation
En suivi post-hospitalier
En autonomie entre deux consultations ou pendant un temps de permission.

Il peut aussi être intégré dans les pratiques de professionnels de santé, en individuel ou en groupe, ou servir de support pédagogique dans les établissements scolaires, structures sociales ou médico-sociales. Il permet également d’offrir aux jeunes patients une ressource complémentaire qu’ils peuvent utiliser de manière autonome, en dehors du cadre thérapeutique.

Bien qu’il ait été co-conçu avec de jeunes patients et des équipes d’unités de crise, ce jeu peut également être utilisé par des adolescents en souffrance psychique ne nécessitant pas de soins.


Téléchargement gratuit de l’application mobile

L’application Care Island est gratuite, anonyme et confidentielle. Elle est disponible en téléchargement sur le Play Store et l’App Store.
 Android : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.pinpin.careisland&hl=fr
 iOS : https://apps.apple.com/fr/app/care-island/id6744529168

Un accès dédié aux professionnels

Une version dédiée aux professionnels est accessible sur demande : https://fr.surveymonkey.com/r/CareIsland. Elle permet de débloquer tous les contenus, pour une utilisation en accompagnement individuel, en atelier, ou dans des actions de prévention. 

https://www.ch-lachartreuse-dijon-cotedor.fr/actualites/care-island-un-jeu-mobile-pour-promouvoir-la-sante-mentale-des-adolescents/










NOTICE ARTICLE Conduites suicidaires à l'adolescence

Conduites suicidaires à l'adolescence
 - 20/02/26[60-729-D-30]  - Doi : 10.1016/S1877-7848(26)51775-1 
X. Benarous a, b, , E. Guez a, b, M. Le Bouedec a, P. Mauny a, D. Périsse a, M.-J. Guedj-Bourdiau c, S. Garny de la Rivière d, H. Lahaye d, e
a Service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Sorbonne Université, 83, boulevard de l'Hôpital, 75013 Paris, France 
b Équipe de recherche en épidémiologie sociale, Institut Pierre-Louis d'épidémiologie et de santé publique, Sorbonne Université, Inserm, 27, rue Chaligny, 75012 Paris, France 
c Centre psychiatrique d'orientation et d'accueil, GHU Paris neurosciences, 1, rue Cabanis, 75014 Paris, France 
d Service de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent, CHU d'Amiens, 1, rond-point du Professeur-Christian-Cabrol, 80054 Amiens, France 
e Groupe de recherche sur l'analyse multimodale de la fonction cérébrale, Inserm U1105, avenue Laennec, 80054 Amiens, France 

Auteur correspondant. 

Savoirs et soins infirmiers

Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le Saturday 21 February 2026
Résumé

Les conduites suicidaires à l'adolescence représentent la seconde cause de mortalité à cet âge. L'identification d'une crise suicidaire est plus difficile chez les adolescents, en particulier du fait des problèmes de comportements au premier plan. Les antécédents de tentatives de suicide et un épisode dépressif représentent les facteurs de risque les plus importants. À côté des facteurs de vulnérabilité individuelle, le geste suicidaire à l'adolescence a souvent une dimension systémique en lien avec des enjeux relationnels. Le geste suicidaire apparaît comme un ultime moyen de faire entendre une souffrance et un désir de changement dans son environnement. Tout adolescent suicidant doit être admis dans un service d'urgence hospitalier, où il est évalué sur les plans somatique, psychologique et social. Dans un certain nombre de cas, une hospitalisation spécialisée est indiquée. Une fois la crise suicidaire passée, le relais vers des professionnels spécialistes (psychiatre, psychologue) est un enjeu essentiel. Au-delà du repérage diagnostique et du traitement d'un trouble psychiatrique, des interventions centrées sur les stratégies de régulation des émotions et sur l'entourage familial sont au cœur de la prise en charge.
Mots-clés : Idées suicidaires, Tentative de suicide, Conduites à risque, Dépression, Adolescence
 

mardi 17 février 2026

HAUTS DE FRANCE Prévention du suicide : stratégie de formation 2025–2028

 Prévention du suicide : stratégie de formation 2025–2028


L’agence régionale de santé Hauts-de-France publie la stratégie régionale 2025-2028 de déploiement des formations à la prévention du suicide.

La prévention du suicide : un enjeu majeur de santé publique

Bien que le taux de suicide soit en baisse constante depuis 2000, la France présente toujours l’un des taux les plus élevés de décès par suicide en Europe. Selon les dernières données disponibles, on dénombre en France près de 9 000 décès par suicide et 200 000 tentatives de suicide. 

Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes et touche particulièrement les personnes âgées, dont le risque de décès par suicide est trois fois supérieur à la moyenne.

En région Hauts-de-France, les données de Santé publique France révèlent le taux régional standardisé d’hospitalisation pour tentative de suicide le plus élevé de la France métropolitaine, avec de grandes disparités entre les départements, ainsi qu’une mortalité par suicide supérieure à la moyenne nationale.

La formation joue un rôle central : elle vise à renforcer les compétences des professionnels et des citoyens pour repérer, orienter et accompagner précocement les personnes en détresse, consolidant ainsi l’ensemble de la chaîne de prévention.
 

Objectifs de la stratégie régionale

L’ARS Hauts-de-France publie sa stratégie de déploiement des formations à la prévention du suicide, en cohérence avec la Stratégie nationale de prévention du suicide (SNPS).

Cette stratégie s’appuie sur les 3 modules de formation du GEPS (Groupement d'Étude et de Prévention du Suicide) : Sentinelle, Évaluation-Orientation et Intervention de crise.

Elle vise à :

  • Rappeler les objectifs et conditions d’éligibilité à chacun des modules de formation
  • Préciser les priorités régionales de déploiement par territoires et publics cibles
  • Préciser les modalités d’accès aux formations auprès de l’ANQSP (Association Nationale pour la Qualité des Soins en Psychiatrie). 
     

Les 3 modules de formation

1. Module Sentinelle

  • Durée : 1 jour
  • Public : citoyens ou professionnels non-cliniciens (ex. aide-soignant, pharmacien, bénévole associatif)
  • Objectifs : repérer les signes d’alerte suicidaire, orienter vers les soins, prendre soin de sa propre santé mentale

2. Module Évaluation-Orientation

  • Durée : 2 jours
  • Public : professionnels formés à l’entretien clinique (ex. psychologue, médecin, infirmier)
  • Objectifs : évaluer le potentiel suicidaire, orienter vers des solutions adaptées

3. Module Intervention de crise

  • Durée : 2 jours
  • Public : cliniciens réalisant de manière régulière de l’intervention de crise (ex. SAMU, urgences psychiatriques)
  • Objectifs : désamorcer une crise suicidaire, prévenir le passage à l’acte

L’accès aux modules de formation dépend de critères d’éligibilité et d’une priorisation régionale pour assurer efficacité, sécurité et ancrage territorial. 

lundi 16 février 2026

ETUDE RECHERCHE ROYAUME UNI Espaces communautaires de confiance pour la prévention du suicide : évaluation du projet « Ambassador Barbers, Salons, and Tattoo Studios » dans le borough londonien de Bexley, au Royaume-Uni

Espaces communautaires de confiance pour la prévention du suicide : évaluation du projet « Ambassador Barbers, Salons, and Tattoo Studios » dans le borough londonien de Bexley, au Royaume-Uni

 D'apres  Trusted Community Spaces for Suicide Prevention: Evaluating the Ambassador Barbers, Salons, and Tattoo Studios Project in the London Borough of Bexley, UK 
David Palmer  and Simon Dolby
David Palmer, Mind in Bexley & East Kent, 2a Devonshire Road, Bexleyheath, Kent DA6 8DS, UK. Email: dpalmer@mindinbexley.org.uk 

Les hommes représentent la majorité des suicides au Royaume-Uni, mais beaucoup tardent à demander de l'aide en raison des normes liées au genre qui découragent l'expression des émotions et considèrent la vulnérabilité comme un risque social. Les environnements quotidiens où les hommes ont régulièrement des conversations familières et informelles peuvent donc offrir des occasions d'intervention précoce. Cette évaluation a porté sur le projet Mind in Bexley Ambassador, qui a formé des barbiers, des coiffeurs et des tatoueurs à reconnaître la détresse émotionnelle, à engager un dialogue de soutien et à orienter les personnes vers les services locaux. Au total, 61 ambassadeurs ont suivi la formation, dont 24 barbiers, 32 coiffeurs et 5 tatoueurs. Des mesures quantitatives de confiance, des registres d'activité et des entretiens qualitatifs ont permis d'évaluer la faisabilité, l'acceptabilité et les premiers résultats. Les ambassadeurs ont fait état d'une confiance accrue dans leur capacité à reconnaître la détresse, à poser directement des questions sur le suicide et à orienter vers des services d'aide, avec 1 818 conversations liées à la santé mentale et 265 interactions d'orientation (y compris la fourniture de brochures d'information sur les services) enregistrées sur une période de 7 mois.
La divulgation émotionnelle s'est généralement faite progressivement au fil des rendez-vous répétés, où la confiance et la familiarité étaient déjà établies. Une formation brève et fondée sur des données probantes a aidé les ambassadeurs à réagir de manière plus intentionnelle et plus confiante à la détresse sans altérer le caractère informel de ces environnements de soins esthétiques. L'intervention a légitimé et renforcé les pratiques relationnelles existantes, positionnant les salons de coiffure, les salons de beauté et les studios de tatouage comme des lieux facilement accessibles et socialement sûrs où la détresse peut être reconnue et exprimée avant d'atteindre un point critique. L'intégration d'une formation proportionnée, d'une supervision réfléchie et de voies d'orientation claires dans ces espaces quotidiens offre une approche évolutive et culturellement adaptée à la prévention du suicide chez les hommes.


Acces article https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/15579883251410534

MàJ Santé mentale. Points mensuels de Santé Publique France

ANALYSE HEBDOMADAIRE DES INDICATEURS SURVEILLÉS EN CONTINU
de Santé Publique France.
Bilan sur l’évolution nationale des indicateurs de santé mentale produits à partir des
données de passages aux urgences du réseau OSCOUR® et des actes médicaux SOS
Médecins est publié une fois par mois. Une édition régionale est également produite à un
rythme bimestriel.

 



Santé mentale. Bulletin mensuel du 2 février 2026.
Publié le 4 février 2026
Points clésChez les enfants, les recours pour la majorité des indicateurs des deux réseaux étaient en hausse en janvier 2026 par rapport à décembre 2025. Les passages aux urgences pour idées suicidaires, troubles de l’humeur et troubles anxieux étaient supérieurs aux valeurs observées les années précédentes chez les 11-17 ans. C’est également le cas des actes SOS Médecins pour angoisse chez les 15-17 ans.
Chez les adultes, les recours pour idées suicidaires et troubles de l’humeur aux urgences, ainsi que pour angoisse et état dépressif dans les associations SOS Médecins en janvier 2026 étaient en hausse par rapport à décembre 2025. Les effectifs pour ces quatre indicateurs dépassaient ceux observés les années précédentes principalement chez les 18-64 ans.
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Santé mentale. Bulletin mensuel du 5 janvier 2026. 
Publié le 7 janvier 2026
 Points clésChez les enfants, les recours pour la majorité des indicateurs des deux réseaux étaient en diminution en décembre 2025 par rapport à novembre. Les passages aux urgences pour idées suicidaires, et dans une moindre mesure pour intoxication éthylique, restaient supérieurs aux valeurs observées les années précédentes chez les 11-17 ans. C’est également le cas des actes SOS Médecins pour angoisse chez les 11-14 ans.
Chez les adultes, les recours pour les différents indicateurs dans les deux réseaux en décembre 2025 étaient stables ou en diminution par rapport à novembre. Les recours pour idées suicidaires, troubles de l’humeur, angoisse et état dépressif dépassaient les effectifs observés les années précédentes principalement chez les 18-64 ans, ainsi que les recours aux urgences pour gestes suicidaires et troubles anxieux chez les 18-24 ans.
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Santé mentale. Bulletin mensuel du 8 décembre 2025.
Publié le 10 décembre 2025
Mis à jour le 10 décembre 2025
Points clésChez les enfants, les recours pour la majorité des indicateurs des deux réseaux étaient en hausse en novembre par rapport à octobre, en lien avec la rentrée scolaire suite aux vacances de la Toussaint. Les passages aux urgences pour idées suicidaires restaient supérieurs aux valeurs observées les trois années précédentes dans les trois classes d’âges, ainsi que ceux pour angoisse chez les 11-14 ans, état dépressif et intoxication éthylique chez les 15-17 ans.
Chez les adultes, les recours aux urgences pour les différents indicateurs en novembre 2025 étaient stables par rapport à octobre, alors que les actes SOS Médecins pour les trois indicateurs étaient en hausse dans les deux réseaux. Les recours pour idées suicidaires dépassaient les effectifs observés les années précédentes dans les trois classes d’âge. Ceux pour troubles de l’humeur, angoisse et état dépressif l’étaient également chez les 18-24 ans et les 25-64 ans.
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Santé mentale. Bulletin mensuel du 3 novembre 2025.
Publié le 5 novembre 2025
Mis à jour le 5 novembre 2025
Points clésChez les enfants, les recours pour les différents indicateurs des deux réseaux étaient stables ou en diminution en octobre par rapport à septembre, à l’exception d’une hausse des passages pour intoxication éthylique chez les 15-17 ans. La diminution des effectifs était principalement observée les deux dernières semaines du mois en lien avec les vacances scolaires. Les passages aux urgences pour idées suicidaires restaient supérieurs aux valeurs observées les trois années précédentes dans les trois classes d’âges, ainsi que ceux pour intoxication éthylique chez les 15-17 ans.
Chez les adultes, les recours pour les différents indicateurs en octobre 2025 étaient stables par rapport à septembre dans les deux réseaux. Les recours pour idées suicidaires dépassaient les effectifs observés les années précédentes dans les trois classes d’âge. Ceux pour troubles de l’humeur, angoisse et état dépressif l’étaient également chez les 18-24 ans et les 25-64 ans.
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Santé mentale. Bulletin mensuel du 6 octobre 2025.
Publié le 8 octobre 2025
Mis à jour le 8 octobre 2025
Points clésChez les enfants, en lien avec la rentrée scolaire, les recours pour les différents indicateurs des deux réseaux (sauf intoxication éthylique et trouble du comportement) étaient en hausse marquée sur les deux premières semaines de septembre par rapport à août, avant de se stabiliser sur la deuxième moitié du mois. Les passages aux urgences pour idées suicidaires, troubles de l’humeur, troubles anxieux et troubles psychotiques étaient supérieurs ou dans les limites hautes des valeurs observées les trois années précédentes, notamment chez les 15-17 ans.
Chez les adultes, les recours pour les différents indicateurs en septembre 2025 étaient stables ou en diminution par rapport à août dans les deux réseaux. Les recours pour idées suicidaires et troubles de l’humeur dépassaient les effectifs observés les années précédentes dans les trois classes d’âge. Ceux pour geste suicidaire, troubles anxieux, angoisse et état dépressif l’étaient également principalement chez les 18-24 ans.
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Santé mentale. Bulletin mensuel du 8 septembre 2025.
Publié le 10 septembre 2025
Mis à jour le 10 septembre 2025
Points clésChez les enfants, en lien avec les vacances scolaires estivales, les recours pour les différents indicateurs en août 2025 étaient majoritairement stables ou en baisse par rapport à juillet dans les deux réseaux. Pour la majorité des indicateurs, les effectifs étaient dans les valeurs hautes des années précédentes chez les 11-17 ans. Sur la première semaine de septembre, on note une remontée de la majorité des indicateurs chez les 11-17 ans, en lien avec la rentrée scolaire.
Chez les adultes, les recours pour les différents indicateurs en août 2025 étaient stables par rapport à juillet dans les deux réseaux. Les recours pour geste suicidaire, idées suicidaires, troubles anxieux, trouble de l’humeur et angoisse dépassaient les effectifs observés les années précédentes, principalement chez les 18-64 ans.
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Santé mentale. Bulletin mensuel du 5 août 2025.
Points clés Chez les enfants, en lien avec le premier mois des vacances scolaires estivales, les recours pour les différents indicateurs en juillet 2025 étaient majoritairement en baisse par rapport à juin dans les deux réseaux. Pour la majorité des indicateurs, les effectifs étaient dans les valeurs hautes des années précédentes, voire supérieurs pour idées suicidaires chez les 11-17 ans.

Chez les adultes, les recours étaient en hausse aux urgences pour geste suicidaire et idées suicidaires principalement chez les 25-64 ans, ainsi que pour état dépressif chez les 18-64 ans dans les associations SOS Médecins. Les recours pour geste suicidaire, idées suicidaires, troubles anxieux, trouble de l’humeur, état dépressif (chez les 25-64 ans) et angoisse dépassaient les effectifs observés les années précédentes.
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Santé mentale. Bulletin mensuel du 7 juillet 2025.
Points clésChez les enfants, l’ensemble des indicateurs de santé mentale étaient stables ou en baisse à l’exception des passages aux urgences pour intoxication éthylique, en lien avec la fête de la musique le 21 juin, dont le nombre a fortement augmenté par rapport à mai, dépassant les niveaux atteints les trois années précédentes. Le nombre de passages aux urgences pour idées suicidaires restait supérieur aux effectifs des trois années précédentes, et les passages pour geste suicidaire se maintenaient à la limite haute des valeurs habituellement observées sur la même période.
Chez les adultes, les passages aux urgences étaient en hausse pour intoxication éthylique chez les 18-24 ans, également en lien avec la fête de la musique. Les recours aux soins pour idées suicidaires, angoisse et état dépressif ont également augmenté, principalement chez les 18-64 ans, et dépassaient les effectifs observés les années précédentes.
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Prévalence et évolution des conduites suicidaires en France métropolitaine en 2021 - Résultats du Baromètre santé
Publié le 17 juin 2025
Cette fiche, issue du 6ème rapport de l'Observatoire national du suicide (ONS), retrace les évolutions des conduites suicidaires depuis 2010 et les principaux facteurs sociodémographiques associés. Une analyse descriptive des motifs déclarés à l'origine des conduites suicidaires, ainsi que de la prise en charge et de l'intentionnalité suicidaire, complètent ces premiers résultats. Les données sont issues du Baromètre santé de Santé publique France. Citation : Léon C. Prévalence et évolution des conduites suicidaires en France métropolitaine en 2021 - Résultats du Baromètre santé. In : Observatoire national du suicide. Suicide : mal-être croissant des jeunes femmes et fin de vie - Penser les conduites suicidaires aux prismes de l'âge et du genre - 6ème rapport. Paris : DREES, février 2025, p.163-171. Le 6ème rapport de l'ONS est téléchargeable sur le site de la DREES (https://www.drees.solidarites-sante.gouv.fr)
Auteur : Léon Christophe
Année de publication : 2025
Pages : 163-171

 

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Santé mentale. Bulletin mensuel du 2 juin 2025.
Points clésChez les enfants, les recours aux soins pour geste suicidaire, idées suicidaires, troubles anxieux et angoisse étaient en hausse en mai 2025 par rapport au mois précédent, en lien avec la fin des vacances scolaires du mois d’avril. Le nombre de passages aux urgences pour idées suicidaires restait supérieur aux effectifs habituellement observés les trois années précédentes principalement chez les 15-17 ans. Les autres indicateurs fluctuaient dans les valeurs proches de celles observées sur la même période.
Chez les adultes, les recours aux urgences et aux associations SOS Médecins en mai étaient stables pour la majorité des indicateurs. Le nombre de passages restait supérieur à celui des années précédentes pour idées suicidaires dans toutes les classes d’âge, ainsi que le nombre d’actes SOS Médecins pour angoisse chez les 18-64 ans.
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Santé mentale. Bulletin mensuel du 5 mai 2025.

Points clésChez les enfants, les recours pour la majorité des indicateurs suivis en diminution en avril 2025 par rapport au mois précédent, en lien avec les vacances de printemps pour les trois zones scolaires. Le nombre de passages aux urgences pour gestes ou idées suicidaires était supérieur à la moyenne des trois années précédentes, tout comme les actes SOS Médecins pour angoisse. Les autres indicateurs restaient dans des valeurs habituelles observées sur la même période.
Chez les adultes, les recours aux urgences et aux associations SOS Médecins en avril étaient stables pour la majorité des indicateurs. Le nombre de passages restait supérieur à celui des années précédentes dans toutes les classes d’âges pour idée suicidaire et chez les 18-24 ans pour geste suicidaire, ainsi que les actes SOS Médecins pour angoisse ou état dépressif chez les 18-64 ans.
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Santé mentale. Bulletin mensuel du 7 avril 2025.

Points clés Chez les enfants, les recours pour la majorité des indicateurs suivis étaient en augmentation en mars 2025 par rapport au mois précédent, en lien avec la fin des vacances d’hiver pour les trois zones scolaires. Le nombre de passages aux urgences pour gestes ou idées suicidaires était supérieur à la moyenne des trois années précédentes, tout comme les actes SOS Médecins pour angoisse. Les autres indicateurs restaient dans des valeurs habituelles observées sur la même période.
Chez les adultes, les recours pour idée ou geste suicidaire étaient en hausse chez les 18-24 ans en mars par rapport au mois de février. Le nombre de passages restait supérieur à celui des années précédentes dans toutes les classes d’âges pour idée suicidaire et chez les 18-24 ans pour geste suicidaire. Les actes SOS Médecins pour angoisse ou état dépressif chez les 18-64 ans étaient également en hausse en mars et atteignaient des niveaux supérieurs à ceux des années précédentes.
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Santé mentale. Bulletin mensuel du 3 mars 2025
Points clésChez les enfants, les recours pour les différents indicateurs étaient en diminution en février 2025 par rapport au mois précédent, en lien avec les vacances scolaires débutées en S07 pour la première zone. Les effectifs pour idées suicidaires étaient toujours supérieurs à ceux observés les années précédentes alors que ceux pour gestes suicidaires sur les semaines 07 à 09 semblaient revenir dans des valeurs proches des années précédentes. Les autres indicateurs restaient dans des valeurs habituelles.
Chez les adultes, les passages aux urgences étaient stables en février 2025 par rapport au mois de janvier, alors que les actes SOS Médecins pour angoisse et état dépressif chez les 25-64 ans étaient en hausse. Les effectifs des passages pour idées suicidaires restaient supérieurs à ceux des années précédentes.
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Santé mentale. Bulletin mensuel du 3 février 2025.

Points clésChez les enfants, une hausse des recours pour la majorité des indicateurs est notée en semaine 02, en lien avec la rentrée scolaire. Alors que les effectifs pour geste suicidaire et idées suicidaires étaient toujours supérieurs à ceux observés les années précédentes, les autres indicateurs restaient dans des valeurs habituelles. Hausse des passages pour intoxication éthylique aiguë sur la première semaine de l’année, en lien avec le 1er janvier, chez les 15-17 ans et les 18-24 ans.
Chez les adultes, les passages aux urgences étaient stables ou en légère hausse en janvier 2025 par rapport au mois de décembre, ainsi que les actes SOS Médecins pour angoisse et pour trouble du comportement chez les 25-64 ans en semaine 02. Les effectifs des passages pour idées suicidaires restaient supérieurs à ceux des années précédentes.
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Santé mentale. Bulletin mensuel du 7 janvier 2025.
Points clésChez les enfants, sur l’ensemble du mois de décembre 2024, les passages aux urgences et les actes SOS Médecins étaient en diminution pour la majorité des indicateurs par rapport à ceux du mois de novembre 2024, notamment sur la semaine 52 (première semaine des vacances scolaires). Alors que les effectifs pour geste suicidaire et idées suicidaires étaient toujours supérieurs à ceux observés les années précédentes, les autres indicateurs restaient dans des valeurs habituelles.
Chez les adultes, les passages aux urgences et les actes les SOS Médecins étaient stables ou en baisse en novembre par rapport au moins d’octobre 2024, à l’exception des passages pour troubles de l’alimentation (en légère hausse). Les effectifs des passages pour idées suicidaires et les actes pour angoisse (18-64 ans) restaient supérieurs à ceux des années précédentes.
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 2024

AUTRE ETUDE SUR LE SUJET
PENSÉES SUICIDAIRES ET TENTATIVES DE SUICIDE AU COURS DES 12 DERNIERS MOIS
CHEZ LES PERSONNES EN ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE EN FRANCE MÉTROPOLITAINE ENTRE 2010 ET 2021 : RÉSULTATS DU BAROMÈTRE SANTÉ

Christine Chan-Chee, Catherine Ha (catherine.ha@santepubliquefrance.fr)
Santé publique France, Saint-Maurice BEH N° 25 - 10 décembre 2024
http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2024/25/2024_25_1.html
Résumé  Introduction –  L’objectif de cet article est de décrire, chez les actifs occupés en France métropolitaine, la prévalence des pensées suicidaires et des tentatives de suicide déclarées, les raisons auxquelles celles-ci sont attribuées, les évolutions de 2010 à 2021, ainsi que les facteurs associés aux pensées suicidaires. Méthodes –  Les données sont issues des Baromètres de Santé publique France 2010, 2014, 2017, 2020 et 2021. Les prévalences des pensées suicidaires et des tentatives de suicide au cours des 12 derniers mois ont été décrites selon l’année d’enquête, la classe d’âge, la catégorie socioprofessionnelle et le secteur d’activité. L’association entre les pensées suicidaires et les caractéristiques sociodémographiques, socioprofessionnelles et de santé a été étudiée sur les données du Baromètre 2021.Résultats –  Chez les hommes, les employés présentaient la prévalence la plus élevée de pensées suicidaires en 2020 et 2021. Chez les femmes, la prévalence ne différait pas selon la catégorie socioprofessionnelle. Le secteur de l’hébergement et de la restauration était le plus concerné par les pensées suicidaires en 2010, 2017 et 2021. Une augmentation significative des pensées suicidaires a été observée chez les jeunes de 18-24 ans entre 2020 (3,4%) et 2021 (7,1%), qui présentaient ainsi la plus forte prévalence en 2021. Les 18-24 ans, et dans une moindre mesure les 25-34 ans, les adultes ne vivant pas en couple, ceux vivant sans enfant et ceux ne se déclarant pas à l’aise financièrement avaient un risque plus élevé de pensées suicidaires. Les raisons données pour les pensées suicidaires étaient avant tout professionnelles et familiales, dans des proportions similaires autour de 40%. Pour les tentatives de suicide, les raisons étaient professionnelles dans 9% à 14% des cas. Conclusion – Ces résultats en population active occupée permettent de fournir des éléments pour cibler les populations au travail et les secteurs d’activité les plus à risque. Cette étude confirme la forte dégradation de la santé mentale des adultes les plus jeunes observée en population générale depuis la pandémie de Covid-19.


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Santé mentale. Bulletin mensuel du 2 décembre 2024.
Publié le 4 décembre 2024

Points clés Chez les enfants, sur l’ensemble du mois de novembre 2024, suite à la rentrée scolaire en S45, les passages aux urgences et les actes SOS Médecins étaient en hausse pour l’ensemble des indicateurs par rapport à ceux du mois d’octobre 2024. Alors que les effectifs pour geste suicidaire et idées suicidaires étaient toujours supérieurs à ceux observés les années précédentes, les autres indicateurs restaient dans des valeurs habituelles.
Chez les adultes, les passages aux urgences et les actes les SOS Médecins étaient stables ou en baisse en novembre par rapport au moins d’octobre 2024, à l’exception des actes SOS Médecins pour angoisse en hausse chez les 18-24 ans et les 65 ans et plus. Les effectifs des passages pour idées suicidaires et les actes pour angoisse (18-64 ans) restaient supérieurs à ceux des années précédentes.
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Historique : 

Santé mentale. Point mensuel, 4 novembre 2024
Publié le 6 novembre 2024

Points clés
Chez les enfants, les passages aux urgences pour idées suicidaires étaient en hausse sur le mois d’octobre par rapport à ceux du mois de septembre 2024. De même, on note une hausse des passages pour intoxication éthylique aigüe en semaine 44. Les autres indicateurs sont stables ou en baisse, avec une dynamique hebdomadaire comparable à celle des années précédentes. Le nombre de passages pour geste suicidaire et idées suicidaires restaient supérieurs à ceux des années précédentes sur cette période chez les 11-17 ans.
Chez les adultes, les passages aux urgences et actes SOS Médecins étaient stables en octobre par rapport au moins de septembre 2024. Les effectifs des passages pour geste suicidaire (18-24 ans), pour idées suicidaires et les actes pour angoisse (25-64 ans) restaient supérieurs à ceux des années précédentes.
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Santé mentale. Point mensuel, 10 octobre 2024.
Points clés

  • Chez les enfants, les passages aux urgences pour tous les indicateurs de santé mentale (hors intoxication éthylique aigüe) et les actes SOS Médecins pour angoisse étaient en hausse sur le mois de septembre 2024 (S36 à S39) marquée par rapport au mois d’août, avec une dynamique hebdomadaire comparable à celle des années précédentes. Le nombre de passages pour geste suicidaire et idées suicidaires, ainsi que le nombre d’actes pour angoisse étaient supérieurs à ceux des années précédentes sur cette période chez les 11-17 ans.
  • Chez les adultes, les actes SOS Médecins pour angoisse ont également augmenté chez les 25-64 ans au début du mois de septembre avant de diminuer sur la fin du mois. Les effectifs des actes pour angoisse et ceux des passages pour idées suicidaires chez les plus de 25 ans restent supérieurs à ceux des années précédentes.

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Santé mentale. Point mensuel, 9 septembre 2024.
Publié le 11 septembre 2024
Points clés

  • Chez les enfants, les passages aux urgences pour geste et idées suicidaires, troubles de l’humeur et troubles anxieux sont restés stables à un niveau bas sur les trois premières semaines d’août et ont augmenté sur la dernière semaine d’août (S35). Cette dynamique est similaire à celle des années précédentes avec des effectifs en S35 inférieurs à ceux des années précédentes sur cette semaine. Chez les adultes de plus de 25 ans, les passages pour idées suicidaires fluctuaient à des niveaux toujours supérieurs à ceux des années précédentes.
  • Les actes SOS Médecins pour angoisse ont augmenté et ont dépassé les effectifs des années précédentes sur l’ensemble du mois d’août chez les 18-24 ans et sur la dernière semaine d’août (S35) chez les enfants de 11-17 ans et les adultes de 25-64 ans.

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Santé mentale. Point mensuel, 5 août 2024.
Publié le 7 août 2024
Points clés La majorité des indicateurs de santé mentale restait dans les marges de fluctuation habituelle.
Chez les enfants, les passages pour geste et idées suicidaires, troubles de l’humeur et troubles anxieux évoluaient à un niveau bas, comme habituellement en période estivale. Les passages pour geste suicidaire restaient à un niveau toujours supérieur à ceux des années précédentes chez les 11-14 ans uniquement. En revanche, les passages pour idées suicidaires se maintenaient à des niveaux supérieurs aussi bien chez les enfants que chez les adultes, avec chez les 25 ans et plus, une légère tendance à la hausse observée depuis le mois de juin.
Chez les adultes de 18-24 ans, les actes pour angoisse présentaient des valeurs en limite haute de celles observées les années précédentes.
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https://www.santepubliquefrance.fr/surveillance-syndromique-sursaud-R/documents/bulletin-national/2024/sante-mentale.-point-mensuel-5-aout-2024

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Santé mentale. Point mensuel, 2 juillet 2024.
Points clés
  • Les passages pour geste et idées suicidaires, troubles de l’humeur et troubles anxieux suivaient une dynamique à la baisse, tendance habituelle en cette période de l’année chez les enfants. Les passages pour geste et idées suicidaires restaient à un niveau supérieur à ceux des années précédentes chez les 11-17 ans ainsi que les 18-24 ans.
  • Chez les adultes, les actes pour angoisse présentaient des valeurs en limite haute de celles observées les années précédentes, ainsi que de façon ponctuelle, les actes pour état dépressif.
  • Les autres indicateurs évoluaient peu ou dans les marges de fluctuation des valeurs observées les années précédentes. On notait néanmoins un pic de recours pour intoxication éthylique aigue chez les 15-17 et 18-24 ans en S25 (semaine de la fête de la musique notamment).

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Santé mentale. Point mensuel, 3 juin 2024.
Points clés
  • Après un plus bas atteint en S19 chez les enfants (première semaine sur laquelle les 3 zones ont repris les activités scolaires), les passages aux urgences pour geste et idées suicidaires, repartent à la hausse.
  • Les effectifs sont supérieurs à ceux observés les années précédentes pour le premier regroupement syndromique chez les 15-17 ans et dans toutes les classes d’âge chez les enfants pour le deuxième regroupement syndromique qui bien que n’augmentant pas chez les adultes reste également à un niveau élevé dans cette population.
  • Pour les autres indicateurs, les niveaux observés restent comparables voire inférieurs à ceux des années précédentes.

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Santé mentale. Point mensuel,13 mai 2024.

Points clés
  • Comme habituellement en période de vacances scolaires (sur les semaines S15-S18 pour les 3 zones), chez les enfants, les passages aux urgences pour geste et idées suicidaires, troubles de l’humeur et troubles anxieux suivaient une tendance à la baisse entre avant de se stabiliser, en S18.Cette dynamique à la baisse était également observée chez les adultes.
  • Pour tous les indicateurs, les niveaux observés restaient comparables voire inférieurs (chez les 25 ans et plus) à ceux des années précédentes, à l’exception des passages aux urgences pour idées suicidaires. Ces derniers restaient toujours à un niveau supérieur chez les 15-17 ans et chez les adultes, particulièrement les 18-64 ans.

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Santé mentale. Point mensuel, 2 avril 2024.

Points clés
  • Après une baisse de la plupart des indicateurs sur la période des vacances d’hiver, on notait, chez les enfants, une reprise des passages aux urgences pour idées suicidaires, troubles de l’humeur et troubles anxieux.
  • Contrairement aux autres indicateurs, les passages aux urgences pour idées suicidaires évoluaient toujours à des niveaux très supérieurs aux années précédentes, chez les 11-17 ans et les 18-64 ans. On observait notamment un pic en S12 chez les 18-24 ans.

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Santé mentale. Point mensuel, 4 mars 2024.

Points clés
  • La plupart des indicateurs était en baisse de façon plus marquée chez les enfants comme habituellement sur la période des vacances d’hiver. Les niveaux observés dans les deux réseaux restaient majoritairement comparables à ceux des années précédentes.
  • Malgré cette baisse, les passages aux urgences pour idées suicidaires se maintenaient à des niveaux supérieurs à ceux des années précédentes (surtout chez les 11-17 ans et les 25-64 ans).

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Santé mentale. Point mensuel, 5 février 2024.

Points clés
  • Les indicateurs évoluaient majoritairement dans les marges de fluctuation observées les années précédentes.
  • On notait toutefois des niveaux supérieurs pour les passages aux urgences pour idées suicidaires tous âges (surtout chez les 15-17 ans et les 25-64 ans) ainsi que, dans une moindre mesure, pour geste suicidaire chez les 11-14 aux urgences et pour état dépressif chez les 25-64 ans chez SOS Médecins.

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Santé mentale. Point mensuel, 9 janvier 2024.

Points clés
  • Pour la deuxième semaine des vacances scolaires de fin d'année, les passages aux urgences pour geste suicidaire, idées suicidaires, anxiété, troubles de l'humeur et les actes de SOS Médecins pour angoisse et état dépressif sont en augmentation tous âges confondus par rapport à la semaine S52 de 2023.
  • Cette augmentation, principalement portée par les moins de 18 ans, est observée chaque année à la même période et est globalement de même ampleur voire inférieure aux années précédentes (sauf chez les adultes pour idées suicidaires, où les niveaux sont plus élevés).

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Santé mentale. Point mensuel, 5 décembre 2023.

Points clés
  • En semaine 48, les passages aux urgences pour idées suicidaires se maintenaient à un niveau élevé, très supérieur à celui des années précédentes, dans toutes les classes d’âges.
  • Dans une moindre mesure, chez les enfants de 11-17 ans, après une diminution pendant les vacances de la Toussaint, les passages pour geste suicidaire et troubles de l’humeur étaient à nouveau en hausse, à des niveaux qui restaient supérieurs à ceux des années précédentes, comme chez les 18-24 ans.

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Santé mentale. Point mensuel, 6 novembre 2023.

Points clés
  • Chez les enfants, après l’augmentation des indicateurs en lien avec la rentrée scolaire, ces derniers étaient en baisse marquée au cours des vacances de la Toussaint.
  • Les passages pour idées suicidaires se maintenaient à un niveau élevé supérieur à celui des années précédentes, chez les adultes de 18 ans et plus et dans une moindre mesure chez les enfants.

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Santé mentale. Point mensuel, 2 octobre 2023.

Points clés

Augmentation des indicateurs en lien avec la rentrée scolaire et de façon plus marquée chez les jeunes de 18-24 ans.

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Santé mentale. Point mensuel, 4 septembre 2023

Points clés
  • Aux urgences :
    • entre les semaines 31 et 35, les recours pour les indicateurs de santé mentale chez les enfants sont restés stables à un niveau bas, observé depuis le début des vacances scolaires. Les niveaux observés restaient comparables à ceux des années précédentes. On notait toutefois chez les 11-17 ans, concernant les idées suicidaires, des valeurs en limite haute de celles observées entre 2020 et 2022.
    • Chez les adultes, l’ensemble des indicateurs était en baisse en S35. Les recours pour idées suicidaires se maintenaient à des niveaux élevés, supérieurs aux trois années précédentes depuis la semaine 23, contrairement aux recours pour geste suicidaire, qui restaient dans des valeurs comparables à celles des années précédentes. Parmi les autres indicateurs, on retenait également une légère hausse des passages pour troubles de l’humeur et troubles psychotiques en S33-34 chez les 18-24 ans et les 18-64 ans respectivement, à des niveaux supérieurs à ceux des années précédentes.
  • Dans le réseau SOS Médecins, les indicateurs de santé mentale restaient stables et dans les niveaux observés les années précédentes pour toutes les classes d’âges, sauf les actes pour angoisse chez les 18-24 ans, qui étaient dans des niveaux supérieurs à ceux observés les années précédentes.

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historique :

"Le point sur" - enquête CoviPrev : une enquête pour suivre l’évolution des comportements et de la santé mentale pendant l'épidémie de COVID-19 
Depuis le 23 mars 2020, Santé publique France a lancé l'enquête CoviPrev en population générale afin de suivre l’évolution des comportements (gestes barrières, confinement, consommation d’alcool et de tabac, alimentation et activité physique) et de la santé mentale (bien-être, troubles).

Les résultats de l'enquête CoviPrev couvrent les thématiques suivantes : santé mentale, adoption des mesures de prévention, adhésion vaccinale, addictions, alimentation et activité sportive.
Evolution de la santé mentale pendant l'épidémie de Covid-19

Synthèse Prévalences et évolutions des pensées suicidaires selon les profils sociodémographiques et les conditions de vie liées à l'épidémie (% ; données pondérées) Source : Enquête CoviPrev , France métropolitaine, 2020-2023 (15-17 fév. 2021 au 11-18 sept. 2023)

Santé mentale - Résultats de la vague 37 de l’enquête CoviPrev
(11 au 18 septembre 2023)
Santé mentale - Résultats de la vague 36 de l’enquête CoviPrev
Santé mentale - Résultats de la vague 35 de l’enquête CoviPrev
Santé mentale - Résultats de la vague 34 de l’enquête CoviPrev
Santé mentale - Résultats de la vague 33 de l’enquête CoviPrev
Santé mentale - Résultats de la vague 32 de l’enquête CoviPrev
Santé mentale - Résultats de la vague 31 de l’enquête CoviPrev
Santé mentale - Résultats de la vague 30 de l’enquête CoviPrev
Santé mentale - Résultats de la vague 29 de l’enquête CoviPrev
Santé mentale - Résultats de la vague 28 de l’enquête CoviPrev
Santé mentale - Résultats de la vague 27 de l’enquête CoviPrev
Santé mentale - Résultats de la vague 26 de l’enquête CoviPrev
Santé mentale - Résultats de la vague 25 de l’enquête CoviPrev
Santé mentale - Résultats de la vague 24 de l’enquête CoviPrev
Santé mentale - Résultats de la vague 23 de l’enquête CoviPrev
Santé mentale - Résultats de la vague 22 de l’enquête CoviPrev

Prévalence et évolution des pensées suicidaires en France métropolitaine en 2021 –
Résultats de l’enquête CoviPrev de Santé publique France
, ONS ( de février 2021 à janvier 2022)

CoviPrev : résultats détaillés des vagues 1 à 15 (23 mars - 23 septembre 2020)

Penser les suicides : Ce podcast interroge donc les différentes manières de penser les suicides, au travers d'une pluralité de discours, de recherches et de disciplines des sciences sociales. Prochain 19/02/26

Le prochain podcast sortira le 19 février et présentera des analyses sur le suicide des jeunes sans-abri LGBTQ+. 

https://plspodcast.castos.com/ 

Info : 

PLS est une série issue d'un séminaire de recherche en sciences sociales sur les conduites suicidaires. Longtemps objet de discours médicaux, l’objectif est de montrer à quel point cet acte, qui semble si intime et personnel, relève pourtant de logiques sociales. Ce podcast interroge donc les différentes manières de penser les suicides, au travers d'une pluralité de discours, de recherches et de disciplines des sciences sociales.

Un podcast pensé et mis en voix par Romain Daviere, doctorant en sociologie sur le mal-être des agriculteurs et des agricultrices à Sorbonne Université et au Groupe d'Étude des Méthodes de l'Analyse Sociologique de la Sorbonne (GEMASS), Angeliki Drongiti, docteure en sociologie qui a mené sa thèse sur le suicide des appelés grecs à l’Université Paris 8 et au Cresppa-CSU et Hadrien Guichard, doctorant à l'Institut de Démographie de l'Université Paris 1 et à l'Observatoire National du Suicide, sur les parcours de violences et de mal-être qui mènent parfois à des conduites suicidaires chez les jeunes.

Réalisation : Aurélien Thome et Thomas Guiffard-Colombeau
Conception graphique : Carine Pires Leal
Musique : Prothimos Allagis (Πρόθυμος Αλλαγής)

https://plspodcast.castos.com/

Latest Episodes 


 

Episode 1
•January 22, 2026
Suicide en police
Le suicide parmi les policiers est un phénomène assez médiatisé et les syndicats et les associations dénoncent le mal-être chez les agent-es de la.. 
https://plspodcast.castos.com/episodes/suicide-en-police-marguerite-trabut. 


Teaser
January 15, 2026
PLS : Penser Les Suicides est une série issue d'un séminaire de recherche en sciences sociales sur les conduites suicidaires. Longtemps objet de discours...
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00:01:18 

https://plspodcast.castos.com/episodes/teaser

Webinaire : Pair aidance et prévention du Suicide

 Webinaire : Pair aidance et prévention du Suicide

 

13 févr. 2026
Découvrez avec les experts du Centre de Prévention du Suicide du Vinatier et du 3114 de Lyon ce qu’est la pair-aidance et comment celle-ci peut soutenir la prévention du suicide à travers des projets concrets menés au sein de l'établissement Le Vinatier - Psychiatrie Universitaire Lyon Métropole. https://3114.fr/ https://www.ch-le-vinatier.fr/

 

MANIFESTATION BORDEAUX (33) Du 19-mar-2026 au 20-mar-2026 IIᵉ Congrès de suicidologie

La prévention du suicide en 2026, (r)évolution ?

Du 19-mar-2026 au 20-mar-2026

BORDEAUX (33) - France

IIᵉ Congrès de suicidologie organisé par l’Institut de formation aquitain des professionnels de santé (IFAPS) et le centre hospitalier Charles-Perrens.

La prévention du suicide est un enjeu majeur de santé publique en France. Les récentes évolutions invitent à reconsidérer l’intervention lors de la crise suicidaire comme pour les facteurs de vulnérabilité. De nouveaux services, approches innovantes et littérature abondante soulignent la nécessité de réactualiser nos pratiques : quelle place pour l’hospitalisation ? Des alternatives sont-elles possibles ? Peut-on proposer des soins ciblés ? Comment mieux identifier les populations à risque ? Enfin, comment l’accompagnement des endeuillés ou le témoignage de personnes ayant surmonté une crise transmet-il espoir et rétablissement ?

Lieu : Cinéma CGR Le Français

Renseignements :
Courriel : ifaps@ch-perrens.fr
Site : https://www.ifaps-site.com

samedi 14 février 2026

ETUDE RECHERCHE AVIS CRITIQUE DEBAT AUTOUR DE LA QUESTION : L’usage problématique des réseaux sociaux, un symptôme de vulnérabilité psychique

 Encéphale 2026 – L’usage problématique des réseaux sociaux, un symptôme de vulnérabilité psychique

PARIS — Les réseaux sociaux provoquent-ils des pathologies psychiques ou révèlent-ils plutôt des vulnérabilités psychiques ? C’est à cette question que la Dre en addictologie (hospices civils de Lyon) Julia de Ternay a tenté de répondre, lors d’une session organisée le 21 janvier dernier au congrès Encéphale 2026 (21-23 janvier 2026, Paris). Un fait semble établi : les réseaux sociaux n’ont pas la cote actuellement. « Plusieurs rapports importants, notamment ceux du Parlement européen, de l’Assemblée nationale (commission TikTok) et de l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire), se sont penchés sur l’impact défavorable des réseaux sociaux sur la santé mentale des adolescents. Des interdictions ont aussi émergé, l’Australie ayant proscrit l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans depuis décembre 2025, une mesure encore difficile à appliquer en France », a introduit la Dre de Ternay. Elle poursuit : « Les réseaux sociaux sont accusés d’induire un usage problématique, car l’addiction à ceux-ci n’est pas encore reconnue. Ils sont aussi suspectés de favoriser l’anxiété, la dépression, le risque suicidaire et les troubles alimentaires, notamment chez les adolescents, un public particulièrement vulnérable. » 

Association faible entre troubles mentaux et réseaux sociaux

Que dit la science à ce sujet ? Les différentes études citées par la Dre Julia de Ternay sont beaucoup moins catégoriques. Il existe effectivement quelques revues systématiques qui concluent à une association nuisible entre l’utilisation des réseaux sociaux et l’apparition de symptômes dépressifs, d’anxiété ou une altération de la santé mentale. Cependant, la majorité des revues de littérature relèvent principalement des associations faibles et inconsistantes entre ces 2 éléments. Mieux : l’usage des réseaux sociaux pourrait s’avérer profitable selon certaines études. « Dans une enquête menée auprès de 60 000 Français adultes, l’Insee a étudié la prévalence des syndromes dépressifs selon la fréquence d’utilisation des réseaux sociaux. Les résultats montrent une légère courbe en U : les personnes qui n’utilisent jamais les réseaux sociaux semblent plus touchées par la dépression que celles qui les consultent occasionnellement », détaille la Dre de Ternay. 

Vulnérabilités psychiques préexistantes

Or, pour déterminer le rapport entre santé mentale et réseaux sociaux, l’addictologue s’appuie sur des études longitudinales : « Plusieurs études menées auprès de milliers d’adolescents montrent qu’il n’existe pas de lien causal significatif entre le temps passé sur les réseaux sociaux et le développement de troubles mentaux, comme la dépression ou l’anxiété. Ces recherches suggèrent que l’utilisation des réseaux sociaux reflète plutôt une vulnérabilité psychique préexistante, sans en être la cause directe », analyse-t-elle. Aussi, plutôt que de prendre en compte comme seul indicateur le temps passé sur les réseaux sociaux, mieux vaut s’intéresser à l’usage qui en est fait : « Les recherches distinguent un usage actif, où l’on publie et interagit, d’un usage passif, où l’on se contente de défiler sans but. Les usagers actifs affichent généralement un meilleur bien-être que ceux qui n’utilisent pas du tout les réseaux, alors que l’usage passif peut dégrader la santé mentale. Cependant, il est rare d’avoir un usage entièrement actif ou passif », explique Julia de Ternay. 

Approche globale

Aussi, plutôt que d’isoler l’usage des réseaux sociaux, il faut le replacer dans un contexte global, poursuit-elle. Une approche globale doit aussi considérer les comorbidités psychiatriques. « Le diagnostic de pathologie psychiatrique est le principal facteur de risque d’usage problématique des réseaux sociaux, entraînant une perte de contrôle. » Julia de Ternay conclut en affirmant qu’« il n’est pas pertinent de se focaliser sur l’ordre d’apparition des troubles ; il est préférable d’adopter un modèle transdiagnostique qui met l’accent sur les symptômes et les processus sous-jacents, comme la rumination ou l’impulsivité, pour cibler efficacement les interventions thérapeutiques. Par exemple, un patient peut utiliser les réseaux sociaux comme moyen de régulation émotionnelle, ce qui finit par renforcer ses difficultés. Ce modèle souple permet d’envisager ces usages comme des comportements à intégrer dans une prise en charge globale, indépendamment du diagnostic d’addiction. »


Références

Usage des réseaux sociaux et santé mentale, Dre Julia de Ternay, Lyon, 21 janvier 2026, Encéphale 2026.

https://www.univadis.fr/viewarticle/enc%25C3%25A9phale-2026-lusage-probl%25C3%25A9matique-des-2026a10003hd?uuid=9e0b6c20-b52a-4f3c-9955-0124bac286ab