mardi 30 juin 2026

MANIFESTATION BESANCON (25) 9/07/26 Conférence – Des biomarqueurs à l’équité : repenser la suicidologie de précision

Rencontres
Jeudi 9 juillet à 17h00 - 18h30
Conférence – Des biomarqueurs à l’équité : repenser la suicidologie de précision

Conférence du Pr Philippe COURTET (Université de Montpellier)

Avec près de 8500 décès et plus de 98 000 hospitalisations pour gestes auto-infligés en France en 2024, le suicide reste une cause importante de morbi-mortalité. Il est notamment deux fois plus meurtrier que les accidents de la voie publique. Si les causes sont multiples et souvent intriquées, la recherche progresse pour mieux prévenir mais également mieux prendre en charge les personnes les plus à risque.

Le Pr Philippe COURTET est PUPH en psychiatrie. Il est chef du service des Urgences Psychiatriques du CHU de Montpellier. Spécialiste du suicide, il est également président de la section suicidologie de l’European Psychiatric Association. Il est enfin auteur de plus de 600 publications internationales sur la thématique du suicide et des troubles de l’humeur.

Introduction par le Pr Céline DEMOUGEOT, Vice-Présidente Recherche de l’UMLPPrésentation par le Pr Emmanuel HAFFEN, Directeur de l’Institut Santé et Sport (I2S) de l’UMLP

Cette conférence est organisée par le LINC.

Dates, horaires & prix jeudi 9 juillet à 17h00 - 18h30

Lieu UFR Santé
19 rue Ambroise Paré
Besançon, 25000
0363082200
Voir Lieu site web

Organisateur Université Marie et Louis Pasteur
Voir le site Organisateur

Site actu.umlp.fr

source https://sortir.besancon.fr/evenement/conference-des-biomarqueurs-a-lequite-repenser-la-suicidologie-de-precision/ 

Canicule « La goutte d’eau qui fait déborder le vase » : pourquoi la canicule accroît le risque de suicide

« La goutte d’eau qui fait déborder le vase » : pourquoi la canicule accroît le risque de suicide 
 
En période de canicule, les risques de conduites suicidaires augmentent significativement. Explications avec la psychiatre Marine Akkaoui, spécialiste de l’impact de la chaleur sur la santé mentale
Journaliste au service web

La nuit de mercredi à jeudi a été la nuit la plus chaude jamais enregistrée en France, battant un record vieux de... deux jours, a annoncé Météo-France ce jeudi matin. Mercredi avait déjà été la journée la plus chaude jamais enregistrée.

En France, au Groupe Hospitalier Universitaire (GHU) Paris psychiatrie & neurosciences, la psychiatre Marine Akkaoui, chercheuse au sein du dispositif VigilanS Paris Seine-Saint-Denis, a travaillé sur le lien canicule et la santé mentale. Elle a répondu aux questions de l’Opinion.

Vos travaux montrent qu'à mesure que la température augmente, le risque de suicide progresse aussi…

Ces dernières années, plusieurs études ont effectivement mis en évidence une corrélation entre l’augmentation de la température et les conduites suicidaires, qu’il s’agisse des tentatives de suicide ou des décès par suicide.

En 2023, une méta-analyse publiée dans The Lancet a regroupé l’ensemble des travaux disponibles sur le sujet. Les auteurs ont montré que chaque augmentation d’un degré Celsius était associée à une hausse de 1,5 % de l’incidence des suicides. Il s’agit d’un résultat important.

Pourquoi les fortes chaleurs favorisent-elles les conduites suicidaires ?

Il n’existe pas de cause unique, mais bien un ensemble de facteurs qui se combinent. D’un point de vue social, les périodes de canicule aggravent les inégalités existantes et l’isolement social, deux facteurs de risque.

Sur le plan biologique, la chaleur agit notamment sur certains neurotransmetteurs, comme la sérotonine et la dopamine, qui jouent un rôle central dans la régulation de l’humeur, de l’impulsivité et de l’irritabilité. La chaleur perturbe également notre horloge biologique et les rythmes circadiens. Lorsque les nuits sont trop chaudes, le sommeil devient plus difficile, plus fragmenté et après plusieurs nuits de mauvais sommeil, l’irritabilité, l’anxiété ou l’impulsivité augmentent.

D’autres phénomènes interviennent encore. Par exemple : durant l'été, les consommations d’alcool et de drogues, qui ont un effet désinhibiteur susceptible de favoriser les passages à l’acte, tendent à augmenter.

Ce n’est pas tant la température absolue qui semble problématique que les variations brutales du thermomètre…

Effectivement, lorsque la température augmente progressivement, l’organisme dispose d’un temps d’adaptation. En revanche, lors de variations brusques et importantes, cette adaptation devient plus difficile. C’est ce qui explique pourquoi les pays traditionnellement chauds ne présentent pas nécessairement davantage de suicides ou de troubles psychiatriques ; les populations y sont habituées depuis longtemps.

Le froid exerce-t-il un effet comparable ?

Les effets des températures très basses sur le risque suicidaire ont été relativement peu étudiés. En revanche, les périodes froides correspondent souvent à l’hiver, avec une diminution de l’ensoleillement. Or cette baisse de luminosité est associée à une augmentation des dépressions. De ce fait, certaines conduites suicidaires peuvent être davantage liées à la réduction de la lumière naturelle qu'à la température elle-même, même si les données manquent encore pour étayer ce propos.

Au-delà des conduites suicidaires, qui sont les patients atteints de troubles psychiques les plus affectés ?

Tous les patients sont potentiellement concernés. En France, lors des épisodes caniculaires, les travaux ont particulièrement mis en évidence une augmentation des troubles psychotiques, notamment chez les personnes souffrant de schizophrénie. Les patients atteints de démence semblent également davantage concernés.

Aux urgences psychiatriques de l’hôpital Sainte-Anne, nous avons également observé que lorsqu’il fait chaud, non seulement les patients sont plus nombreux, mais ils se présentent aussi avec des symptômes plus sévères, nécessitant davantage d’hospitalisations.

Les personnes qui passent à l’acte présentent-elles nécessairement une fragilité préexistante ou la chaleur peut-elle, à elle seule, provoquer un basculement ?

La santé mentale est toujours multifactorielle. La chaleur n’est jamais l’unique cause d’un trouble psychiatrique, d’idées suicidaires ou d’un passage à l’acte. La chaleur agit alors comme un facteur de stress supplémentaire. C’est la goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà rempli. Elle vient potentialiser d’autres facteurs de vulnérabilité préexistants.

Avez-vous déjà observé ces derniers jours une augmentation des consultations aux urgences psychiatriques de Sainte-Anne liée à la canicule ?

Paradoxalement, non. Lors des premiers jours d’une canicule, nous observons souvent une diminution relative des consultations. En psychiatrie, les temporalités sont différentes de celles que l’on rencontre dans les urgences somatiques.

A l’inverse d’une hyperthermie ou d’une déshydratation, les symptômes psychiatriques mettent souvent davantage de temps à apparaître. Il faut parfois plusieurs nuits de mauvais sommeil ou plusieurs jours de souffrance psychique avant qu’une décompensation ne survienne.

Mais l’absence d’afflux immédiat ne signifie pas que les personnes vont bien. Il est probable que certaines difficultés psychiques soient en train de s’aggraver et qu’elles conduisent à des consultations dans les jours suivants ou vers la fin de l'épisode caniculaire.

https://www.lopinion.fr/economie/la-goutte-deau-qui-fait-deborder-le-vase-pourquoi-la-canicule-accroit-le-risque-de-suicide 

lundi 29 juin 2026

Crise suicidaire en résidence jeunes : l'UNHAJ publie un guide pratique pour les équipes

JOURNEE MONDIALE PREVENTION SUICIDE/ JOURNEE INTERNATIONALE PREVENTION SUICIDE : #JMPS2026 / #WSPD2026 #JIPS2026 #preventionsuicide #WorldSuicidePreventionDay #StartTheConversation #SeptembreJaune : 10 septembre 2026 "« Changer le discours sur le suicide »"

Journée mondiale de prévention du suicide pour les années 2024-2026 :  
« Changer le discours sur le suicide »,

Journée mondiale de prévention du suicide 2026

Changer le discours sur le suicide
Le suicide constitue un problème majeur de santé publique aux conséquences sociales, émotionnelles et économiques considérables. On estime qu’il y a actuellement plus de 720 000 suicides par an dans le monde, et nous savons que chaque suicide affecte profondément un nombre bien plus important de personnes. Le suicide reste un enjeu mondial crucial, qui touche les individus et les communautés partout dans le monde.

Changer le discours sur le suicide vise à inciter les individus, les communautés, les organisations et les gouvernements à engager des discussions ouvertes et honnêtes sur le suicide et les comportements suicidaires. En lançant ces conversations essentielles, nous pouvons faire tomber les barrières, sensibiliser le public et créer une meilleure culture de compréhension et de soutien.

Chaque nation, chaque communauté et chaque individu se trouve à un stade différent dans sa compréhension et sa sensibilisation à la prévention du suicide. Quelle que soit votre situation, il existe de nombreuses façons de vous impliquer dans la Journée mondiale de prévention du suicide.

IASP a mis en place toute une série d’activités et de ressources pour que chacun puisse y participer de manière constructive. Que vous commenciez tout juste à vous intéresser à la prévention du suicide ou que vous soyez déjà profondément engagé dans la défense de cette cause, vous avez la possibilité de contribuer et de soutenir cette cause vitale.
Voici quelques exemples de la manière dont vous pouvez changer le discours sur le suicide à l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide 2026 et transposer ces discussions dans notre vie quotidienne : voir  https://www.iasp.info/wspd/

 
En nous attaquant à ces enjeux et en travaillant en collaboration entre les différents secteurs, nous pouvons créer une société plus solidaire et plus bienveillante, où le suicide peut être évité et où chacun se sent valorisé et compris. Chaque conversation, aussi anodine soit-elle, contribue à bâtir une société plus solidaire et plus compréhensive. Ensemble, nous pouvons faire la différence et œuvrer pour un avenir où la prévention du suicide est une priorité, et où chacun se sent soutenu pour obtenir l’aide qui lui convient.
source https://www.iasp.info/wspd/

WSPD 2024


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Retrouvez toutes les manifestations déjà en ligne classées par régions, En rouge les dernières mises à Jour et en violet quand des actes, vidéo ont été réalisés.

LES MANIFESTATIONS : NATIONALES FRANCE - GRAND EST  (54 : Nancy) (68 : Rouffach) (88: Epinal)




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GRAND EST 



DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 2026, NANCY (54)

Ensemble en prévention du suicide
Un stand de la marche jaune attire la foule

Informations pratiques

Nancy (54)

  • Dimanche 6 septembre 2026 – 10h00
  • Boucle de 2,8 km
  • Départ/arrivée : auditorium du Parc de la Pépinière
  • Stands de prévention, animation et tirage au sort
  • Organisateur : Centre Psychothérapique de Nancy
S’inscrire à la marche

Télécharger le kit de communication

Pourquoi marcher ?
Sensibiliser sans tabou
à la souffrance psychique et au risque suicidaire

Montrer son soutien
aux personnes concernées, proches ou soignants

Oser en parler,
car chaque parole peut sauver une vie

Faire connaître le 3114,
un numéro vital, accessible jour et nuit

Organisez une Marche Jaune dans votre ville

Vous êtes un acteur local engagé dans la prévention du suicide ? Un kit de communication ainsi qu’un accompagnement méthodologique peuvent vous être proposés.

Je souhaite organiser une Marche Jaune

Info source https://epsytera.fr/prevention/marches-jaunes-2026-ensemble-en-prevention-du-suicide/

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JEUDI 10 SEPTEMBRE 2026, ROUFFACH (68)


Conférences // Rencontres // Informations
PRÉVENTION DU SUICIDE : QUAND L’IA RÉPOND AU VIDE
10  SEPT   14H-17H
Date : Mardi 10 septembre 2026
Lieu : Salle des fêtes du CH de Rouffach
Horaires : 14H-17H
Publics : Professionnels de santé et partenaires du réseau
Entrée gratuite sur inscription : drh.formation@ch-rouffach.fr

Partenaires : 3114 et VigilanS


L’évolution du numérique depuis de nombreuses années transforme les rapports sociaux aussi bien en surface qu’en profondeur, elle réinterroge le lien à soi et aux autres. L’IA générative révolutionne nos comportements, nos attentes et constitue une interface de plus en plus présente sinon omniprésente dans le quotidien des individus.

Qu’en est-il de sa place dans les processus suicidaires ? Constitue-t-elle un facteur protecteur ou de risque ? Quel rôle prend-elle face à l’isolement, à nos croyances, à notre rapport aux savoirs ? Est-elle l’allier du thérapeute ou son successeur ? Tant de questions qui peuvent traverser les acteurs de la santé mentale mais aussi tout un chacun dans la société. Dans ce sens, cette journée est l’occasion de débattre autour de ces interrogations afin que l’IA soit au service de l’humain et non l’humain au service de l’IA.

Intitulé de la conférence : QUAND L’IA RÉPOND AU VIDE : quelle place dans le processus suicidaire ?

Éclairage de :
Frédéric Tordo, docteur en psychologie clinique, fondateur et responsable du DU de Cyberpsychologie (Université de Paris).
Chercheur associé CRPMS (Université de Paris), membre fondateur de l’École française de Cyberpsychologie et Cyberpsychologie clinique (EF3C), membre fondateur de l’institut pour l’étude des relations Homme-Robots (IERHR).

Télécharger l'affiche


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DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 2026, EPINAL (88) 

Ensemble en prévention du suicide
Epinal (88)
  • Dimanche 6 septembre 2026 – 10h00
  • Boucle de 2 km
  • Départ/arrivée : esplanade du parc du château
  • Stands de prévention, animation et tirage au sort
  • Organisateur : Centre Hospitalier Ravenel

Pourquoi marcher ?
Sensibiliser sans tabou
à la souffrance psychique et au risque suicidaire

Montrer son soutien
aux personnes concernées, proches ou soignants

Oser en parler,
car chaque parole peut sauver une vie

Faire connaître le 3114,
un numéro vital, accessible jour et nuit

Organisez une Marche Jaune dans votre ville

Vous êtes un acteur local engagé dans la prévention du suicide ? Un kit de communication ainsi qu’un accompagnement méthodologique peuvent vous être proposés.

Je souhaite organiser une Marche Jaune

Info source https://epsytera.fr/prevention/marches-jaunes-2026-ensemble-en-prevention-du-suicide/

jeudi 25 juin 2026

ETUDE RECHERCHE Decision-making impairments according to history of suicide attempt in depression: A computational model analysis

Article Dans Une Revue Progress in Neuro-Psychopharmacology and Biological PsychiatryAnnée : 2026 

Decision-making impairments according to history of suicide attempt in depression: A computational model analysis

Résumé

Background: It is well-established that individuals who have attempted suicide present decision-making impairments. However, the underlying constructs that constitute decision-making are still being explored. Aims: To compare decision-making impairments in patients with a current or past depressive episode based on lifetime suicidal history and current depression. Methods: 295 patients with current and past depression were recruited and divided into 4 groups according to history of suicide attempt (suicide attempters (SA) or psychiatric controls (PC)) and severity of depression (high or low). The outcome representation learning (ORL) and the Prospect Valence Learning (PVL) models were applied to the Iowa Gambling Task (IGT) to extract estimations of feedback sensitivity, learning and consistency in the decision-making process. We also explored how childhood trauma moderated the relationship between the parameters and suicide. Results: The optimal model for our sample was the ORL. Among the five ORL parameters, low depressed PC showed lower reward learning and greater forgetfulness than SA, but higher deck perseverance was observed only when compared to high depressed SA. Moreover, punishment learning was able to differentiate SA groups in terms of depression severity. Furthermore, patients with high childhood trauma, high forgetfulness and deck perseverance were more likely to be in the SA cohort. Conclusion: Suicide attempt may be linked to heightened feedback sensitivity to environmental contingencies, greater decision-making randomness and higher rumination. Moreover, the role of both forgetfulness and deck perseverance in trauma survivors at risk for suicide needs to be further investigated to refine their cognitive profile. 

R.M. Moret, A. Alacreu-Crespo, F. Molins, E. Olié, Ph. Courtet. Decision-making impairments according to history of suicide attempt in depression: A computational model analysis. Progress in Neuro-Psychopharmacology and Biological Psychiatry, 2026, 147, pp.111732. ⟨10.1016/j.pnpbp.2026.111732⟩. ⟨hal-05621880⟩ 

article https://hal.science/hal-05621880v1 

lundi 22 juin 2026

USA Essai clinique : Efficacité et innocuité d'une dose unique de psilocybine pour les idées suicidaires chroniques

Dépression sévère : comment la psilocybine pourrait libérer le cerveau des pensées suicidaires pendant trois mois

La psilocybine pourrait soulager des patients que plus aucun traitement n'aide. Des médecins en ont administré une seule dose à des personnes en proie à des idées suicidaires chroniques. Les effets observés sur plusieurs mois dépassent ce que les chercheurs espéraient.

Une seule dose de psilocybine ferait reculer les pensées suicidaires pendant des mois. Un premier essai clinique vient de la tester sur des patients qu'aucun traitement classique ne soulageait plus.

La psilocybine ferait reculer les pensées suicidaires les plus tenaces

Les idées suicidaires chroniques comptent parmi les symptômes les plus difficiles à traiter en psychiatrie. Elles persistent souvent malgré des années de médicaments et de thérapies. En effet, les antidépresseurs classiques agissent lentement, parfois en plusieurs semaines. D'autres traitements rapides existent, comme la kétamine, mais leurs effets s'estompent vite.

Un essai mené aux États-Unis a obtenu des résultats que ses auteurs n'attendaient pas. Une seule prise de psilocybine, encadrée par un accompagnement psychologique, aurait apaisé durablement ces idées noires. De plus, les améliorations seraient apparues dès la première semaine. Elles se seraient maintenues pendant trois mois.

Jusqu'ici, les médecins écartaient les patients suicidaires de ce type de recherche. Ils jugeaient le risque trop élevé pour les inclure dans un essai. Certains craignaient même que la molécule aggrave les pensées suicidaires. Or cette étude figure parmi les premières à les viser directement. C'est pourquoi ses résultats attirent autant l'attention des psychiatres.

Les chercheurs ont mesuré une chute rapide des idées suicidaires

Pour mener l'expérience, l'équipe a recruté 20 adultes en dépression sévère et résistante. Selon une étude publiée dans le Journal of Clinical Psychiatry, chacun a reçu 25 milligrammes de psilocybine de synthèse. Ainsi, la séance a duré près de huit heures, sous la surveillance de deux thérapeutes. Des séances de préparation et d'intégration ont entouré cette prise unique.

Les bénéfices sont apparus nets dès la troisième semaine. En moyenne, les patients ont perdu près de 14 points sur l'échelle des idées suicidaires. À ce stade, 75 % d'entre eux répondaient au traitement. De plus, près de la moitié ne présentaient plus aucune idée suicidaire. Les symptômes dépressifs ont suivi la même courbe descendante. Ces effets se seraient maintenus jusqu'à la douzième semaine.

 https://www.science-et-vie.com/cerveau-et-intelligence/depression-severe-comment-la-psilocybine-pourrait-liberer-le-cerveau-des-pensees-suicidaires-pendant-trois-mois-245325.html 

Etude :  The Journal of Clinical Psychiatry Original Research Early Career Psychiatrists May 13, 2026 Efficacy and Safety of a Single Dose of Psilocybin for Chronic Suicidal Ideation: An Open-Label Trial Andrew van der Vaart, MD, PhD; Jeffrey LaPratt, PsyD; Kimberly Swartz, BSN; Audrey Shoultz, BS; Margo Lauterbach, MD; Trisha Suppes, MD, PhD; Harold A. Sackeim, PhD;  Scott T. Aaronson, MD J Clin Psychiatry 2026;87(2):26m16338
https://www.psychiatrist.com/jcp/efficacy-safety-single-dose-psilocybin-chronic-suicidal-ideation-open-label-trial/

 

USA Une nouvelle étude montre une diminution des suicides suite à l'événement médiatique de Bon Jovi Papageno

Une nouvelle étude montre une diminution des suicides suite à l'événement médiatique de Bon Jovi Papageno 

D'apres article " New study shows decrease in suicides following Bon Jovi Papageno media event " https://research.sunnybrook.ca*

Une nouvelle étude co-écrite par Sunnybrook et publiée dans  le British Journal of Psychiatry Cette étude analyse les taux de suicide aux États-Unis après que les médias ont largement rapporté l'intervention du musicien Jon Bon Jovi pour empêcher une femme de se suicider dans le Tennessee en septembre 2024. Il s'agit de la première analyse rigoureuse de la couverture médiatique d'un acte de survie ayant sauvé des vies, suite à une histoire vraie largement médiatisée.  

L'étude a révélé une baisse significative des suicides dans le Tennessee après la diffusion du reportage, l'impact le plus marqué étant observé chez les hommes. Le fait que ces changements aient été constatés dans le Tennessee souligne l'impact potentiel des reportages locaux sur les personnes à risque. 

Les résultats de cette étude illustrent un phénomène connu sous le nom d'effet Papageno, selon lequel les récits de survie largement diffusés sont souvent suivis d'une diminution du nombre de suicides.  

« Cette étude fournit un exemple concret où le partage d'un témoignage poignant de survie et de prévention a eu un impact significatif sur le public et a contribué à prévenir des suicides », explique le Dr Mark Sinyor , auteur principal de l'étude et directeur du  Centre de recherche sur la prévention du suicide à Sunnybrook. « Nous savons que le suicide est évitable et nous devons continuer d'encourager les journalistes et autres créateurs de contenu à diffuser ces messages, car ils peuvent sauver des vies et le font réellement. » 

L'étude a effectué une analyse chronologique des décès mensuels par suicide de 2014 à 2024, avec une comparaison entre 19 États. 

Cette analyse approfondit les recherches du Dr Sinyor, qui visent à comprendre comment prévenir le suicide et ses conséquences (idées suicidaires, tentatives de suicide, automutilation) grâce à des stratégies populationnelles, notamment la diffusion de messages dans les médias et les programmes scolaires qui utilisent les médias populaires pour enseigner aux jeunes des stratégies d'adaptation. Ses travaux examinent souvent l'influence de la culture populaire, notamment des chansons et des films, sur les comportements suicidaires. 

L'an dernier, le Dr Sinyor a dirigé  une étude  comparant la qualité du traitement médiatique du suicide par les principales chaînes d'information en continu aux États-Unis. Les résultats ont montré que la plupart des reportages se concentraient sur les décès, avec un respect variable des recommandations en matière de responsabilité médiatique. L'étude a donc souligné la nécessité d'une meilleure sensibilisation et d'une sensibilisation accrue quant à la manière de traiter les sujets liés au suicide. 

« Notre analyse de l'événement médiatique concernant Jon Bon Jovi est fondamentalement porteuse d'espoir et s'appuie sur nos recherches et notre compréhension du fait que les récits de survie peuvent contribuer à sauver des vies », ajoute le Dr Sinyor. « Les reportages et les récits culturels que nous partageons peuvent avoir un impact majeur sur les taux de suicide, et les récits de survie constituent un outil puissant et sous-utilisé. »  

Apprenez-en davantage sur  les directives relatives à la couverture médiatique du suicide.

Source https://research.sunnybrook.ca/2026/06/new-study-shows-decrease-in-suicides-following-bon-jovi-papageno-media-event/ 

NOTICE ARTICLE Le passage à l’acte suicidaire comme moment mélancolique : de la haine de l’Autre à la haine de soi

Article Dans Une Revue  Cahiers de psychologie clinique Année : 2026 
Le passage à l’acte suicidaire comme moment mélancolique : de la haine de l’Autre à la haine de soi

Sylvie Lemonnier
RPPsy [Composante UCO] - Laboratoire Recherches en psychopathologie et psychanalyse [Composante UCO]
dans Cahiers de psychologie clinique , 2026, n° 66 (1), pp.125-138.

Résumé

Cet article explore le passage à l’acte suicidaire à travers le prisme de la mélancolie, à partir d’une recherche clinique qualitative menée auprès de sept personnes ayant survécu à une ou plusieurs tentative(s) de suicide. L’objectif de cette recherche était d’améliorer la compréhension du moment de bascule entre idéation suicidaire et tentative de suicide. Notre hypothèse centrale était que ce basculement survient dans un moment mélancolique marqué par un sentiment de perte symbolique et de culpabilité intolérable. Les témoignages révèlent des expériences où la haine de l’Autre se retourne en haine de soi. Le développement des idées suicidaires semble s’accompagner d’un processus de déshumanisation ou mort symbolique, caractérisé par des autodénigrements associés à des sentiments de décalage avec les autres. Le passage à l’acte suicidaire est analysé comme une tentative d’effacement du « corps-objet », lorsqu’un événement prend valeur pour le sujet d’une confirmation de son inadéquation avec le monde, dans une logique d’exclusion définitive du champ social. Enfin, l’article souligne l’importance de l’accueil clinique et symbolique de la souffrance, en particulier chez les sujets qui se perçoivent comme inaptes, marginalisés ou disqualifiés. 

Source https://hal.science/hal-05662666v1 

 

Autre article 

Article Dans Une Revue L'Information Psychiatrique Année : 2026

La dynamique psychique de l’acte suicidaire

Résumé
L’objectif de cette recherche est d’améliorer la compréhension de la logique psychique à l’œuvre au moment de bascule entre les idées suicidaires et la tentative de suicide. L’étude s’appuie sur les témoignages de sept personnes ayant survécu à une ou plusieurs tentatives de suicide, recueillis au cours d’entretiens cliniques de recherche. Lors du développement des idées suicidaires, l’analyse des données met en évidence, chez chacun des participants, un processus de mort symbolique associé à un sentiment de décalage par rapport à la communauté, marqué par des autodénigrements. Le moment de bascule survient lorsqu’un événement prend valeur d’une confirmation de cette inadéquation au monde. La mort symbolique s’achève alors par une exclusion radicale, entérinant l’impossibilité de se penser comme ayant une place parmi les autres hommes.

 

vendredi 19 juin 2026

Prévention du mal-être en agriculture : Olivier Damaisin présente les avancées et les perspectives de la feuille de route interministérielle

Prévention du mal-être en agriculture : Olivier Damaisin présente les avancées et les perspectives de la feuille de route interministérielle
6 juin 2026  https://agriculture.gouv.fr/*

Le 2 juin 2026, Olivier Damaisin, coordinateur national interministériel du Plan de prévention du mal-être en agriculture, est intervenu au ministère de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, aux côtés de Stéphanie Rist, ministre de la Santé, Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, et Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique, dans le cadre de l'événement « Santé mentale, Grande cause nationale ».

Une feuille de route interministérielle ancrée dans la durée

Lancée le 23 novembre 2021 et reconduite en juillet 2025 par les ministres en charge de l'Agriculture, de la Santé, du Travail et des Solidarités, la feuille de route interministérielle repose sur une conviction fondatrice : la prévention du mal-être et du suicide en agriculture est avant tout la mise en œuvre décloisonnée de politiques économique agricole, de santé, de travail et de solidarité en faveur des agriculteurs, des agricultrices, des salariés agricoles et de leurs familles.

Elle s'articule autour de trois orientations stratégiques :

  • humaniser les relations entre les agriculteurs et les institutions en créant dans chaque département un comité dédié au mal-être agricole ;
  • aller vers ceux qui sont isolés grâce au déploiement d'un réseau national de sentinelles et aux dispositifs d'écoute dont Agri‘Écoute, ligne nationale anonyme et confidentielle disponible 24h/24 et 7j/7 ;
  • prévenir et accompagner par des politiques publiques décloisonnées, incluant un soutien spécifique aux familles endeuillées à la suite d'un suicide.

Des résultats concrets et mesurables

Quatre ans après son lancement, la feuille de route affiche des résultats tangibles. Le réseau des sentinelles agricoles, acteurs de terrain formés pour détecter les signaux de détresse au plus près du monde rural, compte désormais plus de 10 500 sentinelles déployées sur l'ensemble du territoire national, y compris dans les territoires ultramarins, au 1er janvier 2026. Animé par la Mutualité sociale agricole en lien avec les agences régionales de santé, ce réseau fédère élus, associations, agriculteurs, salariés agricoles et professionnels de santé. Plus de 70 organismes participent au comité national de pilotage.

Des priorités renforcées pour 2026

La mission renouvelée en juillet 2025 a renforcé trois axes prioritaires :

  • mieux documenter et évaluer le risque suicidaire en agriculture ;
  • intégrer pleinement les enjeux de santé mentale dans les politiques de prévention ;
  • consolider la coordination territoriale, notamment au travers des Maisons France Services.

Ces orientations se déclinent concrètement au travers de 7 chantiers opérationnels qui structurent l'action de la mission sur le terrain.

Dans son intervention, Olivier Damaisin a réaffirmé que cette mobilisation doit s'inscrire dans la durée et a structuré les priorités du Plan autour de trois axes :

  1. une meilleure connaissance de la santé mentale des agriculteurs ;
  2. un renforcement de la prévention des risques ;
  3. une amélioration de la prise en charge des personnes en souffrance.

La Communauté de communes Loir‑Lucé‑Bercé (72) lance un appel à bénévoles pour rejoindre son réseau de “sentinelles".

 Prévention du suicide, devenez sentinelles 🔹
06/05/2026
🔹 Prévention du suicide, devenez sentinelles 🔹
La Communauté de communes Loir‑Lucé‑Bercé lance un appel à bénévoles pour rejoindre son réseau de “sentinelles".
👥 Votre rôle ?
Être à l’écoute, repérer les situations de fragilité et orienter les personnes vers les professionnels adaptés.
🎓 Une formation est prévue dès octobre
Accessible à tous, elle vous donnera les clés pour agir avec justesse et bienveillance.
💬 Parce que chacun peut faire la différence, engagez-vous dans une démarche humaine et essentielle pour notre territoire.
📩 Intéressé(e) ? Contactez-nous pour en savoir plus et rejoindre le réseau.
Téléphone 06 30 08 21 58