jeudi 5 mars 2026

AVIS CRITIQUES DEBATS USA Un pédopsychiatre réfléchit à l'importance pour les adolescents d'agir rapidement lorsqu'ils pensent qu'un de leurs pairs pourrait se faire du mal.

"Je suis médecin. Voici la vérité surprenante sur les suicides chez les adolescents"

Un pédopsychiatre réfléchit à l'importance pour les adolescents d'agir rapidement lorsqu'ils pensent qu'un de leurs pairs pourrait se faire du mal. 

D'apres   I’m a doctor. This is the surprising truth about teen suicides   5:00 AM Author |Jessica Pierce, M.D., M.Sc.
https://www.nature.com/*

 Cela se passe discrètement, souvent tard dans la nuit, à la lueur d'un smartphone.

Parfois, le message est clair : une déclaration concernant une overdose ou une photo d'un flacon de médicaments vide posé à côté d'une lettre d'adieu.

Parfois, le signal est plus subtil : des excuses vagues ou une expression de gratitude écrite au passé.

Un enfant fait un pas vers le suicide et un autre se débat pour trouver comment réagir à l'autre bout du fil.

En tant que pédopsychiatre évaluant des patients en crise dans un hôpital pédiatrique très fréquenté, je suis alarmé par ce scénario de plus en plus courant.

Il y a quelque temps, une mère désemparée dans l'unité de soins intensifs m'a demandé à plusieurs reprises, en larmes : « Et si elle n'était pas venue ? »

Son fils a fait une overdose tard dans la nuit, a envoyé un SMS à un ami après coup, puis a cessé de répondre.

L'ami a essayé d'appeler ses parents, mais leurs téléphones étaient éteints.

Elle a alors réveillé son propre père et a insisté pour qu'ils se rendent en voiture au domicile du garçon.

Il a dû être intubé et dialysé, mais s'est complètement rétabli.

Dans un autre cas stupéfiant, une collégienne a envoyé un message à une amie via une plateforme de jeux vidéo alors qu'elle avalait un flacon de pilules.

Son amie, qu'elle ne connaissait que par Internet et qui vivait à plusieurs États de là, a fouillé l'historique des conversations pour trouver des informations permettant de l'identifier et a appelé la police locale.

Lorsque les parents de la jeune fille ont été réveillés par un policier qui frappait à la porte, leur fille était déjà inconsciente sur le sol.

Ces histoires sont remarquables, mais malheureusement pas rares. Aux États-Unis, toutes les 36,8 secondes, un adolescent tente de se suicider sans y parvenir.

Le nombre de tentatives de suicide graves sur le plan médical nécessitant un traitement dans une unité de soins intensifs pédiatriques a doublé entre 2009 et 2017.

Malheureusement, le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes Américains âgés de 10 à 24 ans.

Ces chiffres ne révèlent pas un élément essentiel qui mérite notre attention : les enfants à l'autre bout du fil. Que doit faire un adolescent lorsqu'il reçoit un message de détresse ?

Pour un enfant qui consulte les réseaux sociaux deux heures après l'heure à laquelle il devrait être couché, le calcul est complexe.

Peut-être ai-je mal interprété le message. Peut-être que quelqu'un d'autre fera quelque chose. Dois-je appeler ses parents ? Peut-être devrais-je réveiller mes propres parents. Seront-ils contrariés ? Peut-être devrais-je appeler le 911...

De plus, ils manœuvrent tout cela dans le contexte du contrat social tacite qui régit les relations entre adolescents.

Trahir la confiance n'est pas une mince affaire.

Ces enfants se retrouvent dans une situation inextricable, livrés à eux-mêmes pour évaluer les conséquences de leur décision : comment leur ami se sentirait-il s'ils le dénonçaient, et comment se porterait-il s'ils ne le faisaient pas ?

Ajoutez à cela les effets négatifs potentiels de la perte d'un camarade qui se suicide — développement d'une dépression, d'anxiété, d'un syndrome de stress post-traumatique, de pensées suicidaires et de remise en question de ses propres actions — et il est clair que ces décisions « que dois-je faire ? » peuvent avoir des conséquences durables pour toutes les personnes concernées.

Il ne s'agit pas ici de défendre la pratique consistant à laisser les jeunes se débrouiller entre eux dans des situations aussi graves, mais de souligner le fait que c'est déjà le cas.

Des études montrent que les jeunes se tournent vers leurs pairs plutôt que vers des professionnels pour obtenir de l'aide lors de crises de santé mentale.

Si certains amis font preuve d'un sang-froid et d'un jugement exceptionnels dans leur réaction, les recherches suggèrent que la majorité d'entre eux ne partagent pas leurs préoccupations avec un adulte et ne cherchent pas d'aide professionnelle.

La triste vérité est que j'ai également soigné à l'hôpital ces enfants, ces amis qui ont réagi – ou n'ont pas réagi – à un moment critique.

Le désespoir dans ces situations est accablant.

Même si nous affirmons avec force (et à juste titre) que les enfants ne devraient pas avoir la responsabilité de garder leurs amis en vie, le fait est que la crise nationale du suicide chez les jeunes pèse lourdement sur les épaules des plus jeunes membres de la société.

Nous avons besoin de recherches continues et d'investissements dans la santé publique pour prévenir le suicide chez les jeunes, notamment par le biais de stratégies innovantes adaptées à l'ère des réseaux sociaux.

Au niveau individuel, nous devons simplement parler davantage du suicide avec nos enfants.

En tant que pédopsychiatre et parent concerné, je pense que cette mesure s'apparente à la promotion du port de la ceinture de sécurité et du casque à vélo.

L'American Foundation for Suicide Preventionet la Kids Mental Health Foundation offrent des conseils utiles pour aborder ces discussions.

Parler du suicide ne donne pas d'idées et n'augmente pas le risque ; cela réduit la stigmatisation, encourage l'ouverture et sauve des vies.

Pour le bien des enfants à l'autre bout du fil, j'aimerais proposer une autre dimension à ces conversations.

Demandez à votre enfant ce qu'il ferait s'il recevait un message inquiétant ou s'il ne savait pas comment interpréter un SMS ou une publication.

Mettez en scène des scénarios qu'il peut gérer seul et des situations qui nécessitent l'intervention d'un adulte.

Assurez-leur que vous voulez être prévenu s'ils sont en détresse, quels que soient le moment et les circonstances.

Communiquez votre numéro de téléphone aux amis de vos enfants et encouragez les autres parents à faire de même.

Enregistrez le numéro 988 Suicide and Crisis Lifeline dans tous les téléphones.

En tant que médecin, je fonctionne selon une règle de bien-être mental : ne jamais s'inquiéter seul. Nous ne pouvons pas protéger nos enfants de manière absolue contre la douleur associée au suicide des jeunes.

Préparons-les au moins à reconnaître les moments où ils ne doivent pas s'inquiéter seuls.

L'enjeu est le bien-être des deux enfants de cette dyade regrettable. 

https://www.nature.com/articles/s44277-026-00057-0 


 

ETUDE RECHERCHE Insécurité affective, expériences négatives durant l'enfance et tendances suicidaires chez les adolescents français placés en institution : une étude différenciée selon le genre

Article Dans Une Revue
Attachment insecurity, adverse childhood experiences (ACEs), and suicidality in French residential-care adolescents: a gender-differentiated study

Résumé

Suicidality is alarmingly prevalent among adolescents placed in residential child welfare facilities, often as a consequence of early adverse childhood experiences (ACEs) and disrupted attachment relationships. Although these vulnerabilities are well established, the gender-specific mechanisms underlying suicidality in institutionalized youth remain poorly understood. Clarifying how trauma exposure and attachment insecurity interact with mental health symptoms is critical to inform targeted prevention. Methods In a cross-sectional study, 98 adolescents aged 12–17 years (54 girls, 44 boys; M = 14.34, SD = 2.08) living in French residential care completed validated self-report instruments assessing ACEs, attachment security, depressive and anxiety symptoms, and suicidality. Descriptive statistics, gender comparisons, and multivariate logistic regressions were used to identify predictors of suicidality, with all predictors standardized prior to entry. Results One-third of participants (33%) reported suicidal ideation or at least one suicide attempt. Emotional and physical abuse were the most frequent ACEs. Cumulative ACEs and attachment insecurity were independently associated with suicidality, and both correlated with heightened anxiety and depressive symptoms. Gender-stratified analyses showed that suicidality in girls was primarily linked to maternal alienation and emotional dysregulation, whereas in boys it was more strongly related to cumulative trauma exposure and depressive symptoms. Conclusions Findings highlight suicidality as a major concern in residential care and identify two complementary risk pathways: adversity-related and attachment‐related. Trauma-informed and attachment-based approaches—supported by systematic screening and the integration of mental health professionals within child welfare systems—may enhance early detection and individualized care. While contextualized in the French system, these mechanisms likely generalize across jurisdictions, underscoring the global need for gender-sensitive, relationally focused suicide prevention. 

Bronsard, Guillaume, Dissaux, Nolwenn, Bruneau, Nathalie, Diallo, Issaga, Sanchez, Mélanie, et al.. Attachment insecurity, adverse childhood experiences (ACEs), and suicidality in French residential-care adolescents: a gender-differentiated study. BMC Physiology, 2026, ⟨10.6084/m9.figshare.c.8251807.v1⟩. ⟨hal-05507212⟩ 

 Acces étude https://hal.science/hal-05507212v1 

ETUDE RECHERCHE ANGLETERRE Améliorer l'éducation et l'accompagnement des personnes autistes lors de leur passage à l'age adulte pourrait prévenir les suicides, selon les experts.

Améliorer l'éducation et l'accompagnement des personnes autistes lors de leur passage à l'age adulte pourrait prévenir les suicides, selon les experts.

03 Mar 2026 sur www.cam.ac.uk/*

Une nouvelle étude menée par une équipe des universités de Cambridge et de Bournemouth a révélé que le suicide chez les personnes autistes trouve son origine dans les inégalités auxquelles elles sont confrontées tout au long de leur vie, dès l'enfance, et qui englobent l'éducation, l'emploi, la santé et les services sociaux.

Les chercheurs appellent à un changement radical dans la façon dont la société appréhende le suicide et la maladie mentale chez les personnes autistes, qui ont trois à cinq fois plus de risques de mourir par suicide .

L'étude, publiée aujourd'hui dans eClinicalMedicine , a porté sur plus de 2 500 personnes autistes et leurs proches. Elle s'inscrit dans le cadre de la plus vaste enquête jamais réalisée sur le suicide chez les adultes autistes.

Historiquement, le suicide a été attribué à la maladie mentale, et cette dernière a souvent été perçue comme une conséquence inévitable et une composante inhérente à l'autisme. Ce discours situe la « maladie » chez l'individu, prise en charge par des interventions cliniques qui le soutiennent en situation de crise, plutôt que d'examiner et de traiter les facteurs sociétaux sous-jacents.

À l'inverse, les participants à cette étude ont clairement indiqué que les causes profondes des suicides chez les personnes autistes se trouvent dès l'enfance, en raison de diagnostics manqués et de systèmes éducatifs inadaptés aux élèves à besoins éducatifs particuliers. Ils ont souligné que les années scolaires sont à l'origine de nombreux problèmes ultérieurs.

Le professeur Sir Simon Baron-Cohen, chercheur principal et directeur du Centre de recherche sur l'autisme, a déclaré : « Les participants à notre étude ont mis en lumière la situation désespérée à laquelle sont confrontées de nombreuses personnes autistes et leurs familles au Royaume-Uni. Incomprises et non soutenues par le personnel, victimes de harcèlement scolaire, les personnes autistes ont expliqué que leurs expériences scolaires sont à l'origine de leurs pensées suicidaires ultérieures. Les parents d'enfants autistes ont décrit les menaces de poursuites judiciaires liées à l'absentéisme scolaire lorsque leurs enfants ne parvenaient pas à suivre le rythme des écoles ordinaires. »

Ces résultats sont alarmants compte tenu des réformes à venir concernant les besoins éducatifs particuliers (SEND), qui devraient entraîner la suppression des plans d'accompagnement personnalisés (EHCP) pour de nombreux élèves autistes, atteints de TDAH ou présentant des besoins éducatifs particuliers. On craint que cela ne prive de protections juridiques de nombreux enfants et parents vulnérables et n'impose des attentes irréalistes à des écoles sous-financées et à des enseignants insuffisamment formés pour accompagner ces élèves en milieu ordinaire.

Alors que de nombreux participants ont évoqué leurs années d'école comme source de leurs pensées suicidaires, d'autres ont souligné le sentiment d'« impuissance et de désespoir » que ressentent les personnes autistes en quittant le système éducatif. Elles font état d'un accompagnement insuffisant lors de la transition vers l'âge adulte, d'un manque de soutien communautaire, de systèmes de protection sociale et d'aide à l'emploi inadéquats, ainsi que de systèmes de santé inaccessibles et préjudiciables .

Les germes du suicide prospèrent dans une culture où les personnes autistes se sentent indésirables et non désirées, ont-ils déclaré.  

Les personnes autistes affichent le taux d'emploi le plus faible parmi les personnes handicapées : seulement 30 % d'entre elles occupent actuellement un emploi. Améliorer leur taux d'emploi est une priorité, compte tenu du rôle que les difficultés d'emploi et la pauvreté qui en découle ont joué dans leurs pensées suicidaires, selon les participants.

Au-delà de l'éducation et de l'emploi, les personnes autistes interrogées dans cette nouvelle étude ont été claires : enrayer la progression vers le suicide exige une vision à long terme et un engagement fort de la part du gouvernement. Parmi les éléments essentiels, citons l'engagement en faveur d'une stratégie pour l'autisme dotée de ressources adéquates et élaborée en concertation avec les acteurs concernés, comme le préconise la récente révision de la loi sur l'autisme .

La docteure Rachel Moseley, auteure principale de la nouvelle étude et chercheuse à l'Université de Bournemouth, a déclaré : « Nos participants autistes ayant des idées suicidaires ont exprimé leur désespoir face à l'attente interminable de soins de santé et d'aide sociale. Mais ce désespoir ne s'est pas installé du jour au lendemain. Il est le fruit d'une vie entière d'inégalités au sein d'une société qui ne protège ni ne soutient les personnes autistes. Il n'y aura jamais assez de soutien en situation de crise pour sauver toutes les personnes autistes ayant des idées suicidaires si nous ne parvenons pas à enrayer leur parcours. »

La Dre Carrie Allison, co-auteure de l'étude et directrice adjointe du Centre de recherche sur l'autisme, a déclaré : « Si nous considérons le suicide chez les personnes autistes comme un problème de société plutôt que comme un problème individuel, nous pouvons agir. Les suicides de personnes autistes sont inutiles et évitables. Nous exhortons le gouvernement à collaborer avec les personnes autistes et leurs alliés afin d'élaborer une stratégie intersectorielle pour les soutenir tout au long de leur vie. »

L’étude a été initié par charity Autism Action, dont la priorité absolue est la réduction du suicide chez les personnes autistes, et menée par le Centre de recherche sur l’autisme de l’Université de Cambridge, avec une équipe de projet comprenant des universitaires de l’Université de Bournemouth, de l’Université de Newcastle, de l’Université de Nottingham et de l’Université SOAS de Londres. 

Référence

Moseley, RL et al. "The best way we can stop suicides is by making lives worth living": a mixed-methods survey in the UK of perspectives on suicide prevention from the autism community. eClinMed; 3 Mar 2026; DOI: 10.1016/j.eclinm.2026.103793 

Source www.cam.ac.uk/research/news/improve-education-and-transitional-support-for-autistic-people-to-prevent-death-by-suicide-say 

ETUDE RECHERCHE SUEDE Les suicides dans la circulation routière

Research groups / Suicide and mental health lab – Vladimir Carli and Gergö Hadlaczky's group
Suicides in road traffic 

source https://ki.se 

Les suicides dans la circulation routière

Les mesures pouvant être prises pour prévenir les suicides dans la circulation routière constituent un domaine encore largement inexploré dans la littérature scientifique [1]. Ces suicides ne se produisent pas seulement lorsque des conducteurs provoquent intentionnellement un accident, mais aussi, par exemple, lorsque des piétons se retrouvent de différentes manières devant des véhicules ou sur la chaussée. On sait peu de choses sur les raisons et les méthodes utilisées, et sur la manière de les distinguer des accidents, ce qui est nécessaire pour concevoir et évaluer des interventions susceptibles de réduire les suicides dans la circulation routière, conformément à l'objectif intermédiaire du gouvernement de réduire de moitié le nombre de décès sur les routes d'ici 2030 [2]. 

Une première étape importante a été franchie depuis 2010, lorsque l'Administration suédoise des transports a déployé des efforts considérables pour mieux déterminer si les décès survenus dans la circulation routière étaient dus à un suicide, à un accident ou à des causes naturelles [3], ce qui a permis d'établir qu'environ 10 % des décès sur la route sont dus à un suicide [3, 4]. Grâce à sa collaboration avec Kenneth Svensson de l'Administration suédoise des transports, le NASP a désormais également accès à des extraits de la base de données Deep Study Client, qui contient de nombreux paramètres différents sur les décès survenus dans le cadre de la circulation routière en Suède entre 2010 et 2022, ainsi que des informations sur les tiers décédés dans ces incidents. 

Des recherches sont actuellement menées par la NASP afin de donner suite aux analyses précédentes [3] et de mieux comprendre ce qui distingue les suicides des accidents de la route, ainsi que les mesures qui ont été prises et celles qui pourraient encore être prises pour réduire en particulier les suicides sur la route.

References

[1] Okolie et al. 2020. Means restriction for the prevention of suicide on roads. Cochrane Database Syst Rev. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32966589/
[2] Nollvisionen – tillsammans räddar vi liv. https://bransch.trafikverket.se/for-dig-i-branschen/samarbete-med-branschen/Samarbeten-for-trafiksakerhet/tillsammans-for-nollvisionen/
[3] Which deaths in road traffic are suicides? 2014. https://www.diva-portal.org/smash/get/diva2:1363428/FULLTEXT01.pdf
[4] Accident or suicide? Improvement in the classification of suicides among road traffic fatalities in Sweden by extended psychosocial investigations, during the years 2010-2019. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35249619/

Contact

 

source https://ki.se/en/research/research-areas-centres-and-networks/research-groups/suicide-and-mental-health-lab-vladimir-carli-and-gergo-hadlaczkys-group/suicides-in-road-traffic 

JAPON mesures de prevention dans les transports

Le taux de suicides dans les gares de ce pays a nettement baissé, grâce à une idée simple et étonnante

2/03/26 https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/*
Par l’édition du soir.
Pour éviter que des gens ne se jettent sous les trains, les barrières ont fait leurs preuves. Mais la prévention peut aussi montrer des résultats, comme au Japon, où des compagnies mettent à profit les bénéfices de la lumière bleue pour apaiser les usagers.

Selon les plus récents chiffres de l’OCDE, datant de 2020, le Japon fait partie des pays les plus confrontés aux suicides. Cette année-là, l’archipel en avait déploré plus de quinze pour 100 000 habitants. De quoi occuper la cinquième place de ce triste classement dominé par la Corée du Sud.

Pour tenter de faire fléchir ces statistiques, l’État a pris plusieurs mesures. L’une d’elles vise à sécuriser les rails, aux abords des gares, régulièrement choisies par les victimes pour mettre fin à leurs jours. Des portiques anti-suicide ont par exemple été déployés. Cependant, installer des barrières et des portes sur chaque quai est vite apparu comme extrêmement coûteux, dans sur un territoire particulièrement bien maillé en liaisons ferroviaires.

Une couleur apaisante

Certaines compagnies misent plutôt sur la prévention, en installant des lumières bleues dans les stations. C’est la East Japan Railway qui a expérimenté cette technique en premier, en 2009. « Le bleu est considéré comme une couleur apaisante, associée au ciel et à la mer et ces lumières visaient à réconforter les personnes en détresse », explique Psychology Today .

Une baisse de 84 % en 10 ans

Ces Led ont été placées stratégiquement, aux extrémités des quais, souvent moins fréquentées et choisies par les personnes désespérées. Si l’ajustement peut sembler timide, il a pourtant permis d’obtenir des résultats significatifs. « Des chercheurs de l’Université de Tokyo ont constaté une diminution de 84 % des tentatives de suicides sur une période de 10 ans dans les stations équipées de ces lampes », poursuit le média spécialisé, se référant à la publication des scientifiques dans Journal of Affective Disorders .

« Les lumières LED bleues ne remplacent pas les mesures de sécurité plus importantes ; toutefois, elles témoignent d’une conviction croissante : le design influence les comportements, observe le site My Modern Met . En modulant la lumière et l’ambiance, les réseaux de transport en commun cherchent à rendre les espaces du quotidien plus rassurants et mieux maîtrisés. » Publiée en 2017, une étude montre comment la lumière bleue peut avoir des effets pour apaiser le stress plus rapidement qu’un signal blanc.

Si les Led ont montré leur efficacité, difficile d’évaluer leur impact sur les statistiques nationales au Japon. Le ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales note une amélioration, rapporte Nippon.com. Pour la première fois, le nombre de suicides est passé sous la barre des 20 000 en 2025, bien que la situation des adolescents reste très préoccupante, avec une hausse quasi constante des décès de collégiens et de lycéens depuis 2013. 

 https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2026-03-02/le-taux-de-suicides-dans-les-gares-de-ce-pays-a-nettement-baisse-grace-a-une-idee-simple-et-etonnante-8d475d1a-05e9-4cd1-9c22-44931168b975 

lundi 2 mars 2026

Dépression des plus de 83 ans : briser le silence en milieu rural de la Bigorre

Dépression des plus de 83 ans : briser le silence en milieu rural de la Bigorre  
A Vic en Bigorre la psychologue Karine Courtade reçoit beaucoup d'hommes isolés avec des polypathologies
Publié le vendredi 27 février 2026  https://www.francebleu.fr*

En milieu rural, la dépression des plus de 83 ans reste souvent invisible. Isolement, maladies chroniques et tabou autour du suicide aggravent les risques. À Vic et au Centre Hospitalier Tarbes-Lourdes, des professionnels alertent et donnent des pistes concrètes pour agir.

Un risque majoré chez les hommes isolés

À Vic, site gériatrique rattaché au Centre Hospitalier Tarbes-Lourdes, les équipes sont spécialisées dans le suivi de la personne âgées au sein du site gériatrique avec des gériatres, ergothérapeute, psychomotricien, kiné, éducateur physique. Comme l’explique Emmanuelle Peyregne, directrice adjointe de la Fédération de Gériatrie du centre Hospitalier Tarbes-Lourdes, et Karine Courtade, psychologue à l’hôpital de Vic, En milieu rural, l’isolement social accentue la vulnérabilité. La dépression se manifeste par une perte d’appétit, un désintérêt pour les activités ou la vie familiale, une grande apathie. Lorsque ces signes durent au moins quinze jours, il faut s’alerter. Les propos de souffrance ou des phrases comme « je vais me jeter par la fenêtre » doivent toujours être pris au sérieux : 65 % des personnes qui expriment une intention suicidaire passent à l’acte.

Oser en parler pour prévenir le passage à l’acte

Le suicide des personnes âgées reste un tabou. Familles et médecins ont parfois du mal à accepter qu’une personne très âgée puisse vouloir mourir. Pourtant, parler du suicide ne donne pas envie de passer à l’acte, au contraire. Poser clairement la question – « Est-ce qu’il t’arrive de penser à ne plus vouloir vivre ? » – peut soulager et permettre d’évaluer l’urgence, notamment en demandant si un passage à l’acte est envisagé à court terme.

L’écoute, l’empathie et les questions ouvertes sont essentielles, que l’on soit proche, aidant ou professionnel à domicile. Une prise en charge peut associer un psychiatre (traitement médicamenteux) et un psychologue (thérapie). En cas d’urgence, il faut appeler le 15 ou le 112, ou contacter le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et accessible 24h/24. Parler et agir rapidement peut sauver des vies.

Pour d'autres renseignements sur la fédération de Gériatrie rattachée au CHTL sur 3 sites :

Vic : 05 62 54 70 00

Tarbes : 05 62 54 65 00

Lourdes : 05 62 42 40 10

Consultez le site : www.ch-tarbes-lourdes.fr

https://www.francebleu.fr/emissions/on-s-en-parle-ici-bearn-bigorre/depression-des-plus-de-83-ans-briser-le-silence-en-milieu-rural-de-la-bigorre-7694297 

« Alerte concernant la sécurité de votre adolescent » : quand des enfants chercheront des contenus liés au suicide, Instagram préviendra les parents d'abord disponible au Canada, aux États-Unis, en Australie et au Royaume-Uni.

« Alerte concernant la sécurité de votre adolescent » : quand des enfants chercheront des contenus liés au suicide, Instagram préviendra les parents

La plate-forme déploiera dès la semaine prochaine dans plusieurs pays une fonctionnalité alertant les parents lorsque leurs enfants effectueront des recherches liées à l’automutilation ou au suicide.

La fonctionnalité sera d'abord disponible au Canada, aux États-Unis, en Australie et au Royaume-Uni. 

Réguler avant l’interdiction aux moins de 15 ans ? Alors que les réseaux sociaux pourraient bientôt ne plus être accessibles aux plus jeunes adolescents dans de nombreux pays - dont la France -, Meta, qui détient notamment Facebook et Instagram, annonce ce jeudi 26 février développer un nouvel outil pour protéger leurs plus jeunes utilisateurs,

La semaine prochaine, d’abord au Canada, aux États-Unis, en Australie et au Royaume-Uni, les parents utilisant le contrôle parental recevront une notification quand leurs enfants feront des recherches sur le « suicide » ou « l’automutilation ». Cette fonctionnalité sera étendue à « d’autres régions » d’ici la fin de l’année, indique l’entreprise dans un communiqué de presse.

Concrètement, si un jeune recherche plusieurs fois des termes liés au suicide et/ou à l’automutilation, ses parents recevront un mail, un SMS et un message Instagram affichant : « Alerte concernant la sécurité de votre adolescent. »

« Il est crucial de donner aux parents les moyens d’intervenir »

« Il semble que (pseudonyme) a effectué plusieurs recherches sur Instagram pour trouver du contenu lié au suicide ou à l’automutilation. Lorsque nous détectons des recherches sur ce type de sujets, nous partageons des ressources pour aider et masquons souvent les résultats de recherche », sera-t-il écrit. Un numéro d’aide et des conseils pour discuter avec son adolescent seront également proposés.

« Lorsqu’un jeune effectue des recherches sur le suicide ou l’automutilation, il peut être extrêmement important de donner aux parents le moyen d’agir », explique Sameer Hinduja, directeur du Centre de recherche sur la cyberintimidation, cité dans le communiqué de presse.

Instagram a déjà mis en place un filtre empêchant de voir des résultats de recherches sur des termes précis. Si un utilisateur tape le mot « suicide », aucune publication n’est affichée.

Message affiché sur Instagram quand un utilisateur recherche le terme "suicide". Capture d'écran / Instagram
Message affiché sur Instagram quand un utilisateur recherche le terme "suicide". Capture d'écran / Instagram

« Nous développons actuellement des alertes parentales similaires pour certaines interactions avec l’IA », précise Meta.


Plusieurs pays régulent

L’Australie a instauré fin 2025 l’une des mesures les plus strictes au monde en démocratie, en obligeant les plates-formes à s’assurer que les utilisateurs ont au moins 16 ans et à supprimer les comptes d’utilisateurs trop jeunes.

En France, les députés ont adopté fin janvier une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, qui doit encore être examinée par le Sénat. D’autres pays ont proposé des initiatives similaires qui doivent encore être votées, comme l’Espagne, le Portugal ou le Danemark.

Lundi, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a appelé « à la prudence » sur le sujet. Tout en reconnaissant que ces projets répondent à des « préoccupations légitimes », Michael O’Flaherty estime qu’interdire l’accès des enfants aux réseaux sociaux « revient à déplacer la responsabilité en matière de sécurité : cette responsabilité n’incomberait plus aux plates-formes qui créent l’environnement, mais aux enfants qui naviguent dans cet environnement ».

Selon lui, « les États devraient plutôt exiger des plates-formes qu’elles préviennent et atténuent les risques pour les droits de l’enfant (…) et les tenir pour responsables si ces obligations n’ont pas été remplies ».

https://www.leparisien.fr/high-tech/alerte-concernant-la-securite-de-votre-adolescent-quand-des-enfants-chercheront-des-contenus-lies-au-suicide-instagram-previendra-les-parents-26-02-2026-JFSTBAJAF5HHRMUMRUV5O2CKE4.php 


vendredi 27 février 2026

RETOURS SUR LES JNPS 2026 PARIS les video

 JNPS 2026 - Ouverture du colloque - Didier LEPELLETIER, Directeur Général de la Santé

30ème Journée Nationale de Prévention du Suicide "La prévention en partage" le 5 février 2026, de 9h30 à 16h15. Un programme varié donnant la parole aux associations et aux institutions, entre actions locales et nationales, un peu de science et un moment artistique ! 
 https://www.youtube.com/watch?v=wqYA7ppE2o4

JNPS 2026 : L'actualité de l'UNPS
Fabrice JOLLANT, Président de l’UNPS 30ème 
https://youtu.be/xZFmBzYEI1A?si=PBOYnI1MqKzg1m1P 

Inégalités sociales et territoriales des gestes suicidaires Jean-Baptiste HAZO & Hadrien GUICHARD, Observatoire National du Suicide, DREES 
https://www.youtube.com/watch?v=0is36hHr4Ls

"Plan d’action pour la prévention des phénomènes de contagion suicidaire" et autres actualités relatives à la stratégie nationale de prévention du suicide Pauline MERCIER, Chargée de mission prévention du suicide, Bureau santé mentale, DGS 
https://www.youtube.com/watch?v=CDaZ-QaYuGQ 

Sensibiliser le grand public à la santé mentale Ingrid GILLAIZEAU, Unité Santé Mentale, Santé Publique France Le site internet : https://www.santementale-info-service... 
https://www.youtube.com/watch?v=pMwyTb900g

Nos nouveaux adhérents Dites je suis là, Yann MASSART, 
https://www.youtube.com/watch?v=9NUc981vAec 

Nos nouveaux adhérents Les transmetteurs, Dr Suzanne TARTIERE, présidente
https://www.youtube.com/watch?v=dpzWTiljb4k 
 

Focus sur nos associations adhérentes Fédération Européenne vivre son deuil, Laurence PICQUE, présidente
https://www.youtube.com/watch?v=uCNzuY_SzAs

Focus sur nos associations adhérentes Astrée, Gentiana MALO, déléguée générale
https://www.youtube.com/watch?v=PqdZR9rSHyQ 

ETUDE RECHERCHE Étude nationale sur les personnes décédées par suicide dans les prisons françaises entre 2017 et 2021

Research Article A National Study of Persons Who Died by Suicide in French Prisons over the Period 2017–2021

Alexis Vanhaesebrouck, Amélie Tostivint, Imane Khireddine-Medouni, Thomas Lefèvre, Maria Melchior,
Nolwenn Regnault & Christine Chan Chee show less
Published online: 24 Feb 2026 
Archives of Suicide Research, 1–22. https://doi.org/10.1080/13811118.2026.2632680

Résumé

Objectif
Le suicide est l'une des principales causes de décès dans les prisons à travers le monde. L'objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques sociodémographiques, cliniques et criminelles des personnes incarcérées en France qui sont décédées par suicide, ainsi que les circonstances entourant chaque suicide.Note de bas de page

Méthode

Nous avons inclus tous les cas de suicide de personnes incarcérées en France (c'est-à-dire en Europe et dans les territoires d'outre-mer) entre 2017 et 2021. L'administration pénitentiaire nationale a fourni des données sociodémographiques et pénales, ainsi que des données sur les circonstances entourant les suicides. Les données sanitaires ont été recueillies par les services de santé situés dans toutes les prisons du pays à l'aide d'un questionnaire standardisé.

Résultats

Nous avons inclus 598 cas de suicide dans l'étude. Les troubles mentaux étaient plus fréquents pendant (63,7 %) qu'avant (47,8 %, p < 0,001) l'incarcération. Au cours de la semaine précédant le suicide, 60 % des cas s'étaient rendus au service de santé de leur prison et un événement traumatisant lié à la criminalité, à la prison, à la famille ou à la santé a été identifié dans 61 % des cas. Les personnes décédées pendant la pandémie de SARS-CoV2 étaient plus susceptibles d'avoir des enfants (77,7 % contre 61,1 %, p = 0,001). 

Le taux global de suicide était de 17,5 [IC à 95 % : 16,1-18,9] pour 10 000 personnes-années. Il augmentait (p < 0,05) avec l'âge, était deux fois plus élevé pendant la détention préventive et six fois plus élevé pendant la première semaine d'incarcération. En termes de genre, il était respectivement 9,9 [9,1–10,7] et 41,0 [27,0–59,7] fois plus élevé chez les hommes et les femmes que chez leurs homologues dans la population générale.

Conclusions

Le suicide en prison est un problème de santé majeur. Les mesures de prévention du suicide doivent être renforcées.

Traduit avec DeepL.com (version gratuite)



source https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13811118.2026.2632680?scroll=top&needAccess=true

jeudi 26 février 2026

MANIFESTATION Aurillac28/04/25 3ème journée du réseau cantalien en prévention du suicide

3ème journée du réseau cantalien en prévention du suicide

Evénement  Echanges / Débats

Un temps de rencontres et de partages pour développer un réseau d'intervenants formés à la prévention du suicide dans le Cantal.

Aurillac

Gratuit grâce au soutien de nos partenaires

Le 28 avril 2026 aura lieu la troisième journée du réseau cantalien en prévention suicide.

Depuis 2021, le Cantal a vu se structurer une véritable dynamique autour de la prévention du suicide :

  • des formations ont été déployées,
  • des outils ont été diffusés,
  • de nombreux acteurs – professionnels, bénévoles, institutions  – se sont engagés pour faire progresser la culture de repérage et d’accompagnement.

Le réseau Cantalien en prévention du suicide s’adresse à toutes celles et ceux qui participent à cet effort, chacun à son niveau, et qui contribuent à une vigilance partagée dans le département.

Parce que cette dynamique locale est solide, active et demande à être renforcée, nous proposons aujourd’hui une troisième journée dédiée au renforcement des pratiques, à l’échange et à la construction de réponses concrètes face au risque suicidaire.

Date et horaires

28 avril 2026 de 9h à 17h
En présentiel

Lieu

IUT Clermont-Auvergne – Site d’Aurillac
Salle de conférence
100 rue de l’Egalité
15000 AURILLAC

Public

Ouvert à toutes les personnes engagées dans la prévention du suicide, et prioritairement aux personnes ayant été formées en prévention du suicide.

Intervenants

Jocelyn LACHANCE
Chercheur en socio-anthropologie sur la jeunesse contemporaine à l’université de Pau et de Strasbourg


Laure VAISSADE
Observatoire Régional de la Santé ARA 


Statistiques et enseignement du bulletin régional sur le suicide en ARA 

Patricia MEDINA
Observatoire Régional de la Santé ARA 


Statistiques et enseignement du bulletin régional sur le suicide en ARA 


Marie LEGRAND
Responsable Pôle Solidarité, Services Allo Ecoute Ados Allo Ecoute Parents

PEP43, Pupilles de l’Enseignement Public de la Haute-Loire


Anthony AUBERTY
Coordinateur de la MDA 15


              

Bruno MALAFOSSE, Emmanuelle MERCIER, Louise EKOBO EKOBENA, Amélie CANALDELORT, Julie DUBOC
Formateurs en prévention du suicide, Centre Hospitalier Henri Mondor d’Aurillac


Programme

MATIN
Introduction

  • Conférence « l’Adolescent d’aujourd’hui » par Jocelyn LACHANCE.
  • Présentation de données de santé par l’Observatoire régional du suicide, et de l’enquête de 2021 « Derrière les masques, la souffrance mentale des jeunes ».
  • Présentation du Baromètre Santé Mentale des jeunes en établissement agricole du Cantal.
  • Présentation du dispositif Allo Ecoute Ados et du projet « Du mal être au bien être en établissement d’enseignement agricole ».


APRES-MIDI

  • Présentation de la nouvelle Maison des Adolescents du Cantal
  • Echanges de pratiques – Etude de cas concrets (réservés aux personnes formées en prévention du suicide)

Evaluation et conclusion

Tarif

Participation gratuite grâce au soutien de ARS ARA, Centre Hospitalier Henri Mondor d’Aurillac, MSA Auvergne, PTSM Cantal, Université Clermont Auvergne.

Sur inscription avant le 30 mars 2026.
Buffet repas offert pour le déjeuner.
Déplacement à la charge des participants.

Contact

Elodie ROUEYRE – 09 85 04 23 55
elodie.roueyre@promotion-sante-ara.org



Partenaires : Centre hospitalier Henri Mondor d’Aurillac, PTSM 15, Msa Auvergne, ARS ARA.




https://www.promotion-sante-ara.org/3eme-journee-du-reseau-cantalien-en-prevention-du-suicide/