mardi 5 mars 2024

À Taïwan, des « congés santé mentale » au lycée pour faire face à un taux de suicide inquiétant chez les jeunes

À Taïwan, des « congés santé mentale » au lycée pour faire face à un taux de suicide inquiétant chez les jeunes 
Par Le HuffPost  04/03/2024  https://www.huffingtonpost.fr/
À Taïwan, alors que le taux de stress et de dépression est en hausse chez les lycéens, 40 établissements scolaires testent des jours de congé pour préserver leur santé mentale.

À Taïwan, les facteurs de stress les plus important pour les adolescents sont le travail scolaire (cité par 77 % des interrogés) et les perspectives d’avenir (citées par 67 %)

SANTÉ - Motif d’absence : santé mentale. À Taïwan, pour lutter contre un taux de suicide en hausse chez les jeunes, plus de 40 lycées volontaires devraient tester, dès ce mois de mars 2024, un « congé santé mentale » pour leurs élèves.

Chaque semestre, les jeunes Taïwanais scolarisés dans ces établissements auront, avec l’accord de leurs parents, le droit d’être absents jusqu’à trois jours (utilisables en demi-journées ou en journées complètes) sans avoir à présenter de justificatif.

Des jours de repos pour faire face au stress académique

L’initiative, racontée par The Guardian, intervient alors que le taux de suicide chez les jeunes Taïwanais a doublé entre 2014 et 2022. D’après une étude de la « Fondation de la ligue du bien-être des enfants » du pays, citée par le journal britannique, en 2022, plus de 12 % des mineurs déclaraient être dans une situation de stress sévère, et tout particulièrement les lycéens. Près d’un quart d’entre eux rapportait avoir déjà traversé une dépression grave.

Dans ces difficultés, l’école et l’intensité du travail académique à fournir semblent jouer un rôle très lourd. Cette même étude souligne que les facteurs de stress les plus important pour les adolescents sont le travail scolaire (cité par 77 % des interrogés) et les perspectives d’avenir (citées par 67 %), assez loin devant les relations interpersonnelles (43 %).
Un premier pas dans la bonne direction

Classement à l’école, pression familiale, accès à l’université et aux études supérieures… Autant de sujets d’anxiété pour les jeunes Taïwanais, face auxquels le « congé santé mentale » risque d’être bien léger dans la balance. Ainsi, une lycéenne interrogée par le Guardian explique : « Personne (parmi les lycéens, ndlr) ne prendra ce genre de jour de congé. Et même s’ils le font, ils resteront chez eux et étudieront. »

Mais pour Hsiao Chih-hsien, psychologue à l’université nationale Sun Yat-sen interrogée par le journal britannique, même si ce congé ne soulage pas tout, c’est un premier pas dans la bonne direction : « Si les difficultés mentales sont vues d’une manière plus normale, les élèves auront plus de courage pour demander de l’aide. »

https://www.huffingtonpost.fr/life/article/a-taiwan-des-conges-sante-mentale-au-lycee-pour-faire-face-a-un-taux-de-suicide-inquietant-chez-les-jeunes_230695.html

lundi 4 mars 2024

Patrouilles, panneaux, bornes : les pistes pour éviter les suicides sur le pont de Saint-Nazaire

Patrouilles, panneaux, bornes : les pistes pour éviter les suicides sur le pont de Saint-Nazaire

Presse Océan   sante, samedi 2 mars 2024  Jean-Marie Cornuaille

Le groupe de travail qui tente de trouver des solutions contre les suicides sur l’édifice envisage de mettre en place des panneaux de sensibilisation, des bornes d’appels d’urgence et des patrouilles plus nombreuses.

Ils se réunissent à intervalles réguliers pour tenter de trouver des solutions.

Le groupe de travail composé d’agents du département, de l’agence régionale de santé (ARS) et de Solipsy, l’association engagée dans la prévention du risque suicidaire, étudie la possibilité de sécurisation du pont avec les contraintes propres à la structure , témoigne Guillaume Baudouin, directeur de l’association.

Des formations avec des négociateurs de la gendarmerie

Plusieurs pistes sont déjà sur la table comme la mise en place de panneaux de sensibilisation avec la mention du 3114, le numéro national de prévention du suicide. Cela peut donner une réponse à quelqu’un de désespéré et créer un sentiment d’ambivalence qui peut aider dans ces cas de figure , avance-t-il. Autre piste envisagée, l’installation d’une borne d’appel d’urgence , comme celles que l’on trouvent sur le bord de l’autoroute en cas de panne.

Le groupe de travail est également en lien avec les agents du département qui interviennent sur le pont afin de les former au mieux à cette cruelle réalité. La question préoccupe les services de la voirie et nous formons les équipes. On a par exemple fait intervenir des négociateurs de la gendarmerie pour donner des clés à ceux qui pourraient être confrontés à quelqu’un qui veut sauter. Si ce cas de figure se présente, une équipe va gérer le stress post-traumatique des agents qui ont vécu une scène choquante.

Liste d’actions
Contacté, le Département précise qu’il a réuni plusieurs acteurs en janvier à son initiative : l’hôpital de Saint-Nazaire, l’ARS, les pompiers, la gendarmerie, la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS), l’agglomération et la Ville de Saint-Nazaire. Cette réunion avait pour objectif de partager les mesures respectives de chaque entité pour disposer d’une vision globale des enjeux et des actions menées autour du suicide. Une liste d’actions potentielles a été imaginée à commencer par la surveillance avec un renfort de la vidéosurveillance et du patrouillage, soit au moins sept allers-retours quotidiens effectués par les agents départementaux. Montant estimé de cette mesure : environ 590 000 €.

ETUDE RECHERCHE Troubles psychiatriques : quand les données aident à sauver des vies

L’actualité scientifique de l’Institut Mines-Télécom.

Publié le 26 février 2024 sur https://imtech.imt.fr*

Par Ingrid Colleau

Troubles psychiatriques : quand les données aident à sauver des vies

Depuis plusieurs d’années, une équipe d'IMT Atlantique collabore avec des médecins du CHU de Brest et une psychologue de la Fondation Bon Sauveur de Bégard pour détecter précocement des troubles psychiques comme la schizophrénie, ou réduire des rechutes suicidaires. Le succès de cette démarche qui repose sur l’utilisation d’outils numériques relève aussi bien de la robustesse de l’analyse et des modèles de décision développés par les scientifiques, que de la qualité des données de santé – garantie notamment par une bonne complétion par le personnel hospitalier.

En 2023, plus d’un Français sur deux déclare avoir subi une souffrance psychique au cours des 12 derniers mois. Le 30 janvier dernier, le nouveau Premier ministre Gabriel Attal déclarait lors de son discours de politique générale vouloir faire de la santé mentale, en particulier celle de la jeunesse, une grande cause d’action gouvernementale. Le déploiement d’un système de prévention et de prise en charge efficace est donc plus que jamais nécessaire.

Chercheur à IMT Atlantique, Philippe Lenca collabore depuis maintenant une dizaine d’années avec le CHU de Brest sur le domaine de la psychiatrie. Avec ses collègues, Romain Billot, Yannis Haralambous et depuis récemment Gabor Bella, il a notamment participé au développement de systèmes d’information et d’aide à la décision pour des personnes atteintes de troubles psychiatriques. Des dispositifs qui permettent de détecter les signes précurseurs de pathologies comme la schizophrénie, ou de prévenir des gestes de récidives suicidaires, grâce à l’analyse de bases de données patients.

Les jeux de données socio-démographiques et médicales, enrichis au fil du temps, alimentent des modèles de risque intégrés dans des applications métiers, comme VigilanS, une plateforme de prévention du risque suicidaire implantée dans de nombreux centres d’urgence en France, et coordonnée avec le SAMU. Ces applications constituent ainsi des outils d’aide à la décision pour la mise en place de recours adaptés : maintien du lien avec les personnes en souffrance, intervention médicale, traitement, hospitalisation…

Le personnel médical garant de la qualité des données

Au fondement de ces outils, les bases de données nécessitent à elles-seules un fastidieux travail de construction. Pour la détection précoce de pathologies mentales, la collecte d’informations socio-démographiques et cliniques de qualité est cruciale. Elle est cependant conditionnée par la saisie méticuleuse du parcours de soin (transcription d’entretiens, imagerie, biologie…) dans les systèmes de santé – ce qui n’est pas toujours le cas, notamment pour les prises en charge en services d’urgence.

Pour assurer la robustesse de leurs analyses de données, les chercheurs d’IMT Atlantique ne gardent que les parcours de personnes – diagnostiquées ou à risque – complétés à au moins 80 %. La taille de leurs échantillons en est drastiquement réduite. « C’est malheureux car dans nos analyses nous cherchons généralement des signaux faibles des maladies », précise Yanis Haralambous. « Nous espérons que cela sensibilise le personnel médical au fait que pour valoriser ces données, il faut qu’elles soient de bonne qualité, et donc bien renseignées », complète Philippe Lenca.

La qualité des données dépend également de la manière dont sont renseignées les informations. « Il y a quelques années, en cas de tentative de suicide, le personnel soignant codait simplement par 1 ou 0 selon qu’il s’agissait d’une récidive ou non, mais pas le nombre de récidives. Or un suicide est généralement précédé de plusieurs tentatives ; c’est une information primordiale pour nos outils de prévention », relate Philippe Lenca.

La construction lente d’une cohorte de patients

L’identification d’une population à risque n’est pas chose aisée non plus. Dans le cas de la schizophrénie, « ce n’est pas une maladie rare au sens médical du terme, mais elle reste peu fréquente. Il y a beaucoup moins de potentiels patients que pour le suicide [voir encadré plus bas] », explique Philippe Lenca. À Brest, sur un bassin de population d’environ 300 000 habitants, entre 30 et 50 individus à risque de développer un trouble schizophrénique sont adressés chaque année par leur médecin traitant, ou encore l’assistante sociale. La construction d’une cohorte de patients à risque est donc un processus lent.

« Cet adressage est généralement basé sur des signes, qui ne sont pas clairement reliés à la dépression ou au délire. Souvent il part d’un pressentiment venant de la personne qui adresse », décrypte Michel Walter, chef du pôle psychiatrie du CHU de Brest. Ces individus « pressentis » sont ensuite suivis pendant deux ans avec des outils d’évaluation. Seuls 30 % parmi eux auront un diagnostic de trouble schizophrénique, réduisant l’échantillon final à une dizaine d’individus.

Vers un recueil de données multimodal

Au-delà de la robustesse des données, plus les bases sont fournies, meilleurs sont les outils. Afin d’en améliorer l’efficacité, l’équipe d’IMT Atlantique projette d’enrichir les bases par des données cliniques complémentaires. Une des pistes explorées est l’exploitation de données linguistiques, issues des entretiens de bilan psychiatrique, grâce au traitement automatique du langage naturel. Les signaux physiologiques enregistrés lors du parcours de soin peuvent également venir compléter ces jeux de données.

Pour la détection précoce de la schizophrénie par exemple, les équipes de recherche envisagent d’utiliser des mesures oculométriques. Ces données englobent l’information de la taille de la pupille, mais également le suivi par eye-tracking du regard. Les patients à risque schizophrénique ont un parcours oculaire singulier, en saccades, leur regard suit difficilement un objet en mouvement. Le regard est qualifié d’endophénotype : un biomarqueur de vulnérabilité de la maladie. L’ajout d’eye-tracking au dispositif permettrait ainsi d’identifier des signaux faibles mais associés au risque de développer la pathologie.

Les équipes ont déjà mis en place avec des patients des essais d’enregistrement de données physiologiques à domicile, avec un smartphone ou une montre connectée par exemple. Cette méthodologie ouvre le champ des possibles en matière de collecte : rythme cardiaque, sudation, qualité du sommeil… L’analyse de données textuelles extraites des réseaux sociaux est également envisagée. L’éventualité d’une détection précoce via cette méthode pose en revanche des questions éthiques. Quels moyens d’intervention peuvent légitimement être mis en place lorsqu’une tendance qui n’existe pas encore est détectée ? 

Citation On peut être amené à gérer des situations de détresse partout, y compris au bureau. Ce n’est pas que dans le privé que cela se passe.

La représentation sociale du suicide, facteur limitant de la prévention

Si l’emploi des outils numériques dans la détection des signes précoces de maladies psychiques ou la prévention au suicide fournit des résultats encourageants, la prévention du suicide en particulier reste freinée par des représentations sociales négatives. Depuis trois ans, les scientifiques d’IMT Atlantique tentent d’approfondir ce sujet avec l’aide de Céline Kopp-Bigault, psychologue clinicienne et chercheuse à la Fondation Bon Sauveur de Bégard et à l’Université de Paris. Les travaux de l’experte ont montré que les représentations sociales associées au suicide, y compris au sein du personnel médical, ont un impact sur la prise en charge des individus suicidaires. Pour ne donner qu’un exemple, les personnes en souffrance sont réticentes à partager leur détresse de crainte d’être jugées.

Des perspectives s’ouvrent néanmoins pour lever ce frein, comme des programmes spécifiques destinés à une meilleure communication préventive dans les médias – à l’exemple de Papageno. Mais aussi des formations « universelles » de premiers secours en santé mentale (PSSM) pour sensibiliser le plus de monde possible au sujet. Comme le précise Philippe Lenca, en tant qu’ancien chef d’un département d’enseignement-recherche, « on peut être amené à gérer des situations de détresse partout, y compris au bureau. Ce n’est pas que dans le privé que cela se passe. »

Une question de santé publique

Chaque année, pas loin de 9 000 décès par suicide sont dénombrés, soit trois fois plus que les décès par accident de la route. Une cause de mortalité aux répercussions psychologiques et sociales significatives à court et moyen terme, puisqu’on estime qu’un décès par suicide affecte entre 14 et 135 personnes, avec un risque de « contagion » suicidaire. Ces chiffres sont généralement sous-estimés car difficiles à évaluer. Tout comme le nombre de tentatives de suicide, dont la comptabilisation est limitée aux gestes ayant donné lieu à une hospitalisation.

Les chiffres de tentatives remontés, oscillant ces dernières années entre 80 000 et 100 000, sont ainsi largement sous-dimensionnés par rapport aux estimations issues d’enquêtes populationnelles, plutôt proches de 200 000. Face à de telles proportions, l’enjeu est véritable pour le personnel médical ou de secours à diagnostiquer les tendances de réitération parmi ces individus, avec le soutien d’outils de décision adéquats.

Depuis le 1er octobre 2021, le numéro 3114 permet de façon confidentielle et gratuite de répondre (24h/24 et 7j/7) aux besoins immédiats des personnes en recherche d’aide, face au suicide et sa prévention. Parmi les centres hospitaliers impliqués au niveau national, le CHU de Brest héberge l’un des trois centres qui assurent une réponse 24h/24, et a joué un rôle prépondérant dans le déploiement de cette initiative, pilotée par le Ministère de la Santé et de la Prévention.

Guyane (973) Formations Prévention Suicide GEPS 2024

Formations Prévention Suicide GEPS 2024

Le CRPS de Guyane reconduit sur 2024 les formations en Prévention du suicide, selon le calendrier ci-dessous.



Pour s’inscrire à l’une des sessions proposées, merci de bien vouloir retourner à crps.guyane@ch-cayenne.fr le bulletin de pré-inscription correspondant au module souhaité, en précisant le secteur et la date de formation.

Les profils attendus selon le module : Module « Sentinelle » : destiné à des professionnels NON SOIGNANTS, identifiés comme « Personne Ressource » dans un milieu

La thématique peut être difficile à aborder pour chacun car elle a pu nous toucher à un moment de notre vie, dans notre contexte personnel ou professionnel. La formation n’est donc pas adaptée aux personnes en situation de vulnérabilité quelle qu’elle soit.
Le stagiaire ne peut pas participer à la formation s’il a été lui-même impacté par suicide dans les 6 mois précédant la formation.La formation n’a pas d’objectifs thérapeutiques auprès des stagiaires mais vise à former des intervenants auprès de personnes en crise suicidaire en renforçant les habiletés et les motivations de professionnels non soignants repérés dans leur communauté de vie et présentant une disposition spontanée au souci de l’autre. Elle doit faciliter, à l’échelle d’un territoire, le repérage et l’accès aux soins des personnes suicidaires qui n’y auraient pas spontanément eu recours.

S’inscrire au module « Sentinelle »

Module « Evaluation-Orientation : éligible aux professionnels de santé

Elle a pour objectif de former ou de renforcer des compétences professionnelles à l’évaluation et à l’orientation de personnes repérées à risque suicidaire; permettre et soutenir l’identification, la mise en place et la fonctionnalité d’un réseau de prévention.

S’inscrire au module « Evaluation-Orientation »


Mise à jour le 29 février 2024 

Source https://gps.gf/agenda/formations-prevention-suicide-geps-2024/

CENTRE VAL DE LOIRE Le Réseau VIES 37 organise prochainement des formations prévention du suicide pour l’année 2024

Formations prévention du suicide 2024

Vous pouvez accéder aux descriptifs des différents modules, plusieurs dates vous sont proposées et les dates de clôture des inscriptions vous sont également indiquées.
Chaque bulletin doit être entièrement renseigné par le participant et son encadrement. Nous rappelons qu’il ne peut y avoir qu’un bulletin par personne.
Nous soulignons que les différentes formations s’inscrivent dans une réflexion globale sur la prévention du suicide au sein des établissements. Il est donc souhaitable d’envisager la formation de plusieurs participants qui s’étalera sur plusieurs sessions et plusieurs modules de formations.
Vous recevrez un accusé de réception par mail du Réseau une fois votre inscription enregistrée.
Puis 3 semaines avant la formation, vous recevrez un mail qui vous informera si votre inscription a été retenue ou non avec les informations complémentaires d’indications : de lieu, horaires de formation…

en savoir plus https://www.linscription.com/pro/formation-reseau-vie-37.php

MANIFESTATION 5/03/24 GRANDCHAMP DES FONTAINES (24) « LA PRÉVENTION DU SUICIDE DES PERSONNES ÂGÉES »

L’association REPERES 44 (Réseau de Prévention et de Recherches sur le Suicide) vous invite à son prochain temps clinique :

« LA PRÉVENTION DU SUICIDE DES PERSONNES ÂGÉES »

Animé par :

Le CLIC « Erdre et Gesvres et Pays de Blain Communauté » :  Séverine HOUEL, Responsable Santé Solidarité, CLIC-CLS-CTG
L’Equipe de Santé Mentale et Vieillissement du CH ESPYLAN : Sylvie BROSSAUD et Olivier CAILLON, Infirmiers
L’Association « Les Petits Frères des Pauvres : Myrianne CHAMPELLE, Coordinatrice de développement social Région Ouest et Hasan OZANNE, Coordinateur de l’Action Solitud’Écoute.

Mardi 05 mars 2024, de 15h00 à 17h 00 A la Salle du Conseil de la Communauté de Communes d’Erdre et Gesvres  Parc d’activité de la Grand’Haie, 1, rue Marie Curie 44119 GRANDCHAMP DES FONTAINES

Informations au : 02 28 02 25 45

Entrée libre

Le Mardi 05 mars 2024, de 15h00 à 17h00


MANIFESTATION 8/03/24 Amanzé (71) conférence-débat sur comment prévenir le mal-être en milieu rural

Conférence-débat
Une conférence-débat sur comment prévenir le mal-être en milieu rural

D’après article Marc Labille - Publié le 02 Mars 2024 https://www.agri71.fr/*

Le 8 mars prochain, Daniel Lenoir, auteur du plan national de prévention du mal-être et du risque suicidaire en agriculture, sera à Amanzé pour une conférence sur ce sujet sensible.

Le vendredi 8 mars 20 h à Amanzé, la Communauté de Communes Brionnais Sud Bourgogne organisera une conférence sur le thème du mal-être en milieu rural. À l’origine de cette soirée, Jean-Denis Aznar, élu local, qui a été marqué par plusieurs suicides survenus récemment dans le secteur. Interpellé par ces tristes évènements, avec un autre élu brionnais Philippe Paperin, il a souhaité organiser une conférence pour aborder ce mal-être et faire connaître le réseau de prévention « Sentinelles » mis en place par la MSA.
Plan de prévention national

Pour cette soirée débat, les organisateurs sont parvenus à faire venir celui qui est à l’origine de ces nouvelles sentinelles, en l’occurrence Daniel Lenoir. Haut fonctionnaire ayant consacré la majeure partie de sa carrière aux politiques sociales et parfois agricoles, Daniel Lenoir s’est vu confier par le gouvernement, début 2022, une mission « pour mettre en œuvre la feuille de route pour la prévention du mal-être et l’accompagnement des agriculteurs et des salariés agricoles ». Durant un an et demi, cet expert a planché sur « un plan complet de prévention du mal-être et du risque suicidaire en agriculture ». Dans son rapport de cent pages qu’il a remis en 2023 au gouvernement, Daniel Lenoir traite de la connaissance du risque suicidaire et du mal-être en agriculture. Il décline l’action sur les différents facteurs de risque, propose la mise en place de dispositifs de détection, d’accompagnement et de prise en charge des personnes en situation de risque…
Les causes du mal-être

« Les causes du mal-être sont les mêmes que celles à l’origine du malaise agricole actuel, cette crise sociale que nous vivons en ce moment même », explique Daniel Lenoir. Ce dernier évoque « trois facteurs importants d’augmentation du mal-être. Le premier est le contexte d’incertitudes économique, climatique, sanitaire croissant auquel sont confrontés les agriculteurs. Le second facteur est la charge mentale qui pèse sur les chefs d’exploitation : normes, contrôle, bureaucratisation, main-d’œuvre, etc. Le troisième facteur résulte des injonctions paradoxales qui sont faites aux agriculteurs à qui on demande souvent une chose et son contraire ». Le haut fonctionnaire mentionne aussi les difficultés liées à la transmission des exploitations, le manque de repreneurs, l’augmentation des capitaux… Il signale en outre l’accroissement du risque financier.
Former des sentinelles sur le terrain…

Le réseau sentinelles que déploie aujourd’hui la MSA est l’une des nombreuses recommandations concrètes qui avaient été faites dans ce rapport. Des sentinelles qui doivent être formées, précise Daniel Lenoir. Il faut en effet « apprendre à savoir détecter les signes précoces ; repérer les signaux faibles. Il faut aussi savoir intervenir sans aller trop loin », indique le rapporteur qui évoque ici le rôle de renvoi sur les structures adéquates (numéro d’appel, médecin, etc.). « La crise suicidaire n’arrive que si les personnes se sentent totalement isolées. Il faut rompre ces situations d’isolement et, contrairement à une idée reçue, il ne faut pas hésiter à parler de suicide. Lever ce tabou, c’est déjà un acte de prévention », affirme Daniel Lenoir.

Constatant le dialogue rompu entre les agriculteurs et les citoyens en général, le rapporteur appelle de ses vœux « l’organisation d’une consultation publique de sorte à renouer les fils de ce dialogue ». Un dialogue indispensable à l’heure où les préoccupations environnementales sont légitimes, estime-t-il.

Vendredi 8 mars, 20 h, salle Anne Franck à Amanzé. Entrée libre et gratuite. 

https://www.agri71.fr/articles/02/03/2024/Une-conference-debat-sur-comment-prevenir-le-mal-etre-en-milieu-rural-94495/

MANIFESTATION Lannion (22) 15/03/24 Conférence prevention du suicide

Agenda

Vendredi 15 mars 2024 de 20h00 à 22h00
Prévention du suicide

Crise sanitaire, transformations climatiques, conflits armés, instabilités politiques, perte de valeur, transformations sociétales, etc. sont des facteurs de dégradation de la santé mentale. Cette dégradation, rend la hausse des idées et conduites suicidaires douloureusement tangibles. Pour autant, les acteurs de la prévention ne s’en trouvent pas découragés. Au contraire, ils n’ont jamais été aussi mobilisés pour infléchir les taux de suicide, pour éviter que des vies ne basculent et pour accompagner ceux qui ont été frappés. Dans une approche sérieuse, étayée, professionnelle, mais non dramatique, Céline Kopp-Bigault abordera ce thème des plus important : La Prévention du suicide. Bien que le taux de suicide abouti soit en diminution, les Côtes-d’Armor reste le premier département français touché. Lors de cette conférence, Céline Kopp-Bigault, Psychologue clinicienne et formatrice en prévention du suicide, apportera des éclairages de compréhension sur les gestes suicidaires, et traitera de la prévention suicide en abordant les outils mis à disposition, et les bonnes approches à avoir.

Un temps de questions-réponses sera accordé au public présent.
Gratuit
vendredi 15 mars 2024 : 20:00 - 22:00
2 h
120 participant(s)
Français
Age du public : Tout public
Centre paroissial Saint-Yves, Kerhuel
(en face du Collège Charles-Le-Goffic) 22300 Lannion

 


samedi 2 mars 2024

ETUDE RECHERCHE USA 1 personne sur 5 qui tente de se suicider n’a aucun antécédent de maladie mentale

Santé mentale
1 personne sur 5 qui tente de se suicider n’a aucun antécédent de maladie mentale
D’après 1 in 5 People Who Attempt Suicide Have No Prior Mental Illness
Par:  Ernie Mundell   Publié sur :  27 février 2024 https://www.healthday.com/*

Points clés à retenir
Environ 1 personne sur 5 qui tente de se suicider n’a jamais été diagnostiquée avec une maladie mentale.
Les résultats suggèrent que les personnes « au-delà des objectifs actuels » pourraient devoir être régulièrement dépistées pour détecter des pensées ou des actions suicidaires.

Cela pourrait sauver des vies et économiser des dollars en soins de santé, selon les chercheurs.

MARDI 27 février 2024 (HealthDay News) - Un adulte sur cinq qui tente de se suicider ne répondait jamais aux critères d'une maladie mentale au moment de la tentative, selon une nouvelle recherche.

"Cette découverte remet en question les notions cliniques sur les personnes à risque de comportement suicidaire et soulève des questions sur la sécurité de limiter le dépistage du risque de suicide aux populations psychiatriques", a conclu une équipe dirigée par le Dr Maria Oquendo . Elle est ancienne présidente de l'American Psychiatric Association et professeur de psychiatrie à l'Université de Pennsylvanie.

L'étude, publiée le 21 février dans la revue JAMA Psychiatry, s'est concentrée sur les données de près de 2 000 Américains âgés de 20 à 65 ans qui avaient tous déjà fait une tentative de suicide.

L'étude a révélé que 6,2 % n'avaient aucun antécédent de maladie mentale avant ou après leur tentative de suicide.

Un autre 13,4 % avaient fait une première tentative de suicide avant l'apparition d'un diagnostic de maladie mentale. Certains ne répondaient aux critères d’une maladie mentale que des années après la tentative, selon l’étude.

Cela signifie qu’un total de 19,6 % des adultes ayant des antécédents de tentative de suicide au cours de leur vie n’avaient aucun signe préalable de maladie mentale.

Pour les médecins, cela signifie qu’ils devront peut-être poser des questions à leurs patients concernant toute tentative de suicide antérieure, car celle-ci peut s’être produite en l’absence d’une maladie mentale diagnostiquée.

Selon les chercheurs, une tentative de suicide antérieure constitue un facteur de risque important pour les tentatives futures.

Se renseigner sur les pratiques courantes du suicide « au-delà des objectifs actuels » pourrait permettre d'économiser des vies et des dollars en soins de santé, ont déclaré les chercheurs.

Si vous ou un de vos proches avez des pensées suicidaires, la 988 Suicide and Crisis Lifeline offre une aide gratuite et anonyme 24h/24 et 7j/7.

Plus d'information

Les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis en savent davantage sur les facteurs de risque de suicide .

SOURCE : American Psychiatric Society, communiqué de presse, 26 février 2024 

https://www.healthday.com/health-news/mental-health/1-in-5-people-who-attempt-suicide-have-no-prior-mental-illness

Directives des CDC pour une réponse communautaire aux groupes de suicides

Ivey-Stephenson AZ, Ballesteros MF, Trinh E, Stone DM, Crosby AE. CDC Guidance for Community Response to Suicide Clusters, United States, 2024. MMWR Suppl 2024;73(Suppl-2):17–26. DOI: http://dx.doi.org/10.15585/mmwr.su7302a3

1Division of Injury Prevention, National Center for Injury Prevention and Control, CDC, Atlanta, Georgia; 2Morehouse School of Medicine, Department of Community Health and Preventive Medicine, Atlanta, Georgia
Corresponding author: Asha Z. Ivey-Stephenson, Division of Injury Prevention, National Center for Injury Prevention and Control, CDC. Telephone: 770-488-0940; Email: iym9@cdc.gov.

Il s'agit du troisième des trois rapports du supplément MMWR qui met à jour et développe les directives des CDC pour l'évaluation, l'enquête et la réponse aux grappes de suicides sur la base de la science actuelle et de la pratique de la santé publique. Le premier rapport, Background and Rationale - CDC Guidance for Communities Assessing, Investigating, and Responding to Suicide Clusters, United States, 2024, décrit une vue d'ensemble des grappes de suicides, les méthodes utilisées pour développer le supplément et l'utilisation prévue des rapports du supplément. Le second rapport, CDC Guidance for Community Assessment and Investigation of Suspected Suicide Clusters, United States, 2024, décrit les méthodes potentielles, les sources de données et les analyses que les communautés peuvent utiliser pour identifier et confirmer les grappes de suicides présumées et mieux comprendre les questions pertinentes. Ce rapport décrit comment les responsables locaux de la santé publique et de la communauté peuvent élaborer un plan d'intervention en cas de grappes de suicides. Plus précisément, les étapes de la réponse à une grappe de suicides comprennent la préparation, la réponse directe et l'action pour la prévention. Ces étapes ne sont pas destinées à être adoptées explicitement, mais plutôt à être adaptées au contexte local, à la culture, aux capacités, aux circonstances et aux besoins de chaque groupe de suicides.

https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/73/su/su7302a3.htm?s_cid=su7302a3_w#contribAff