lundi 19 novembre 2018

MàJ : Veille stratégique de l’Observatoire National du Suicide réalisée par Monique Carrière, DREES-MiRe, Ministère des Solidarités et de la Santé

L’essentiel de l’actualité documentaire consacrée au suicide
Le sommaire de la veille se présente sous la forme d’une carte mentale proposant sept champs sémantiques (Prévention, Effet de la crise et Inégalités sociales, Groupes à risque, Psychiatrie & Santé mentale, Facteurs psychosociaux, Colloques/Formation, Étonnant).
Miroir des concepts apparus au fur et à mesure du processus de recherche bibliographique, depuis la création de l’Observatoire, elle permet d’avoir un aperçu rapide des champs sémantiques relatifs au suicide, jugés prioritaires par les membres...
Veille Stratégique ONS n°4 (19 novembre 2018)
Veille stratégique ONS n3 (26 octobre 2018)
Veille stratégique ONS n°2 (15 Octobre 2018)
Veille stratégique ONS n°1 (1er octobre 2018)

Source info : Observatoire National du Suicide ONS

MANIFESTATION 22/11/2018 Les Sorinières ( 44) Soirée prévention « Mon proche ne va pas bien »

Soirée prévention
« Mon proche ne va pas bien »

Le jeudi 22 novembre 2018 à partir de 20h00

Lieu : Mairie annexe
1 rue de l'Elan
44840 Les Sorinières


« Mon proche ne va pas bien » : Mal être, crise suicidaire… Que puis-je faire ?

Le Centre de soins infirmiers associatif Bouaye - Les Sorinières organise une soirée prévention le jeudi 22 novembre à 20h aux Sorinières, en partenariat avec l’équipe de prévention du suicide du CHG. Daumezon. Venez échanger avec des professionnels et bénévoles (invités : Recherche et Rencontres, médecins généralistes de secteur).

Mairie annexe, 1 rue de l’Élan
Contact : 02 40 13 00 13

source http://www.ville-sorinieres.fr/module-Contenus-viewpub-tid-19-pid-1005.html



PACA Journée annuelle des formateurs "crise suicidaire" le 10 décembre 2018 à Marseille

Journée annuelle des formateurs "crise suicidaire" le 10 décembre 2018 à Marseille
source http://www.cres-paca.org*
La journée annuelle des formateurs à la crise suicidaire en région PACA se déroulera cette année le lundi 10 décembre 2018 au centre le Mistral, 11 impasse Flammarion 13001 à Marseille, organisée par le CRES et l'ARS.
Cette journée sera consacrée à la réingénierie nationale du dispositif de formation au repérage, à l’évaluation et à l’intervention en crise suicidaire. En effet, une réforme nationale est mise en place par la Direction générale de la santé, en collaboration avec le Groupement pour l'étude et la prévention du suicide (GEPS). Trois formateurs de la région PACA ont été formés au nouveau contenu et sont devenus formateurs nationaux.
Le programme de cette journée s’articulera autour de deux temps forts :
  • la présentation détaillée des nouvelles modalités et du contenu de formation
  • des ateliers pratiques pour envisager le déploiement de la réforme au niveau départemental
A cette occasion, un appel à candidature pour sélectionner les nouveaux formateurs régionaux sera diffusé et présenté aux participants.

MàJ : Clinique de psychiatrie générale dédiée à l’accueil des professionnels de santé

Clinique Le Gouz
Article le
La première clinique de santé mentale en France à s'adresser aux professionnels de santé.
Ramsay Générale de Santé a ouvert une structure entièrement dédiée à la prise en charge psychiatrique des professionnels de santé. Son but ? Aider et accompagner tous les soignants rendus vulnérables par des actions de prévention, d’écoute, d’orientation et, ce, à l’échelle nationale.
Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés, tout le monde connaît l’expression.
Et bien les professionnels de santé ne dérogent pas à la règle. “En particulier dans le domaine des soins psychiatriques, dans la mesure où les professionnels se retrouvent confrontés à une forme de stigmatisation, de culpabilisation à l’idée d’être confrontés eux-mêmes à une situation de faiblesse, et devoir ainsi s’adresser à des établissements parfois fréquentés par des confrères auxquels ils adressent leurs patients, voire leurs patients eux-mêmes !”, analyse le docteur Javelot, de la Clinique Le Gouz.
C’est dans ce contexte que le 15 octobre 2018, la Clinique Le Gouz, le premier établissement dédié de France, a ouvert ses portes, à Louhans, en Saône-et-Loire. Une structure qui privilégie l’éloignement géographique, le respect de l’anonymat, qui prône la confidentialité, afin de permettre aux patients une prise en charge efficace.

Une clinique pour qui ?
Selon l’association Soins aux Professionnels de Santé (SPS), en situation de souffrance, 80 % des professionnels de santé préféreraient aller dans une structure dédiée au corps médical pour se faire soigner. Pour satisfaire ce souhait, la Clinique Le Gouz accueille exclusivement les professionnels de santé (toutes professions et tous statuts confondus), issus de la région ou non, ayant besoin d’une prise en charge en hospitalisation, en temps plein ou à temps partiel de jour.
Toutes les pathologies relevant de la souffrance psychique sont traitées, parmi lesquelles les quatre diagnostics les plus fréquents. À savoir :
  • L’épuisement professionnel (burn out) ;
  • La prévention de la crise suicidaire, car il existe une surmortalité par suicide très nette, au moins deux fois supérieure à celle de la population générale, chez les professionnels de santé ;
  • Les addictions, très fréquentes chez les professionnels de santé, avec certaines spécificités, comme par exemple la consommation d’opiacés, de benzodiazépines. En effet, dans certaines disciplines médicales, une facilité d’accès existe pour les médecins qui peuvent se prescrire des psychotropes facilement ;
  • Les troubles dépressifs.
À son ouverture, la Clinique Le Gouz pouvait accueillir 40 patients en hospitalisation complète (Une autorisation de 10 places en hôpital de jour est prévue par la suite). Formé à la prise en charge de l’épuisement professionnel en service de psychiatrie, le personnel soignant peut accompagner au mieux les patients pour une rapide réhabilitation cognitive et sociale. Une coopération avec les différents ordres des professionnels de santé (médecins, pharmaciens, dentistes, infirmiers…) et l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) a été initiée, afin d’optimiser le dispositif de repérage, via notamment les consultations de prévention des ordres régionaux.

*http://ramsaygds.fr/clinique-le-gouz-0


Post initial du 24/10/2017 :

Inauguration d'une clinique de psychiatrie générale dédiée à l’accueil des professionnels de santé
Date de publication 06 Octobre 2017



https://www.hospihub.com*





Inauguration d'une clinique de psychiatrie générale dédiée à l’accueil des professionnels de santé

France
Le mal-être des soignants représente aujourd’hui un véritable enjeu en matière de santé publique. En effet, plus d’un médecin généraliste sur dix est en détresse psychologique 1 et près de 50 % des professionnels de santé s’estiment concernés par le burn out 2. Face à cette problématique, Ramsay Générale de Santé a annoncé la prochaine inauguration d'une clinique de psychiatrie générale dédiée à l’accueil des professionnels de santé toutes professions et tous statuts confondus.
Dans une logique géographique et pour assurer la coordination et le suivi des soins prodigués à ses patients, le groupe Ramsay Générale de Santé a fait le choix de regrouper les activités de Médecine – Chirurgie - Obstétrique (MCO) de l’Hôpital Privé Sainte-Marie de Chalon-Sur-Saône et l’activité de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR) de la Clinique Val de Seille à Louhans sur le site de l’Hôpital Privé Sainte-Marie.
Propriétaire de la clinique Val de Seille, le groupe Ramsay Générale de Santé a alors développé un projet de reconversion de l’établissement en le spécialisant dans l’accueil psychiatrique des personnels hospitaliers en souffrance. Avec 17 % de parts de marché de l’hospitalisation privée en santé mentale, 30 cliniques (soit un quart des établissements du groupe) et 23 000 hospitalisations par an, Ramsay Générale de Santé se positionne comme l’un des principaux acteurs de la psychiatrie privée en France. Le groupe propose ainsi une offre de soins adaptée aux différentes pathologies mentales, allant du dépistage à la prise en charge, jusqu’à la réhabilitation cognitive et sociale.
Une activité qui se structure avec le projet d’ouverture, le 16 octobre prochain, de la clinique Le Gouz (anciennement Val de Seille) dédiée à l’accueil des professionnels de santé. La souffrance psychologique des soignants peut entraîner des charges socio-économiques importantes pesant sur le système de soins. Mais ce n’est pas tout. « Le mal-être des professionnels de santé représente des risques importants pour les soignants (impacts sur la vie et la carrière), mais aussi pour les patients puisqu’il peut affecter la sécurité et la qualité des soins prodigués. C’est pourquoi, en tant qu’acteur majeur du système de santé français, il est de notre responsabilité de prendre en charge le mal- être du personnel médical quel qu’il soit. Ce mal-être est aujourd’hui identifié mais encore trop peu maîtrisé. En France, les structures disposant de services adaptés à la prise en charge des professionnels de santé en souffrance ne comptabilisent au total que 300 lits pour un million de professionnels de santé. Des solutions doivent donc être envisagées pour prévenir, aider et prendre en charge les personnes en souffrance dans des lieux dédiés » commente Damien Michon, Directeur de la Santé Mentale chez Ramsay Générale de Santé.
Le projet de reconversion de la clinique Le Gouz (anciennement Val de Seille) en clinique de psychiatrie à destination du personnel soignant a été élaboré avec le soutien de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et l’association Soins aux Professionnels de Santé (SPS) qui aide et accompagne tous les soignants rendus vulnérables par des actions de prévention, d’écoute, d’orientation et de prise en charge à l’échelle nationale.
En situation de souffrance, 80 % des professionnels de santé préféreraient aller dans une structure dédiée au corps médical pour se faire soigner. Un souhait que la Clinique Le Gouz a bien compris puisqu’elle accueillera exclusivement les professionnels de santé (toutes professions et tous statuts confondus), issus de la région ou non, ayant besoin d’une prise en charge en hospitalisation en temps plein ou à temps partiel de jour.

Toutes les pathologies relevant de la souffrance psychique seront accueillies parmi lesquelles les 4 diagnostics les plus fréquents :
  •  L’épuisement professionnel (burn out) ;
  •  La prévention de la crise suicidaire ;
  •  Les addictions ;
  •  Les troubles dépressifs.
La clinique Le Gouz pourra initialement accueillir 40 patients en hospitalisation complète ainsi que 10 patients en hôpital de jour par la suite. Le personnel soignant, formé à la prise en charge de l’épuisement professionnel en service de psychiatrie pourra accompagner au mieux les patients pour une rapide réhabilitation cognitive et sociale.
Une coopération avec les différents ordres des professionnels de santé (médecins, pharmaciens, dentistes, infirmiers…) et l’Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) est d’ores et déjà initiée afin d’optimiser le dispositif de repérage, via notamment les consultations de prévention des ordres régionaux.

https://www.hospihub.com/actualites/inauguration-d-une-clinique-de-psychiatrie-generale-dediee-a-l-accueil-des

RETOUR SUR MANIFESTATION 15/11/2018 Journée prévention du risque suicidaire à la Direction de la Gendarmerie

Journée prévention du risque suicidaire
17/11/2018


Le 15 novembre 2018, La salle Moncey de la Direction de la Gendarmerie était pleine à craquer. Le directeur général de la gendarmerie a pris la parole pour accueillir les participants à une journée de tables rondes ayant pour thème la prévention du risque suicidaire. L’hécatombe d'actes auto-agressifs depuis le 1er janvier semble être le déclencheur d’une prise de conscience collective qui a conduit le Général Richard Lizurey, à inviter à débattre, sans tabou, des représentants des services de santé des armées, des commandants de région, des représentants de la police nationale, de la concertation interne, des psychologues cliniciens, des psychiatres, des journalistes et les deux Associations Professionnelles Nationales Militaires de l’institution.

Autour de quatre grandes thématiques, les différents intervenants ont tour à tour relaté leur expérience, le regard qu’ils portent sur Le sujet, la communication et les perspectives de prévention.
Gendarmes et citoyens n'a pas manqué ce rendez-vous qu’elle appelle de ses vœux depuis plusieurs années. Sans langue de bois et avec sincérité, chacun a pu exprimer ses sentiments et partager son vécu en terme de suicide ou de souffrance au travail.

La journée s’est achevée sur des remerciements appuyés du Général Lizurey qui s'est engagé à faire connaître très rapidement les décisions qui seront prises pour tenter de venir en aide aux militaires et prévenir les risques suicidaires. Il a également pris date pour un bilan d’étape l’année prochaine.

À cette occasion, les deux représentants de Gendarmes et Citoyens lui ont remis un document regroupant de nombreuses propositions pour lutter contre le mal-être dont souffrent de plus en plus de gendarmes.
S'il fallait encore une preuve de l’utilité et de l'efficacité de l'association, la place que le Directeur Général lui a donnée le 15 novembre 2018, devrait convaincre ceux qui doutaient encore de sa légitimité dans le paysage de la concertation.
(Photo: Cne er Jean-François CHARRAT CA AG&C, Gal Richard LIZUREY DGGN, Lcl François-Xavier ALARY CA AG&C)
https://www.assogendarmesetcitoyens.com/single-post/2018/11/17/Journ%C3%A9e-pr%C3%A9vention-du-risque-suicidaire




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Autre article
L’AAMFG conviée à la journée de réflexion sur la prévention du risque suicidaire
article 14/11/2018 **

L’AAMFG conviée à la journée de réflexion sur la prévention du risque suicidaire organisée à la direction générale de la gendarmerie nationale le jeudi 15 novembre à Issy-Les-Moulineaux.
Journée de réflexion sur la prévention du risque suicidaire

Dans le cadre de la prévention du risque suicidaire, la direction générale de la gendarmerie nationale organise, ce jeudi 15 novembre, une journée de réflexion rassemblant, autour des représentants de la gendarmerie nationale, des personnels de tous horizons intéressés par cette thématique, dont des professionnels de l’accompagnement des ministères des armées et de l’intérieur.

Depuis une vingtaine d’années, la prévention du risque suicidaire fait l’objet d’une attention particulière en gendarmerie.

Affectée par la disparitions de 31 de ses personnels par autolyse en 2018, elle organise, ce jeudi, une séance de travail pluridisciplinaire réunissant outre les commandants de région accompagnés des représentants des personnels, de nombreux partenaires d’horizons différents.

L’objectif de cette journée et de s’imprégner des études et expériences de chacun pour ensemble faire émerger des pistes propre à renforcer le dispositif de prévention déjà mis en œuvre par l’Institution.

Ce séminaire sera articulé autour de tables rondes et d’échanges avec l’auditoire sur les quatre thèmes suivants :

– « Définitions et état des lieux » ;

– « Regards croisés » ;

– « Comment parler du suicide ? » ;

– « Nouvelles perspectives de prévention ».

Au fil des années, la gendarmerie a misé sur la cohésion, l’esprit de camaraderie et de corps pour bâtir un dispositif de proximité attentif à la détection des signaux faibles, ainsi qu’un accompagnement adapté des personnels en souffrance.

Chacun, militaire ou civil, peut ainsi compter sur la vigilance de ses camarades, l’attention de ses chefs, l’écoute des conseillers concertation et le soutien des acteurs spécialisés du réseau de santé au travail (médecins, psychologues, assistantes sociales, sections santé sécurité au travail…).

Auteur : SIRPA – DPMGN

Crédit photo : D.R
Source : gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr

** http://www.aamfg.fr/laamfg-conviee-a-la-journee-de-reflexion-sur-la-prevention-du-risque-suicidaire/

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Sophrologie, cellule d’écoute et journée d’intégration: les préconisations de Gendarmes et citoyens pour lutter contre le suicide
https://lessor.org 
15 novembre 2018


Assemblée générale de l’APNM Association Gendarmes et citoyens, le 2 février à la direction générale (MG/L’Essor).


L’association professionnelle Gendarmes et citoyens n’est pas venue les mains vides ce jeudi 15 novembre. Ses membres sont arrivés à la journée de travail consacrée aux risques psycho-sociaux dans la Gendarmerie avec seize propositions. Dans des registres variés, elles offrent des pistes pour répondre au mal-être qui touche certains gendarmes. Ils vont les détailler ce matin lors des tables rondes organisées à la direction générale à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).

Lire aussi sur L’Essor: Suicide: la Gendarmerie va plancher sur le malaise des gendarmes

Le maréchal des logis chef Thierry Guerrero de gendarmes et citoyens ( Photo DR)

Ces travaux sont tristement d’actualité: alors que la séance de travail s’ouvrait, le bilan des suicides pour 2018 s’établissait à 31 gendarmes. Ce chiffre figure parmi les plus importants des dix dernières années et, surtout, place pour l’instant la Gendarmerie devant la Police, ce qui est inédit.

“Nous attendons beaucoup de cette réunion que nous réclamions depuis des années. On ne peut pas rester à regarder le massacre sans rien faire. Je ne sais pas si cela va marcher mais ces tables rondes sont innovantes. Cela montre que le directeur essaye plusieurs pistes pour essayer d’endiguer ce phénomène ». (Thierry Guerrero, président de Gendarmes et citoyens).

Voici le détail des différentes propositions (à retrouver in extenso en bas de cet article) de Gendarmes et citoyens:
Structures dédiées
Pour Gendarmes et citoyens, il est d’abord nécessaire de mettre en place une chaîne de prévention des risques psychosociaux. L’association envisage des structures dédiées aux niveaux national, régional et départemental. Tout en haut figurerait une “commission permanente nationale de prévention” chargée “de la politique générale de formation des militaires référents” et dotée “d’un budget spécialement dédié à cette mission”.

Au niveau régional, l’association demande la “réactivation des sections régionales de prévention” rassemblant commandement, médecin, psychologue, assistant social, membre de la concertation et représentant des associations professionnelles. Enfin, au niveau départemental, une cellule locale de prévention serait chargée d’une veille permanente sur ces questions, notamment à travers des indicateurs quantifiant “les jours d’arrêts maladie par unités, les demandes de mutation en cours, les jours de déplacement en année glissante pour la gendarmerie mobile, les procédures de plus de six mois, les nombre de jours d’arrêt par unité”.

Pour renforcer cette nouvelle chaîne de prévention, Gendarmes et citoyens propose de “donner les moyens aux associations professionnelles nationales de militaire volontaires d’armer H24 une cellule d’écoute à travers un numéro vert qui permettrait de désamorcer des situations dramatiques”. L’association le fait déjà de manière informelle. Elle propose que les adhérents volontaires reçoivent une formation préalable et une indemnité “correspondant à l’Ijat (indemnité journalière d’absence temporaire) métropole”.

Sensibilisation et formation

L’association plaide également pour le rafraîchissement du fascicule “expliquant le phénomène du suicide au sein de l’Institution et donnant des conseils en diffusant le numéro vert”. Ce document ne “donne pas satisfaction” car la liste des personnes vers qui se tourner comprend leurs grades. “Les médecins du service de santé des armées sont tous des officiers et, psychologiquement cela crée une barrière importante pour le militaire qui a déjà du mal à se confier”, explique Thierry Guerrero. Il demande également une campagne d’affichage “dans chaque salle de repos des unités” martelant le message “le véritable homme fort, c’est celui qui sait demander de l’aide”, afin de “lutter contre (…) l’hyper-virilisation propre aux corps en uniforme”.

Par ailleurs, une formation, “a minima pendant 8 heures”, d’un “référent par unité sur la question de la crise suicidaire” est jugée nécessaire, tandis que chaque promotion d’école, quel que soit le corps, devrait être soumis à “une conférence d’au moins deux heures” sur le sujet. Enfin, Gendarmes et citoyens plaide pour une formation aux ressources humaines, avec un module dédié à la prévention du suicide, pour les officiers affectés dans cette spécialité et qui ne seraient pas “titulaires d’un diplôme universitaire en lien avec les ressources humaines”.
Sport

Le sport est un élément essentiel de la prévention du mal-être pour l’association. Au niveau symbolique, la prise en charge des licences sportives pour les gendarmes adjoints volontaires “enverrait un message”, explique Thierry Guerrero. Plus inattendu, il propose qu’un moniteur d’intervention professionnelle ou un instructeur sportif anime des séances de sport axées, “une fois par an, sur les techniques de sophrologie”. S’il reconnait que “cela peut paraître décalé” en raison de l’image de “gros dur” véhiculée par les moniteurs, il assume ce choix d’un personnel unique “chargé de mettre en oeuvre ces séances. Si on multiplie les personnes qui en sont chargées, il devient difficile de les réunir au même moment”.
Cohésion et soutien des pairs

Pour Gendarmes et citoyens, il est essentiel de mettre la grande famille de la Gendarmerie au service de la prévention. Plusieurs pistes sont proposées. Exemple avec la création dans chaque unité au mois de septembre d’une demi-journée obligatoire d’intégration des nouveaux arrivants. Cela existe déjà de manière informelle, mais Thierry Guerrero préférerait que le système soit figé:

« On ne programme rien pour les deux premiers jours et on fait faire le tour de la compagnie au nouvel arrivant avec un autre militaire. Mais dans d’autres unités, on vous montre votre casier et votre bureau et votre tuteur et c’est parti”.

Autre proposition, la création d’une demi-journée de cohésion obligatoire par unité, à réaliser entre mai et juin. Lui même a servi à la brigade de la Verpillère (Isère) sous les ordres d’un commandant de brigade “très à cheval sur ce principe” qui organisait “entre une et deux journées de cohésion par an”. “C’est tout à fait possible si le commandant de compagnie le veut bien. Il suffit de fermer la brigade et de se faire relayer par celle d’à côté”, ajoute-t-il.

Dernière proposition pour le soutien entre gendarmes: “affecter impérativement dans une caserne de Gendarmerie un militaire ayant subi une mutation d’office dans l’intérêt du service, quelle que soit sa charge de famille“. “Quand vous subissez ce type de mutation, vous n’êtes pas forcément dans les meilleurs dispositions psychologiques”, précise Thierry Guerrero. “Si en plus vous êtes logé à l’extérieur, pour peu que vous soyez célibataire, cela peut rapidement être compliqué. En caserne, celui qui arrive, on a un oeil dessus.”

Une dernière proposition est plus inattendue. L’automne est “malheureusement la période la plus sensible concernant les suicides”. Gendarmes et citoyens propose de “déplacer le calendrier des diverses affectations, agréments ou autre avancement au second trimestre de chaque année” et de tirer le bilan de cette expérience au bout de trois ans.
Matthieu Guyot
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https://lessor.org/a-la-une/sophrologie-cellule-decoute-et-journee-dintegration-les-preconisations-de-gendarmes-et-citoyens-pour-lutter-contre-le-suicide/