vendredi 20 juillet 2018

STRUCTURE RESSOURCE Les groupes du mardi soir d'ASMA Marseille (13)

Association pour la prévention du Suicide et du Mal-être chez l’Adolescent (ASMA) Marseille


L'Asma est un dispositif de veille téléphonique (ou "recontact"), visant à la prévention de la récidive suicidaire chez l'adolescent.
Les groupes du mardi soir (bi-mensuels) de

Le 1er mardi de chaque mois, Asma organise un groupe de parole.
Le groupe d’échange et de partage d’expériences accueille les familles d’ados ayant fait une tentative de suicide ou en mal-être suicidaire ainsi que les adolescents eux-mêmes : à partir du partage des expériences communes et des ressources des participants, chacun pourra trouver des issues nouvelles, des solutions de dépassement à ces difficultés du quotidien.
18h30-20h, à la Cité des Associations, 93 La Canebière, 13001 Marseille

Le 3ème mardi de chaque mois, Asma organise un groupe d'information.
Le groupe d’information permet aux familles de repérer les différents dispositifs de prise en charge des adolescents. Il sera l’occasion d’échanger sur les enjeux, les difficultés, les résistances aux soins et sur les différentes modalités de prévention de la récidive.
18h30-20h, à la Cité des Associations, 93 La Canebière, 13001 Marseille

En savoir plus https://www.asma.care/index.php?_dossier=_pages&_ecran=les-groupes-du-mardi-soir-bi-mensuels

AUTOUR DE LA QUESTION Le Conseil d'État dit non au suicide assisté et à l'euthanasie

Le Conseil d'État dit non au suicide assisté et à l'euthanasie
Par  François-Xavier Bourmaud Agnès Leclair

Pour les Sages, la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, adoptée en 2016 «dans un large consensus» et «au terme d'un débat approfondi», est encore trop récente pour être révisée.
Ces derniers mois, l'ajout du thème de la fin de vie au menu des États généraux de la bioéthique n'a pas manqué de raviver les partisans d'un «droit de mourir dans la dignité». Mais pour les Sages, la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, adoptée en 2016 «dans un large consensus» et «au terme d'un débat approfondi», est encore trop récente pour être révisée. Le conseil d'état a donc rejetté une loi qui autoriserait l'aide au suicide ou l'euthanasie.

Une loi sur l'euthanasie risquerait en outre d'avoir un «impact symbolique particulièrement négatif» pour les personnes les plus vulnérables
Le Conseil d'État
Les Sages évoquent aussi «des carences persistantes» dans l'accès aux soins palliatifs. Or l'accès à ces soins constitue une condition «indispensable» à «l'expression d'une volonté libre et éclairée du patient dans les derniers moments de la vie» et «un préalable à toute réflexion éthique sur la question de la fin de vie». Une loi sur l'euthanasie risquerait en outre d'avoir un «impact symbolique particulièrement négatif» pour les personnes les plus vulnérables, et d'entraîner «un sentiment imposé de l'indignité ou de l'inutilité de leur vie», met en garde le Conseil d'État. Enfin, l'assistance médicale au suicide serait «en contradiction avec les missions de la médecine telles que définies par le Code de déontologie médicale».

Tribune signée par 146 députésÀ l'Élysée, si l'on estime que le texte est suffisamment complet, on déplore en revanche qu'il ne soit pas suffisamment connu des Français. Plutôt que de toucher à un texte jugé équilibré, l'exécutif préférerait en faire la pédagogie. Si possible, autant ne pas rouvrir un sujet sensible qui touche à l'intime et qui provoque des lignes de fracture qui traversent tous les partis, au-delà des clivages politiques traditionnels. «Il n'est pas certain que l'on traite le sujet de la fin de vie dans la révision des lois bioéthiques, reconnaît un conseiller du président de la République, en demandant toutefois de pouvoir encore y réfléchir. Nous serons plus mûrs en octobre quand il faudra rendre les arbitrages.»
En mars dernier, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait déjà jugé que la loi actuelle répondait «aux besoins» des malades en fin de vie. Une réponse à la tribune signée par 146 députés qui réclamaient une loi sur l'«aide médicalisée à mourir», parue dans Le Monde. Cette initiative avait été lancée par le député LaREM Jean-Louis Touraine. Or cet élu du Rhône vient d'être nommé rapporteur de la mission d'information sur la bioéthique qui a pour objectif de préparer la révision de la loi à l'Assemblée. La première réunion de la mission s'est tenue mardi. Reste à savoir si elle remettra l'incessante question de la fin de vie au menu de ses travaux.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/07/11/01016-20180711ARTFIG00352-le-conseil-d-etat-dit-non-au-suicide-assiste-et-a-l-euthanasie.php 

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La SFAP appelle l’Etat à tirer les conséquences de l’étude du Conseil d’Etat, qui exclut la légalisation de l’euthanasie
www.silvereco.fr*
Le Conseil d’Etat a remis le mercredi 11 juillet 2018 au premier Ministre Edouard Philippe son étude « Révision de la loi de bioéthique : quelles options pour demain ? ». Les questions de fin de vie y ont été notamment traitées, et le Conseil d’Etat se prononce contre la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. La SFAP, Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs, appelle l’Etat à tirer toutes les conséquences de cette étude.
Le 12 juin 2018, l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a rendu un rapport reconnaissant que la législation actuelle constitue « une réponse adaptée à la prise en charge de l’immense majorité des parcours de fin de vie ». A son tour, dans une étude établie à la demande du Premier Ministre, le Conseil d’Etat vient exclure toute légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. Il souligne également que « l’expression d’une demande d’aide anticipée à mourir ne devrait jamais naître d’un accès insuffisant à des soins palliatifs », dont l’intention restera toujours de soulager et accompagner les souffrances et la douleur des patients ainsi que de leurs proches.
Pour un traitement adapté de la douleur par des soins palliatifs
Avec le Conseil d’Etat, la SFAP réaffirme avec force qu’un patient ne peut exprimer une volonté libre et éclairée s’il ne bénéficie pas du traitement adapté de sa douleur par des soins palliatifs. La SFAP peut témoigner, forte de son expérience quotidienne auprès de milliers de patients en fin de vie, que les demandes d’euthanasie motivées par la douleur disparaissent avec une prise en charge adaptée par les soins palliatifs.
Comme le souligne le Conseil d’Etat « l’accès à des soins palliatifs de qualité constitue (…) un préalable nécessaire à toute réflexion éthique aboutie sur la question de la fin de vie ».
Pour la SFAP, il faut maintenant rendre ce préalable effectif pour les patients.

L’Etat doit permettre à tous d’avoir accès à des soins palliatifs de qualité
L’étude du Conseil d’Etat fait preuve d’une juste humilité en soulignant que le législateur ne peut caresser de fantasmes de toute-puissance face à la mort, mais l’Etat n’est pas pour autant impuissant : il doit permettre à tous d’avoir accès à des soins palliatifs de qualité.
Or, tandis que le Conseil d’Etat pointe l’inégal accès aux soins palliatifs, la SFAP déplore encore les fortes baisses des moyens subies par les services de soins palliatifs, une formation bien trop lacunaire des étudiants en médecine, le trop faible nombre de professeurs associés etc.
La SFAP appelle par conséquent les pouvoirs publics à tirer les conséquences de cette étude et à engager une action politique courageuse. L’Etat doit porter une ambition politique forte pour le pays, afin que la France se distingue par un développement inégalé des soins palliatifs.
Comme le souligne le Conseil d’Etat, l’égalité et la fraternité entre les citoyens ainsi que la dignité des patients le commandent.

https://www.silvereco.fr/la-sfap-appelle-letat-a-tirer-les-consequences-de-letude-du-conseil-detat-qui-exclut-la-legalisation-de-leuthanasie/31100571

AUSTRALIE Changement d'approche pour aider à la prévention du suicide, comme en témoignent les différentes campagnes


La prévention du suicide " une responsabilité communautaire " : Suicide Prevention Australia

Le PDG de Suicide Prevention Australia a déclaré à Sky News que les communautés sont plus résilientes lorsque les gens se soutiennent les uns les autres, plutôt que de compter uniquement sur les professionnels de la santé mentale pour aider les autres dans les moments difficiles.

Les Australiens sont priés d'interroger leurs proches sur les pensées suicidaires et les plans de suicide.
d'après article Australians urged to ask loved ones about suicide thoughts and plans
Par Aisha Dow https://www.smh.com.au*
18 juillet 2018

Les Australiens seront encouragés à poser des questions franches sur le suicide, ce qui représente un changement majeur dans la politique des principaux organismes de santé mentale du pays.

Le public a déjà reçu des messages contradictoires sur la question de savoir s'il est acceptable d'interroger les gens sur les pensées suicidaires, et beaucoup pensent que le travail devrait être laissé aux professionnels.

Mais à la suite de nouvelles recherches, sept organisations de prévention du suicide, dont Lifeline, beyondblue, headspace et le Black Dog Institute ont annoncé un changement d'approche.

*L'ancien policier Paul Walshe a survécu à deux tentatives de suicide et affirme qu'une conversation plus ouverte sur le sujet pourrait aider à sauver des vies.(Photo : Eddie Jim)



La nouvelle campagne #YouCanTalk incite les gens ordinaires à demander à leur famille ou à leurs amis s'ils pensent au suicide, s'ils observent certains signes avant-coureurs, tels qu'un comportement inhabituellement insouciant ou un manque d'hygiène.

Il met également en garde les gens contre toute tentative de dissuader leurs proches de se suicider en leur disant à quel point cela nuirait à leur famille et à leurs amis, à la suite de preuves qui montrent que cela peut en fait faire en sorte que les gens se sentent moins bien dans leur peau.

La nouvelle campagne comprend une liste de signes indiquant que les gens peuvent être à risque de suicide, comme les sautes d'humeur extrêmes, le fait de parler de la mort et l'augmentation de la consommation d'alcool ou de drogues.

Signes :
1. S'isoler des amis, de la famille et des activités sociales.
2. Changement d'humeur ou sautes d'humeur extrêmes - tristesse, agitation.
3. désintérêt pour le maintien de l'hygiène personnelle ou de l'apparence
4.Comportement insouciant inhabituel, y compris l'augmentation de la consommation d'alcool ou de drogues.
5.Parler de la mort, du suicide et du désir de mourir.
* Cette liste n'est pas exhaustive. Laissez-vous guider par votre instinct.

Le sergent Paul Walshe, ancien détective de la police de Victoria, a dit que lorsqu'il a été plongé dans une période de dépression dévastatrice à la suite d'un incident traumatique au travail en 1999, il a éprouvé des symptômes auxquels on ne s'attendait pas.

Il a cessé de se souvenir des numéros de téléphone dont il se souvenait facilement et oubliait de descendre à l'étage droit lorsqu'il prenait l'ascenseur du bureau.

"Les rapports qui me prendraient 15 minutes à écrire me prenaient une heure. Je me disputais avec ma femme ", a dit M. Walshe.

"Toute ma personnalité a changé de facile à agiter tout le temps. Cela a brisé ma confiance. "
Au début de l'année 2004, M. Walshe a fait des préparatifs minutieux pour s'enlever la vie, perturbés seulement par la visite surprise de sa sœur à son domicile.

Plusieurs organisations de santé mentale unissent leurs forces pour lancer une campagne visant à encourager les Australiens de tous les jours à parler ouvertement du suicide.

 Il a dit qu'il ne voulait pas mourir, mais qu'il ne savait pas comment faire face.

Au cours de ces années tumultueuses, M. Walshe a dit qu'un certain nombre de personnes autour de lui, lui avait demandé comment il allait, mais il n'a pas été interrogé spécifiquement sur les plans de suicide. Il croit que la discussion aurait pu l'aider à mieux réfléchir à ce qu'il ressentait.

"Nous avons commencé il y a des années avec la campagne R U OK, mais maintenant il faut aller plus loin.

"Nous devons demander 'Es-tu en sécurité? Penses-tu au suicide? "

Chaque jour, environ huit personnes perdent la vie en se suicidant en Australie, avec 2866 décès en 2016 résultant d'automutilations volontaires.

Le directeur général de Beyondblue, Georgie Harman, a déclaré chaque jour que 200 autres personnes tentaient de se suicider.

"Ce ne sont pas de petits nombres. Ils doublent celui des accidents de la route au plan national.", a-t-elle dit.

Mme Harman a déclaré que bien que les organisations de santé mentale aient parlé de la prévention du suicide comme étant l'affaire de tous, jusqu'à présent, elles n'avaient pas fourni à la communauté des informations sur la façon exacte dont elles pouvaient jouer un rôle.

Les gens sont encouragés à dire à leurs proches qu'ils ont remarqué qu'ils se comportent différemment et, s'ils s'inquiètent de la possibilité, poser des questions sur des pensées suicidaires, puis écouter avec empathie et sans jugement.


Mme Harman a déclaré que la campagne #YouCanTalk compléterait le travail en cours de R U OK?, Qui est l'un des sept groupes qui collaborent à la nouvelle initiative.

Le projet a été motivé par des recherches récentes de l'Université de Melbourne qui ont découvert que beaucoup de gens craignaient à tort de parler de suicide et pourraient mettre cette pensée dans l'esprit de quelqu'un.

La professeure Helen Christensen, directrice de l'Institut Black Dog, a déclaré qu'il n'était pas dangereux de demander à quelqu'un s'il pensait se suicider ou de savoir s'il avait établi un plan.

"En fait, cela pourrait aider", a-t-elle dit.

"Il est important que nous connaissions tous les faits sur le suicide et nos efforts de prévention sont éclairés par ce que la recherche nous dit."

Pour en savoir plus sur la campagne, rendez-vous sur lifeinmindaustralia.com.au/youcantalk/


Crisis support can be found at Lifeline: (13 11 14 and lifeline.org.au), the Suicide Call Back Service (1300 659 467 and suicidecallbackservice.org.au) and beyondblue (1300 22 4636 and beyondblue.org.au)


Le support de crise peut être trouvé à Lifeline: (13 11 14 et lifeline.org.au), le service de rappel de suicide (1300 659 467 et suicidecallbackservice.org.au) et beyondblue (1300 22 4636 et beyondblue.org.au)


https://www.smh.com.au/healthcare/australians-urged-to-ask-loved-ones-about-suicide-thoughts-and-plans-20180718-p4zs7u.html

USA Une initiative pour sensibiliser à la prévention du suicide et promouvoir la santé mentale des anciens combattants

Une initiative pour sensibiliser à la prévention du suicide et promouvoir la santé mentale positive.

Fondée en 2015, Stack-Up un organisme de bienfaisance rassemble les vétérans et les sympathisants civils grâce à un amour partagé pour le jeu vidéo. Stack-Up sert les vétérans des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de l'OTAN pendant et après leurs déploiements en service actif.
Voir l'affiche
  en savoir plus https://stackup.org/services/stop-program/
Stack Up a annoncé en janvier 2018 une nouvelle initiative de prévention du suicide. Appelé le programme Stack Up Overwatch (STOP), il offre aux anciens combattants et au personnel militaire en service actif un accès permanent à une équipe de bénévoles formés et certifiés en gestion de crise. STOP sera disponible 24 heures sur 24 grâce à Discord.
Le programme Overwatch est dirigé par Stephanie Owens, elle-même technicienne des services médicaux d'urgence à la retraite et première intervenante en carrière.
"STOP est né d'un besoin", a déclaré Owens à Polygon. «J'ai remarqué que beaucoup de gens me tendaient la main personnellement et voulaient juste parler de choses. Peut-être qu'ils avaient des problèmes d'argent ou qu'ils ne se sentaient pas bien ou qu'ils avaient des problèmes à la maison avec leurs familles.
"Je me suis juste assise et je les ai écoutés. J'ai offert une oreille. ... J'ai été en mesure de les connecter avec certains services dans leur région pour les aider avec certaines de leurs factures. Et j'ai pensé: "Tu sais quoi? Je pense que peut-être que cela devrait être une chose. "
Les militaires en service actif font face à des pressions extraordinaires dans l'exercice de leurs fonctions, mais une fois leur service terminé, un autre défi commence. Une étude récente du ministère des Anciens Combattants des États-Unis a révélé que 20 anciens combattants se suicident tous les jours. La nouvelle génération d'anciens combattants n'a pas les mêmes structures de soutien que leurs parents et leurs grands-parents. Il appartient à des organisations comme Stack Up, a déclaré Owens, de créer un nouveau type de communauté à l'avenir.
Stack Up offre aux vétérans un sens de la communauté autour d'une passion commune pour les jeux vidéo. Grâce au programme Stacks, que Owens a aidé à construire et dirige encore, les sections locales de Stack Up organisent des rassemblements et des fêtes autour des jeux. Elle a dit que, pour certains jeunes vétérans, c'est leur seul moyen de communiquer avec leurs pairs.
"Quand ils ont commencé à faire ces soirées de jeu au [U.S. "Owens a dit," nous avions des gens qui venaient juste pour ça. Et ils le font encore, à ce jour, et c'est tout ce qu'ils vont sortir pour. Ils ne quitteront leur maison pour rien d'autre. Mais ils iront à ces soirées LAN.

"Les vétérans sont notre mission. Le jeu, c'est notre passion. »Est la mission de Stack Up qui sert de fil conducteur pour réunir les anciens combattants et les sympathisants civils à travers un amour partagé pour le jeu vidéo.

Chez Stack Up, nous reconnaissons que le PTSD, la dépression et la détresse émotionnelle touchent des millions de personnes et sont une cause majeure d'isolement et de suicide dans notre communauté. Le programme Stack Up Overwatch (StOP) est conçu pour surveiller notre communauté et fournir un soutien essentiel grâce à un accès 24 heures sur 24 à une équipe de bénévoles formés et certifiés en gestion de crise.
Voir l'affiche

 en savoir plus https://stackup.org/services/stop-program/

Janvier 2018 : Stack Up est heureux d'annoncer le programme Stack Up Overwatch (STOP)
Une initiative pour sensibiliser à la prévention du suicide et promouvoir la santé mentale positive.

Le programme Stack Up Overwatch (STOP) a commencé à être développé en décembre 2016 lorsque la directrice du programme Stacks Stephanie Owens a suggéré que Stack Up avait besoin de quelque chose pour ses membres qui ont besoin de parler, surtout pendant les vacances. "Les vacances peuvent être une période difficile pour beaucoup et nous voulons que notre communauté sache qu'ils ne sont pas seuls", a déclaré Mme Owens.

Conformément à la mission de Stack Up d'apporter réconfort et amitié aux vétérans qui font face au PTSD ou de retourner à la vie civile, le programme Stack Up Overwatch est composé de bénévoles vétérans et civils appelés l'escadron STOP qui sera disponible 24/7/365. Ils fourniront aux membres de la communauté Stack Up une variété de ressources qui font la promotion de la santé mentale et de la prévention du suicide, en plus de fournir une épaule sur laquelle s'appuyer au cas où ils auraient besoin de parler à quelqu'un.

Grâce à notre partenariat avec PsychArmor Institute, les candidats au programme seront soumis à un ensemble de cours présélectionnés. À la fin, les candidats recevront une évaluation pratique sur la façon dont ils se débrouillent en cas de crise. Une fois qu'ils ont passé le rassemblement, ils recevront un poste de membre de l'escouade STOP. Ils seront également tenus d'assister à la formation HIPAA.

Les services offerts par Stack Up ou les membres de la STOP Squad sont destinés à défendre et à éduquer et ne doivent pas être interprétés comme une consultation médicale ou psychiatrique.

À propos de Stack Up:

Fondée en 2015, Stack-Up (TAX ID: 47-5424265) rassemble les vétérans et les sympathisants civils grâce à un amour partagé pour le jeu vidéo. Stack-Up sert les vétérans des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de l'OTAN à travers trois programmes principaux: The Stacks, Supply Crates, and Air Assaults.. Suivez-nous sur Facebook et Twitter (@stackupdotorg).

À propos de l'Institut PsychArmor:

PsychArmor Institute est un organisme à but non lucratif 501 (c) (3) fournissant une éducation et un soutien gratuits à tous les Américains qui travaillent, vivent ou s'occupent des vétérans militaires et de leurs familles. PsychArmor recrute des experts en la matière reconnus à l'échelle nationale pour créer et offrir des cours en ligne sur des questions liées aux anciens combattants et à leurs familles. De plus, notre ligne de soutien «Vous aider à aider les anciens combattants» fournit une aide continuelle et des ressources approuvées aux civils, s'assurant qu'ils sont armés des outils nécessaires pour aider efficacement les anciens combattants et leurs familles. Pour plus d'informations sur PsychArmor, suivez-les sur Facebook et Twitter (@PsychArmor), ou visitez PsychArmor.org.

en savoir plus https://stackup.org/stack-up-announces-the-stack-up-overwatch-program/

Hôpital : quand les soignants inventent eux-mêmes des solutions à leur mal-être

Hôpital : quand les soignants inventent eux-mêmes des solutions à leur mal-être
17 juillet 2018 sur theconversation.com**

Auteurs *
Emmanuel Abord de Chatillon
Professeur Chaire Management et Santé au Travail, Université Grenoble Alpes
Nathalie Commeiras
Professeur des Universités en Gestion des Ressources Humaines, Université de Montpellier

 Les échanges au sein de l'équipe soignante sont un moyen efficace de lutter contre la souffrance au travail.
 Suicides d’infirmières, démissions en bloc de médecins urgentistes à bout de nerfs, grèves pour protester contre l’état des conditions de travail des soignants à l’hôpital font régulièrement la une des médias ces dernières années. L’absentéisme, de plus en plus fort, s’établit ainsi à 27 jours selon l’Agence Technique de L’Information sur l’Hospitalisation.

« La fatigue, l’épuisement, c’est le quotidien aujourd’hui à l’hôpital », s’inquiète Frédéric Valletoux, le président de la Fédération hospitalière de France (FHF). Les hôpitaux vont mal, et la santé de leur personnel, pas beaucoup mieux.

Et si les mieux placés pour trouver des solutions à ce mal-être étaient les soignants eux-mêmes ? Les travaux que nous avons menés récemment dans les hôpitaux et dans les cliniques montrent que les initiatives prises dans les unités de soin sont souvent les plus efficaces.
Une intensification du travail, davantage d’absentéisme

Les réformes de l’hôpital et de son financement se sont succédées depuis 30 ans. Elles ont modifié profondément l’organisation du travail des agents. Cela ne se fait pas, en effet, sans mettre sous pression des services déjà affectés par une intensification du travail qui a été encore plus forte entre 2003 et 2013 qu’au cours de la décennie précédente (Algava et coll., 2014).

À ces éléments s’ajoutent des contraintes très fortes liées aux nombreuses absences. Le personnel manque ; pour assurer les soins malgré tout, il faut rappeler les agents sur leurs temps de repos. Les métiers de l’hôpital sont de plus soumis à de très fortes contraintes émotionnelles. Le tout produit une perte de sens, dans une activité où cela est plus que nécessaire.

Face à ces difficultés, les managers ne restent pas les bras croisés. Les résultats de la recherche menée par notre équipe dans des hôpitaux publics et des cliniques privées en 2016 attestent que ces établissements mettent en place des actions de prévention des risques psychosociaux sans pour autant qu’il soit possible d’en évaluer l’efficacité.

Il s’agit d’enquêtes globales sur les conditions de travail, de diagnostics plus ou moins exhaustifs réalisés en collaboration avec des intervenants publics ou privés, de formations diverses et variées (méditation en pleine conscience, sensibilisation aux risques psychosociaux, gestion du stress…) ou encore de chartes de bon fonctionnement. Certaines structures offrent la possibilité de se détendre pendant les pauses, avec des salles de sport ou des fauteuils massants…
Usure, lassitude, perte de sens

Néanmoins, la situation ne semble pas évoluer sur le terrain. Dans toutes les institutions étudiées au cours de notre recherche, les soignants continuent à être soumis aux mêmes contraintes, avec les mêmes conséquences : absentéisme, lassitude, épuisement (ou burn-out), usure, perte de sens, sentiment de mal faire leur travail.

Les actions de prévention des risques psychosociaux s’inscrivent avant tout, aujourd’hui, dans des plans de communication. Il s’agit de « montrer que l’on fait », pour redorer une image écornée. L’effet pervers est que cela décourage les « bonnes volontés », et notamment celle des représentants du personnel qui ne souhaitent pas être perçus comme « des complices de la direction ».

Il faut dire aussi que l’hôpital, de plus en plus, ressemble à un monstre. Les établissements hospitaliers sont regroupés dans des pôles et des métiers qui sont autant de « mondes » différents. Les démarches de prévention venues d’en haut se heurtent à cette complexité. Les actions sont peu adaptées aux particularités de chaque métier et de chaque unité de soins. Les directions rencontrent alors des difficultés pour en assurer le suivi. Pour le personnel, ces actions apparaissent totalement artificielles. Ces démarches déconnectées du terrain « glissent » alors sur l’organisation, sans modifier l’activité au quotidien.
Le « bricolage » de solutions au sein des services

Dans un sursaut de survie, c’est au sein des services qu’émergent des solutions qui parviennent à limiter la souffrance au travail. Certains cadres de santé tentent d’améliorer eux-mêmes les conditions de travail de leurs collaborateurs. Comme si, face aux contraintes de l’hôpital et à l’inefficacité des démarches de prévention institutionnelles, le « bricolage » local, sous l’impulsion de l’encadrement, devenait le moyen ultime pour les soignants de se protéger d’un système délétère.

On peut ainsi donner l’exemple de ce service de gériatrie qui a totalement modifié le processus de toilette des patients d’une part en combinant tâches effectuées par un seul soignant et tâches en binômes et d’autre part en menant une réflexion sur les outils de la toilette (taille des serviettes, conditionnement du savon…) et sur les horaires pour améliorer à la fois la qualité du soin, mais aussi la relation au patient.

De plus, nombre de cadres de santé tentent de remettre en place des temps de parole, de réorganiser les moments de transmission entre équipes de jour et équipes de nuit pour les rendre plus efficaces. Ils créent aussi de nouveaux moments d’échanges où chacun peut s’exprimer et partager ce qu’est aujourd’hui le cœur de son métier et de ses difficultés.
Des échanges de services et des arrangements réciproques

Cette relation informelle est faite de soutien et d’arrangements réciproques. Face aux difficultés à gérer les emplois du temps et l’absentéisme, il s’agit de trouver des solutions qui conviennent à l’ensemble des parties. On assiste souvent à des échanges de services autour des plannings de chacun. Néanmoins, ces solutions sont éminemment dépendantes des cadres qui les portent, donc fragiles.

Les mécanismes d’entraide s’étendent aussi aux relations entre cadres de santé au sein d’un même établissement et plus particulièrement d’un même pôle. Des prêts de matériel ou de personnel peuvent s’opérer entre services, des patients peuvent être hébergés temporairement dans un service ami. Ces phénomènes reposent avant tout sur les bonnes relations entre les cadres concernés.

Enfin, les soignants prennent aussi la main, hors de toute intervention hiérarchique, pour trouver eux-mêmes des solutions. Ils créent parfois de nouvelles règles, pour réaliser les soins dans de meilleures conditions (comme par ex. mettre en œuvre à deux des soins devant être a priori être réalisés seuls ou réciproquement). Ils peuvent aussi forger de nouveaux espaces de communication, comme un groupe Facebook de leur équipe pour la transmission des consignes et les échanges de planning.
Reproduire ce qui est réussi dans un service

Nous pensons qu’à partir de ces expériences, il reste de la place pour une action concrète de la part des managers. À eux de faire l’inventaire des initiatives locales, dans leur établissement, et de tenter de reproduire ce qui est réussi dans un service au sein des autres.

Les managers peuvent aussi aider à reconstruire les collectifs de travail. Le développement d’espaces de discussion sur le travail semble, de ce point de vue, une piste essentielle d’action, comme montré dans deux études publiées en 2013 et en 2017. Cependant, pour atteindre pleinement son efficacité, la discussion doit s’ancrer dans les pratiques quotidiennes de travail et donner lieu à de vrais débats. Il reste donc, à l’hôpital, à donner suffisamment de ressources aux managers pour qu’ils puissent animer pleinement de telles rencontres.

*

Déclaration d’intérêts
Le projet de recherche sur la prévention des RPS à l'hôpital a reçu un soutien financier de la DGAFP (Directions Générale de l'Administration et de la Fonction Publique).
La recherche sur la prévention des RPS à l'hôpital a reçu un soutien financier de la DGAFP (Direction Générale de l'Administration et de la Fonction Publique). Elle est membre de l'Association Francophone de la Gestion des Ressources Humaines.
Partenaires
Université Grenoble Alpes apporte des fonds en tant que membre fondateur de The Conversation FR.
Université de Montpellier apporte un financement en tant que membre adhérent de The Conversation FR.
Voir les partenaires de The Conversation France Republier cet article

** https://theconversation.com/hopital-quand-les-soignants-inventent-eux-memes-des-solutions-a-leur-mal-etre-89504

jeudi 19 juillet 2018

"Le secret d'Annie" : le court-métrage de l'Unisda pour sensibiliser au risque de détresse psychologique des personnes sourdes ou malentendantes

"Le secret d'Annie" : le court-métrage de l'Unisda pour sensibiliser au risque de détresse psychologique des personnes sourdes ou malentendantes est disponible !
source Unisda12 juillet

L'enquête nationale menée par l’Unisda en 2010 et celle du Baromètre Santé Sourds et Malentendants conduite par Santé publique France en 2011/2012 ont mis en lumière l’existence et la gravité du mal-être des personnes sourdes ou malentendantes ou ayant des troubles de l’audition qui, par rapport à la population générale :
- sont près de trois fois plus en situation de détresse psychologique ;
- ont cinq fois plus d’idées suicidaires ;
- ont fait, au cours de leur vie, deux à trois plus de tentatives de suicide.
A la suite de ces enquêtes, un court-métrage « Le Secret d’Annie » a été produit par l’UNISDA (et la participation du Bucodes Surdifrance, de la Société centrale, de la FNSF Fédération Nationale des Sourds de France, de l'AFIDEO, de France Acouphènes, de l'Arpada, de l'ACFOS et de la Fédération 3977 contre la maltraitance), avec le soutien de Santé publique France (ex-INPES) et du Groupe Klesia, pour servir de support pédagogique de sensibilisation au risque de détresse psychologique des personnes sourdes et malentendantes ou ayant des troubles de l’audition.
Ce court-métrage de 11 minutes est composé de deux parties :
- La première partie (5 minutes) met en scène Annie, malentendante, invitée à une soirée conviviale par une nouvelle collègue de travail. Durant le dîner, Annie pourtant joviale au départ, se renferme sur elle-même, et finit par se retrouver à l'écart du groupe d'amis… Ce film permet de souligner combien ce handicap invisible peut avoir de répercussions importantes sur la fatigue, l'image de soi, les relations en société, et conduire à une forte souffrance psychologique.
- La seconde partie (6 minutes) donne la parole à des représentants associatifs (Bucodes SurdiFrance, FNSF, Afideo, France Acouphènes) pour expliquer les raisons de la détresse psychologique des personnes sourdes et malentendantes ou ayant des troubles de l’audition, et proposer des comportements adaptés pour mieux les accompagner. Le film complet est disponible (avec sous-titrage et interprétation en LSF) pour les formateurs et les associations en le demandant à l'UNISDA (en précisant son mode d'emploi et les publics visés) : contact@unisda.org
Nos objectifs :
1 - Sensibiliser à la prévention du risque de détresse psychologique les acteurs professionnels en relation avec des personnes ayant une surdité ou des troubles de l’audition (notamment, prévention des pensées suicidaires et du passage à l’acte chez les jeunes) ;
2 – Améliorer le repérage des signes de souffrance psychologique ainsi que les stratégies d’intervention précoce.
Bande annonce https://www.facebook.com/487370610296/videos/10160579219015297/

Appel à contribution Dispositifs numériques et dévoilement de soi

Appel à contribution
Dispositifs numériques et dévoilement de soi
Numéro thématique de la revue « CORPUS »
* * *
Source calenda.org  18 juillet 2018 par Céline Guilleux

Résumé
Dans ce numéro spécial de la revue Corpus, nous souhaitons rassembler des contributions qui s’inscrivent soit dans les dispositifs d’écoute, soit dans les dispositifs d’accueil, d’appui et d’accompagnement. Transversalement nous attendons une réflexion sur la collecte et le traitement des données, sur les aspects traitements automatiques des langues ou déontologiques liés au terrain et sur les résultats d’analyse.
Annonce
Argumentaire
Les dispositifs d’écoute[1] (le 115 [Samu social], le 119 [violences subies par les enfants (violences psychologiques, physiques et sexuelles)] le 3919 [violences faites aux femmes], Allo Écoute Ado, SOS amitié, SOS dépression, SOS Suicide Phénix, Écoute-famille, etc.), d’accueil, d’appui et d’accompagnement (le REAPP[2], l’association Le refuge, plateformes répit, etc.) s’adaptent aux nouveaux usages grâce à l’outil numérique qui, à travers son omniprésence, revêt une pluralité des formes (Zetlaoui 2016, Boullier 2016).
Dans le cadre particulier des dispositifs d’écoute, le passage de l’appel téléphonique au tchat par exemple reconfigure tant la relation humaine (les émotions et l’empathie notamment ne passent plus par la voix, mais par des stratégies d’écriture) que la production du discours : faire part de sa souffrance est toujours difficile d’où les registres de l’euphémisme, de l’atténuation, des circonlocutions, du discours précautionneux, des lexicalisations prudentes, des actes indirects, des préliminaires, des justifications, des autocorrections, ou les registres de l’hyperbole, de l’emportement, des lexicalisations marquées et pittoresques, des actes directs (Vion, 2000 : 244), de l’humour ; l’adaptation à l’interface numérique (phases de demande d’identification de l’écoutant de la part de l’appelant liée à l’absence de voix porteuse, de genre, d’âge, contractions de termes, émoticons) ou la modification de la relation interactionnelle (décalage entre la formation reçue par les écoutants et les attentes des appelants, etc.) sont autant d’aspects à étudier.
Dans le cadre des dispositifs d’appui ou d’accompagnement, le passage de l’appel téléphonique au forum (forum Age village qui consiste à accompagner la fin de vie, forum atelier aidant.fr , aidonslesnôtres qui consiste à faciliter le partage d’expériences…) sur des sites de références reconfigure les rôles : les participants s’autorégulent, certains sont expérimentateurs, d’autres sont experts ; le dispositif reconfigure également les types de communautés (communauté d’apprentissages, de pratiques, d’intérêts (Wenger 1998)) et les discours qui y sont tenus.
Le dispositif d’écoute via le tchat induit pour les appelants la production de récits de vie (Nossik 2011) à travers lesquels ils mettent en mots leurs difficultés, leur mal-être, etc. produisant ainsi des données sensibles confidentielles utilisables uniquement dans le cadre de projets de recherche alors que le dispositif d’appui ou d’accompagnement via les forums produit des données ouvertes et participatives avec des procédures d’autorégulation et de régulation par un tiers. Ces données écrites sous forme numérique (tchat, forum, sites internet etc.) créent du volume et donnent la possibilité de lire des posts sans nécessairement être concerné ou au contraire, de participer à son écriture axée sur le dévoilement de soi, de contrôler, de réguler, de réaccéder au contenu, de relire autant de fois que nécessaire le contenu, ce qui change considérablement notre rapport aux données pour de nouvelles voies d'analyses. Les données numériques produites dans le dévoilement de soi deviennent par conséquent immenses et pour les analyser, une méthodologie croisée entre informatique et sciences humaines et sociales s’avère utile (Paveau 2017), voire indispensable pour faire émerger des solutions tant du côté du dispositif de médiation que du côté des utilisateurs.
Nature des contributions attendues
Dans ce numéro spécial de la revue Corpus, nous souhaitons rassembler des contributions qui s’inscrivent soit dans les dispositifs d’écoute, soit dans les dispositifs d’accueil, d’appui et d’accompagnement. Transversalement nous attendons une réflexion sur la collecte et le traitement des données, sur les aspects traitements automatiques des langues ou déontologiques liés au terrain et sur les résultats d’analyse.

Ces contributions porteront principalement (mais pas exclusivement) sur un ou plusieurs axes suivants :

Les aspects méthodologiques
Construction du corpus
Validité des données
Déontologie

L’interdisciplinarité dans le traitement des données
entre informatique et sciences humaines
entre informatique et sciences sociales

Les formes de décalages produits par les nouveaux usages
entre écoutant et appelant
entre registres

Les formes discursives émergentes
formes / constructions argumentatives qui émergent
figements…

L’apparition de communautés
Rôles qui émergent
Légitimité de celui qui incarne une parole publique

Les perspectives interactionnelles
Formules d’ouverture et de fermeture
Les échanges
L’humour

La valorisation des résultats
Calendrier et modalités de soumission
30 juin 2018 : Diffusion de l’appel à contributions
15 septembre 2018 : Rappel
30 novembre 2018 : Réception des propositions de contribution (2000 signes environ)
15 février 2019 : Réception de la version définitive des articles (de 35 000 à 50 000 signes maximum espaces compris) pour évaluation en double aveugle
30 mars 2019 : Notification de l'acceptation (sans modification ou avec modifications) ou du refus des propositions de contributions et directives éventuelles
30 avril 2019 : Réception de la version définitive des articles avec résumé et métadonnées de l’auteur.
septembre 2019 : Dernière navette pour correction de coquilles et relecture finale
Dernier trimestre de 2019 : publication
Notes

[1] Au sens de Fassin 2014.

[2] Le REAPP est un réseau d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents au sein du ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui a pour ambition de redonner confiance aux parents et de les aider à assurer leur rôle parental.

Dates
vendredi 30 novembre 2018


Fichiers attachés
Argumentaire dispositifs numériques et dévoilement de soi.pdf

Mots-clés
sciences du langage, informatique


Contacts
Gudrun Ledegen
courriel : gudrun [dot] ledegen [at] univ-rennes2 [dot] fr

Frédéric Pugniere-Saavedra
courriel : frederic [dot] pugniere-saavedra [at] univ-ubs [dot] fr

Source de l'information
Frédéric Pugniere-Saavedra
courriel : frederic [dot] pugniere-saavedra [at] univ-ubs [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Dispositifs numériques et dévoilement de soi », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 18 juillet 2018, https://calenda.org/456119

CANADA ETUDE RECHERCHE ce que les notes sur le suicide nous apprennent sur les expériences en matière de maladie mentale et de soins de santé mentale

D'après article  Centre for Addiction and Mental Health 16.Jul.2018 What suicide notes teach us about experiences with mental illness and mental health care*

TORONTO, le 16 juillet 2018 - L'étude des notes de suicide peut-elle aider les cliniciens dans leurs efforts pour prévenir le suicide? C'est la prémisse d'une nouvelle étude du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) et du Sunnybrook Health Sciences Centre, publiée dans le Canadian Journal of Psychiatry.

L'étude a porté sur 1 565 cas de suicide, identifiés par le Bureau du coroner en chef de l'Ontario, entre 2003 et 2009. Dans environ le tiers de ces cas, une note de suicide a été référencée et dans 290 cas une copie ou une transcription a été inclus dans le fichier. Au sein de ce groupe, les auteurs de l'étude se sont concentrés sur un sous-ensemble de 36 notes de suicide qui faisaient explicitement référence à la maladie mentale et / ou aux soins de santé mentale.

"En enquêtant sur les notes de suicide, nous avons l'occasion d'améliorer notre compréhension de l'état d'esprit des gens dans les moments précédant leur suicide suicide. L'espoir est que nous pouvons utiliser cette information pour comprendre les schémas de pensée qui contribuent au suicide. Ces modèles peuvent être la cible d'un traitement chez les personnes à risque », a déclaré l'auteur principal, le Dr Juveria Zaheer, clinicien-chercheur à l'Institut de recherche sur les politiques en matière de santé mentale de CAMH.

Dans les notes, les auteurs ont trouvé trois thèmes principaux qui pourraient améliorer l'identification et le traitement des personnes atteintes de maladie mentale qui sont à risque de suicide.

Sentiments de contrôle et d'impuissance

Beaucoup de personnes qui se sont suicidées ont senti qu'elles n'avaient aucun contrôle sur leur maladie mentale et son impact sur leur vie. D'autres ont senti qu'ils contrôlaient leur vie, mais ils étaient fâchés d'être incapables de changer la trajectoire de leur maladie.
Voir leur situation comme une bataille entre le «vrai soi» et la maladie mentale.
Plusieurs auteurs ont décrit la maladie mentale comme un adversaire qui doit être «combattu», ce qui semble épuiser des ressources mentales et émotionnelles précieuses. Ils ont perçu la lutte comme une «bataille perdue», conduisant à des sentiments d'épuisement.
Expériences de traitement de santé mentale qui mènent au désespoir et à l'auto-accusation.
Dans plus de la moitié des notes de suicide, les auteurs ont fait référence à un traitement de santé mentale antérieur. Alors que certains ont exprimé un sentiment de désespoir, sentant qu'il n'y avait rien qui puisse être fait pour les aider à aller mieux, d'autres se sont reproché de ne pas avoir répondu positivement au traitement. Dans le contexte de la dépression sévère et d'autres maladies mentales, il peut être difficile pour les patients de maintenir l'espoir que leur état s'améliorera.

Les auteurs soulignent que la maladie mentale peut être traitée et que toutes les personnes touchées méritent d'avoir accès en temps opportun à un traitement de haute qualité. L'une des implications pour les cliniciens dans l'évaluation du risque de suicide est l'importance de comprendre les différentes façons dont leurs patients interprètent leur maladie mentale. En comprenant les pensées intérieures d'une personne avant de mourir par suicide, il y a des implications cliniques évidentes pour cette recherche.

«Il est très important que les cliniciens parlent à leurs patients de leurs pensées et de leurs croyances concernant la maladie mentale et les soins de santé mentale», a déclaré l'auteur principal, le Dr Zainab Furqan, un résident en psychiatrie de l'Université de Toronto. Les auteurs disent que les cliniciens devraient faire un effort conscient pour identifier les sentiments d'impuissance ou un sentiment de désespoir dans le contexte d'une dépression, créant une opportunité pour des interventions qui peuvent réduire la probabilité de suicide.

Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) est le plus grand hôpital d'enseignement en santé mentale et en toxicomanie du Canada et un centre de recherche de premier plan dans ce domaine. CAMH combine les soins cliniques, la recherche, l'éducation, l'élaboration de politiques et la promotion de la santé pour aider à transformer la vie des personnes touchées par la maladie mentale et la toxicomanie. CAMH est entièrement affilié à l'Université de Toronto et est un centre collaborateur de l'Organisation panaméricaine de la santé et de l'Organisation mondiale de la santé. Pour plus d'informations, veuillez suivre @CAMHnews et @CAMHResearch sur Twitter.
http://www.camh.ca/en/camh-news-and-stories/what-suicide-notes-teach-us-about-experiences-with-mental-illness-and-mental-health-care


Références étude citée

I Can’t Crack the Code”: What Suicide Notes Teach Us about Experiences with Mental Illness and Mental Health Care

Zainab Furqan, MD, BASc 1, Mark Sinyor, MD, FRCP(C), MSc 2, 3, Ayal Schaffer, MD, FRCP(C)1, 2, 3, Paul Kurdyak, MD, FRCP(C), PhD4, 5, 6, Juveria Zaheer, MD, FRCP(C), MSc1, 4

1 Department of Psychiatry, University of Toronto, Toronto, Ontario

2 Evaluative Clinical Sciences, Hurvitz Brain Sciences Research, Sunnybrook Research Institute, Toronto, Ontario

3 Mood and Anxiety Disorders Program, Sunnybrook Health Sciences Centre, Toronto, Ontario

4 Health Outcomes and Performance Evaluation (HOPE) Research Unit within the Social and Epidemiological Research Program, Centre for Addiction and Mental Health, Toronto, Ontario

5 Department of Psychiatry and Institute of Health Policy Management and Evaluation, University of Toronto, Toronto, Ontario

6 Mental Health and Addictions Research Program at the Institute for Clinical Evaluative Science (ICES), Toronto, Ontario

Corresponding Author: Juveria Zaheer, MD, FRCP(C), MSc, Centre of Addiction and Mental Health, 250 College Street, Toronto, Ontario M5S 2S1, Canada. Email: juveria.zaheer@camh.ca


Objectif :

Bien que la maladie mentale soit un facteur de risque du comportement suicidaire et que de nombreuses personnes décédées par suicide reçoivent des soins de santé mentale avant de mourir, il y a un manque comparatif de recherche qui explore leurs expériences avec la maladie mentale et les soins. Les notes de suicide offrent un aperçu unique de ces expériences subjectives. Notre étude explore les questions suivantes: « Comment la maladie mentale et les soins de santé mentale sont-ils vécus par les personnes décédées par suicide qui laissent des notes de suicide? » et « Quel rôle ces expériences jouent-elles dans leur cheminement vers le suicide? »

Méthode :

Nous avons utilisé un cadre théorique constructiviste ancré pour choisir de mettre l’accent sur une analyse qualitative, de procéder à un codage ouvert ligne par ligne, à un codage axial, et à une théorisation des données. Notre échantillon est un ensemble de 36 notes de suicide qui font explicitement mention de la maladie mentale et/ou des soins de santé mentale, délibérément sélectionnées d’un échantillon plus grand de 252 notes.

Résultats :

Les principaux thèmes de notre échantillon étaient 1) Négociation de sa capacité d’agir dans le contexte de la maladie mentale; 2) Conflit entre le soi et la maladie; 3) Expériences de traitement de santé mentale menant au désespoir et à l’auto-accusation. Ces expériences avec la maladie mentale et les soins de santé mentale peuvent provoquer l’épuisement et un désir d’exercer une capacité d’agir, ce qui contribue au comportement suicidaire.

Conclusions et pertinence :

Cette étude présente des perspectives uniques de personnes décédées par suicide, dont les voix et les expériences n’ont peut-être pas été entendues ailleurs, ce qui répond à un déficit important de la littérature existante. Ces aperçus peuvent enrichir les soins cliniques ou renforcer les programmes de prévention du suicide existants.

http://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/0706743718787795?journalCode=cpab




USA Guides Après une tentative de suicide

Des guides publiés par The Substance Abuse and Mental Health Services Administration (SAMHSA)
After an Attempt
- Après une tentative : guide pour prendre soin de vous après votre traitement aux urgences- Après une tentative : guide à l'intention des fournisseurs de soins médicaux du service des urgences pour prendre en charge les survivants à la tentative de suicide- Après une tentative :  guide pour prendre soin de votre membre de la famille après le traitement à l'urgence
(Existent aussi en version espagnole)


- After an Attempt  A Guide for Taking Care of Yourself After Your Treatment in the Emergency Department
After an Attempt: Guide for Taking Care of Yourself (PDF, 640 KB)
This brochure helps people recovering from a suicide attempt. It discusses how to find healing, hope, and help after emergency room treatment, including how to cope with future thoughts of suicide. The brochure also offers ways to connect with other suicide attempt survivors and lists free apps and other resources to help you move forward.
Publication Date: 6/2018
https://store.samhsa.gov/product/A-Guide-for-Taking-Care-of-Yourself-After-Your-Treatment-in-the-Emergency-Department/SMA18-4355ENG


- After an Attempt  A Guide for Medical Providers in the Emergency Department Taking Care of Suicide Attempt Survivors
After an Attempt: Guide for ER Medical Providers
This brochure offers emergency department providers tips for enhancing treatment for people who have attempted suicide. It also offers information about communicating with families, HIPAA, patient discharge, and resources for medical professionals, patients, and their families.
Publication Date: 6/2018

https://store.samhsa.gov/product/A-Guide-for-Medical-Providers-in-the-Emergency-Department-Taking-Care-of-Suicide-Attempt-Survivors/SMA18-4359


After an Attempt A Guide for Taking Care of Your Family Member After Treatment in the Emergency Department
After an Attempt, After ER: Care of Family Member (PDF, 336 KB)

This brochure was developed by and for family members whose loved one attempted suicide. It provides information about what to expect in the emergency room, and how to take care of yourself and your family member following the attempt. It also offers resources to help you move forward.
Publication Date: 6/2018


en savoir plus https://www.samhsa.gov/