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lundi 1 août 2022

AUSTRALIE ETUDE RECHERCHE Le projet Buoy teste sept programmes différents de prévention du suicide destinés aux garçons et aux hommes

Prévention du suicide chez les garçons et les hommes
D'apres Suicide prevention for boys and men Date de publication :  1er août 2022
Public visé :  Grand public sur https://www.health.gov.au*
Prof. Jane Pirkis


En Australie, les garçons et les hommes ont trois fois plus de risques de mourir par suicide que les filles et les femmes. Le projet Buoy teste sept programmes différents de prévention du suicide destinés aux garçons et aux hommes. L'objectif est de découvrir quels programmes pourraient être les plus efficaces pour réduire le suicide chez les hommes.


Le suicide masculin est un problème de longue date

Soixante-quinze pour cent de tous les suicides en Australie sont le fait de garçons et d'hommes, déclare le professeur Jane Pirkis de l'université de Melbourne.

Le suicide est la principale cause de décès chez les hommes australiens âgés de 15 à 49 ans. Les recherches de Jane Pirkis indiquent que cela pourrait être dû au fait que moins d'hommes tendent la main lorsqu'ils ne vont pas très bien.

La société encourage les garçons et les hommes à être stoïques et autonomes. Cela peut être une grande qualité dans de bonnes circonstances.

Mais dans les moments difficiles, l'autosuffisance peut empêcher les garçons et les hommes de parler à un ami ou de faire appel à des services professionnels. Ou bien l'aide qu'ils obtiennent de ces services peut ne pas leur convenir", explique Jane.

Certains hommes seraient peut-être encore en vie aujourd'hui s'ils s'étaient sentis capables de parler à quelqu'un de ce qu'ils ressentaient.

Le projet Buoy teste des solutions

Jane dirige une équipe de cinq universités travaillant avec quatorze organisations communautaires et industrielles engagées dans la prévention du suicide masculin.

L'équipe teste sept programmes de prévention du suicide conçus pour les garçons et les hommes afin de déterminer leur efficacité. L'équipe modélisera ensuite ce qui se passerait si les programmes efficaces étaient étendus à toute l'Australie. Le projet Buoy est financé par 5,6 millions de dollars du Medical Research Future Fund.
Les programmes destinés aux garçons et aux hommes sont-ils efficaces ?

Les chercheurs veulent savoir si les programmes réduisent le taux de suicide chez les hommes s'ils

    encouragent les garçons et les hommes à demander de l'aide, et
    adaptent les interventions à leurs besoins spécifiques.

L'équipe répond à cette question en menant des essais contrôlés randomisés de sept programmes visant à prévenir le suicide chez les hommes.
Les programmes "en amont" encouragent les garçons et les hommes à demander de l'aide

Cinq des programmes sont des programmes "en amont" qui encouragent les hommes à demander de l'aide s'ils en ont besoin. Il s'agit des programmes suivants

    Breaking the Man Code (briser le code de l'homme) - ateliers pour les garçons de la 10e à la 12e année à l'école.
    Ahead of the Game - ateliers pour les garçons de 12 à 17 ans, les parents et les entraîneurs dans les clubs sportifs
    MATES dans l'industrie manufacturière - formation et soutien pour les travailleurs masculins de l'industrie manufacturière.
    Conversations sur le suicide - formation spécialisée aux premiers secours en matière de santé mentale pour les hommes âgés dans les Men's Sheds.
    Vidéo médiatique sur la prévention du suicide chez les hommes, destinée aux garçons et aux hommes de la communauté.

Les programmes "en aval" fournissent des services aux personnes en quête d'aide.

Deux des programmes sont des programmes "en aval" qui fournissent des services aux garçons et aux hommes lorsqu'ils demandent de l'aide. Il s'agit des programmes suivants

    Les services spécialisés de Lifeline conçus pour répondre aux besoins des garçons et des hommes.
    Une formation "Men in Mind" destinée aux psychologues et autres professionnels de la santé mentale, conçue pour leur permettre d'utiliser des thérapies efficaces pour les clients masculins.

Les essais diffèrent dans leur conception, en fonction du programme. La plupart des essais consistent à randomiser les garçons ou les hommes pour qu'ils reçoivent le programme ou qu'ils servent de "témoins".

L'équipe teste également différents résultats. La plupart des résultats encouragent la recherche d'aide et l'offre d'aide. L'idée est que si un programme atteint ces résultats, cela pourrait nous permettre d'intervenir rapidement auprès des garçons et des hommes. Cela pourrait les empêcher de mettre fin à leur vie.
Changer le taux de suicide chez les hommes

Il faut faire en sorte que la norme soit que les garçons et les hommes qui ont des difficultés sentent qu'ils peuvent en parler à quelqu'un. Et vous voulez également vous assurer que s'ils franchissent la porte d'un service, ils obtiennent le bon type de soutien", explique Jane.

Jane travaille dans le domaine de la prévention du suicide depuis plus de 25 ans. Tous ceux qui travaillent dans le domaine de la prévention du suicide sont préoccupés par le suicide masculin", dit-elle. Il suffit de regarder les chiffres pour se rendre compte qu'il s'agit d'un problème très important".

Si cette recherche permet de faire bouger ces chiffres, ce serait formidable. Le projet Buoy devrait s'achever en 2024.


Resources

Watch the video – Boys don't cry

Head to Health – I need help now

Source https://www.health.gov.au/news/suicide-prevention-for-boys-and-men

lundi 11 juillet 2022

CANADA Santé mentale et prévention du suicide chez les hommes – Synthèse des données

Santé mentale et prévention du suicide chez les hommes – Synthèse des données

Des 4 000 décès par suicide estimés au Canada chaque année, 75 % sont des hommes. Au Canada, le suicide est la deuxième cause de décès en importance chez les hommes âgés de 15 à 39 ans (après les décès de cause accidentelle). La recherche portant sur les différences sexuelles dans les comportements suicidaires a révélé un paradoxe lié au genre, où les hommes sont plus susceptibles de mourir d’un suicide, tandis que les femmes sont plus susceptibles de faire des tentatives de suicide. Entre 1981 et 2017, les hommes ont été systématiquement associés à des taux de mortalité attribuable au suicide plus élevés que les femmes. Durant cette période, le « rapport homme-femme » moyen de décès par suicide était de 3,4:1, ce qui signifie que les hommes sont morts par suicide en moyenne 3,4 fois plus souvent que les femmes. Non seulement ces taux disproportionnellement élevés ont-ils été observés au fil du temps, mais aussi sur l’ensemble de la durée de vie, alors que les taux de suicide chez les hommes sont systématiquement plus élevés que chez les femmes à tous les âges.

Il est rare qu’une seule « raison » explique le décès d’une personne par suicide. Au contraire, les comportements suicidaires sont influencés par une combinaison de facteurs — biologiques, cliniques, environnementaux, psychologiques et socioculturels — échelonnés tout au long de la vie. Les facteurs qui contribuent au suicide et ceux qui protègent contre le suicide fluctuent et varient entre les personnes et les sous-groupes, de même qu’entre les groupes d’âge, les stades de la vie et les circonstances. Ceci étant, les hommes partagent plusieurs facteurs importants qui augmentent leur risque de suicide. Ainsi, il est essentiel de comprendre pourquoi les hommes meurent par suicide à un taux si élevé, et de déterminer quels hommes sont les plus à risque, afin de pouvoir élaborer et mettre en oeuvre des stratégies de prévention du suicide efficaces pour cette population.

En plus de résumer les données probantes portant sur les facteurs qui augmentent le risque de suicide et de décès par suicide chez les hommes, les sous-groupes qui sont associés à un risque plus élevé, et les répercussions potentielles et observées de la COVID-19 chez les hommes en lien avec la santé mentale et le suicide, la présente synthèse de données soulignera les pratiques exemplaires et prometteuses en matière de prévention du suicide.

https://commissionsantementale.ca/resource/sante-mentale-et-prevention-du-suicide-chez-les-hommes-synthese-des-donnees/

lundi 27 juin 2022

ETUDE RECHERCHE USA Suicide : quels sont les facteurs de risque qui distinguent les femmes des hommes ?

Suicide : quels sont les facteurs de risque qui distinguent les femmes des hommes ?
Bommersbach TJ & al.
J Affect Disord
15 août 2022    Caroline Guignot
Résumé d’articles
27 juin 2022 https://www.univadis.fr/*

À retenir

Selon une étude américaine conduite auprès d’un large échantillon d’adultes représentatifs de la population générale américaine, les femmes ont 1,78 fois plus de risque que les hommes de déclarer avoir fait une tentative de suicide au cours de leur vie, ce qui se vérifie également en France.

Les facteurs de risque associés à un antécédent de tentative de suicide sont quasiment tous les mêmes entre les deux genres, mais l'ampleur de l'association est parfois différente entre eux pour un même facteur de risque. Le fait de présenter certains troubles psychiatriques (dépression, psychose,…) a par exemple un impact moindre sur le risque de tentative de suicide chez les femmes par rapport aux hommes, alors que les femmes ayant déjà été incarcérées ou ayant vécu un évènement traumatique sont plus exposées au risque.

Pris globalement, ces facteurs n'expliquent que partiellement la différence de risque de tentative au cours de la vie, suggérant l’existence d’autres paramètres que ceux étudiés dans ce travail (soit les paramètres sociodémographiques et 42 comorbidités psychiatriques, médicales et paramètres comportementaux).

Pourquoi c’est important ?

Il est épidémiologiquement décrit que les femmes sont plus nombreuses à faire des tentatives de suicide tandis que les hommes décèdent plus souvent de suicide qu’elles. Cette contradiction repose sans doute sur différents facteurs, notamment la prévalence de comorbidités psychiatriques et les méthodes employées pour attenter à ses jours qui sont différentes pour les deux genres. Mais aucune étude ne s’est véritablement penchée sur la comparaison la plus exhaustive possible des facteurs de risque associés à chacun des genres. Cette étude avait donc pour objectif de combler cette lacune.

Méthodologie

Ce travail a été conduit à partir de la troisième vague de l'enquête américaine NESARC-III, une enquête transversale menée auprès d'adultes non institutionnalisés représentatifs de la population générale afin de de recueillir des informations sur la consommation d’alcool et sur les troubles liés à la consommation de substances ainsi que leurs conséquences. Cette analyse n’a inclus que les sujets qui avaient répondu à la question demandant s’ils avaient déjà tenté de se suicider (n=36.171, représentatifs de 234.473.328 adultes à l'échelle nationale).

Principaux résultats

Au total, 1.995 (5,5%) des 36.171 participants de l’enquête avaient déclaré avoir déjà fait une ou plusieurs tentatives de suicide, parmi lesquels on comptait 1.376 femmes. Le taux de réponse positive était ainsi de 6,8% chez les femmes et 3,9% chez les hommes. Aussi, selon l’analyse avant ajustement, les femmes avaient 1,78 [1,61-1,96] fois plus de risques que les hommes de faire des tentatives de suicide au cours de leur vie.

L’analyse sociodémographique a montré que les femmes étaient moins exposées aux tentatives de suicide que les hommes si elles n’avaient jamais été mariées, si elles étaient séparées, divorcées ou veuves et, dans une moindre mesure, si elles avaient un revenu inférieur à 40.000$.

L’étude a ensuite évalué l’influence de 42 comorbidités psychiatriques, médicales et paramètres comportementaux : elle a évalué statistiquement le risque de tentative de suicide associé en fonction du sexe, du fait d’être exposé ou non à ce paramètre, et en fonction de la combinaison des deux. Le fait d’être exposé à la plupart de ces facteurs était aussi associé à un risque accru par rapport au fait de ne pas y être exposé, chez les hommes comme chez les femmes. Par ailleurs, le risque pour une même comorbidité était plus élevé pour les femmes que les hommes, notamment pour les troubles anxieux généralisés, la dysthymie, les troubles paniques, les troubles de la personnalité et les psychoses et schizophrénie.

La combinaison des deux (le fait d’être une femme et d’être exposée) ne conduisait pas à des différences significatives pour la plupart de ces déterminants par rapport aux hommes, sauf pour certaines d’entre elles : d’une part, l’existence de différents troubles psychiatriques (troubles de la personnalité borderline, de psychose, dépression, dysthymie, troubles anxieux) conduisait à un moindre risque de tentative de suicide pour les femmes. De même, les antécédents parentaux de consommation de drogues ou de tentative de suicide diminuait le risque de tentative de suicide chez les femmes, alors que les antécédents d’incarcération ou d’évènements traumatiques augmentaient leur risque.

Ces facteurs n'expliquent que partiellement la différence de risque de tentative au cours de la vie puisqu'après ajustement sur l'ensemble des paramètres significatifs, l'odds ratio reste supérieur chez les femmes (ORa 1,53 [1,12-2,08]) suggérant l’existence d’autres paramètres non étudiés ici

Voir l'abstract

Références
Bommersbach TJ, Rosenheck RA, Petrakis IL, Rhee TG. Why are women more likely to attempt suicide than men? Analysis of lifetime suicide attempts among US adults in a nationally representative sample. J Affect Disord. 2022;311:157-164. doi: 10.1016/j.jad.2022.05.096. PMID: 35598742

* https://www.univadis.fr/viewarticle/suicide--quels-sont-les-facteurs-de-risque-qui-distinguent-les-femmes-des-hommes-

lundi 22 novembre 2021

jeudi 17 juin 2021

CANADA Santé mentale: un coffre à outils pour hommes

Santé mentale: un coffre à outils pour hommes

Janie Houle et son équipe ont élaboré six mini guides pour soutenir l’intervention auprès des hommes. 

14 Juin 2021 à 15H06

«Les hommes qui demandent de l'aide tendent à le faire en dernier recours lorsque la situation s'est dégradée», rappelle la professeure du Département de psychologie Janie Houle.Photo: Getty Images

Après plus d’une année de pandémie, pourquoi ne pas profiter de la fête des Pères, le 20 juin prochain, pour s’enquérir de la santé mentale des hommes autour de soi ? «Nous savons depuis longtemps, études à l’appui, que les hommes sont moins enclins que les femmes à chercher de l’aide», rappelle Janie Houle, dont la thèse, soutenue il y a plus de 15 ans déjà, portait sur la prévention du suicide masculin. 

En mai dernier, la professeure du Département de psychologie a lancé un Coffre à outils pour hommes, lequel comprend six mini guides à l’intention des personnes susceptibles d’intervenir auprès de cette clientèle, des hommes eux-mêmes et de leurs proches. 

Le croisement des savoirs

«Lorsque le gouvernement du Québec a déposé son Plan d’action en santé et bien-être des hommes, en 2017, les régions ont dû emboîter le pas et définir chacune à leur tour un plan d'action, raconte Janie Houle. À Montréal, les responsables ont constaté le manque d'outils concrets pour aider les spécialistes en santé mentale à adapter leurs pratiques aux réalités masculines. On m’a demandé de développer des outils à cet effet.» 

Fidèle à sa façon de mener des recherches sur le terrain, Janie Houle a réuni une équipe composée d’une douzaine de personnes: des hommes utilisateurs de services en santé mentale, des chercheurs et des intervenants professionnels. «Je privilégie systématiquement le croisement des savoirs, dit-elle. Pour créer des outils en santé mentale, il importe de tenir compte de l'avis des professionnels et de tester nos idées avec des patients habitués de collaborer à ce type de recherche.» 

Six courtes synthèses

Ce groupe de travail a identifié six outils prioritaires à développer, lesquels prennent la forme de textes synthétiques qui ont été regroupés sous format pdf sur le site web Coffre à outils pour hommes. «Le premier texte est de portée générale et s'adresse aux spécialistes. Il s'agit d'une dizaine de bonnes pratiques à mettre en œuvre lorsque l'on intervient auprès des hommes», précise Janie Houle. On y souligne l'importance de faciliter l'accès aux services, de manifester de la proactivité par rapport au suicide, c'est-à-dire d'en déceler rapidement les signes, et de savoir reconnaître la différence entre la colère et la violence pour mieux les gérer.

Dans le réseau de la santé et dans le milieu communautaire, on retrouve surtout des femmes, rappelle Janie Houle. «Or, plusieurs hommes attendent d'être en crise pour demander de l'aide. Lorsqu'ils se présentent devant une intervenante, il peut leur arriver de gesticuler et de parler fort, manifestant ce qui est perçu comme un comportement agressif. Il est important d'outiller les intervenantes pour éviter une escalade verbale qui mène trop souvent à ce que l'homme soit expulsé des lieux. Ça n'aide personne d'en arriver là.» Le mini guide «Comment réagir face à l'agressivité» a été élaboré dans cette optique. 

Deux mini guides ciblent les pratiques et les sensibilités particulières à développer pour intervenir auprès des hommes issus de l'immigration et des hommes issus de la diversité sexuelle. «Dans ce texte, nous avons inclus un lexique pour que les intervenantes se familiarisent avec la terminologie adéquate, et puissent aussi évaluer les pratiques déjà en place dans leur organisation à cet égard», note Janie Houle.

L'un des textes s'adresse directement aux hommes ayant besoin de soins en santé mentale. Il s'intitule «Comment se relever après un coup dur». On y aborde l'importance de se donner le temps pour absorber le choc en cas de coup dur – maladie, accident, séparation, décès ou perte d'emploi. On conseille également de reconnaître ce qui est arrivé et ce qu'on fait déjà pour que la situation n'empire pas, et de se rappeler ce qui a bien fonctionné par le passé lorsqu'on a eu à surmonter une ou des épreuves semblables.

Le principal défi, reconnaît toutefois Janie Houle, est d'amener les hommes à consulter un professionnel en santé mentale. «Les hommes qui demandent de l'aide tendent à le faire en dernier recours lorsque la situation s'est dégradée, rappelle-t-elle. Pour les amener à consulter, nous avons opté pour deux messages: "Vous serez peut-être agréablement surpris d'avoir plus de facilité à parler à un étranger" et "Tester une ressource ne vous engage pas à long terme. Vous verrez rapidement si c'est bon pour vous".» 

Le dernier mini guide s'adresse justement aux proches des hommes en détresse et aborde la façon d'aider un homme à utiliser des services d'aide. «Nous conseillons au proche de faire les démarches avec l'homme qui a besoin d'aide et même, au besoin, de l'accompagner lors d'un éventuel premier rendez-vous avec un professionnel en santé mentale», souligne la professeure.

Janie Houle se réjouit que plus de 200 personnes aient assisté au webinaire de lancement du Coffre à outils pour hommes. «La prochaine étape est de concevoir des activités afin que les intervenantes et intervenants puissent s'approprier ces outils de manière optimale», conclut-elle. 

https://www.actualites.uqam.ca/2021/sante-mentale-un-coffre-a-outils-pour-hommes

samedi 15 mai 2021

MàJ CANADA guide et une boite à outil "buddy up". Crées par les hommes pour savoir comment parler à tes amis du suicide

Guide et site en version française
TROUSSE D’OUTILS POUR LA PRÉVENTION DU SUICIDE
Les hommes  et le suicide

À L’INTÉRIEUR DE CETTE TROUSSE D’OUTILS
À quoi doit-on s’attendre?
Statistiques
Signaux d’alerte
Facteurs de risque
et de protection
Le paradoxe du sexe
Masculinité et suicide
Comment prévenir
le suicide chez les hommes?
Lecture recommandée
(en anglais seulement)
Références

https://www.buddyup.ca/wp-content/uploads/2021/04/Men-and-suicide-2020-toolkit_FR.pdf

"Le taux de suicide chez les hommes est trois fois plus élevé que chez les femmes.
Voici ce que vous pouvez faire.





1 · PORTEZ ATTENTION
Tout changement notable dans son comportement est un signe d’alerte que votre ami ne se porte peut-être pas bien. Ces changements comprennent :
Une consommation d’alcool plus importante qu’à l’habitude
Une apparence de fatigue ou une attitude distante
Un discours négatif sur la vie en général
Un comportement irritable ou colérique


2 · INITIEZ UNE CONVERSATION
Choisissez un cadre agréable.
Au téléphone
En voiture
En prenant un verre à un endroit que vous aimez
En travaillant à un projet

Mentionnez ce que vous avez remarqué.
« Je ne t’ai pas vu beaucoup ici ces derniers jours. Est-ce que tout va bien? »
Ne le blâmez pas et ne le faites pas sentir honteux.

3 · ENTRETENEZ LA CONVERSATION
Posez des questions et écoutez ses réponses.
« L’autre jour tu m’as dit que ta vie était moche… qu’est-ce que ça veut dire pour toi? » Évitez de tenter de résoudre le problème instantanément.
Ne lui faites pas sentir qu’il exagère, et ne changez pas de sujet.
Appuyez-le et reconnaissez ses émotions : « Ça semble vraiment difficile. »
Si vous êtes encore inquiet à son sujet, demandez : « Est-ce que tu penses au suicide? » S’il répond positivement, ne paniquez pas.
Faites-lui savoir que vous êtes là pour lui : « Merci de me le confier. C’est vraiment difficile à faire. Veux-tu m’en parler un peu plus? Je suis là pour toi. »

4 · DEMEUREZ DANS LES LIMITES DE VOTRE RÔLE
Vous êtes un ami, pas un thérapeute.
À qui d’autre en a-t-il parlé? Encouragez-le à s’ouvrir à d’autres personnes.
Appelez ensemble Services de crises du Canada : 1-833-456-4566.
À la suite de la conversation, faites un suivi fréquent avec lui.
S’il planifie de façon imminente de mettre fin à sa vie, appelez le 911, et assurez-vous qu’il n’est pas laissé seul.
Pour aller plus loin https://www.buddyup.ca/?lang=fr 
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1er post sur le sujet le 15/05/2020 :

jeudi 10 décembre 2020

GRANDE BRETAGNE Prévention communautaire : Santé mentale de la Grande-Bretagne, ces "pêcheurs '' ripostent


D’après article :As Pandemic Threatens Britain’s Mental Health, These ‘Fishermen’ Fight Back
By Megan Specia Dec. 6, 2020 New York Times

Un organisme de bienfaisance appelé Bearded Fishermen (les pêcheurs barbus) a commencé une patrouille de prévention du suicide nocturne dans une ville d'Angleterre, à la recherche de personnes en crise.

GAINSBOROUGH, Angleterre - Le groupe de sept volontaires vêtus de gilets haute visibilité, équipés de traceurs GPS et de radios, s'est réuni sur le parking d'une réserve naturelle à la périphérie de la ville.

«Nous allons prendre la route rouge», a déclaré Rick Roberts, faisant briller sa lampe de poche sur une carte de la forêt, alors que son souffle formait un nuage dans l'air froid de fin novembre.

Le groupe s'est déployé sur les sentiers en équipe pendant l'heure suivante, les faisceaux de leurs lampes de poche haute puissance sillonnant les arbres à l'extérieur de Gainsborough, une ville de marché autrefois animée nichée le long de la rivière sinueuse Trent dans le Lincolnshire, dans les East Midlands de l'Angleterre. Ils étaient là dans le cadre de Night Watch, une initiative de prévention du suicide lancée quelques semaines plus tôt pour surveiller les points chauds connus du suicide dans la région, et ils recherchaient des personnes en crise.

Cette nuit a été bonne: ils n'ont trouvé personne.

Mais les dernières semaines ont été bien remplies pour les Bearded Fishermen , l'organisme de bienfaisance pour la santé mentale derrière le projet de patrouille, et ses cofondateurs, M. Roberts et Mick Leyland. Alors que l'Angleterre sort tout juste d'un deuxième confinement , ils ont constaté une augmentation mesurable des appels à l'aide et un besoin croissant de leurs services de crise alors que la communauté est aux prises avec les retombées de la pandémie de coronavirus.

«Il y a beaucoup de gens ici qui sont sans travail depuis un certain temps, qui veulent désespérément du travail», a déclaré Mick Leyland, l'un des cofondateurs de l'organisme de bienfaisance. «Ils arrivent à ce point où ils pensent: 'Je ferais mieux de ne pas être ici.'»Crédit...Andrew Testa pour le New York Times

«Le temps froid et humide, les longues nuits, cela affecte beaucoup de gens», a déclaré M. Leyland. «Et être confiné aussi, c'est encore pire.» Au cours d'une seule semaine récente, ils ont répondu à un certain nombre d'appels de crise, dont certains émanaient de personnes menaçant de se suicider.

Avec la pandémie de coronavirus dévastant la Grande-Bretagne et deux confinements nationaux laissant de nombreuses personnes se sentir isolées , les experts affirment que la santé mentale et le bien-être des personnes à travers le pays sont de plus en plus préoccupants. La recherche a montré une augmentation des déclarations de solitude, une préoccupation particulière pour les jeunes, des difficultés pour ceux qui ont des problèmes de santé mentale préexistants et une augmentation des déclarations d'idées suicidaires.

Bien qu'il n'y ait pas encore de hausse enregistrée du taux de suicide national, le risque de suicide chez les hommes d'âge moyen reste préoccupant en Grande-Bretagne, où depuis des décennies le groupe a constitué le plus grand nombre de décès par suicide .

L'impact de la pandémie et ses effets d'entraînement - confinement, ralentissement économique et isolement social - sur la santé mentale ont été bien documentés dans le monde entier . Et en Grande-Bretagne, qui est simultanément aux prises avec le plus grand nombre de décès liés à Covid-19 en Europe et une profonde récession, les experts de la santé craignent que l'impact ne se fasse sentir pendant des années à venir.

Certains quartiers de Gainsborough sont considérés comme les plus défavorisés du Lincolnshire.

Une rue de banlieue à Gainsborough, Lincolnshire, dans les East Midlands de l'Angleterre. Gainsborough était autrefois un bourg animé.Crédit...Andrew Testa pour le New York Times


David, 22 ans, qui a demandé que son nom de famille soit omis pour protéger sa vie privée, vit dans la ville et lutte contre la dépression et l'abus d'alcool depuis des années.

"J'ai été élevé par mon grand-père, donc j'ai été amené à penser que, peu importe ce qui se passe, il faut juste être fort", a-t-il dit. Pour David, le confinement a posé de nouveaux défis. Sa situation de vie devenant de plus en plus instable et ses possibilités d'emploi diminuant, le stress s'est accru.

"La pandémie a certainement rendu les choses un peu plus difficiles, car il n'y a pas autant de services pour accéder à un soutien en face à face", a-t-il déclaré, ajoutant que le manque de liens humains avait été difficile. Il a ajouté que le soutien des pêcheurs barbus a été une bouée de sauvetage, mais que certains jours ont été meilleurs que d'autres.
Lettre d'amour : Votre dose hebdomadaire d'histoires vraies qui examinent les hauts, les bas et les malheurs des relations.

D'une certaine manière, a dit M. Leyland, la ville se sent "oubliée", souvent négligée dans le financement, même si "les sans-abri, les chômeurs et les résidents à faible revenu voient leur santé mentale affectée par la pandémie.

"Il y a beaucoup de gens ici qui sont sans emploi depuis un certain temps, qui veulent désespérément travailler", a déclaré M. Leyland. "Ils en arrivent au point où ils pensent qu'il vaut mieux ne pas être ici".

M. Leyland et M. Roberts ont officiellement enregistré l'association caritative Bearded Fishermen - son nom est un clin d'œil à leur amour commun de la pêche et à la pilosité du visage touffu qu'ils arborent tous deux - alors que la pandémie commençait à peine en mars. Lorsque l'Angleterre est entrée dans un deuxième confinement national, ils ont commencé les patrouilles de surveillance de nuit.


Travailleurs et bénévoles de l'association caritative Bearded Fishermen. L'Angleterre ayant subi un deuxième verrouillage, ils ont constaté une hausse mesurable des appels à l'aide.Crédit...Andrew Testa pour le New York Times

Les luttes pour la santé mentale des deux hommes et leur cheminement vers le réconfort constituent un témoignage puissant. Tous deux ont survécu à des tentatives de suicide. Après avoir été sans abri pendant un certain temps, M. Roberts a déménagé à Gainsborough, et les deux sont devenus amis lors de sorties de pêche hebdomadaires avec un groupe d'autres hommes.

"Nous souffrons tous les deux de dépression et d'anxiété, et la pêche a donc été un soulagement pour nous", a déclaré M. Roberts. "Nous étions assis là à discuter de choses dont nous ne parlerons à personne d'autre".

Ils ont pensé que d'autres personnes, en particulier les hommes qui luttent pour s'ouvrir, pourraient bénéficier d'un soutien similaire. À la fin de l'année dernière, ils ont créé un groupe communautaire hebdomadaire, où les hommes pouvaient "discuter de leurs problèmes" autour d'une tasse de thé dans un centre communautaire local, a déclaré M. Leyland.

Lorsque la pandémie a rendu les rassemblements impossibles, ils ont déplacé leurs réunions en ligne. Puis ils ont mis en place un centre d'appel cet été, offrant une assistance téléphonique 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
"Si quelqu'un ne veut pas sonner c'est parce qu'il a dans la tête que ce qu'il fait", a déclaré M. Leyland à propos des personnes qui envisagent de se suicider, les patrouilles étaient une occasion d'intervenir. Le groupe travaille avec les intervenants d'urgence et la communauté pour identifier les points chauds, et aide également à rechercher les personnes disparues lorsque leurs familles n'ont nulle part où aller.


M. Leyland trie la nourriture donnée à l'association caritative Bearded Fishermen.Crédit...Andrew Testa pour le New York Times

L'organisme de bienfaisance répond également de plus en plus aux appels de santé mentale dans les maisons des résidents. La semaine dernière, des travailleurs ont été appelés au domicile d'un homme de 28 ans dont la femme a déclaré qu'il menaçait de mettre fin à ses jours. Il avait déjà écrit une note de suicide. Ils ont parlé avec lui avant d'appeler les services d'ambulance et de police, et l'ont orienté vers des services de conseil.

La situation dans la région de Gainsborough reflète le plus grand problème de santé mentale en Grande-Bretagne. Un rapport publié par le British Journal of Psychiatry en octobre a révélé une augmentation des déclarations d'idées suicidaires pendant la pandémie. Les jeunes, les personnes issues de milieux socialement défavorisés et ceux ayant des problèmes de santé mentale préexistants ont signalé une aggravation de leur situation lors du premier confinement national au printemps.

Mette Isaksen, chercheuse principale et responsable des preuves chez Samaritans, une organisation caritative britannique de santé mentale qui était partenaire de la recherche, a déclaré que si l'étude révélait des tendances inquiétantes, cela ne signifiait pas nécessairement que les suicides augmenteraient.

«C'est tellement important que les gens sachent qu'ils peuvent obtenir de l'aide», dit-elle. «Le suicide n'est pas inévitable.»

La Fondation pour la santé mentale, qui a mené une étude à l'échelle nationale sur l'impact de la pandémie sur la santé mentale en Grande-Bretagne, a constaté que les déclarations de solitude avaient augmenté lors du premier confinement. La recherche a également noté que, si certaines émotions négatives signalées au début - comme l'anxiété, le stress et la panique - avaient diminué, les sentiments de solitude et d'isolement avaient persisté.

Le Dr Antonis Kousoulis, directeur de recherche de la fondation pour l'Angleterre et le Pays de Galles, a déclaré que certains groupes étaient particulièrement préoccupants, notamment les jeunes, qui ont signalé des sentiments de désespoir à un taux nettement plus élevé que le reste de la population. Beaucoup de personnes ayant des problèmes de santé mentale préexistants ont également vu leur état empirer, a-t-il ajouté.

«Nous constatons que nous sommes tous dans la même tempête, mais nous ne sommes pas tous dans le même bateau», a déclaré le Dr Kousoulis à propos des résultats.

Pour MM. Leyland et Roberts, les préoccupations des jeunes sont également présentes à l’esprit après une série de suicides et de tentatives dans la ville voisine de Winterton au cours des dernières semaines. Les clubs de jeunes étant fermés et les activités interrompues, ils ont dit que beaucoup se sentaient désespérés.

Ce sera comme l'année qui ne l'était pas", a déclaré M. Leyland.

En réponse, des bénévoles des Pêcheurs barbus ont rencontré un groupe d'adolescents à un mémorial improvisé à Winterton pour un jeune homme récemment décédé par suicide, pour leur offrir leur soutien.

"Vous avez une clôture de parc entière juste couverte de fleurs", a déclaré M. Leyland à propos de l'hommage, sa voix étant chargée d'émotion. Il ressent encore un profond regret pour la mort du jeune homme. "C'est comme si j'avais pu être ici deux semaines plus tôt. Mais personne ne le savait."

If you are having thoughts of suicide, call the National Suicide Prevention Lifeline at 1-800-273-8255 (TALK). You can find a list of additional resources at SpeakingOfSuicide.com/resources. If you’re in Britain, call Samaritan’s on 116 123 or visit nhs.uk/conditions/suicide.

https://www.nytimes.com/2020/12/06/world/europe/uk-mental-health-suicide-coronavirus.html


lundi 30 novembre 2020

Movember Ce vigneron de Saint-Chinian laisse pousser moustache et opération solidaire

Movembere Ce vigneron de Saint-Chinian laisse pousser moustache et opération solidaire

Dimanche 29 novembre 2020 par Alexandre Abellan https://www.vitisphere.com*

« Au mois de novembre, les feuilles tombent et les moustaches poussent » annonce Arnaud Bergasse.
« Au mois de novembre, les feuilles tombent et les moustaches poussent » annonce Arnaud Bergasse. - crédit photo : Domaine Viranel
Le domaine Viranel propose à ses clients cavistes et consommateurs de participer à l’opération caritative Movember.

Depuis le premier novembre, le domaine Viranel (40 hectares en appellation Saint-Chinian) dirigé par les frères Nicolas et Arnaud Bergasse, propose à ses cavistes et consommateurs de se laisser pousser la moustache pour lever des fonds en soutien à la recherche médicale sur « les maladies masculines (cancer de la prostate, des testicules, santé mentale et prévention du suicide) ». Active jusqu'au 10 décembre, cette campagne s’inscrit dans le cadre de l’opération Movember (contraction de Mo, moustache en argot australien, et de november, le mois de novembre en anglais).

« Depuis 2003, le mois de novembre est dédié à la sensibilisation de la population aux maladies masculines (cancer de la prostate, des testicules, santé mentale et prévention du suicide) » explique le domaine, qui ajoute que « pendant cette période, les hommes sont invités à se faire pousser la moustache ! Les femmes aussi, avec des fausses ! »

2 % des ventes

« Le principe est simple, se faire pousser la moustache, acheter une bouteille de Viranel et déposer une photo avec le #MovemberViranel sur les comptes Instagram ou Facebook » ajoute la propriété, qui versera 2 % de ses ventes à la Movember Foundation Charity qui a lancé l’opération depuis l’Australie.

https://www.vitisphere.com/actualite-92932-Ce-vigneron-de-Saint-Chinian-laisse-pousser-moustache-et-operation-solidaire.htm

lundi 14 septembre 2020

ETUDE RECHERCHE Comportements suicidaires à l’adolescence en situation de migration : expériences masculines

Article de recherche
Comportements suicidaires à l’adolescence en situation de migration : expériences masculines

L'Encéphale Available online 11 September 2020

Résumé

Objectif

Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les adolescents. Les garçons sont plus touchés que les filles, mais déclarent moins de tentatives de suicide et recourent moins aux soins. Peu d’études se sont intéressées à l’expérience des idées et comportements suicidaires des jeunes garçons. Il s’agit d’explorer les spécificités de l’expérience suicidaire d’adolescents en France en prenant en compte les aspects liés au contexte culturel et au parcours migratoire.

Méthode

Étude qualitative auprès d’adolescents ayant des idées suicidaires, avec ou sans passage à l’acte recrutés dans trois centres de soin d’Île de France. Les entretiens semi-structurés sont retranscrits puis analysés à l’aide de l’Interpretative Phenomenological Analysis.

Résultats

Dix adolescents ont été inclus dans l’étude. Trois axes d’expérience émergent : le rapport à soi, le rapport à l’autre, le rapport à la mort. L’expérience des garçons apparaît singulière dans le récit autour de la mort, et dans le vécu d’une expérience parfois paradoxalement positive. Les difficultés dans la construction du lien à l’autre apparaissent centrales. La construction identitaire des adolescents interrogés est marquée par des difficultés dans le lien à l’autre, dont les spécificités liées au genre sont à considérer de façon dynamique afin de favoriser la mise en récit du mal-être.

Conclusions

La prise en charge thérapeutique doit explorer et respecter les représentations de la masculinité de l’adolescent, pour ensuite les mobiliser pour amener le jeune à reconsidérer sa perception du soin et des comportements suicidaires. Une réflexivité de la part du soignant sur ses propres conceptions de la masculinité est pour cela nécessaire.

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0013700620301652

mercredi 11 décembre 2019

DANEMARK ETUDE RECHERCHE facteurs de risque différents chez les hommes et les femmes

Suicide : une vaste étude identifie des facteurs de risque différents chez les hommes et les femmes   
L'étude montre que les maladies et les blessures physiques augmentent le risque de suicide chez les hommes, mais pas chez les femmes. BraunS 

Publié le
(Relaxnews) - Une étude réalisée sur l'ensemble de la population danoise a identifié des facteurs de suicide qui peuvent varier selon le profil des personnes dites "à risque". Le fait de souffrir d'une maladie physique serait par exemple un facteur plus fréquent chez les hommes que chez les femmes.
Cette étude parue dans JAMA Psychiatry porte sur 14.103 personnes décédées par suicide, issues de 8 registres nationaux danois de la santé et des services sociaux menés entre le 1er janvier 1995 et le 31 décembre 2015. La population étudiée comprenait toutes les personnes (265.183) nées ou résidant au Danemark au 1er janvier 1995. Les données ont été analysées du 5 novembre 2018 au 13 mai 2019. Les facteurs d'expositions au risque de suicide comprenaient 1 339 variables, déterminées à l'aide d'un algorithme. 

"Le suicide est incroyablement difficile à prédire, parce que chaque décès par suicide est le résultat de multiples facteurs de risque en interaction dans la vie d'une personne", souligne le Dr Jaimie Gradus, professeur agrégé d'épidémiologie à la Boston University School of Public Health (BUSPH) et auteur principal de l'étude.
Les résultats montrent par exemple que les maladies et les blessures physiques augmentent le risque de suicide chez les hommes, mais pas chez les femmes. Les chercheurs à l'origine des travaux ont également découvert que le risque était plus important chez une personne diagnostiquée de troubles psychiatriques à qui on avait prescrit des médicaments psychotropes quatre ans avant le suicide, que lorsque les ordonnances étaient faites six mois auparavant. 
Le Dr Gradus et son équipe insistent sur le fait que ces travaux ne permettent pas de créer un outil capable de mesurer à la perfection le risque de suicide, compte tenu du fait que les dossiers médicaux comprennent rarement les expériences susceptibles de précipiter le passage à l'acte, comme une rupture amoureuse ou la perte d'un emploi. Sans compter que les facteurs expliquant les tendances suicidaires dans d'autres pays peuvent s'avérer différents de ceux observés Danemark.
Toutefois, les chercheurs attirent sur les nouveaux facteurs décrits dans cette étude, ainsi que sur la nécessité de les prendre en considération pour prévenir le suicide, qui demeure un problème de santé publique majeur. "Cette étude, est la première à ce jour à élaborer des profils de risque de suicide fondés sur des données provenant de l'ensemble de la population, une cohérence apparente avec ce que l'on sait du risque de suicide a été notée, ainsi que des facteurs de risque potentiellement importants et sous-étudiés qui présentent des profils de risque de suicide uniques parmi certaines sous-populations", soulignent ces derniers. 
https://www.ladepeche.fr/2019/12/10/suicide-une-vaste-etude-identifie-des-facteurs-de-risque-differents-chez-les-hommes-et-les-femmes,8595136.php


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Suicide: une vaste étude identifie des facteurs de risque différents chez les hommes et les femmes
RTBF TENDANCE avec AFP
Publié le mercredi 11 décembre 2019 à 16h00
Une étude réalisée sur l'ensemble de la population danoise a identifié des facteurs de suicide qui peuvent varier selon le profil des personnes dites "à risque". Le fait de souffrir d'une maladie physique serait par exemple un facteur plus fréquent chez les hommes que chez les femmes.
Cette étude parue dans JAMA Psychiatry porte sur 14.103 personnes décédées par suicide, issues de 8 registres nationaux danois de la santé et des services sociaux menés entre le 1er janvier 1995 et le 31 décembre 2015. Les facteurs d'expositions au risque de suicide comprenaient 1.339 variables, déterminées à l'aide d'un algorithme.

Des risques liés au genre
"Le suicide est incroyablement difficile à prédire parce que chaque décès par suicide est le résultat de multiples facteurs de risque en interaction dans la vie d'une personne", souligne l'auteur principal de l'étude.
Les résultats montrent par exemple que les maladies et les blessures physiques augmentent le risque de suicide chez les hommes, mais pas chez les femmes.
Les chercheurs à l'origine des travaux ont également découvert que le risque était plus important chez une personne diagnostiquée de troubles psychiatriques à qui on avait prescrit des médicaments psychotropes quatre ans avant le suicide, que lorsque les ordonnances étaient faites six mois auparavant.

Explorer tous les profils
Le Dr Gradus et son équipe insistent sur le fait que ces travaux ne permettent pas de créer un outil capable de mesurer à la perfection le risque de suicide, compte tenu du fait que les dossiers médicaux comprennent rarement les expériences susceptibles de précipiter le passage à l'acte, comme une rupture amoureuse ou la perte d'un emploi.
Toutefois, les chercheurs attirent sur les nouveaux facteurs décrits dans cette étude, ainsi que sur la nécessité de les prendre en considération pour prévenir le suicide, qui demeure un problème de santé publique majeur.
Cette étude est la première à ce jour à élaborer des profils de risque de suicide fondés sur des données provenant de l'ensemble de la population.
"Une cohérence apparente avec ce que l'on sait du risque de suicide a été notée, ainsi que des facteurs de risque potentiellement importants et sous-étudiés, qui présentent des profils de risque de suicide uniques parmi certaines sous-populations", soulignent ces derniers.
https://www.rtbf.be/tendance/bien-etre/psycho/detail_suicide-une-vaste-etude-identifie-des-facteurs-de-risque-differents-chez-les-hommes-et-les-femmes?id=10385599 

lundi 25 novembre 2019

MàJ Movember : un mois pour sensibiliser les hommes sur leur santé

Perros-Guirec. La barbière et le restaurateur font leur Movember contre les maladies des hommes
Samedi 23 novembre 2019, une soirée destinée à récolter des dons en faveur de l’opération Movember était organisée à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor). 500 € ont été récoltés pour la recherche sur les problèmes de santé des hommes.
Gaëlle, Cédric et Pénélope se sont mobilisés pour l’association Movember, qui œuvre pour la santé des hommes.
Gaëlle, Cédric et Pénélope se sont mobilisés pour l’association Movember, qui œuvre pour la santé des hommes. | OUEST-FRANCE

Ouest-France Publié le 24/11/2019 à

Samedi soir, Gaëlle Frulloni, coiffeuse et barbière, et Cédric Gicquel, restaurateur, ont organisé une soirée de soutien au mouvement Movember, qui organise des actions pour financer les recherches sur la santé au masculin.

L’événement s’est déroulé en deux étapes. Dans son salon Au Cabinet de Curiosités à Trestraou, Gaëlle a reçu quelques Mo Bros et Mo Sistas (frères et sœurs de Movember) autour d’un cocktail afin de fleurir des barbes et moustaches, et de dessiner des moustaches au-dessus des lèvres des femmes.
Un cadre festif dynamique

« Après avoir participé à l’opération Octobre rose en organisant un dîner de charité, j’ai voulu faire quelque chose pour les hommes. Étant barbière, ça m’a paru évident et opportun de participer. Nous avons tous, dans notre entourage, des hommes qui sont concernés par ces problèmes de santé masculine, explique Gaëlle Frulloni. Aider les associations qui aident les gens dans un cadre festif me semble plus dynamique pour servir les causes. »

La soirée s’est poursuivie chez Cédric Gicquel, au Digor Kalon, où les convives ont dîné, dansé et sont repartis avec des lots offerts par des commerçants perrosiens.

« Cela fait six ans que je participe à cette opération lancée par des surfeurs australiens, confie le restaurateur, lui-même surfeur. Gaëlle et moi nous nous connaissons depuis longtemps. Nous avons eu l’idée de nous associer pour cette soirée afin d’apporter notre pierre à l’édifice d’une cause qui concerne, non seulement les hommes, mais aussi leur entourage. »
5 millions de Bros et de Sistas

Parmi les Mo Sistas présentes, Pénélope semblait particulièrement motivée. « Je suis venue d’abord pour faire un don. Comme je viens de finir mes études d’ingénieure en biologie cellulaire et moléculaire, je suis très concernée par la recherche dans le domaine de la santé, notamment sur les cancers. »

Lancé en 2003 en Australie, le mouvement Movember, devenu une fondation à l’échelle mondiale, a pour objectif de réunir des fonds afin de contribuer à l’échelle mondiale à ce que les hommes puissent mener une vie plus heureuse, plus saine et plus longue. Le cancer de la prostate, le cancer des testicules, la santé mentale et la prévention du suicide sont les champs d’action de l’association qui a financé, dans le monde entier, plus de 1 250 projets ayant trait à la santé des hommes.
Dans le monde, plus de 5 millions de Mo Bros et Mo Sistas profitent du mois de novembre pour participer à des événements festifs qui permettent de récolter des fonds.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/perros-guirec-22700/perros-guirec-la-barbiere-et-le-restaurateur-font-leur-movember-contre-les-maladies-des-hommes-6622969

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Movember : un mois pour sensibiliser les hommes sur leur santé
7/11/2019 maxisciences.com*

Comme chaque année en novembre, le mouvement Movember met en lumière, moustaches à l'appui, la lutte contre le cancer de la prostate et des testicules et celui pour la santé mentale et la prévention du suicide. Car beaucoup de chemin reste à parcourir pour les hommes, pour que prendre soin de soi devienne un réflexe.
Peut-être avez-vous remarqué depuis quelques jours chez les hommes de votre entourage l'adoption subite de la moustache. Bien plus qu'un phénomène de mode, cette nouvelle pilosité faciale cache un engagement pour une bonne cause : celle prônée par le mouvement Movember, en faveur de la santé des hommes.
Depuis 2013, cette fondation s'engage en effet pour sensibiliser ces messieurs aux cancers de la prostate et des testicules, la santé mentale et la prévention du suicide. Et pour cause : "La santé des hommes est en crise", statue Emmanuelle Graciet, directrice de Movember France et Royaume-Uni.
La priorité : amener les hommes à prendre soin d'eux
"En France, un homme meurt en moyenne sept ans plus tôt qu'une femme, et ce n'est pas pour des raisons biologiques : les hommes ne sont pas génétiquement programmés pour mourir plus tôt que les femmes". La raison est bien plus simple, et facilement remédiable : "c'est parce que les hommes ne prennent pas soin de leur santé."
Généralement, les hommes attendent le tout dernier moment pour voir leur médecin parce que, depuis tout petit, on leur a appris à ne pas s'exprimer.
Cela se traduit par des chiffres : selon Emmanuelle Graciet, "on diagnostique chaque année 65.000 cancers de la prostate, soit la même prévalence que le cancer du sein dont on parle pourtant beaucoup plus. Avec Movember, nous souhaitons sensibiliser à cette cause, ainsi qu'à celle contre le cancer des testicules, qui touche les hommes très jeunes, ce que nombre d'entre eux ne savent pas. Mais aussi à la santé mentale et la prévention du suicide, puisque trois quart des personnes qui mettent fin à leur vie en Europe sont des hommes. Et dans le monde, un homme se suicide toutes les minutes".

Pour cela, il faut libérer la parole. Grâce à la fondation Movember, 1.250 programmes de recherche biomédicale contre le cancer de la prostate et des testicules ont pu être financés. Mais un nouvel accent particulier est mis sur la santé mentale : "si on apprend dès le plus jeune âge aux hommes qu'il faut savoir se confier, savoir pleurer, savoir prendre soin de soi... cela fera considérablement avancer les choses", conclut Emmanuelle Graciet.
Le 7 novembre 2019
https://www.maxisciences.com/homme/movember-un-mois-pour-sensibiliser-les-hommes-sur-leur-sante_art44004.html 

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Vendredi 08 novembre 2019 07:36 - Morlaix
Morlaix. Pour Movember, les moustaches vont friser à L’Aurore ! ...



photo au café de l’aurore, les « mo bros » (pour « brothers », frères en anglais), mais aussi les « mo sistas » (pour « sisters », sœurs) arborent la moustache pour la bonne cause.  © ouest-france
Au Café de L’Aurore, les « Mo Bros » (pour « brothers », frères en anglais), mais aussi les « Mo Sistas » (pour « sisters », sœurs) arborent la moustache pour la bonne cause. © Ouest-France

Le bar Café de L’Aurore, à Morlaix (Finistère), se rallie au mouvement Movember. Tout le mois, il propose concerts et conférences pour empêcher les hommes de mourir trop jeunes, de cancers à la prostate ou de suicide.
Partout dans le monde, les moustaches fleurissent depuis le début du mois. L’équipe du bar Café de L’Aurore et du Homard Chips House, à Morlaix (Finistère), n’a pas échappé au mouvement, se ralliant à la cause de Movember, qui s’est donné une mission : empêcher les hommes de mourir trop jeunes.
Née en Australie, développée aux États-Unis et au Canada, à ses prémices en France, l’opération veut aider à la lutte contre les cancers de la prostate et des testicules, la santé mentale et la prévention du suicide, grâce aux dons.

« Organisé en novembre juste après Octobre rose, destiné à sensibiliser au dépistage du cancer du sein, ce mouvement né dans un pub de Melbourne, en 2003, invite les hommes à se laisser pousser la moustache chaque mois de novembre, pour sensibiliser l’opinion publique, indique David Prigent. Mon souhait serait de pouvoir étendre le mouvement dans toute la ville. Plus il y aura de monde, plus on en parlera. »
Un bracelet fluo

À travers les animations, concerts et conférences sur les thématiques médicales de Movember, le patron de L’Aurore offre plein d’occasions de faire un don pour la recherche.

Parmi les temps forts, le concert de Rue Traverse (chansons françaises débridées), samedi 9 novembre 2019 ; Les Voyageurs (groupe de rock), le 15 novembre ; concert Liikofa (pop-reggae), vendredi 22 ; conférence Movember en présence de médecins, jeudi 28 ; scène ouverte, vendredi 29.

Un concours de la plus belle moustache sera organisé le 30, lors de la soirée de conclusion. « Nous proposons aussi des bracelets fluo à la vente. Les gens donnent ce qu’ils veulent. »

Jusqu’au 30 novembre, Movember au Café de L’Aurore, à Morlaix (Finistère), place Allende. Programme sur la page Facebook.
Ouest-France
https://redon.maville.com/actu/actudet_-morlaix.-l-equipe-de-l-aurore-relais-de-la-cause-movember_54135-3899273_actu.Htm 

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Randonnée
Quatre choses à savoir sur la Marci-moustache organisée dimanche à Marcillat-en-Combraille pour Movember






Quatre choses à savoir sur la Marci-moustache organisée dimanche à Marcillat-en-Combraille pour Movember
La Marci-moustache a été imaginée par l'office de tourisme de la vallée du cœur de France, à Montluçon © SALESSE Florian







Marcillat-en-Combraille (Allier) se prépare à accueillir, ce dimanche 10 novembre, la première édition de la Marci-moustache, une course-marche-VTT au profit de la fondation Movember.


En s'inspirant des courses organisées un peu partout en France dans le cadre d'octobre rose, notamment à Néris-les-Bains, pour collecter des fonds pour la lutte contre le cancer du sein, l'office de tourisme de la vallée du coeur de France a imaginé la Marci-moustache. La grande première aura lieu ce dimanche 10 novembre 2019 à Marcillat-en-Combraille (Allier). Une course-marche-VTT qui rappelle également la Courstache organisée à Aubière dans le Puy-de-Dôme.


1. Elle est organisée dans le cadre de Movember
Movember, contraction de "Mo" (l'abréviation de moustache en anglais) et de "November", a vu le jour en Australie en 2003, pour sensibiliser l’opinion publique et collecter des fonds au profit de la lutte contre les maladies masculines : cancer de la prostate, des testicules, santé mentale et prévention du suicide, etc.
Pour marquer leur soutien au mouvement, partout dans le monde, les hommes sont invités à se laisser pousser la moustache tout au long du mois de novembre. D'où le choix de l'office de tourisme d'intituler ce rendez-vous Marci-moustache, en référence à Marcillat-en-Combraille, où va se dérouler l'événement, et aux bacantes caractéristiques du mouvement.
Depuis sa création, la fondation a aidé à financer plus de 1.200 projets dans le monde en quinze ans.
2. Elle proposera des circuits pédestres et VTT
Deux circuits pédestres de 6 et 11 km sont au programme.



Quatre circuits pédestres et cyclistes sont au programme de cette première édition qui aura les paysages des Combrailles pour toile de fond :

  • Deux circuits pour les coureurs et marcheurs de 6 et 11 km.
  • Deux circuits VTT de 20 et 35 km.


Les participants seront accueillis place du Donjon à Marcillat. Les départs se feront à partir de 9 heures. Les inscriptions seront prises sur place, à partir de 8 h 30.
3. Toutes les recettes iront à la fondation Movember
Côté tarifs, pour ne pas brider les dons, les organisateurs ont annoncé une participation de 5 euros minimum pour les circuits pédestres, et de 8 euros aux vététistes. Un tee-shirt de l’événement sera offert aux cent premiers inscrits. Toutes les recettes seront reversées à la fondation Movember.
4. Les associations locales très impliquées
Si l'office de tourisme a initié le projet, il a très vite reçu un écho favorable à Marcillat-en-Combraille. Outre cinq sponsors privés et le soutien de la commune, des sapeurs-pompiers (qui proposeront des démonstrations de premiers secours) et du Cyclo-club de la Combraille, la Marci-moustache a réussi à mobiliser bon nombre d’associations de la ville.
Le centre social rural travaille déjà à la fabrication de fausses moustaches, l'emblème de Movember. Et plusieurs autres petites mains se préparent à s’affairer, à l’instar de l’association des travailleurs indépendants de la Combraille, de l’association des familles ou du jumelage Combraille-Westphalie. Elles proposeront, entre autres animations, des ventes de soupes ou de crêpes.
Michaël Nicolas
https://www.lamontagne.fr/marcillat-en-combraille-03420/loisirs/quatre-choses-a-savoir-sur-la-marci-moustache-organisee-dimanche-a-marcillat-en-combraille-pour-movember_13679617/

vendredi 15 novembre 2019

CANADA étude sur la santé et le bien-être des hommes québécois : Un homme en détresse écouterait plus son médecin que ses proches

Un homme en détresse écouterait plus son médecin que ses proches
ici.radio-canada.ca/*2019-11-14

Une étude sur la santé et le bien-être des hommes québécois révèle qu'un homme sera plus enclin à se faire aider sur le plan psychosocial lorsque la suggestion lui vient de son médecin, plutôt que de sa conjointe, son conjoint ou ses amis.

Ce sondage a été mené à l'automne 2018 par la firme SOM auprès de 1542 hommes sur l'ensemble du territoire de la province dans un premier temps, et à Montréal dans un deuxième temps. Il s'agit d'une initiative du Regroupement provincial en santé et en bien-être des hommes et du Pôle d'expertise et de recherche en santé et bien-être des hommes.

Le Regroupement a présenté les conclusions de cette étude, jeudi, au Centre intégré universitaire de la santé et des services sociaux (CIUSSS) de Montréal.

Parmi les faits saillants du sondage, un chiffre retient l'attention : 22 % des hommes interrogés seraient en situation de détresse psychologique probable, selon l'échelle de détresse psychologique en six points. Cette échelle mesure la fréquence d'états tels que la nervosité, la fatigue, le sentiment d'être déprimé, agité, incapable de tenir en place, bon à rien ou désespéré.

Les hommes sont près de quatre fois plus nombreux à s'enlever la vie que les femmes au Québec, a rappelé Janie Houle, qui est l'une des chercheuses à avoir mené cette étude.

Professeure à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Mme Houle est également membre du Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal.
Internet à la rescousse

Au micro de Midi Info sur les ondes d'ICI Première, jeudi, Janie Houle a expliqué qu'il importe d'identifier ce qui empêche les hommes en détresse à aller chercher de l'aide appropriée.

Certains hommes ne connaissent tout simplement pas l'existence de ressources dans leur région, a expliqué en substance la chercheuse. Pour leur faciliter la tâche, un site Internet les regroupant devrait être instauré.

Mme Houle rappelle aussi l'existence de la ligne téléphonique Info-Santé 811, un service gratuit et confidentiel offert 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

D'autres hommes font preuve de scepticisme quant à la pertinence et à l'efficacité de l'aide psychosociale. Ils n'ont pas l'impression que ça va vraiment aider, a affirmé Janie Houle, qui croit qu'il faut expliquer aux hommes ce que sont les différentes ressources en santé mentale et à quoi elles servent.
Peu portés à consulter

Les hommes n'ont rencontré un intervenant psychosocial que dans une proportion de 10 % parmi les répondants au sondage. En revanche, près des trois quarts des répondants ont dit avoir consulté un médecin de famille ou un spécialiste au cours de la dernière année.

Et il ressort de cette étude que les médecins, et surtout les médecins de famille qui sont le plus souvent consultés, sont ceux qui exercent le plus d'influence sur les hommes quand vient le temps de les persuader de se faire aider sur le plan psychosocial.

Ainsi, selon les résultats de l'étude, la probabilité de consulter un intervenant s'élevait à 7,7 sur 10 lorsque la suggestion venait du médecin contre 6,8 sur 10 lorsqu'elle venait de la conjointe ou du conjoint.

Lorsqu'un homme reçoit cette suggestion de la part de ses amis, la probabilité qu'il se décide à consulter est de 6 sur 10.

Le Regroupement recommande par conséquent de mener des actions de sensibilisation auprès des médecins pour qu'ils prennent conscience de ce rôle privilégié qu'ils ont auprès de leur clientèle masculine.

L'étude révèle aussi que les hommes se décident à solliciter de l'aide psychosociale lorsqu'ils prennent conscience que leur problème a un impact sur leur enfant, ou encore s'ils pensent au suicide.

Les situations pour lesquelles les hommes sont les plus susceptibles de consulter sont celles où ils constatent que leur problème a un impact sur leur enfant, ou encore s’ils pensaient au suicide.

Coût et accessibilité

Il ressort aussi de l'étude que le coût, et l'accessibilité des services, comme les heures d'ouverture, sont les deux facteurs qui incitent le plus les hommes à se tourner vers une ressource, ou un intervenant.

Dans le cas des anglophones, c'est la possibilité d'obtenir des services en anglais qui est l'élément déterminant.

Les résultats du sondage illustrent aussi que les hommes ont besoin d'être rassurés et de savoir à quoi s'attendre avant d'aller vers une ressource, est-il aussi dit dans l'étude.

La marge d’erreur du sondage est de 2,9 % à un niveau de confiance de 95 %.

La publication des résultats de ce sondage s'inscrit dans le cadre de la sixième édition de la Semaine québécoise pour la santé et le bien-être des hommes, qui s'est amorcée lundi dernier.

Besoin d'aide pour vous ou un proche?
Ligne québécoise de prévention du suicide : 1 866 APPELLE (277-3553).
Ce service est disponible partout au Québec, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Le nouveau site commentparlerdusuicide.com (Nouvelle fenêtre) outillera les personnes qui veulent parler du sujet.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1389880/etude-quebec-montreal-homme-sante-mentale-ressource-aide-suicide

mercredi 13 novembre 2019

ETUDE RECHERCHE Analyse de programmes communautaires de santé pour hommes organisés dans plusieurs pays anglo-saxons

D’après article publié sur doctissimo.fr* Ecrit par: AFP/RelaxnewsAgence de Presse

Movember : une étude canadienne formule des recommandations pour mieux promouvoir la santé des hommes
  
L'étude se base sur l'analyse de programmes communautaires de santé pour hommes organisés dans plusieurs pays anglo-saxons (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Etats-Unis..).

Le mois de novembre est placé sous le signe du mouvement Movember, créé en Australie il y a 16 ans et adopté par la France depuis huit ans. Movember... en apparence des hommes qui se laissent pousser la moustache. Mais moins pour le style que pour promouvoir la santé masculine.

Chaque année, l'événement vise à en effet à renforcer la prévention et à améliorer la prise en charge des hommes autour de trois axes spécifiques : le cancer des testicules, le cancer de la prostate et la santé mentale (en mettant notamment l'accent sur la prévention du suicide chez les hommes).
Dans une recherche disponible sur le site en ligne du journal Health Promotion International, John Oliffe, professeur de sciences infirmières à l'université de la Colombie-Britannique (Canada), et son équipe délivrent des conseils visant à améliorer la prévention des maladies masculines. L'étude se base sur l'analyse de plusieurs communautaires de santé pour hommes organisés dans plusieurs pays anglo-saxons (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Etats-Unis..)
"Les hommes ont tendance à éviter les services médicaux cliniques et les programmes de soins de santé formels, au profit des programmes communautaires. Mais tous les programmes ne se valent pas. Notre recherche montre que ceux qui réussissent sont ceux qui reconnaissent et s'adaptent aux forces sociales qui affectent uniquement les hommes", expliquent les chercheurs dans un communiqué.
Créer des espaces "sûrs" pour inciter les hommes à parler

L'examen de ces différents programmes a permis aux auteurs de l'étude d'identifier plusieurs critères efficaces pour encourager les hommes à s'impliquer dans le suivi de leur santé, tels que l'organisation d'activités physiques ou récréatives. C'est le cas de Men's Sheds, un programme proposé (entre autres) au Canada et en Australie, qui attire les hommes grâce à une offre diverse d'activités : jardinage, menuiserie, tutoriels informatiques, compétitions sportives...

Les auteurs de l'étude plaident également en faveur des groupes de soutien : "Beaucoup d'hommes sont réticents à parler de problèmes de santé ou de problèmes personnels, mais les programmes- comme les groupes de soutien pour le cancer de la prostate- peuvent élargir leur zone de confort en créant des espaces sûrs pour partager des expériences et discuter de sujets sensibles", explique le Pr Oliffe.

Les autres pistes évoquées dans cette recherche concernent une meilleure connaissance par les patients concernés des symptômes de leur maladie et notamment tout ce qui touche à la santé mentale, afin de lutter contre la stigmatisation sociale (par exemple celle associée au suicide).

Enfin, l'étude insiste sur la nécessité de fournir une vision claire des objectifs des programmes : "Ils doivent proposer des avantages tangibles et des leaders solides et coopératifs. Le programme Dads in Gear, conçu pour aider les pères à cesser de fumer, a par exemple recruté des participants en leur offrant des repas et des services gratuits de garde d'enfants. L'accent a été mis sur la nécessité pour les participants de travailler activement pour leur bien-être et a encouragé les hommes à maintenir leurs pratiques saines de façon autonome après avoir terminé le programme", détaillent les chercheurs.

Créé le 12 novembre 2019

Sources :

Community-based men’s health promotion programs: eight lessons learnt and their caveats - John L Oliffe et al. - Health Promotion International, Published: 11 October 2019 ( accessible en ligne)

https://www.doctissimo.fr/sante/news/Movember-une-etude-canadienne-formule-des-recommandations-pour-mieux-promouvoir-la-sante-des-hommes