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vendredi 13 octobre 2023

GUADELOUPE ETUDE RECHERCHE étude menée par le Comité scientifique du Centre Médico-Psychopédagogique sur "la prévalence de l’idéation suicidaire chez l’enfant et l’adolescent aux Antilles".

Les idées suicidaires trottent dans l'esprit de beaucoup d'enfants et d'adolescents guadeloupéens https://la1ere.francetvinfo.fr/*
Présentation des résultats de l'enquête du CMPP les Lucioles • ©O. Duflo

C'est une étude menée par le Comité scientifique du Centre Médico-Psychopédagogique sur "la prévalence de l’idéation suicidaire chez l’enfant et l’adolescent aux Antilles". L’objectif étant pour eux d’identifier l’idéation suicidaire dans cette classe d'âge considérée comme sensible et de comparer les résultats avec les publications internationales récentes. Il en ressort que beaucoup de ces enfants et de ces jeunes adolescents y pensent ou y ont déjà pensé.
FJO. avec L. Guiolet-Oulac et O. Duflo • Publié le 9 octobre 2023 à 17h15, mis à jour le 9 octobre 2023 à 21h31

Le premier constat fait grâce à cette étude est important : la grande majorité des enfants a déjà eu et même souvent, des idées noires et des idées suicidaires particulièrement chez les enfants jusque là exempts de suivi psychologique.
. • ©O. Duflo

Cette étude a été menée en 2020 sur un échantillon de 893 enfants de 3 à 20 ans.

70 % des enfants suivis sont scolarisés à l’école élémentaire et au collège et vivent principalement aux Abymes à Pointe-à-PÎtre, au Gosier, à Baie Mahault, au Lamentin, à Goyave, et quelques autres. Des jeunes qui ont été pris en charge en moyene 2 ou 3 ans par le Centre.


Dans le détail, on retient aussi que ce sont surtout les filles qui reconnaissent avoir de telles idées noires et suicidaires.

  . • ©CMPP

Tout cela emmène à conclure, à partir de l'éclairage de cette étude qu'il y a en Guadeloupe chez les enfants un mal être qui semble durable. C'est probablement I’impact de la crise sanitaire, mais il faut y ajouter d’autres causes potentielles de mal être telles que les difficultés économiques, la situation internationale, les problèmes environnementaux, le harcèlement scolaire, etc, qui pourraient contribuer à une altération persistante de la santé mentale et au risque suicidaire.


En cela la Guadeloupe pourrait évoluer vers le cas des autres régions de France où l'on enregistre une forte altération de la santé mentale, soulignée en cela par l’augmentation des idées suicidaires et des tentatives de suicide à la suite de la crise sanitaire.  . •

https://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/les-idees-suicidaires-trottent-dans-l-esprit-de-beaucoup-d-enfants-et-d-adolescents-guadeloupeens-1434557.html

lundi 21 mars 2022

Regards croisés sur le suicide et les conduites suicidaires dans les DROM : une étude pour mieux appréhender le phénomène en Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte.

Regards croisés sur le suicide et les conduites suicidaires dans les DROM : une étude pour mieux appréhender le phénomène en Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte.
Actualité ORSG * du 03-17-2022

Contexte
La Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES) a proposé un appel à projets de recherche « Le suicide et sa prévention » comprenant 3 axes dont le premier consiste à disposer de connaissances sur les « Spécificités des conduites suicidaires dans les Départements et Régions d’Outre-Mer (DROM) et Collectivités d’Outre-mer français ».

Dans le cadre de ce premier axe, la Fédération Nationale des Observatoires Régionaux de la Santé (FNORS) et les Observatoires Régionaux de la Santé (ORS) de Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte ont proposé un diagnostic interrégional pluri-thématique sur les conduites suicidaires dans ces cinq territoires. Le projet d’étude, à la fois quantitatif et qualitatif, a été retenu et se déroulera sur 20 mois.
Objectifs

L’objectif principal du projet est de réaliser un diagnostic interrégional sur les spécificités des conduites suicidaires et leurs déterminants dans les DROM.

Les objectifs plus spécifiques sont de :

– Recenser les données et les études spécifiques sur les conduites suicidaires et leurs déterminants en Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte ;

– Faire une analyse croisée de ces données pour identifier les similarités et spécificités de chacun des territoires ;

– Proposer des recommandations en termes d’actions.

Méthode

Afin d’identifier les similitudes et les différences interrégionales, le projet d’étude s’articulera autour de quatre axes thématiques : (1) dispositifs d’observation et de connaissances, (2) facteurs de risques et déterminants, (3) représentations et facteurs culturels, (4) environnement sanitaire ; et se scindera en deux phases :

Une recherche d’information se basant sur la mobilisation des partenaires, de recherches sur le web, d’une analyse des résultats de différentes études quantitatives réalisées à partir des données issues du Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI) sur les séjours hospitaliers pour tentatives de suicide, des données issues des passages aux urgences, à partir du réseau Oscour et dans les bases de données des ORS sur les 4 axes thématiques, permettra de réaliser :

– Une présentation du contexte sociodémographique et un recensement des données épidémiologiques, des données culturelles, des données sanitaires et des dispositifs d’observation disponibles en région ;

– Un recensement de la littérature scientifique et de la littérature grise concernant les 4 axes exposés plus haut ;

– Un recensement régional et infrarégional des actions de prévention et des personnes/structures ressources régionales.

En complément, une revue de presse rétrospective sur les trois années précédant le démarrage du projet et une veille pendant la durée du projet sera effectuée sur les articles des presses locales traitant de la thématique du suicide.

La seconde phase s’appuiera sur une étude qualitative réalisée auprès de différents acteurs de terrain afin d’explorer les axes de questionnement et recueillir leurs perceptions et représentations du suicide.

En fonction des dispositifs et acteurs présents et des éléments de contexte spécifique à chaque territoire, deux modalités de recueil seront mises en œuvre :

– Des focus group (à raison de trois en moyenne par territoire) ;

– Des entretiens semi-directifs individuels (à raison de cinq en moyenne par territoire).

La grille d’entretien sera le support utilisé par les personnes chargées de mener les entretiens. Le choix de nous centrer sur les professionnels et/ou représentants d’usagers permettra d’avoir une vision globale du phénomène et correspondra également à des choix opérationnels facilitant la réalisation des entretiens (la réalisation d’entretiens auprès de suicidants ou de familles directement touchées nécessitant du personnel spécifiquement formé à ce type de recueil).

Les entretiens seront analysés sur la base d’une grille d’analyse commune des principaux thèmes abordés lors des entretiens. L’analyse permettra d’identifier les éléments clés et les singularités propres à chacun des DROM au regard des axes définis précédemment.

Les informations recueillies seront synthétisées selon chaque axe thématique et feront l’objet d’une analyse croisée entre les cinq territoires.

Les résultats permettront d’identifier les besoins spécifiques ou communs à ces territoires et de définir des recommandations afin d’orienter les stratégies de prévention du suicide dans les DROM globalement et selon les particularités de chaque territoire ultramarin.

Une équipe projet pluridisciplinaire
1 Responsable scientifique
8 experts en santé publique
1 sociologue
1 anthropologue
2 documentalistes
1 animatrice en charge du suivi administratif et financier

Où en sommes-nous ?

La première phase, qui a débuté en juin 2021, touche aujourd’hui à son terme et la seconde phase débute ce mois-ci (mars 2022) avec les premiers entretiens.

source : https://www.ors-guyane.org/regards-croises-sur-le-suicide-et-les-conduites-suicidaires-dans-les-drom-une-etude-pour-mieux-apprehender-le-phenomene-en-guadeloupe-martinique-guyane-la-reunion-et-mayotte/

vendredi 11 septembre 2020

GUADELOUPE Une ligne d'écoute pour prévenir le suicide

Une ligne d'écoute pour prévenir le suicide
Par Cécile Rémusat 10/09/2020 - 08:48

Ce jeudi marque la journée mondiale de prévention du suicide. Pas de chiffres connus en Guadeloupe sur le nombre de suicides chaque année mais plusieurs centaines d’appels sont recensés sur les lignes d’écoute.

Une commission de prévention du suicide a été créée le 1er août 2020 au sein de l’association Amalgame Humanis, pour aider celles et ceux qui sont en souffrance. Tout est parti d’une ligne d’écoute au départ dédiée aux personnes LGBT, la voix arc en ciel, mise en place en novembre 2019 par cette association ayant pour but de lutter contre l’isolement. Cette ligne ( 06 90 757 767) a donc été officiellement étendue le 1er août à toutes les personnes ayant des idées suicidaires.

13 bénévoles, se relaient 24h/24h, 7 jours sur 7. Médecins, psychiatres, infirmiers, assistantes sociales, psychologues, coachs spécialisés sont au bout du fil : "la personne quand elle est d'astreinte, elle ne fait que ça donc il y a toujours une réponse", explique Viviane Melyon Defrance, présidente de l’association AMALGAME HUMANIS, qui est à l’origine de la commission sur la prévention du suicide. Selon Viviane Melyon Defrance, "il y a plus d'hommes que de femmes qui se suicident mais il y a plus de femmes qui font des tentatives" et la période du confinement a été particulièrement sensible : "il y a vraiment eu une augmentation des appels". Depuis le déconfinement, le nombre d’appels "demeure" élevé en cette période de crise sanitaire, avec "en moyenne une dizaine d'appels par semaine de personnes qui parlent de suicide" en ce moment sur la ligne d'écoute de la commission

https://www.rci.fm/guadeloupe/infos/Societe/Une-ligne-decoute-pour-prevenir-le-suicide?fbclid=IwAR3nUvuzTKbSBnkgYREAR9ePp8QeTPvEB2owEK5Iem6QvZ8jA0e-SKCWP_A

INFORMATION :

Commission prévention suicide AMALGAME HUMANI.S
contact@prevention-suicide971.fr
http//www.gouvernement.fr/document-dilcrah
avec le soutien de la Dilcrah"

https://www.facebook.com/amalgameguadeloupe/

COMMISSION PREVENTION SUICIDE AMALGAME HUMANIS 2019

Aider ? Etre aidé? Rapprochez vous des membres de la Commission de prevention suicide de AMALGAME HUMANI'S par mail contact@prevention-suicide971.fr, sur la ligne d'écoute VOIX ARC EN CIEL au 0690757767 Visitez le site amalgamehumanis.fr


jeudi 23 mai 2019

Bulletin de santé publique Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy

Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy  Bulletin de santé publique. Mars 2019 - Conduites suicidairesSOMMAIRE
Édito p.1 Points clés p.2 Introduction p.3 Décès par suicide Guadeloupe (Source CépiDc) p.5 Décès par suicide Saint-Martin et Saint-Barthélemy (Source CépiDc) p.7 Hospitalisations pour tentative de suicide Guadeloupe (Source PMSIMCO)
p.9 Hospitalisations pour tentative de suicide Saint-Martin et Saint-Barthélemy (Source PMSI-MCO) p.11 Passages aux urgences pour tentative de suicide (Source : Oscour®) p.17 Prévention p.19 Méthodologie p.20 Pour en savoir plus
p.21 Sigles, remerciements et contacts

lundi 17 juillet 2017

ETUDE RECHERCHE Le risque suicidaire en Guadeloupe : quelle réalité en population générale ? Quelles stratégies de prévention ?

Le risque suicidaire en Guadeloupe : quelle réalité en population générale ? Quelles stratégies de prévention ?
Cécile Jean-Baptiste 1
1 UAG UFRSM - UFR des sciences médicales
THÈSE  POUR LE DIPLÔME D’ÉTAT DE DOCTEUR EN MÉDECINE
FACULTÉ DE MÉDECINE HYACINTHE BASTARAUD
Résumé : Objectifs : décrire les caractéristiques socio-démographiques et les parcours de soins du risque suicidaire (RS) en Guadeloupe, d’en dégager des axes de prévention spécifique ou non à la Guadeloupe par rapport à la Métropole. Matériel et méthodes : Les études Baromètre santé Dom 2014 (BSD) et « santé mentale en population générale (SMPG) sont des études multicentriques, épidémiologiques observationnelles. 2024 et 884 personnes ont été respectivement inclus comme échantillon représentatif de la population guadeloupéenne. Résultats : L’étude BSD montre que les idées suicidaires et les tentatives de suicides concernent les femmes, les jeunes, les personnes isolées et nées en métropole. L’enquête SMPG montre une différence significative entre la prévalence du risque suicidaire en Guadeloupe versus la Métropole 9.05%; IC95% [7.2%-10.9%] (p =0,000069). Le RS touche les jeunes, les personnes seules, les niveaux scolaires faibles, les chômeurs. 36% des personnes présentant une pathologie décelée par le MINI présentent un RS mais inversement 21% des personnes présentant un risque suicidaire présente une pathologie décelée au MINI. Les liens entre trouble dépressif représentent 28%. La majorité des personnes n’ont pas le sentiment d’être malade et les traitements les plus utilisés et poursuivis sont le conseil des proches. Conclusion : La différence de prévalence du risque suicidaire entre la Guadeloupe et la Métropole est significative. Les efforts de développement des différents axes d’action et de prévention du RS sont a poursuivre tout en tenant compte des particularités culturelles afin de mieux appréhender et toucher la population des actions de prévention.
Médecine humaine et pathologie. 2016

Présentation https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01543501
Memoire https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01543501/document

lundi 10 octobre 2016

Étude sur la santé mentale à La Réunion en 2014

Étude sur la santé mentale à La Réunion en 2014
10 % des Réunionnais sont dépressifs
Posté par IPR

A l'occasion de la journée mondiale de la santé mentale qui se tient ce 10 octobre 2016, l'Observatoire régional de la santé a publié une étude sur la situation à La Réunion. Il en ressort que la fréquence des troubles déclarés (détresse psychologique, dépression, pensées suicidaires, tentatives de suicide) est similaire à celle de la Métropole. En 2014, 10 % de Réunionnais ont été recensés en dépression.

Cette étude menée par l'ORS en 2014 révèle que les troubles mentaux surviennent davantage chez les femmes. Parmi les autres facteurs associés : la précarité, l'alcoolisme, les modalités du foyer. 5 indicateurs de santé mentale ont pu être analysés : l'état de détresse psychologique, la dépression, les pensées suicidaires, les tentatives de suicide ainsi que la consommation de médicaments psychotropes.

Près d'un quart des Réunionnais interrogés sont concernés par la détresse psychologique, un taux légèrement supérieur à celui de la Métropole. Les femmes âgées de 31 à 45 ans sont les plus touchées. L'étude met en avant que les personnes vivant au couple sont moins sujettes à ces situations tandis que celles vivant au sein d'une famille monoparentales présentent plus fréquemment les symptômes.

En 2014, près de 10 % des enquêtés ont déclaré avoir connu un épisode dépressif. Les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes et il s'agit le plus souvent d'une dépression d'intensité moyenne ou sévère. Les symptômes principaux : un sentiment de profonde tristesse, une perte d'intérêt généralisée, épuisement et manque d'énergie, perte ou prise de poids d'au moins 5 kg, difficultés à dormir et à se concentrer, pensées morbides, perte d'intérêt pour la plupart des choses comme le travail ou le loisir. Selon l'études, les catégories les plus concernées sont les personnes de plus de 45 ans, diplômées, ressentant des difficultés financières, limitées dans une activité depuis six mois, vivant seules et consommant de l'alcool.

- 1 Réunionnais sur 20 a des pensées suicidaires -

En revanche, la dépression est l'un des sujets de santé sur lesquels les Réunionnais se sentent le moins bien informés, contrairement à l'alcool ou au diabète.

1 Réunionnais sur 20 déclare avoir eu des pensées suicidaires, une proportion légèrement inférieure à celle observée en France métropolitaine. Les raisons majoritairement évoquées relèvent de la vie personnelles. C'est dans la tranche d'âge la plus âgée, de 61 à 75 ans, que l'on retrouve le plus fort taux de pensées suicidaires, relève l'étude. Près d'un Réunionnais sur 10 est passé à l'acte avec une tentative de suicide. Un risque comparable à celui observé en Métropole mais supérieur à celui des autres DOM. La Guadeloupe présente le taux le plus faible.






S'appuyant sur ces premiers résultats, l'ARS souhaite poursuivre et renforcer des actions en faveur de l'information générale et de l'accès aux soins. L'agence indique aussi mener une sensibilisation des médecins généralistes.
 
* http://www.ipreunion.com/actualites-reunion/reportage/2016/10/10/journee-mondiale-de-la-sante-mentale-sante,51100.html


Références et lien étude citée sur http://www.ars.ocean-indien.sante.fr/Journee-mondiale-de-la-sante-m.193499.0.html

Journée mondiale de la santé mentale : Une étude éclaire la situation à La Réunion

Le 10 octobre 2016, à l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale, l’Observatoire Régional de la Santé (ORS) publie une étude, réalisée à l’initiative de l’ARS Océan Indien, qui présente, pour la première fois, l’état de santé mentale perçu par les Réunionnais. Les résultats, issus du Baromètre Santé DOM, permettent d’identifier les populations les plus exposées à la détresse psychologique, à la dépression, et aux idées suicidaires ainsi que les facteurs associés. Concrètement, l’objectif est d’aider à planifier une politique de prise en charge adaptée, et de contribuer à l’information et à la prévention de ces troubles dans l’île.
Publié le 10 octobre 2016
Une première approche de la perception par les Réunionnais de leur santé mentale
La santé mentale fait partie intégrante de la santé, selon la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».
L’étude sur la santé mentale des Réunionnais, commandée par l’ARS Océan Indien à l’Observatoire Régional de la Santé (ORS), met en lumière, pour la première fois, la fréquence de certains troubles, les caractéristiques des populations exposées, et les facteurs associés.
Elle s’appuie sur l’exploitation des réponses collectées, auprès d’un échantillon représentatif de près de 2 000 Réunionnais, âgés de 15 à 75 ans, dans le cadre du Baromètre Santé Dom 2014 réalisé par Santé Publique France (anciennement INPES).
> Une fréquence des troubles déclarés comparable à la métropole :
Les Réunionnais présentent une exposition équivalente à la moyenne de la population métropolitaine pour la détresse psychologique ressentie, les épisodes dépressifs caractérisés, les pensées suicidaires et les tentatives de suicide. La part de personnes déclarant avoir eu recours à des médicaments psychotropes est en revanche en net retrait à La Réunion par rapport à la métropole.
  • La détresse psychologique1 au cours du dernier mois précédent l’entretien a concerné près d’un quart des Réunionnais.
  • La dépression2 au cours des 12 derniers mois a concerné près de 10% des Réunionnais.
  • Les pensées suicidaires3 au cours des 12 derniers mois ont concerné 5% des Réunionnais.
  • Les tentatives de suicide au cours de la vie ont concerné 7% des Réunionnais (moins de 1% concernés par les tentatives au cours de l’année).
  • La consommation de médicaments psychotropes au cours de la vie a concerné plus d’un quart des Réunionnais, et 7% en ce qui concerne la consommation au cours des 12 derniers mois.
> Une plus forte exposition des femmes et des personnes de moins de 60 ans :
Les femmes témoignent davantage de ces difficultés psychologiques ou mentales.
Sauf pour la consommation de médicaments psychotropes, les personnes de moins de 60 ans sont plus exposées, notamment les 31-45 ans.
Les personnes entre 31 et 45 ans sont plus sujettes à la détresse psychologique, la dépression, et les pensées suicidaires. Il y a peu de différences liées à l’âge pour les tentatives de suicide, et il n’est en particulier pas relevé de surexposition des adolescents et jeunes adultes et des personnes âgées.
Par contre, la consommation de médicaments psychotropes sur les 12 derniers mois augmentent avec l’âge.
> Des facteurs associés de plus forte vulnérabilité en santé mentale :
Les difficultés financières ressenties au quotidien, l’existence de maladies chroniques, ou encore des limitations fonctionnelles sont fortement associées à la déclaration d’état de détresse psychologique, d’épisodes dépressifs caractérisés, et de pensées suicidaires. 
La situation financière perçue influe par contre peu sur la consommation de médicaments psychotropes.
Enfin, les personnes ayant une consommation d’alcool à risque chronique sont également plus exposées aux troubles psychologiques ou mentaux recensés, sans pouvoir déterminer si cet usage à risque est la cause ou la conséquence de ces derniers.
Des données pour alimenter la réflexion et adapter les actions en santé
Ces résultats apportent des enseignements importants sur le mal-être psychologique ou mental à La Réunion, et appellent d’autres investigations afin de mieux comprendre et agir sur ce phénomène.

Ils confortent la nécessité de poursuivre et de renforcer les actions déjà engagées en faveur :
  • de l’information générale sur la santé mentale, et plus particulièrement sur les troubles dépressifs, la dépression étant l’une des maladies pour laquelle les Réunionnais se sentent le moins informés,.
  • d’un meilleur accès aux soins et aux dispositifs d’écoute et d’assistance (seulement la moitié des personnes ayant tenté de se suicider ou ayant connu un épisode dépressif caractérisé, ont eu recours à des soins en rapport),.
  • d’une sensibilisation des médecins généralistes, premiers recours pour ces troubles, sur le repérage des troubles dépressifs et des pathologies mentales,.
  • d’une prévention renforcée à destination des personnes présentant des vulnérabilités accrues du fait des conditions de vie, d’autres maladies ou handicaps, ou d’une consommation d’alcool à risque.
Ces orientations devront être précisées et réaffirmées à l’occasion de l’élaboration prochaine du nouveau Projet Régional de Santé.
.

1 La détresse psychologique traduit un état de mal-être qui n’est pas forcément révélateur d’une pathologie ou d’un trouble mental. Elle correspond à la présence de symptômes anxieux et dépressifs peu intenses liés à des situations éprouvantes et à des difficultés existentielles.

2  La dépression est un trouble mental se caractérisant par une tristesse, une perte d’intérêt ou de plaisir, des sentiments de culpabilité ou de dévalorisation de soi, un sommeil ou un appétit perturbé, une certaine fatigue et des problèmes de concentration.

3  Il s’agit de l'élaboration mentale consciente d'un désir de mort, qu'il soit actif ou passif. Ces idées sont parfois exprimées sous la forme de menaces suicidaires.

A télécharger
Etude "La santé mentale des Réunionnais" de l'ORS
Exploitation régionale du Baromètre santé Dom 2014
Télécharger

Presse
Communiqué de presse : télécharger
Contacts Presse :
ARS OI :
Cybèle FOOLCHAND
Tél : 02 62 93 94 94
ars-oi-communication@ars.sante.fr

ORS :
Camélia LOUACHENI
Tél : 02 62 94 38 13

vendredi 29 avril 2016

GUADELOUPE Enquête sur les représentations sociales liées à la maladie mentale

SAINT-CLAUDE - Santé mentale en Guadeloupe : on en sait davantage
France-Antilles Guadeloupe 28.04.2016
Y. J. L. guadeloupe.franceantilles.fr*
Avec 34% de la population concernée, soit près de 100 000 personnes de plus de 18 ans, les troubles psychiques sont fréquents, aussi bien dans notre région que dans l'Hexagone. (Illustration DR)
Réalisée en Guadeloupe il y a deux ans, à la demande de l'ARS, une enquête décrit les représentations sociales liées à la maladie mentale. Les résultats seront restitués ce vendredi après-midi à l'Urma.
Ce vendredi, de 14 heures à 18h30, à l'amphithéâtre de l'Université régionale des métiers de l'artisanat (Urma), Cité de la connaissance, que les élus, décideurs et acteurs du champ de la santé mentale, institutions, associations (de famille, d'usagers, de personnes en situation de handicap, etc.), professionnels du sanitaire, du médico-social, du social, médecins généralistes étudiants en soins infirmiers, étudiants socio-éducatifs, scolaires, et le grand public, pourront tout savoir sur l'état de la santé mentale en Guadeloupe.
Cet après-midi-là, il sera procédé à la restitution de l'enquête « Santé mentale en population générale (SMPG)-Images et réalités » qui a été réalisée en Guadeloupe début 2014, à la demande de l'Agence régionale de santé (ARS), qui l'a financée. Elle a été coordonnée par le Centre hospitalier de Montéran (CHM) et son département d'information et de recherche médicale (DIRM), et réalisée grâce à l'implication des équipes du CHM, du CHU et de l'IFSI (Institut de formation en soins infirmiers). Cette enquête décrit les représentations sociales liées au « fou » , au « malade mental » , au « dépressif » et aux différents modes d'aides et de soins ; mais aussi la fréquence des principaux troubles mentaux parmi les adultes en population générale.
L'AFFAIRE DE TOUS
Plus que jamais, la santé mentale doit être l'affaire de tous, et pas seulement des professionnels de santé, généralistes ou spécialistes. Elle relève d'une politique globale, pour améliorer les représentations sociales des troubles psychiques, leur dépistage précoce, la réduction des inégalités d'accès aux soins, le maintien ou le renforcement des liens thérapeutiques et sociaux.
Avec 34% de la population concernée, soit près de 100 000 personnes de plus de 18 ans, les troubles psychiques sont fréquents, aussi bien dans notre région que dans l'Hexagone. Ils donnent lieu à une importante consommation médicamenteuse (25,1% des personnes), principalement des anxiolytiques.
Il faut noter l'importance des troubles dépressifs, avec 11,5% de la population, soit près de 35 000 personnes, dont beaucoup sont mal ou pas soignées. Or, ces troubles peuvent être graves, avec notamment 9% de risque suicidaire, soit 27 000 personnes (et 28% de risque suicidaire chez les personnes déprimées). Les troubles psychiques touchent particulièrement certaines fractions de la population, qui doivent bénéficier d'une attention particulière, et notamment les femmes et les jeunes...
Utile pour la définition des besoins en santé mentale et nécessaire à l'évaluation des perceptions relatives à la santé mentale, cette recherche multicentrique se présente comme un outil d'aide à l'élaboration des politiques locales et nationales de santé mentale.
Un programme chargé
Entre l'accueil, à 14 heures, et le cocktail de clôture, à 18 h 30, les invités auront droit, tout au long de l'après-midi, à de nombreuses interventions. Les discours protocolaires, on n'y échappera pas ; mais ce qui devrait plutôt attirer l'attention, ce sera bien sûr la restitution des résultats de l'enquête, prévue à 15 heures. On parlera de méthodologie, d'expérience de terrain, des représentations de la santé mentale en Guadeloupe, des troubles psychiques en Guadeloupe : quelle ampleur, pour quelle population, avec quels parcours de soins. Et puis, ces troubles psychiques repérés par le MINI (Mini international Neuropsychiatric Interview), autant que ces troubles psychiques dans le Baromètre santé, ces troubles anxieux et ces troubles de l'humeur... Le risque suicidaire fait aussi partie du programme des interventions, au même titre que l'alcool et autres drogues, et les troubles psychotiques. Et on n'oublie pas cette table ronde prévue à 17 heures, avec pour thème : Quelles solutions, quelles priorités pour la santé mentale en Guadeloupe ?
 

vendredi 19 février 2016

Suicide et tentatives de suicide dans les départements d’outre-mer d’après le Baromètre Santé DOM 2014

Suicide et tentatives de suicide dans les départements d’outre-mer d’après le Baromètre Santé DOM 2014
N. Pradine, Direction de la recherche, de l’évaluation et des études statistiques (Drees), ministère chargé de la Santé, Paris,
dans Revue d'Épidémiologie et de Santé Publique Volume 64, Supplement 1, March 2016, Pages S30
P3  au Colloque Adelf-Emois « Système d’information hospitalier et Epidémiologie »
France
Available online 19 February 2016

Introduction

Le comportement suicidaire dans les départements d’outre-mer a fait l’objet de peu d’études récentes. Ces études exploitent principalement les causes de mortalité fournies par le CépiDc (INPES). Elles décrivent donc uniquement la population des décédés et rendent insuffisamment compte des circonstances favorisant les comportements suicidaires.
Méthodes

Le baromètre santé 2014 réalisé dans les DOM (La Réunion, Guadeloupe, Martinique, Guyane) par l’Irdes contient plusieurs variables déclaratives sur le suicide (tentatives de suicide, pensées suicidaires…). Jointes aux variables sociodémographiques et aux données les plus récentes du CépiDc, elles permettent d’étudier les comportements suicidaires dans les DOM. Une régression logistique met en évidence les caractéristiques les plus liées aux tentatives de suicide.
Résultats

La mortalité par suicide (9 pour 100 000 habitants) et les tentatives de suicide au cours de la vie (5,3 %) sont moins fréquentes dans les DOM qu’en métropole (respectivement 16 pour 100 000 habitants et 7,1 %). Les différences entre hommes et femmes y sont néanmoins plus marquées : encore plus de tentatives de suicide des femmes par rapport aux hommes (3 fois plus versus 2 fois plus en métropole), encore plus de mortalité des hommes par rapport aux femmes (4 fois plus versus 3 fois plus). De même, si les jeunes déclarent davantage de tentatives de suicide que les plus âgés, ce sont leurs aînés qui meurent le plus par suicide. Les situations les plus fréquemment associées aux tentatives sont les problèmes personnels, notamment le divorce et une mauvaise situation financière. De mauvaises conditions de logement ou un mauvais état de santé sont aussi des facteurs de risque de tentative de suicide. Les résultats varient selon les départements. À La Réunion, les prévalences s’approchent des résultats métropolitains et c’est aux Antilles que l’écart entre femmes et hommes est le plus élevé.
Discussion/conclusion

Certaines limites existent : on doit étudier les tentatives de suicide déclarées sur toute la vie et en population générale (car l’échantillon est insuffisant pour étudier les seules tentatives de suicide récentes et certaines populations minoritaires).
Mots clés  Suicide; DOM
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0398762016000067

jeudi 2 avril 2015

GUADELOUPE enquête sur la santé mentale de la population générale

Suicide : 9% de la population présente un risque

Le risque suicidaire, réel problème de santé publique, touche autant les hommes que les femmes.
Les centres hospitaliers de Montéran (CHM) et universitaire (CHU) ont réalisé durant quatre mois une enquête sur la santé mentale de la population générale en Guadeloupe.
Cette enquête de portée internationale révèle que 9% de la population guadeloupéenne présente un risque suicidaire. Ce risque est léger chez 6,4% des personnes. Il est moyen pour 1,9% et sévère pour près de 0,7% des personnes interrogées.
Rappelons que le risque suicidaire est un état de détresse où une personne se sent dans une impasse et confrontée à une telle souffrance que la mort apparaît progressivement comme la seule issue possible. Le risque majeur est le suicide. Toutefois, cet état reste temporaire et réversible.
Les données recueillies montrent que le risque suicidaire est quasi identique chez les hommes (8,7%) que chez les femmes (9,4%). On retrouve moins de risque suicidaire chez les personnes mariées (5,3%) et les femmes au foyer (3,8%).
LE SUICIDE, UN PROBLÈME DE SANTÉ PUBLIQUE
En revanche, les personnes ayant un faible niveau d'étude, étant au chômage ou ayant de faibles revenus présentent un risque plus important. Les jeunes de moins de 29 ans sont les plus exposés, avec un risque plus sévère.
Le suicide est un réel problème de santé publique tant par ses conséquences psychologiques et sociales que par la mortalité qu'elle entraîne. C'est pourquoi sa prévention constitue l'une des priorités de santé publique.
Toute intention suicidaire exprimée doit être prise au sérieux et il faut toujours tenter d'en éclairer la signification. L'identifier permet de créer un espace de prévention et d'intervention. Le rôle de soutien d'écoute et de compréhension est alors important. La qualité affective de l'entourage et sa présence réelle peuvent permettre la résolution de la crise suicidaire. L'hospitalisation est aussi un lieu permettant de résorber la crise suicidaire dans un milieu protégé et de mettre en place une prise en charge globale.
Comité de pilotage Semaines d'information sur la santé mentale (SISM).
Pour obtenir plus d'informations sur le suicide, on peut consulter le site infosuicide.org . Ce site se veut ouvert à l'échange d'informations entre tous ceux concernés par l'isolement et la prévention du suicide.
 

lundi 13 octobre 2014

MANIFESTATION ABYMES GUADELOUPE (97) 20/10/2014


Conférence Grand Public « Le deuil après le suicide »…


Dans le cadre de la Journée mondiale de prévention du suicide, cette conférence publique est organisée avec les professionnels de Santé Mentale de Guadeloupe à l’occasion de la venue du Dr Jean-Jacques CHAVAGNAT, Médecin psychiatre référent suicide pour les régions pour la mise en oeuvre des politiques de formations et de prévention.
En modération: Patrick RACON, Psychologue clinicien au Centre Hospitalier de Montéran de Saint-Claude.
Cette manifestation s’adresse à tous ceux qui se sentent concernés de près ou de loin par la problématique du suicide :
professionnels, intervenants sanitaires, sociaux, de l’éducation et de l’animation, associatifs, élus, responsables locaux, …
Le lundi 20 octobre 2014
de 18h à 20h
à l’Espace régional du Raizet

rue du Général de Gaulle. Raizet 97139 ABYMES
Cliquez sur Conférence  » le deuil après le suicide «  pour visualiser l’affiche


Organisateur IREPS Guadeloupe

mardi 10 septembre 2013

Suicide : état des lieux outre-mer

Suicide : état des lieux outre-mer

A l'occasion de la journée internationale de prévention du suicide ce mardi, un Observatoire national va être mis en place. La France affiche un fort taux de suicide en Europe. Qu'en est-il dans l'outre-mer français ?
© Richard Bouhet/AFP

La France affiche un taux de suicide assez élevé par rapport à la moyenne européenne. En France métropolitaine selon l'INSEE, on a enregistré 10 500 suicides en 2009. Le pays occupe la 18e place de ce triste podium au niveau mondial. Ce sont majoritairement des hommes d'âge moyen qui décident de mettre ainsi fin à leur vie.  Par ailleurs, l'Institut national de la statistique note des disparités très fortes entre les régions françaises. Les régions de l'Ouest et du Nord sont très nettement au dessus de la moyenne nationale.

En outre-mer, moins de suicides que dans l'Hexagone

Dans l'outre-mer français, il y a aussi de nombreuses disparités. Mais dans l'ensemble, le taux de suicide, calculé pour 100 000 habitants par an, y est beaucoup moins élevé que dans l'hexagone.  La triste position de numéro 1 est occupé par le Territoire de Belfort suivi par les Côtes d'Armor. La région parisienne compte proportionnellement peu de suicides. Les départements et territoires d'outre-mer figurent également en bas de liste. Voir Tableau ci-joint (Chiffres INSEE 2008) :
  • Hexagone : 15 suicides pour 100 000 habitants
  • Territoire de Belfort : 31 suicides pour 100 000 habitants
  • Côte d'Armor : 29 suicides pour 100 000 habitants
  • Morbihan : 26 pour 100 000 habitants
  • Pas de Calais : 24 pour 100 000 habitants
  • Loire : 21 pour 100 000 habitants
  • Var : 19 pour 100 000 habitants
  • Essonne : 14 pour 100 000 habitants
  • Martinique : 12 pour 100 000 habitants
  • Réunion : 11 ou 13 pour 100 000 habitants (selon les sources)
  • Nouvelle-Calédonie : 11 pour 100 000 habitants
  • Guadeloupe : 10 pour 100 000 habitants
  • Guyane : 8 pour 100 000 habitants
  • Seine-Saint-Denis : 5 pour 100 000 habitants
  • Paris : 3 pour 100 000 habitants          
Pour des chiffres plus complets sur le taux de suicide par département, consultez le site actualitix

Les jeunes, plus touchés à la Réunion

Aux Antilles, on compte en moyenne entre 30 et 40 suicides par an. Il s'agit dans trois quarts des cas d'hommes d'âge moyen (entre 35 et 64 ans). A la Réunion, le département le plus peuplé d'outre-mer, l'Observatoire régional de la santé fait part de 80 à 100 suicides par an soit un taux de 13 pour 100 000 habitants tandis que l'INSEE donne un chiffre de 11. L'Observatoire note qu'à la différence de la métropole, les jeunes réunionnais sont les plus touchés. Les moyens de se suicider sont les mêmes dans l'hexagone et à la Réunion. Chez les hommes, les décès par pendaison représentent un peu plus de la moitié des suicides même si localement, les médias parlent fréquemment de personnes qui se jettent du haut du pont de l'Entre-deux. Chez les femmes, les intoxications constituent le mode de suicide le plus fréquent.

En Guyane, suicides fréquents chez les amérindiens

En Guyane, la situation est plus complexe que dans les autres départements d'outre-mer. La Guyane affiche le taux de suicide le plus bas de l'outre-mer français mais c'est un peu l'arbre qui cache la forêt. Sur place, la situation des amérindiens et des bushinengués est alarmante. Entre décembre 2012 et janvier 2013, en à peine un mois, sept amérindiens se sont suicidés. France Guyane raconte dans un article comment les bushinengués parviennent à mettre fin à leurs jours. Certains ingurgitent un désherbant particulièrement toxique et interdit en France, le paraquat, qu'ils parviennent à se procurer au Surinam.