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lundi 7 juin 2021

ETUDE RECHERCHE A pharmacoepidemiological study of the association of suicide reattempt risk with psychotropic drug exposure

A pharmacoepidemiological study of the association of suicide reattempt risk with psychotropic drug exposure

Received 16 November 2020, Revised 15 March 2021, Accepted 1 April 2021, Available online 7 April 2021.
Journal of Psychiatric Research Volume 138, June 2021, Pages 256-263


Abstract

Introduction

Recent pharmacoepidemiological studies have suggested that consumption of certain classes of psychotropic drugs could be considered protective or risk factors for suicidal behaviour. The aim of the study was to evaluate the association between the risk of suicide reattempt within 6 and 14 months after a suicide attempt (SA) with the use of different classes of psychotropic drugs, combination pairs and treatment adequacy from inclusion through 6 and 14 months post-SA.

Method

A prospective observational cohort of 972 subjects from the ALGOS study from January 2010 to February 2013 was used to evaluate the association of risk of suicide reattempt within 6 and 14 months with the use of different classes of psychotropic drugs (antidepressants, anxiolytics, antipsychotics, lithium, anticonvulsants, analgesics, opioid maintenance therapy and maintenance treatment for alcohol dependence). A multivariable Cox model was performed after imputation of missing data using the multiple imputation method.

Results

Our main results did not show an association between psychotropic drug use and suicide reattempt after 6 months of follow-up. We demonstrated that the use of benzodiazepines (HR = 1.87 [1.25; 2.81], p < 0.01) and hypnotics (HR = 1.49 [1.03; 2.17], p = 0.04) or a combination of both (HR = 1.80 [1.17; 2.72], p = 0.01) were associated with suicide reattempt within 14 months after a previous SA.

Conclusion

The early identification of a positive association between psychotropic drugs and the risk of suicidal behaviour is extremely important for prevention of suicide reattempts. Special precautions should be considered when prescribing psychotropic drugs for these subjects, particularly those at risk of suicide reattempt.

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0022395621002259

jeudi 9 mars 2017

ETUDE RECHERCHE Memoire Le rôle du pharmacien d’officine dans la prévention du suicide

Le rôle du pharmacien d’officine dans la prévention du suicide
Anne Romain 1
1 Université de Rouen - UFR Médecine et Pharmacie

Résumé : Le passage à l’acte a lieu principalement peu de temps après le passage à la pharmacie. Le pharmacien peut donc tenir un rôle prépondérant dans cette prévention. Aborder le sujet avec un patient suicidaire peut susciter un soulagement chez ce patient et de ce fait, permettre d’éviter ce geste fatal. L’évaluation de l’urgence vise à estimer la probabilité et l’imminence d’un éventuel passage à l’acte. Les facteurs de danger prennent en considération la dangerosité du scénario qui dépend de la létalité du moyen envisagé et de l’accessibilité plus ou moins directe à ce moyen. Quant aux facteurs de protection, ils concernent la qualité du support social et familial. Grâce à ce repérage, le pharmacien peut alors orienter le patient vers un praticien spécialisé et ainsi permettre de désamorcer cette crise suicidaire.
Type de document :  Mémoires  Sciences pharmaceutiques. 2016


https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01434898

mardi 15 novembre 2016

CANADA Prévention du suicide dans l'enseignement pharmaceutique une initiative

Suicide prevention in pharmaceutical education: Raising awareness with inspiring stories
Philippe D. Vincent , BPharm, MSc, BCPP1,2,3; Pierre-Marie David , PharmD, PhD4,5
1 (Corresponding author) Pharmacist, Department of Clinical Pharmacy, Institut universitaire en santé mentale de Montréal, Montreal, Quebec, Canada, philippe.vincent@umontreal.ca;
2 Research Center, Institut universitaire en santé mentale de Montréal, Montreal, Canada;
3 Associate Clinical Professor, Faculty of Pharmacy, Université de Montréal, Montreal, Canada;
4 Volunteer, Suicide Action Montréal, Montreal, Canada;
5 Lecturer, Faculty of Pharmacy, Université de Montréal, Montreal, Canada 
 Article Citation:

Les taux de suicide sont élevés dans les pays à revenu élevé comme le Canada et les États-Unis, où 10 à 12 personnes par 100 000 se suicident chaque année. Aux États-Unis, en 2011, il y avait 73,3 visites d'urgence par 100 000 personnes pour des tentatives de suicide avec des médicaments sur ordonnance. Ces derniers ont également été impliqués dans 13% des suicides achevés entre 1999 et 2013. Dans la plupart des cas, ces médicaments ont été distribués par des membres de notre profession qui ne pouvaient pas prédire ce résultat. Ceci nous a conduits à créer une initiative pour enseigner aux étudiants en pharmacie comment prévenir le suicide. Une revue de la littérature et des recherches en ligne ont été effectuées afin de trouver de la documentation sur l'engagement des pharmaciens envers la cause, mais très peu d'information existe. Ainsi, une formation a été développée pour les étudiants en pharmacie de troisième année qui comprend des statistiques de base, des arguments pour impliquer les pharmaciens dans la prévention du suicide, des jeux de rôles, des outils pour évaluer le risque de suicide, des exposés approfondis des techniques d'entrevue et des études de cas. Il est livré pendant le thème de la santé mentale du cours de psychiatrie. En 5 ans, environ 1150 étudiants ont participé au cours, dont environ 950 pratiquent actuellement des pharmaciens. Cette intervention peut avoir empêché certains suicides, bien que l'impact soit impossible à mesurer. L'objectif de ce document est de décrire le processus créatif de la conception d'une séance de formation à la prévention du suicide pour les étudiants en pharmacie, tout en inspirant un lectorat sensible à la santé mentale à cette noble cause. Cet article ne fournit pas de lignes directrices sur la façon de reproduire cette initiative, et cet article ne remplace pas la formation appropriée sur la prévention du suicide.

Possibilité d’accéder à l'article en anglais en s'inscrivant sur le site.

http://mhc.cpnp.org/doi/abs/10.9740/mhc.2016.03.109

mardi 5 juillet 2016

RECHERCHE ETUDE Neurotrophin Genes and Antidepressant-Worsening Suicidal Ideation: A Prospective Case-Control Study

Neurotrophin Genes and Antidepressant-Worsening Suicidal Ideation: A Prospective Case-Control Study
International Journal of Neuropsychopharmacology, Volume , Issue , 4 July 2016
Géraldine Voegeli, MD, Nicolas Ramoz, PhD, Tatyana Shekhtman, MS, Philippe Courtet, MD, PhD, Philip Gorwood, MD, PhD and John R. Kelsoe, MD Department of Psychiatry, VA San Diego Healthcare System, La Jolla, CA (Drs Voegeli and Kelsoe); Department of Psychiatry (Dr Kelsoe), and Institute for Genomic Medicine (Ms Shekhtman and Dr Kelsoe), University of California San Diego, La Jolla, CA; INSERM U675, Center for Psychiatry and Neuroscience, Sainte-Anne Hospital, Paris, France (Drs Voegeli, Ramoz, and Gorwood); CMME, Sainte-Anne Hospital, Paris, France (Drs Voegeli and Gorwood); Department of Emergency Psychiatry and Acute Care, CHRU Montpellier, Inserm U1061, University of Montpellier, Montpellier, France (Dr Courtet).Correspondence: Geraldine Voegeli, MD, CMME, Sainte-Anne Hospital, Paris, France (geraldine.voegeli@gmail.com).
DOI: http://dx.doi.org/10.1093/ijnp/pyw059 pyw059 First published online: 4 July 2016

Abstract Background: Antidepressant-worsening suicidal ideation is a rare but serious phenomenon. This study aimed to test for association between antidepressant-worsening suicidal ideation and polymorphisms of BDNF/NTRK2 neurotrophin pathway genes, known to be involved in depression and suicide.
Methods: This was a case-control study comparing patients with antidepressant-worsening suicidal ideation to patients without. Patients were collected from the GENESE cohort (3771 depressed tianeptine-treated outpatients). Antidepressant-worsening suicidal ideation was defined by an increase of at least 2 points on the Montgomery-Åsberg Depression Rating Scale-item10 during treatment. Controls were matched for age, sex, and baseline Montgomery-Åsberg Depression Rating Scale-item10 score. Thirteen single nucleotide polymorphisms covering 5 BDNF/NTRK2 pathway genes were genotyped.
Results: A total 78 cases and 312 controls were included. Two NTRK2 single nucleotide polymorphisms were associated to antidepressant-worsening suicidal ideation: rs1439050 (P=.01) and rs1867283 (P=.04). Association with rs1439050 remained significant after adjustment for potentially confounding factors, including previous suicide attempts (P<.01).
Conclusions: This naturalistic prospective study is consistent with previous studies on highlighting the potential role of the neurotrophin pathway, and especially of NTRK2, in antidepressant-worsening suicidal ideation.
http://ijnp.oxfordjournals.org/content/early/2016/07/03/ijnp.pyw059

samedi 14 mai 2016

ETUDE RECHERCHE Suicidalité sous antidépresseurs : aspects cliniques et étude cas-témoin pharmacogénétique

Suicidalité sous antidépresseurs : aspects cliniques et étude cas-témoin pharmacogénétique
Géraldine Voegeli Planquette 1
1 UPD5 Médecine - Université Paris Descartes - Faculté de Médecine
Résumé : La recrudescence de la suicidalité sous antidépresseurs (RSAD) est un phénomène rare mais grave. Plusieurs hypothèses ont été évoquées pour le comprendre : le profil pharmacocinétique des antidépresseurs (AD), l’existence d’un trouble du spectre bipolaire passé, un effet paradoxal désinhibiteur des benzodiazépines, et enfin la mauvaise réponse au traitement AD. Cette étude pharmacogénétique cherche à mettre en évidence des facteurs génétiques de vulnérabilité à la RSAD, par l’étude de polymorphismes de gènes de la voie neurotrophique, qui a été impliquée dans la physiopathologie de la dépression, du suicide, et dans le mode d’action des antidépresseurs Il s’agit d’une étude cas-témoins comparant des patients issus de la cohorte GENESE (3771 patients traités par tianeptine pour un épisode dépressif majeur) avec ou sans RSAD. La RSAD était définie par une augmentation d’au moins 2 points du score de suicidalité sur l’item 10 de la MADRS. 13 SNPs de 5 gènes de la voie neurotrophique ont été génotypés. 78 cas et 312 témoins ont été inclus. Deux SNPs de NTRK2, étaient significativement associés à l’augmentation de la suicidalité sous antidépresseurs : rs1439050 (p=0,01) et rs1867283 (p=0,04) . L’association restait statistiquement significative pour rs1439050 après ajustement sur des variables potentiellement contaminantes: antécédents de tentatives de suicides (p<0,01) , premiers épisodes (p=0,02) , coprescription de benzodiazépines (p=0,04), et abus d’alcool au cours de l’étude (p=0,02). Ce travail souligne le rôle de la voie neurotrophique et en particulier de NTRK2 dans la RSAD
ThèseMédecine humaine et pathologie. 2015
http://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01302011/document
http://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01302011

mardi 13 janvier 2015

RECHERCHE USA : Action antidépressive la kétamine: révolution potentielle dans la comprehension et le traitement pharmacologique de la dépression

La ketamine, nouvel espoir dans le traitement de la dépression ? Publié le 12/01/2015 http://www.jim.fr/medecin/e-docs/la_ketamine_nouvel_espoir_dans_le_traitement_de_la_depression__149729/document_actu_med.phtml


La dépression est une affection psychiatrique touchant 8-12 % de la population mondiale et on estime en France que 3 millions de patients en souffrent. L’étiologie est multifactorielle et il est connu que des désordres neurobiochimiques y participent activement. Parmi les différentes thérapeutiques disponibles, il semblerait que les traitements pharmacologiques apportent statistiquement les meilleurs résultats. Ils présentent cependant un inconvénient de taille : ils lèvent l’inhibition de la dépression dès l’instauration du traitement alors que l’effet antidépresseur ne survient que 4  à 6 semaines après. Durant cette période, le patient est à haut risque de tentative d’autolyse.
Depuis quelques années, les chercheurs s’intéressent au potentiel antidépresseur d’une molécule déjà bien connue, la kétamine. Actuellement indiquée en anesthésie générale, elle est parfois utilisée dans le traitement de douleurs rebelles.
Un mode d’action complexe et des cibles multiples
La kétamine est un antagoniste non-compétitif des récepteurs N-méthyl-D-aspartate (NMDA), localisés dans de nombreuses zones cérébrales et impliquées dans la dépression (via le glutamate). La kétamine présente également une affinité pour les récepteurs D2 (dopamine) et opioïdes ainsi qu’un potentiel inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, mimant le mode d’action des antidépresseurs les plus utilisés. Enfin, il a été montré dernièrement que la kétamine a une affinité pour les récepteurs MTOR (mammalian target of rapamycin) ainsi que d’autres cibles (GSK-3, GABA, 5-HT2A, AMPA).
Une des pistes mécanistiques permettant d’expliquer cet effet antidépressif rapide serait la libération (lors de l’inhibition par la kétamine des récepteurs NMDA) du « brain-delivered neurotrophic factor », dont le taux est diminué chez les patients dépressifs. Des modèles animaux de souris déficientes en BDNF qui développent des comportements dépressifs ont récemment conforté cette hypothèse.
Des études prometteuses chez l’Homme
L’efficacité antidépressive de la kétamine chez l’Homme varie selon les études de 25 à 100 % de réponse avec un délai d’action mesuré de quelques heures en moyenne, permettant en théorie de limiter le risque suicidaire imputable aux autres antidépresseurs.
En revanche, le développement de la kétamine comme antidépresseur se confronte à des effets indésirables déjà connus comme des perturbations psychomimétiques, des hallucinations visuelles et auditives, des troubles du sommeil, de la mémoire et digestifs.
L’efficacité de la kétamine est confortée par le fait que, dans la moitié des études, la population était habituellement résistance aux autres thérapies. Cependant, la dose utilisée était toujours la même (0,5 mg/kg), ce qui n’apporte pas d’information sur un éventuel effet-dose et pose la question du comparateur de ces études.
Florian Slimano

Références
Drewniany E et coll.: Rapid-onset antidepressant action of ketamine: potential revolution in nderstanding and future pharmacologic treatment of depression. J Clin Pharm Ther., 2014. Publication avancée en ligne le 26 décembre; DOI: 10.1111/jcpt.12238.
http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/jcpt.12238/abstract

lundi 10 novembre 2014

PARUTION ARTICLE Évaluation clinique de l’aggravation du risque suicidaire sous antidépresseurs

Évaluation clinique de l’aggravation du risque suicidaire sous antidépresseurs,
P. Courtet

European Psychiatry Volume 29, Issue 8, Supplement, November 2014, Pages 554–555
Hors-série 1 – 6ème Congrès Français de Psychiatrie – Nice, novembre 2014

Évaluation clinique de l’aggravation du risque suicidaire sous antidépresseurs

  • P. Courtet CHU de Montpellier, département d’urgence et port urgence psychiatrique, Montpellier, France

La dépression, deuxième source de handicap, constitue le principal facteur de risque de suicide. Il a été proposé à juste titre que le traitement de la dépression soit une stratégie efficace de prévention du suicide. Pourtant la dernière décennie a été marquée par les controverses sur le risque suicidaire potentiel des antidépresseurs, qui ont eu des effets néfastes sur la prise en charge des patients. Puisque les alertes sur ce risque ont été proposées à partir des résultats d’études qui n’avaient pas comme objectif de s’intéresser au processus suicidaire, nous avons réalisé une étude destinée à évaluer la survenue d’idées et de tentatives de suicide chez 4357 patients déprimés ambulatoires traités par antidépresseur et suivis 6 semaines en condition naturelles. Une idéation suicidaire est apparue de novo chez 9 % des patients qui n’en avaient pas à l’inclusion. Les critères prédictifs étaient l’aggravation de la symptomatologie anxieuse ou dépressive et l’instauration d’un nouveau traitement après échec antérieur. Deux pour cent des patients ont réalisé une TS au cours des 6 semaines de suivi. Les critères prédictifs étaient l’aggravation de la symptomatologie dépressive ou du désespoir, l’instauration d’un nouveau traitement après échec antérieur, et l’existence de mésusage d’alcool et d’antécédents de TS. Ces résultats suggèrent que le risque suicidaire en début de traitement soit lié aux facteurs de risque suicidaires, dont l’inefficacité du traitement antidépresseur. Par ailleurs, nous avons montré que l’initiation d’un traitement par non ISRS ou d’un traitement ISRS à forte dose augmente le risque d’aggravation des idées de suicide. L’ensemble de ces données, confortées par la littérature, nous indique que les médecins possèdent les outils de prévention en évaluant précisément et régulièrement la dépression et le risque suicidaire au cours du traitement antidépresseur.

Mots clés

  • Suicide;
  • Antidépresseur;
  • Prédiction;
  • ISRS

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http://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-00840430/document