Décrire, comprendre et schématiser le processus de l'évaluation du risque suicidaire selon une perspective infirmière auprès des moins de 12 ans en santé mentale
Thèse ou mémoire
Maltais_Nathalie_2020_these.pdf (2.864Mo)
2020-04 (octroi du grade: 2020-12-11)
Auteur(s) Maltais, Nathalie
Directeur(s) de recherche Genest, Christine Larue, Caroline
Cycle d'études Doctorat
Programme Sciences infirmières
Mots-clés Risque suicidaire Enfants de moins de 12 ans Processus de l'évaluation du risque suicidaire
Infirmière
Sciences de la santé - Soins infirmiers (UMI : 0569)
Résumé(s)
La prévention du suicide est une activité importante pour les professionnels de la santé et particulièrement pour les infirmières . Or, le processus d’évaluation du risque suicidaire n’est pas effectué de façon systématique d’un milieu de soins à un autre auprès d’une population adulte. De plus, il y a peu d’information sur ce processus d’évaluation du risque suicidaire auprès des enfants de moins de 12 ans. C’est un sujet difficile à aborder et à comprendre dans une société où l’accent est mis sur grandir en santé. Cette étude vise à décrire, comprendre et schématiser le processus d’évaluation du risque suicidaire auprès des enfants de moins de 12 ans selon une perspective infirmière en santé mentale. Le modèle humaniste des soins infirmiers-UdeM constitue la toile de fond de cette étude compte tenu de sa vision centrée sur la Personne , ses relations interpersonnelles significatives, son expérience de santé ainsi que les significations qu’elle lui accorde. Pour atteindre le but de notre étude, une approche par théorisation ancrée inspirée de Strauss et Corbin (1998) a été retenue. L’échantillon a été obtenu à l’aide d’entrevues semi-structurées avec des infirmières (n=11) provenant de cinq régions administratives différentes au Québec ainsi qu’à l’aide de questionnaires socio-démographiques, d’outil de collecte de données utilisées par les infirmières ainsi que de notes de terrain. Une analyse comparative continue à travers une triple codification a permis de proposer une schématisation spécifique au processus d’évaluation du risque suicidaire auprès des moins de 12 ans en santé mentale. Les principaux résultats indiquent qu’il y a deux phases à ce processus d’évaluation. La première phase est centrée sur comprendre le sens de la détresse chez l’enfant et la deuxième phase consiste à assurer la sécurité de l’enfant et de sa famille. Dans chacune des phases, nous avons remarqué l’importance de la relation interpersonnelle entre l’infirmière, d’un côté, et l’enfant et ses parents, de l’autre. Plus précisément, certaines caractéristiques de l’infirmière (tempérament, croyances et perceptions, expériences antérieures, formation) en relation avec celles de l’enfant et de sa famille (propos ou comportements suicidaires, conception de la mort, dynamique familiale ainsi qu’attitudes, perceptions et croyances des parents) s’inter-influencent de manière à produire des effets positifs ou négatifs sur l’ensemble du processus de cette évaluation. L’environnement, soit l’organisation des soins (fonction occupée par l’infirmière, acuité des soins, ressources humaines disponibles et collaboration interprofessionnelle), affecte également le processus. De plus, le processus d’évaluation du risque suicidaire chez l’enfant implique pour l’infirmière de prendre en compte le développement de l’enfant qu’elle rencontre, que ce soit lorsqu’elle tente de comprendre le sens de sa détresse ou lorsqu’elle cherche à assurer sa sécurité. Ainsi, l’infirmière doit être vigilante afin de maintenir une posture d’empathie et non se laisser envahir par les émotions qu’une telle évaluation peut engendrer. Cette étude permet d’approfondir la compréhension du processus d’évaluation du risque suicidaire auprès des moins de 12 ans afin d’aider les professionnels de la santé travaillant en prévention du suicide auprès des jeunes à comprendre ce qui est vécu pour mieux intervenir.
Collections
Thèses et mémoires électroniques de l’Université de Montréal [16669]
Faculté des sciences infirmières – Thèses et mémoires [252]
Acces : https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/24249/Maltais_Nathalie_2020_these.pdf?sequence=4&isAllowed=y
Permalien: http://hdl.handle.net/1866/24249
Affichage des articles dont le libellé est PROCESSUS SUICIDAIRE. Afficher tous les articles
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lundi 18 janvier 2021
vendredi 5 août 2016
NOTICE ARTICLE Rôle et nature du dérèglement de la relation sujet environnement dans les théories du suicide
Rôle et nature du dérèglement de la relation sujet–environnement dans les théories du suicide
Jérémie Vandevoorde a, b, , Ambre Sanchez Valero bEmmanuelle Baudoin b Safie Kamar b Béatrice Chabert b ,Thierry Baudoin b
a Laboratoire IPSé, université Paris Ouest-Nanterre, 200, avenue de la République, 92000 Nanterre, France
b Accueil de psychiatrie et UHMP, hôpital René-Dubos, 6, avenue de l’Île-de-France, 95300 Cergy-Pontoise, France
Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique
Available online 3 August 2016
In Press, Corrected Proof
Mémoire
Résumé
La suicidologie est riche de plusieurs modèles théoriques : évolutionnistes, neurobiologiques, cognitifs, empiriques, psychanalytiques, vulnérabilité–stress, systémiques. La plupart des chercheurs partagent l’idée d’une genèse épigénétique, probabiliste, dynamique et multicausale de l’activité suicidaire. Le modèle vulnérabilité–stress intègre la plupart des données scientifiques disponibles et permet de poser les bases du processus suicidaire. Une fois l’individu fragilisé, la recherche a mis en évidence chez les patients de nombreux mécanismes vulnérants qui dérèglent le rapport sujet–environnement. Les altérations psychologiques peuvent toucher la sphère cognitive, la conceptualisation de soi, la sphère émotionnelle, la sphère relationnelle, la sphère fantasmatique, les processus de l’action et les capacités de maîtrise de soi. Ce dérèglement sujet–environnement semble à l’origine de quatre états pré-suicidaires : un état algique, un état de grande vulnérabilité, un état de contestation de la condition existentielle et un état de déconsidération de la condition humaine. En réponse à ces états, le psychisme va chercher dans le suicide un programme de changement et de soulagement. L’émergence d’une activité suicidaire sera marquée par l’irruption d’idées à contenu autolytique, de comportements préparatoires, d’une intention suicidaire, d’une spirale cognitive. Passé un seuil de souffrance ou en présence d’un facteur déclenchant, des processus pré-passage à l’acte vont éclore : mise en état, état d’agitation, effondrement de la peur de la mort, accalmie suspecte, irruption émotionnelle intense, gonflement narcissique. La reconstitution du processus suicidaire est complexe et nécessite la poursuite des recherches scientifiques. Le maillon entre les états de souffrance et l’émergence suicidaire est encore à ce jour inconnu.
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0003448716300907
Jérémie Vandevoorde a, b, , Ambre Sanchez Valero bEmmanuelle Baudoin b Safie Kamar b Béatrice Chabert b ,Thierry Baudoin b
a Laboratoire IPSé, université Paris Ouest-Nanterre, 200, avenue de la République, 92000 Nanterre, France
b Accueil de psychiatrie et UHMP, hôpital René-Dubos, 6, avenue de l’Île-de-France, 95300 Cergy-Pontoise, France
Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique
Available online 3 August 2016
In Press, Corrected Proof
Mémoire
Résumé
La suicidologie est riche de plusieurs modèles théoriques : évolutionnistes, neurobiologiques, cognitifs, empiriques, psychanalytiques, vulnérabilité–stress, systémiques. La plupart des chercheurs partagent l’idée d’une genèse épigénétique, probabiliste, dynamique et multicausale de l’activité suicidaire. Le modèle vulnérabilité–stress intègre la plupart des données scientifiques disponibles et permet de poser les bases du processus suicidaire. Une fois l’individu fragilisé, la recherche a mis en évidence chez les patients de nombreux mécanismes vulnérants qui dérèglent le rapport sujet–environnement. Les altérations psychologiques peuvent toucher la sphère cognitive, la conceptualisation de soi, la sphère émotionnelle, la sphère relationnelle, la sphère fantasmatique, les processus de l’action et les capacités de maîtrise de soi. Ce dérèglement sujet–environnement semble à l’origine de quatre états pré-suicidaires : un état algique, un état de grande vulnérabilité, un état de contestation de la condition existentielle et un état de déconsidération de la condition humaine. En réponse à ces états, le psychisme va chercher dans le suicide un programme de changement et de soulagement. L’émergence d’une activité suicidaire sera marquée par l’irruption d’idées à contenu autolytique, de comportements préparatoires, d’une intention suicidaire, d’une spirale cognitive. Passé un seuil de souffrance ou en présence d’un facteur déclenchant, des processus pré-passage à l’acte vont éclore : mise en état, état d’agitation, effondrement de la peur de la mort, accalmie suspecte, irruption émotionnelle intense, gonflement narcissique. La reconstitution du processus suicidaire est complexe et nécessite la poursuite des recherches scientifiques. Le maillon entre les états de souffrance et l’émergence suicidaire est encore à ce jour inconnu.
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0003448716300907
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