jeudi 5 juillet 2018

MàJ SENAT rapport de commission d'enquête Vaincre le malaise des forces de sécurité intérieure


27 juin 2018 : Vaincre le malaise des forces de sécurité intérieure : une exigence républicaine ( rapport de commission d'enquête )
Par M. François GROSDIDIER
au nom de la commission d'enquête
Disponible au format PDF (3,3 Moctets)

Rapport n° 612 (2017-2018) de M. François GROSDIDIER, fait au nom de la commission d'enquête, déposé le 27 juin 2018
Disponible au format PDF (3,3 Moctets)
en ligne http://www.senat.fr/basile/visio.do?id=r8104977&idtable=8104977

Presse

"Mal-être", "perte de sens" : le Sénat s'alarme de la "crise" au sein des forces de l'ordre
"MALAISE" - Deux sénateurs dressent dans un rapport un constat particulièrement sombre sur la crise des forces de sécurité intérieure. Ils appellent à des réformes profondes.
03 juil - La rédaction de LCI

Après six mois d'enquête, les deux sénateurs François Grosdidier (LR) et Michel Boutant (PS) livrent un rapport choc sur la "véritable crise" traversée par les forces de sécurité intérieure, notamment la police. Les deux élus, membres d'une commission d'enquête parlementaire créée après une vague de suicides parmi les forces de l'ordre, dressent un constat particulièrement "sombre" et recommandent "une remise en cause énergique" et "des réformes profondes" pour "remettre l'institution sur les rails".

Les deux élus décrivent dans ce rapport, consulté mardi par l'AFP le "malaise", le "mal-être", la "perte de sens", la "démotivation et [le] découragement" éprouvé par les forces de sécurité. Une situation "qui met en péril le bon fonctionnement du service public de sécurité".* https://www.lci.fr/societe/mal-etre-perte-de-sens-le-senat-s-alarme-de-la-crise-au-sein-des-forces-de-l-ordre-2092173.html



HISTORIQUE du Post 16/03/2018

Le mardi 30 janvier 2018, la commission d’enquête du Sénat "sur l’état des forces de sécurité intérieure" a tenu sa première réunion,

Au cours de ses travaux, elle s’attachera à éclairer le Sénat sur l’ensemble des difficultés rencontrées par les forces de sécurité intérieure dans l’exercice de leurs missions.
Les travaux de la commission prendront fin en juin 2018.


COMPTES RENDUS DE LA CE ETAT DES FORCES DE SECURITE INTERIEURE
http://www.senat.fr/basile/visio.do?id=c/compte-rendu-commissions/20180212/ce_forces_securite.html&idtable=/compte-rendu-commissions/20180212/ce_forces_securite.html

Mardi 13 février 2018
Audition de Mme Catherine Pinson, psychologue clinicienne, chef du Service de soutien psychologique opérationnel (SSPO)
Audition de M. Laurent-Franck Liénard, avocat
Audition de M. Alain Bauer, professeur de criminologie appliquée au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), à New-York et à Shanghai
Mercredi 14 février 2018
Audition du Colonel Bruno Arviset, secrétaire général, et de représentants du Conseil de la fonction militaire de la gendarmerie (CFMG)
Audition de M. Éric Morvan, directeur général de la police nationale
Audition de M. Christian Mouhanna, chargé de recherches au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), directeur du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP) (sera publié ultérieurement)
Jeudi 15 février 2018
Audition de syndicats de policiers municipaux


Autre comptes rendus et Information de la Commission d'enquête sur l'état des forces de sécurité intérieure

1er post 23/02/2018

MàJ ARTICLES PRESSE


L’alerte est lancée par le directeur général de la Gendarmerie lui-même. En ce début d’année, le nombre de suicides – 7 – et de tentatives de suicides – 15 – chez les gendarmes inquiète la hiérarchie de l’institution. Mercredi 14 mars, Richard Lizurey n’a pas pris de gants pour exprimer son inquiétude devant les sénateurs de la commission d’enquête sur l’état des forces de sécurité intérieure. Une instance justement créée à l’automne pour se pencher sur la recrudescence des suicides chez les policiers et les gendarmes.

Cette année, malheureusement, nous sommes sur une tendance extrêmement inquiétante”, relève le directeur général. “Je suis un peu inquiet de cette évolution”, poursuit-il. Des chiffres qui placent déjà 2018 dans la lignée des années les plus dramatiques sur ce sujet de la dernière décennie.
Une réunion de la commission nationale


Richard Lizurey Sénat
Richard Lizurey, le 25 octobre, devant la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat.

La première mesure de Richard Lizurey face à cette dangereuse tendance sera de réunir, avant la fin de la semaine, la commission nationale de prévention des risques psycho-sociaux de la Gendarmerie. L’objectif ? Faire un bilan et un point de situation pour tenter “d’aller encore plus loin par rapport au dispositif déjà mis en place”.
L’an passé, 18.000 entretiens individuels des personnels ont ainsi été menés par le réseau de l’arme. Le bilan social 2016 faisait lui état de 12.720 consultations psychologiques, un chiffre en augmentation notamment grâce au maillage territorial renforcé. En tout, la chaîne de prévention de la Gendarmerie est forte d’un bureau spécialisé au niveau central, d’e 51 chargés de préventions et de 274 délégués, de deux psychologues du travail, et de 38 officiers psychologues cliniciens (un 39e est en cours de recrutement).
Cohésion dans la Gendarmerie
La tendance actuelle inquiète, car jusqu’ici, la Gendarmerie semblait être plus préservée de ce fléau que la Police. Sur ces dix dernières années, le nombre moyen de suicides par an est de 25 chez les gendarmes, contre plus de 43 chez les policiers. Une différence qui tient “surtout, à notre sens, aux différences de conditions de travail : la vie en caserne facilite la détection du mal-être d’un collègue”, soulignait devant cette même commission d’enquête Thierry Guerrero, le président de l’association professionnelle nationale de militaire Gendarmes et citoyens.

La cohésion gendarmique, louée par le directeur général de la Police nationale lui-même, est-elle toujours aussi forte pour faire face au suicide ? La cohésion “dépend de nombreux éléments comme la qualité du management, à tous les étages de la hiérarchie, la convivialité, le sport ou encore la capacité à déterminer les stratégies opérationnelles au plus près du terrain en associant étroitement les personnels”, remarquait Eric Morvan à propos de sa propre maison, toujours devant les sénateurs de la commission d’enquête.
Face à cette tendance, Richard Lizurey a déjà quelques pistes en tête, qui passent notamment par la formation. Par exemple, il s’agirait de travailler sur la résilience face aux événements traumatiques, pour mieux préparer les personnels en école à “la confrontation avec la mort”, ou encore de mieux former le management. “L’écoute du personnel fait partie intégrante de la mission de commandement”, rappelle ainsi le directeur général. Affaire à suivre : en novembre 2017, le ministère de l’Intérieur avait annoncé une nouvelle réunion sur ce sujet d’ici la fin du premier trimestre 2018.
Gabriel Thierry.

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