lundi 22 décembre 2025

Retour sur MANIFESTATTION 4/12/25 Paris (75) Les conférences de l'UNPS Une théorie anthropologique des liens interpersonnels et leur pertinence pour la compréhension du suicide

Les conférences de l'UNPS: Charles Macdonald

par UNION NATIONALE POUR LA PREVENTION DU SUICIDE Le 04 décembre 2025, de 19h à 21h
Titre: Une théorie anthropologique des liens interpersonnels et leur pertinence pour la compréhension du suicide Intervenant: Charles Macdonald, directeur de recherche émérite CNRS Date: Jeudi 4 décembre 2025 19-21h Ouverture des portes à 18h Lieu: Censier, Amphi A 13 rue de Santeuil 75005 Paris

Cette présentation donnera un aperçu d’hypothèses, formées à partir d’observations ethnographiques et de nombreuses données ethnologiques, sur la nature des liens interpersonnels et leur importance sociologique. Ces liens sont par définition "faibles", c'est-à-dire impermanents et volontaires bien que souvent intenses.

Une théorie psychologique du suicide fait elle aussi appel aux liens interpersonnels. Je montrerai qu’il y a un fort degré de correspondance entre les deux. Les hypothèses que je présente confirment celles de la théorie psychologique tout en leur conférant une valeur plus générale.

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Une théorie anthropologique des liens interpersonnels et leur pertinence pour la compréhension du suicide Intervenant: Charles Macdonald, Directeur de recherche émérite CNRS Cette présentation donne a un aperçu d’hypothèses, formées à partir d’observations ethnographiques et de nombreuses données ethnologiques, sur la nature des liens interpersonnels et leur importance sociologique. Ces liens sont par définition "faibles", c'est-à-dire impermanents et volontaires bien que souvent intenses. Une théorie psychologique du suicide fait-elle aussi appel aux liens interpersonnels ? Nous montrerons qu’il y a un fort degré de correspondance entre les deux. Les hypothèses présentées confirment celles de la théorie psychologique tout en leur conférant une valeur plus générale. 




Toutes les conférences de l'UNPS : • Les conférences de l'UNPS 

 

1er post le 13/10/25 

MANIFESTATION les 19-20 mars 2026 : 2e Congrès de suicidologie, Bordeaux (33)

19-20 mars 2026 -
La prévention du suicide en 2026, (r)évolution ?




2e Congrès de suicidologie organisé par le Centre hospitalier Charles Perrens

La prévention du suicide s’impose aujourd’hui comme un enjeu majeur et durable de santé publique en France. Portée par la stratégie nationale de prévention du suicide, cette dynamique a favorisé l’émergence de nouvelles ressources et modalités de prise en charge, enrichissant ainsi les possibilités d’aide aux personnes en souffrance. Ces évolutions invitent à reconsidérer nos paradigmes d’intervention, que ce soit lors de la crise suicidaire elle-même, mais aussi concernant les facteurs de vulnérabilité sous-jacents., dans l’objectif d’élaborer des plans de soins de plus en plus personnalisés.

De nouveaux services et des approches innovantes, ainsi qu’une littérature scientifique abondante soulignent la nécessité de réactualiser nos pratiques professionnelles : Quelle place accorder aujourd’hui à l’hospitalisation? Des alternatives sont-elles possibles? Peut-on proposer des prises en soins ciblées spécifiquement sur le risque suicidaire? Comment mieux identifier les populations à risque et les facteurs de vulnérabilité? Par ailleurs, comment l’accompagnement des personnes endeuillées ou le témoignage de celles ayant surmontée une crise suicidaire, peuvent-ils contribuer à transmettre un message d’espoir et de rétablissement? Ce sont autant de questions auxquelles nous tenterons de répondre au travers des interventions proposées durant les deux jours de ce deuxième Congrès de Suicidologie de Bordeaux. 

Source et en savoir plus :  

https://www.santementale.fr/evenement/la-prevention-du-suicide-en-2026-revolution/?fbclid=IwY2xjawO2FOdleHRuA2FlbQIxMQBicmlkETB2RWFJMzdRZGtYRWdOVGFXc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHh-3O_MkLn-3jOA5RVGbwkez515JON4cBgYeMa3SbKMrAqcvzNwZt9knxcTU_aem_pIY0sR2giSRc5rJLFzYQjg 

vendredi 19 décembre 2025

Guide de bonnes pratiques pour le recueil et la diffusion d’expériences vécues par des personnes vivant avec un trouble psychique

Le Programme Papageno diffuse un guide de bonnes pratiques pour le recueil et la diffusion d’expériences vécues par des personnes vivant avec un trouble psychique. Il pose des recommandations qui permettent de s’assurer d’un consentement libre et éclairé, d’adopter un cadre éthique, de sécuriser le cadre d’entretien et de respecter la temporalité et les émotions.

Le partage de récit, notamment après une crise suicidaire, peut avoir un effet protecteur et soutenir d’autres personnes confrontées à des idées suicidaires (effet Papageno). Il permet également de transmettre des informations utiles, sensibiliser le public ou reprendre le pouvoir sur sa maladie.

Mais ces témoignages comportent des risques :

  • Pour la personne qui témoigne, ils peuvent raviver des souvenirs traumatiques ;
  • Pour l’auditeur ou le public, l’exposition répétée à la souffrance peut provoquer un traumatisme vicariant.

Le guide propose donc des recommandations concrètes pour journalistes et créateurs de contenus, afin d’assurer un partage éthique et sécurisé des témoignages, quel que soit le support : écrit, vidéo ou podcast.

Ce projet a bénéficié du soutien de Place des sciences, l’Inserm, l’Institut La Personne en Médecine et la F2RSM Psy Hauts-de-France.

Recueil et diffusion d’expériences vécues de personnes vivant avec un trouble psychique, Mickael Worms-Ehrminger¹, Margot Morgiève², Nathalie Pauwels³, septembre 2025
¹ Enseignant et chercheur, groupe d’étude REVER, Association Place des Sciences
² Chargée de recherche Inserm-Cermes3.
³ Chargée du déploiement Programme Papageno, F2RSM Psy Hauts de France

 

Source https://www.santementale.fr/2025/12/recueillir-et-diffuser-lexperience-de-personnes-vivant-avec-un-trouble-psychique/ 

Et Psy C'était Toi Le GHU Paris engagé dans la lutte contre la stigmatisation des troubles psychiques

Et Psy C'était Toi ®

Description Le GHU Paris engagé dans la lutte contre la stigmatisation des troubles psychiques : Ici, on donne la parole aux pros et aux personnes concernées pour mieux comprendre nos émotions, notre cerveau, et améliorer notre santé mentale 🙏 Découvrez les paroles d'experts et d'usagers pour mieux comprendre les troubles psy.

AUTOUR DE LA QUESTION Sensibiliser les policiers à la psychiatrie : une formation au plus près des attentes

Sensibiliser les policiers à la psychiatrie : une formation au plus près des attentes

Depuis avril 2024, Marine Akkaoui et Théo Duquesne, psychiatres au Centre psychiatrique d’orientation et d’accueil (CPOA) du GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences, ont mis en place une formation pour sensibiliser les agents de police à la prise en charge des personnes atteintes de troubles psychiatriques. Un mois après la formation, l’évaluation est positive sur l’usage de la force et l’amélioration des connaissances.

Quelle perception les policiers ont-ils de la psychiatrie ? Marine Akkaoui et Théo Duquesne, tous deux psychiatres, ont interrogé 200 agents de police en région parisienne. « Il n’existe aucune formation sur le sujet dans leur parcours alors même que pour près de 30% des patients atteints de schizophrénie, le premier contact avec la psychiatrie se fait par l’intermédiaire de la police », souligne Marine Akkaoui. « Notre enquête révèle que 80% des policiers sont en demande d’une formation sur le sujet ». Les policiers interrogés témoignent de leurs difficultés, avec un risque accru d’usage de la force, une absence de relais ou d’orientation et la persistance d’idées reçues sur la psychiatrie et la maladie mentale ( « Les patients psychiatriques sont très dangereux ou encore : la psychiatrie, c’est la maladie des fous… »).

Une formation au plus proche des policiers

Forts de ce constat et après plusieurs mois de travail, les deux psychiatres mettent au point une formation spécifique destinée à la police, avec le soutien du docteur Gourevitch, leur chef de service. « On a utilisé les résultats de notre étude pour construire une formation au plus proche des attentes des policiers, en fonction de leurs interrogations, de leurs difficultés, de leurs doutes mais aussi les situations auxquelles ils étaient le plus exposés sur le terrain », explique Théo Duquesne. Sur la voie publique, les agents sont régulièrement confrontés à des personnes en proie à de l’agitation, à des idées suicidaires, délirantes ou à des personnes qui ont consommé des toxiques.

On explique aux policiers qu’une personne très délirante qui dit non, ce n’est pas forcément un refus d’obtempérer. Peut-être qu’elle est très anxieuse et ne comprend pas ce qui se passe. Marine Akkaoui.

350 policiers formés en Ile-de-France

350 policiers ont été sensibilisés en 35 sessions depuis avril 2024, début de la formation, précise Yannick Floch, infirmier coordinateur de la formation Police.

La plupart du temps, la séance, qui dure 3h, est assurée par un binôme infirmier / médecin (volontaires du CPOA). « La première partie est très pratique : l’idée est de fournir des clés ou des outils à mettre en place au quotidien par les agents de police pour mieux interagir avec les patients dans un contexte d’intervention », détaillent les deux psychiatres. La formation reprend l’épidémiologie des troubles psychiatriques : « Qu’est-ce qu’un trouble psychiatrique, combien de personnes sont atteintes en France, quels sont les symptômes des grandes maladies, etc. On interroge ensuite les idées reçues, avant de fournir des outils théoriques pour amener les policiers à mieux gérer les situations délicates » (la désescalade, les possibilités d’orientation de ces patients… ) « Pour partir de situations réalistes, on s’appuie sur des jeux de rôle et sur des mises en situation », souligne Yannick Floch, qui se souvient notamment d’une policière appelée pour une intervention auprès d’une femme en proie à de l’agitation dans une gare parisienne : « la personne était non-verbale et très agitée et les forces de l’ordre se sont retrouvées très démunies ». Les soignants reprennent aussi avec les policiers « des situations vécues pour réfléchir ensemble à ce qu’ils auraient pu faire différemment, sur le positif aussi : ce qu’ils ont bien fait ».

« On a voulu une formation très interactive. On essaie de se détacher le plus possible du format court-magistral qui serait moins efficace », confie Théo Duquesne. Les policiers sont notamment formés à la désescalade (diminution progressive de la menace et de la tension) « On leur donne un maximum de clés concrètes : comment on interagit avec quelqu’un qui a des idées délirantes, qui est suicidaire ou agité ? On rappelle des notions de base de la psychiatrie : le fait de ne pas confronter les patients, de ne pas aller contre les idées délirantes, mais de ne pas les renforcer non plus », énumère Théo Duquesne. « On consacre aussi un moment au positionnement non verbal : rester soi-même plutôt calme, ne pas faire de gestes brusques, parler lentement, éviter de couper la parole… ».

Passer de 3 à 6h ?

L’une des priorités face à la demande : généraliser cette formation à tout le territoire. L’équipe est déjà en contact avec des unités psychiatriques qui l’ont spontanément sollicitée pour pouvoir former des policiers dans leur région. Passer de 3 à 6h fait également partie des réflexions : « C’est l’une des demandes des policiers. Cela permettrait d’explorer les sujets en profondeur et de passer plus de temps sur les jeux de rôle, très utiles pour apprendre. On se rend compte que les agents ont besoin de s’entraîner. Ce sont ces mises en situation, dans un cadre sécurisant, qui le leur permettent », note Yannick Floch.

Les retours sont très positifs selon les soignants, qui ont mené une première étude interne pour évaluer les résultats de la formation : « Un mois après la formation, on constate une efficacité sur l’usage de la force et l’amélioration des connaissances », se réjouissent-ils. L’équipe espère également dans un futur proche pouvoir étendre cette formation à la gendarmerie, aux services pénitentiaires ou encore aux pompiers, avant, pourquoi pas, de l’intégrer au cursus dans les écoles de police

 

https://www.santementale.fr/2025/12/policiers-formes-a-la-psychiatrie-on-leur-apprend-la-desescalade/ 

ETUDE RECHERCHE Evaluation d'un dispositif de suivi infirmier ambulatoire sur la récidive suicidaire au cours de l'année suivant une tentative de suicide

PAS D'EFFET PROBANT D'UN SUIVI AMBULATOIRE INFIRMIER SUR LE RISQUE DE RÉCIDIVE SUICIDAIRE (ÉTUDE FRANÇAISE)
source https://www.sfmu.org/fr/actualites/actualites-de-l-urgences/pas-d-effet-probant-d-un-suivi-ambulatoire-infirmier-sur-le-risque-de-recidive-suicidaire-etude-francaise-/new_id/70783

CANNES, 15 décembre 2025 (APMnews) - Un dispositif de suivi infirmier ambulatoire suivant une tentative de suicide a augmenté de façon significative le recours spontané des patients aux soins, mais n'a pas réduit le risque de récidive suicidaire, montre un essai randomisé et contrôlé présenté la semaine dernière au Congrès français de psychiatrie (CFP), à Cannes et en ligne.

Grégory Mykolow du CHU de Montpellier a rappelé que chaque année en France, il y avait environ 200.000 hospitalisations pour tentative de suicide (TS) et quelque 10.000 décès recensés -ce qui est "probablement minoré".

Le postulat de départ de cette étude lancée en 2014 s'appuyait sur des travaux montrant qu'une TS est un facteur majeur de récidive et de décès par suicide dans l'année qui suit, que l'hospitalisation ne protège pas plus du risque de récidive suicidaire que le retour à domicile, et que les stratégies de recontact ont peu d'effets significatifs sur la mortalité, mais semblent efficaces sur la récidive, a-t-il détaillé.

L'étude SIPRéS, qu'il a présentée, visait à aller au-delà des seules stratégies de recontact, en évaluant un dispositif de suivi infirmier ambulatoire sur la récidive suicidaire au cours de l'année suivant une tentative de suicide chez des patients souffrant d'un trouble de l'humeur unipolaire ou bipolaire ou d'une dépression réactionnelle.

"Ce que nous avons essayé de voir, c'est si la présence infirmière, la présence soignante qu'on offre aux patients pouvait avoir un impact sur le recours aux soins", a résumé Grégory Mykolow. "En clair, plutôt que d'aller vers la mort, est-ce que le patient ferait le choix, dans un état de crise, de venir vers le soin?"

Le dispositif de suivi ambulatoire infirmier était mis en place à la sortie de l'unité de post-urgences polyvalente (Upup), "dans un cadrage de trois mois maximum", avec d'abord des visites planifiées à l'hôpital et/ou à domicile (à J3 et J10), puis sur mesure, entre trois et 12 semaines.

"L'idée n'est pas d'offrir du prêt-à-porter, mais de faire du sur-mesure avec le patient", a commenté Grégory Mykolow. "Et c'est là l'inversion du système, car aujourd'hui, la rationalité nous amène beaucoup à penser des systèmes aux dispositifs de soins qui sont un peu du prêt-à-porter et dans lesquels les patients ont du mal à rentrer."

"Ce qui permet de refaire du sur-mesure, c'est de travailler sur l'alliance thérapeutique, mais pas une alliance à un dispositif, mais une alliance à des personnes", a-t-il poursuivi.


Critère secondaire de recours spontané aux soins atteint

L'étude a été menée de façon randomisée sur 380 patients adultes, avec d'un côté, un groupe intervention bénéficiant du suivi ambulatoire infirmier et de l'autre, un groupe contrôle bénéficiant d'une prise en charge habituelle, sans suivi infirmier.

L'âge moyen était de 41 ans, plus de deux tiers étaient des femmes, 70% étaient des personnes actives insérées socialement (et néanmoins toutes "au score de précarité"), deux tiers avaient des antécédents de TS et 86% étaient dans un état dépressif majeur.

La part de patients du groupe intervention ayant bénéficié des cinq visites infirmières prévues était de 73%.

Le critère de jugement principal était un critère composite défini par la survenue d'une récidive de TS à 12 mois, d'une hospitalisation en urgence pour crise suicidaire et/ou d'une aggravation de l'état suicidaire (hausse de deux points sur l'échelle de sévérité du suicide Columbia). Il n'a pas été atteint, la différence entre les groupes n'étant pas significative (67% dans le groupe intervention versus 60% dans le groupe contrôle).

En revanche, le critère de jugement secondaire qui portait sur le recours spontané aux soins à 12 mois a été atteint. Il était de 55% dans le groupe intervention versus 43% dans le groupe contrôle.

"Ce qui nous intéressait, nous, au niveau paramédical, c'étaient surtout les critères secondaires", a noté Grégory Mykolow. Les résultats, qui révèlent la "plus-value du suivi infirmier ambulatoire dès la TS", montrent ainsi que "le patient lui-même se transforme dans son recours aux soins", qu'il "fait davantage appel aux soins que dans le groupe contrôle".

"Ces résultats sont en faveur de l'importance de ne pas dissocier l'accueil et le suivi en post-urgence du patient suicidant", a-t-il conclu.

sb/lb/APMnews

 https://www.sfmu.org/fr/actualites/actualites-de-l-urgences/pas-d-effet-probant-d-un-suivi-ambulatoire-infirmier-sur-le-risque-de-recidive-suicidaire-etude-francaise-/new_id/70783

Prévention Suicide France, une nouvelle association pour booster des initiatives de terrain /18/12/25 Découvrez les lauréats 2025

Prévention Suicide France, une nouvelle association pour booster des initiatives de terrain
Par Elsa Bellanger - Publié le 18/12/2025 https://www.lequotidiendumedecin.fr/*

Lancée officiellement ce 18 décembre, l’association Prévention Suicide France se positionne comme un fonds national dédié au financement d’initiatives généralisables sur la prévention du suicide. Quatre premiers projets sont déjà soutenus pour une enveloppe globale de 110 000 euros.

Chaque année en France, environ 9 000 décès par suicide et environ 200 000 tentatives sont enregistrés. Alors que ces drames sont « évitables », la France est « à la traîne » de ses voisins européens en termes de prévention, le sujet restant « tabou », a souligné le Pr Pierre Thomas, psychiatre au CHU de Lille et président d’une toute nouvelle association baptisée Prévention Suicide France, lors d’une conférence de presse.

Lancée officiellement ce 18 décembre, cette structure se positionne comme un fonds national dédié au financement d’initiatives généralisables sur la prévention du suicide. « La France dispose de nombreuses initiatives locales qui méritent d’être consolidées et partagées. Ce fonds est conçu comme un accélérateur : il offre des moyens, un cadre, et une dynamique collective pour renforcer la prévention du suicide », explique le Pr Thomas.


« Écarter les effets de mode et de privilégier des projets solides »

Pour sélectionner les initiatives à soutenir, l’association a lancé en mai un appel à projets, doté de 110 000 euros, abondés par des mécènes privés*. Chaque projet est évalué selon des critères scientifiques, organisationnels et expérientiels par un conseil scientifique interdisciplinaire composé de chercheurs, de professionnels de santé et de personnes concernées. « Cette méthodologie permet d’écarter les effets de mode et de privilégier des projets solides, transférables et évaluables », précise l’association. Les lauréats seront accompagnés sur deux à trois ans : soutien financier, appui méthodologique et stratégique, mise en réseau nationale, suivi et évaluation rigoureuse de leur impact.

Pour cette première édition, quatre projets ont été retenus, dont deux dans la catégorie « émergence ». Ils ont été « sélectionnés pour leur capacité à toucher des publics vulnérables, à innover et à produire des résultats évaluables », indique Prévention Suicide France.

L’association Horizon Atlantique 17, basée en Poitou-Charentes se voit ainsi soutenu à hauteur de 50 000 euros pour le développement d’une plateforme numérique de pair-aidance en prévention du suicide. L’association est déjà à l’origine de l’initiative Les Ulysses, qui recueille les témoignages à visage découvert de personnes passées par l’expérience du suicide. Il s’agit de lever le tabou et de proposer des récits pour « montrer que le rétablissement est possible », explique Émilie Sauvaget, psychologue et porteuse du projet. « La puissance préventive des témoignages est connue dans la littérature », ajoute le Dr Charles-Édouard Notredame, psychiatre et membre du conseil scientifique de Prévention Suicide France. Pour son projet de plateforme, l’association lauréate mise sur un lancement à la fin de l’année 2027.

Autre projet financé cette fois à hauteur de 40 000 euros, « Lim on the road », proposé par l’association PTSM Limousin, vise le déploiement d’une caravane itinérante allant à la rencontre des personnes endeuillées en milieu rural. En sillonnant la Creuse, la Corrèze et la Haute-Vienne, la caravane permettra de rompre l’isolement des familles et proches touchés par un suicide. Le Limousin « affiche un taux de suicide supérieur à la moyenne nationale », souligne Céline Rebet-Hric, présidente de l’association, mais dans ce territoire où les ressources sont rares, « aucun accompagnement n’est proposé aux endeuillés ». PTSM Limousin leur propose déjà un soutien via des consultations individuelles, des stands d’information et des groupes de parole. Un protocole de recherche sera mis en place pour objectiver les résultats, précise Céline Rebet-Hric.


Un docu-fiction consacré au risque suicidaire chez les soignants

Deux prix « émergence », dotés de 10 000 euros chacun, ont aussi été attribués. Le premier soutiendra la réalisation d’un docu-fiction consacré au risque suicidaire chez les soignants. Mené par l’association La Fabrique des soignants, ce projet baptisé Le prix de la vocation veut « outiller les professionnels et ouvrir le débat dans les établissements de santé ». Le second, porté par l’association Capu, se nomme Balise et s’adresse aux jeunes neuro-atypiques (11-30 ans). La jeune structure qui compte 80 bénévoles propose déjà une ligne d’écoute, des groupes de parole et une orientation personnalisée. Les fonds alloués vont permettre de sécuriser la structuration de cette association émergente.

À côté de l’appel à projets qui sera annuel, Prévention Suicide France entend « donner de la voix » et « porter un plaidoyer » sur les bénéfices de la prévention, expose le Dr Charles-Édouard Notredame. « En soutenant les acteurs de terrain et en démontrant l’impact réel des initiatives, nous voulons prouver que la baisse des taux de suicide est un objectif atteignable », ajoute Bénédicte Dufour, déléguée générale de l’association.

*La Fondation de France, la Fondation Erié, le Fonds Colam Initiat et la Fondation Anber


 
INFO +
 
Dernier rappel ! Découvrez les lauréats 2025 de Prévention Suicide France et leurs projets innovants pour la hashtagpréventionsuicide 🎗️ .

📅 Jeudi 18 décembre | 10h–11h30
💻 Webinaire gratuit – inscription ici : https://lnkd.in/gHrwnAbb

Ne manquez pas ce temps d’échanges avec des experts et des financeurs engagés !

Prévention Suicide France Bénédicte Dufour Charles-Edouard Notredame Sophie Boutinaud Margot Morgiève Edouard Leaune Mélissa Macalli Courtet Philippe Maria Melchior Ruxandra Jorioz Katia Chapoutier Francois Ducrocq
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Suicide au travail : prévention et rôle du CSE

Suicide au travail : prévention et rôle du CSE

Le suicide au travail touche à la fois à la santé mentale, au droit du travail et aux responsabilités de l’employeur et des élus.

Un grand nombre de travailleurs et travailleuses se retrouvent confrontés à des situations professionnelles extrêmes pouvant mettre leur santé en danger. 
Heureusement, le cadre légal donne au CSE les leviers nécessaires pour agir avant qu’il ne soit trop tard.


Quel rôle le CSE joue-t-il face au risque suicidaire au travail ? Quels sont les outils et moyens d’action à disposition des élus ?
S’informer sur le sujet, c’est agir pour réduire le nombre de suicides et tentatives de suicide au travail.  

 Sommaire
Lire la suite :  https://www.solutions-cse.org/mag-cse/basiques/les-bases-du-cse/Suicide-au-travail

lundi 15 décembre 2025

Réseaux sociaux et suicide : l’exemple de Twitter

Réseaux sociaux et suicide : l’exemple de Twitter

Note
Observatoire du bien-être

Entre 2001 et 2021, le taux de suicide aux États-Unis a bondi de plus de 30%. Cette hausse s’est produite dans un contexte d’expansion rapide d’Internet et des réseaux sociaux, dont l’influence sur la santé mentale fait l’objet de débats récurrents, notamment en lien avec le cyberharcèlement, la comparaison sociale, la baisse d’estime de soi et l’exposition à des contenus d’automutilation.

Cette note propose d’abord une synthèse des principaux enseignements de la littérature scientifique sur le lien entre réseaux sociaux et suicide. Si de nombreuses études mettent en évidence une corrélation entre l’activité sur les réseaux sociaux et les comportements ou pensées suicidaires, il reste difficile de déterminer si l’usage de ces plateformes constitue une cause directe du risque suicidaire, ou si ce sont des dynamiques préexistantes, indépendantes des réseaux sociaux, qui conduisent certains utilisateurs à y passer davantage de temps. Par ailleurs, les réseaux sociaux peuvent également avoir des effets positifs, en facilitant le soutien social, la prévention du suicide et l’accès à des ressources d’aide psychologique.

C’est dans cette perspective que nous présentons les résultats d’une nouvelle approche permettant d’aller au-delà de la simple corrélation. En exploitant la diffusion géographique quasi exogène de Twitter aux États-Unis, nous montrons qu’il n’existe aucun impact significatif du développement de Twitter sur la mortalité par suicide aux États-Unis. Bien que ces conclusions ne puissent être généralisées à l’ensemble des plateformes — ce qui est vrai pour Twitter à une période donnée ne l’est pas nécessairement pour TikTok, Instagram ou pour le X d’Elon Musk —, elles invitent à nuancer le débat public : tous les réseaux sociaux ne sont pas nécessairement néfastes, et il est crucial d’analyser l’hétérogénéité de leurs effets selon les contextes, les usages et les populations concernées.

Thomas Renault, Université Paris-Saclay, Cepremap

Publié le 01/12/2025 

 accès https://www.cepremap.fr/depot/2025/12/2025_22_Reseaux_sociaux-1.pdf

PARIS Santé mentale : Weiji, une prise en charge intensive sans hospitalisation pour des ados qui vont mal

 Santé mentale : Weiji, une prise en charge intensive sans hospitalisation pour des ados qui vont mal

La maison de Solenn, ou maison des adolescents de l'hôpital Cochin AP-HP, s'est dotée d'une unité de crise pour adolescents suicidaires, Weiji, qui prend en charge des jeunes de 11 à 18 ans pour un mois de soins intensifs en ambulatoire.

« L'idée d'ouvrir Weiji s'est imposée dans la mesure où, depuis plusieurs années, les études montrent une augmentation de la souffrance psychologique et psychiatrique des adolescents », explique à l'AFP la psychiatre Marie-Rose Moro, qui dirige la maison de Solenn.

Selon les chiffres de Santé publique France, « 20 à 25 % d'un groupe d'âge adolescent a des souffrances psychiques, et 10 à 15 % des idées suicidaires : c'est énorme, cela augmentait déjà avant le Covid mais le Covid l'a mis en évidence, donc on s'est dit : il faut en faire plus », dit-elle.

Inaugurée officiellement jeudi mais en activité depuis fin octobre, Weiji – qui signifie en mandarin « l'opportunité que représente la crise » – dispose de 6 places (10 à terme) et mobilise une équipe pluridisciplinaire : infirmière, pédopsychiatre, psychologues, psychomotricienne…


Guérir sans sortir de son quotidien

« Des études internationales ont montré que, dans certains cas, une prise en charge ambulatoire intensive » des adolescents, « sans les sortir de leur famille, de l'école, de leur lieu de vie, peut s'avérer plus efficace qu'une hospitalisation », expose Marie-Rose Moro.

Accueillis, parfois en post-urgences, 3 à 5 jours par semaine pendant un mois, ces jeunes alternent séances (en individuel, avec les parents, entre ados, ou avec plusieurs familles, la « thérapie multifamiliale ») et ateliers (poterie, contes, aromathérapie), selon un programme élaboré avec eux.

« Nous réévaluons chaque matin leur risque suicidaire et nous élaborons un ‘plan de sécurité’ avec les familles des adolescents », qui jouent un rôle central dans la prise en charge, détaille la pédopsychiatre Maude Ludot-Grégoire.

À Weiji, on fait « de l'éducation thérapeutique », explique Marie-Rose Moro : « On apprend aux parents à passer un contrat avec leur ado : qu'est-ce qu'on va faire, chaque fois que tu auras une impulsion suicidaire, pour t'aider ? ». Et un débriefing est fait chaque soir avec le jeune.

Attentive « aux liens aux autres, à leur fratrie, aux parents, à l'école », l'équipe se veut « une enveloppe » pour les adolescents et leur famille : elle les soutient « dans une expérience contenante qui va leur permettre de traverser la crise », ajoute-t-elle.

En quittant Weiji, les ados, sortis de leur crise suicidaire, reprennent leur vie avec un suivi en ville ou sont hospitalisés à temps plein si le traitement intensif ambulatoire n'a pas suffi.

Une étude, réalisée avec deux chercheurs de l'Inserm, évaluera les résultats de cette unité pionnière.

Avec AFP

Baromètre de Santé publique France 2024 / Conduites suicidaires : prévalences des pensées suicidaires et des tentatives de suicide. Baromètre de Santé publique France : résultats de l’édition 2024

Baromètre de Santé publique France 2024

Le Baromètre de Santé publique France est une enquête répétée visant à mesurer et suivre les comportements, opinions, connaissances de la population résidant en France sur divers thèmes de santé publique. Depuis plus de trente ans, cette enquête fournit des données essentielles pour éclairer les enjeux de santé publique, orienter les décisions politiques et enrichir les connaissances sur l’état de santé de la population.
en savoir plus


https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/barometres-de-sante-publique-france/barometre-de-sante-publique-france-2024

Conduites suicidaires : prévalences des pensées suicidaires et des tentatives de suicide. Baromètre de Santé publique France : résultats de l’édition 2024
Publié le 11 décembre 2025

En 2024, un adulte sur vingt de 18 à 79 ans (5,2 %) déclare avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois, 0,4 % déclare avoir fait une tentative de suicide au cours des 12 derniers mois, et 5,4 % au cours de sa vie. Les femmes, les jeunes adultes, les personnes précaires ou isolées sont les plus concernées. Une femme en contrat précaire (CDD, missions d'intérim, vacation, contrat d'apprentissage) sur dix déclare une tentative de suicide au cours de sa vie. Les hommes qui appartiennent à la catégorie socioprofessionnelle des employés sont les plus concernés par les pensées suicidaires. Les régions Hauts-de-France et Grand Est sont les régions où les prévalences de conduites suicidaires sont les plus élevées.

Auteur : Pirard P, Léon C, Perrin L
Année de publication : 2025
Pages : 12 p.
Collection : Études et enquêtes


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Santé des Français : ce que révèle le nouveau baromètre et comment la recherche à l’Inserm est mobilisée

12 Déc 2025 | Par Inserm (Salle de presse) |

Le nouveau Baromètre de Santé publique France sur la santé générale des Français met en lumière des tendances contrastées. Face à des enjeux multiples – inégalités, environnement, santé mentale, tabac, antimicrobiens –, les chercheurs de l’Inserm sont pleinement mobilisés pour produire des connaissances scientifiques robustes, essentielles à la mise en place de politiques publiques efficaces et à l’amélioration durable de la santé de la population.

Des inégalités sociales de santé persistantes

L’enquête montre que l’état de santé varie fortement selon le niveau social : maladies chroniques plus présentes chez les publics précaires, tabagisme quotidien plus élevé, difficultés d’accès aux soins.
Les équipes de l’Inserm étudient de façon active les déterminants sociaux de la santé, leurs mécanismes biologiques et environnementaux, ainsi que leurs effets cumulés au cours de la vie. Ces travaux contribuent à mieux cibler les actions de prévention et les politiques publiques.

Exemple de contenu sur le sujet :

https://presse.inserm.fr/les-inegalites-economiques-pourraient-contribuer-a-la-hausse-recente-de-la-mortalite-neonatale-en-france/70937/

Tabagisme : des progrès, mais un gradient social marqué

Le nombre global de fumeurs baisse, mais les disparités persistent, notamment chez les personnes en difficulté financière.
Les chercheurs de l’Inserm travaillent sur l’épidémiologie du tabagisme, les stratégies de sevrage et l’évaluation des politiques anti-tabac, afin de comprendre ce qui fonctionne réellement selon les publics et de soutenir la baisse durable du tabagisme.

Exemple de contenu sur le sujet :

https://presse.inserm.fr/paquets-de-tabac-neutres-une-politique-de-lutte-contre-le-tabac-efficace-chez-les-adolescents/33013/

Impacts croissants du changement climatique

Quatre Français sur cinq déclarent avoir vécu un événement climatique extrême, avec des effets physiques parfois importants.
L’Inserm est mobilisé pour documenter les liens entre climat, exposition environnementale et santé, notamment les effets des vagues de chaleur, de la pollution ou des événements extrêmes sur la mortalité, les pathologies respiratoires, cardiovasculaires ou la santé mentale.

Exemples de contenus sur ces sujets :

https://www.inserm.fr/actualite/se-preparer-au-changement-climatique/

https://presse.inserm.fr/cest-dans-lair/5-juin-journee-mondiale-de-lenvironnement-exposome-climat-comment-linserm-explore-les-liens-avec-notre-sante/

Santé mentale : un niveau d’alerte particulièrement élevé

Épisodes dépressifs, idées suicidaires, insomnies : les indicateurs restent préoccupants et touchent de manière disproportionnée certains groupes.

Les recherches menées à l’Inserm portent sur les mécanismes des troubles psychiques, leur prévention, l’accès au soin, ainsi que les déterminants sociaux et biologiques de la dépression, avec un objectif : améliorer le repérage et les prises en charge les plus efficaces.

Exemples de contenus associés à la santé mentale :

https://www.inserm.fr/dossier/depression/

https://presse.inserm.fr/une-nouvelle-piste-therapeutique-pour-traiter-la-depression-resistante-par-ultrasons/70455/

source https://presse.inserm.fr/cest-dans-lair/sante-des-francais-ce-que-revele-le-nouveau-barometre-et-comment-la-recherche-a-linserm-est-mobilisee-sur-ces-sujets-de-preoccupation/



AUTOUR DE LA QUESTION Un guide Santé Mentale pour les élus / Projet Territorial de Santé Mentale (PTSM) Artois-Audomarois

Un guide Santé Mentale pour les élus







Le guide santé mentale du Projet Territorial de Santé Mentale (PTSM) Artois-Audomarois, spécialement conçu pour les élus locaux, est désormais disponible. Ce guide offre des repères clairs, des outils concrets et des informations essentielles pour mieux comprendre les enjeux de santé mentale et mettre en œuvre des actions adaptées dans les territoires.

Élaboré par le PTSM Artois Audomarois, en partenariat avec la F2RSM Psy, ce guide détaille :

Les dispositifs et ressources en santé mentale existants ;

Les bonnes pratiques pour accompagner les citoyens confrontés à des difficultés psychiques ;

Les leviers d’action des élus pour soutenir la santé mentale sur leur territoire.

La F2RSM Psy a contribué au développement et à la diffusion de ce guide, apportant son expertise scientifique et méthodologique pour renforcer la qualité des informations et des outils proposés.

Ce document constitue un outil de référence pour les élus, leur permettant de :

Comprendre les enjeux territoriaux de la santé mentale ;
Structurer leurs initiatives locales ;
Favoriser des actions concrètes et efficaces en matière de santé mentale.

Téléchargez dès maintenant le guide santé mentale du PTSM.
https://www.f2rsmpsy.fr/fichs/32689.pdf

 Source https://www.f2rsmpsy.fr/guide-sante-mentale-pour-elus.html 





OMS Nouvelle ressource pour la création d'un groupe de soutien aux personnes endeuillées par suicide

Nouvelle ressource pour la création d'un groupe de soutien aux personnes endeuillées par suicide
 11 décembre 2025 - 

Reconnaissant le rôle essentiel des groupes de soutien aux personnes endeuillées par suicide, l'OMS a publié une nouvelle ressource intitulée « Prévenir le suicide : comment créer un groupe de soutien aux personnes endeuillées par suicide », qui propose des conseils pour sa mise en place. Les groupes de soutien aux personnes endeuillées par suicide offrent de nombreux avantages qui peuvent aider les personnes à traverser cette période difficile. Un groupe de soutien permet de briser le silence et de réduire la stigmatisation liée au suicide en créant un espace où chacun peut parler ouvertement de son deuil et rendre hommage à ses proches. Il constitue également une source d'information sur le suicide et le deuil. Bien que les groupes de soutien soient reconnus comme un moyen essentiel de répondre aux besoins des personnes endeuillées, ils ne remplacent pas l'aide professionnelle, mais la complètent précieusement. Ensemble, ces ressources constituent un maillon essentiel d'un vaste effort collectif impliquant divers acteurs : gouvernements, professionnels de la santé, médecins légistes, éducateurs, services sociaux, législateurs, forces de l'ordre, statisticiens, spécialistes de la communication sociale, professionnels des médias, chefs religieux, personnes ayant une expérience vécue du suicide ou de l'automutilation, et communautés – tous engagés dans la prévention du suicide. 
Chaque année, plus de 720 000 personnes perdent tragiquement la vie par suicide, laissant familles, amis, pairs, collègues et communautés endeuillés et profondément affectés.

 

Acces publication en anglais : https://www.who.int/publications/i/item/9789240116078

source https://www.who.int/news/item/11-12-2025-new-resource-on-setting-up-a-suicide-bereavement-support-group 

Actes suicidaires : la nouvelle Lettre Scientifique Sentinelles est disponible !

Actes suicidaires : la nouvelle Lettre Scientifique Sentinelles est disponible !
source https://urpsml-centre.org*

La nouvelle Lettre Scientifique réalisée en partenariat avec le réseau Sentinelles est disponible ! Le sujet : "Surveillance des actes suicidaires en médecine générale et travaux associés."

Le suicide constitue, fort heureusement, un évènement rare dans la patientèle en médecine générale avec entre une et six tentatives par an et un décès tous les quatre à sept ans. La plupart des médecins seront directement confrontés à au moins un cas d’acte suicidaire (tentative de suicide ou suicide) au cours de leur carrière.

 Cette nouvelle Lettre scientifique, réalisée en partenariat avec le réseau Sentinelles, aborde l’évolution de l’incidence des actes suicidaires dans la patientèle des médecins généralistes à travers différentes études menées sur le sujet. Et avec un focus sur des données régionales.

Retrouvez toutes les informations dans la Lettre Scientifique n° 3 “Surveillance des actes suicidaires en médecine générale et travaux associés” de novembre 2025.

Consulter la Lettre

 Et pour en savoir plus sur la veille sanitaire, le réseau Sentinelles et consulter les autres lettres scientifiques disponibles, rendez-vous sur notre page dédiée.

En savoir plus

 

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Réseau Sentinelles : une collaboration entre médecins et chercheurs.

Le réseau Sentinelles (Inserm – Sorbonne Université), partenaire de Santé publique France, est un réseau de surveillance et de recherche en soins primaires, qui s’appuie sur la participation volontaire de 1 300 médecins (médecins généralistes et pédiatres).

 Il assure la surveillance épidémiologique de neuf indicateurs : infections respiratoires aiguës, diarrhées aiguës, varicelle, zona, coqueluche, oreillons, IST bactériennes, borréliose de Lyme, et actes suicidaires.

 En région Centre-Val de Loire, l’URPS-ML a noué un partenariat avec le réseau Sentinelles proposant ainsi aux médecins des lettres scientifiques sur des actualités épidémiologiques et des indicateurs propres à notre territoire.

 Le réseau recherche actuellement de nouveaux médecins afin de renforcer sa couverture en Centre-Val de Loire. Vous aussi, devenez médecin Sentinelles !

Devenir médecin Sentinelles

 

source info https://urpsml-centre.org/actes-suicidaires-la-nouvelle-lettre-scientifique-sentinelles-est-disponible/ 

jeudi 11 décembre 2025

REGION PACA Appel à candidature de formateurs régionaux à l’intervention en crise suicidaire

 Appel à candidature de formateurs régionaux à l’intervention en crise suicidaire
source https://www.cres-paca.org/*

Dans le cadre du dispositif de formation à la prévention de la crise suicidaire, le CRES va organiser une formation de formateurs régionaux à l'intervention de crise, en mars 2026.

Un appel à candidature auprès des professionnels cliniciens est lancé.

Cette formation permettra ensuite aux participants de former en interne, dans les structures au sein desquelles ils exercent, afin de diffuser plus largement la connaissance sur la crise suicidaire. 

Profil des candidats

Les conditions sont cumulatives :

  • Exercer comme psychiatre ou psychologue

  • Avoir une activité clinique

  • Posséder une expérience professionnelle d’au moins 3 ans en intervention de crise en tant qu’intervenant ou superviseur clinique

  • Avoir déjà donné des formations ou fait de l’enseignement

  • Détenir des compétences dans les méthodes interactives telles que le jeu de rôle (compétences cliniques et pédagogiques).

Pour être formés, les candidats se rendront disponibles sur 2 x deux journées complètes de formation : les lundi 23 et mardi 24 mars ainsi que les lundi 30 et mardi 31 mars 2026. Les formations se dérouleront à Marseille.

Date limite

La date limite de réponse à l'appel à candidature est fixée au 1er février 2026 à 23h59. 


Julie Simons 

 

source https://www.cres-paca.org/thematiques-sante/sante-mentale/nos-activites-en-sante-mentale/dispositif-de-formation-en-prevention-de-la-crise-suicidaire--appel-a-candidature-de-formateurs-regionaux 

AUTOUR DE LA QUESTION Dépression, idées suicidaires : à Orléans, une étude inédite pour suivre la santé mentale des étudiants en médecine

En région,Loiret

Dépression, idées suicidaires : à Orléans, une étude inédite pour suivre la santé mentale des étudiants en médecine

C’est une première en France. À Orléans (Loiret), le Laboratoire Interdisciplinaire pour l’Innovation et la Recherche en Santé (LI²RSO) lance OSMOSE, une gigantesque étude destinée à suivre pendant plus de vingt ans l’évolution de la santé mentale des futurs soignants.


Chez les étudiants en médecine, le risque de dépression est multiplié par 1,7, les idées suicidaires sont cinq fois plus fréquentes, mais seulement un tiers d’entre eux osent consulter./

Il s’agit d’un projet scientifique ambitieux, taillé pour prendre la mesure d’un malaise croissant chez les futurs médecins. À l’origine de l’étude OSMOSE, la professeure Jasmina Mallet, psychiatre fraîchement arrivée au CHU d’Orléans (Loiret). « Avec la nouvelle faculté de santé, il m’a semblé essentiel de connaître l’état de santé psychique des étudiants », explique-t-elle. Le nom OSMOSE n’a rien du hasard : « Il renvoie à l’équilibre. À l’idée d’être en harmonie avec ses études. C’est exactement ce qui fait défaut à beaucoup de jeunes que je rencontre. »

« Ils ne prennent pas soin d’eux »

Car le constat est alarmant. Les épisodes dépressifs ont presque doublé en France chez les 18-25 ans depuis la pandémie de Covid 19. Et chez les étudiants en médecine, la situation est encore plus préoccupante : le risque de dépression est multiplié par 1,7, les idées suicidaires sont cinq fois plus fréquentes, mais seulement un tiers d’entre eux osent consulter. « La stigmatisation reste énorme, y compris chez les futurs soignants. Beaucoup se disent : Si je ne travaille pas plus, je n’aurai pas mon concours. Ils ne prennent pas soin d’eux », soupire la psychiatre, également autrice d’une bande dessinée qui s’appelle « Le Monde est Psy », éditions Hygee.

L’étude OSMOSE vise donc large : dépression, anxiété, burn-out, addictions, solitude, précarité, violences sexistes et sexuelles… Autant de facteurs scrutés chaque année via un questionnaire sécurisé, identique pour tous. L’étude suivra non seulement les étudiants en médecine, mais aussi ceux issus de PASS (parcours spécifique « accès santé ») ou de L.AS (Licence avec option accès santé) qui bifurquent vers d’autres filières (kiné, sages-femmes, etc.).

« Il n’existait aucun suivi au long cours. Nous voulons comprendre ce qui déclenche les troubles, ce qui les aggrave, et comment mieux accompagner ces jeunes », insiste Jasmina Mallet. Une première vague de résultats est attendue « d’ici trois ou quatre mois ».

« Les violences sexistes et sexuelles existent vraiment »

Dans les amphithéâtres, le dispositif semble bien accueilli. Claire (le prénom a été modifié pour garantir l’anonymat), 24 ans, étudiante en troisième année de médecine et issue de L.AS, a déjà répondu au premier questionnaire. « Tout a été très bien expliqué en amphithéâtre. L’anonymisation est essentielle : c’est ce qui permet d’être honnête », confie-t-elle. Leur promotion compte à peine une centaine d’étudiants : « Ça permet un meilleur suivi, c’est rassurant. »

Comme beaucoup de futurs médecins, Claire parle d’études « exigeantes, parfois des montagnes russes pour la santé mentale ». Aux stages hospitaliers dès la deuxième année s’ajoutent les responsabilités croissantes auprès des patients. Et, parfois, un environnement difficile : « Les violences sexistes et sexuelles existent vraiment. J’y ai été confrontée. On en parle entre nous. Heureusement, on a des moyens de signalement et un bon accompagnement. »

À Orléans, les étudiants peuvent déjà consulter gratuitement les psychologues du Service de santé universitaire ou être orientés vers un CMP (Centre médico-psychologique). Claire le reconnaît : « Nous sommes une génération qui s’interroge beaucoup, on s’inquiète parfois. Et même si je n’ai pas vu de cas extrêmes autour de moi, tout le monde sait que le risque existe. »

Aider les plus vulnérables

C’est précisément ce que veut éviter OSMOSE. Au-delà de l’observation, l’équipe espère faire évoluer la prévention, voire intervenir directement auprès des étudiants les plus vulnérables. « Le but est que cette étude aide vraiment ceux qui ne vont pas bien. Qu’elle change des parcours de vie », résume la professeure Mallet, qui envisage déjà d’étendre le dispositif à d’autres campus.

La présentation officielle d’OSMOSE aura lieu au Congrès Français de Psychiatrie à partir du 10 décembre prochain. À Orléans, la jeune faculté de santé se prépare donc déjà à devenir un laboratoire national de la santé mentale des futurs soignants. Une osmose qui pourrait vraiment faire du bien.

https://www.leparisien.fr/loiret-45/depression-idees-suicidaires-a-orleans-une-etude-inedite-pour-suivre-la-sante-mentale-des-etudiants-en-medecine-04-12-2025-HCGNTOPDGZG4TMHJB3UWIMHBFI.php?