lundi 2 juillet 2018

MàJ La ministre de la Santé installe ce 28 juin le comité stratégique de la santé mentale et de la psychiatrie

Communiqué
solidarites-sante.gouv.fr* 28/06/2018

Santé mentale et psychiatrie : Agnès Buzyn présente sa feuille de route pour changer le regard sur la santé mentale et les personnes atteintes de troubles psychiques
publié le28.06.18
Communiqués et dossiers de presse SantéSanté mentale


Trente-sept mesures sont proposées, déclinées autour de trois grands axes d’intervention pour porter une vision positive de la santé mentale, déterminant essentiel de la santé, et pour promouvoir une psychiatrie qui ne soit plus le parent pauvre de la médecine.
La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès BUZYN, en présence de la Secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées, Sophie CLUZEL, a présenté sa feuille de route pour la santé mentale et la psychiatrie, lors du 1er Comité Stratégique de la Santé Mentale et de la Psychiatrie (CSSMP), ce 28 juin 2018.
Cette feuille de route constitue un plan d’ensemble pour changer le regard sur ces maladies, sur les troubles psychiques et sur les personnes qui, selon l’OMS, sont une sur quatre à être touchées au cours de leur vie, en Europe. Ces mesures sont le résultat des travaux engagés dont la ministre avait annoncé les premières mesures « d’urgence » le 28 janvier dernier au Congrès de l’Encéphale.
- Promouvoir le bien être mental, prévenir et repérer précocement la souffrance et les troubles psychiques et prévenir le suicide. 80% des troubles se déclarant entre 15 et 20 ans, une attention toute particulière sera portée sur le bien être mental des jeunes pour préserver leur santé mentale et augmenter leurs chances de rétablissement en cas de troubles : le lancement de l’expérimentation Ecout’Emoi sur trois régions permettra ainsi d’adresser des jeunes de 11 à 25 ans vers des consultations de psychologues prises en charge par l’assurance maladie, après une évaluation par les médecins généralistes. Le développement des compétences psychosociales (gestion des émotions, du stress, des conflits…) sera encouragée dès le plus jeune âge, en lien avec l’éducation nationale et les étudiants seront formés aux premiers secours en santé mentale. Parallèlement, un plan d’ensemble contre le risque suicidaire sera déployé sur tout le territoire, sous le pilotage des Agences Régionales de Santé, notamment le dispositif VigilanS de recontact systématique des personnes ayant fait une tentative de suicide. Des actions de prévention de la souffrance au travail seront mises en place, notamment pour les professionnels de santé et médico-sociaux. Enfin des actions de sensibilisation ou de formations des médecins, des médias, des usagers des services de santé mentale et de la population générale contribueront à déstigmatiser ces maladies et les personnes touchées.
- Garantir des parcours de soins coordonnés et soutenus par une offre en psychiatrie accessible, diversifiée et de qualité. Plusieurs mesures pour revaloriser la psychiatrie sont prévues, notamment : l’ouverture d’un stage en santé mentale pendant le second cycle des études de médecine et pendant le 3ème cycle des études de médecine générale ; l’augmentation du nombre des professionnels formés (notamment PU-PH et chefs de cliniques en pédopsychiatrie) ; la meilleure complémentarité des interventions d’infirmier, de psychomotricien, et d’orthophoniste ; le développement de la recherche en psychiatrie (appel à projet sur la pédopsychiatrie en 2018) ; une meilleure allocation des ressources et une réflexion sur l’évolution du financement de la psychiatrie. Au-delà de ces mesures, il s’agit de structurer le parcours de santé mentale afin de favoriser le repérage des troubles et l’accès aux soins de santé mentale le plus tôt possible. A cette fin, sont précisées les conditions de mise en œuvre des Projets territoriaux de Santé mentale (PTSM). Ils doivent permettre à tous les acteurs concernés (secteurs de psychiatrie, équipes de soins primaires, communautés professionnelles territoriales de santé, plates-formes territoriales d’appui, médecins généralistes et spécialistes, établissements et services médico- sociaux, collectivités territoriales…) de se rassembler dans des réseaux territoriaux de partenariats, pour structurer une offre de proximité, sanitaire et sociale, assurant une continuité du suivi tout au long du parcours. Le recours à la télémédecine sera également encouragée pour les populations fragiles et dans les zones sous denses.
- Améliorer les conditions de vie et d’inclusion sociale et la citoyenneté des personnes en situation de handicap psychique. Les personnes concernées doivent pouvoir vivre au milieu de tous, accéder et participer aux mêmes activités que tous, être et rester utiles aux autres, dans le respect et la richesse de leur différence. Afin qu’elles bénéficient de la dynamique inclusive portée par la Gouvernement pour toutes les personnes en situation de handicap, elles bénéficieront de l’appui du dispositif d’ « emploi accompagné » qui va se déployer sur l’ensemble des territoires et qui, grâce à un accompagnement médico-social et à un soutien à l’insertion professionnelle, doit permettre d’obtenir et de garder un emploi rémunéré sur le marché du travail. L’accès et le maintien des personnes dans un logement autonome ou accompagné est une autre condition essentielle de leur autonomie. A cet effet elles bénéficieront, outre de l’extension du dispositif « un chez soi d’abord », de l’accès au dispositif d’habitat inclusif prévu dans le projet de loi ÉLAN. Enfin un appui renforcé sera apporté aux groupes de pairs qui permettent de mieux recueillir leur parole et de partager et valoriser leur expérience.
Sous-titre : Le Comité Stratégique de la Santé Mentale et de la Psychiatrie : une instance d’experts pour organiser une prise en charge sur-mesure.
Constitué d’experts des secteurs médico-sociaux et sociaux le 1er Comité Stratégique s’est tenu au foyer de vie Camille Claudel, incarnation d’un partenariat exemplaire de la coopération entre institutions sanitaires et médico-sociales. Ce foyer du groupe SOS Amitié, –situé dans le 20ème arrondissement de Paris, accueille en réinsertion sociale des adultes handicapés psychiques sortant de l’hôpital de Maison Blanche.
La Ministre réunira une fois par an sous sa présidence, le CSSMP dont les 29 membres représentatifs de diverses sensibilités et légitimités, seront appelés à suivre les mesures engagées. Ils pourront s’appuyer sur les travaux engagés au sein de différentes commissions, comités et institutions.
A l’issue de cette séance d’installation, la Ministre a été interviewée par Radio Citron, radio parisienne, placée sous l’égide de l’association « L’Élan retrouvé » et animée par les personnes handicapées psychiques elles-mêmes. Le contenu de cet entretien est disponible sur le site de la radio : www.radiocitron.com
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Contact presse
Ministère des Solidarités et de la Santé
01 40 56 60 60 – sec.presse.solidarites-sante@sante....


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Entretien avec la ministre de la SantéAgnès Buzyn : « Je veux favoriser une vision moderne de la psychiatrie » Coline Garré, Sophie Martos
| 28.06.2018 https://www.lequotidiendumedecin.fr*


La ministre de la Santé installe ce 28 juin le comité stratégique de la santé mentale et de la psychiatrie et commente pour « le Quotidien » sa feuille de route, qui vise à déstigmatiser la maladie psychique, œuvrer pour une société plus inclusive et encourager la précocité des interventions. L'occasion, pour Agnès Buzyn, de battre en brèche la vision d'une psychiatrie « à part », séparée du reste du médical et du médico-social.
LE QUOTIDIEN : Vous instaurez aujourd'hui le comité stratégique de la santé mentale et de la psychiatrie (CSSMP). Quelle sera sa mission ?

AGNÈS BUZYN : J'ai souhaité rassembler au sein d'une même organisation les personnes qui s'occupent de santé mentale au sens large et les psychiatres, pour inciter à une prise en charge globale des personnes. C'est moi-même qui le préside. La problématique de la santé mentale est insuffisamment prise en compte dans notre pays ; la psychiatrie a été laissée à l'écart des différentes réformes. Je veux donc remettre la santé mentale au cœur de mon projet.

Le CSSMP se met en route ce jeudi 28 juin. Il comprend une trentaine de représentants des différentes professions* – contre une centaine pour le précédent – afin d'être plus opérationnel. Je vais lui présenter une feuille de route issue des concertations menées avec les professionnels, avec 37 mesures concrètes. Le comité aura un rôle de suivi et de mise en œuvre de la réforme. Il se réunira une à deux fois par an.

La prévention du suicide constitue le premier axe de votre feuille de route. Quelles mesures proposez-vous ?

La France a un taux de suicide trop important. Nous avons repris des dispositifs qui ont fait leur preuve ailleurs. On va commencer dans le milieu scolaire et étudiant à former les jeunes aux premiers secours en santé mentale afin qu'ils puissent repérer les signes de troubles psychiques et alerter les bonnes personnes qui pourront intervenir précocement. Nous voulons aussi développer l'information grand public sur la santé mentale et sur l'importance de repérer et signaler.

On va optimiser ce qui existe en termes de repérage et d'écoute de la souffrance psychique des jeunes (11-21 ans), grâce aux expérimentations « Écout'émoi », qui proposent aux familles et professionnels des plaquettes d'information et un dispositif de suivi. Sur la prévention du suicide, on développe le dispositif vigilanS, qui vise à recontacter les personnes qui ont fait des tentatives de suicide.

Vous vous êtes engagée à lutter contre les inégalités sociales de santé et à porter une attention soutenue aux plus vulnérables. Comment cela se traduit-il en santé mentale ?

Le panel de personnes concernées par la vulnérabilité est extrêmement important ; les dispositifs sont multiples.

Pour les femmes, les enfants, et le psycho-trauma au sens large, dix centres de prise en charge du psychotraumatisme seront créés en France en 2018-2019, dans dix hôpitaux – un appel à projet a été lancé. Cela permettra d'avoir de bonnes pratiques partagées et des suivis renforcés. Les médecins pourront leur adresser des patients, mais aussi obtenir des conseils. Ces centres pourront aussi prendre en charge des migrants victimes d'un psycho-traumatisme au cours de leur parcours.

Quid de la santé mentale en prison ?

La prison est un monde à part. Des prises en charge sont prévues dans un plan élaboré par la direction générale de la santé en avril 2017 qui est coordonné avec le ministère de la justice. L'évaluation de la première tranche des unités hospitalières spécialement aménagée (UHSA) est en cours, et nous lançons la construction de la deuxième tranche.

Comment réduire les inégalités territoriales d'accès aux soins ?

Chaque territoire doit se doter d'un projet de santé mentale, auquel participent tous les acteurs de l'organisation territoriale – les psychiatres, généralistes, associations de patients, psychologues, travailleurs sociaux, assistantes sociales, établissements.

Cela permettra d'organiser les parcours de soins. Car aujourd'hui l'offre de santé mentale est dispersée. Elle est certes territorialisée avec la sectorisation mais il n'y a pas toujours de coordination (notamment entre psychiatres libéraux et établissements). Il faut une prise en charge globale de la personne sur le territoire car le trouble psychique entraîne souvent une désocialisation, parfois une perte de travail.

Comment comptez-vous développer les soins somatiques en santé mentale ?

La santé mentale et la psychiatrie sont trop à l'écart de la médecine somatique. Beaucoup d'établissements psychiatriques ont refusé de rentrer dans des groupements hospitaliers de territoire (GHT) ; je trouve cela anormal ! Il faut favoriser les liens entre médecine somatique et psychique, dans le cadre d'une vision moderne de la santé, définie comme un bien-être global de la personne dans son environnement.

Tous les établissements de santé mentale seront intégrés aux GHT, avec des projets partagés. Je veux favoriser une vision moderne de la psychiatrie. Elle doit répondre aux mêmes types d'évaluation et avoir les mêmes exigences de pratiques et de résultats que les autres disciplines. Pour avoir assisté à la certification des établissements de santé mentale, en tant que présidente de la HAS, on voit que les pratiques sont hétérogènes sur le territoire. Ça ne peut plus durer.

Faut-il lier la certification des établissements au respect des recommandations de bonnes pratiques de la HAS ?

Oui, c'est en train de se mettre en place. La nouvelle version de la certification en 2019 aura un regard plus médical sur le respect des bonnes pratiques. Les recommandations existantes seront identifiées dans une bibliothèque numérique gérée par la HAS. La HAS valorisera les établissements qui les respectent. Elle doit par ailleurs compléter son corpus de recommandations sur la santé mentale.

Vous avez annoncé un stage obligatoire de psychiatrie ou de santé mentale pour 100 % des généralistes durant leur formation. Quel est le calendrier ?

Je voudrais promouvoir l'accès à des stages de formation en psychiatrie pour tous les étudiants en 2e et 3e cycle. J'ai dit au congrès de l'Encéphale que je voulais rendre le stage obligatoire pour tous les internes en médecine générale parce que les généralistes se sentent parfois démunis face aux troubles psychiques. Mais aujourd'hui, nous n'avons pas suffisamment de lieux de stages. Il y a un vrai travail à faire avec les doyens pour bien identifier les lieux de formation pour ces externes et ces internes. Par ailleurs, une réflexion est en cours sur la révision de la maquette de formation en psychiatrie. Un comité de suivi se réunit en septembre.

L'an prochain enfin, nous travaillerons sur les pratiques avancées en psychiatrie.

La pédopsychiatrie est en grande souffrance. Vous avez fixé l'objectif d'au moins un PU-PH en pédopsychiatrie par faculté. Est-il atteint ?

La pédopsychiatrie est une discipline trop délaissée. Nous pensons que l'objectif sera atteint d'ici 3 à 4 ans. Deux postes de PU-PH ont été créés cette année ainsi que 10 postes de chefs de clinique pour développer la recherche, notamment sur l'autisme.

Vous souhaitez préserver le budget psychiatrie au sein des GHT et des hôpitaux généraux. Une réforme du financement de l'hôpital est imminente. Quels sont vos arbitrages pour la psychiatrie ?

Cette discipline fait l'objet d'une tarification à part. Je veux que la nouvelle tarification valorise les bonnes pratiques. Il est hors de question d'aller vers la tarification à l'activité. Mais il faut faire en sorte que les établissements de santé mentale soient incités à s'inscrire dans des démarches de qualité. Nous travaillons à des modes de tarification spécifique. J'ai demandé aux ARS de sanctuariser les budgets. C'est la première étape.

Une mission au sein du ministère travaille sur les tarifications innovantes en psychiatrie et me fera des propositions. Il y aura une augmentation des budgets si on me montre que cela améliorerait la prise en charge des patients. La tarification doit inciter au parcours de soins et à la coordination entre professionnels, au-delà des psychiatres.

Comment valoriser la pédopsychiatrie et la psychiatrie en ville ?

Nous souhaitons développer la pédopsychiatrie de ville, aujourd'hui mal tarifée ; une réflexion est en cours. Concernant les généralistes, il n'y a pas encore eu de signature de convention sur les consultations complexes en psychiatrie. Nous avons demandé un travail spécifique pour bien les définir avant de les valoriser. L'idée est d'intégrer complètement les généralistes aux prises en charge de santé mentale avec une formation et une valorisation du temps médical.

Que répondez-vous aux psychiatres qui s'élèvent contre le décret du 23 mai concernant le fichier Hopsyweb ?

Ce fichier existe depuis 1994. Il permet aux préfectures d'interroger ce fichier via les ARS en cas de demande de permis de port d'armes uniquement. Il avait une existence légale sur la base d'un arrêté. On a changé, c'est désormais un décret en conseil d'État, vu par la CNIL. Ceci permet d'assurer qu'aucune évolution ne sera apportée qui ne respecte la loi notamment en termes de secret médical et qu'aucune évolution ne pourra se faire sans que la CNIL et le Conseil d'État ne soient préalablement saisis. Ce décret a deux nouvelles caractéristiques : les données sont conservées trois ans et non plus une. D'autre part, le fichier devient national (et non départemental). Son périmètre (les noms transférés dans le fichier) est identique ; le fichier reste géré par les médecins des ARS.

Pour rebondir sur des polémiques actuelles, comment allez-vous faire fermer les coffee-shops ?

L'objectif est plutôt qu'ils ne vendent pas de produits illicites. Avec la MILDECA, nous travaillons avec la douane, la police et la DGCCRF pour mettre en place des contrôles et vérifier que ces produits ne contiennent pas de stupéfiants. Si les coffee-shops veulent vendre du café, il n'y a pas de problème !

*Parmi les membres figurent la Fnapsy, l'Unafam, les GEM, les collectivités locales, MDM, la Croix-Rouge, Santé mentale France, le CMG, la FFA, les infirmiers et les psychologues, le CNU, des psychiatres hospitaliers (Pr Raphaël Gaillard, Pr Marie-Rose Moro, Dr Cyril Hazif Thomas) et libéraux (Dr Maurice Bensoussan), le comité de pilotage de la psychiatrie, la FHF, FHP, FEHAP, la DGS, DGOS, DGCS...

 https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2018/06/28/agnes-buzyn-je-veux-favoriser-une-vision-moderne-de-la-psychiatrie-_859379

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Prévention et accès aux soins font partie de la stratégie en santé mentale et psychiatrie
PUBLIÉ LE : par Laure
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 1 Européen sur 4 est touché par des troubles psychiques au cours de sa vie. En 2015, en France, 8 948 décès par suicide ont été enregistrés et on observe environ 200 000 passages aux urgences pour tentatives de suicide par an.
Par ailleurs, les troubles mentaux représentent le premier poste de dépenses du régime général de l’assurance maladie par pathologie, avant les cancers et les maladies cardio-vasculaires, soit 19,3 milliards d’euros.
Pour lutter contre ces maladies, un pan de la stratégie nationale de santé du gouvernement, dédié à la santé mentale et aux troubles psychiques, a été dévoilé jeudi 28 juin 2018.

Des mesures pour la prévention et l’accessibilité aux soins
Sont notamment prévues des mesures pour la prévention par le renforcement des compétences psychosociales (comme la gestion du stress, la régulation des émotions, la gestion des conflits…), pour l’information du grand public sur les maladies mentales et à la prévention des conduites suicidaires.
Le gouvernement souhaite également mettre, à disposition des agences régionales de santé, des outils pour prévenir le suicide tels que des dispositifs de recontact des personnes ayant déjà fait une tentative de suicide, des formations à la prise en charge de la dépression pour les médecins généralistes ou encore des interventions sur les réseaux sociaux pour prévenir la contagion suicidaire.
Pour permettre une meilleure prise en charge des personnes souffrant de troubles psychiques, l’Exécutif souhaite améliorer leur accès aux soins par le biais de la télémédecine, de l’ambulatoire et la mise en place de parcours de soins coordonnées spécifiques.
La feuille de route du gouvernement prévoit trois axes de travail.

Promouvoir le bien être mental, prévenir et repérer précocement la souffrance psychique et prévenir le suicide
Les actions à mener en prévention de la souffrance psychique seront les suivantes :
  • Renforcer les compétences psychosociales
  • Développer des actions de prévention de la souffrance psychique au travail en ciblant notamment les personnels de santé et médico-sociaux souvent victimes d’épuisement professionnel : mise en place un Observatoire de la qualité de vie au travail, identifier les facteurs de risques tout au long du cursus des étudiants en santé, déployer une stratégie de qualité de vie au travail dans les EHPAD et les établissements accueillant des personnes handicapées
  • Informer le grand public sur la santé mentale : programme YAM (Youth aware of mental health) de promotion de la santé mentale et de prévention des conduites suicidaires pour les adolescents
  • Former les étudiants aux premiers secours en santé mentale
  • Mettre en place l’expérimentation « Ecout' émoi» de l'organisation de repérage et prise en charge de la souffrance psychique chez les jeunes de 11 à 21 ans afin de repérer les souffrances psychiques des jeunes
  • Mettre à dispositions des agences régionales de santé, un ensemble d’actions intégrées de prévention du suicide
  • Promouvoir la santé mentale 3.0
Garantir des parcours de soins coordonnées et soutenus par une offre en psychiatrie accessible, diversifiée et de qualité
Le gouvernement souhaite :
  • Mettre en place des parcours de soins en santé mentale
  • Développer des prises en charges ambulatoires
  • Mobiliser les ressources de la télémédecine
  • Mieux prendre en charge da santé somatique des personnes vivant avec des troubles psychiques
  • Mettre en place des parcours de soins coordonnés pour les personnes souffrant d’une pathologie mentale grave
  • Élaborer des propositions pour le développement de la pédopsychiatrie de ville
  • Organiser au niveau régional une fonction de ressource et d'appui aux professionnels de proximité, pour améliorer les compétences des professionnels sur l’ensemble des territoires, et faciliter la continuité des parcours
  • Poursuivre l’amélioration des connaissances et des pratiques professionnelles
  • Développer une offre de réhabilitation psychosociale sur les territoires
  • Mettre en place une offre de soins spécialisée dans la prise en charge du psychotraumatisme et développer une formation spécifique
  • Améliorer la prise en charge des personnes détenues en détention par le lancement de la deuxième tranche des unités d’hospitalisation spécialement aménagées
  • Réduire le recours aux soins sans consentement, à l’isolement et à la contention
  • Accroître le nombre de professionnels formés et favoriser l’évolution des professions sanitaires pour une meilleure complémentarité et continuité des parcours de soins
  • Développer la recherche en psychiatrie
  • Adapter les ressources et faire évoluer le modèle de financement de la psychiatrie
Améliorer les conditions de vie et d’inclusion sociale et la citoyenneté des personnes en situation de handicap psychique
Enfin, pour améliorer la vie des personnes souffrant de troubles psychiques, les actions proposées sont les suivantes :
  • Améliorer les dispositifs, actions et interventions par les pairs visant à l’inclusion des personnes dans la cité
  • Améliorer l’accompagnement des personnes vers et dans l’emploi
  • Améliorer l’accès et le maintien des personnes dans un logement autonome ou accompagné
  • Améliorer l’accompagnement médico-social des personnes ayant des troubles psychiques sévères et persistants, en situation de ruptures de parcours ou de non-recours
https://www.previssima.fr/actualite/prevention-et-acces-aux-soins-font-partie-de-la-strategie-en-sante-mentale-et-psychiatrie.html

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Compléments Informations

Dispositif écout-émoi Politique éducative
Présentation du dispositif aux chefs d'établissement de Trappes et des Mureaux
Vendredi 6 avril 2018 http://www.ac-versailles.fr/dsden78/cid129006/dispositif-ecout-emoi.html

M
me le docteur Maurin, médecin conseiller technique du Recteur, M. Clément DASEN des Yvelines M.Ouvrard, DAASEN des Yvelines.
Une réunion de présentation aux acteurs concernés des territoires de Trappes et des Mureaux (chefs d'établissement, directeur de CIO, médecins, infirmières et assistants sociaux) s'est tenue à la DSDEN des Yvelines en présence de Monsieur Clément DASEN et des représentants des deux Maisons des Adolescents Nord et Sud et de la DD 78 de l'Agence Régionale de Santé.
Dans le cadre du plan Bien-être santé des jeunes, l'académie de Versailles a été retenue pour une expérimentation « Ecout'émoi » visant à organiser la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes. Il s'agit d'un dispositif permettant, après évaluation, un accès facilité à des consultations de psychologues prises en charge par l'Assurance Maladie pour les jeunes concernés et leurs familles.

Dans le département des Yvelines seront concernés les jeunes résidant ou scolarisés à Trappes et aux Mureaux.

Dans le cadre de l'expérimentation, les médecins généralistes, les médecins scolaires et les pédiatres pourront, après évaluation, orienter les jeunes vers des consultations de psychologues libéraux en fonction des besoins et de la situation du jeune et de sa famille. Pour les jeunes scolarisés, les psychologues de l'éducation nationale pourront participer à l'évaluation.

L'accès aux consultations de psychologues libéraux sera gratuit aux jeunes de 11 à 21 ans dans la limite de 10 séances encadrées par deux séances de bilan. Les parents auront eux-mêmes accès à deux consultations de prise en charge.

Les maisons des adolescents (MDA Yvelines-Nord, MDA-Sud Yvelines) assureront la coordination du dispositif en constituant un réseau incluant les différents partenaires de ces territoires.
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VIGILANS

VIDEOS Prévention de la récidive suicidaire : le dispositif VigilanS
Les enjeux du déploiement de programmes de prévention : dispositif VigilanS

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Les étudiants seront formés aux "premiers secours en santé mentale"
La ministre de la Santé Agnès Buzyn le 13 juin 2018 à Montpellier AFP/Archives - SYLVAIN THOMAS
Les étudiants vont être formés aux "premiers secours en santé mentale", pour permettre de mieux repérer les troubles à l'âge critique de jeune adulte, a annoncé jeudi le gouvernement.
La mesure fait partie d'une "feuille de route pour changer le regard sur la santé mentale et les personnes atteintes de troubles psychiques" présentée par le ministère de la Santé.
"La population étudiante (au sens large: universitaires, apprentis, diplômes professionnels...) est exposée à de nombreux stress. C'est aussi la tranche d'âge où des troubles psychiatriques graves peuvent se révéler, qui doivent être repérés le plus précocement possible", a expliqué le ministère.
L'idée de ces "premiers secours" est née en Australie en 2000, avant d'essaimer ailleurs. Un programme systématique est "déjà mis en oeuvre dans plus de 20 pays" selon le ministère.
En Australie, les étudiants apprennent ainsi à reconnaître les signes trahissant des idées suicidaires, à écouter sans juger, à rassurer et orienter une personne en difficulté, à inciter à voir un professionnel de santé mentale, et à encourager des techniques pour le mieux-être.
"Ce programme permet d'intervenir facilement et de façon proactive, devant toute situation nécessitant des secours en santé mentale. Il s'adresse aux étudiants dans une logique d'aide par les pairs", a ajouté le ministère.
Fin publicité dans 14 s

La "feuille de route" contient 37 actions pour faire en sorte que les troubles mentaux soient moins stigmatisés, et mieux prise en charge.

L'un des objectifs principaux est aussi de faire diminuer le nombre de suicides en France, "trop important", a affirmé la ministre Agnès Buzyn dans un entretien avec le Quotidien du médecin.

Près de 9.000 personnes se sont suicidées en 2015, et 200.000 passages aux urgences ont été dus à des tentatives.

"On développe le dispositif VigilanS, qui vise à recontacter les personnes qui ont fait des tentatives de suicide", a-t-elle ajouté.

Le ministère veut aussi, entre autres, "réduire le recours aux soins sans consentement, à l'isolement et à la contention".

"En 2016, 93.740 personnes ont fait l'objet de soins psychiatriques sans consentement décidés par le directeur d'établissement ou par le préfet. Ce chiffre est en augmentation depuis 2012", a-t-il noté.
https://www.sciencesetavenir.fr/sante/les-etudiants-seront-formes-aux-premiers-secours-en-sante-mentale_125397


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Suicide : les étudiants vont être formés à la détection des risques

Le gouvernement a annoncé, jeudi, que les étudiants vont être formés à mieux repérer les troubles à l’âge « critique » de jeune adulte.

Le Monde.fr avec AFP | 29.06.2018 à 15h13 • Mis à jour le 29.06.2018 à 15h30 | Par Eric Nunès

Au moins 8 885 personnes se sont donné la mort en France en 2014, selon le dernier rapport de l’Observatoire national du suicide, publié en février 2018. C’est la deuxième cause de mortalité pour les jeunes de 15 à 24 ans. Dans le cadre de la mise en œuvre d’une politique de prévention, le gouvernement a annoncé, jeudi 28 juin, que les étudiants seront formés aux « premiers secours en santé mentale », pour mieux repérer les troubles à l’âge « critique » de jeune adulte.

« La France a un taux de suicide trop important », a souligné, dans un entretien accordé au Quotidien du médecin, Agnès Buzyn, ministre de la santé, qui annonce l’installation d’un Comité stratégique de la santé mentale et de la psychiatrie (CSSMP).
En Europe, la France présente un des taux de suicide les plus élevés

Malgré une baisse significative de 26 % entre 2003 et 2014, « la France présente, au sein des pays européens, un des taux de suicide les plus élevés, derrière les pays de l’Est, la Finlande et la Belgique », rappelle l’Observatoire. Comme 80 % des troubles potentiellement suicidaires se déclarent entre 15 et 20 ans, « une attention toute particulière sera portée sur le bien-être mental des jeunes pour préserver leur santé mentale et augmenter leurs chances de rétablissement », a précisé le ministère.

L’idée de ces « premiers secours » est née en Australie en 2000, avant d’essaimer ailleurs.
Aux antipodes, les étudiants apprennent ainsi à reconnaître les signes trahissant des idées suicidaires, à écouter sans juger, à rassurer et orienter une personne en difficulté. Un programme systématique est « déjà mis en œuvre dans plus de 20 pays », selon le ministère.

La prévention annoncée par Mme Buzyn fait partie d’une feuille de route destinée à changer le regard sur la santé mentale. Elle s’inscrit dans un ensemble de 37 actions pour faire en sorte que les troubles mentaux soient moins stigmatisés, et mieux pris en charge. Figure également une expérimentation baptisée Ecout’émoi, portant sur trois régions, qui doit permettre d’adresser « des jeunes de 11 à 25 ans vers des consultations de psychologues prises en charge par l’assurance maladie, après une évaluation par les médecins généralistes », indique le ministère.

Parallèlement, un plan d’ensemble contre le risque suicidaire sera déployé sur tout le territoire, sous le pilotage des agences régionales de santé (ARS), notamment le dispositif VigilanS qui « vise à recontacter les personnes qui ont fait des tentatives de suicide », précise Agnès Buzyn.

L’Observatoire national du suicide le soulignait en effet dans son rapport, « les comportements suicidaires des jeunes constituent une préoccupation majeure de santé publique ». 
https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/06/29/suicide-les-etudiants-vont-etre-formes-a-la-detection-des-risques_5323294_4401467.html


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