jeudi 7 février 2019

Un dispositif contre la récidive arrive en Lorraine

Un dispositif contre la récidive arrive en Lorraine
L'Est Républicain Lorraine - Ouverture Lorraine, mercredi 6 février 2019 353 mots, p. Lorraine2

Il s’appelle VigilanS. Ce dispositif, dont le but est de prévenir la récidive suicidaire, débarque progressivement en Lorraine. Financé par l’agence régionale de santé, il est développé par le centre psychothérapique de Laxou depuis mars 2018, où il succède à un dispositif proche, baptisé Rester en contact, qui a fonctionné pendant trois ans.

Le principe est assez simple. Tout suicidant se voit remettre à sa sortie d’hôpital une carte ressource. Il y trouvera un numéro vert à contacter en cas de besoin. Mais aussi une notice informative lui expliquant qu’il va faire l’objet d’un suivi. S’il ne s’agit pas de sa première tentative de suicide, une équipe composée d’un psychologue et d’infirmiers spécialisés le rappellera 10 à 20 jours après sa sortie de l’hôpital. S’il s’agit d’une première tentative, l’appel intervient six mois après la sortie d’hôpital. Et peut être renouvelé tous les six mois si besoin. « On réévalue à chaque fois le tableau clinique et le risque suicidaire », décrit le Dr Charlotte Sens, médecin psychiatre à l’unité d’accueil des urgences psychiatriques de l’hôpital de Central à Nancy. En fonction de son état, un rendez-vous en urgence ou un nouvel appel téléphonique peuvent lui être proposés. Les personnes non joignables sont relancées par courrier. Un dispositif qui a fait ses preuves, notamment dans le Nord. « Le nombre de décès de récidivistes suicidaires y a baissé de 10 % entre 2014 et 2016, soit 29 morts de moins en deux ans. Et le taux de suicide a baissé de 7,8 % », explique la praticienne. Démarré à Nancy, le dispositif a été installé à Toul, Lunéville, Pont-à-Mousson et dans une partie des Vosges. Neufchâteau et la Moselle seront les prochains secteurs où il sera déployé. En additionnant ce dispositif et son prédécesseur, 3 000 patients ont ainsi été inclus depuis mars 2015. Deux mille appels téléphoniques, et autant de courriers ont été donnés et envoyés. 2 300 notes d’informations sur ce dispositif ont aussi été adressées aux médecins.

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