mardi 11 décembre 2018

MàJ JNPS 2019 Journée Nationale de Prévention du Suicide Février 2019

Thème JNPS (Journée Nationale de Prévention du Suicide) 2019 de l'UNPS (Union Nationale pour la prévention du suicide): "suicide et violences - violence du suicide" Argumentaire UNPS




Toutes les informations, manifestations en France à venir...


Manifestations par régions & pays (en cours) 
En rouge les dernières mises à Jour  


AUVERGNE RHÔNE ALPES ( Lyon) - BOURGOGNE FRANCE COMTE (Besançon)
BRETAGNE (Rennes) - ILE DE FRANCE (Paris) - NOUVELLE AQUITAINE (Poitiers (Saint Benoît)) -


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  • AUVERGNE RHÔNE ALPES


MARDI 12 FÉVRIER 2019, LYON (69)

POSTVENTION : ACCOMPAGNER, SOUTENIR ET INTERVENIR APRÈS UN SUICIDE
Organisé en collaboration entre le Centre de Prévention du Suicide et la Fondation ARHM
le 12 février prochain à Lyon.

Ce colloque portera sur la prise en charge des endeuillés par suicide et les réponses institutionnelles au suicide d’un patient dans un service de santé ou médico-social. L'impact sur les professionnels impliqués dans la prise en charge d'un patient décédé par suicide et sur la communauté sera notamment évoqué.
Les inscriptions sont gratuites mais obligatoires (nombres de places limitées) auprès de yamina.lagha@ch-le-vinatier.fr


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  • BOURGOGNE FRANCHE COMTE
JEUDI 31 JANVIER 2019, BESANÇON

Besançon - Jeudi 31 janvier à l'IRTS de Franche-Comté 1 rue Alfred de Vigny
Cette journée est organisée en partenariat avec la Coordination Besançon Prévention Suicide, la MSA de Franche-Comté et l’Association Santé Education et Prévenvion sur les Territoires Franche-Comté / Bourgogne (ASEPT FC/B).
Inscription et contact - Programme


  • BRETAGNE


MERCREDI 6 FÉVRIER 2019, RENNES (35)


Le Collectif Ensemble prévenons le suicide - Ille et Vilaine (CoEPS 35) et l'association PeGAPSe relaient en Bretagne, comme chaque année depuis 2008, la Journée nationale de prévention du suicide.
En 2019, la thématique retenue est "Suicide & Violence : des impacts croisés, une prévention liée ?".
Le colloque se déroulera le mercredi 6 février 2019 à la chambre des métiers et de l'artisanat de Rennes.
Pré-programme et les modalitésd'inscription.
Le programme détaillé à venir

 Informations, contacts :
PeGAPSe – CoEPS 35
Mutualité Française Bretagne
Service Prévention
20 Square de Broglie
CS 74 348
35043 RENNES Cedex
Tel : 02.99.67.88.06
06.26.78.68.24
pegapse@laposte.net
col.preventionsuicide35@laposte.net  


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  • ILE DE FRANCE

MARDI 5 FÉVRIER 2019, PARIS (75)


Organisée par l'UNPS
 Horaire, adresse et programme précisés sous peu.
Informations, contacts :
Union Nationale pour la Prévention du Suicide
UNPS
33 rue Linné 75005 Paris
téléphone : 09 66 83 58 03
Email : contact@unps.fr
www.unps.fr


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  • NOUVELLE AQUITAINE


MARDI 29 JANVIER 2019, SAINT BENOIT (86)

18ème Journée d'Etudes de la Coordination Territoriale de la Vienne « Prévention du Suicide et de la Dépression Promotion de la Santé Mentale » -

Journée organisée dans le cadre de la 23ème Journée Nationale pour la Prévention du Suicide 2019
« SUICIDE ET VIOLENCES VIOLENCE DU SUICIDE »


En savoir plus

Entrée gratuite, inscription obligatoire

Informations, contacts :

Centre Hospitalier Henri Laborit
Pavillon Pierre Janet CS 10587 86021 POITIERS Cedex
Marie Claire COTTIN
Tel 05 49 44 58 13 Mail :Marie-claire.cottin@ch-poitiers.fr


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OUTILS JNPS 2019

Argumentaire UNPS

#JNPS2019

Suicide et violences – Violence du suicide

Depuis un siècle, le regard que nous portons sur le suicide s’est profondément modifié. De la criminalisation, à la « sociétalisation » du regard sur le geste, en passant par la psychiatrisation, les étapes ont été nombreuses. Aujourd’hui, pour la plupart des personnes, le suicide n’est plus une faute ni même une erreur. Il est plutôt perçu comme le témoin d’une profonde souffrance, d’une impasse, d’une difficulté à être soi-même ou simplement à se sentir exister et à trouver son identité, sa place dans une société de plus en plus complexe. Société moderne qui est ressentie comme contradictoire, vide de sens et de perspectives, insupportable et violente.
Notre vision du suicide a évolué. Nous ne sommes plus dans la condamnation morale, nous cherchons à mieux comprendre ce qui a pu amener une personne à commettre ce geste. Ainsi nous cherchons à saisir ce qui n’a pas pu se dire, ce qui n’a pu être entendu, ce qui n’a pas pu se construire entre soi et les autres.  Il y a cette impression que la personne s’est heurtée au mur de la société dans une sorte de protestation ultime, sans avoir trouvé d’autres ressources pour le dire. Face à ce dialogue impossible, sidéré par des souffrances indicibles et inaudibles, il semble ne rester que la violence, celle que l’on ressent, que l’on retourne contre soi et qu’on renvoie à l’autre et au monde.
La violence est indissociable de la question du suicide. Mais doit-on pour autant s’arrêter à ce constat ? Ne pourrait-on pas aller chercher plus loin ? Il semble difficile d’interroger cette violence, comme si elle était forcement vide de sens.  Comme la représentation du suicide est violente, douloureuse, elle fait violence. Face à ce qui fait violence, l’attitude est souvent d’éviter de s’y confronter ou de condamner.
Pour aller plus loin dans nos missions de prévention, si nous souhaitons mieux comprendre notre démarche de prévention du suicide et, mieux aider les personnes endeuillées par suicide, nous devons analyser ce qui peut faire violence et ce qu‘il y a derrière la violence. En effet, la violence n’est pas neutre. Elle manifeste souvent ce que nous ne pouvons pas entendre, ni penser. Elle est comme un signal d’alerte ultime de situations qui dysfonctionnent. Il faut d’ailleurs parler des violences tant les situations peuvent être multiformes.
Nous sommes donc face à un double constat contradictoire : la violence est centrale dans la question du suicide et en même temps parler de cette violence en elle-même, l’analyser est peut-être ce qu’il y a de plus difficile. Le risque est de culpabiliser les acteurs de la prévention et les proches.  Comment alors poser la question du sens de la violence, sans être violent ? Quel sens cela peut avoir d’interroger cette notion dans la cadre de la prévention du suicide ? Pour quel objectif ? De quelle manière pourrions nous l’interroger sans ajouter  de la violence?
A l’occasion des Journées Nationales pour la Prévention du Suicide 2019 l’UNPS vous propose de réfléchir ensemble à ces questions  autour de 3 axes : 
- Violence ressentie par la personne :
Confrontée à des situations  de vie insupportables .et convaincue de l’absence de perspectives d’effacement d’une douleur devenue intolérable, elle voit dans la mort par suicide la seule façon d’échapper à cette souffrance.
Comment mieux prendre en compte dans la prévention du suicide, l’ensemble des facteurs sociaux et environnementaux qui sont souvent mis au second plan et ne pas se contenter de dire juste qu’il faudrait améliorer le lien social et rompre l’isolement ?
- Violence que l’acte suicidaire impose aux entourages :
Parfois privés de toute explication, ils s’interrogeront durablement sur quelle fut leur éventuelle responsabilité : ce que l’on n'a pas vu, pas entendu, ce que l’on n'a pas voulu entendre, ce qui n’était pas entendable et repérable.
Comment mieux prendre en compte dans la prévention  ce que vivent et ressentent les entourages ?
Peut-on réfléchir à des nouvelles pratiques d’accompagnement des suicidants et des endeuillés ?
- Violence faite aux intervenants professionnels ou bénévoles :
Confrontés à une personne prête à se tuer pour cesser de souffrir, les intervenants vivent le paradoxe d’éviter la non-assistance[1] tout en respectant l’autonomie de cette personne. Sans compter la violence induite par divers protocoles qui peuvent apparaître de plus en plus rigides.
Comment tenir compte de ce que vivent et ressentent les intervenants ?

Finalement, comment (ré)interroger les manières de faire de la prévention, de la postvention[2], les méthodes d’intervention et les pratiques ?
Sur toutes ces questions et sur bien d’autres, l’UNPS vous invite à venir réfléchir dans les très nombreux lieux en France avec les équipes qui organisent ces rencontres.

[1] C’est la notion de non assistance à personne en danger
[2] Intervention menée après un suicide, prenant essentiellement la forme d'un soutien aux personnes en deuil.

Source https://www.unps.fr/theme-_r_89.html

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