vendredi 15 mars 2019

« Blues » ou dépression après l’accouchement, des conséquences trop souvent négligées


Paris, le 5 mars 2019
Communiqué de presse du CNGOF Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français
« Blues » ou dépression après l’accouchement, des conséquences trop souvent négligées

A l’occasion du 8 mars, Journée Internationale des Femmes, le Collège National des GynécologuesObstétriciens Français, par la voix de son président, Israël Nisand, appelle médecins, sages-femmes et entourage à plus de vigilance et d écoute pour une meilleure prise en charge.

On a souvent présenté la période de dépression qui peut suivre brièvement un accouchement comme étant normale et dénuée de risque. Or, ce n’est pas toujours le cas et, derrière ce passage à vide, peut se cacher une véritable dépression qui n’est pas dénuée de conséquences pour la mère et pour l’enfant. Devenir mère ne rime pas forcément avec le bonheur que l’on associe à une naissance, toujours qualifiée « d’heureux événement ». Pour 15 à 20 % d’entre elles, la maternité s’accompagne d’un effondrement psychique. Elle peut faire réapparaître une maladie psychiatrique préexistante, pas forcément dépistée auparavant. Grossesse et période post accouchement représentent ainsi la période la plus à risque de rechute de troubles bipolaires*. Elle peut aussi favoriser l’émergence de troubles psychiques, de la dépression du post-partum à la plus rare mais plus grave psychose puerpérale, qui touche une femme sur mille.  Souvent tus par les mères, pas assez écoutées, souvent ignorés par les professionnels de santé qui accompagnent les femmes avant et après la naissance, les troubles de l’humeur et le sentiment de vulnérabilité accrue de la mère sont dans tous les cas des signes d’alerte d’un mal dont l’incidence est négligée, alors qu’il devrait réclamer une extrême vigilance. Ces troubles peuvent mener au suicide, qui constitue la première cause de mortalité maternelle. Le risque en est 70 fois plus élevé dans l’année qui suit un accouchement qu’à tout autre moment de la vie d’une femme**. Ces troubles psychiques constituent aujourd’hui la principale cause de mortalité maternelle périnatale, bien avant les hémorragies et les infections.  Mais la santé future de l’enfant est elle aussi en jeu. Une dépression maternelle a des implications qui se prolongent bien au-delà des troubles d’attachement et d’interaction mère-enfant, susceptibles de provoquer des retards de développement cognitif. Lorsque l’on analyse les dépressions d’adolescents de 16 ans, on retrouve dans 100 % des cas un antécédent de dépression maternelle, dont 60 % survenue au moment de la grossesse. *** C’est le Dr Alain Grégoire, président de l’Alliance pour la santé mentale maternelle périnatale (MMHA) et enseignant de psychiatrie périnatale à l’université de Southampton, qui lance cette alerte de manière très documentée. La campagne dont il y est l’animateur s’intitule « Everyone’s business » (littéralement traduit, « c’est le boulot de tout le monde »). En France, aujourd’hui, de qui est ce « boulot » ? Il existe bien une vingtaine d’unités d’hospitalisation conjointe mère-enfant (94 lits environ) et une quinzaine d’unités d’hospitalisation de jour, pour prendre en charge parents souffrant de graves maladies psychiques. Mais l’essentiel des dépressions du post-partum reste largement sous diagnostiqué.  Or une mère sur dix est concernée
Mieux veiller à la santé psychique des jeunes mamans suppose de ne pas confondre la dépression du post-partum et le baby-blues. Peu de femmes échappent à ce syndrome du troisième jour, qui se traduit en crises de larmes, sautes d’humeur voire bouffées d’anxiété juste après la naissance. Jusqu’à 80 % des mères peuvent ainsi être affectés d’un trouble passager qui s’explique par la conjonction d’une fatigue ajoutée au bouleversement physiologique liée à la brusque chute hormonale. Ces symptômes disparaissent généralement en quelques jours sans nécessité d’intervention extérieure. La dépression, qui empruntera les mêmes signes, se manifeste, elle dans l’année qui suit la naissance, avec un pic à 6-8 semaines après l’accouchement, puis entre le 9e et le 15 mois. Détectée et accompagnée précocement, elle se traite. Mais elle peut parfaitement passer inaperçue. Par honte, les mères osent rarement en parler, le cachant parfois même à leurs plus proches pour s’effondrer en larmes une fois seule, le père parti au travail.  Quant aux soignants, il leur faut apprendre à tendre l’oreille pour être à l’écoute de tous les signes de fragilité. Faible estime de soi, événements de vie stressants, isolement social, difficultés conjugales, bouleversement physiologique et fatigue liée à l’arrivée de l’enfant sont les causes les plus fréquentes. Le stress lié à l’accouchement peut jouer, surtout lorsqu’il se complique. Imaginez une mère venue pour un accouchement a priori normal, dont il faut brusquement extraire l’enfant, soudain à risque de souffrir. Dans l’instant, l’obstétricien ne pense qu’à sauver l’un et l’autre, tandis que la mère ressent une impression de mort imminente. Au matin, lors de la transmission du staff médical, on ne retient que l’issue heureuse. Et personne ne voit que la mère va mal et qu’elle est bouleversée par ce qu’elle vient de vivre. Il arrive même que la mère quitte la maternité sans que personne n’ait pu voir sa détresse et la prendre en charge. Le stress post-traumatique est grand pourvoyeur de dépression. Il doit faire l’objet d’une attention plus soutenue de la part des équipes soignantes, le repérage des facteurs de risque de dépression post partum pourrait se dérouler bien plus tôt, lors de l’entretien prénatal précoce, entre sagesfemmes et futures mères, à 4 mois de grossesse.  Il faut que toutes les maternités de France prévoient cet espace d’écoute, de discussion, pour repérer les fragilités. L’examen post partum, prévu 6 semaines après l’accouchement, constitue une autre opportunité de repérage. Ce rendezvous devrait être l’occasion de vérifier si l’allaitement se passe bien, où en sont les relations avec le compagnon, et comment se passe le vécu psychique de la mère.   La réduction drastique des moyens, humains dans les maternités n’est hélas pas favorable. Et pourtant, les anglais ont démontré que la prise en charge des troubles psychiques dans le postpartum est source d’importantes économies. Pour la santé des femmes, et de leurs enfants, c’est bel et bien une question de santé publique.
*Viguera AC. Am J Psychiatry. 2000;157:179-184. 
**Appleby L et al (1998)
***Pawlby et al 2009. « Antenatal depression predicts depression in adolescent offspring : prospective longitudinal community-based study ». J. Affect Disort, vol. 113, p. 236-243, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18602698

 * http://www.cngof.fr/patientes/presse/640-baby-blues-06032019

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Article sur le sujet

Dépression post-partum : "des conséquences trop souvent négligées"


Le Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français appelle les médecins, les sages-femmes et l'entourage des mères, à plus de vigilance et d'écoute pour mieux comprendre et prendre en charge les jeunes mamans après l'accouchement.




"Devenir mère ne rime pas forcément avec le bonheur que l'on associe à une naissance, toujours qualifiée "d'heureux événement". Pour 15 à 20 % d'entre elles, la maternité s'accompagne d'un effondrement psychique", rappelle le Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français (CNGOF) dans un communiqué du 5 mars 2019. Pour soutenir les jeunes mamans concernées par la dépression post-partum après la naissance de leur bébé, les gynécologues appellent les professionnels de santé et la famille a plus d'écoute et de vigilance. Pour Israël Nisant, président du CNGOF, les conséquences sont trop souvent négligées.


Quels sont les risques d'une dépression post-partum ?

"La dépression post-partum peut faire réapparaître une maladie psychiatrique préexistante, pas forcément dépistée auparavant. Grossesse et période post-accouchement représentent ainsi la période la plus à risque de rechute de troubles bipolaires. Elle peut aussi favoriser l'émergence de troubles psychiques, de la dépression du post-partum à la plus rare, mais plus grave psychose puerpérale, qui touche une femme sur mille", précise le CNGOF. Pourtant, des signes d'alerte sont bien présents comme les troubles de l'humeur et le sentiment de vulnérabilité accrue de la mère. Mais ces troubles peuvent aussi mener au suicide (le risque est d'ailleurs 70 fois plus élevé dans l'année qui suit un accouchement qu'à tout autre moment de la vie d'une femme. "Ces troubles psychiques constituent aujourd'hui la principale cause de mortalité maternelle périnatale, bien avant les hémorragies et les infections.  Mais la santé future de l'enfant est elle aussi en jeu", préviennent les gynécologues. 

Quels sont les signes qui peuvent alerter ?

  • Très souvent, la maman éprouve une fatigue qui confine à l'épuisement. Il est évidemment normal d'être fatiguée après un accouchement et avec l'arrivée de nouvelles responsabilités. Mais dans le cas d'une dépression, il s'agit d'une fatigue hors du commun, qui peut même être impressionnante vue de l'extérieur. A l'inverse, la femme victime de dépression post-natale peut être fébrile et hyper-active. Parallèlement, des troubles du sommeil sont également souvent présents (insomnie ou hypersomnie).
  • Des pleurs répétés, que l'on tente souvent de masquer.
  • Une irritabilité plus importante ou des colères disproportionnées et/ou répétées.
  •  Une anxiété constante, allant parfois jusqu'à des crises d'angoisse puissantes.
  •  La jeune maman peut avoir l'impression qu'elle ne parvient pas à aimer son bébé. Ou, au contraire, le fait de l'aimer peut se révéler une véritable souffrance.
  •  Il n'est pas rare qu'elle ait l'impression de ne pas être capable de s'en occuper, de se sentir inhabituellement désemparée devant ses nouvelles responsabilités.
Bien sûr, chaque maman victime de dépression post-natale n'éprouve pas l'ensemble de ces symptômes, mais peut-être l'un ou plusieurs d'entre eux, de façon plus ou moins prononcée. Comme elle a souvent tendance à vouloir les cacher, il faut être attentif au moindre changement par rapport à son comportement habituel, sans toutefois devenir excessivement anxieux. Il est bien sûr normal de traverser une phase d'adaptation, notamment lorsqu'il s'agit du premier enfant.

Le CNGOF recommande un repérage en amont, dès l'entretien prénatal précoce, à 4 mois de grossesse. "Il faut que toutes les maternités de France prévoient cet espace d'écoute, de discussion, pour repérer les fragilités", précisent les gynécologues. Autre opportunité de repérer la dépression chez les jeunes mamans : l'examen post partum, prévu 6 semaines après l'accouchement. "Ce rendez-vous devrait être l'occasion de vérifier si l'allaitement se passe bien, où en sont les relations avec le compagnon, et comment se passe le vécu psychique de la mère". Mais le manque de moyens ne permet pas de favoriser ce suivi, regrette le CNGOF.

Dépression du post-partum et baby blues : à ne pas confondre !

Quelle différence entre le baby blues et la dépression du post-partum ? Il est un épisode par lequel près de 80% des mères passent : environ trois jours après la naissance, elles sont envahies par une vague de tristesse et pleurent sans raison. Ces symptômes durent quelques heures à quelques jours et disparaissent d'eux-mêmes sans aucune intervention. "Il suffit alors à l'entourage d'être présent et compréhensif", explique le Dr Jacques Dayan, psychiatre. C'est le fameux baby-blues, un phénomène court et normal, intimement lié à la fatigue et à la chute brutale des hormones (œstrogènes et progestérone) dont la femme enceinte est baignée jusqu'à l'accouchement. Même si certains symptômes semblent similaires et si les deux sont souvent confondus dans l'esprit collectif, le baby-blues n'a absolument rien à voir avec la dépression post-natale. Celle-ci est sérieuse, durable, profonde et peut s'avérer très grave si elle n'est pas prise en charge par une équipe de professionnels. A la différence du baby blues, la dépression se manifeste dans l'année qui suit la naissance, avec un pic à 6-8 semaines après l'accouchement, puis entre le 9e et le 15 mois", précise le CNGOF. Cependant, les premiers symptômes (tristesse, fatigue, pleurs) peuvent être confondus. L'entourage doit donc demeurer vigilant, d'autant que la plupart des mères, n'osent pas en parler. 

Quels sont les facteurs de risque ? 

Faible estime de soi, événements de vie stressants, isolement social, difficultés conjugales, bouleversement physiologique et fatigue liée à l'arrivée de l'enfant sont les causes les plus fréquentes. Par ailleurs, le stress lié à l'accouchement peut jouer, surtout lorsqu'il se complique. Par ailleurs, s'il n'y a pas de profil type de la maman dépressive, plusieurs facteurs favorisants ont toutefois été identifiés. Ils ne sont en aucun cas déclencheurs de la dépression et ne sont pas indispensables à son apparition, mais ils peuvent créer un terrain favorable. Et ressemblent beaucoup aux facteurs de risque de la dépression "classique".

  • Le fait de vivre dans la précarité n'aide évidemment pas à envisager les choses de façon positive. "D'une manière générale, le milieu social dans lequel on évolue joue bien-sûr un rôle", explique Jacques Dayan.
  • Vivre seul, sans soutien et sans écoute peut également influencer le moral de façon négative alors qu'avoir une vie sociale bien remplie et, surtout, un entourage à l'écoute aide souvent à surmonter les problèmes du quotidien.
  • Une relation de couple difficile peut également envenimer les choses.
  • Le fait d'avoir déjà fait une dépression post-natale rend les mamans un peu plus à risque d'en faire une autre "mais ça n'est en aucun cas systématique", insiste le Dr Dayan. A l'inverse, on peut aussi avoir très bien vécu ses premières grossesse et faire une dépression pour le 2e ou 3e enfant, comme Nadège. Il n'y a aucune règle en la matière. Avoir fait une dépression à un moment donné dans sa vie constitue également un facteur de risque.
  • Les naissances difficiles, lorsque l'accouchement a été compliqué ou que l'enfant n'est pas né en bonne santé, peuvent également constituer un déclencheur.
  • Le fait d'avoir eu des relations difficiles avec ses propres parents dans la toute petite enfant pourrait aussi jouer un rôle important même si cela est très difficile à démontrer.
De même, on n'a jamais pu prouver que les bouleversements hormonaux liés à l'accouchement soient pour quelque chose dans ces dépressions post-natales. On sait que la chute brutale des hormones au 3e jour est directement responsable du baby-blues. Aucun autre lien n'a pu être formellement démontré, même si on ne peut pas non plus écarter cette hypothèse.

Comment l'entourage doit-il réagir ?

L'entourage joue un rôle à la fois primordial et extrêmement difficile auprès de la maman dépressive. Au départ, bien souvent, il ne comprend rien. Une naissance où tout s'est bien passé, c'est un événement heureux. Difficile, donc, d'imaginer que la jeune maman puisse vivre cet événement de façon douloureuse. En outre, elle semble souriante et fait tout pour cacher son désarroi. Elle est fatiguée, certes, mais qui ne l'est pas après un accouchement ? "Le premier bon réflexe consiste donc à accepter que la dépression post-natale existe, insiste le Dr Dayan. Il faut admettre que l'on peut déprimer même lorsqu'il y n'a pas eu de catastrophe." Une fois cet état de fait accepté, le premier bon geste consiste à offrir une oreille attentive. Se sentir écoutée et entourée peut déjà être d'un grand réconfort pour la maman. De même que pouvoir partager ses soucis et les soumettre à un regard extérieur peut l'aider à les relativiser un peu, ce qui devrait lui apporter un certain soulagement. Faites-lui bien sentir que, même si vous n'êtes pas à sa place, vous acceptez qu'elle se sente mal et ne la jugez pas. Cela l'aidera à moins culpabiliser de cet état désemparé dans lequel elle se trouve. C'est aussi à l'entourage de sentir si la personne dépressive a besoin d'une aide extérieure. Il faut l'encourager à faire la démarche, voire l'aider à consulter, se rendre avec elle chez un spécialiste. Faute de quoi, il est possible qu'elle rechigne à le faire ou qu'elle n'ait tout simplement pas la force de pousser la porte du cabinet du médecin.

Dépression post-natale : qui consulter et comment s'en sortir ? 

L'idéal est de se rendre dans une unité parent-enfant composée de toute une équipe de professionnels (pédopsychiatres, psychologues, puéricultrices, infirmières...). Selon la situation, la maman pourra y rester avec son bébé à la journée, en hospitalisation à temps plein ou pour de simples consultations. L'avantage, c'est qu'elle reçoit le soutient adapté tout en restant avec son enfant. Malheureusement ces structures sont peu nombreuses en France et sont donc surchargées. Pour tenter de venir en aide au plus de mamans possibles, certaines ont donc instauré des consultations à domicile, qui peuvent également présenter une solution intéressante. Une autre alternative : aborder le sujet avec la sage-femme lors de la consultation post-natale. Il ne faut surtout pas minimiser la situation, mais au contraire bien préciser tous les symptômes. Elle pourra ainsi vous orienter vers la personne et les solutions adéquates.

Le médecin traitant ne pourra probablement pas soigner lui-même la maman mais il pourra, au vu de ses symptômes, l'orienter vers le service ou le professionnel qu'il estime le plus adapté. Cette option est probablement préférable à celle de consulter directement un psychologue ou un psychiatre. La dépression post-natale est bien particulière, mieux vaut donc s'adresser à un spécialiste de la question et non à un psychiatre ou psychologue "généraliste". L'un dans l'autre, la prise en charge s'est améliorée ces dernières années, mais beaucoup d'efforts restent à faire, estime Nadège Beauvois, de l'association Maman blues. "Les professionnels sont beaucoup mieux formés pour prendre en charge cette dépression. En revanche, on manque toujours cruellement de structures adaptées, où les mamans peuvent être reçues avec leur bébé, ce qui semble pourtant un pré-requis élémentaire."

La prise en charge de la dépression post-natale ressemble un peu à celle d'une dépression classique. La première mesure consiste à consulter le plus vite possible. Moins les symptômes seront ancrés dans le quotidien de la maman, plus vite elle s'en sortira. Dans beaucoup de cas, un simple soutien psychologique peut suffire à redonner des forces à la maman et à lui faire envisager les choses sous un angle plus positif. Cela peut prendre un peu de temps, bien sûr, mais les résultats sont bons. On hésite davantage à donner des psychotropes que dans le cadre d'une dépression "classique". "Mais les antidépresseurs peuvent être prescrits lorsque la situation est inquiétante et ne s'améliore pas rapidement avec une psychothérapie", explique le Dr Dayan. Il faut toutefois bien réfléchir car ces médicaments ne sont généralement pas compatibles avec l'allaitement, ce qui est susceptible de causer une culpabilité supplémentaire à la maman.

Dans l'immense majorité des cas, la dépression post-natale va se résorber en quelques mois grâce à une thérapie adaptée. Car c'est là tout l'enjeu dans le traitement de la dépression post-natale : réagir assez vite pour que le lien entre la mère et l'enfant puisse tout de même se créer rapidement. "Cela arrive que ce ne soit pas le cas immédiatement, ce qui peut poser des problèmes pour la suite du développement de l'enfant", estime le pédopsychiatre Jacques Dayan.

* https://www.journaldesfemmes.fr/maman/grossesse/2505360-depression-post-partum-consequences-cngof/

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