lundi 15 juillet 2019

RECHERCHE ETUDE Formation des médecins généralistes à la prévention du risque suicidaire : revue de littérature

Formation des médecins généralistes à la prévention du risque suicidaire : revue de littérature
Doi : 10.1016/j.lpm.2019.05.028
Youna Audouard-Marzin 1, 2, , Céline Kopp-Bigault 3, Pauline Scouarnec 1, Michel Walter 1, 4
1 Collège des Hautes Études en Médecine, 29200 Brest, France 
2 Brest Medical University Hospital, Centre Régional de Pharmacovigilance, 29200 Brest, France 
3 Morlaix Hospital, 29600 Morlaix, France 
4 Brest Medical University Hospital at Bohars, Adult Psychiatry, 29200 Brest, France 
Youna Audouard-Marzin, Centre Hospitalo-Universitaire Régional, Centre Régional de PharmacoVigilance, boulevard Tanguy-Prigent, 29200 Brest, France.Centre Hospitalo-Universitaire Régional, Centre Régional de PharmacoVigilanceboulevard Tanguy-PrigentBrest29200France
Sous presse La Presse Médicale. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le vendredi 12 juillet 2019
Résumé
Contexte

Il est constaté qu’en France, trop peu de médecins généralistes (MG) se forment à la prévention du risque suicidaire.
Objectif
Ce travail consiste en une revue de littérature de publications internationales traitant de la formation des MG à la prévention du risque suicidaire. L’objectif est de s’informer sur les différentes pratiques de formation de par le monde afin de découvrir de nouvelles méthodes pédagogiques qui pourraient être pertinentes sur notre territoire et susciter davantage l’intérêt des MG.
Méthode
Une recherche bibliographique méticuleuse a été menée, sélectionnant toutes les études relatives à la formation des MG à la prévention du risque suicidaire dans le monde, suivant la méthode PRISMA. Les études retenues s’appliquent à des MG libéraux en exercice ayant une patientèle hétérogène, et excluent les travaux relatifs à des groupes homogènes de patients. La durée de formation, le programme éducatif, son contenu, l’évaluation de la formation, les outils pédagogiques utilisés, les méthodes de formation de formateurs mises en œuvre ainsi que le niveau d’évaluation selon Kirkpatrick des formations ont été précisés pour chaque étude sélectionnée.
Résultats
Ces travaux révèlent qu’il n’existe aucun consensus dans la réalisation de ces formations, que ce soit au niveau du programme ou de son évaluation. Néanmoins, une similarité de contenu est retrouvée avec une partie théorique cognitive et des ateliers interactifs.
Conclusion
Il semble difficilement réalisable de proposer une standardisation de ces formations de par le monde, celles-ci étant nécessairement adaptées au territoire et sa culture. Néanmoins, une standardisation des outils d’évaluation serait pertinente : cela permettrait une réelle comparaison de l’efficacité de ces formations. Par ailleurs, sur le plan pratique, cette revue nous a incité à proposer des formations in situ en réalisant une étude expérimentale comparative de deux formats pédagogiques, et à réaliser une traduction française d’une échelle d’évaluation des compétences cliniques en suicidologie, premier outil d’évaluation dans ce domaine en France.


https://www.em-consulte.com/article/1305185/general-practitioners-training-about-suicide-preve