mardi 24 septembre 2019

GRAND EST SOLIDARITÉ « Plus de 100 pas d’espoir » contre le suicide

SOLIDARITÉ « Plus de 100 pas d’espoir » contre le suicide
Le Mulhousien d’origine Jean-Baptiste Feist s’est lancé ce lundi dans une marche de Saverne à Thann. Cette action, « Plus de 100 pas d’espoir pour Sepia », vise à briser l’isolement et soutenir l’action de cette association de prévention du suicide.
24/09/2019
Jean-Baptiste Feist, au départ de sa randonnée de douze jours, ce lundi à Saverne, revêtu du tee-shirt créé spécialement pour cette action. Photo Camille Feist

Une marche a toujours un but, fait valoir Jean-Baptiste Feist. Il souhaite en plus « donner un sens » à celle dans laquelle il s’est lancé, ce lundi matin au départ de Saverne, pour douze jours à travers l’Alsace, jusqu’à Thann. En l’occurrence mettre en avant la prévention d’une cause « sensible » qui lui tient à cœur, celle du suicide, concernant « une personne toutes les 40 secondes, soit 804 000 personnes par an, sur l’année 2012, selon l’Organisation mondiale de la santé », comme il le détaille sur les réseaux sociaux.

« Le voyage et la marche remplacent la morosité par la curiosité »

En partenariat avec l’association Sepia (Suicide écoute prévention intervention auprès des ados), ce Mulhousien d’origine, âgé de 32 ans, espère encourager « des personnes qui ont peut-être besoin d’extérioriser leur détresse et briser leur isolement », mais aussi faire passer le message que « la marche et le voyage aident énormément ». C’est ainsi que lui a réussi à « prendre du recul » alors que dans son enfance, il a été marqué par le suicide en peu de temps de deux de ses proches, ceux de son père et de son parrain. « Cela a changé mon adolescence. Ces années ont été difficiles. J’étais en révolte. Je ne trouvais pas d’explication », se souvient Jean-Baptiste Feist. « Le voyage et la marche permettent de changer d’air et de penser calmement. Ce sont des formes de thérapie qui remplacent la morosité par la curiosité. Et quand la curiosité est là, il y a l’envie d’avancer, il y a de l’espoir. J’ai pu mettre des mots sur des manques et m’en sortir. »

De fait, sans être, estime-t-il, un grand marcheur, il a effectué « plusieurs treks en Indonésie ». Et il a voyagé, en commençant par le Canada, « le pays du hockey sur glace » dont il rêvait, au terme de ses études en techniques de commercialisation à l’IUT Colmar. Puis, après une licence professionnelle effectuée en alternance dans une entreprise du bâtiment en Alsace, il est reparti, il y a six ans, pour l’Australie, où il est désormais responsable d’un magasin de vins et spiritueux, au sud de Perth.

Il a plaisir à revenir régulièrement en France, pour se « raccrocher aux racines, à la famille et aux traditions » qu’il apprécie. Et c’est à cette occasion qu’il a eu l’initiative de ce projet, initialement sportif et finalement aussi solidaire, baptisé « Plus de 100 pas d’espoir pour Sepia ». Depuis ce lundi, ceux qui le souhaitent peuvent consulter son itinéraire de 292 km sur la page Facebook de l’événement et l’accompagner, sans qu’il y ait d’encadrement particulier, le temps d’une étape le long du beau GR5. « Quand je vois la réactivité sur les réseaux sociaux, ça fait plaisir ! », sourit Jean-Baptiste Feist. Pour ceux qui ne le rejoignent pas sur les sentiers, il est aussi possible de soutenir l’action de prévention de Sepia à travers la collecte de fonds qu’il a lancée sur internet.

AIDER Sur le site : www.gofundme.com/f/100-pas-pour-sepia

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