vendredi 27 mars 2020

MàJ POST SPECIAL Coronavirus COVID-19 & Santé mentale : des ressources en Region se reorganisent

Voir aussi POST SPECIAL Coronavirus COVID-19 : informations ressources

Quelques exemples néanmoins toutes les structures se réadaptent n"hésitez pas à contacter les acteurs de santé mentale près de chez vous pour connaitre leurs modalités.



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Quimper : une cellule d'écoute et de soutien psychologique mise en place par l'hôpital L'hôpital Etienne-Gourmelen de Quimper met en place une ligne d'écoute et de soutien psychologique pour les week-ends. / © Claire Louet / France Télévisions

L'hôpital psychiatrique Etienne-Gourmelen instaure une cellule d'écoute chaque week-end, à compter de ce 28 mars, en plus de l'accueil en semaine. En cette période de confinement, le directeur redoute une "crise psychologique".

Par J. Jeunemaître Publié le 28/03/2020 à 15:41 Mis à jour le 28/03/2020 à 18:11

La période de confinement pourrait provoquer des crises d'angoisses, entraîner des comportements agressifs, voire amener des idées suicidaires.

En prévention, l'hôpital psychiatrique Etienne-Gourmelen, à Quimper, ouvre une cellule d'écoute et de soutien psychologique les samedis et dimanches, de 10 h à 18 h. Le dispositif est mis en place à compter de ce week-end.

Objectif : "prévenir une crise psychologique", explique Yann Dubois, directeur de l'établissement, tout en évitant le passage aux urgences déjà chargées, et où le virus circule plus facilement.

L'hôpital se prépare à un afflux de patients
"Nous avons déjà eu des signaux faibles, c'est-à-dire des hospitalisations en urgence de personnes non-suivies chez nous, pour des problématiques liées au confinement", poursuit le directeur.

Les patients qui décompensent peuvent être isolées ou à l'inverse confinées dans un environnement familial dégradé.
En amont de cette crise, l'hôpital a "acceléré la sortie de patients stables en capacité de rentrer chez eux" pour libérer des lits. Une unité de 14 lits supplementaires sera ouverte à partir de ce lundi.

Les centres médico-psychologiques ouverts en semaine
Une infirmière et un psychologue sont dédiés au soutien téléphonique ; ils assurent un suivi du patient ou le réorientent si besoin.

Les professionnels des sept centres médico-psychologiques, rattachés à l'hôpital, restent évidemment à l'écoute en semaine. Les sites effectuent la grande majorité de leurs entretiens par téléphone, depuis le début du confinement.

"Les 10 000 patients habituellement suivis en ambulatoire sont rappelés régulièrement pour ne pas perdre le lien. Nous ne n'organisons des consultations physiques que dans des cas particuliers pour limiter la propagation du virus", précise Yann Dubois.

Numéro à composer :

La cellule d'écoute est joignable par le standard au 02.98.98.66.00
Les urgences psychologiques restent ouvertes 24H/24

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/quimper/quimper-cellule-ecoute-soutien-psychologique-mise-place-hopital-1808054.html

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 Santé Covid-19 : le travail des psys ne fait que commencer
Depuis le 17 mars et l'entrée en vigueur du confinement à l'échelle nationale, l'association normande Terra Psy a mis en place un numéro vert pour permettre à chacun de confier à des professionnels ses inquiétudes et ses angoisses. Elle reçoit chaque jour des dizaines d'appels de personnes en grande souffrance psychique.
Par Charlotte David (Destination Santé) - 27 mars 2020

D’ordinaire, les psychologues de Terra Psy s’occupent plutôt d’une patientèle locale, du Havre et des environs.

Mais depuis que leur numéro vert (0 805 383 922*) est actif, les gens téléphonent de partout.

« On reçoit beaucoup d’appels de la région de Strasbourg et des régions les plus touchées », indique Nora Abed, psychologue clinicienne au sein de l’association.

« Des gens avec des proches en réanimation, dont ils ne savent pas s’ils vont vivre ou pas ».

Il y a aussi des « petites mamies, qui appellent juste pour parler. Ou qui ont été repérées par leurs aides à domicile, et c’est nous qui appelons ».

Des jeunes enfermés avec leurs parents, et qui « pètent les plombs ». Des personnes dépendantes à l’alcool ou autres, qui ne « savent pas comment ils vont gérer, avec les consultations addicto et les groupes de parole annulés ».

Des personnes qui craignent le « passage à l’acte », les violences sur les femmes ou les enfants.

Des cas « psychiatriques, pathologiques, qui s’inquiètent pour leurs médicaments ».

Et beaucoup, beaucoup de personnes qui souffrent d’isolement, et « qui ont peur de mourir seules. Il faut les rassurer ».
La vie, la mort

Face à une maladie apparue soudainement et qui peut vous emporter en quelques jours, on parle beaucoup de vie et de mort au téléphone de Terra Psy. Comment rassurer ?

« On leur conseille d’éviter de regarder les infos en boucle. Juste une ou deux fois par jour, pas plus ».

Et surtout, on écoute : « certains nous appellent le matin, après avoir pleuré toute la nuit. Ils ont peur de leur propre mort, de celle de leurs proches ». Il y a aussi des gens qui appellent plusieurs fois par jour, et dont l’état s’améliore au fil des conversations.

« En parlant et en ayant un écoutant, on donne consistance à la pensée. Elle ne tourne pas à vide, sans réponse », explique Nora Abed.
Décompensation

Avec une semaine de recul, la psychologue clinicienne commence aussi à mesurer les effets spécifiques du confinement. La décompensation par exemple, ou « quand une fragilité mentale contenue, comme une dépression masquée contenue par le travail, est frappée par un événement extérieur. La fragilité n’est alors plus contenue, elle ‘exulte’ ».

Et les symptômes apparaissent, immédiatement ou à distance de l’événement. Troubles obsessionnels compulsifs, syndrome de stress post-traumatique, phobies…

« On a déjà des personnes qui développent des TOC, qui ont les mains brûlées à force de les laver. On sait aussi que certains continueront de ne plus sortir de chez eux ».

C’est peu dire que la situation inquiète Nora Abed, surtout « quand on va dépasser les 15 jours – 3 semaines de confinement. Ça va devenir très compliqué ».

La professionnelle est pour l’instant « dans l’action » mais pense déjà à l’après. « Nous avons des indicateurs d’appels, un journal de bord. Quand ce sera fini, il y aura une évaluation scientifique, travaillée par une équipe médicale ».

En attendant, elle se réjouit de la grande solidarité des partenaires habituels de Terra Psy. Et de pouvoir compter sur des psychologues, psychiatres et pédopsychiatres, qui ont spontanément proposé leurs services à l’association.

* Les consultations sont gratuites et proposées en français, anglais et arabe. L’association est soutenue par l’ARS de Normandie.
https://www.ledauphine.com/magazine-sante/2020/03/27/covid-19-le-travail-des-psys-ne-fait-que-commencer 



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Plateforme téléphonique « Santé Mentale covid 19 » mise en place par le CHS de la Savoie
ligne d’écoute et d’orientation pour la population de Savoie, centrée sur le mal-être psychique lié à la période actuelle (confinement, COVID-19…)
Numéro direct : 04 79 60 31 00


Le CHS de la Savoie met en place une ligne d’écoute et d’orientation pour la population de Savoie, centrée sur le mal-être psychique lié à la période actuelle (confinement, COVID-19…).

Objectifs :
proposer à la population de Savoie un dispositif de soutien en cette période de crise impactant fortement la santé mentale
délester le centre 15, voire le standard du CHS de la Savoie
limiter le recours aux urgences psychiatriques, et aux hospitalisations
accueillir les personnes en souffrance, non connues du CHS, dans le cadre d’un dispositif dédié permettant évaluation, orientation, et le cas échéant, mise en œuvre des soins en Centre Médico Psychologique
limiter le risque d’un déplacement erratique des personnes à la recherche d’une aide en santé mentale, en identifiant précisément un dispositif téléphonique d’accueil des situations relevant de la santé mentale

Principes d’orientation vers la ligne dédiée :
Appel direct pour toute personne en difficulté psychique pendant la période épidémique

Horaires de fonctionnement :
Ligne d’appel ouverte du lundi au vendredi de 9h à 16h30

Équipe composée d’un médecin régulateur, de psychologues, d’une assistante sociale, et d’une secrétaire.

N’hésitez pas à diffuser autour de vous ! accès au site internet du CHS de la Savoie
https://www.bassens-savoie.fr/plateforme-telephonique-sante-mentale-covid-19-mise-en-place-par-le-chs-de-la-savoiee/

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Coronavirus et confinement. Ennui, anxiété ou stress : une équipe de psychologues à votre écoute
La Fondation Bon Sauveur, de Bégard (Côtes-d'Armor) a mis en place une plateforme téléphonique de soutien psychologique. Accessible à tous. Les appels sont anonymes et gratuits



Mélanie Coquelin, Marine Deniau et Caroline Le Roux comptent parmi les six psychologues de la Fondation Bon Sauveur de Bégard (Côtes-d'Armor) à s'investir dans cette plateforme d'écoute et d'aide.
Mélanie Coquelin, Marine Deniau et Caroline Le Roux comptent parmi les six psychologues de la Fondation Bon Sauveur de Bégard (Côtes-d’Armor) à s’investir dans cette plateforme d’écoute et d’aide. (©L’écho de l’argoat)
La Fondation Bon Sauveur de Bégard, près de Guingamp (Côtes-d’Armor) se mobilise pour soutenir les personnes en cette période de confinement.
Elle a mis en place une plateforme téléphonique de soutien psychologique. Elle est destinée aux particuliers comme aux professionnels confrontés à des difficultés psychiques.
Au bout du fil, six psychologues cliniciennes apportent une écoute, un soutien 7 jours sur 7, de 9 h à 17 h. Le numéro d’appel est le 02 96 12 12 25. C’est anonyme et gratuit.

« Un réel risque d’épuisement et de surcharge émotionnelle »
Les initiateurs de ce dispositif expliquent :
Pour tous les publics, la plateforme se veut un espace d’expression, un lieu d’échange apaisant, libérant la parole, donnant des éclairages aux questions 
Dans cette période de confinement, personne n’est épargné : particuliers (adultes et enfants), professionnels hospitaliers (soignants et administratifs, de résidences ou de foyers, libéraux, intervenants à domicile, etc.)
« Nous souhaitons être un recours aux personnels hospitaliers qui vivent au jour le jour la montée du stress face aux adaptations quotidiennes dans leur pratique, et retrouvent le soir un foyer confiné. Il y a là un réel risque d’épuisement et de surcharge émotionnelle », assurent les psychologues de la Fondation Bon Sauveur.
«Chacun est confronté à des questionnements et des doutes face au Covid-19 et au confinement, ce qui est légitime car nous traversons une crise sanitaire exceptionnelle.»

« Un simple échange téléphonique suffit parfois à apaiser un mal-être »
« L’ennui, la frustration, le doute sont des ressentis légitimes dans ce contexte. Mais lorsqu’une personne ressent davantage d’anxiété voire d’angoisse, de peurs, de tristesse, plus de tensions en elle, c’est que cette situation devient difficilement gérable psychiquement. D’où la nécessité d’avoir un dispositif permettant de mettre des mots sur ces maux », poursuivent les professionnelles.
Les psychologues concluent :
Il ne faut pas hésiter à appeler. Un simple échange téléphonique suffit parfois à apaiser un mal-être. Si besoin, au cas par cas, dans des problématiques croisées (troubles sévères de l’anxiété, couplage avec des addictions, pensées morbides, etc.), nous orienterons vers les structures adéquates
Cette plateforme téléphonique de soutien psychologique est conçu pour pouvoir évoluer en fonction du nombre d’appels. Si le besoin s’en faisait sentir, d’autres psychologues de la Fondation Bon Sauveur viendraient renforcer les effectifs.
L’équipe de soutien psychologique est coordonnée par Marine Deniau. A ses côtés, Mélanie Coquelin, Caroline Le Roux, Sophie Thébert, Gwénaëlle Barrier, Laurie Jakubek répondent aux personnes avec un éclairage clinique. Le Dr Jacques Bernard assure la supervision médicale de l’équipe et Jean-Yves Déréat, la coordination.
https://actu.fr/bretagne/guingamp_22070/coronavirus-confinement-ennui-anxiete-stress-une-equipe-psychologues-ecoute_32604752.html


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Département 13
La CUMP 13 offre un soutien psychologique aux soignants et à la population
Coronavirus 26/03/2020

Dans un communiqué la CUMP indique qu'elle "offre un soutien psychologique aux soignants et à la population

La situation inédite liée à l'épidémie de COVID-19 peut induire de l'angoisse, du stress et des symptômes chez de nombreuses personnes. Les patients déjà suivis en psychiatrie perdent leurs repères de continuité et de normalité. Les soignants, confrontés à de fortes pressions, peuvent se retrouver en situation délicate. Dans ce contexte, l'équipe de la Cellule d'Urgence Médico-Psychologique (CUMP13) des Hôpitaux Universitaires de Marseille – AP-HM a mis en place différents dispositifs afin de répondre au mieux aux besoins et attentes des soignants et du public.

Avec le soutien de professionnels de santé formés au repérage du stress et des traumatismes psychiques, elle propose :

une hotline dédiée à tous les personnels de l'AP-HM ;
une plate-forme de rappel téléphonique - sur repérage des personnels soignants - pour l'accompagnement des familles endeuillées par la perte d'un proche du COVID-19 ;
une veille, en collaboration avec l'équipe du SAMU, pour les usagers éprouvant du stress ou de la détresse psychologique liée au confinement.
Ces dispositifs téléphoniques s’inspirent directement de l’éthique de l’inquiétude, de la clinique du souci et du principe du « connectedness ». Il s’agit de rester en lien.

A l'échelle départementale, la CUMP travaille en lien avec la sectorisation psychiatrique publique et le secteur libéral des Bouches-du-Rhône qui soutient sa patientèle en téléconsultation.

A l'échelle régionale, elle se coordonne à la fois avec les centres hospitaliers de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et les autres CUMP de France et des DOM TOM.

Pour assurer ces services, la CUMP13 s'appuie sur les recommandations nationales, son évaluation des besoins locaux et son expertise forte en situation de crise per et post traumatique".
https://www.maritima.info/depeches/coronavirus/marseille/66654/la-cump-13-offre-un-soutien-psychologique-aux-soignants-et-a-la-population.html


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Coronavirus : 6 questions à des psychiatres de la Manche



Par Jacqueline Fardel, France Bleu Cotentin

Manche, France
17 psychologues de la Fondation Bon Sauveur de la Manche sont mobilisés aux côtés du SAMU 50 pour prendre en charge les appels relevant d'un soutien psychologique .



Des permanences téléphoniques assurées dans le Cotentin pour aider à gérer les angoisses de toute la famille © Radio France - Claire Leys


Questions aux Docteur Michel DAVID et Docteur Julien DERDOUR, psychiatres à la Fondation Bon Sauveur, qui intervient sur une grande partie du territoire de la Manche

Vers quels services orienter les personnes qui en auraient besoin ?  
Les consultations et activités non urgentes ont été déprogrammées dans nos services ambulatoires -notamment dans les Centres Médico-Psychologiques et les Hôpitaux de Jour. Mais des permanences téléphoniques sont mises en place pour maintenir le lien avec les patients et continuer à leur apporter des réponses et du soutien. Lorsque cela est nécessaire, des rendez-vous individuels peuvent encore être organisés (dans le respect des mesures barrières et règles de distanciation) pour les situations les plus critiques. Il ne faut donc pas hésiter à appeler les services dans lesquels on est habituellement suivis. Il y a aussi un suivi en pédopsychiatrie à distance. Et nous envisageons si cela est nécessaire d’utiliser un dispositif de télémédecine.  
Au niveau national, l’association Terra Psy – Psychologues sans frontières a mis en place une plateforme téléphonique gratuite avec des psychologues qui répondent de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 du lundi au vendredi au 0 805 383 922 
Quels sont les problématiques particulières que l’on recense actuellement, liées au coronavirus et au confinement ?  
A ce jour, les principales demandes sont un besoin de contenance de la part de nos patients. Ce besoin est conséquent de l’anxiété que génère l’épidémie de COVID et le confinement à la maison.  
Nos patients sont inquiets face à leur propre état de santé (car il est bon de rappeler que la majorité des patients souffrant de pathologie psychiatrique ont des comorbidités somatiques, à savoir troubles cardio-vasculaires, diabète, surpoids…), mais ils sont également inquiets pour leurs proches. Ce climat actuel renforce sans nul doute l’incertitude ou la frustration, la solitude et l’ennui chez des patients qui en temps normal ont peu d’étayage proche.  
A ce jour, on ne recense aucune prédominance de pathologie spécifique à risque de décompensation. Cela s’explique par le fait que ne nous sommes qu’au début du confinement et que nous sommes dans une démarche « pro-active » a appeler chacun de nos patients.  
Par contre si la situation se prolonge nous serons exposés à un nombre de cas d’épisode dépressif majeur et à des cas de stress post traumatique.  
Auriez-vous quelques conseils à donner aux personnes pour bien vivre cette période de confinement ? Surmonter les angoisses qui pourraient surgir ? 
Cette période de crise sanitaire, alliée à la nécessité du confinement, s’associe sans nul doute à des facteurs de stress et à une détresse émotionnelle forte. Voici quelques rappels de stratégies de maintien du bien-être que l’on peut apporter à la population générale :  
  • Répondre aux besoins fondamentaux : manger, boire, dormir 
  • Réduisez l’ennui et l’isolement : la planification d’activités peut aider à réduire l’ennui et diminuer les ruminations autour des symptômes  
  • Gardez le contact : Protégez et soutenez les autres. Se soutenir les uns les autres est bénéfique. Favorisez les nouvelles technologies (Whatsapp, messenger…) pour faciliter les échanges  
  • Développez l’entraide : s’ouvrir à ceux qui sont fragiles et dans le besoin.  
  • Limitez l’exposition aux médias : les images et les messages inquiétants augmentent le stress. Limitez l’exposition aux informations 1 à 2 fois par jour sur une durée limitée (pas plus de 30 minutes à chaque fois)  
  • Normalisez l’anxiété sans céder à la panique : pratiquer la cohérence cardiaque (application « Respirelax » ), pratiquer des exercices de respiration ou de méditation de pleine conscience (vidéos sur youtube de Christophe André par exemple)  
  • Auto-surveillance : décelez tout symptôme de dépression ou de stress (tristesse prolongée, troubles du sommeil)  
Et chez les plus jeunes, à quoi doit-on être attentif ? 
Dans cette période unique il faut pouvoir identifier le stress des enfants et adolescents. Il est important d’identifier les modifications de comportements en lien avec une modification émotionnelle, à savoir :  
  • L’apparition de pleurs ou une certaine irritabilité  
  • La présence d’énurésie ou d’encoprésie  
  • Une inquiétude excessive ou de la tristesse  
  • Des difficultés attentionnelles  
  • Des conduites d’évitements  
  • Une somatisation excessive (maux de tête ou des douleurs inexpliquées)   
Avez vous quelques conseils pour venir en aide à nos enfants et adolescents ?
  • Favoriser les temps d’échanges : Répondez aux questions de manière simple et compréhensible   
  • Conserver une routine quotidienne (se laver, se coucher, manger à heures régulières…)  
  • Consacrer des heures pour le travail scolaire mais aussi pour la détente (la nécessité d’un besoin de continuité pour leur apporter de la sécurité)  
  • Partagez avec eux vos stratégies pour faire face à votre propre stress, afin qu’ils apprennent de vous   
  • Limitez les médias 
  • Favoriser les contacts avec les amis et les membres de la famille via les supports médias
Qu’en est-il des personnels soignants et autres professionnels des établissements de santé ?   
Sur le plan collectif, un psychiatre et des psychologues passent régulièrement dans les services pour apporter du soutien, rappeler les bonnes pratiques, éviter la désinformation et appuyer la valeur de la fonction soignante. Des ateliers de médiation pourront également être mis en place (musicothérapie, relaxation….). Le but est d’éviter la contagion anxieuse et émotionnelle  
Sur le plan individuel : chaque professionnel peut solliciter un soutien psychologique et, si besoin, une consultation psychiatrique individuelle. Une plateforme nationale est également à leur disposition via un numéro vert ou une application sur smartphone ou tablette (plateforme de l’association « SPS »)  
Le mot d’ordre actuel est « la contenance » : contenance psychique pour nos patients, nos soignants et pour la population générale et une contenance que chaque parent doit instituer au sein des familles. 
https://www.francebleu.fr/infos/societe/coronavirus-5-questions-a-des-psychiatres-du-cotentin-1585242576 


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Coronavirus à Bordeaux : via un numéro vert, l’hôpital Charles Perrens offre un accompagnement psychologique


Stress, isolement, etc. Les conséquences du coronavirus ne sont pas que physiques. L'hôpital Charles Perrens de Bordeaux (Gironde) propose un accompagnement psychologique gratuit.

Le numéro mis à disposition par l’hôpital Charles Perrens est gratuit. (©PxHere)
C’est tout nouveau. Ce jeudi 26 mars 2020, le centre hospitalier spécialisé Charles Perrens à Bordeaux (Gironde) vient d’inaugurer un dispositif téléphonique d’accompagnement psychologique.
Angoisse, stress, solitude, isolement, tensions… Les conséquences du coronavirus ou du confinement sont parfois sournoises et échappent aux symptômes habituellement pointés en cas d’infection au Covid-19 : fièvre, toux sèche, fatigue…
Un dispositif gratuit
La docteur Chantal Bergey, psychiatre cheffe de pôle et responsable du dispositif, et une équipe de psychologues de l’hôpital ont mis en place cette plateforme, disponible gratuitement du lundi au vendredi de 10 h à 18 h, via un numéro vert.
Le numéro vert : 0 800 71 08 90
https://actu.fr/nouvelle-aquitaine/bordeaux_33063/coronavirus-bordeaux-via-numero-vert-lhopital-charles-perrens-offre-accompagnement-psychologique_32585221.html

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Meuse | Coronavirus La Maison des adolescents reste active pendant le confinement
Par M. B. 26/03/2020
La structure a mis en place une permanence téléphonique du lundi au samedi et une présence renforcée sur les réseaux pour rester à l’écoute des jeunes et de leur entourage. Photo ER /DR

La MDA est composée de professionnels

La Maison des adolescents réunit des professionnels de santé (psychologue, psychiatre, médecin, infirmières) et des travailleurs sociaux, qui exercent auprès de jeunes (11-25 ans) et de leurs proches. Les rendez-vous physiques étant désormais proscrits, la MDA a institué une permanence téléphonique.

Elle est à l’écoute des ados et de leurs proches

Mal-être, confinement, conflits familiaux, isolement, anxiété, manque, cyberharcèlement… Les professionnels de la MDA sont à l’écoute pour tenter d’apporter des réponses à toutes les problématiques rencontrées par un jeune et, par ricochet, ses proches.

Elle joignable par téléphone et sur Internet

Ces pros sont en effet joignables par téléphone (03.29.85.15.76), par SMS (07.60.92.85.09), par mail (contact@mda55.fr) ou via la page Facebook de la Maison des adolescents de la Meuse. La permanence est assurée du lundi au samedi, de 9 h à 20 h. La MDA a aussi musclé sa présence sur les réseaux sociaux (Snapchat) et organisera des Facebook live les mercredis et vendredis, à 17 h, à partir du 1er avril.

Elle soutient Les Promeneurs du net

Ce dispositif accessible via le site promeneursdunet.fr offre, comme il l’indique, « une présence éducative sur Internet ». Le promeneur écoute, conseille et accompagne les jeunes afin de répondre à leurs multiples interrogations.

Les parents au cœur du dispositif Triple P

Porté par Resadom (Réseau de l’adolescent en Meuse, la structure qui coiffe notamment la MDA), Triple P est un programme de parentalité positive. Il s’adresse à tous les parents d’enfants de 0 à 12 ans, qui s’interrogent sur le comportement de leur progéniture mais qui rencontrent des problèmes de mobilité ou de temps. Le programme est accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 sur le site de l’Agence régionale de santé.
https://www.estrepublicain.fr/edition-verdun/2020/03/26/la-maison-des-adolescents-reste-active-pendant-le-confinement

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La Maison des adolescents est ouverte  

Vivre à Angers Jeunes à Angers
Publié le 26-03-2020

Durant cette période de crise sanitaire et de confinement, la Maison des Adolescents de Maine et Loire maintient son dispositif d’accueil téléphonique et d’écoute sur ces différents sites (Angers, Cholet, Saumur, Baugé). Pour les habitants du territoire Angers Loire Métropole vous pouvez joindre un professionnel sur le site de la MdA d’Angers du lundi au vendredi de 9h à 17h. Pour rappel, la Maison des Adolescents est un dispositif de prévention des questions et troubles liés à l’adolescence sur différentes thématiques : vie familiale, vie affective, scolarité, mal-être, relations avec les pairs… Les adolescents 11-21 ans, l’entourage (les parents, grands parents, amis, voisins..) et l’ensemble des professionnels peuvent contacter et solliciter une aide auprès des professionnels de la Maison des Adolescents pour une question ou un problème. Pour les contacter : 02 41 80 76 62 ou contact@maisondesados-angers.fr
 http://www.angers.fr/vivre-a-angers/jeunes-a-angers/actualites/62918-la-maison-des-adolescents-est-ouverte/

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 Normandie


Coronavirus confinement : la solidarité s'organise pour les alcooliques et les dépressifs
Après 10 jours de confinement, les associations normandes d'écoute tirent la sonnette d'alarme. Femmes battues, personnes addictives, malades psychiques, toutes les réunions de groupes de parole sont logiquement annulées. Des situations personnelles vont forcément s'aggraver.

Par David Frotté

"Ils ont peur d'une rechute. Le temps est très long pour eux." Brigitte Le Suez est inquiète. La responsable de la Croix bleue sur Caen téléphone régulièrement à ses membres les plus fragiles, ceux qui ont arrêté l'alcool tout récemment. "J'en ai cinq qui sortent tout juste de cure, aux Essarts. Il leur faut absolument un suivi. Je les ai tous les deux jours, ils ont l'air d'aller, pour l'instant."
Ils ont peur d'une rechute. Le temps est très long pour eux.
C'est justement ce "pour l'instant" qui pose problème. Le confinement va sûrement durer, le conseil scientifique conseille de le prolonger six semaines. Difficile dans ces conditions de garder un lien, d'évaluer le moral, l'évolution de quelqu'un sans voir physiquement la personne. "D'habitude, on se réunit tous les mardis soir, pendant 1h30." Un futur voyage de groupe a également été annulé en avril prochain.
Au moment où l'épidémie de coronavirus s'étend sur la Normandie, le stress augmente. Il est alors tentant de boire un verre de vin ou d’allumer une cigarette. Pour les personnes dépendantes à l’alcool, au tabac ou à la drogue, cette période présente donc de réels dangers.

Pour continuer à répondre à ses 6.000 membres en France, des visio-réunions ont été mises en place. Le principe reste identiques aux réunions classiques, même dans ces salles virtuelles : un modérateur commence et  passe la parole en suite aux personnes.

Ces visio-réunions sont une autre découverte, avec de nouvelles rencontres
Marie-Jeanne et Yves sont membres des alcooliques anonymes, abstinents depuis respectivement 23 et 16 ans. Retraité, le couple de l'agglomération rouennaise vient de participer à la mise en place de ces nouvelles façons de se réunir.
"Bien sûr ce coronavirus est quelquechose qui change nos rituels", reconnait Yves." Hors COVID, j'assistais à deux réunions par mois. Ca nous coupe de nos amis. Lundi et mardi, j'ai ressenti une sorte de manque, d'impuissance à ne pas pouvoir y aller." Marie-Jeanne aimerait bien rendre visite à sa maman de 90 ans, mais elle ne veut pas la contaminer. "On est redevenu des citoyens responsables, et oui ce confinement se passe bien."
La solidarité est là, on essaie de s'en sortir tous ensemble
Ils le reconnaissent tous deux, rien ne remplace l'échange en face-à-face"Mais ces visio-réunions sont une autre découverte, sourit Yves. "Avec de nouvelles rencontres même à l'étranger, de nouvelles problématiques. Il y a toujours un chouia de positif, il faut savoir en profiter." Peut-être plus facile à gérer quand on a leur experience. "Les plus jeunes "amis" peuvent désactiver la vidéo si ils veulent, et rester uniquement en appel vocal", renchérit Marie-Jeanne. "Ils ont peut-être plus besoin de notre aide en ce moment, la solidarité est là, on essaie de s'en sortir tous ensemble."
 
La difficulté de contrôle sur la médicamentation des malades psychiques

 Autre groupe de parole normand, celui de l'antenne régionale de l'Unafam, union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques. "D'habitude, on propose une réunion par mois aux familles de malades psychiques (parents, frères et soeurs), pour qu'elles travaillent sur elles-mêmes", rappelle  son responsable Eric Medrinal. "Je sors d'une visio-conférence nationale, où il a été annoncé qu'il pourrait y avoir, sur demande, des conversations individualisées avec un psychologue."



© picture alliance / Frank May/Newscom/MaxPPP
© picture alliance / Frank May/Newscom/MaxPPP

Si il n'y a pas de prise de médicaments, tout peut dérailler
Ce qui lui fait peur, ce sont aussi les répercussions après coup. "Beaucoup de nos malades avaient un infirmier qui passaient chaque jour pour vérifier la prise de médicaments. C'est un point essentiel. Si il n'y a pas de prise, tout peut dérailler. J'ai justement eu un appel hier d'une famille qui s'angoissait pour son fils, qui veut rester seul dans son logement, à 10 km de chez eux." Alors les bénévoles essaient de maintenir le contact par téléphone.
Les groupes d'entraide mutuelle ont aussi été mis en sommeil. Hors, ils créent le lien social, et les personnes apprennent à reprendre des responsabilités, c'est précieux."
Je m'attendais à une surchage d'appel, c'est le silence complet ou presque
Alain Fouchard, le président régional de France dépression, s'interroge. La permanence téléphonique de son association est toujours là, mais 3 appels de membres en 15 jours de confinement, "c'est bizarre. Je m'attendais à une surcharge d'appel". Les quatre réunions mensuelles annulées, il ne reste là aussi que le téléphone pour communiquer. "Je prépare justement un sms pour tous nos membres, pour leur dire de ne pas rester à se morfondre sur le canapé."

Numéros d'écoute
Unafam : 01.42.63.03.03 (National)
France dépression : 07 71 77 72 35 (Rouen)
Alcooliques anonymes : 09.69.39.40.20 (National)
La croix bleue : 02.31.86.48.14  / 06.03.96.17.01 (Caen)
                         06.58.23.44.73 (Le Havre)

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/coronavirus-confinement-solidarite-s-organise-alcooliques-depressifs-1806216.html 

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Covid-19. Le CHU de Lille organise un dispositif d'accompagnement des endeuillés 
Publié le 25 Mars 2020 https://www.santementale.fr*

L’équipe du pôle de psychiatrie du CHU de Lille a réalisé une fiche sur le dispositif d'accompagnement et de soutien aux endeuillés. Une ressource disponible sur le site du Centre national de ressources et de résilience (CN2R).

Le nombre attendu de décès liés à la Covid-19 est élevé. Pourtant, les restrictions drastiques de visites dans les services de réanimation, de contacts avec le corps, de possibilités de rassemblement, et de tenue habituelle des rites funéraires compliquent sérieusement l’entrée dans le deuil des proches. De plus, les règles de confinement strict compromettent le renforcement du tissu social qui vient habituellement en soutien des endeuillés ce qui laisse présager un risque accru de deuil compliqué, voire pathologique. Les objectifs du dispositif d’accompagnement et de soutien aux endeuillés de la Covid-19 mis en place au sein du CHU de Lille sont notamment les suivants :

1. Soutenir les proches des patients décédés de la Covid-19 (famille et amis), qu’il s’agisse d’enfants, d’adolescents ou d’adultes,

2. Assurer des missions d’accompagnement, d’évaluation et de prévention psychosociale pour les endeuillés,

3. Porter la représentation d’un souci collectif et sociétal à l’égard du deuil des proches.

La fiche précise le rôle de chaque professionnel, en particulier le psychologue dans le soutien aux proches et le repérage de deuils pathologiques ou à risque de le devenir, et le psychiatre « dans les situations de crise suicidaire, deuil pathologique ou vulnérabilité psychique préexistante ». Il procède « à une évaluation clinique des membres de la famille à risque, apporte une première réponse sanitaire, oriente vers les dispositifs de soin de droit commun chaque fois que nécessaire. » Par ailleurs il coordonne l’équipe et apporte un soutien à ses membres. Une supervision de l’équipe d’accompagnement et de soutien est assurée, toutes les 2 semaines, par un professionnel clinicien de l’association Vivre son Deuil.

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https://www.santementale.fr/actualites/covid-19-le-chu-de-lille-organise-un-dispositif-d-accompagnement-des-endeuilles.html
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Pays de la Loire Loire-Atlantique Nantes
Coronavirus et confinement : psys et associations à l'écoute des plus fragiles d'entre nous


Avant même les annonces de confinement, certains ont été pris de peur panique et de crises d'anxiété. Des psychologues et des associations ont décidé d'assurer une permanence des écoutes et des soins, à distance. Pour ne laisser personne sur le bas-côté.  
Par Sandrine Gadet avec Fabienne Béranger
La période est rude. Pour tout le monde. Mais encore plus difficile à vivre pour bon nombre d'entre nous.

Que ce soit la mère de famille qui élève seule ses enfants dans un appartement HLM avec vue sur les tours, le célibataire solitaire qui se réfugie déjà d'ordinaire derrière son ordinateur, ceux qui, depuis longtemps, ont largué les amarres familiales et n'ont pas de vie sociale, ou pas d'argent pour s'en offrir une.

Pour les plus fragiles, le confinement peut s'avérer une terrible épreuve psychologique. De celle qui risque d'engendrer des comportements (crises de nerfs, tachycardie, spasmophilie, suffocation...) particulièrement délétères pour leur santé physique et mentale.

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Un accompagnement plus nécessaire que jamais

Le confinement imposé vient renforcer la solitude et la détresse des personnes les plus précaires.

"Il était évidemment hors de question de laisser nos bénéficiaires sans aucun recours" explique Malika Darmoungar. Depuis 2016, Malika est la responsable de l'association AlterSoin 44.

Située au sud du quartier des Dervallières, à Nantes, la structure propose des consultations, à tout petit prix, dans neuf disciplines alternatives à des personnes qui vivent avec des revenus infimes.

"Nous accueillons 700 personnes dont le quotient familial est inférieur à 700 euros. Mais 80% d'entre eux sont plutôt à 500 et leurs besoins de soutien sont énormes" précise Malika.

La plupart des personnes qui font appel à l'association sont, non seulement, en grande précarité financière mais surtout en grande souffrance. "Ce sont des personnes qui ont connu beaucoup de maltraitance physique et psychique... Le confinement risque de fragiliser encore plus notre public. À la base, ils ont besoin de nous et il faut leur montrer qu'on est là pour eux".

Si certaines thérapies comme le shiatsu, les massages ou l'ostéopathie sont désormais exclues de l'offre de soins de l'association, l'accompagnement psychologique est en première ligne. Et gratuit.

Quatre psychologues et psychothérapeutes se relaient, bénévolement, depuis le 23 mars pour écouter et accompagner les bénéficiaires d'AlterSoin44. Et ils continueront tant que cela s'avèrera nécessaire.

"Ce qui ressort de ces premières consultations, note Jean-Philippe Magnen, l'un des psychothérapeutes, c'est que des personnes qui fréquentaient AlterSoin44 mais n'osaient pas ou ne souhaitaient pas avoir à faire à un psy, nous ont appelé. J'ai ressenti un grand besoin d'écoute chez ces personnes mais plus encore la nécessité de s'exprimer".

L'association travaille aussi à l'élaboration d'une newsletter en direction des adhérents afin que les intervenants habituels (diététicienne, ostéopathe ou sophrologue) puissent continuer à dispenser leurs conseils et à accompagner leur patients.

"Nous savons que les situations vont se compliquer jour après jour. C'est pourquoi nous avons mis en place ces télé-consultations. Il faut à tout prix que l'on maintienne ce service et de manière constante...sans quoi l'après-crise risque d'être catastrophique" conclut Malika.


L'écoute...toujours
Sur le pont depuis 50 ans, les écoutants de SOS Amitié sont plus mobilisés que jamais.

"Nous avons eu d'abord beaucoup d'appels concernant le virus et la peur d'être contaminé ou de le propager... Maintenant les gens nous appellent plus parce qu'ils paniquent d'être enfermés chez eux. Nous avons beaucoup de nouvelles personnes qui nous contactent parce qu'ils découvrent que le confinement n'a rien d'une période de vacances et qui nous disent : qu'est-ce que je vais faire de ma vie", explique Martine Quentric.
Elle est responsable de SOS Amitié en Loire-Atlantique.

Lorsque je lui demande si les appels se sont multipliés depuis le début du confinement, la réponse fuse : "vous savez, on n'a pas vraiment le temps de faire des statistiques. L'an passé nous avons pris près de 12 800 appels... Et chaque année, la détresse est telle qu' on ne peut répondre qu'à un appel sur quatre, alors, en ce moment la machine s'affole, c'est tout ce que je peux vous dire !".

Pour pouvoir faire face à un afflux d'appels, l'association a augmenté sa puissance de réponses en tchats et en mails, et est en train d'installer des dispositifs informatiques afin que les bénévoles puissent répondre de chez eux, en offrant, comme depuis toujours, la garantie d'anonymat aux appelants.

Dans le département, 48 écoutants assurent nuit et jour une écoute bienveillante.

"C'est important de continuer à écouter. La plupart des personnes qui nous appellent ne mesurent pas leurs capacités à gérer ces événements. Nous les aidons à retrouver les ressources qu'elles ont en elles ou à disposition, comme les sorties autorisées. Des ressources dont elles sont coupées à cause de l'anxiété et de la panique. Nous essayons de les aider à dépasser cette sidération de la pensée qu'entraîne le confinement".

►SOS Amitié : 02.40.04.04.04

source et article integral ; https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/coronavirus-confinement-psys-associations-ecoute-plus-fragiles-entre-nous-1806650.html

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Confinement : une cellule de soutien psychologique désormais ouverte pour les Français "en détresse psychique"AFPSanté
www.lci.fr/sante/ 25/03/2020
AIDE - Le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a annoncé la création d'une cellule d'aide psychologique via le numéro vert 0800.130.000, afin d'aider les Français désemparés face à la menace épidémique du nouveau coronavirus et aux mesures drastiques du confinement.
25 mars 15:02 - Romain LE VERN

Plus le confinement sera strict et long, plus la santé mentale de la population doit être accompagnée, avec l'aide des téléphones et des réseaux. Nombreux sont ceux qui, face à la durée du confinement, réclament un centre d’appel pour les personnes en détresse psychique, c’est désormais chose faite avec un numéro vert 0.800.130.000 qui était jusqu’à présent ouvert aux personnes se posant des questions sur le virus. Ce numéro prend désormais en charge celles et ceux qui ont besoin de soutien psychologique.

Ce projet de cellule d'aide a été annoncé par le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. En quoi consiste-t-il ? Réponses avec François Ducrocq, chef de la cellule d’urgence médico-psychologique pour la zone Nord et co-instigateur du projet.
Lire aussi

Comment est né ce centre d’appel ?

On sait depuis une semaine que l’évolution du virus, sa mortalité, sa contagiosité et ce qui va devenir un confinement long, vont entrainer une grande détresse psychique. Après un nombre conséquent de réunions et de réflexions, l’idée a consisté à s’appuyer sur ce guichet unique du 0.800.130.000, le numéro du gouvernement et de santé publique France, initialement réservé à ceux qui se posent des questions sur le virus pour aider les gens qui présentent une détresse particulière liée à l’actualité. Ce numéro est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et l’Etat donnera les moyens techniques et humains pour y pourvoir.

Une fois que l’on compose ce numéro, que se passe-t-il désormais ?

Une première évaluation aura lieu via des opérateurs afin de déterminer s’il y a une détresse psychique. Et si oui, l'interlocuteur bascule l’appel vers une plateforme Croix-Rouge/CUMP (cellules d'urgence médico-psychologique). Sur cette plateforme, se trouveront d'autres opérateurs qui prendront plus de temps avec un niveau d’expertise plus poussé, pour mesurer l’intensité et la typologie de la détresse psychologique. Par la suite, deux options s’imposent : soit ce nouvel opérateur gère directement la personne en détresse au téléphone, soit il envoie les coordonnées à un référent du département d’habitation de la personne ayant appelé pour un renvoi téléphonique, pouvant aller jusqu’à la télé-consultation.

Est-ce une alternative pour celles et ceux, en détresse, qui auraient instinctivement envie d’appeler le 15 ?

Exactement. Notre idée, c’est de désengorger le 15 qui en moyenne reçoit 5000 appels par jour. Beaucoup d'appels sont d’ordre somatique (j’ai mal à la tête, je tousse…) quand d’autres tiennent d’angoisses (j’ai la trouille, je ne dors pas, mon enfant dort pas…). Ainsi, si on se sent en détresse psycho-social (caractère anxiogène du confinement, sentiment d’insécurité, difficultés relationnelles…), on n’appelle pas le 15, on appelle le 0.800.130.000.

Romain LE VERN
https://www.lci.fr/sante/coronavirus-confinement-covid-19-numero-telephone-0800130000-une-cellule-de-soutien-psychologique-desormais-ouverte-pour-les-francais-en-detresse-psychique-2148880.html

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LOIRE PREVENTION SUICIDE POURSUIT SON ECOUTE

Saint-Etienne, le 24 mars 2020
En lien avec les directives sanitaires,
L’associationLOIRE PREVENTION SUICIDE est fermée au public. cependant, nous mettons tout en œuvre pour poursuivre notre activité par une écoute téléphonique au titre de la prévention du suicide, de la prise en compte du mal-être Nous élargissons notre intervention à l’écoute des personnes qui sont en difficulté face à la situation deconfinement En cas de besoin: Contacter le 06 84 58 67 39 (horaires habituels de bureau)
Pour le Roannais, merci de privilégier le 06 45 72 99 29
Pour le signalement des personnes âgées, merci de privilégier la messagerie:equilibre.charcot@loire-prevention-suicide.fr
Un RDV téléphonique vous sera proposé dans les meilleurs délais.
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Nouvelle-Aquitaine 
Un psy limousin au bout du fil pour vous aider à passer le cap du confinement

Le Centre Ecoute et Soutien en Limousin intervient habituellement auprès de personnes rencontrant des difficultés psychologiques diverses. La structure associative recevait habituellement 20 appels en moyenne par jour. Depuis que le confinement général a été instauré, ce sont 50 coups de fil quotidiens auxquels répondent des « écouteurs professionnels ». / © France 3 Limousin - Matthieu Dégremont
Parce que le confinement et la peur de la maladie peuvent engendrer un stress et une angoisse aigus, les psychologues et psychiatres se mobilisent face au Covid-19 dans nos trois départements. Et pour éviter l’engorgement des hôpitaux, les téléconsultations se multiplient.
Par Vanessa Finot / IR Publié le 23/03/2020

« Les appels au Centre ont plus que doublé en quelques jours, notamment de la part de soignants »

Le Centre Ecoute et Soutien en Limousin intervient habituellement auprès de personnes rencontrant des difficultés psychologiques diverses. La structure associative recevait habituellement 20 appels en moyenne par jour. Depuis que le confinement général a été instauré, ce sont 50 coups de fil quotidiens auxquels répondent des « écouteurs professionnels »

Eric Gras, chargé de mission pour l’association, confie que « depuis quelques jours, beaucoup de soignants nous appellent, notamment certains qui travaillent dans des EHPAD. Ils sont fatigués, craignent d’être eux-mêmes potentiellement vecteurs de la maladie et vivent mal d’être perçus par les résidents comme les porteurs de mauvaises nouvelles, qui interdisent les visites et les activités par exemple. »

Mais au-delà des soignants, l’association offre une oreille attentive à tous ceux qui ressentent des angoisses liées à la situation actuelle.

« Souffrir du confinement, c’est normal. Être angoissé, c’est aussi ce qui nous protège, nous fait prendre conscience de la gravité de la situation. Mais certains ont besoin d’exprimer leur mal-être, surtout ceux qui sont seuls. Nous sommes dans une écoute bienveillante, nous ne sommes pas là pour juger ».

Parfois l’écoute suffit. Soit celle des « écouteurs professionnels », soit celle de l’un des 6 psychologues cliniciens partenaires, vers qui peuvent être orientés les appelants. Dans certains cas, les plus fragiles sont dirigés vers les hôpitaux psychiatriques, en Creuse, Corrèze ou Haute-Vienne

« Les personnes isolées surtout nous appellent »

Pour Delphine Beaussant, psychologue du Centre Ecoute et soutien en Creuse, il s’agit aussi de maintenir un lien avec les personnes suivies d’habitude. Notamment avec les patients claustrophobes, hypocondriaques ou souffrant de nosophobie (la peur de contracter une maladie), chez qui l’angoisse peut exploser pendant le confinement.

En Creuse, elle doit également répondre aux angoisses de personnes âgées et seules qui se demandent « si je tombe malade, j’ai peur de ne pas être soigné
Delphine Beaussant insiste bien en parlant de cette aide psychologique par téléphone : « on parle de soutien, pas de thérapie ». Ses conseils pour préserver au mieux sa santé mentale, même si aucun mode d’emploi tout prêt n'existe, sont les suivants
« il faut le plus possible fixer des rituels, maintenir une routine quotidienne, prendre soin de soi, de son corps, faire de bonnes pauses déjeuner par exemple, notamment pour ceux qui télétravaillent ; appeler des proches, garder un lien avec les autres même si on ne les voit pas. Et surtout, rester informé mais en limitant l’exposition aux médias, qui peut être extrêmement anxiogène ».
Même si c’est plus facile à dire qu’à faire, les professionnels nous poussent à essayer de voir le bon côté des choses. Le confinement peut permettre de se recentrer, de faire un réel travail sur soi. Et réaliser que rester chez soi est une mission de résistance : c'est un acte civique et altruiste. Le voir ainsi - et c'est une réalité et pas seulement une vue de l'esprit - permet de mieux vivre ce confinement.

« Attention aux syndromes post-traumatiques qui pourront perdurer

Le Docteur Eric Charles, psychiatre au Centre Hospitalier Esquirol à Limoges, ajoute que tout ce qui rassemble, même virtuellement, comme les applaudissements à la fenêtre en soutien aux personnels soignants, l’entraide entre voisins ou les liens sur les réseaux sociaux, peut être bénéfique

Il alerte toutefois :

« Attention aux théories du complot qui fleurissent et auxquelles les personnes fragiles peuvent plus facilement adhérer. Ne passez pas trop de temps sur internet à lire tout et n’importe quoi. Attention aussi aux incivilités, comme les gens qui se promènent ou font du vélo, et qui peuvent provoquer colère et animosité chez d’autres qui respectent à la lettre le confinement ».

Il ajoute que les effets de cette crise ne s’envoleront sans doute pas une fois la quarantaine terminée : « Nous aurons le contre-coup de tout ça, il y aura un impact sur le plus long terme, voire même un état de stress post-traumatique possible »

Le psychiatre lui aussi s’est mis à la téléconsultation, depuis le lundi 17 mars, comme nombre de ses confrères d’Esquirol. De plus, le Centre hospitalier devrait mettre en place une cellule d’écoute très prochainement.

Rappelons que les consultations chez un psychologue ou un psychiatre font partie des dérogations médicales justifiant un déplacement, si la téléconsultation ne suffit pas.

Les antennes de l'association Centre Ecoute et Soutien en Limousin
Centre Ecoute et Soutien, en Limousin
47, Avenue du Maréchal Foch
19100 Brive la Gaillarde
Tél. : 05 55 23 49 95
25 quai Gabriel Péri
19000 Tulle
Tél. : 05 55 23 49 95
35 avenue du général Leclerc
19200 Ussel
ainsi qu'une permanence à Aubusson
Tél. : 05 55 23 49 95
31, Avenue Baudin
87000 Limoges
ainsi qu'une permanence sur Bellac et St Yrieix
Tél. : 05 55 23 49 95
4 rue Salvador Allende
23000 Guéret
Tél. : 05 55 23 49 95


https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/psy-limousin-au-bout-du-fil-vous-aider-passer-cap-du-confinement-1805264.html

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ILE DE FRANCE Paris
CPS Paris Centre Prévention du Suicide Paris mobilisé
 mars 24, 2020

Du fait des mesures mises en place dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19 par le gouvernement pour réduire à leur plus strict minimum les contacts physiques et les déplacements, le CPS Paris est fermé au public depuis le mardi 17 mars et le restera jusqu'à la levée des mesures.
Toutefois l'équipe du CPS Paris est mobilisée pour rester en contact par téléphone avec la possibilité de nous laisser un message au 01 42 78 19 87 afin qu'un membre de l'équipe puisse rappeler.
Site du CPS Paris

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Metz Lorraine
Coronavirus SOS Amitié n’a pas coupé le fil et croule sous les appels

Le standard de SOS Amitié Metz Lorraine est saturé depuis le début du confinement de la population. Et si les trois quarts des écoutants continuent de décrocher le téléphone malgré tout, cela ne suffit pas à endiguer la vague d’appels.
Par Catherine ROEDER
Écouter, rassurer, conseiller, voilà en quoi consiste le travail mené par les bénévoles de SOS Amitié qui, plus que jamais, au cœur de cette crise sanitaire majeure, ont « un rôle d’utilité publique ». Photo d’illustration RL /Pascal BROCARD

SOS Amitié Metz Lorraine croule sous les appels depuis le début du confinement. « À peine je raccroche, ça sonne déjà », indique François Nolot, écoutant, responsable de l’antenne mosellane. À Metz, ils ont choisi de ne pas couper le fil. Vingt-deux des 33 écoutants continuent de venir « en respectant les gestes barrières », de décrocher le téléphone sept jours sur sept, 24 heures sur 24. « Certains ont spontanément augmenté leurs plages d’écoute pour compenser le retrait des autres, ce qui fait que notre planning est presque plus rempli qu’en temps normal », remarque le responsable messin. Et d’expliquer : « Notre présence est essentielle, il y a énormément d’anxiété liée au virus et à ses conséquences. Les gens ont plus que jamais besoin de parler, d’être réconfortés et ils nous le disent. Tous les jours, des personnes nous remercient d’être là et de ne pas les abandonner. » « La solitude doublée de l’angoisse liée au confinement génère des situations qui peuvent conduire à la dépression et même au suicide », pointe à son tour, Michèle, écoutante.

« Un rôle d’utilité publique »

À Metz comme partout en France, le téléphone sonne, à toute heure du jour et de la nuit, sans cesse. « Les appels ont été multipliés par dix en quelques jours », affirme un écoutant basé à Avignon. Car un appel passé à Metz, peut, si la ligne est occupée, être transféré vers un écoutant disponible ailleurs afin de ne pas rompre la chaîne. « Toutes les conversations tournent autour du Covid-19. Les personnes isolées ou fragiles nous appellent dans l’espoir de dissiper leurs craintes, tromper leur soliude. Il est parfois très difficile de raccrocher même après une heure, une heure et demie de conversation », relève encore François Nolot. Écouter, rassurer, conseiller, voilà en quoi consiste le travail mené par les bénévoles de SOS Amitié qui, plus que jamais, au cœur de cette crise sanitaire majeure, ont « un rôle d’utilité publique ». Et Michelle d’insister : « Tout appel à SOS Amitié peut être un appel en moins au 15 »

SOS Amitié Metz Lorraine, 03 87 63 63 63.

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-thionville-hayange/2020/03/24/coronavirus-sos-amitie-n-a-pas-coupe-le-fil

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Coronavirus
Carcassonne : la liste des professionnels disponibles pour le public malgré le confinement


La Ville de Carcassonne vient d'ouvrir un annuaire en ligne.
Lancé en fin de semaine dernière, l'annuaire des professionnels toujours ouverts à Carcassonne a été publié ce lundi 23 mars, sur le site Internet de la Ville. Plus de 70 commerçants, artisans, professions libérales sont recensés. Le public découvrira un large choix de commerces alimentaires, dont beaucoup proposent un service de livraison, mais aussi le contact d'artisans pour les dépannages d'urgence (serrurerie, électricité, plomberie...)
Des professions libérales se sont aussi inscrites sur cet annuaire, notamment des avocats qui proposent des échanges par mail ou téléphone ; une psychologue clinicienne avec la possibilité d'échanger par Skype ; un thérapeute familial qui annonce "désinfecter son cabinet après chaque consultation".
Les loisirs ne sont pas oubliés avec quelques librairies, mais aussi une école de musique qui propose des cours en ligne...
Renseignement sur www.carcassonne.org

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Bourgogne-Franche-Comté Côte-d'Or Dijon


Coronavirus Covid-19 : “Il y aura un vide après la crise” - une cellule d'écoute mise en place A Dijon, le CHU et le Centre Hospitalier La Chartreuse collaborent dans la mise en place d'une plateforme téléphonique de soutien psychologique. Au bout du fil, une vingtaine de psychologues qui sont là pour répondre à tout le monde (usagers, soignants, patients) pour surmonter les conséquences psychologiques de cette crise sanitaire. / © Bruno Levesque / MAXPPP

Le CHU de Dijon et le Centre Hospitalier La Chartreuse collaborent dans la gestion de crise pour faire face à la pandémie de Covid-19. Une plateforme téléphonique de soutien psychologique a été mise en place.
Par Antoine Marquet Publié le 25/03/2020

Elle est active depuis le lundi 23 mars dernier. La plateforme téléphonique compte déjà de nombreux appels. Un "succès" qui témoigne de la nécessité des usagers d’avoir des interlocuteurs pour répondre à leurs besoins psychologiques, en cette période difficile.

Cette ligne est joignable du lundi au vendredi, de 8h à 18h, au 03.80.42.48.05

La supervision de cette plateforme est assurée par le Docteur Pierre BESSE (Président par intérim de la Communauté Médicale du Centre Hospitalier La Chartreuse) et le Professeur Irène FRANCOIS-RUSSEL (Référente Régionale de la Cellule d’Urgence Médico Psychologique Bourgogne-Franche-Comté est Coordonateur du Centre Référent Régional du Psychotraumatisme de Bourgogne-Franche-Comté).

Une écoute pour tous

L’objectif est d’"offrir à la population une écoute libre" et de répondre à des questions concernant toutes les conséquences liées au confinement, aux craintes, aux inquiétudes et à toutes les questions pratiques concernant la famille ou les enfants.

Cette ligne est aussi ouverte aux patients suivis dans les services de psychiatrie. Le Docteur BESSE rappelle que les CMP (Centres Médico-Psychologiques) n’ont pas fermés et que des permanences téléphoniques sont assurées, avec toujours la possibilité d’être orienté ou de répondre à toutes les formes d’anxiété.
La cellule d’aide est composée d’une vingtaine de volontaires, tous psychologues. "Des agents aguerris, professionnels, qui ont l’habitude de travailler sur ces problématiques et qui ont une grande expérience de l’écoute" rassure le Docteur BESSE

"Nous ne nous substituons pas aux différentes cellules déjà mises en place sur l’épidémie." rappelle le Docteur BESSE. Au bout du fil, les psychologues peuvent répondre à des questions concernant le Covid-19, tout en réorientant les usagers vers les services plus adéquats.

Le Professeur FRANCOIS-PURSELL assure la formation des agents. "Les psychologues sont d’ordinaire formés à des entretiens thérapeutiques. Mais dans ce cadre-là, ils font plutôt une évaluation de l’état psychique des personnes. Les entretiens sont davantage ciblés sur la souffrance du moment." L’idée est de travailler sur le vécu de cette crise, du confinement, en mettant tout en place pour mieux vivre la période.

Les psychologues de la plateforme sont coordonnés par des médecins et des psychiatres.

« Ça va changer la vie de chacun »

Ce travail permet aussi de préparer l’après Covid-19. Le Docteur BESSE et le Professeur FRANCOIS-PURSELL anticipent les conséquences de cette période.

Tout le monde ne sera pas concerné, bien évidemment. Mais il y a des personnes pour qui ce sera plus difficile. Ca va changer la vie de chacun. Chacun va se construire sa propre histoire.

Le confinement prononcé en réaction à l’épidémie du coronavirus marquera une forme "de rupture" selon les professionnels de la santé mentale. Même si tout le monde sera très content de pouvoir sortir de nouveau, il pourra y avoir une forme de vide qui s’installera.

Par exemple, l’annulation des JO à Tokyo était un moment collectif, qui aurait permis à beaucoup de se rassembler. De plus en plus de manifestations sont annulées et laisseront un espace vide dans le quotidien des personnes une fois que la crise sera terminée.

Et puis il y aura aussi les endeuillés. Ceux qui ont perdu ou qui vont perdre des proches devront être accompagnés. "Il y aura peut-être une forme de culpabilité. De ne pas avoir pu être assez présent par exemple."

« Les soignants vont avoir besoin de soutien »

Evidemment, tous les personnels soignants peuvent aussi joindre cette plateforme téléphonique. "Tous les soignants, du professeur qui encadre le service jusqu’à l’ASH, en passant par les cuisiniers et les infirmières."

En première ligne dans cette crise sanitaire, "il est important qu’ils puissent témoigner de leurs difficultés et être rassurés." Mais il est important d’anticiper chez eux aussi la période post-coronavirus.

Ils sont épuisés mais ne veulent pas lâcher. Ils ne le peuvent pas. Ils vivent des choses extrêmement fortes et ils doivent sauver des vies.

- Professeur Irène FRANCOIS-RUSSEL


Les autres dispositifs sont toujours valables

"Cette plateforme téléphonique ne se substitue pas aux autres numéros d’appel existants, notamment les numéros verts en place au niveau national et sur la ville de Dijon."

Les proches et aidants des personnes concernées par un trouble psychique peuvent contacter l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques Côte-d’Or au 03 80 49 78 45, 7 jours sur 7 de 8h à 20h.

Au niveau national, le numéro vert qui répond aux questions sur le coronavirus Covid-19 est le suivant : 0 800 130 000.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/dijon/coronavirus-covid-19-il-y-aura-vide-apres-crise-du-soutien-psychologique-grace-plateforme-telephonique-1806268.html

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OCCITANIE
21 mars 2020 
Soignants : Pourquoi les psys se préparent à l’écoute d’urgence

Chaque soir, à 20 heures, des balcons s’échappent des hommages vivants à l’adresse des soignants. En coulisses, à Toulouse, Montpellier, Sète, et ailleurs, les psys montent des cellules d’écoute de crise pour les soutenir quand le besoin ne manquera pas de se faire ressentir.

C’est Sabine Cariou qui en parle le mieux. Et pour cause : avant d’être psychologue et de participer à la création de la Maison de la psychologie, à Toulouse, Sabine Cariou était, entre autres, pompier pendant 20 ans. Avec cette double casquette, « j’ai été habituée aux gestions de crise et j’en connais le processus », dit-elle. La Maison de la Psychologie a augmenté ses créneaux en téléconsultations. Notamment pour répondre à l’afflux de demandes de soutien psychologique des personnels soignants qui ne manqueront pas de se manifester. Sabine Cariou, psychologue. Ph.DR.

« Nous avons déjà un partenariat avec le CHU de Toulouse depuis deux ans et demi et une vague de suicides dans cet établissement de santé qui nous a permis d’aider une centaine de soignants, notamment dans le domaine de la souffrance au travail », précise la psychologue clinicienne. La demande va davantage se structurer, pandémie oblige. « Le CHU a en interne deux psychologues du travail affectées plus spécialement à la souffrance au travail. Elles sont en télétravail. » Leur mission est de soutenir les personnels soignants qui en éprouvent le besoin par des consultations au téléphone. Ce sera la même chose à la Maison de la psychologie avec des téléconsultations ou des visioconsultations. « C’est pour cela que nous-mêmes nous renforçons notre dispositif d’écoute. » Contacté, la DRH du CHU de Toulouse n’était pas joignable.

Les personnels soignants prennent sur soi ; ils ne peuvent pas dire qu’ils souffrent ; ils n’ont pas le droit de se plaindre… »

Immergés dans « l’action », les personnels de santé agissent « sans se plaindre », nuit et jour. Adrénaline aidant, ils accomplissent leurs missions avec passion et sans compter fatigue et heures supplémentaires. En mettant de « côté leur souffrance psychique ». Eux-mêmes auront de la famille touchée par ce coronavirus. Mais pour l’instant « ils prennent sur soi ; ils ne peuvent pas dire qu’ils souffrent ; ils n’ont pas le droit de se plaindre ; parfois, ils outrepassent le risque. Ils ne veulent pas dans l’instant reconnaître leur souffrance qui apparaîtrait comme une faiblesse. Ils sont confrontés à l’image du « parfait soignant ». C’est après la crise sanitaire que la décompression fait son oeuvre… Et perceront les inévitables traumatismes. « Surtout ceux qui auront, malheureusement, à trier qui ils doivent ou non sauver. Un soignant ce n’est pas fait pour faire ces choix-là… »

Un médecin, une infirmière, une aide-soignante vit, mange et dort avec cette maladie en tête. Parfois séparés de leur famille, confinés à l’hôpital pour d’autres, ils vont avoir besoin de soutien rapidement… »

Une autre psychologue, Stéphany Orain Pelissolo est à l’origine d’un projet national de création d’une plate-forme d’écoute, « un peu sous la forme d’un « Samu Psy ». « Nous sommes en train de le construire, dit-elle, avec des spécialistes et de développeurs web et dès que celui-ci sera concrétisé, nous lancerons un appel national pour recruter des volontaires médecins et des psychologues reconnus par l’ARS. » Cette plate-forme proposera des consultations gratuites à distance aux personnels soignants. Certains redoutent les effets traumatiques et le burn-out : « Un médecin, une infirmière, une aide-soignante vit, mange et dort avec cette maladie en tête. Parfois séparés de leur famille, confinés à l’hôpital pour d’autres, ils vont avoir besoin de soutien rapidement… », résume une psy. Stéphany Orain Pelissolo souhaite aussi étendre ces consultations à distance bénévoles aux proches des malades atteints par le coronavirus.

La charge émotionnelle sera inévitablement forte. Ils auront besoin de décharger cette pression… »

Pendant que les Français, de plus en plus nombreux, rendent hommage aux soignants avec, parfois, une belle inventivité, en coulisses, la communauté des psychologues, eux, se coordonnent et se préparent à affronter une vague inédite de soutien. Depuis ce jeudi, par exemple, une cellule d’écoute d’urgence est activée. Coordonnateur de cette « première », Laurent Lemaitre, psychologue explique : « Nous sommes dans une situation très particulière. Les soignants vont être de plus en plus confrontés à des situations difficiles, avec des patients très isolés, qui n’aura pas droit à voir leur famille et à l’avoir autour d’eux. Ils seront donc d’autant plus investis et en empathie avec ces malades. La charge émotionnelle sera inévitablement forte. Ils auront besoin de décharger cette pression… »

Laurent Lemaitre précise : « Notre cellule d’écoute est ouverte de 8 heures à 18 heures, sept jours sur sept. Les personnels de l’hôpital qui le souhaitent appelleront un numéro de téléphone dédié avec lequel ils prendront rendez-vous et, ensuite ». Ces rendez-vous téléphoniques peuvent ensuite donner lieu à un rendez-vous physique si besoin pour un « face-face » (dans un lieu dédié, désinfecté, etc.), « en fonction des difficultés que nous ressentons pour un agent. »Cette cellule de crise nécessite deux psychologues par jour. « Nous avons déjà 50 volontaires sur les 140 du CHU. Le dispositif est évolutif », confie encore Laurent Lemaitre.

Olivier SCHLAMA 

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