jeudi 10 septembre 2020

REVUE DE PRESSE JOURNEE MONDIALE : #JMPS 2020 / #WSPD2020 #preventionsuicide : 10 septembre 2020

RAPPEL : Présentation et manifestations voir notre post  JOURNEE MONDIALE : #JMPS 2020 / #WSPD2020 #preventionsuicide : 10 septembre 2020 "Working Together To Prevent Suicide " Présentation & Manifestations 

 

Voir aussi INITIATIVES ARTISTIQUES POUR LES JMPS 2020

 

REVUE DE PRESSE 

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Prévention du suicide : Victor Costa, réalise un film choc

Prévention du suicide : Victor Costa, réalise un film choc
Connu pour la websérie « Ma femme est pasteure », le réalisateur Victor Costa, revient sur son parcours et son engagement contre le suicide. Entretien.
8 min 11/09/2020 | Société Documentaires / Reportages https://www.youtube.com/watch?v=xWzV-3es5QI&feature=emb_title
 Production : Fondation Bersier
Réalisation : David Gonzalez
Intervenant : Victor Costa
Regarder le clip de prévention : «Ta vie est précieuse»

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Le conseil santé
Vers qui se tourner quand on pense au suicide ?
Publié le : 11/09/2020 - 09:20
Audio 02:04
  Selon l’OMS, 800 000 personnes mettent fin à leurs jours chaque année. Pics_pd/Pixnio/CCO
Par : Raphaëlle Constant
À l’occasion de la Journée mondiale de la prévention du suicide, ce 10 septembre, nous abordons ce sujet tabou. Selon l’OMS, 800 000 personnes mettent fin à leurs jours chaque année et il est difficile d’évaluer le nombre de tentatives.

Au niveau mondial, le suicide constitue même la deuxième cause de mortalité, chez les 15 à 29 ans.
Comment réagir, vers qui se tourner quand on pense au suicide ? Pourquoi est-ce important de se confier plutôt que de garder le silence ?
Pr Jean-Louis Terra, professeur de psychiatrie à l'université Claude Bernard Lyon 1, psychiatre consultant au centre de prévention du suicide de Lyon, membre de l'Observatoire national du suicide.

 https://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200911-vers-tourner-quand-on-pense-suicide

 

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Dossier : le suicide en milieu professionnel - 20 ans de prévention et d'engagement pour lutter contre ce fléau
source https://www.technologia.fr*

Recul de la prévention, burn out, brown out, PSE, mutations abusives, harcèlement, maltraitance au quotidien, violences verbales et symboliques, manque de reconnaissance professionnelle, perte de sens, renforcement de la numérisation… les dérives dans la conduite des hommes au travail et les nouvelles contraintes des organisations privées et publiques font que les crises suicidaires ne se résorbent pas et semblent au contraire reprendre dans notre pays. Des crises qui s’intensifient depuis le mois de mars 2020 suite aux conséquences de la crise sanitaire Covid-19 : confinement, activité partielle, perte d’emploi, chômage…

Le Groupe Technologia, reconnu depuis 30 ans pour son expérience et sa compétence en matière de prévention des risques liés au travail, avec plus de 300 missions par an et une centaine de consultants, est l’un des principaux cabinets de prévention des risques liés au travail en France. Il s’est illustré notamment lors de missions touchant aux crises suicidaires au Technocentre de Renault ou chez France Télécom (devenue Orange) qui ont marqué un tournant dans la prévention des risques psychosociaux au travail. Technologia est intervenu en quelques années dans plus de 70 crises suicidaires. Son objectif est de sensibiliser les entreprises, tous les acteurs de la prévention, ainsi que les politiques afin que de tels drames soient évités.

A l’occasion de la Journée nationale de prévention du suicide du 10 septembre 2020, nous avons souhaité dresser le bilan de la prévention du suicide, des actions menées depuis près de 20 ans et des avancées en matière de prévention.

https://www.technologia.fr/actualites/dossier-le-suicide-en-milieu-professionnel-20-ans-de-prevention-et-dengagement-pour-lutter-contre-ce-fleau/

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#WorldSuicidePreventionDay
[ #SUICIDE ] 📆 C'est aujourd'hui la Journée mondiale de la prévention du suicide

Tous les patients accueillis en hospitalisation complète en psychiatrie bénéficient d’une évaluation systématique du risque suicidaire, effectuée par les infirmier·e·s, tant en soins libres qu’en soins sans consentement.
En fonction de cette évaluation, des actions de surveillances sont mises en place sur prescription médicale.

Les équipes du Centre Hospitalier de Béziers participent également au dispositif VigilanS coordonné par le CHU de Montpellier.
VigilanS est un système de recours privilégié en cas de nouvelle crise via un numéro vert donné au patient, de recontact téléphonique ou d’envoi de carte postale. Une façon de rappeler la bienveillance des équipes soignantes à l’égard des patients.

En général les patients ayant fait une tentative de suicide sont hospitalisés au sein de l’Unité d’Evaluation de la Crise et d’Orientation (UECO) qui est une unité d‘hospitalisation de courte durée, suite à une situation de crise, visant à déterminer les modalités de prises en charge les plus adaptées à chaque patient. Les médecins traitants, psychiatres et psychologues traitants des suicidant sont prévenus de la participation du patient au dispositif de veille. Fabienne Bessière, cadre de santé de l’UECO et l'équipe liaison Psychiatrie - MCO sont les référents du dispositif. Le Dr Sameh Saleh est le responsable médical de l’UECO participe activement au dispositif.

d’infos

https://www.ch-beziers.fr/…/ueco-unite-devaluation-de-la-cr…

http://www.chu-montpellier.fr/…/Le-dispositif-Vigilans-fet…/

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes assises


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Journée mondiale de la prévention du Suicide le 10 septembre 2020

Burn-out-suicide-apesa

 

APESA - Aide Psychologique pour les Entrepreneurs en Souffrance Aiguë

Entrepreneurs ne restez pas seuls face vos difficultés

 Marc Binnié, greffier au Tribunal de commerce de Saintes (Charente-Maritime) a créé Apesa en 2013 avec Jean-Luc Douillard, Psychologue Clinicien et Responsable développement aux Thermes de Saujon.

Le dispositif APESA permet à tout chef d’entreprise qui en éprouve le besoin de bénéficier d’une prise en charge psychologique, rapide, gratuite, confidentielle et à proximité de son domicile, par des psychologues spécialisés dans l’écoute et la prise en charge du risque suicidaire.

Apesa fonctionne grâce à un réseau de sentinelles (juges, mandataires, administrateurs, greffiers, experts comptables, avocats…) qui côtoie ce public et peut détecter à temps une grande souffrance.

Lorsqu’une sentinelle repère une situation critique, elle envoie avec l’accord du dirigeant, une fiche d’alerte pour géolocaliser la personne en détresse et contacter un des psychologues du réseau, prêt à intervenir d’urgence. Tout le dispositif est financé par des accords et mené en partenariat avec les chambres consulaires, des partenaires privés, des organisations patronales et du mécénat.

 Apesa est actuellement implanté dans 64 tribunaux de commerce dans toute la France

L’Apesa intervient, quand une personne est au bout du rouleau, voire au bord du suicide. Le succès du réseau légitime le fait de parler ouvertement de sujets presque tabous, comme la gestion des émotions ou le bien-être du dirigeant.

On évoque beaucoup la qualité de vie au travail, mais toujours côté collaborateurs. Qui se soucie de la santé du chef d’entreprise ? Contrairement aux salariés, l’activité du chef d’entreprise n’est pas régulée par un cadre législatif. S’il veut travailler au-delà de ses forces, il ne bénéficie d’aucun garde-fou autour de lui.

 Apesa France en quelques chiffres

Depuis 2013, plus de 2300 sentinelles ont été formées, et le réseau compte environ 1000 psychologues. En cas d’alerte, le délai de contact téléphonique est de 53 minutes.

En 2013, 12 fiches alerte ont été créées, avec une progression régulière : en 2019, Apesa France a pris en charge 1026 fiches alerte. Derrière chacune d’elles, il y a souvent une vie brisée de chef d’entreprise.

 Fort de ce constat, Marc Binnié, greffier au Tribunal de commerce de Saintes (Charente-Maritime) s’est rapproché de Jean-Luc Douillard, psychologue clinicien, à l’occasion d’une conférence.

Jean-Luc Douillard est le coordinateur du programme régional de prévention du suicide pour le sud de la Charente-Maritime et responsable de développement aux Thermes de Saujon.

 Depuis la crise économique de 2008, une hausse du nombre d’entreprises en difficultés a été constatée dans les Tribunaux de commerce. Depuis le Covid-19, le nombre a augmenté considérablement !

Alors que la tendance est au « mieux vivre en entreprise », on est tenté d’ignorer le chef d’entreprise qui garde cette image d’invulnérabilité et a pour mission de prendre soin de ses salariés.

Pendant la crise Covid-19, nombreux sont les dirigeants dont l’activité était à l’arrêt et qui étaient désemparés, car ils n’avaient plus d’existence lors de leur entreprise. Ce n’est pas une obligation de travailler 70H par semaine ! L’objectif est d’être épanoui à titre personnel et professionnel. Cette recherche d’équilibre est un combat permanent…

 

Il s’avère qu’il existe une importante détresse psychologique du chef d’entreprise et les professionnels des juridictions consulaires se trouvent souvent démunis pour leur apporter l’aide humaine dont ils ont besoin.

https://www.thermes-saujon.fr/cure-thermale/les-thermes/actualites/451-journee-mondiale-de-la-prevention-du-suicide-le-10-septembre-2020.html

 

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Interview du Dr Jean Jacques CHAVAGNAT -Jeudi 10 Septembre 2020


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 [10 septembre] Journée mondiale de Prévention du Suicide – Interview du Dr Chavagnat

La journée mondiale de prévention du suicide est une journée de sensibilisation célébrée tous les 10 Septembre de chaque année, afin d’instaurer un engagement mondial et des actions pour prévenir les suicides.

Elle a vu le jour en 2003. L’Association Internationale pour la Prévention du Suicide (IASP) collabore à cette occasion avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et avec la Fédération Mondiale pour la Santé Mentale.

Point d’actualité avec le Dr Chavagnat

Le Dr Jean-Jacques Chavagnat est psychiatre au CH Laborit, Responsable du dispositif VigilanS Poitou-Charentes et Président de la Fédération française Trauma Suicide Liaison Urgence (FTSLU).

L’Observatoire National du Suicide

En 2016, l’Observatoire National du Suicide (ONS), dans son rapport de 2020, recensait 8435 suicides aboutis en France.
En 2019, l’ARS Nouvelle-Aquitaine dénombrait 282 suicides en Poitou Charentes, répartis de la manière suivante :

  • 64 en Charente
  • 102 en Charente Maritime
  • 58 dans les Deux Sèvres
  • 58 dans la Vienne

Le nombre de suicide serait sous-estimé d’environ 10 % (Observatoire National du Suicide).

En ce qui concerne les suicides tentés (ou tentatives de suicide), les chiffres sont difficiles à établir. En France, il existerait au moins 200 000 tentatives de suicide par an.

En Poitou-Charentes, les passages annuels aux urgences seraient d’environ 4900 (2013). Mais, 40 % des suicidants (qui ont fait une tentative de suicide) ne seraient pas hospitalisés dans les suites de leur passage à l’acte. « Nous serions plus proches de 8200 patients suicidants par an« , indique le Dr Chavagnat.

Le dispositif de veille VigilanS

Le 28 Juin 2018, Madame La Ministre de la Santé a présenté une feuille de route pour la santé mentale et la psychiatrie. Un des points était la création sur tout le territoire d’un dispositif de veille appelé VigilanS, auprès des suicidants en complément du système de soins. Il doit être généralisé à tout le territoire en 2021.

Il permet un lien avec les suicidants grâce à des appels téléphoniques et à l’envoi de cartes postales sur une période de six mois. Ceci doit permettre de diminuer les récidives suicidaires. Le précurseur de l’envoi de courriers aux suicidants, le psychiatre américain Jérôme Motto, a reçu de nombreuses lettres de remerciements. Il rapporte le ressenti d’un patient : « Je pense toujours que quelqu’un se soucie de ce qui m’arrive, même si ma famille m’a mis à la porte ».

« Le dispositif a débuté dans la Vienne le 11 Mai 2020. Après 17 semaines, nous avons inclus 121 patients, précise le Dr Chavagnat, responsable du projet sur le territoire. Nous déploierons dans les semaines qui viennent, le dispositif au Centre Hospitalier Camille Claudel d’Angoulême et au Centre Hospitalier de Niort. La Charente Maritime sera incluse en 2021 ».

Lire l’article « Lancement du dispositif VigilanS »

Observatoire National du Suicide

Le 4e rapport de l’Observatoire National du Suicide (ONS), paru en Juin 2020, apporte des éclairages académiques, statistiques et juridiques sur les suicides liés au travail et au chômage. Il offre également un état des lieux des évolutions des systèmes d’information pour améliorer la mesure globale des suicides et éclairer les liens avec la situation professionnelle et la santé mentale.

Thématiques 2020 :

  • Suicide : quels liens avec le travail et le chômage ?
  • Penser la prévention et les systèmes d’information.

Nous retiendrons :

« qu’il est désormais bien documenté que des facteurs liés à l’organisation du travail ou certaines pratiques de management peuvent engendrer des conditions de travail stressantes et créer des risques psychosociaux. Malgré ce résultat clairement établi par les travaux de recherche en sciences sociales, la complexité du processus suicidaire ne permet pas, pour autant, d’établir un lien de causalité direct entre le travail et le suicide ».

> Lire le 4e rapport de l’ONS

 https://ch-laborit.fr/10-septembre-journee-mondiale-de-prevention-du-suicide-interview-du-dr-chavagnat/

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Journée mondiale de la prévention du suicide : les conseils d'une psychiatre pour aider un proche atteint de dépression

Près d'une personne sur cinq dans le monde fait face à la dépression au cours de sa vie selon l'Inserm. À l'occasion de la journée mondiale de la prévention du suicide, la psychiatre Danièle L'Espagnol est revenue sur cette pathologie qui touche aussi les Saint-Pierrais et les Miquelonnais.
Marie Daoudal • Publié le 10 septembre 2020 à 16h59, mis à jour le 10 septembre 2020 à 17h31



SPM la 1ère : Quels sont les signes d'une dépression ?

Danièle L'espagnol : "Il peut y avoir une angoisse, des troubles du sommeil qui apparaissent avec des difficultés à l'endormissement ou des réveils dans la nuit. Il va aussi y avoir une tristesse, une diminution des envies pour faire des activités qui sont habituelles. Il peut y avoir un repli sur soi et une dévalorisation : 'je ne vaux rien, je suis bon à rien, j'ai rien fait de bien dans ma vie.' Ce sont des idées noires, qui peuvent parfois conduire à des idées suicidaires."


SPM la 1ère : Quelle est la différence entre une déprime et la dépression ?

Danièle L'espagnol : "C'est compliqué parce que la dépression est très souvent masquée. À l'adolescence, il y a souvent un passage à vide. L'adolescent se cherche et doit passer de l'enfance à l'âge adulte. Les adultes aussi peuvent vivre des moments de tristesse, de vague à l'âme, qui peuvent être associés à de la déprime. Mais la dépression, ça va être l'accentuation des symptômes cités plus haut. Quelqu'un qui ne peut plus dormir du tout, pendant plusieurs nuits d'affilée, qui ressent une grande tristesse, une angoisse qui peut être palpable par l'entourage. Enfin, il y a un isolement, un repli sur soi et une désaffection pour tout ce que la personne aimait."

SPM la 1ère : Face à la dépression d'un proche, que faut-il faire ?Danièle L'espagnol : "Il faut en parler avec la personne concernée et entamer le dialogue. Il faut essayer de comprendre ce qu'il se passe. Il y a souvent une raison... Pas toujours mais la plupart du temps. Il y a par exemple une rupture amoureuse, un problème au travail, du harcèlement, un deuil, l'impression de ne plus avoir d'avenir... Il faut demander s'il y a des idées noires et aider la personne à mettre des mots sur tout cela.

Bien entendu, ce n'est pas toujours faisable. À ce moment-là, il faut pouvoir se tourner vers un professionnel, à savoir un médecin généraliste, un médecin psychiatre ou un psychologue. Si la personne ne veut pas se faire aider, il faut essayer de la convaincre. Certains patients changent d'avis et acceptent lorsqu'il y a consensus dans leur entourage sur la nécessité de se tourner vers un professionnel. S'il y a toujours un refus de voir un thérapeuthe et que la situation est très inquiétante, il y a la possibilité de faire une demande d'hospitalisation par un tiers, aux urgences. Il sera alors vu par un médecin psychiatre qui décidera - ou non - d'une hospitalisation."

Retrouvez l'entretien complet avec la psychiatre Danièle L'Espagnol :

Les recommandations de Danièle L'Espagnol

https://la1ere.francetvinfo.fr/saintpierremiquelon/les-conseils-d-une-psychiatre-pour-aider-ses-proches-atteints-de-depression-869824.html

 

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Prévention du suicide : une Berjallienne témoigne après avoir perdu son fils de 22 ans

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Par Louise Buyens, France Bleu Isère Bourgoin-Jallieu, France

À l'occasion de la 18e journée mondiale de la prévention du suicide, Isabelle Harlé, maman d'un jeune homme de 22 ans qui a commis l'irréparable en mai dernier, veut alerter sur ce fléau chez les jeunes pour éviter d'autres drames.

La 18e journée mondiale de prévention contre le suicide a lieu ce jeudi 10 septembre 2020.
La 18e journée mondiale de prévention contre le suicide a lieu ce jeudi 10 septembre 2020. © Maxppp - Simon Daval

Ce jeudi 10 septembre est la 18e journée mondiale de prévention du suicide. Chaque année, 9000 personnes se donnent la mort en France, selon l'association Phare Enfants-Parents. Les jeunes sont particulièrement concernés car le suicide est la première cause de mortalité chez les 25-34 ans. Isabelle Harlé, habitante de Bourgoin-Jallieu et secrétaire médicale de 48 ans, veut alerter sur ce fléau et faire de la prévention afin d'éviter à d'autres parents de vivre son calvaire. 

"Un soir, il s'est jeté sous un train et le monde s'est écroulé" - Isabelle Harlé

"La crise sanitaire et le confinement ont poussé mon fils au suicide" - Isabelle Harlé.

Le 14 mai dernier, son fils, Vincent, âgé de 22 ans, a commis l'irréparable. Il avait pourtant tout pour être heureux : un CDI à Lyon, une petite amie, des amis et une famille qui l'entouraient. 

Vincent, 22 ans, s'est donné la mort le 14 mai dernier.
Vincent, 22 ans, s'est donné la mort le 14 mai dernier.

Le confinement en cause 

Pour Isabelle Harlé, la crise sanitaire et le confinement ont poussé son fils au suicide. "Il a dû être très mal pendant le confinement, les idées noires ont dû augmenter à cette période-là. La crise sanitaire a mis un coup de frein à ses projets. Il envisageait de changer de travail, de partir vivre à l'étranger et de s'installer avec sa petite amie mais avec la Covid-19, ça n'a pas été possible". 

"Le suicide n'est pas une fatalité" - Isabelle Harlé

Le message d'espoir d'Isabelle Harlé, après le geste dramatique de son fils.

Isabelle Harlé a décidé de s'engager dans l'association Phare Parents-Enfants qui lutte contre le suicide chez les jeunes. Elle lance un message d'espoir après les geste dramatique de son fils : "Je veux sortir quelque chose d'utile de ce malheur. Le suicide n'est pas une fatalité, il y a d'autres solutions. Je veux informer les jeunes, s'ils se sentent mal, qu'ils ont des idées noires et qu'ils sont trop en souffrance, il existe des lignes d'écoute, _il faut en parler et ne jamais rester seul_."

  • L’association Phare Enfants-Parents possède une ligne d'écoute au : 01.43.46.00.62. Au sein de l'Union européenne, la France est le 10e pays le plus touché par le suicide.

https://www.francebleu.fr/infos/societe/prevention-du-suicide-une-berjallienne-temoigne-apres-avoir-perdu-son-fils-de-22-ans-1599666373

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10 septembre : journée mondiale pour la prévention du suicide

Depuis 1946, les Petits Frères des Pauvres luttent contre l’isolement et la solitude des personnes âgées, prioritairement les plus démunies. Par nos actions, nous recréons des liens leur permettant de reprendre goût à la vie et faire partie du monde qui les entoure. Vivre tout simplement.

« Le suicide est une affaire de jeunes », c’est l’une des 8 idées reçues mises en avant dans la dernière campagne de l’Union Nationale pour la Prévention du Suicide1 (dont les Petits Frères des Pauvres sont partenaires) lancée dans le cadre de la 18ème journée mondiale pour la prévention du suicide, le 10 septembre 2020. Or, les personnes âgées représentent aujourd’hui la population la plus à risque de décès par suicide. Les Petits Frères des Pauvres, forts de leur expérience d’accompagnement et d’écoute à travers leur ligne téléphonique Solitud’écoute, sensibilisent sur l’importance de la lutte contre l’isolement de nos aînés, comme rempart contre les risques de suicide.

Les personnes de plus de 65 ans représentent la tranche de la population la plus à risque de décès par suicide. En 2016, 2 695 personnes âgées se sont donné la mort, ce qui correspond à 31 % du total des suicides2. Les principaux facteurs de risques du passage à l’acte chez les personnes âgées sont le deuil, l’isolement et la dépression3. Association experte sur les problématiques liées au grand âge depuis plus de 70 ans, les Petits Frères des Pauvres s’alarment de cette situation.

Solitud’écoute, un numéro d’écoute pour lutter contre l’isolement des personnes de plus de 50 ans.

Depuis 2007, la ligne d’écoute des Petits Frères des Pauvres « Solitud’écoute », un numéro vert gratuit (0 800 47 47 88, anonyme et confidentiel, accessible tous les jours y compris les week-ends et jours fériés de 15h à 20h) permet aux personnes âgées de parler et surtout d’être écoutées par des bénévoles qui leur apportent un véritable soutien sans jugement. Pendant la crise sanitaire, de nombreuses personnes âgées se sont retrouvées de plus en plus isolées et angoissées4 et ont eu le besoin de se confier, c’est pourquoi la ligne a été renforcée. « La ligne Solitud’écoute a connu un pic d’appels pendant le confinement avec des personnes âgées angoissées et dépressives. Nous avons constaté une hausse d’appels de personnes qui exprimaient des tendances suicidaires » Mélanie Rossi, Cheffe de Projet Téléphonie Sociale. « Une dame nous a appelé le jour de son anniversaire, personne ne l’avait appelé. C'était trop pour elle, elle s'est souvenue du numéro de Solitud’écoute noté dans son carnet. Elle m'a dit que soit elle parlait à quelqu'un, soit elle sombrait. Je suis restée 45 minutes avec elle, elle était contente quand elle a raccroché. » Recueil d’un témoignage de bénévole.

La solitude et l’isolement ont un impact négatif sur la santé mentale

Notre rapport sur l’isolement des personnes âgées et les effets du confinement publié en juin dernier révèle que le confinement a généré un impact négatif sur la santé mentale pour 41 % des personnes âgées, or une bonne santé psychique et un soutien moral jouent un rôle essentiel vis-à-vis du risque suicidaire. Apprendre à vivre avec le virus, toujours actif, renforce les angoisses des personnes vulnérables, nous devons redoubler de vigilance dans notre accompagnement.

 http://www.media-web.fr/10-septembre-journee-mondiale-pour-la-prevention-du-suicide-78-104-3346.html

 

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Priorité santé  Prévention du suicide
Publié le : 10/09/2020
Audio 48:30

Selon l’OMS, 800 000 personnes mettent fin à leurs jours chaque année. Pics_pd/Pixnio/CCO
Par : Raphaëlle Constant 50 mn

À l’occasion de la Journée mondiale de la prévention du suicide, ce 10 septembre, nous abordons ce sujet tabou. Selon l’OMS, 800 000 personnes mettent fin à leurs jours chaque année et il est difficile d’évaluer le nombre de tentatives.

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Au niveau mondial, le suicide constitue même la deuxième cause de mortalité, chez les 15 à 29 ans.
Le suicide n’épargne aucune région, aucune tranche d’âge. Comment prévenir le suicide ? Quelle prise en charge des crises suicidaires ? Les politiques et moyens consacrés à sa prévention sont-ils suffisants ?

  • Pr Jean-Louis Terra, professeur de psychiatrie à l'université Claude Bernard Lyon 1, psychiatre consultant au centre de prévention du suicide de Lyon,  membre de l'Observatoire national du suicide.
  • Pr Samuel Mampunza, neuropsychiatre, ancien doyen de la faculté de médecine de Kinshasa, ancien doyen de la faculté de médecine de l’université protestante au Congo et actuel Secrétaire Général académique (Vice-Recteur) de l’Université Protestante au Congo (UPC).

https://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200910-pr%C3%A9vention-suicide

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SOCIÉTÉ Journée de prévention du suicide
Publié le 10-09-2020 05:00:22


La Journée mondiale de prévention du suicide est une journée de sensibilisation organisée tous les 10 septembre, de chaque année, afin d'instaurer un engagement mondial et des actions pour prévenir les suicides. Elle a vu le jour en 2003. En 2016, l'Observatoire national du suicide (ONS), dans son rapport de 2020, recensait 8.435 suicides aboutis en France. En 2019, l'Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine dénombrait 282 suicides en Poitou-Charentes: 64 en Charente, 102 en Charente-Maritime, 58 dans les Deux-Sèvres et 58 dans la Vienne. « Le nombre de suicides serait sous-estimé d'environ 10% (selon l'ONS), explique le Dr Jean-Jacques Chavagnat, psychiatre au centre hospitalier Henri-Laborit à Poitiers, responsable du dispositif VigilanS Poitou-Charentes et président de la Fédération française Trauma Suicide Liaison Urgence (FTSLU). En ce qui concerne les suicides tentés (ou tentatives de suicide), les chiffres sont difficiles à établir. En France, il existerait au moins 200.000 tentatives de suicide par an. »
En Poitou-Charentes, les passages annuels aux urgences seraient d'environ 4.900 (2013). Mais, 40% des suicidants (qui ont fait une tentative de suicide) ne seraient pas hospitalisés dans les suites de leur passage à l'acte, on serait plus proche de 8.200 patients suicidants par an.
En juin 2018, la ministre de la Santé a présenté une feuille de route pour la santé mentale et la psychiatrie, avec la création d'un dispositif de veille appelé VigilanS, auprès des suicidants en complément du système de soins. Il permet un lien avec les suicidants grâce à des appels téléphoniques et à l'envoi de cartes postales sur une période de six mois. Ceci doit permettre de diminuer les récidives suicidaires. « Le dispositif a débuté dans la Vienne le 11 mai 2020. Après 17 semaines, nous avons inclus 121 patients, précise le Dr Chavagnat, responsable du projet sur le territoire. Nous ouvrirons dans les semaines qui viennent. »
CINÉMAS
Pluie de stars
dans la Vienne

De nombreuses avant-premières et séances exceptionnelles en présence de comédiens et réalisateurs sont programmées dans les cinémas de la Vienne, durant tout le mois de septembre. Dès ce vendredi 11 septembre, c'est le réalisateur Benoît Délépine qui sera présent au Dietrich, à Poitiers. Celui qui est aussi le parrain du cinéma d'Art et d'Essai sera présent lors de la séance de 21heures pour échanger sur son film Effacer l'historique. Le même soir, à 20heures, toujours à Poitiers, le réalisateur Sébastien Lifshitz viendra présenter son documentaire Adolescentes au cinéma Tap Castille.
Vendredi 18 septembre, à 20heures, le même Tap Castille accueillera le comédien Benjamin Lavernhe. Originaire de Poitiers, ce pensionnaire de la Comédie-Française viendra parler du film Antoinette dans les Cévennes, de Caroline Vignal qui sera diffusé ce soir-là.
Mardi 22 septembre, c'est Albert Dupontel en personne qui est attendu au multiplexe Méga CGR de Buxerolles, à 20heures. Le réalisateur et acteur viendra présenter son dernier film, Adieu les cons, dans lequel il a dirigé Omar Sy et Virginie Efira. Enfin, dimanche 27 septembre, les trois comédiens José Garcia, Tarek Boudali et Julien Arruti seront au Loft Cinémas de Châtellerault pour présenter la comédie 30 jours max. Ce jour-là, ils passeront également par le Méga CGR de Buxerolles, à 16h15.

 https://m.centre-presse.fr/article/https%253A%252F%252Fwww.centre-presse.fr%252Farticle-756819-societe-journee-de-prevention-du-suicide.html?section=Vienne&zone=

 

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Nantes. Suicide : un numéro vert pour les aînés

Les Petits frères des pauvres invitent à rester vigilants face à l’isolement, notamment, des personnes âgées. Un numéro gratuit est à leur disposition pour se confier.

« Chez les personnes âgées, les principaux facteurs de risques du passage à l’acte sont le deuil, l’isolement et la dépression », indiquent Les Petits frères des pauvres. | OUEST FRANCE
Ouest-France Publié le 09/09/2020 à 19h38


Non, le suicide n’est pas qu’une affaire de jeunes. Les plus exposés ? Les plus de 65 ans. Ce jeudi 10 septembre, c’est la Journée mondiale pour la prévention du suicide. « Chez les personnes âgées, les principaux facteurs de risques du passage à l’acte sont le deuil, l’isolement et la dépression », rappellent Les Petits frères des pauvres. L’association, experte sur les problématiques liées au grand âge, s’alarme de la situation. Et rappelle qu’il existe un numéro d’écoute pour lutter contre l’isolement des plus de 50 ans, Solitud’écoute.

Ce numéro est gratuit (0 800 47 47 88), anonyme et confidentiel. Il est accessible chaque jour, y compris les week-ends et jours fériés, de 15 h à 20 h. Avec la pandémie, la ligne a été renforcée. Dans l’Hexagone, elle a d’ailleurs connu un pic d’appels pendant le confinement, avec une hausse d’anciens exprimant des pensées suicidaires. « Avec le Covid, de nombreuses personnes âgées se retrouvent de plus en plus isolées et angoissées », s’inquiètent Les Petits frères des pauvres.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-suicide-un-numero-vert-pour-les-aines-6967409


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Ouest-France (site web)
Sarthe, mercredi 9 septembre 2020 747 words

Le Mans. Un infirmier psy lance une plateforme de prévention du suicide
Recueilli par Jérôme LOURDAIS.

À l’occasion de la Journée mondiale de la prévention du suicide, le 10 septembre, Yann Massart, infirmier psychiatrique au Mans, lance une plateforme numérique dédiée aux proches de personnes suicidaires.


Entretien

Yann Massart, infirmier psychiatrique à l’Établissement public de santé mentale de la Sarthe, initiateur de la plateforme #jesuislà

Vous lancez une plateforme web de prévention du suicide. Il existe pourtant déjà des sites de soutien, des lignes téléphoniques dédiées.

Ce qui existe, c’est bien, mais je n’ai pas trouvé de plateforme avec une communication simple, intuitive, claire. Quelque chose qui accroche, mais avec les éléments scientifiques validés. Mon idée, c’est de proposer une porte d’entrée complémentaire destinée à l’entourage d’une personne en crise suicidaire. Pour faire de la prévention, il faut travailler avec les proches.

Comment avez-vous procédé ?

Je me suis inspiré d’un site australien et d’un site américain. Je les ai contactés, ça a été une base, notamment pour le visuel. Ensuite, les contenus ont été travaillés avec plusieurs contributeurs : psychiatres, psychologues, juristes, infirmiers spécialisés.

Pour guider les aidants, le site liste des signes d’alerte…

On a listé trois grandes familles : changements d’humeur, changements de comportement, situations difficiles. On donne une série d’exemples : préoccupation anormale pour l’avenir, peur d’être un fardeau, manque d’estime de soi, isolement, perte d’intérêt pour ce qui est habituellement apprécié, diminution du soin apporté à son apparence, insomnies, vitesse au volant, prise de drogues, pression au travail, difficultés financières, deuil… C’est un rappel de signaux auxquels il faut rester attentifs. En y veillant, chacun peut être le dernier rempart avant un passage à l’acte.

Peut-on vraiment aider une personne suicidaire sans être un professionnel du soin ?

C’est possible, à partir du moment où on est prêt à aller plus loin que le « ça va » quotidien. Quand on offre un moment d’écoute, on entrouvre une porte de sortie. On peut même poser la question franchement : « Penses-tu au suicide ? »

Au risque de donner des idées ?

Pas du tout. Des études montrent que ça peut aider à désamorcer, en laissant s’exprimer le malaise. L’important, c’est surtout de faire confiance à son instinct si on pense que quelque chose ne va pas.

Ça suppose que l’aidant se sente suffisamment solide.

On l’explique sur la plateforme : avant toute chose, apprenez les signes d’alerte puis demandez-vous si vous êtes prêt. Ou si la situation ne demande pas une intervention immédiate des secours.

Il faut oser se demander soi-même si on est en capacité d’entendre la souffrance de l’autre. Est-ce le bon moment, le bon endroit ? Est-ce que j’aurai le temps d’accueillir ? On rappelle aussi que les personnes suicidaires ne veulent pas mourir. Elles veulent juste mettre fin à une souffrance devenue insupportable.

Un onglet s’adresse directement aux personnes suicidaires, avec un message spécifique en cas d’urgence. Un texte où l’auteur tutoie la personne suicidaire…

Le ton est direct, adapté à l’époque. On dit tout de suite qu’on ne prendra pas beaucoup de temps, que le suicide est une chose qu’on connaît. On admet la douleur, mais en disant d’emblée : « On s’en sort ».

Un « psy-geek » mobilisé après les attentats

Il est parti à Paris après le Bataclan. Puis à Nice. Yann Massart, 34 ans, a participé aux cellules de réponse destinées aux familles après les attentats. Cet engagement lui a valu de devenir référent de mission pour Santé publique France. A ce titre, l’infirmier sarthois rentre d’une mission de renfort Covid d’un mois, en Guyane.

Infirmier en psychiatrie depuis près de dix ans, membre d’une cellule d’urgences médico-psychologique et d’une équipe psychiatrique d’accueil aux urgences, Yann Massart, qui a récemment suivi un cursus universitaire en psychotraumatologie, est formé à la prise en charge des patients en crise suicidaire. Parallèlement, ce féru de nouvelles technologies a monté des sites internet, aidé des entrepreneurs dans leur transformation numérique.

Cette double compétence l’a poussé à monté sa plateforme #jesuislà. Un début. « On va développer le site, avec de la vidéo, des posts instagram, peut-être même un accueil spécifique pour les adolescents ou les personnes âgées. » 


Illustration(s) :

Ouest-France
Yann Massart, infirmier psy féru de nouvelles technologies, lance la plateforme #jesuislà avec le soutien de « l’influenceuse » web Amélia Nymphea, très présente sur les réseaux sociaux. 

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-mans-72000/le-mans-un-infirmier-psy-lance-une-plateforme-de-prevention-du-suicide-6967357 

 

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Contre le suicide, la prévention s’impose !
MedZine 9 septembre 2020

La prévention du suicide est sans nul doute un enjeu de santé publique majeur. En moyenne, ce sont chaque année entre 176 000 et 200 000 personnes qui tentent de mettre fin à leurs jours. Malheureusement, plus de 10 000 y parviennent.

Sylvie Champavert est directrice des soins à la Clinique Belle Allée (Chaingy, Centre-Val de Loire), un établissement psychiatrique. À l’occasion de la Journée mondiale de la prévention du suicide le 10 septembre, elle fait le point sur les bonnes réactions à avoir face à une personne suicidaire.

Comment l’entourage peut-il identifier des pensées suicidaires chez un individu ?

Sylvie Champavert : En règle générale, les personnes qui pensent au suicide présentent des syndromes dépressifs. Certaines verbalisent leur souhait de mourir, mais ce n’est pas toujours le cas. Toute modification de l’état psychologique doit alerter. Lorsqu’on constate une perte de l’élan vital, des insomnies, une diminution de l’appétit ou, au contraire, une tendance à la boulimie, des pensées négatives, une grosse fatigue, une tristesse inhabituelle, parfois de l’agressivité et, surtout, une tendance à s’isoler, ce n’est jamais anodin. On peut aussi déceler des pensées suicidaires chez un individu qui adopte des comportements à risques répétés : conduite dangereuse sur la route, pratiques sexuelles à risques, consommation répétée de produits addictifs, etc.

Comment expliquer qu’une personne puisse vouloir mettre fin à ses jours ?

Sylvie Champavert : Il y a toujours un facteur déclenchant dans le cadre d’une dépression et n’importe qui peut, à un moment donné, y être sujet. Dans certains cas, cela débouche malheureusement sur une tentative de suicide. En fait, il y a deux formes de dépression : chronique ou passagère. La dépression peut s’installer suite au décès d’un proche, à un burnout, en raison de difficultés financières, d’une rupture amoureuse, de la perte d’un emploi…. Les pensées suicidaires surviennent lorsque la personne ne voit pas d’autre issu que la mort pour abréger sa souffrance psychologique.

Comment réagir ?

Sylvie Champavert : L’écoute bienveillante est essentielle puis il faut interroger la personne sur des idées suicidaires potentielles en posant la question « as-tu déjà pensé à mettre fin à tes jours ? ». Mais le rôle de l’entourage s’arrête là. Il faut alors convaincre la personne concernée d’aller voir un spécialiste. Si elle s’y refuse, elle peut commencer par en parler à son médecin traitant. Mais dans tous les cas, l’intervention de professionnels de santé est indispensable.

Comment améliorer la prévention autour de cet enjeu de santé publique ?

Sylvie Champavert : Il faut lever le tabou sur la santé mentale, faire prendre conscience à la population de la nécessité de se faire aider lors de l’apparition de syndromes dépressifs. J’accentuerais aussi la sensibilisation auprès des jeunes à travers des interventions de professionnels soignants dans les établissements scolaires, pour lever les tabous et les informer  sur l’existence de structures gratuites et anonymes, dédiées à la santé mentale, comme les Maisons des adolescents, partout en France…


https://medzine.fr/cote-psy/contre-le-suicide-la-prevention-simpose/

 

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