mardi 27 juin 2017

Vidéo : Une médecin parle de sa dépression pour briser les tabous

Vidéo : Une médecin parle de sa dépression pour briser les tabous
le 21 juin 2017 
signalé www.psycom.org*
[Radio Canada] Les préjugés entourant la dépression, l'anxiété et l'épuisement professionnel dissuadent des milliers de Canadiens de demander de l'aide. La médecin Karen Desrosiers, qui a elle-même souffert de dépression, appelle la population à briser les tabous pour permettre à plus de gens de s'en sortir.
« C’est quand je me suis dit : “ J’ai eu une belle vie, je pense que ce serait le fun de juste arrêter d’avoir mal et d’arrêter de souffrir et juste arrêter tout ça. Bye-bye tout le monde, je m’en vais”... mais j’avais des enfants, je ne pouvais pas faire ça. C’est là que ça m’a fait peur, parce que je pensais au suicide », confie Karen Desrosiers.
Alors que la fatigue s’accumulait et que le tourbillon d’idées noires s'accélérait, la mère de trois enfants n’a eu d’autre choix que de prendre son courage à deux mains et de consulter un médecin. Cette étape a été difficile pour cette femme qui avait toujours eu la réussite et la performance à coeur.
« Des fois, tu t’en rends compte que ça ne va pas bien, mais tu as honte de dire que tu as peut-être une dépression, donc tu tasses ça à côté. C’est beaucoup de préjugés dans la société, mais les pires, c’est le jugement que tu te fais envers toi-même », dit-elle.
La honte, une barrière à la guérison
Karen Desrosiers a eu de la difficulté à aller consulter un professionnel de la santé. Pendant longtemps, elle s’est dit que consulter un psychologue signifiait qu’elle était faible. « Juste aller voir une psychologue, ce n’est pas bien vu. »
Celle qui travaille dans le domaine de la santé sait cependant que la dépression est une maladie comme une autre et qu’il est important d’obtenir des traitements.
« C’est un débalancement chimique, autant qu’un problème d’hypertension ou de diabète. Est-ce qu’on dit à ces gens-là: “Prends pas ton traitement et va faire du yoga à la place et ça va passer“? Voyons donc, on ne fait pas ça, mais pour la maladie mentale, c’est ça », déplore la médecin.
Les préjugés au travail
Près de trois millions de Canadiens vont souffrir de dépression au cours de leur vie. Selon l’Association canadienne pour la santé mentale, la dépression atteint surtout les gens en âge de travailler, c'est-à-dire de 24 à 44 ans.
Source  Radio Canada

http://www.psycom.org/Actualites/Comment-agir/Video-Une-medecin-parle-de-sa-depression-pour-briser-les-tabous

MISE A JOUR JMPS 2017 "Take a minute, change a life" 10 septembre 2017


JMPS 2017 - 10 septembre 2017

La reconnaissance internationale du suicide en tant que problème de santé publique majeur a abouti à la création, le 10 septembre 2003, de la Journée Mondiale de Prévention du Suicide. Cette journée, qui a lieu chaque année à la date anniversaire du 10 septembre, est organisée par l’Association  Internationale pour la Prévention du Suicide (IASP) et coparrainée par l’OMS.

Thème 2017 :




French 
 2017 World Suicide Prevention Day banner in French

Retrouvez sur le Site web de l'IASP l'argumentaire, les outils etc etc https://iasp.info/wspd2017/ 



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Les manifestations prévues

Associations, collectifs, professionnels, etc n'hésitez pas à nous communiquer vos manifestations et actions pour cette occasion


Dejà en ligne 

France
Bretagne (Morlaix) - Ile de France (Paris) 

Autres pays : Suisse 

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France
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Bretagne

  
  • JEUDI  14 Septembre 2017, Morlaix (29)
Journée d'étude organisée par le groupe "Prévention du Suicide" du Centre Hospitalier des Pays de Morlaix à l'occasion de la Journée Mondiale de Prévention du Suicide.

«Le lien à l’autre au cœur de la prévention du suicide : lien soignant, lien connecté, lien social»
Programme

PUBLIC CIBLE
Tout personnel : soignant, administratif …

Le jeudi 14 septembre 2017
A l’Amphithéâtre de l’IFSI
15 rue Kersaint Gilly
29600 MORLAIX 

INSCRIPTIONS
- Pour le personnel interne au CHPM, inscription via
l’encadrement (Vmfic01/Planning/Journée mondiale de prévention du
suicide/Inscriptions)
- Pour le personnel professionnel extérieur au CHPM, inscription
obligatoire et gratuite auprès de :
Madame Gwénaëlle BATS
Service Formation
gbats@ch-morlaix.fr

Information :

Centre Hospitalier des Pays de Morlaix -
Kersaint Gilly - B.P. 97237 - 29672 MORLAIX cedex
gbats@ch-morlaix.fr

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Ile de France


  • Dimanche 10 septembre 2017, Paris (75)
  L'UNPS organise un village associatif place Maubert (Paris 5)
de 10h à 14h.
sous le thème :

"Prendre 1 minute et changer une vie".

Des associations adhérentes à l'UNPS en IDF y auront un stand

Informations, contacts :
Union Nationale pour la Prévention du Suicide
UNPS
33 rue Linné 75005 Paris
téléphone : 09 66 83 58 03
Email : contact@unps.fr
www.unps.fr



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Suisse
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Cette année, STOP SUICIDE célébrera doublement la Journée mondiale de prévention du suicide du 10 septembre, avec 2 lancements :
"Nous donnons un grand coup de jeune à notre site pour le rendre plus attractif, plus clair et responsive, c'est à dire adapté à tous les écrans. Le but ? Mieux toucher les jeunes, qui utilisent principalement leur smartphone pour accéder au web.
Le 10 septembre sera aussi le début de la campagne Là Pour Toi 2017. L’objectif est d’encourager les comportements bienveillants entre les jeunes à l'aide de conseils concrets pour mieux réagir face à une personne en détresse. Pour commander du matériel de campagne: 10septembre@stopsuicide.ch
La campagne s’achèvera sur un événement festif le jeudi 21 septembre. Rendez-vous au Théâtre Pitoeff à Genève pour une soirée spéciale en compagnie de la troupe d’improvisation Les Troubadours du Chaos!
Maisons de quartier, écoles, associations : n'hésitez pas à proposer cette soirée comme sortie aux jeunes qui fréquentent vos structures. Le spectacle est prévu pour tout public dès 15 ans."
information : www.stopsuicide.ch

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lundi 26 juin 2017

ETUDE RECHERCHE EUROPE : Groupe de travail sur le programme national de prévention du suicide en Europe Recommandations de l'EESPP

Titre original :  Evidence-based national suicide prevention taskforce in Europe: A consensus position paper
Gil Zalsman a, b, m, , , Keith Hawton c, m, Danuta Wasserman d, m, Kees van Heeringen e, m, Ella Arensman f, m, Marco Sarchiapone g, m, Vladimir Carli d, m, Cyril Höschl h, m, Petr Winkler h, m,
Judit Balazs i, m, György Purebl j, m,  Jean Pierre Kahn k, m,  Pilar Alejandra Sáiz l, m, Julio Bobes l, m, Doina Cozman n, m,  Ulrich Hegerlo, m,  Elmārs Rancāns p, m,  Gergö Hadlaczky d, m, Chantal Van Audenhove q, m,  Haggy Hermesh l, m,  Merike Sisask r, m,  Armen Melik Peschayan s, m, Nestor Kapusta t, m,  Virginja Adomaitiene u, m,
Vesta Steibliene u, m,  Iwowa Kosiewska v, m, Vsevolod Rozanov v, m,
Philp Courtet w, Joseph Zohar x,
European Evidence-Based Suicide Prevention Program [EESPP] Group by the Expert Platform on Mental Health, Focus on Depression
a Geha Mental Health Center and Sackler Faculty of Medicine, Tel Aviv University, Tel Aviv, Israel
b Division of Molecular Imaging and Neuropathology, Department of Psychiatry, Columbia University, New York, NY, USA
c Centre for Suicide Research, University of Oxford, UK
d National Centre for Suicide Research and Prevention of Mental Ill-Health (NASP), Karolinska Institute, Stockholm, Sweden
e Unit for Suicide Research, Ghent University, Belgium
f National Suicide Research Foundation, Department of Epidemiology and Public Health, University College Cork, Ireland
g Department of Medicine and Health Science, University of Molise, Via De Santis Campobasso and National Institute for Health, Migration and Poverty, Roma, Italy
h National Institute of Mental Health, Klecany, Czechia
i Department of Developmental and Clinical Child Psychology, Institute of Psychology, Eotvos Lorand University, and Vadaskert Child Psychiatric Hospital and Outpatient Clinic, Budapest, Hungary
j Institute of Behavioral Sciences, Semmelweis University Budapest, Hungary
k Université de Lorraine, Pôle de Psychiatrie et Psychologie Clinique, Centre Psychothérapique de Nancy-Laxou, France
l Department of Psychiatry, University of Oviedo, Centro de Investigación Biomédica en Red de Salud Mental, CIBERSAM, Oviedo, Spain
m Department of Community Mental Health, Faculty of Social Welfare and Health Sciences, University of Haifa, Haifa, Israel
n Department of Clinical Psychology, “Iuliu Hatieganu” University of Medicine and Pharmacy, Cluj-Napoca, Romania
o Department of Psychiatry and Psychotherapy, University of Leipzig, Germany
p Department of Psychiatry and Narcology, Riga Stradins University, Latvia
q University of Leuven, Belgium
r Estonian-Swedish Mental Health and Suicidology Institute (ERSI) AND Tallinn University, Estonia
s Yerevan state medical university, Armenia
t Department for Psychoanalysis and Psychotherapy, Medical University of Vienna, Austria
u Lithuanian University of health sciences, Lithuania
v Odessa National Mechnikov University, Odessa, Ukraine
w Montpellier University, Montpellier Academic Hospital, Fondamental Foundation, France
x Psychiatry department, Sheba Health Center and Sackler School of Medicine, Tel Aviv University, Israel
European Neuropsychopharmacology
Volume 27, Issue 4, April 2017, Pages 418–421
SHORT COMMUNICATION
Received 4 January 2017, Accepted 18 January 2017, Available online 1 February 2017 
En ligne sur http://www.nsrf.ie/wp-content/uploads/2017/03/Zalsman%20et%20al%202017.pdf 

Traduction infosuicide (N’hésitez pas à nous signaler toute erreur)

1. Contextes
Plus de 150 000 en Europe et 800 000 personnes dans le monde, meurent chaque année par suicide (
WHO, 2015), représentant 1 à 4% de tous les décès annuels. Le suicide est le second et, dans certains pays européens, la première cause de décès parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (OMS, 2015), dépassant ainsi le nombre de décès accidentels. En Europe, les taux de suicide sont les plus élevés en Europe de l'Est  (Nock et al., 2008). Mann et al. (2005) ont identifié un certain nombre de stratégies efficaces, au niveau national, de prévention du suicide.
La résolution du Parlement européen sur la santé mentale 2008/2209 (INI) a adopté une série de recommandations pour les États membres européens. Il a proposé des domaines d'action prioritaires tels que définis dans le Pacte européen sur la santé mentale et le bien-être. Le Parlement européen souligne la nécessité de mettre en œuvre des programmes intersectoriels pour la prévention de la dépression et du suicide dans tous les États membres.
En 2005, les ministres de la Santé de la région OMS - Europe ont signé un accord stipulant que les programmes de prévention du suicide devraient être mis en œuvre dans tous les pays européens. Depuis lors, de nombreux pays ont développé de tels programmes, cependant, il n'existe pas encore de norme minimale croisée à l'échelle européenne fondée sur des preuves pour une prévention nationale efficace du suicide. Récemment, 29 experts en prévention du suicide de 17 pays européens
(The Task Force for the European Evidence-Based Suicide Prevention Program, EESPP) ont procédé à une revue systématique des preuves de l'efficacité des interventions de prévention du suicide publiées au cours de la dernière décennie (Zalsman et al., 2016). Au cours de trois rencontres en face-à-face, le groupe EESPP a élaboré une déclaration de consensus qui, en fonction des résultats des examens systématiques, résume les exigences minimales pour les programmes nationaux de prévention du suicide et les stratégies à employer.
2. Stratégies de prévention du suicide fondées sur des données probantes
Chaque programme national de prévention du suicide devrait s'appuyer sur des stratégies fondées sur des données probantes.
Les stratégies de prévention du suicide qui ont été les plus avancées selon l'examen systématique de 2016 publié dans la Lancet Psychiatry (Zalsman et al., 2016) peuvent être divisées en deux approches complémentaires, stratégies de politique de santé publique et stratégies de soins de santé ( Figure 1).
Figure 1
   

Figure 1
    
Stratégies fondées sur la preuve de la prévention du suicide dans les soins de santé mentale et dans les approches de santé publique.
 

Ceci comprend:
1. Restriction de l'accès aux moyens létaux (santé publique).2. Traitement de la dépression (pharmacothérapie et psychothérapie (soins de santé)).3. Assurer la chaîne de soins (soins de santé).4.  Prévention universelle en milieu scolaire (santé publique).

Pour plus de détails, voir
Zalsman et al., (2016).
3. Principes de la prévention nationale du suicide
Les principes suivants ont été convenus:
1.  Chaque pays européen devrait concevoir un programme de prévention du suicide.2.  Un groupe de travail sur la prévention du suicide devrait être établi dans chaque pays pour mettre en œuvre le programme.3.    La stratégie de prévention du suicide devrait être distincte de la stratégie générale en matière de santé mentale et avoir un financement indépendant, mais être coordonnée avec elle.4.   Un programme d'évaluation scientifique devrait accompagner tous les programmes nationaux.5.     Chaque pays devrait surveiller les données validées normalisées sur les taux annuels de tentatives et de suicides.6.     Les données concernant le montant du soutien financier de chaque groupe de travail national sur la prévention du suicide devraient être enregistrées ainsi que le pourcentage du PIB et du budget national total pour la prévention.7.    Le programme de prévention du suicide, le groupe de travail et l'évaluation du programme devraient être financés par les gouvernements respectifs.
4. Groupe de travail national sur la prévention du suicide
Nous suggérons que dans chaque pays européen, le comité de pilotage d'un programme national de prévention du suicide devrait inclure au moins les participants suivants:1.     Un professionnel de la santé mentale ayant une expertise en suicidologie.2.     Un professionnel de la santé publique ayant une expertise en suicidologie.3.    Un représentant gouvernemental de haut rang.
Les organisations non gouvernementales compétentes devraient être en mesure de rejoindre le groupe de travail à titre consultatif.
Nous suggérons fortement à tous les pays européens d'initier ou de renforcer les programmes nationaux de prévention du suicide et les groupes de travail actuels, en fonction de ces principes convenus, afin de réduire le fardeau du suicide en Europe. Étant donné qu'un seul suicide entraîne des coûts directs et indirects estimatifs d'env. Un million d'euros en société (
CDC, 2015), ce qui correspond à une perte annuelle en Europe de 150 milliards d'euros, la prévention du suicide a également un impact économique important et devrait être prioritaire dans tous les pays européens. 
Déclaration de financementCe projet a été soutenu par Expert Platform on Mental Health, Focus on Depression (EPD) and the European College of Neuropsychopharmacology (ECNP), qui n'a pourtant aucun rôle supplémentaire dans aucun des aspects du projet.



References
- CDC, 2015. Estimated Lifetime Medical and Work-Loss Costs of Fatal Injuries — United States, 2013. Morbidity and Mortality Weekly
- World Health Organization, 2015. WHO Suicide Data. Retrieved from: http://www.who.int/mental_health/prevention/suicide/suicideprevent/en/.


source  http://www.nsrf.ie/wp-content/uploads/2017/03/Zalsman%20et%20al%202017.pdf