jeudi 10 septembre 2026

DOSSIER DE PRESSE JMPS/ JIPS 2026

 DOSSIER DE PRESSE DE LA JOURNEE MONDIALE PREVENTION SUICIDE/ JOURNEE INTERNATIONALE PREVENTION SUICIDE : #JMPS2026 / #WSPD2026 #JIPS2026 #preventionsuicide #WorldSuicidePreventionDay #StartTheConversation #SeptembreJaune : 10 septembre 2026 "« Changer le discours sur le suicide »"

 

 Journée mondiale de prévention du suicide : l’Association des psychologues tchadiens appelle à privilégier l’écoute
Publié le 10/09/2026
Par Aristide Nguemadji



Lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 10 septembre, l’Association des psychologues tchadien(ne)s (APS) a célébré la Journée mondiale de la prévention du suicide, édition 2026. La cérémonie s’est tenue au CEFOD à N’Djamena, autour du thème triennal : « Changer le discours sur le suicide ».

Face à la détresse silencieuse des jeunes, l’APS tire la sonnette d’alarme et appelle à faire de la santé mentale une priorité nationale. Pour Hango Djang-Rang, psychologue et président de l’APS, changer le discours commence par changer nos regards.

« Arrêtons de chuchoter, de juger et de détourner le regard. Choisissons de parler, d’écouter et d’intervenir. Dire « je ne vais pas bien » ne doit plus être une honte mais un acte de courage », a-t-il déclaré.

Selon lui, la prévention repose sur trois axes : briser le silence et la stigmatisation, passer du jugement à l’écoute, et orienter vers les professionnels. « Demander « comment tu te sens vraiment », écouter sans minimiser, puis orienter vers un centre de santé ou un psychologue. Un mot bienveillant peut sauver une vie », a-t-il souligné.

Le président de l’APS a dénoncé les discours culpabilisants, humiliants et rejetants tenus au quotidien: « C’est de ta faute, tu es un poids, tu ne vaux rien ». Des paroles qui, selon lui, peuvent pousser certains élèves au suicide, notamment après les examens scolaires.

Il a plaidé pour une prévention qui commence dès l’école, dans les familles, les médias et sur les réseaux sociaux. L’idée : parler des émotions, mettre en avant des histoires de résilience, et promouvoir les solutions existantes comme les groupes de parole, les consultations psychologiques et le soutien communautaire.

« La souffrance mentale n’est pas une faiblesse. C’est une maladie comme une autre. Elle se soigne et on n’en est jamais seul », a conclu Hango Djang-Rang.

L’APS appelle ainsi l’État, les médias, les écoles et la société civile à s’impliquer pour que la prévention du suicide devienne l’affaire de tous.

https://tchadinfos.com/2026/09/10/journee-mondiale-de-prevention-du-suicide-lassociation-des-psychologues-tchadiens-appelle-a-privilegier-lecoute/?cn-reloaded=1 

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En Sarthe, ces ateliers ludiques avec ce jeu surprenant apprennent à parler du suicide avant qu'il ne soit trop tard
Paul Graph 08 Sep 2026




© Reworld Media

En sud Sarthe, la communauté de communes Loir-Lucé-Bercé mise sur un jeu sérieux pour parler santé mentale et prévention du suicide. Trois ateliers intimes promettent aux habitants des clés concrètes… sans jugement.
Dans le sud de la Sarthe, on va parler de suicide… en jouant. La communauté de communes Loir-Lucé-Bercé lance cet automne des ateliers-échanges intitulés Suicide, jouer pour libérer la parole, en partenariat avec l'association nationale Dites Je Suis Là. Trois rendez-vous sont prévus à La Chartre-sur-le-Loir, Montval-sur-Loir et Le Grand-Lucé pour aborder la souffrance psychique autrement.
Le pari de ces ateliers : rendre plus simple ce que beaucoup vivent comme un sujet tabou. Dans la vraie vie, on repère parfois qu'une collègue s'isole ou qu'un ado va mal, sans savoir comment ouvrir la conversation. Ici, le jeu sert de prétexte pour parler, tester des phrases, apprendre à ne pas rester seule face au malaise de l'autre.
Prévention du suicide en Sarthe : un enjeu très concret

En France, le suicide entraîne environ 10 500 décès chaque année et de très nombreuses tentatives, d'après les données de l'Etablissement public de santé mentale de la Sarthe. Dans les Pays de la Loire, le taux de mortalité dépasse d'environ 24 % la moyenne nationale, et la Sarthe enregistre près de 150 décès par an. Derrière ces chiffres, beaucoup de détresses restent cachées, parfois juste à côté de nous.

Dans le sud du département, territoire rural et dispersé, l'isolement et la distance avec les services compliquent encore l'accès au soin psychique. Une Equipe mobile de prévention du suicide, portée par cet établissement, intervient déjà auprès des professionnels, structures sanitaires et associations. Mais la première alerte vient souvent de la famille, des voisins, des collègues. Les ateliers proposés en Loir-Lucé-Bercé veulent justement donner des repères à ces proches de première ligne.
À Loir-Lucé-Bercé, des ateliers ludiques pour apprendre à réagir

Chaque atelier dure trois heures, en présentiel, avec un maximum de huit participants pour que tout le monde puisse s'exprimer. Il est animé par des intervenants formés, en lien avec l'association Dites Je Suis Là, qui accompagne en France des actions de prévention du suicide. Le support utilisé est un jeu pédagogique conçu avec des spécialistes de la santé mentale, pensé pour lancer la discussion sans mettre les participants sous pression.

Autour de ce jeu, les participantes et participants échangent sur leurs représentations du suicide, questionnent leurs idées reçues et travaillent des situations du quotidien. L'objectif est de mieux repérer les signes d'alerte, savoir comment engager le dialogue avec une personne en difficulté et adopter une attitude adaptée et bienveillante. L'atelier aide aussi à développer une culture de l'entraide, pour que personne ne reste seule face à sa souffrance ou à celle d'un proche.
Dates, inscription et numéros utiles en cas d'urgence

Trois séances sont programmées pour 2026 : à La Chartre-sur-le-Loir le mardi 22 septembre de 14 h à 16 h, à Montval-sur-Loir le jeudi 5 novembre, puis au Grand-Lucé le jeudi 12 novembre aux mêmes horaires. Les groupes étant limités à huit personnes, l'inscription est obligatoire par mail à sante@loirluceberce.fr.

En parallèle de ces ateliers, d'autres ressources existent pour parler de santé mentale en Sarthe. Le 3114, numéro national de prévention du suicide, répond gratuitement 24 h/24 et 7 j/7. Des journées de sensibilisation sont aussi organisées au Centre hospitalier du Mans, avec stands d'information et associations de soutien.

Informations :

Les recommandations d'utilisation présentées sur ce site sont à titre informatif et ne remplacent pas les conseils d'un professionnel de santé. Il est fortement recommandé de consulter un médecin ou un spécialiste en médecine douce pour ajuster les dosages et les traitements en fonction des besoins individuels. Actuellement, les preuves scientifiques sur l'efficacité de l'homéopathie et de certaines pratiques de médecine douce sont insuffisantes pour confirmer un effet supérieur à celui d'un placebo. Si vous présentez des symptômes persistants ou préoccupants, il est essentiel de consulter votre médecin. Bien que ces approches soient généralement sans effets secondaires, elles ne doivent en aucun cas remplacer un traitement médical conventionnel sans l'avis d'un professionnel de santé.

https://homeophyto.topsante.com/psy-sommeil/les-depressions/en-sarthe-ces-ateliers-ludiques-avec-ce-jeu-surprenant-apprennent-a-parler-du-suicide-avant-quil-ne-soit-trop-tard-67934.html 

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 Suicide : le handicap, un angle mort de la prévention ?

Troubles psychiques mais aussi handicap physique, épuisement des aidants ou perte d'autonomie : le risque suicidaire concerne de nombreux publics du handicap. Le 10 septembre, la prévention doit aussi penser à eux. 10 septembre 2026 • Par Clotilde Costil / Handicap.fr

« J'avais l'impression de couler un peu plus chaque jour, broyée par l'épuisement et les démarches sans fin pour mon fils, confie une aidante familiale. Personne ne voyait que c'était moi qui me noyais. » Comme elle, des milliers de personnes en situation de handicap, d'aidants ou de seniors en perte d'autonomie traversent de graves crises suicidaires dans un silence assourdissant. En France, le suicide demeure un problème majeur de santé publique avec plus de 9 000 décès par an et près de 200 000 tentatives.
Troubles psychiques, handicap et souffrance invisible

Si les personnes vivant avec des troubles psychiques (schizophrénie, bipolarité, troubles anxieux sévères) sont directement exposées, la question suicidaire est très loin d'être à la périphérie du handicap. Elle touche le cœur même du quotidien de tout l'écosystème : ruptures de soins, douleur chronique, fatigue psychique extrême, discriminations répétées et accès limité aux lieux de vie et de transport. Réduire la prévention du suicide à la psychiatrie serait une erreur. L'Observatoire national du suicide (ONS) souligne l'importance de facteurs sociaux comme l'isolement et la précarité. Précarité qui n'épargne pas les publics en situation de handicap, bien au contraire. En France, pour rappel, le taux de pauvreté des personnes handicapées atteint 20 %, selon les données 2021 du ministère des Solidarités.
Maladie psy, maladie du lien social

Il est souvent dit que la maladie psychique est celle du lien social. Or, pour de nombreux citoyens vulnérables, cet isolement est renforcé par ce que beaucoup qualifient de « maltraitance administrative ». Le renouvellement perpétuel des droits, la complexité des dossiers et la lenteur des réponses institutionnelles surajoutent une anxiété lourde à une santé mentale déjà fragilisée. C'est également le cas chez les personnes âgées en gériatrie ou en perte d'autonomie progressive, pour qui la peur de devenir une charge ou la perte de repères crée un terreau propice aux pensées sombres.

Par ailleurs, le 6e rapport de l'ONS invite également à interroger la place accordée aux personnes handicapées, malades ou âgées dans les représentations de la prévention du suicide. C'est d'ailleurs ce document, publié en février 2025, qui dispose désormais d'une version en facile à lire et à comprendre (FALC). Car rendre l'information accessible à tous, c'est aussi permettre à chacun de reconnaître une situation de détresse, de savoir vers qui se tourner et d'oser demander de l'aide.
Aidants, isolement : les angles morts de la prévention

Autre public à ne pas laisser à la périphérie : les proches aidants. Ils sont entre 8 et 11 millions, soit 1 personne 5 selon les derniers chiffres du ministère des Personnes handicapées. Et selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), en 2025, trois aidants sur dix accompagnent leur proche sans aucun autre co-aidant ; chez les conjoints, cette proportion atteint même 61 %. Or l'épuisement est souvent à la clé. Une autre étude de la Drees (2024) montre que, parmi les personnes aidant régulièrement un senior en perte d'autonomie, 37 % déclarent au moins une conséquence sur leur santé mentale : fatigue morale, solitude, sentiment dépressif ou anxiété.

L'Assurance maladie, dans une fiche dédiée, publiée en avril 2026, cite d'ailleurs explicitement le « problème de santé physique grave ou un handicap » parmi les facteurs pouvant accroître la vulnérabilité face à une crise suicidaire. Dans ces situations, une succession de refus, de délais, de démarches incompréhensibles ou de ruptures d'accompagnement peut devenir un facteur supplémentaire d'isolement. Prévenir le suicide, c'est donc aussi prévenir les ruptures de parcours et savoir repérer la détresse derrière une demande administrative, une absence à un rendez-vous, de simple réponse (humaine) au bout du fil, ou un épuisement d'aidant.
Des solutions existent : qui appeler et comment aider ?

La première réponse est universelle : ne pas rester seul. Le 3114, numéro national de prévention du suicide, est gratuit, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, partout en France (Dans les coulisses du 3114, numéro de prévention du suicide). Des infirmiers et psychologues formés peuvent écouter la personne en détresse mais aussi son entourage ou un professionnel inquiet pour quelqu'un. En 2024, le dispositif a reçu 215 093 appels entre juin et décembre. En cas de danger grave et immédiat, il faut appeler le 15 (Samu) ou le 112 ; le 114, accessible notamment par SMS, constitue une solution pour les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques ou ayant des difficultés à entendre ou parler.

Pour les étudiants, Nightline propose une écoute gratuite et anonyme, par téléphone ou tchat, chaque soir de 21 h à 2 h 30. La plateforme Dites Je Suis Là aide, elle, les proches à repérer les signaux d'alerte et à savoir comment agir face à une crise suicidaire. Fil Santé Jeunes (0 800 235 236), SOS Amitié (09 72 39 40 50), Suicide Écoute (01 45 39 40 00) ou encore Écoute Famille de l'Unafam (01 42 63 03 03) peuvent également constituer des portes d'entrée.
La prévention : parler du suicide et bien le faire

La solution, surtout, consiste à élargir le radar : former les professionnels du handicap, des MDPH, de l'aide à domicile, des établissements médico-sociaux et les aidants au repérage de la crise ; rendre les dispositifs de prévention accessibles ; aller vers les personnes isolées ; et considérer toute expression de désespoir comme un signal à écouter, jamais comme une fatalité.

Les médias ont aussi un rôle à jouer dans cette prévention. La manière de parler du suicide n'est pas neutre : certains traitements médiatiques peuvent favoriser un phénomène d'imitation, l'« effet Werther », tandis que des récits qui mettent en avant les ressources, le recours à l'aide et les possibilités de sortie de crise peuvent produire un « effet Papageno ». D'où l'importance, pour les journalistes, de ne pas seulement raconter les situations de détresse, mais aussi de montrer les portes de sortie, de déconstruire les idées reçues et de donner systématiquement accès aux ressources d'aide. Informer sur le suicide, c'est donc aussi choisir comment on en parle et ce que l'on donne à voir comme issue possible. C'est que tente de faire l'association éponyme, Papageno, qui intervient auprès des rédactions.

 https://informations.handicap.fr/a-suicide-le-handicap-un-angle-mort-de-la-prevention-39663.php

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Journée de prévention du suicide : les témoignages de Ruth Ceprika et Marie-Annick Rino pour briser le tabou et sensibiliser à l'écoute

Ruth Ceprika et Marie-Annick Rino ont tenté de se suicider il y a quelques années. A l'occasion de la journée mondiale de prévention du suicide, elles témoignent à cœur ouvert pour briser le tabou et nous inviter à être à l'écoute. Nous les avons rencontrées lors de la journée Nimoku, un temps d'échanges organisé ce jeudi 10 septembre par l'association Handala et Comm'Yana à l'Accordeur, à Cayenne.
Par Vanessa Etienne , Laurence Tian Sio Po
Publié le 11 septembre 2026 https://la1ere.franceinfo.fr/*

Ruth Ceprika et Marie-Annick Rino témoignent à l'occasion de la journée de prévention du suicide · ©Thierry Viviès


Ce sont des survivantes venues témoigner lors de la journée Nimoku, organisée par l'association Handala et Comm'Yana à l'occasion de la journée mondiale de prévention du suicide. Ruth Ceprika et Marie-Annick Rino ont connu la douleur et l’envie de ne plus continuer. Elle témoignent pour libérer la parole sur un sujet tabou. En 2024, il y a eu 8744 décès par suicide en France et dans les territoires d’outre-mer.
Ruth Ceprika : "je suis vivante, malgré tout"

C'est une douleur dont on ne revient pas, une douleur qui la submerge encore... Ruth Ceprika a du faire le deuil de son fils de 17 ans. Son enfant s'est suicidé, et elle même a tenté de se tuer. "Parce qu'il n'était plus là... C'est une partie de mon cœur, de ma chair, de moi, qui est partie. Je ne vais pas le retrouver. C'est de ne plus avoir mal, de plus souffrir, de ne plus penser à cette disparition, c'est avoir la paix, le silence. J'avais envie d'aller le retrouver, de le prendre dans mes bras."

Ce qui la fait continuer à avancer, ce sont ces 3 autres enfants. Ruth Ceprika se rappelle les paroles de son fils ainé, un déclic : "j'étais dans la cuisine, je me suis mise à pleurer. Mon fils m'a regardée et m'a dit "maman, qu'est ce qui t'arrive ? Pourquoi tu te mets dans cet état ? On est là, nous. S'il t'arrive quoique ce soit, je t'en voudrai à vie."

En étant marraine de cette première journée Nimoku à l'occasion de la journée mondiale de prévention du suicide, Ruth Ceprika veut sensibiliser sur l'importance de la capacité à écouter, sans juger. "Je me bats au quotidien pour avoir cette pensée positive de me dire je suis vivante, malgré tout, malgré ma souffrance de mère et ma douleur", conclut-elle.
Marie-Annick Rino : "il y a toujours un espoir, aussi minime qu'il soit"

Marie-Annick Rino a grandi dans l'enfer des violences sexuelles. De ses 2 ans à ses 12 ans, elle est la victime du compagnon de sa tante.

A cause de ces souffrances, de ce traumatisme, elle a tenté de se suicider, à plusieurs reprises : "ne pas pouvoir mettre des mots sur mes maux, ne pas pouvoir en parler, comment faire comprendre à mon entourage mon mal-être. (...) Je prenais des comprimés pour oublier, pour m'endormir, mais je me réveillais et le problème, il était toujours là. La personne en question, elle était vivante, je la croisais. Parce que ce n'était pas normal que moi je sois mal et qu'elle, elle vive, qu'elle soit bien. Il me fallait partir pour ne plus avoir à affronter mon démon."

Le tournant pour Marie-Annick Rino : la reconnaissance des violences subies, et la condamnation de son agresseur à 12 ans de prison.

Aujourd’hui, elle dit aller mieux, même si le traumatisme n’a pas disparu. "Je croque la vie à pleine dents, c'est maintenant que je vis. (...) Je fais tout pour ne pas avoir de pensées suicidaires. Par mon travail, par ma famille, par mon quotidien. Je ne dois pas m'ennuyer, je dois faire des choses. Du jardinage, du ménage, de la cuisine... M'occuper de mon compagnon, m'occuper de mon fils, m'occuper de mes parents, de mes nièces et neveux... Je dois occuper mon esprit".

Comme Ruth Ceprika, Marie-Annick Rino veut insister sur l'écoute de l'autre, qui peut s'avérer salutaire : "il y a toujours un espoir, aussi minime qu'il soit, il y a toujours un espoir et il y aura toujours du monde qui aura l'écoute, qui aura la bonne phrase, les bons mots. Dans tous les cas, il faut en parler, il faut briser le tabou".

Par Vanessa Etienne , Laurence Tian Sio Po

https://la1ere.franceinfo.fr/guyane/journee-de-prevention-du-suicide-les-temoignages-de-ruth-ceprika-et-marie-annick-rino-pour-briser-le-tabou-et-sensibiliser-a-l-ecoute-1737293.html



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Suicide en lien avec le travail
Agir, comprendre et prévenir les risques psychosociaux
Mis à jour le 10/09/2026
https://www.inrs.fr/*

Le suicide en lien avec le travail constitue un événement traumatique et un signal d’alerte pour l’entreprise. Au-delà du drame humain, il interroge l’organisation du travail et les risques psychosociaux (RPS). Accompagner les collectifs de travail, identifier les facteurs professionnels et engager une démarche de prévention structurée sont essentiels. La Journée mondiale de prévention du suicide est l’occasion pour l’INRS de présenter aux entreprises les outils pour prévenir ce risque.

8 848 décès par suicide (CépiDc,Inserm) ont été recensés en 2023 en France. Près de 10 % des suicides examinés présentaient un lien potentiel avec le travail, selon l’étude exploratoire de Santé publique France menée en 2018.

À l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide, l’INRS rappelle le rôle de l’employeur et les principaux enjeux pour l’entreprise : réagir rapidement, analyser les facteurs organisationnels susceptibles d’avoir contribué à l’acte suicidaire et engager une prévention durable.
Intervenir après le passage à l’acte

Lorsqu’un passage à l’acte survient sur le lieu de travail, plusieurs actions doivent être immédiatement engagées, telles que : prodiguer les premiers secours en cas de tentative de suicide et alerter les services d’urgence ;
proposer un soutien psychologique aux collègues et, si la personne a survécu, à la personne concernée. Un tel drame peut être fortement traumatisant pour le collectif de travail. Des modalités d’accompagnement adaptées peuvent contribuer à limiter le risque de troubles psychotraumatiques. La seule mise à disposition d’un numéro vert ne suffit pas ;
mettre en place une communication interne appropriée, qui reconnaît la gravité de l’acte et n’écarte pas d’emblée le rôle possible de facteurs professionnels ;
en cas de suicide ou de tentative sur le lieu et au temps de travail, établir une déclaration d’accident du travail.

Analyser pour prévenir

Dans une perspective de prévention, une analyse approfondie de l’événement est indispensable pour identifier d’éventuels facteurs professionnels (fortes exigences psychologiques, faible autonomie, violences ou harcèlement, conflits de valeurs, insécurité de l’emploi, manque de reconnaissance…) et décider d’actions correctives.

Cette analyse peut être menée dans le cadre d’une délégation d’enquête paritaire du Comité social et économique (CSE) ou d’une expertise CSE en cas de risque grave, réalisée par un expert habilité.

Références juridiques
Article L. 2312‑13 du Code du travail : Compétence des CSE des entreprises de moins de 50 salariés en matière d’enquête
Article R. 2312‑2 du Code du travail : Composition de la délégation d’enquête
Article L. 2315‑94 du Code du travail : Avoir recours à un expert

Prévenir les risques psychosociaux

Prévenir les suicides liés au travail suppose une démarche globale de prévention des risques psychosociaux, intégrant les enseignements tirés de l’événement. Un suicide peut en effet révéler un malaise plus largement répandu dans l’entreprise. Cette démarche passe par :l’analyse des situations de travail et l’identification des facteurs de risque ;
la participation des représentants du personnel ;
la mise en œuvre d’actions sur l’organisation, le management et les conditions de travail :
le suivi et l’évaluation de ces actions.

Des outils pour agir
DOSSIER

Suicide
Un suicide ou une tentative de suicide constitue une situation de choc pour l’ensemble de l’entreprise. Leur prévention passe tout d’abord par une démarche globale de prévention des risques psychosociaux.

Brochure
ED 6349
Risques psychosociaux
Cette brochure présente les différentes circonstances qui conduisent une entreprise à agir en prévention des RPS, ainsi que les étapes clés d'une démarche pérenne.

Brochure
ED 6125
Démarche d'enquête paritaire du CSE concernant les suicides ou les tentatives de suicide
Proposition d'une méthodologie d'enquête, menée par le CSE, après un suicide ou une tentative de suicide au sein d'une entreprise

Fiche
ED 6514
Avoir recours à un expert
Cette fiche pratique destinée aux membres de CSE présente les étapes clés et les conditions de réussite du recours à un expert habilité. 

 

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Émission L'invité de ICI Poitou
Réseaux sociaux et suicide : Anne-Sophie Quenette présente le dispositif Helios pour repérer les détresses en ligne

Anne-Sophie QUENETTE est infirmière Coordinatrice Départementale pour la Prévention du Suicide et la Promotion de la Santé Mentale © Radio France - ICI Poitou
 ICI Poitou
Diffusé le jeudi 10 septembre 2026 

À l'occasion de la journée mondiale de prévention du suicide, Anne-Sophie Quenette, infirmière coordinatrice pour la prévention du suicide et la promotion de la santé mentale dans la Vienne, présente les clés pour libérer la parole et reconnaître les signaux d'alerte.

Ce jeudi matin sur ICI Poitou, Anne-Sophie Quenette, infirmière coordinatrice pour la prévention du suicide et la promotion de la santé mentale dans la Vienne, présente les clés pour libérer la parole et reconnaître les signaux d'alerte, à l'occasion de la journée mondiale de prévention du suicide.

Libérer la parole pour briser le tabou du suicide

La prévention du suicide repose avant tout sur la communication et la nécessité absolue de sortir le sujet du silence. Nommer précisément ses difficultés et exprimer l'existence d'idées suicidaires constituent des étapes fondamentales pour enclencher un accompagnement adapté et permettre aux personnes en souffrance de trouver du soulagement, sans que cela n'implique nécessairement un passage à l'acte immédiat. "Il faut que ça sorte du silence pour qu'on puisse accompagner notamment les personnes qui auraient des idées noires", analyse Anne-Sophie Quenette, infirmière coordinatrice en santé mentale dans la Vienne. "J'ai des idées suicidaires, alors ça ne veut pas dire qu'on veut passer à l'acte là maintenant tout de suite, mais ça veut dire qu'on a besoin d'être aidé et accompagné pour pouvoir aller mieux, pouvoir être soulagé", détaille-t-elle.
Des profils à risque contrastés selon l'âge et le genre

Les conduites suicidaires s'avèrent complexes et touchent différemment les populations, nécessitant des stratégies de prévention diversifiées. Les hommes plus âgés représentent la catégorie la plus vulnérable face aux décès par suicide en raison d'une difficulté culturelle à exprimer leurs émotions, tandis que les jeunes femmes manifestent davantage leur mal-être par des tentatives, là où les garçons se tournent plus fréquemment vers des conduites à risque.

"On ne souffre pas de sa vie en général de la même façon quand on est un homme de 55 ans qui peut être touché par des difficultés diverses et quand on est une jeune fille de 17 ans et qu'on a une vie avec des difficultés qui sont très différentes. Elles sont concernées dans le sens où ce sont elles qui se manifestent le plus. Ça ne veut pas dire que ce sont elles qui souffrent le plus, mais ce sont elles qui ont cette manière de manifester leurs souffrances", résume la spécialiste.
Le 31 14 : une ressource centrale pour l'écoute et l'orientation

Face à la détresse psychologique, le numéro national 31 14 agit comme un véritable pivot pour l'accompagnement des personnes concernées, de leur entourage ou des professionnels. Malgré une forte sollicitation générant parfois des délais d'attente, ce dispositif permet d'offrir des conseils personnalisés et d'établir un lien direct pour briser l'isolement. "Puisque si je ne vais pas bien, je peux appeler le 31 14, mais si je m'inquiète pour quelqu'un, je peux aussi appeler le 31 14, ils vont me donner des conseils, ils vont m'orienter et ils vont essayer de se mettre en lien directement avec la personne qui ne va pas bien." Anne-Sophie Quenette insiste : "On ne fait rien de bon quand on est isolé. Donc le lieu 31 14, c'est vraiment une ressource hyper intéressante depuis qu'elle est ouverte et d'ailleurs ils sont extrêmement sollicités, ce qui explique parfois pour certains des délais d'attente un peu longs au téléphone". 

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Le numérique au service du repérage précoce

Les nouvelles technologies et les outils de veille en ligne complètent les dispositifs de prévention traditionnels en identifiant les signaux de détresse sur les réseaux sociaux. Grâce à des algorithmes ciblant certains mots-clés, des messages ciblés peuvent être diffusés pour rappeler aux individus en souffrance qu'ils ne sont pas seuls et les orienter vers des structures d'aide adaptées. "Helios, c'est un dispositif en ligne de repérage, en tout cas qui va chercher à repérer les messages qui tendraient à montrer que des personnes expriment auprès de leurs proches, via les réseaux sociaux, qu'elles ne vont pas bien.

Avec des algorithmes de repérage, des mots de type suicide, mort, tristesse, etc., et pour pouvoir envoyer des messages de prévention de type 'Ne reste pas seul, tu n'es pas seul, de l'aide est possible, tu peux être accompagné', explique Anne-Sophie Quenette.
https://www.ici.fr/emissions/l-invite-de-ici-poitou/reseaux-sociaux-et-suicide-anne-sophie-quenette-presente-le-dispositif-helios-pour-reperer-les-detresses-en-ligne-7663330

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INA

📞 À l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide, retour sur les débuts de SOS Amitié. ⏪ Un an après la création de l'association, Jean Casalis raconte ce qui est au cœur de la démarche : répondre jour et nuit à celles et ceux qui souffrent, avec une conviction simple : « savoir écouter ».
Une émission à voir en intégralité sur madelen.ina.fr 👉 https://madelen.ina.fr/content/appelez-val-70-50-sos-amitie-80389

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10 septembre : journée internationale de prévention du suicide 
10 septembre 2026 https://www.bretagne.ars.sante.fr/*




Chaque année, le 10 septembre marque la Journée internationale de prévention du suicide (JIPS). Cette journée symbolique s’inscrit dans un mois de mobilisation plus large, Septembre Jaune. A cette occasion, focus sur les dispositifs existants en Bretagne pour accompagner les personnes à risque suicidaire et les professionnels qui leur viennent en aide.
Le suicide : un enjeu majeur de santé publique

La prévention du suicide constitue un enjeu majeur de santé publique, au croisement des problématiques de santé mentale, de prévention, de repérage précoce, d’accès aux ressources d’aide et de lutte contre la stigmatisation. Elle constitue un enjeu essentiel pour les acteurs de santé, les collectivités et l’ensemble de la société.
Le suicide en chiffres : France et en Bretagne
En France :

La France présente l’un des taux de suicide les plus élevés d’Europe : 13 décès pour 100 000 habitants, contre 10,58/100 000 en moyenne européenne (taux standardisé) (Source : observatoire national du suicide).
Le suicide est la 2ᵉ cause de mortalité chez les 10–25 ans, après les accidents de la route
Chaque année, 8 848 décès sont recensés.
En Bretagne :
La région Bretagne demeure la région française la plus touchée par le suicide. Selon l’ORS Bretagne (mars 2026) :
environ 720 suicides sont dénombrés chaque année ; 77 % concernent des hommes ;
la région présente une surmortalité masculine (+55 %) et féminine (+41 %) par rapport à la moyenne nationale ;
chez les 15-34 ans, 1 décès sur 4 est un suicide ;

En 2024, 6 700 séjours hospitaliers en court séjour ont été enregistrés en lien avec une tentative de suicide (TS), dont 64 % sont des femmes. Les adolescentes et les jeunes femmes (15 à 24 ans) sont les plus concernées par les TS.
Retrouver les chiffres détaillés sur le site de l'ORS Bretagne

3114 : numéro national de prévention du suicide
Le 3114 est le numéro national d’écoute et de prévention du suicide. Gratuit, confidentiel et accessible 24h/24 et 7j/7, il offre une écoute spécialisée, une évaluation du risque, une orientation et, si nécessaire, une intervention en lien direct avec le SAMU.
Cette plateforme téléphonique a ainsi pour objectif d’aider les personnes en détresse, depuis les premières idées de mort jusqu’à la crise suicidaire, en assurant des missions d’écoute, d’évaluation, d’orientation et d’intervention, en lien avec le SAMU, qu’il peut mobiliser de façon directe. Elle s’adresse également à leur entourage (familial, amical, professionnel) et aux professionnels en contact avec des personnes en détresse ou en quête d’information sur le suicide et sa prévention.
En Bretagne :

Le centre répondant breton est situé au CHRU de Brest, où 17 professionnels de santé spécifiquement formés se relaient jour et nuit.

en journée : prise en charge des appels bretons + soutien aux régions en déploiement.

La nuit et le week-end : le centre de Brest est l’un des trois centres ouverts en France, prenant en charge un tiers de la population nationale.
En 2025, 64 983 appels ont été reçus en Bretagne.
Numéro national de prévention du suicide

VigilanS : prévenir la réitération suicidaire
VigilanS est un dispositif de veille qui s’adresse aux personnes ayant réalisé un geste suicidaire. En combinant différentes méthodes de veille dont le contact téléphonique, les cartes postales, les sms et la carte ressource remise aux patients à la sortie des urgences, VigilanS vise à maintenir un lien avec les personnes à risque après leur sortie des services de soins.

En Bretagne, 3 096 personnes ont intégré le dispositif en 2025. En 10 ans, le dispositif VigilanS a accompagné 16 500 personnes.

L’évaluation de Santé publique France réalisée en 2023 montre que le risque de réitération suicidaire est réduit de près de 40 % pour les patients inclus dans VigilanS comparativement à un groupe de patients non inclus dans ce dispositif
Dispositif VigilanS Bretagnee
Septembre jaune : un mois de sensibilisation nationale

Durant tout le mois de Septembre jaune, des actions sont organisées sur tout le territoire (France métropolitaine et outre-mer) en partenariat avec de nombreux partenaires engagés : événements culturels, sportifs et éducatifs, stands d’information, marches jaunes, rencontres avec les équipes du 3114…

Au programme :
La 3ème édition du Challenge connecté 3114km
Des actions en région : planning des actions
Un nouveau podcast du 3114 : les épisodes
Documentaire : “Suicide : brisons le tabou” d’Edgar Mermet
La série documentaire, disponible sur YouTube, propose une exploration sensible et pédagogique du suicide en France. En trois épisodes d’environ 50 minutes, elle aborde :

Épisode 1 - Les réalités du suicide (facteurs de risque, crise suicidaire, publics exposés),
Épisode 2 - la stratégie nationale de prévention et l’engagement des professionnels :
Épisode 3 - le rôle des associations et des lignes d’écoute, avec un témoignage fort de pair-aidance :
A voir sur https://www.bretagne.ars.sante.fr/10-septembre-journee-internationale-de-prevention-du-suicide-1
 
Aller plus loin
Liens utiles
Site d'informations sur la santé mentale
Portails d'informations infosuicide

 https://www.inrs.fr/actualites/suicide-lien-travail.html

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 Prévention du suicide : des jeunes formés pour repérer les situations de détresse en province Sud

En Nouvelle-Calédonie aussi, le suicide est un enjeu de santé publique. Pour intervenir avant qu’il ne soit trop tard, la province Sud forme des "sentinelles" capables de repérer les signes de mal-être. Un réseau qui s’élargit cette année aux encadrants des centres de loisirs.
Par Marion Thellier
Publié le 10 septembre 2026 à 07h43

 Le point sur le suicide en Nouvelle-Calédonie. · ©Nicolas Yann Martin / NC la 1ère

Ce 10 septembre marque la journée mondiale de prévention du suicide, En Nouvelle-Calédonie, une personne sur 10 tente de mettre fin à ses jours au cours de sa vie, selon le baromètre santé 2021-2022. Les jeunes de 18 à 24 ans constituent la population la plus touchée par le phénomène (1,7 sur 10). Face à cette situation, la Province Sud a lancé un programme de sentinelles en 2024.

Ces dernières sont formées à détecter les premiers signes de mal-être et de faciliter la parole. Car beaucoup de jeunes en difficulté n’osent pas consulter un professionnel de santé.
"Poser les choses"

“Pour eux c’est tabou d’aller chez le psychologue. Ça n'est pas pour autant qu’on va t’envoyer au CHS (Centre hospitalier spécialisé). Si ça se trouve, tu as juste besoin de parler, de poser les choses avec un autre jeune et puis ça suffit”, explique Magalie Flam, coordinatrice du réseau sentinelles.

À 21 ans, Eloïse Hmeun fait partie des jeunes formés. Depuis un an, elle dispose d'outils pour mieux repérer les situations de détresse et intervenir avant qu'il ne soit trop tard.
Trouver le bon interlocuteur

“Par exemple, si c'est quelqu'un que je connais, je vais voir directement que ses habitudes, ça change, ou qu'il se renferme sur lui-même. Je lui pose des questions, je l'écoute sans jugement”, explique Eloïse Hmeun. “Si je ne peux pas aider directement la personne, j'essaye de l'accompagner pour trouver le bon interlocuteur, comme déclic ou SOS victimes."

Aujourd’hui, le réseau sentinelle s’appuie principalement sur des jeunes en service civique, les plus à même d'établir un contact avec la population la plus à risque.

Et depuis cette année, le dispositif s'ouvre aussi au personnel encadrant des centres de vacances et de loisirs. D'ici fin 2026, une centaine de personnes auront été formées.

Par Marion Thellier

 https://la1ere.franceinfo.fr/nouvellecaledonie/prevention-du-suicide-des-jeunes-formes-pour-reperer-les-situations-de-detresse-en-province-sud-1737014.html

 

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 Diffusé le 10/09/2026 à 02h14 - Disponible jusqu'au 09/08/2032

Le 10 septembre est la Journée mondiale de prévention du suicide,

KAZADOK ouvre le dialogue sur la santé mentale et la prévention du suicide en Guyane.

Le documentaire Les maux derrière les silences sert de point d’appui à cette discussion, pour mieux comprendre les réalités du territoire et mettre en lumière les dispositifs d’écoute, de prévention et d’accompagnement.

Autour de Katia Chapoutier, auteure et réalisatrice du documentaire, Nathalie Rigaud, pédopsychiatre et pilote du pôle santé mentale à l’ARS, et Peleikani Alani, médiatrice en santé à l’ADER Guyane, antenne de Maripasoula.

A voir sur https://www.france.tv/la1ere/guyane/kazadoc/8843319-prevention-du-suicide-en-guyane.html#about-section

 

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Voir l’entreprise : Exposome | Psychiatrie
Ce 10 septembre marque le lancement de cette page de veille scientifique et de vulgarisation portée par les services de psychiatrie des Hôpitaux Paris Est Val-de-Marne.


Cette date n'a pas été choisie au hasard mais marque également la 🎗 Journée mondiale de prévention du suicide 🎗 sujet pour lequel nous nous engageons, et sur lequel l'International Association for Suicide Prevention clôt un cycle de trois ans consacré au thème « Changer le récit sur le suicide ».

La manière dont nous parlons du suicide dans la société a un effet sur les comportements suicidaires eux mêmes, pour le mieux, mais parfois aussi pour le pire. Cette notion est documentée dans ce domaine auquel nous sommes quotidiennement exposés que sont les médias.

Nous savons aujourd'hui que certaines façons de traiter cette question, en particulier lorsqu'elles sont sensationnalistes, sont associées à une augmentation des conduites suicidaires. Ce phénomène tristement bien établi, est nommé « effet Werther ».

À l'inverse, le récit de parcours de personnes ayant traversé une crise sans passer à l'acte est associée à une réduction des gestes suicidaires : c'est l'« effet Papageno ». Le Programme Papageno, ou Les Ulysses portent cette volonté.

Mais en tant que soignants, nous savons aussi qu'en parler n’est pas suffisant et qu'il y a un fossé entre sensibiliser un large public et modifier effectivement les trajectoires de soins des personnes concernées, le second objectif n'étant pas la conséquence automatique du premier. Nous avons donc également la responsabilité de faire exister et connaître les ressources d'aide et de soins spécialisées.

C'est pour cette raison que les Hôpitaux Paris Est Val-de-Marne mettent en œuvre des mesures concrètes : renforcer la sécurisation de nos lieux de soins, améliorer la formation des professionnels au repérage et à l'intervention de crise, et permettre un accès rapide à des soins spécialisés dans nos unités de crise :
- CAP Bastille, pour les 11e et 12e arrondissements de Paris
- EMAPSY pour Paris Centre
- CMP Mary Barnes, pour Saint-Maurice, Charenton-le-Pont, Alfortville et Saint-Mandé

Si vous êtes en souffrance ou inquiet pour un proche, le 3114 · Numéro national de prévention du suicide est joignable gratuitement, à toute heure, partout en France et peut vous orienter vers des structures de soins de votre territoire.

#WorldSuicidePreventionDay #WSPD2026 #Psychiatrie #SantéPublique #PréventionDuSuicide

 

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du JIPS2026 | 🟡 Prévenir le suicide, c’est d’abord oser en parler.
En France, près de 9 000 décès par suicide et environ 200 000 tentatives de suicide sont recensés chaque année. Derrière ces chiffres, il y a des personnes, des proches, des familles et des professionnels qui peuvent tous jouer un rôle dans la prévention.
Parce qu’un mal-être ne se voit pas toujours, il est essentiel de savoir repérer les signes, écouter sans juger et orienter vers les bonnes ressources.
Au GHU Paris psychiatrie & neurosciences, la prévention du suicide et la prise en charge de la crise suicidaire mobilisent de nombreux professionnels et dispositifs :
↪︎ Le CPOA – Centre Psychiatrique d’Orientation et d’Accueil, qui accueille les personnes en détresse psychique 24h/24 et 7j/7, sans rendez-vous, ainsi que leurs proches.
↪︎ Le programme Vigilans 75-93, coordonné par le GHU Paris depuis 2020, qui assure le recontact des personnes ayant fait une tentative de suicide afin de renforcer la prévention et la veille.
↪︎ La Clinique des Maladies Mentales et de l’Encéphale CMME, qui dispose d’une unité hospitalo-universitaire spécialisée dans la prise en charge de la crise suicidaire et des personnes ayant déjà fait une ou plusieurs tentatives.
↪︎ Les centres médico-psychologiques CMP, qui assurent au quotidien la prise en charge des personnes en souffrance psychique.

📞 Le 3114 · Numéro national de prévention du suicide, est également accessible 24h/24 et 7j/7, gratuitement, partout en France. Des professionnels spécialement formés répondent aux personnes ayant des pensées suicidaires, mais aussi à leurs proches, aux personnes endeuillées par suicide et aux professionnels de santé.
🎥 Parce que parler peut être le premier pas pour sortir du brouillard, découvrez notre nouvelle vidéo de la série Psycare® : des clés pour reconnaître les signes de souffrance et savoir comment aider un proche.
Plus d'infos 🔗 https://lnkd.in/eiwQdsrf

 

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Depuis dix ans, l'ASAP de Poitiers accueille les ados qui ont des pensées suicidaires dans la Vienne

Lors d'un atelier au sein de la structure. - ASAP

Publié le jeudi 10 septembre 2026 

Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-25 ans en France après les accidents de la route. Près de trois quarts des jeunes ne sont pas pris en charge après une tentative. À Poitiers, une structure est là pour eux depuis 2016 : l'ASAP, unité d’accueil pour adolescents en psychiatrie.

Ce jeudi 10 septembre, c'est la Journée mondiale de prévention du suicide. C'est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes en France (avec une augmentation préoccupante des idées suicidaires et des tentatives, particulièrement chez les adolescentes). L'occasion pour ICI Poitou de vous parler ce matin d'un lieu qui existe depuis dix ans maintenant à Poitiers : l'ASAP, pour accueil et soins pour adolescents en psychiatrie. La structure a été créée en 2016 à l'hôpital Henri-Laborit. Elle reçoit des jeunes juste après leur passage aux urgences psychiatriques.
Ciné-débat sur ce thème ce jeudi au TAP-Castille
Le professeur Ludovic Gicquel, chef du pôle de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à Laborit, revient sur l'origine du projet. Il publiera d'ailleurs le 17 septembre prochain aux éditions Solar, un nouveau livre, forme de guide pour les parents intitulés "Adolescents borderline" .

Par ailleurs, notez que le Centre de prévention du suicide de Laborit invite le grand public à trois séances gratuites de ciné-débat au TAP Cinéma Castille à Poitiers ce jeudi 10 septembre. Des échanges autour du documentaire "Suicide : brisons le tabou".
Poitiers
https://www.ici.fr/emissions/l-info-d-ici-ici-poitou/depuis-dix-ans-l-asap-de-poitiers-accueille-les-ados-qui-ont-des-pensees-suicidaires-dans-la-vienne-7170479

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 ARS IDF 

Besoin d'aide face au suicide ? Découvrez les dispositifs de prévention, les lignes d'écoute et les ressources disponibles en Île-de-France
8 septembre 2026


Le 10 septembre a lieu la journée mondiale de prévention du suicide. A cette occasion, focus sur les dispositifs déployés en Île-de-France pour accompagner les personnes à risque suicidaire, leurs proches et les professionnels qui leur viennent en aide.

Prévention du suicide : comment obtenir de l'aide et agir en Île-de-France

La prévention du suicide repose sur des dispositifs d’aide, d’écoute, de suivi et de formation. En Île-de-France, le 3114, VigilanS, Nightline et d’autres acteurs de terrain accompagnent les personnes en souffrance, leurs proches et les professionnels. Retrouvez les principales ressources disponibles.
Besoin d'aide immédiate : qui contacter face à une crise suicidaire ?

Une personne confrontée à des pensées suicidaires, un proche inquiet ou un professionnel face à une situation de crise suicidaire peut s’appuyer sur des dispositifs spécialisés.

En cas de danger immédiat ou de risque de passage à l’acte imminent, le ministère chargé de la Santé recommande d’appeler le SAMU au 15 ou le 112, numéro européen d’urgence.

Pour une situation de souffrance ou des idées suicidaires, le 3114, numéro national de prévention du suicide, constitue le dispositif de référence.
Le 3114 : le numéro national de prévention du suicide gratuit et 24h/24

Le 3114 est le numéro national de prévention du suicide. Il est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, gratuitement et de manière confidentielle.

Il s’adresse à toute personne confrontée à une crise suicidaire, mais également aux proches, aux professionnels, aux personnes endeuillées par un suicide et aux institutions confrontées à une situation de ce type.

En Île-de-France, un centre répondant est ouvert depuis janvier 2023. Il est porté par le GHU Paris psychiatrie et neurosciences et l’AP-HP. Les appels sont pris en charge par des professionnels formés, notamment des psychologues et des infirmiers ayant une expérience dans le domaine de la psychiatrie et de la prévention du suicide.

Depuis sa création, le 3114 a reçu plus de 300 000 appels provenant d’Île-de-France.

En savoir plus : 3114.fr
Nightline : le service d'écoute pour la santé mentale des étudiants franciliens

Nightline est une association destinée notamment aux étudiants et aux jeunes.

Elle agit dans le domaine de la santé mentale et de la prévention du suicide en proposant une aide à distance et des actions de prévention adaptées à ce public.

Son service d’écoute permet notamment aux étudiants qui ressentent du mal-être, de la solitude ou une détresse émotionnelle de disposer d’un espace d’écoute assuré par d’autres étudiants formés.

L’ARS Île-de-France soutient et valorise ce dispositif dans le cadre de sa politique régionale de prévention du suicide.
Découvrir Nightline

Comment aider un proche face aux pensées suicidaires ?

Lorsqu’on s’inquiète pour une personne de son entourage, il peut être difficile de savoir comment réagir ou vers qui l’orienter.

Le site Psycom, organisme national d’information sur la santé mentale, propose des ressources et informations dédiées aux personnes qui s’inquiètent pour un proche ayant des pensées suicidaires. Elle présente les repères utiles, les ressources auxquelles s’adresser et les dispositifs d’aide existants.

Je m’inquiète pour une personne de mon entourage : consulter les informations de Psycom

Quand on a des pensées suicidaires – Psycom – Santé Mentale Info

Le 3114 peut également être contacté par les proches qui s’interrogent sur une situation ou ont besoin d’être orientés vers un dispositif adapté.


Les dispositifs de prévention et de suivi en Île-de-France

La prévention du suicide ne repose pas uniquement sur la réponse aux situations d’urgence.

Elle comprend également des dispositifs permettant de maintenir le lien après une tentative de suicide, de renforcer le repérage des personnes en souffrance et de former les acteurs susceptibles d’être confrontés à une situation de crise.

En Île-de-France, l’ARS déploie plusieurs actions dans le cadre de la stratégie nationale de prévention du suicide et du Projet régional de santé 2023-2028.
Le dispositif VigilanS : l'accompagnement des personnes après une tentative de suicide

Une tentative de suicide constitue une période de vulnérabilité particulière. Pour limiter le risque de nouvelle tentative, le dispositif VigilanS organise un système de veille et de maintien du contact avec les personnes après leur prise en charge.

Toute personne prise en charge pour une tentative de suicide peut ainsi se voir proposer une prise en charge par le dispositif VigilanS au moment de sa sortie.

La personne est ensuite régulièrement recontactée par des professionnels formés, appelés « vigilanseurs ». Elle dispose également d’un numéro lui permettant de joindre directement l’équipe.

Son médecin traitant et, lorsqu’elle est suivie, son psychiatre sont informés de son entrée dans le dispositif afin de favoriser la continuité du parcours de soins.

VigilanS est aujourd’hui déployé dans tous les départements d’Île-de-France. Les quatre dispositifs franciliens ont inclus plus de 15 000 personnes depuis leur création. Selon une évaluation menée par Santé publique France, le risque de réitération suicidaire ou de décès par suicide est réduit de 38% pour les patients un an après leur inclusion dans VigilanS.

En savoir plus : Santé publique France
Les formations en prévention du suicide

La formation des acteurs de terrain constitue un autre axe de la prévention du suicide.

Trois formations standardisées élaborées par le Groupement d’Études et de Prévention du Suicide (GEPS) sont déployées en Île-de-France.

Les formations « Évaluation et Orientation » et « Intervention de Crise » s’adressent aux professionnels cliniciens.

La formation « Sentinelle » est quant à elle destinée à des citoyens ou professionnels non soignants identifiés dans différents milieux de vie. Elle vise à leur permettre de repérer une personne susceptible d’être en difficulté et de l’orienter vers les ressources d’évaluation ou de soins appropriées.

Cette organisation permet de créer un réseau d’acteurs en capacité de faciliter l’accès aux dispositifs spécialisés, notamment dans des environnements où les risques psychosociaux ou certaines situations de vulnérabilité nécessitent une vigilance particulière.

En savoir plus sur les formations en prévention du suicide en Île-de-France
Les premiers secours en santé mentale : se former pour mieux orienter

Les Premiers secours en santé mentale (PSSM) permettent à des citoyens de se former pour mieux repérer une personne rencontrant une difficulté de santé mentale, entrer en relation avec elle et l’orienter vers les ressources appropriées.

Cette démarche ne remplace pas l’intervention des professionnels de santé ni les dispositifs spécialisés de prévention du suicide. Elle participe à la construction d’un environnement où davantage de personnes savent identifier les ressources disponibles et faciliter l’accès aux soins.

L’ARS Île-de-France présente les premiers secours en santé mentale parmi les dispositifs permettant d’articuler premier recours et soins spécialisés.

En savoir plus sur les premiers secours en santé mentale et l’accès aux soins spécialisés


Accompagner les personnes endeuillées par un suicide

En Île-de-France, des dispositifs de postvention après un suicide se développent, auprès des professionnels de santé confrontés au suicide de patients (développement hospitalier de ressources), ou auprès des familles et des proches endeuillés.

Les personnes confrontées au deuil par suicide peuvent notamment contacter le 3114, disponible 24h/24 et 7j/7. Ses professionnels sont formés pour les écouter et les orienter vers des ressources d’aide de proximité.

L’association Empreintes et la plateforme Espoir recensent enfin des ressources destinées aux personnes confrontées au suicide d’un proche.

En savoir plus : espoir-suicide.fr et empreintes-asso.com

La prévention du suicide : un enjeu de santé publique en Île-de-France

La prévention du suicide est une priorité de santé publique et l’un des axes du Projet régional de santé 2023-2028 de l’ARS Île-de-France.

Selon le Bulletin de Santé Publique Île-de-France 2023, 4 % des Franciliens âgés de 18 à 85 ans déclaraient avoir pensé au suicide, une proportion comparable à celle observée dans le reste de la France. 6 % des personnes âgées de 18 à 85 ans déclaraient un passage à l’acte au cours de leur vie, avec une proportion plus importante chez les femmes que chez les hommes, respectivement 7 % et 4 %.

Certaines populations sont plus particulièrement concernées par le risque suicidaire, notamment les jeunes, les personnes détenues, les personnes âgées, les agriculteurs ou certaines minorités sexuelles.

La stratégie régionale associe plusieurs leviers : amélioration du suivi des suicides et des tentatives de suicide, développement des dispositifs destinés aux personnes à risque, suivi après une tentative avec VigilanS, formation des acteurs de terrain, déploiement du 3114 et développement de la postvention.

Cette politique s’inscrit dans la stratégie nationale de prévention du suicide, avec un objectif commun : renforcer les dispositifs disponibles à chaque étape, depuis l’aide immédiate et l’orientation vers les soins jusqu’au suivi des personnes ayant réalisé un geste suicidaire et au soutien aux proches.

Aller plus loin

Liens utiles

La prise en charge des crises et des urgences psychiatriques

Dépression post-partum : un enjeu de santé publique au cœur des priorités régionales

Nightline : une association qui prend soin de la santé mentale des jeunes

Le 3114 : le numéro de prévention du suicide

source https://www.iledefrance.ars.sante.fr/besoin-daide-face-au-suicide-decouvrez-les-dispositifs-de-prevention-les-lignes-decoute-et-les 

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« La culpabilité est très forte chez les personnes de l’entourage » : une toute nouvelle plateforme pour faire avancer la prévention du suicide en France et aider les proches touchés

Alors que la France accuse un sérieux retard sur la prévention du suicide, le Dr Édouard Leaune, psychiatre au sein d’un centre hospitalier de Lyon, lance la plateforme Espoir-suicide.fr. Objectif : aider les proches endeuillés.

Créé le 9 septembre 2026 https://www.nicematin.com/*
Un praticien lyonnais crée une plateforme pour aider les proches touchés par le suicide.
Photo d’illustration kieferpix / Getty Images

« Notre culture de la prévention du suicide est encore à améliorer », dit à l’AFP le Dr Edouard Leaune, psychiatre au centre hospitalier lyonnais le Vinatier, où a été créée la plateforme Espoir-suicide.fr, pour aider les proches endeuillés.

Comment « Espoir » a-t-il été conçu, en faisant coopérer des professionnels et personnes endeuillées ?

Nous avons créé ce projet pour accompagner les personnes endeuillées par le suicide d’un proche. Parce qu’elles en parlaient comme d’un tsunami : “Quand c’est arrivé, on était perdus, on ne savait pas où trouver de l’aide…”.

Notre plateforme www.espoir-suicide.fr fait trois choses. D’une part, elle informe sur ce qu’est le deuil après un suicide, les émotions, les difficultés, les problèmes administratifs, matériels, etc. Notre équipe professionnelle répond aux questions.

"Nous partageons des témoignages de personnes endeuillées : celles-ci ont tout d’un coup l’impression d’être différentes"

Ensuite, Espoir répertorie sur une carte interactive les dispositifs existants, qu’ils soient associatifs, hospitaliers, libéraux, partout en France.

Enfin, nous partageons des témoignages de personnes endeuillées : celles-ci ont tout d’un coup l’impression d’être différentes, elles ont besoin d’être en lien avec des gens qui ont vécu la même chose. S’il n’y a pas d’obligation de voir un psychologue ou un psychiatre, c’est recommandé, comme les groupes de parole.

Comment aide-t-on les proches ?

La culpabilité est très forte chez les personnes de l’entourage, qui ont le sentiment de ne pas avoir fait ce qu’il fallait ou d’avoir fait ce qu’il ne fallait pas… Pour les parents endeuillés, la parentalité devient très compliquée, un conjoint va se demander : « Qu’est-ce que j’ai loupé ? »

"C’est une déflagration qui remet en cause qui vous êtes et votre expérience"

La première chose à faire, c’est de ne pas balayer cette culpabilité. Il ne faut pas dire, “Cela n’est pas de ta faute, ne te sens pas coupable”. Ce genre de phrase ne marche pas. Il vaut mieux dire : “Je comprends que tu te dises que tu aurais pu faire plus, ou différemment”.

Et entendre des témoignages permet de se dire “cela n’est pas de sa faute à ce monsieur, si sa femme s’est suicidée, ce n’est pas un mauvais mari. Donc ça n’est peut-être pas de la mienne non plus…”

Vivre ce deuil est si difficile qu’il y a des jours où l’on peut avoir soi-même envie d’en finir : c’est pourquoi la « postvention », l’ensemble des mesures mises en place après un décès par suicide, est aussi de la prévention.


À lire aussi Lancement du 3114, numéro national de prévention du suicide

La France a-t-elle progressé dans la prévention des suicides, dont on célèbre la Journée internationale jeudi ?

Depuis 30 ans, le nombre de suicides a globalement diminué et depuis 10-15 ans, nous avons largement rattrapé notre retard sur les dispositifs de prévention, avec le numéro national 3114, le dispositif de veille VigilanS pour prévenir la récidive, et des associations à portée nationale.

"Cela aidera à faire tomber le tabou"

Aussi, les médias parlent du suicide de manière plus juste, grâce au programme (de prévention) Papageno notamment. Au niveau du grand public, le tabou, le stigmate, sont en train de diminuer.

Aujourd’hui nous voulons faire entendre la voix des personnes qui ont fait des tentatives de suicide, de celles endeuillées : cela aidera à faire tomber le tabou. Et notre culture globale de la prévention est encore à améliorer.

Mais le nombre de suicides augmente chez les jeunes ?

En effet il y a dans les pays à hauts revenus une alerte sur les jeunes, accélérée par le Covid, mais qui a débuté il y a une dizaine d’années, et pour laquelle il ne faut pas blâmer uniquement les réseaux sociaux. Le risque augmente aussi chez les personnes âgées, donc aux deux âges extrêmes de la vie.


"Comment est-ce qu’on touche des populations plus éloignées des dispositifs ?"

Or, nos outils de prévention, pensés pour la population active, marchent très bien auprès des 25-65 ans.

Il faut des dispositifs dédiés aux personnes âgées, qui ne vont pas aller sur internet, ni appeler un numéro… c’est aussi l’enjeu des inégalités sociales de santé : comment est-ce qu’on touche des populations plus éloignées des dispositifs ? En France, on en parle mais la marge d’action reste encore importante.

https://www.nicematin.com/sante/la-culpabilite-est-tres-forte-chez-les-personnes-de-l-entourage-une-toute-nouvelle-plateforme-pour-faire-avancer-la-prevention-du-suicide-en-france-et-aider-les-proches-touches-10720329

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Prévention du suicide : les dispositifs mobilisés en Hauts-de-France pour agir et accompagner Communiqué de presse
9 septembre 2026

À l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide, le 10 septembre, l’Agence régionale de santé Hauts-de-France fait le point sur les principaux dispositifs déployés en région pour mieux accompagner les personnes en difficulté, soutenir leur entourage et les professionnels, mais aussi agir sur les facteurs de risque.

En France, la mortalité par suicide globale continue de diminuer d’année en année. Cette évolution ne doit toutefois pas masquer l’importance du phénomène : environ 9 000 personnes décèdent chaque année par suicide et le nombre de tentatives est estimé à 200 000 par an, avec une augmentation des conduites suicidaires constatée chez les jeunes filles. En Hauts-de-France, près de 900 décès par suicide sont enregistrés chaque année. En 2024, 6,5 % des 18-79 ans de la région déclaraient avoir eu des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois et 6,7 % indiquaient avoir déjà effectué une tentative de suicide au cours de leur vie.

À l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide, le 10 septembre, l’Agence régionale de santé Hauts-de-France fait le point sur les principaux dispositifs déployés en région pour mieux accompagner les personnes en difficulté, soutenir leur entourage et les professionnels, mais aussi agir sur les facteurs de risque.
Le 3114 : une écoute accessible à tout moment

Le 3114 est le numéro national de prévention du suicide. Gratuit, confidentiel et accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, il s’adresse aux personnes confrontées à des pensées suicidaires ou à une situation de détresse, mais également à leurs proches, aux personnes endeuillées par suicide et aux professionnels qui souhaitent être conseillés.

Les appels sont pris en charge par des psychologues et des infirmiers, disposant notamment d’une expérience en psychiatrie et dans le champ de la prévention du suicide.

En Hauts-de-France, le centre répondant du 3114 est implanté à Lille et assure la réponse aux appels provenant de la région.
VigilanS : maintenir le lien après une tentative de suicide

Après une tentative de suicide, le risque de récidive et de décès par suicide reste particulièrement important. Le maintien du contact avec la personne constitue ainsi un levier essentiel de prévention. C’est tout l’objectif de VigilanS, un dispositif créé en 2015 dans les Hauts-de-France et désormais déployé à l’échelle nationale.

À sa sortie de l’hôpital après une tentative de suicide, la personne peut intégrer VigilanS. Des professionnels spécifiquement formés assurent ensuite un suivi et reprennent régulièrement contact avec elle. En cas de difficulté ou de nouvelle situation de mal-être, ces soignants peuvent intervenir et orienter la personne vers les ressources adaptées. La personne peut également les joindre directement via un numéro gratuit.

Deux centres coordinateurs, à Lille et à Amiens, assurent le déploiement du dispositif dans la région. La région a par ailleurs été pionnière dans l’expérimentation d’une adaptation du dispositif au milieu carcéral.
Former pour mieux repérer et prendre en charge les situations de crise suicidaire

Parce que chacun peut être amené à rencontrer une personne en situation de souffrance ou de crise, la formation constitue un autre axe majeur de la prévention. L’ARS Hauts-de-France finance trois modules de formation, adaptés aux différents profils des personnes amenées à intervenir auprès de personnes à risque. Ces trois formations sont graduées avec un premier niveau à destination du grand public et professionnels non cliniciens pour développer les capacités de repérage précoce ; un deuxième est destiné aux professionnels disposant d’une formation à l’entretien clinique, comme les médecins, psychologues ou infirmiers ; le troisième s’adresse aux cliniciens régulièrement confrontés aux situations de crise suicidaire, notamment au sein des SAMU et des services d’urgence.

Ces formations s’inscrivent dans la stratégie de formation à la prévention du suicide 2025-2028 déployée par l’agence.
Papageno : prévenir la contagion suicidaire et sécuriser les lieux à risque

Financé par l’ARS dans la région, le programme Papageno soutient notamment les actions de postvention, c’est-à-dire les mesures mises en place après un suicide pour accompagner les personnes touchées et limiter les conséquences de l’événement sur un collectif. La postvention contribue ainsi à prévenir les phénomènes de contagion suicidaire. En Hauts-de-France, des plans de postvention ont ainsi été élaborés au niveau des rectorats, d’universités ou encore d’établissements sanitaires. Une expérimentation est également menée pour adapter cette démarche aux EHPAD.

Le programme Papageno accompagne par ailleurs les acteurs locaux dans l’identification et la sécurisation des lieux à risque suicidaire, en lien avec les collectivités territoriales et les gestionnaires d’infrastructures. L’objectif est notamment de limiter l’accès aux moyens létaux et de renforcer la prévention et la vigilance sur les sites particulièrement exposés.
La santé mentale, une priorité régionale, notamment pour les jeunes

La prévention du suicide fait partie intégrante d’une politique globale en faveur de la santé mentale, dont l’ARS a fait une priorité de santé publique avec le déploiement d’une feuille de route reposant sur 62 actions. Ces actions visent notamment à lutter contre la stigmatisation des troubles psychiques, à renforcer la prévention et la promotion de la santé mentale, à favoriser le repérage précoce des situations de fragilité, à améliorer l’orientation et l’accès aux soins et à accompagner le rétablissement des personnes concernées. Cet engagement s’inscrit dans une attention particulière portée aux jeunes, pour lesquels le repérage précoce et l’accès à des ressources adaptées constituent des enjeux essentiels de prévention.

https://www.hauts-de-france.ars.sante.fr/prevention-du-suicide-les-dispositifs-mobilises-en-hauts-de-france-pour-agir-et-accompagner 
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SANTE PUBLIQUE

Prévention du suicide : l'appel de professionnels aux candidats à la présidentielle
Publié le 07/09/2026  https://www.infirmiers.com/*

Les candidats à l'élection présidentielle doivent «se saisir de la question du suicide», qui est en France la deuxième cause de mortalité chez les 15-25 ans et la première chez les femmes dans l'année qui suit leur accouchement, plaident des professionnels de la prévention.

La France enregistre près de 9 000 suicides par an, «trois fois plus que les accidents mortels de la voie publique», un chiffre «en diminution très lente» malgré les dispositifs en place, déclare Charles-Edouard Notredame, secrétaire général de Prévention suicide France, à l'approche du 10 septembre, Journée mondiale de la prévention du suicide.

Avec 13,4 suicides pour 100 000 habitants en 2022, La France présente «l'un des taux les plus élevés d'Europe» et sa prévention pour laquelle «il existe des dispositifs efficaces», «doit être une priorité», dit Santé publique France.

"Il faut une vraie logique interministérielle"

En cette année d'avant-présidentielle, «l'ensemble des candidats seraient bien inspirés d'intégrer la question de la psychiatrie, de la santé mentale et de la prévention du suicide dans leur programme», selon M. Notredame, psychiatre de l'enfant et de l'adolescent au CHU de Lille. «S'il y a bien une thématique transpartisane, c'est bien la prévention du suicide, qui concerne l'agriculture, les armées, l'intérieur, l'école, la santé... c'est majeur». De fait, «chaque suicide endeuille en moyenne six personnes, mais touche aussi 136 personnes indirectement... chacun connaît de près ou de loin quelqu'un qui s'est suicidé. Et ça, on n'en parle pas, ou très peu, malgré la fréquence du phénomène», souligne le praticien.

Début juillet, des professionnels de santé, chercheurs et responsables associatifs ont appelé le gouvernement à une mobilisation accrue, jugeant que «l'État n'est plus au rendez-vous de la prévention» malgré des «signaux plus qu'inquiétants», dans une lettre ouverte signée par quelque 800 personnes, selon ses promoteurs.

Le vote du budget sera «un moment de vérité: la prévention du suicide restera-t-elle une priorité pour le gouvernement? Les moyens seront-ils maintenus?», s'interroge Bénédicte Dufour, déléguée générale de l'association Prévention Suicide France. «Il faut une vraie logique interministérielle pour que ces préoccupations soient partagées, mais aussi que les acteurs de terrain et experts soient pris en considération et que l'élaboration de la stratégie se fasse en plein partenariat» avec eux, ajoute-t-elle.

Le coût des comportements suicidaires a été évalué à 24 milliards d'euros annuels par l'Observatoire national du suicide. Le 3114, numéro national de prévention du suicide, est accessible 24h/24 et 7j/7 pour les personnes en souffrance avec des idées suicidaires ou leurs proches, et géré par des soignants.


La Rédaction d'Infirmiers.com avec l'AFP
https://www.infirmiers.com/profession-ide/interprofessionnalite/prevention-du-suicide-lappel-de-professionnels-aux-candidats-la-presidentielle




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ARS GRAND EST  

Journée internationale de prévention du suicide : c'est le moment d'en parler en Grand Est !Actualité
JIPS 2026 Vignette Prévention suicide 3114 "C'est le moment"

Chaque année le 10 septembre, la Journée mondiale de prévention du suicide invite chacun à se mobiliser autour d'un message essentiel : parler du suicide peut sauver des vies. Cette journée est l'occasion de sensibiliser le grand public, de faire connaître les ressources d'aide et de rappeler que chacun peut contribuer, à son échelle, à prévenir le risque suicidaire.

Les actions pour sensibiliser


Pour que ce sujet puisse être abordé sans tabou, l'Agence Régionale de Santé Grand Est et l'ensemble de ses partenaires, notamment les professionnels,  se mobilisent pour proposer des actions de sensibilisation, d'information et d'échange ouvertes à tous. Ensemble, ils rappellent qu'il est possible de trouver de l'écoute, du soutien et de l'aide, et que la prévention du suicide est l'affaire de tous. La santé n’est pas que physique, notre santé mentale est aussi essentielle et il faut en prendre soin.


Créée à l'initiative de l'Association internationale pour la prévention du suicide et de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette journée mondiale vise à lever les idées reçues et les tabous qui entourent encore le suicide. Oser parler de sa souffrance, écouter un proche en difficulté ou l'orienter vers les dispositifs adaptés sont autant de gestes qui peuvent faire la différence

 

Aller plus loin

En savoir plus

Santé mentale et prévention du suicide : une vigilance qui reste nécessaire en Grand Est

Les conduites suicidaires demeurent un enjeu majeur de santé publique. En Grand Est, près de 7 000 passages aux urgences et plus de 7 000 hospitalisations pour geste auto-infligé ont été recensés en 2024. En 2023, 739 décès par suicide ont été enregistrés dans la région. Les données montrent également une vulnérabilité particulière chez certains publics, notamment les jeunes, en particulier les jeunes femmes, ainsi que des disparités selon les territoires.

Face à ces constats, de nombreuses ressources existent pour mieux comprendre les facteurs de risque, repérer les signes de souffrance psychique et orienter les personnes vers les dispositifs d'aide adaptés.

Grand public : comprendre les conduites suicidaires et connaître les ressources d'aide
Retrouvez les principaux chiffres, les facteurs de risque, les moyens de prévention et les dispositifs d'écoute et d'accompagnement. Santé publique France – Conduites suicidaires en France : bilan 2024

Jeunes, parents et professionnels de l'éducation : mieux comprendre la santé mentale des adolescents
Cette enquête nationale apporte un éclairage spécifique sur le bien-être psychique, les pensées suicidaires et les tentatives de suicide chez les collégiens et lycéens. EnCLASS 2024 – Santé mentale et bien-être des adolescents

Professionnels, acteurs de prévention et décideurs : données sur les pensées suicidaires et les tentatives de suicide
Résultats du Baromètre de Santé publique France 2024, avec des analyses par âge, sexe et territoire permettant de mieux cibler les actions de prévention.  Baromètre Santé publique France 2024 – Pensées suicidaires et tentatives de suicide

 

https://www.grand-est.ars.sante.fr/journee-internationale-de-prevention-du-suicide-cest-le-moment-den-parler-en-grand-est 



ARS PACA

Septembre Jaune : un mois pour prévenir le suicide et libérer la parole

31 août 2026





Chaque année, le 10 septembre marque la Journée internationale de prévention du suicide (JIPS). Cette journée symbolique s’inscrit dans un mois de mobilisation plus large, baptisé Septembre Jaune.

La mobilisation autour de Septembre Jaune est essentielle. En parler, c’est déjà prévenir.

La France reste fortement touchée par le suicide, en particulier chez les jeunes :

  • Environ 200 000 tentatives de suicide sont recensées chaque année.
  • En 2023, 8848 décès par suicide ont été recensés - Ce nombre correspond à un taux standardisé de 13 décès pour 100 000 habitants (- 4 % par rapport à 2022)
  • Le suicide est la 1ʳᵉ cause de mortalité évitable chez les 25-34 ans, et la 2ᵉ chez les 18-25 ans. En 2022, d’après les résultats de l’enquête Escapad, 3,3 % des adolescents de 17 ans déclarent avoir fait au cours de leur vie une tentative de suicide ayant nécessité une hospitalisation. Près d’un jeune sur cinq déclare avoir pensé au moins une fois au suicide au cours des 12 mois précédant l’enquête. Ce phénomène, très marqué par le genre, concerne deux fois plus souvent les filles que les garçons (24,0 % contre 12,3 %), avec une hausse inédite des hospitalisations pour gestes auto-infligés chez les adolescentes (Sources : SPF 2024, Drees 2024).
  • Le taux de suicide est plus élevé chez les hommes que chez les femmes, avec un risque accru chez les hommes âgés : Près de 3 décès sur 4 concerne des hommes. Et les hommes de 65 ans et plus et de 45-64 ans sont les classes d’âge présentant les taux les plus élevés.

Depuis 2000, la mortalité par suicide a diminué de 30 %, grâce à l’action coordonnée de nombreux acteurs et à la mise en œuvre d’une stratégie nationale de prévention, pilotée par le ministère chargé de la Santé.

Les spécificités régionales

L’ARS Paca poursuit le renforcement de sa politique de prévention pour mettre œuvre un ensemble d’actions coordonnées sur le territoire, en lien avec de nombreux acteurs très impliqués, notamment associatifs :

  • La formation sentinelle qui s’adresse à des citoyens ou des professionnels non cliniciens pour repérer et orienter la personne (vers un évaluateur ou vers un intervenant de crise ou le SAMU)

  • La formation Papageno de prévention du suicide créé pour sensibiliser les acteurs des médias, conseiller et accompagner les institutions et les collectivités territoriales ou Mobiliser l’engagement des professionnels et des citoyens

  • Les maisons des adolescents sont des structures pluriprofessionnelles qui constituent des lieux ressource sur l’adolescence et ses multiples problématiques à destination des adolescents, des jeunes, des familles et des professionnels. Ce sont des espaces d'accueil, d’évaluation, d'accompagnement et d’orientation ciblant les adolescents et les jeunes âgés de 11 à 25 ans.
  • Fil Santé Jeunes - 0 800 235 236 : Service d’écoute anonyme et gratuit pour les 12-25 sur les thèmes de la santé, de la sexualité, de l’amour, du mal être, etc. Permanence d’écoute téléphonique tous les jours de 9h00 à 23h00. /Tchat individuel ouvert tous les jours de 9h00 à 22h00.

  • Une cartographie des lieux à risque pour mieux prévenir. Les « hot-spot » suicidaires sont des lieux généralement publics utilisés pour se suicider compte tenu de leur facilité d’accès, de leur dangerosité (voie ferrée, ponts, falaises…) et de leur visibilité. Un site qui compte plus de 2 décès par suicide à un seul endroit en 5 ans doit alerter et être traité de manière appropriée. La mission de l’ARS Paca, en lien étroit avec la Préfecture, est d’identifier ces lieux pour y développer des actions de prévention collectives et individuelles.

Depuis 2023, la stratégie de prévention du suicide et de sa récidive a été renforcée avec la mise en place d’un centre régional de prévention du suicide en Provence-Alpes-Côte d’Azur (CRPS Paca), qui intervient via trois dispositifs : 

  • VigilanS est un dispositif qui assure le maintien du contact avec la personne majeure qui a fait une tentative de suicide. Créé en 2015, le dispositif est un système de recontacte et d’alerte qui organise autour de la personne ayant fait une tentative de suicide un réseau de professionnels de santé pour garder le contact avec elle. 

    En 2024, plus de 1300 personnes ont été admises dans le dispositif VigilanS. Ils ont été orientés par un réseau de plus de 40 partenaires, principalement les services d’accueil des urgences du territoire.

  • Le 3114 : une ligne d’écoute gratuite, 24h/24 et 7j/7 et le numéro national de prévention du suicide, actif depuis octobre 2021. Accessible partout en France (y compris en Outre-mer), le 3114 offre une écoute confidentielle et professionnelle, assurée par des psychologues et infirmier·ères formé·es à la crise suicidaire. Ce service s’adresse :
    • Aux personnes en souffrance (écoute, évaluation, orientation),
    • Aux proches inquiets (famille, amis, collègues…),
    • Aux personnes endeuillées ou impactées par un suicide,
    • Aux professionnels (conseil, évaluation, orientation).
  • L’association ASMA dédié aux jeunes mineurs, assure un dispositif de veille, de recontacte, et d'appui à la coordination autour des adolescents suicidants avec pour objectif la baisse de la récidive des tentatives de suicide de l'adolescent. Créée en 2002, ASMA organise la coordination du parcours de soins et apporte un appui aux professionnels de la santé afin de limiter les ruptures de parcours. 

    En 2025, le dispositif de veille d’ASMA a enregistré 421 nouvelles entrées, soit une file active de 765 jeunes suivis en 2025. 

    ASMA collabore également avec l’Académie d’Aix-Marseille autour d’un projet « Bien ou quoi ? » pour sensibiliser les professionnels des établissements et développer les compétences psycho-scociales des jeunes. 

Aller plus loin

Documents à télécharger
Dossier partenariat JIPS (pdf, 1.12 Mo)
CRPS plaquette de présentation (pdf, 306.64 Ko)

Liens utiles

Kit de communication JIPS en téléchargement

source :  https://www.paca.ars.sante.fr/septembre-jaune-un-mois-pour-prevenir-le-suicide-et-liberer-la-parole