DANEMARK ETUDE RECHERCHE facteurs de risque différents chez les hommes et les femmes
Suicide : une vaste étude identifie des facteurs de risque différents chez les hommes et les femmes L'étude
montre que les maladies et les blessures physiques augmentent le risque
de suicide chez les hommes, mais pas chez les femmes.
BraunS
Publié le
(Relaxnews)
- Une étude réalisée sur l'ensemble de la population danoise a
identifié des facteurs de suicide qui peuvent varier selon le profil des
personnes dites "à risque". Le fait de souffrir d'une maladie physique
serait par exemple un facteur plus fréquent chez les hommes que chez les
femmes.
Cette étude parue dans JAMA Psychiatry porte
sur 14.103 personnes décédées par suicide, issues de 8 registres
nationaux danois de la santé et des services sociaux menés entre le 1er
janvier 1995 et le 31 décembre 2015. La population étudiée comprenait
toutes les personnes (265.183) nées ou résidant au Danemark au 1er
janvier 1995. Les données ont été analysées du 5 novembre 2018 au 13 mai
2019. Les facteurs d'expositions au risque de suicide comprenaient 1
339 variables, déterminées à l'aide d'un algorithme.
"Le suicide est incroyablement difficile à prédire, parce que chaque
décès par suicide est le résultat de multiples facteurs de risque en
interaction dans la vie d'une personne", souligne le Dr Jaimie Gradus,
professeur agrégé d'épidémiologie à la Boston University School of
Public Health (BUSPH) et auteur principal de l'étude. Les résultats montrent par exemple que les maladies et les blessures
physiques augmentent le risque de suicide chez les hommes, mais pas chez
les femmes. Les chercheurs à l'origine des travaux ont également
découvert que le risque était plus important chez une personne
diagnostiquée de troubles psychiatriques à qui on avait prescrit des
médicaments psychotropes quatre ans avant le suicide, que lorsque les
ordonnances étaient faites six mois auparavant. Le Dr Gradus et son équipe insistent sur le fait que ces travaux ne
permettent pas de créer un outil capable de mesurer à la perfection le
risque de suicide, compte tenu du fait que les dossiers médicaux
comprennent rarement les expériences susceptibles de précipiter le
passage à l'acte, comme une rupture amoureuse ou la perte d'un emploi.
Sans compter que les facteurs expliquant les tendances suicidaires dans
d'autres pays peuvent s'avérer différents de ceux observés Danemark. Toutefois, les chercheurs attirent sur les nouveaux facteurs décrits
dans cette étude, ainsi que sur la nécessité de les prendre en
considération pour prévenir le suicide, qui demeure un problème de santé
publique majeur. "Cette étude, est la première à ce jour à élaborer des
profils de risque de suicide fondés sur des données provenant de
l'ensemble de la population, une cohérence apparente avec ce que l'on
sait du risque de suicide a été notée, ainsi que des facteurs de risque
potentiellement importants et sous-étudiés qui présentent des profils de
risque de suicide uniques parmi certaines sous-populations", soulignent
ces derniers. https://www.ladepeche.fr/2019/12/10/suicide-une-vaste-etude-identifie-des-facteurs-de-risque-differents-chez-les-hommes-et-les-femmes,8595136.php
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Suicide: une vaste étude identifie des facteurs de risque différents chez les hommes et les femmes RTBF TENDANCE avec AFP Publié le mercredi 11 décembre 2019 à 16h00
Une étude réalisée sur l'ensemble de la population danoise a
identifié des facteurs de suicide qui peuvent varier selon le profil des
personnes dites "à risque". Le fait de souffrir d'une maladie physique
serait par exemple un facteur plus fréquent chez les hommes que chez les
femmes.
Cette étude parue dans JAMA Psychiatry porte
sur 14.103 personnes décédées par suicide, issues de 8 registres
nationaux danois de la santé et des services sociaux menés entre le 1er
janvier 1995 et le 31 décembre 2015. Les facteurs d'expositions au
risque de suicide comprenaient 1.339 variables, déterminées à l'aide d'un algorithme.
Des risques liés au genre"Le suicide est incroyablement difficile à prédire parce que chaque décès par suicide est le résultat de multiples facteurs de risque en interaction dans la vie d'une personne", souligne l'auteur principal de l'étude.
Les résultats montrent par
exemple que les maladies et les blessures physiques augmentent le risque
de suicide chez les hommes, mais pas chez les femmes.
Les chercheurs à l'origine des travaux ont également découvert que le
risque était plus important chez une personne diagnostiquée de troubles
psychiatriques à qui on avait prescrit des médicaments psychotropes
quatre ans avant le suicide, que lorsque les ordonnances étaient faites
six mois auparavant.
Explorer tous les profils
Le Dr Gradus et son équipe insistent sur le fait que ces travaux ne permettent pas de créer un outil capable de mesurer à la perfection
le risque de suicide, compte tenu du fait que les dossiers médicaux
comprennent rarement les expériences susceptibles de précipiter le
passage à l'acte, comme une rupture amoureuse ou la perte d'un emploi.
Toutefois, les chercheurs attirent sur les nouveaux facteurs décrits
dans cette étude, ainsi que sur la nécessité de les prendre en
considération pour prévenir le suicide, qui demeure un problème de santé
publique majeur.
Cette étude est la première à ce jour à élaborer des profilsde risque de suicide fondés sur des données provenant de l'ensemble de la population.
"Une cohérence apparente avec ce que l'on sait du risque de
suicide a été notée, ainsi que des facteurs de risque potentiellement
importants et sous-étudiés, qui présentent des profils de risque de suicide uniques parmi certaines sous-populations", soulignent ces derniers.