jeudi 29 octobre 2026

ROYAUME UNI Les évaluations de prévention du suicide deviennent obligatoires pour la conception des routes au Royaume-Uni

Les évaluations de prévention du suicide deviennent obligatoires pour la conception des routes au Royaume-Uni

National Highways, en partenariat avec le UK Roads Leadership Group (UKRLG), a piloté la création de ce qu'elle considère comme la première évaluation obligatoire de prévention du suicide en Europe pour certains projets d'infrastructures routières.

Le développement de la norme d'évaluation et de révision de la prévention du suicide (SPAR) permettra d'intégrer la prévention du suicide dans la planification, la conception et la réalisation des projets routiers sur les autoroutes et les routes nationales à usage général au Royaume-Uni.

Le DMRB (Manuel de conception des routes et des ponts) GG 920 – Évaluation et examen de la prévention du suicide a été publié le 19 octobre.

L'organisme Standards for Highways, supervisé par les autorités routières compétentes du Royaume-Uni, indique que la norme « définit les projets routiers applicables pour lesquels des évaluations et des examens de prévention du suicide sont requis, ainsi que les exigences relatives au processus ».

La norme exige que les équipes de projet évaluent « les risques liés au suicide et envisagent les possibilités de les réduire grâce à la planification et à la conception des projets routiers et des ponts », a déclaré National Highways.

Elle nécessite également un examen continu afin d'assurer un suivi constant des risques et de garantir la mise en œuvre d'interventions appropriées.

Les autorités locales seront impliquées afin que les évaluations prennent en compte l'expertise locale.

« Tragiquement, on estime à 60 le nombre de suicides présumés qui se produisent chaque année sur les autoroutes et les routes principales d'Angleterre, ce qui représente plus d'un décès sur cinq sur les routes chaque année », a déclaré National Highways.

Ce travail sur la norme s'inscrit dans le cadre de l'approche plus globale de l'agence en matière de prévention du suicide et de son ambition de faire en sorte que personne ne soit blessé sur ses routes.

« Grâce au processus d’évaluation, les équipes de projet peuvent identifier des opportunités pour mettre en place des mesures contribuant à réduire les risques, telles que la modification de l’accès aux lieux à haut risque, l’installation de barrières anti-escalade, l’examen des structures pour déceler les risques de suicide involontaire et la conception d’infrastructures de manière à dissuader les personnes vulnérables de se mettre en danger », a-t-il ajouté.

Cette norme s'applique aux nouveaux projets routiers, ainsi qu'aux grands travaux d'amélioration, de rénovation et d'entretien où des risques liés au suicide peuvent exister.

En annonçant que la norme deviendra obligatoire, National Highways a déclaré : « Cette norme s'appuie sur les recommandations publiées par National Highways et UKRLG à l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide l'année dernière.

« Bien que les recommandations encouragent la prise en compte de la prévention du suicide, la norme Spar en fait une composante obligatoire du développement des projets routiers concernés. »

Nicola Tweedie, responsable de la prévention du suicide chez National Highways, a déclaré : « Chaque suicide est une tragédie qui a un impact dévastateur sur les familles, les amis et les communautés. »

« Si la planification des infrastructures ne peut à elle seule empêcher toutes les tragédies, elle peut néanmoins jouer un rôle important dans la réduction des risques et la création d’environnements plus sûrs. »

« Il s’agit d’un changement important qui contribuera à assurer la sécurité des usagers de la route. »

Sarah Ruane, directrice adjointe des politiques, des pratiques et de l'influence chez Samaritans, a déclaré : « Nous saluons cette norme, qui témoigne d'un leadership positif en reconnaissant comment la conception et la gestion du réseau routier peuvent contribuer à la prévention du suicide.

« Intégrer la prévention du suicide dans la planification et la prise de décision est une étape importante pour réduire les risques, contribuer à sauver des vies et encourager d’autres secteurs à réfléchir au rôle qu’ils peuvent également jouer. »

Nicola Head, vice-présidente du UK Bridges Board, a déclaré au nom du UK Roads Leadership Group : « Cette norme fournit un cadre pratique pour aider les propriétaires d'infrastructures à collaborer avec les professionnels de la santé, à envisager des interventions efficaces et à prendre des décisions éclairées susceptibles de sauver des vies. »

source https://www.newcivilengineer.com/latest/suicide-prevention-assessments-become-mandatory-for-road-designs-in-the-uk-27-10-2026/ 

ETUDE RECHERCHE Cognitive modulation of the relationship between psychological pain and childhood trauma in patients with a history of suicide attempts

Article Dans Une Revue Journal of Psychiatric Research Année : 2026

Cognitive modulation of the relationship between psychological pain and childhood trauma in patients with a history of suicide attempts


Stéphane Richard-Devantoy (1) , Véronique Desbeaumes Jodoin (2) , Manon Malestroit (3, 4) , Philippe Courtet (3, 4) , Emilie Olié (3, 4)


1 Douglas Mental Health University Institute [Montréal]
2 CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal - Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal
3 Département de Psychiatrie adulte [Hôpital de la Colombière - CHU Montpellier]
4 IGF - Institut de Génomique Fonctionnelle

Résumé
Background: Psychological pain and childhood trauma are strongly associated with suicidal behaviour in mood disorders. This study examined whether specific cognitive functions are associated with variability in the relationship between psychological pain, childhood trauma, and lifetime history of suicide attempt in patients with mood disorders, with or without psychiatric comorbidities. Methods: A total of 494 psychiatric inpatients with a current or past major depressive episode were assessed for psychological pain, childhood trauma, and cognitive functioning. Cognitive domains included decision-making, inhibitory control, and semantic and phonemic verbal fluency. Logistic regression models tested the association between these variables and a lifetime history of suicide attempt. Interaction terms were included, adjusting for age, sex, education, and depressive symptom severity. Results: Higher psychological pain was associated with increased odds of suicide attempt (OR = 1.13, 95% CI [1.03-1.25], p = 0.012), whereas lower semantic verbal fluency was associated with higher odds of a lifetime history of suicide attempt (OR = 0.96, 95% CI [0.93-0.99]). The interaction between psychological pain, childhood trauma, and semantic verbal fluency was statistically significant (OR = 0.999, 95% CI [0.998-1.000], p = 0.029), indicating that the association between psychological pain and suicide attempt varied according to trauma exposure and semantic verbal fluency. No significant interactions were observed for other cognitive domains. Conclusions: Semantic verbal fluency was associated with variability in the relationship between psychological pain, childhood trauma, and suicide attempt history, suggesting that cognitive processes contribute to the heterogeneity of suicide vulnerability. Given the cross-sectional design and the small effect sizes, these findings should be considered exploratory and warrant replication.
Soumis le : mercredi 21 octobre 2026-
Source et acces étude https://hal.science/hal-05830208v1

Citer
Stéphane Richard-Devantoy, Véronique Desbeaumes Jodoin, Manon Malestroit, Philippe Courtet, Emilie Olié. Cognitive modulation of the relationship between psychological pain and childhood trauma in patients with a history of suicide attempts. Journal of Psychiatric Research, 2026, 204, pp.159-165. ⟨10.1016/j.jpsychires.2026.10.008⟩. ⟨hal-05830208⟩


NOTICE ARTICLE ETHIQUE Vouloir se suicider, est-ce pouvoir se suicider ? Le cas clinique de Fabrice

Vouloir se suicider, est-ce pouvoir se suicider ? Le cas clinique de Fabrice

Résumé

Bien que le suicide soit dépénalisé en France depuis 1791, le droit continue de l'appréhender comme une situation de danger justifiant une protection. Les infractions de provocation au suicide et de non-assistance à personne en danger, présentes dans le code pénal, témoignent ainsi de la place prépondérante accordée à la protection de la vie humaine. Sur le plan éthique, cette approche repose sur les principes de bienfaisance et de non-malfaisance et elle questionne en parallèle le principe du respect de l'autonomie. Qu'elle procède d'une intention bienveillante ou d'une forme de paternalisme, la logique de protection repose sur le postulat que nul ne devrait souhaiter mettre fin à ses jours, et ce même en cas de persistance de la volonté suicidaire après une tentative de suicide. Le suicide révèle la manière dont le droit articule la préservation de la vie avec le libre arbitre, la manière dont l'éthique articule bienfaisance et autonomie. 

Accès article https://hal.science/hal-05738724v1 

ETUDE RECHERCHE Santé mentale, suicide : un écart net pour les personnes LGBTQIA+

Santé mentale, suicide : un écart net pour les personnes LGBTQIA+

Germain Montor — publié le 28 octobre 2026  www.actusante.net

Une vaste revue publiée dans World Psychiatry confirme un sur-risque de dépression et de tentatives de suicide chez les personnes LGBTQIA+.

En bref Risque de dépression environ doublé Tentatives de suicide 2,5 fois plus fréquentes

Des écarts aussi au sein du collectif

Ce n’est pas une alerte lancée à partir d’un seul échantillon. L’étude publiée dans World Psychiatry rassemble les données disponibles à l’échelle internationale et confirme un point qui, quand même, revient avec insistance dans la littérature scientifique: les personnes LGBTQIA+ font face à des inégalités de santé mentale nettes par rapport aux personnes hétérosexuelles.

Une synthèse mondiale qui confirme un écart lourd

Le résultat le plus solide concerne la dépression. Chez les personnes lesbiennes, gays et bisexuelles, le risque de troubles dépressifs est environ deux fois plus élevé, aussi bien à l’adolescence qu’à l’âge adulte. Les auteurs, dont Vincenzo Oliva de l’Institut d’Investigacions Biomèdiques August Pi i Sunyer (IDIBAPS), ont compilé ce que montrent les travaux menés dans le monde.

Pour la conduite suicidaire, l’écart est encore plus marqué. La revue conclut à un risque de tentative de suicide 2,5 fois plus élevé chez les personnes lesbiennes, gays et bisexuelles que chez les personnes hétérosexuelles. Résultat, on parle ici d’un différentiel de risque majeur, pas d’une variation marginale.

Le contexte social revient comme facteur clé

Les chercheurs ne présentent pas ces écarts comme sortis de nulle part. Vincenzo Oliva explique que les personnes LGBTQIA+ peuvent encore être confrontées à la discrimination à l’école, au travail, dans la famille, ou même au moment de demander de l’aide. L’accumulation de ces expériences, selon lui, peut nourrir un stress constant et favoriser ensuite des problèmes comme l’anxiété ou la dépression.

Ce point compte, parce qu’il évite un contresens fréquent. L’étude décrit des inégalités observées. Elle ne réduit pas ces difficultés à une caractéristique individuelle, elle les replace dans un environnement social.
Le collectif n’est pas homogène

Parler des personnes LGBTQIA+ comme d’un bloc unique masque une partie du sujet. La revue montre par exemple que les personnes bisexuelles présentent davantage de symptômes anxieux et un risque plus élevé d’automutilations non suicidaires que les personnes lesbiennes ou gays.

Bref, il existe un écart avec la population hétérosexuelle, mais aussi des différences internes au collectif. C’est un point très concret pour la recherche comme pour le repérage clinique.
 

Des signaux aussi du côté des troubles alimentaires 

Les auteurs élargissent aussi le regard au-delà de la dépression, de l’anxiété et du suicide. Chez les adolescents, les garçons gays rapportent plus souvent que les garçons hétérosexuels des comportements de régime et des conduites purgatives, c’est-à-dire des méthodes inappropriées utilisées pour maigrir.
Ce que l’étude ne couvre pas encore bien

Pour Eduard Vieta, responsable d’un groupe de recherche à l’IDIBAPS et directeur de l’Institut de neurosciences de l’Hospital Clínic, ces résultats sont un signal clair qu’il faut améliorer la prise en charge. Un problème persiste: certaines études ne demandent même pas l’orientation sexuelle des participants, ce qui peut rendre ces inégalités invisibles.

Et les angles morts restent nombreux. Les données proviennent surtout des États-Unis et de l’Europe, avec moins d’éléments pour l’Asie ou l’Amérique du Sud. Les chercheurs disent aussi manquer de matière solide sur les inégalités possibles face à des troubles mentaux graves comme la schizophrénie ou le trouble bipolaire. Pour vous, l’enjeu est simple: mieux mesurer, c’est déjà mieux voir où la prise en charge doit progresser. 

source https://www.actusante.net/actu/sante-mentale-suicide-un-ecart-net-pour-les-personnes-lgbtqia-31983 

En savoir plus Mental health disparities in LGBTQIA+ populations: an umbrella review of systematic reviews and meta-analyses. Vincenzo Oliva et al. World Psychiatry. 2026. 

lundi 26 octobre 2026

NOTICE ARTICLE Former les équipes à l’évaluation du risque suicidaire, l’apport de l’infirmier en pratique avancée

Former les équipes à l’évaluation du risque suicidaire, l’apport de l’infirmier en pratique avancée - 20/10/26
Doi : 10.1016/j.revinf.2026.08.012
Valérie Clavot : Infirmière en pratique avancée mention psychiatrie et santé mentale
Centre hospitalier Maurice-Despinoy, quartier Mangot-Vulcin, 97232 Lamentin, France
Résumé

Le risque suicidaire correspond à une variété de situations cliniques complexes nécessitant de la part de l’infirmier des compétences spécifiques. Une démarche de retour d’expérience permet de mieux comprendre le rôle de l’infirmier en pratique avancée dans ses missions de collaboration interdisciplinaire et de leadership clinique. La mise en œuvre d’un projet de formation à la prévention du risque suicidaire en centre médico-psychologique illustre concrètement son apport dans la montée en compétence des équipes.

Mots clés : centre médico-psychologique, collaboration, formation continue, infirmier en pratique avancée, risque suicidaire
Plan
Cadre conceptuel
Formation continue et compétences infirmières
Rôle de l’IPA et modèle du rétablissement
Initiation du projet
Méthode
Résultats
Discussion
Complémentarité des expertises
Enrichissement des compétences
L’IPA au service de la transformation des pratiques
Limites et leviers
Conclusion
 
https://www.em-consulte.com/article/1846829/former-les-equipes-a-l-evaluation-du-risque-suicid 

RENCONTRES FORMATIONS LYON (69) Oct- déc. 2026 Formations Crise suicidaire – Cycle Santé Mentale rencontres entre médecins généralistes et psychiatres du territoire

Formation 1 Crise suicidaire – Cycle Santé Mentale

jeudi 05 Novembre
20h00 #Formations
Salle Truffaut - 4 place du Lieutenant Morel, Lyon 1er

Face à une situation de crise suicidaire, comment évaluer le risque, adapter sa prise en charge et déterminer la conduite à tenir ?

La CPTS Croix-Rousse Presqu’île vous propose un cycle de 3 rencontres entre médecins généralistes et psychiatres du territoire, pour approfondir ces questions à partir de situations concrètes et échanger librement sur vos pratiques.

 

 

Sources info +  https://cpts421.fr/agenda/formation1-cycle-sante-mentale/ 

 

Autres dates 

 
jeudi 19 Nov.
12h45 #Accompagnement des professionnels de santé
📢 « Les Jeudis connectés de la CPTS » – Filières d’accès aux soins – Novembre 2026
Visioconférence


mardi  15 Déc.  20h00  #Formations 
Formation 3 Crise suicidaire – Cycle Santé Mentale 
Au 37Bis CRIAS, 37bis Rue Paul Chenavard, Lyon 1er


NOTICE ARTICLE De l’agir suicidaire au récit. Les Ulysses, une clinique de la mise en récit de l’expérience

Cliniques méditerranéennes 2026/2 n° 114



Article de revue

De l’agir suicidaire au récit. Les Ulysses, une clinique de la mise en récit de l’expérience 
Par Émilie Sauvaget

Pages 263 à 266

Les conduites suicidaires ne se laissent pas réduire à une pathologie individuelle ; elles apparaissent fréquemment au point de rupture d’une expérience devenue difficilement soutenable pour le sujet. Dans de nombreuses situations cliniques, ce qui précède le passage à l’acte correspond moins à un excès de parole qu’à une difficulté croissante à penser, à relier et à adresser ce qui est vécu. Là où les espaces d’élaboration viennent à manquer ou à se disqualifier, le sujet peut perdre la possibilité de dire ce qu’il traverse. Le passage à l’acte peut alors apparaître non comme une volonté de mourir, mais comme une tentative de réponse face à une expérience devenue difficilement transformable. Ce défaut d’élaboration ne signe pas une absence d’expérience, mais au contraire un trop-plein devenu difficile à symboliser.
Issue d’un travail de recherche doctorale mené notamment en établissements pénitentiaires – maisons d’arrêt, centres de détention, maisons centrales –, cette hypothèse a conduit à la création du dispositif Les Ulysses. Celui-ci constitue un prolongement clinique centré sur les conditions dans lesquelles une expérience de crise suicidaire, une fois traversée, peut être reprise, élaborée et adressée à d’autres. Là où l’agir traduit une rupture, il s’agit d’ouvrir des possibilités de mise en récit. Le passage de la recherche au dispositif ne relève pas ici d’une simple application, mais d’un déplacement du regard : comprendre les impasses de l’expérience ne suffit pas …


Date de mise en ligne : 23/10/2026 https://doi.org/10.3917/cm.114.0263

lundi 19 octobre 2026

MàJ : Veille stratégique de l’Observatoire National du Suicide réalisée par Monique Carrière, DREES-MiRe, Ministère des Solidarités et de la Santé

L’essentiel de l’actualité documentaire consacrée au suicide

Le sommaire de la veille se présente sous la forme d’une carte mentale proposant sept champs sémantiques (Prévention, Effet de la crise et Inégalités sociales, Groupes à risque, Psychiatrie & Santé mentale, Facteurs psychosociaux, Colloques/Formation, Étonnant).

Miroir des concepts apparus au fur et à mesure du processus de recherche bibliographique, depuis la création de l’Observatoire, elle permet d’avoir un aperçu rapide des champs sémantiques relatifs au suicide, jugés prioritaires par les membres... 
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/article/observatoire-national-du-suicide

La dernière veille stratégique :  

Veille stratégique ONS n°61 du 15 octobre 2026 

historique :  

Veille stratégique ONS n°60 du 09 juillet 2026
Veille stratégique ONS n°59 du 16 avril 2026
Veille stratégique ONS n°58 du 5 février 2026 
 
Veille stratégique ONS n° 57 du 4 décembre 2025.
Veille stratégique ONS n°56 du 19 septembre 2025
Veille stratégique ONS n°54 du 11 Juillet 2025 
Veille stratégique ONS n°54 du 17 avril 2025
Veille stratégique ONS n°53 du 6 février 2025
 
Veille stratégique ONS n°52 du 29 novembre 2024
Veille stratégique ONS n°51 du 5 septembre 2024 
Veille stratégique ONS n°50 du 27 juin 2024
Veille stratégique ONS n°49 du 24 avril 2024
Veille stratégique ONS n°48 du 8 février 2024
Veille stratégique ONS n°47 du 24 novembre 2023
Veille stratégique ONS n°46 du 6 septembre 2023

Veille stratégique ONS n°45 du 7 juillet 2023
Veille stratégique ONS n°44 du 26 mai 2023

Veille stratégique ONS n°43 du 24 mars 2023
Veille stratégique ONS n°42 du 20 janvier 2023

Veille stratégique ONS n°41 du 25 novembre 2022
Veille stratégique ONS n°40 du 29 septembre 2022
Veille stratégique ONS n°39 du 3 juin 2022
Veille stratégique ONS n°38 du 25 mars 2022
Veille stratégique ONS n37 du 3 février 2022
 
Veille stratégique ONS n°36 (26 novembre 2021)
Veille stratégique ONS n°35 (22 octobre 2021)
Veille stratégique ONS n°34 (7 septembre 2021) 
Veille stratégique ONS n°33 (30 juillet 2021)

Veille stratégique ONS n°32 (17 juin 2021)
Veille stratégique ONS n°31 (30 avril 2021)

Veille stratégique ONS n°30 (31 mars 2021)
Veille stratégique ONS n°29 (04 février 2021)

Veille stratégique ONS n°28 / (15 décembre 2020)
Veille stratégique ONS n°27 / (9 novembre 2020)
Veille stratégique ONS n°26 / (15 octobre 2020)
Veille stratégique ONS N°25 / (10 septembre 2020)
Veille Stratégique ONS N°24 / (10 juillet 2020)
Veille Stratégique ONS N°23 / (11 juin 2020)
Veille Stratégique ONS N°22 / (30 Avril 2020)
Veille Stratégique ONS N°21 / (26 mars 2020)
Veille Stratégique ONS N°20 / (7 février 2020)
Veille Stratégique ONS N°19/ (13 décembre 2019)
Veille Stratégique ONS N°18/ (28 novembre 2019)
Veille Stratégique ONS N°17 (24 octobre 2019)
Veille Stratégique ONS N°16 (19 septembre 2019)
Veille Stratégique ONS N°15 (22 août 2019)
Veille Stratégique ONS N°14 (11 juillet 2019)
Veille Stratégique ONS N°13 (28 juin 2019)
Veille Stratégique ONS N°12 (16 mai 2019)
Veille Stratégique ONS N°11 (11 avril 2019)
Veille Stratégique ONS N°10 (14 mars 2019)
Veille Stratégique ONS N°9 (14 février 2019)
Veille Stratégique ONS N°8 (18 janvier 2019)
Veille stratégique ONS N°7 (28 décembre 2018)
Veille stratégique ONS n°6 (14 décembre 2018)
Veille stratégique ONS n°5 (29 novembre 2018)
Veille stratégique ONS n°4 (19 novembre 2018)
Veille stratégique ONS n 3 (26 octobre 2018)
Veille stratégique ONS n°2 (15 Octobre 2018)
Veille stratégique ONS n°1 (1er octobre 2018)


Vous pouvez également consulter et télécharger les veilles stratégiques sur le site Web de l’Observatoire National du Suicide à l’adresse suivante :
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/article/veille-strategique-de-lobservatoire-national-du-suicide

Page ONS : Observatoire National du Suicide ONS

Source : CARRIERE, Monique (DREES/SEEE/MIRE)

jeudi 15 octobre 2026

USA ETUDE RECHERCHE Mortalité par suicide chez les médecins selon la spécialité (2017–2022)

 . 2026 Jul 31;69(Suppl 1):S337. doi:

Surgery and Psychiatry at Highest Risk: Physician Suicide Mortality by Specialty (2017–2022)
C-F Sun 1,*, K Irish 2, E McCauley 1
1Department of Psychiatry, University of Washington School of Medicine
2Department of Statistics, University of Washington, Seattle, United States

PMCID: PMC13443981

Abstract
Introduction

Physician suicide is a critical public health issue, yet no original study in over a decade has evaluated mortality stratified by specialty. The COVID-19 pandemic may have altered the patterns.
Table 1.
Table 1. Long description.

Specialty Suicide Rate per 100,100/year
Surgery (total) 19.3
Psychiatry 15.9
Ophthalmology 9.5
Dermatology 7.5
Cardiology 7.2
Internal Medicine (total) 4.4

Open in a new tab

Note. Specialties are harmonized categories; “total” indicates aggregated specialty groups.
Objectives

To understand the physician suicide trend in the US with a focus on differences across medical specialties and changes before versus after the COVID-19 pandemic.
Methods

We analyzed U.S. physician suicides (2017–2022) using the National Violent Death Reporting System. Specialties were harmonized and linked to workforce denominators from the Area Health Resources File. We then calculated annual suicide rates per 100,000 physicians. Between-specialty incidence rate ratios (IRRs) were estimated relative to family medicine. Because workforce denominators differed between pre- and post-pandemic periods, within-specialty changes were assessed using IRRs comparing pre-pandemic (2017–2019) and post-pandemic (2020–2022). Sensitivity analyses examined the impact of missing specialty data.
Results

We identified 724 physician suicides. Surgery had the highest mortality rate (19.3/100k/year; IRR = 7.96, 95% CI 4.4–14.4), followed by psychiatry (15.9/100k/year; IRR = 6.56, CI 3.6–12.1). We noticed suggestive elevations in ophthalmology (9.49/100k/year; IRR = 3.91, CI 1.78–8.61), dermatology (7.53/100k/year; IRR = 3.10, CI 1.91–8.07), and cardiology (7.21/100k/year; IRR = 2.98, CI 1.32–6.69), although confidence intervals were wide. (Table 1.) No specialties showed statistically significant changes in post-pandemic. Specialty was missing in 28% of cases, with the proportion increasing significantly from 25.8% to 30.7% post-pandemic (p = 0.036).
Conclusions

Suicide mortality risk varies substantially across specialties, with surgery and psychiatry at highest risk. Post-pandemic increases in surgery and internal medicine highlight potentially vulnerable groups, while rising missingness in specialty reporting underscores the urgent need to improve surveillance of physician suicide.
Disclosure of Interest
 
Lire la suite https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC13443981/?

MANIFESTATION 19/10/26 Asnieres sur Seine (92) Conférence sur la prévention du suicide

Conférence sur la prévention du suicide

19oct. 2026

09h30

Conférences et ateliers

Gratuit

Du 5 au 19 octobre, Asnières participe à la 37e édition des Semaines d'Information sur la Santé Mentale sur le thème "Pour notre santé mentale, ouvrons-nous aux arts !".

Le suicide reste encore un sujet tabou alors que le risque suicidaire concerne tous les âges et toutes les catégories socioprofessionnelles. Le Conseil Local en Santé Mentale et la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) d'Asnières vous proposent de découvrir les acteurs engagés dans la stratégie nationale et régionale de prévention du suicide, de mieux comprendre comment repérer les signes d'alerte et agir face à une personne vulnérable. 

Intervenants : ARS 92, plateforme 3114, dispositif VigilanS, CPTS d'Asnières

Public : tout public, professionnels et habitants

Inscription obligatoire auprès de la Mission Handicap du CCAS :


Consulter l’ensemble de la programmation 2026 des Semaines d’information sur la santé mentale (pdf - 1.03 Mo)

source https://asnieres-sur-seine.fr/agenda/detail/conference-sur-la-prevention-du-suicide 

MANIFESTATION 22/10/26 Lyon (69) Le suicide, un tabou ?

[Événement] Le suicide, un tabou ?
Le suicide reste souvent un sujet difficile à aborder, sur lequel planent encore de nombreux tabous. Pourtant, avoir la possibilité d’en parler, pouvoir écouter les expériences de chacun et connaître les ressources existantes peuvent aider à mieux comprendre les différentes situations de souffrances et savoir vers qui se tourner. Le Centre ressource de réhabilitation psychosociale et la librairie La Tanière s’associent pour ouvrir le dialogue autour de cette thématique le temps d’une soirée, en croisant les regards et les expériences pour éclairer les différentes réalités du suicide.
Jeudi 22 octobre
Librairie La Tanière
68 boulevard des États-Unis, Lyon 8 - 19:00 - 20:30

Le suicide, un tabou ? Parlons-en ensemble

Le Centre ressource de réhabilitation psychosociale et la librairie La Tanière vous convient à une rencontre autour de la prévention du suicide. Intitulée "Le suicide, un tabou ?", cette table ronde participative proposera un temps d’échanges pour partager des ressources, des témoignages et des expériences, et ainsi ouvrir le dialogue autour d’un sujet encore parfois difficile à aborder.

Les échanges réuniront trois participants : Maxime Vieux, psychologue social, et Aaren Germain, psychiatre, professionnels du Centre de prévention suicide du Vinatier et coordinateurs du 3114 (numéro national de prévention du suicide) ; ainsi que Pascal Bellanca, pair-aidant. Titulaire du diplôme universitaire de pair-aidance, Pascal a d’ailleurs consacré son mémoire à la suicidalité des femmes présentant un trouble du spectre de l’autisme.

La table ronde sera animée par Aude Long, documentaliste à la bibliothèque du Centre ressource, et Maud, libraire à La Tanière.

Cet événement est proposé dans le cadre du Festival Explore ta santé de la ville de Lyon.

Téléchargez l’affiche en cliquant ici.
Informations pratiques

La rencontre aura lieu le jeudi 22 octobre 2026 de 19h à 20h30 à la librairie La Tanière (68 boulevard des États-Unis, 69008 Lyon).
L’événement est accessible à tous publics en fonction des places disponibles.

MàJ MANIFESTATION 19/11/26 Paris (75) Santé mentale des jeunes - État des lieux et perspectives | 6ème journée régionale de prévention du suicide Ile de France

 6ème journée régionale de prévention du suicide : la santé mentale des jeunes


Comme tous les ans, une journée régionale sur la prévention du suicide est organisée en Île-de-France, portée par l’UNPS et la STARAQS, en partenariat avec l’ARS Île-de-France. Cette conférence se tiendra le jeudi 19 novembre 2026 dans l’amphi Césure (campus Censier de l’Université Sorbonne-Nouvelle), 13 rue Santeuil, Paris 5e.

L'UNPS et la STARAQS invitent avec le soutien de l'ARS Île-de-France les professionnels des secteurs sanitaire, médico-social et social, les associations les acteurs institutionnels régionaux, et les personnes sensibilisées par le sujet à participer à cette conférence francilienne.

Un large panel d'intervenants prendrons la parole afin de partager l'état des connaissances sur la santé mentale des jeunes le matin et de présenter différents dispositifs régionaux concernant la prévention du suicide l’après-midi.

📅 Jeudi 19 novembre de 8h30 à 16h

📍Amphi Césure (campus Censier de l’Université Sorbonne-Nouvelle), 13 rue Santeuil, Paris 5e.

Cette conférence a lieu uniquement en présentiel et sur inscription : 

Pour s'inscrire

Programme

 ***

1er post 2/07/26 

Santé mentale des jeunes - État des lieux et perspectives | 6ème journée régionale de prévention du suicide 



L'UNPS et la STARAQS vous invitent à participer à cette conférence francilienne d'échanges, qui s'adresse aux professionnels des secteurs sanitaire, médico-social et social, aux associations aux acteurs institutionnels régionaux, et aux personnes sensibilisées par le sujet.
Conférence gratuite, en présentiel uniquement, sur inscription

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ROYAUME UNI Une étude lie la pollution de l'air à un risque accru de suicide et de pensées suicidaires

Une étude lie la pollution de l'air à un risque accru de suicide et de pensées suicidaires

Par Marta Iraola Iribarren
Publié le 16/09/2026 sur https://fr.euronews.com/*
Une nouvelle analyse suggère que la pollution de l'air, à court comme à long terme, augmente le risque de pensées suicidaires et de suicide.

L'exposition à un air pollué pourrait accroître, à court comme à long terme, le risque d'idées suicidaires et de décès par suicide, ce qui souligne l'influence des facteurs environnementaux sur la santé.

Une nouvelle analyse (source en anglais), publiée dans le Journal of Epidemiology & Community Health, a mis en évidence que l'exposition de courte durée aux particules fines (PM2,5 et PM10), ainsi que l'exposition de longue durée au dioxyde d'azote (NO2) et aux PM2,5, augmente le risque de décès par suicide, de tentatives de suicide et d'idées suicidaires.

Les chercheurs ont analysé plus de 40 études portant sur différents types de pollution de l'air, du bruit, de la lumière et de l'eau, et sur leurs liens avec les décès par suicide, les tentatives de suicide et les pensées suicidaires.

Chaque année, plus de 720 000 personnes meurent par suicide dans le monde. Dans l'Union européenne (UE), plus de 48 000 personnes sont décédées en 2023 à la suite d'automutilations intentionnelles, selon les dernières données d'Eurostat.

"Alors qu'il n'existe pas une cause unique du suicide, les raisons sont décrites comme multiples et incluent plusieurs facteurs individuels et biologiques, auxquels s'ajoutent des facteurs culturels et sociaux plus larges", ont écrit les auteurs.

Ces résultats contribuent à mieux comprendre le rôle que jouent les expositions environnementales dans le risque de suicide, ont-ils ajouté. Mais ces risques liés à l'environnement restent encore mal connus, ont-ils souligné.

Comment l'environnement influence-t-il la santé ?

Cette analyse suggère plusieurs mécanismes possibles entre la pollution de l'air et le suicide. Par exemple, la pollution de l'air et de l'eau a été associée à des effets neurologiques, notamment une inflammation chronique et une neurotoxicité, qui peuvent altérer le fonctionnement du cerveau et influer sur l'humeur et la capacité à faire face au stress.

Le trafic routier et d'autres sources de bruit et de pollution lumineuse environnementale ont également été associés à des niveaux de stress plus élevés, via une perturbation du rythme circadien.

"La principale contribution de l'étude n'est pas de démontrer que la pollution est un facteur causal du comportement suicidaire, mais plutôt de nous rappeler que la souffrance psychologique s'inscrit toujours dans un contexte particulier", a déclaré Susana Al-Halabí, professeure de psychologie à l'université d'Oviedo, en Espagne, qui n'a pas participé à l'étude.

Elle a ajouté que les polluants peuvent aussi être un marqueur de milieux sociaux plus vulnérables, comme des quartiers où les conditions de vie sont plus précaires, la qualité de l'environnement moindre, le stress quotidien plus important ou les niveaux d'inégalités plus élevés.

Selon les auteurs, des recherches supplémentaires devraient explorer l'effet cumulatif de ces expositions environnementales afin de mieux comprendre leur rôle dans la formation du risque de suicide.

"Ces résultats attirent l'attention sur l'importance cruciale de reconnaître les expositions environnementales comme des facteurs de risque modifiables dans les efforts de prévention du suicide", ont-ils écrit.

Ce texte a été traduit avec l’aide de l’intelligence artificielle et publié initialement en anglais.

 Info + 

Jones SM, Garcia L, Cleland CL, et al
Environmental exposure and risk of death by suicide, attempted suicide and suicide ideation: a systematic review and meta-analysis

Source : https://fr.euronews.com/2026/09/16/une-etude-lie-la-pollution-de-lair-a-un-risque-accru-de-suicide-et-de-pensees-suicidaires