vendredi 12 février 2016

Santé Mentale – Hallucinations de l’enfant l'application MHASC

Santé Mentale – Hallucinations de l’enfant projet MHASC
« Les hallucinations peuvent survenir dans toutes les modalités sensorielles : des voix entendues, des formes vues, etc. Certaines sont effrayantes, comme des voix menaçantes ou insultantes… Comme l’enfant arrive rarement à en contrôler la survenue, ces expériences peuvent parasiter son quotidien et entraîner des troubles anxieux, une chute des performances scolaires, des troubles du comportement, voire des idées suicidaires», constate le Pr Renaud Jardri, responsable de psychiatrie périnatale à l’hôpital Fontan 1.
***



MHASC est une application pionnière développée au sein de la plateforme de recherche CURE (hôpital Fontan, CHRU de Lille & SCALab, CNRS et Université de Lille) sous la direction du Pr Renaud Jardri (Service de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent).
Il s’agit de permettre aux 10% d’enfants souffrant d’hallucinations (contre 5% des adultes) :
– d’exprimer en jouant sur une tablette, avec leur avatar et dans l’univers des 5 sens, ce qu’ils ressentent ;
– de retrouver, pour ce faire, les codes narratifs et visuels avec lesquels ils sont familiarisés, évitant ainsi les questionnaires longs et complexes dans un univers médical qui peut les effrayer ;
– de renouveler avec plaisir l’opération pour permettre un suivi des symptômes sur la durée.
Quant aux cliniciens, ils disposeront d’un outil d’analyse et d’évaluation qui leur permettra une aide au diagnostic et le suivi de l’impact de sa prise en charge.

info signalée sur www.santementale.fr

***

Autre article :

Hallucinations de l’enfant : une application révolutionnaire créée par le CHRU de Lille

Publié le 09/02/2016 sur lavoixdunord.fr
PAR PATRICK SEGHI

10 % des enfants et des adolescents sont victimes d’hallucinations, contre 5 % des adultes. L’hôpital Fontan (CHRU) travaille sur une application révolutionnaire qui permettra aux enfants d’en parler plus facilement. Le personnel soignant disposera, en retour, d’un outil qui facilitera diagnostics et suivi. Un appel au financement participatif est lancé…



« Les hallucinations peuvent survenir dans toutes les modalités sensorielles : des voix entendues, des formes vues, etc. Certaines sont effrayantes, comme des voix menaçantes ou insultantes… Comme l’enfant arrive rarement à en contrôler la survenue, ces expériences peuvent parasiter son quotidien et entraîner des troubles anxieux, une chute des performances scolaires, des troubles du comportement, voire des idées suicidaires», constate le Pr Renaud Jardri, responsable de psychiatrie périnatale à l’hôpital Fontan 1.

Problème : « L’enfant parle difficilement de ces expériences aux adultes… C’est pourquoi nous avons imaginé cette application, afin de mettre l’enfant en confiance et l’aider à s’exprimer librement dans un environnement rassurant et familier sur ces choses qu’il est seul à voir ou entendre… », poursuit Renaud Jardri.

« Il s’agit de permettre aux 10 % d’enfants souffrant d’hallucinations (contre 5 % des adultes) d’exprimer, en jouant sur une tablette, avec leur avatar et dans l’univers des cinq sens, ce qu’ils ressentent. »


Destiné tant aux usagers qu’aux professionnels de santé, « cet outil sera disponible prochainement en téléchargement gratuit sur notre site ». Simple d’accès, ludique, assurant un suivi dans le temps, aidant au diagnostic… l’application est tout simplement révolutionnaire. Sa phase de développement est quasi bouclée.

Reste un écueil à gérer. « Pour permettre une mise à disposition gratuite aux familles, le laboratoire a lancé une opération de financement participatif » dont la clôture est prévue le 22 février. « Nous visons un objectif de 30 000€, mais nous sommes déjà à 76 % de promesses de dons à 14 jours de la clôture de notre campagne ».

À noter qu’une traduction multilingue est également prévue dans le cadre d’un consortium international afin « de permettre à cet outil de création lilloise de diffuser pleinement au-delà des frontières ».

Les personnes intéressées et souhaitant soutenir le projet peuvent faire un don directement en ligne sur ulule.fr/mhascapp, ou par chèque libellé à l’ordre de la « fondation Deniker – projet MHASC », adressé par courrier postal au secrétariat du Pr Renaud Jardri, centre universitaire de recherche et d’exploration (CURE), pôle de psychiatrie, hôpital Fontan1, CHRU de Lille, CS 70001, 59 037 Lille cedex France.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire