jeudi 11 mai 2017

ETUDE RECHERCHE Clinique d’une enfant endeuillée par le suicide de son père : identification mélancolique

Clinique d’une enfant endeuillée par le suicide de son père : identification mélancolique ☆A. Jaeger a, C. Bofferding b, C. Prudent c, J.F. Vervier d, C. de Tychey c, ,
a Unité autisme Kannerklinik, service de pédopsychiatrie, CHL Luxembourg, groupe de recherches en psychopathologie clinique et projective axe prévention (GR 3P), laboratoire Interpsy (EA no 4432), université de Lorraine, campus SHS Nancy, 23, boulevard Albert-1er, 54015 Nancy cedex, France
b Unité 66 Kannerklinik, service de pédopsychiatrie, CHL Luxembourg, université de Lorraine, campus SHS Nancy, 23, boulevard Albert-1er, 54015 Nancy cedex, France
c Groupe de recherches en psychopathologie clinique et projective axe prévention (GR 3P), laboratoire Interpsy (EA no 4432), université de Lorraine, campus SHS Nancy, 23, boulevard Albert-1er, 54015 Nancy cedex, France
d Service de pédopsychiatrie, CHL Luxembourg, université de Lorraine, campus SHS Nancy, 23, boulevard Albert-1er, 54015 Nancy cedex, France
Neuropsychiatrie de l'Enfance et de l'Adolescence
Available online 24 April 2017


Résumé

Introduction/objectifs

La dynamique suicidaire est approchée abondamment chez l’adolescent (Arrfa, 1982 ; Jeammet et Birot, 1994 ; Diwo, 1998 ; Diwo et al., 2004 ; Silberg et Armstrong, 2010 ; de Kernier, 2009, 2012, 2015). Son étude chez l’enfant l’est beaucoup moins (Pfeffer et al., 1979 ; Guillon et al., 1987 ; Petot, 2012). Nous présenterons le cas de Marguerite, 12 ans non pubère, dont le père s’est suicidé 6 ans auparavant et qui a elle-même tenté à plusieurs reprises de mettre fin à ses jours.

Méthodologie

Nous avons utilisé conjointement l’entretien clinique, le test des contes (Royer, 1978 ; de Tychey, 2010), le test de Rorschach interprété selon le modèle de l’École de Paris (Chabert, 1987 ; de Tychey, 2012), et l’épreuve de dessin des trois arbres (Fromage, 2011) parallèlement au suivi psychothérapique de l’enfant avec une analyse en double insu par deux cliniciens différents de ceux qui ont fait le bilan et le suivi psychothérapique de l’enfant.

Résultats

Les données cliniques projectives riches issues Rorschach et du test des contes confirment notre hypothèse de départ de la force de l’identification mélancolique de Marguerite aux aspects négatifs de l’objet mort perdu, ce qui suggère chez elle une dynamique suicidaire proche de celle mise en œuvre chez nombre d’adolescents (Chabert, 2003 ; de Kernier, 2015).

Conclusion

Les épreuves de dessin au cours de la psychothérapie permettent de suivre l’évolution du travail de deuil de Marguerite, de la phase initiale associant déni puis identification au père mort à un progressif travail de détachement de l’objet perdu.

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